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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 08:41

Deux sujets majeurs occupent l'actualité : l'ouverture de la Fête de l'Humanité et la démission d'Alain Le Vern.

Il y a des jours où le choix des sujets est difficile. Ce vendredi en fait partie.

Deux sujets ont retenu notre attention ce jour :

- l'ouverture de la Fête de l'humanité concerne particulièrement les communistes bien sûr, mais aussi tous les progressistes et les travailleurs qui attendent de la gauche combative une dynamique contre l'austérité libérale qui se poursuit malgré l'élection de François Hollande l'an dernier ;

- la démission du Président de la Région Haute-Normandie, homme de dossier mais aussi homme autoritaire avec qui les communistes ont eu fort à faire.

La Fête de l'Humanité, c'est ce week-end !

C'est parti pour trois jours de fêtes, de concerts, de débats et de gastronomie !

La plus grande et plus ancienne fête populaire de France prend ses quartiers au parc du Bourget à partir de ce matin et jusqu'à dimanche soir.

Si la météo incite à la prudence (bottes et tenue de pluie), les prévisions annoncent un mieux en soirées et dimanche.

Néanmoins, l'expérience prouve que la Fête est insubmersible et que, quelles que soient les conditions météo, ce sont entre 500 000 et 650 000 visiteurs qui foulent les allées goudronnées de la Fête tous les ans.

Côté concerts, M (Mathieu Chédid), Archive, Asaf Avidan, Tryo, Zebda, Sanseverino, Féfé, HK et les Saltimbanks et tant d'autres devraient faire remuer les spectateurs tandis que Jamel et le Jamel Comedy Club devraient assurer un grand moment de détente pour tous !

Côté stands, c'est l'innovation pour les militants comme pour les visiteurs avec deux importants chamboulements en ce qui nous concerne : le regroupement de tous les stands eurois et seino-marins en un espace unique normand, avec la Manche, avenue Frida Khalo, et le regoupement des espaces livre, numérique, toursime et exposition au sein d'un hall couvert, le hall Nina Simone.

On pourra, en trois jours, faire un tour de France gastronomique ou opter pour un tour du monde gastronomique.

Côté politique, évidemment, les communistes organisent des débats multiples, avec des partenaires politiques, syndicaux ou associatifs, sur différents espaces et de différentes ampleurs.

Il est encore temps de se manifester pour acheter votre vignette d'entrée auprès des militants ! Elle est à 21 € les 3 jours contre 30 € à la FNAC par exemple !

Démission surprise du Président de Région

La nouvelle a pris de court tout le monde, y compris au Parti socialiste.

Alain Le Vern a annoncé hier qu'il démissionnait de la Présidence de la région Haute-Normandie et de son mandat de sénateur.

Pour quelles raisons ? Sa lettre publiée hier ne précise rien sur ses motivations et reste floue sur son avenir.

Certains parlent d'ambitions municipales à Dieppe, face au maire communiste sortant Sébastien Jumel, qu'il déteste. Une hypothèse plausible au regard de la date de sa démission, 6 mois avant les élections municipales.

D'autres parlent d'un retrait définitif de la vie politique. A suivre.

En tout cas, la surprise passée, il faut se rappeler que ces dernières années nous ont montré un Président de Région qui connaissait bien ses dossiers mais qui refusait toute critique et toute remise en cause de ses choix.

Les élus régionaux communistes en ont fait les frais, suspendus de leur délégation par deux fois. La dernière en date a toujours cours puisque les deux vice-présidents communistes à la Région (Céline Brûlin et Noël Levillain) se sont vus retirer leurs attributions et que le goupe communiste et Front de gauche a perdu son attaché.

Entre un Président autocrate et social-démocrate et des élus communistes à l'écoute des travailleurs et de la population, les motifs d'affrontement ont été nombreux.

Reste à savoir comment va évoluer la gouvernance régionale désormais et qui va prendre la suite d'Alain Le Vern ?

En tout cas, cette démission d'Alain Le Vern va donner un sens et un thème de discussion aux militants communistes de Haute Normandie dans leur tout nouvel espace à la Fête de l'Humanité !

Fallait-il voir dans cette réorganisation de la Fête de l'Humanité de la prémonition ?

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 08:46

Autoritarisme et soumission aux dogmes de l'austérité à la Région.

Une fois de plus le torchon brule entre, d'un côté, le Président de la Région Haute-Normandie et les élus socialistes, et, de l'autre, les élus communistes et Front de Gauche.

A la base de cette opposition, le vote d'un nouveau système de rémunération des agents du Conseil régional qui a provoqué la colère des personnels et un appel historique à la grève générale la semaine dernière par des syndicats pour une fois tous rassemblés.

Les élus communistes ont de multiples fois expliqués qu'ils refuseraient de voter ce texte. Non seulement, les communistes considèrent que l'on ne peut pas établir un nouveau système de rémunération sans l'accord des personnels concernés, mais ils refusent la philosophie du nouveau système, qualifié par eux de "totalement déconnecté de la réalité sociale, économique et politique". Ils rappellent d'ailleurs que c'est Sarkozy et sa majorité de droite qui ont instauré un système de prime tellement criticable que la ministre actuelle de la Fonction publique, socialiste, parle de le "revoir en profondeur" !

Par ailleurs, Alain Le Vern, Président de la Région, se lance dans une mise en place d'une nouvelle étape de la décentralisation (l'Acte 3) qui n'est même pas encore adoptée nationalement et que beaucoup remettent en cause, y compris dans les rangs socialistes !

Entre le fonds et la forme, les élus communistes ne pouvaient honnêtement et moralement votés ce texte.

Le souci, à la Région, c'est le pouvoir très personnel du Président, Alain Le Vern.

Connu pour son autoritarisme, Alain Le Vern ne considère une idée comme bonne que si elle vient de lui. L'écoute n'est pas son fort.

Après avoir suspendu Noël Lévillain, vice-président communiste aux Transports, il y a quelques années, pour une précédente opposition des élus communistes, voilà une nouvelle suspension de délégation des élus communistes !

Ce sont les deux vice-présidents communistes, Noël Levillain (encore lui !) et Céline Brûlin perdent leurs délégations respectives aux Transports et à la Santé.

Plus fort, Alain Le Vern souhaite interdire la présence des vice-présidents communistes aux réunions hebdomadaires du bureau de l'exécutif régional. C'est pourtant une obligation légale et non le "fait du prince" comme le pense Alain Le Vern !

Cette situation n'est pas sans rappeler l'éviction des délégations de plusieurs vice-présidents de l'Agglomération d'Evreux, dont les communistes Thierry Desfresnes et Laurence Chapelle, par le président de l'Agglo et maire d'Evreux, le radical Michel Champredon. C'était il y a un an et c'était contre la mise en place d'une nouvelle taxe qui pénalise les foyers de l'Agglo.

Comme à l'Agglo d'Evreux, les élus communistes et Front de Gauche n'entendent pas se laisser faire et ne cèderont pas pour un plat de lentilles. Si le président de la Région souhaite gérer l'austérité avec la droite et contre les salariés de la Région, ce sera sans les élus communistes !

Une nouvelle fois, un responsable socialiste gère une collectivité en petit chef, refusant d'écouter les avis discordant et, surtout, imposant au personnel et à ses administrés une rigueur budgétaire qui les appauvrit plutôt que de défendre la démocratie locale et les intérêts des populations. Un peu comme au gouvernement, quoi ?

A méditer pour les prochaines élections !

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 09:59

Va t-on enfin faire confiance à l'intelligence des salariés pour développer notre industrie en France ?

Ce qu'un gouvernement de droite a toujours refusé de faire, un gouvernement de gauche se devrait de le faire : écouter les salariés qui portent des projets industriels !

Certains croient bêtement que ce sont les entreprises qui portent le développement économique. Dans la réalité, l'entreprise n'existe pas, ce sont toujours des hommes et des femmes qui la font tourner !

Et, au sein de l'entreprise, ce sont toujours des salariés, cadres, techniciens, ouvriers, qui sont à l'origine des projets, depuis leur réflexion jusqu'à leur montage technique. Les patrons ne sont là que pour regarder si ces projets sont assez rentables ou non et décider finalement de les appuyer ou non.

Combien de fois des entreprises viables ont-elles fermé pour des raisons purement financières ? Ces dernières années, ces derniers mois même, les exemples ne manquent pas malheureusement !

Parfois, malgré la volonté des actionnaires et des patrons qu'ils mettent en place, les salariés arrivent à bloquer des projets de "restructuration", de fermetures de sites. C'est toute la bataille actuellement chez Sanofi par exemple.

Parfois, ce sont les salariés eux-mêmes qui portent des projets industriels pour la survie de leur entreprise. C'est le cas avec Petroplus à Grand-Couronne et Goodyear à Amiens pour citer des exemples connus actuels.

Mais, il y a des exemples récents qui prouvent que ces batailles peuvent être victorieuses et que les projets portés sont viables et qu'ils ne leur manquent parfois que la volonté politique et que de l'argent pour devenir concrets et réussir.

Des batailles victorieuses pour l'emploi

Cela a été le cas avec les salariés de Sea-France, rappelez-vous ! Nous en avons déjà parlé ici.

La compagnie de ferries devait fermer ses portes fin 2011 et laisser sur le carreau près de 900 personnes. Une longue bataille menée par le syndicat CFDT (pour une fois !) et soutenu notamment par le député européen et ancien maire de Calais, le communiste Jacky Hénin, a conduit à la reprise de l'activité sous forme d'une coopérative ouvrière, une SCOP, où les salariés sont propriétaires de leur entreprise.

Depuis près d'un an désormais, la nouvelle entreprise, My Ferry Link, dessert à nouveau la ligne Calais-Douvres. Elle emploiera d'ici fin 2013 plus de 600 salariés !

Une belle victoire due à l'opiniatreté des travailleurs et de leur syndicat !

L'autre exemple, vous le connaissez, c'est celui de la papeterie M-real d'Alizay, elle aussi condamnée à la fermeture par ses propriétaires finlandais il y a trois ans.

Il aura fallu trois ans de bataille, d'acharnement des ouvriers de la papeterie, avec leurs syndicats CGT et CGC, et le soutien sans faille du maire et conseiller général communiste, Gaëtan Levitre, pour convaincre au fur et à mesure tous les intervenants politiques (le Conseil général, la Préfecture,...) que ce site et cette production avaient un avenir.

Après trois ans de lutte, de pression sur le groupe finlandais et une "nationalisation départementale" (rachat par le Conseil général) pour qu'une entreprise thaïlandaise reprenne finalement le site et 200 salariés. Une cinquantaine d'autres seront embauchés bientôt avec l'ouverture d'une chaudière biomasse qui apportera de l'énergie à la papeterie.

Là aussi, c'est la mobilisation ouvrière et l'appui politique qui auront permis que ressuscite la papeterie d'Alizay !

Et c'est de l'intelligence des travailleurs alizéens qu'est né le projet de chaudière biomasse, un projet qui allie emplois et développement durable. Que demander de mieux ?

Renault Sandouville : emploi et écologie

Hasard géographique ? Je ne sais pas. En tout cas, pas très loin d'Alizay, près du Havre, ce sont les salariés de Renault Sandouville qui portent depuis 2011, avec leur syndicat CGT, un projet d'avenir pour la filière industrielle automobile et pour leur site.

Les salariés de Sandouville souhaitent tout simplement reconvertir leur site vers des activités de déconstruction et de recyclage des voitures Renault ! Il fallait y penser !

Ce projet, les visiteurs de la Fête de l'Huma normande à Rouen, ont pu le voir exposé en novembre dernier.

Malheureusement, pour l'instant, les gouvernements successifs et le groupe Renault faisaient mine de ne pas s'y intéresser. Après tout, on recycle désormais les téléviseurs et l'électroménager et on entasse en décharge les automobiles, leurs plastiques, leur électronique, leur verre ?...

Les choses commencent-elles à changer ?

À l’invitation de la CGT Renault Sandouville, Cécile Duflot  ministre (écologiste) de l'égalité des territoires et du logement s'est rendue hier, mardi 15 avril, sur le site de Sandouville pour une présentation de ce projet.

A priori, elle a choisit de soutenir ce projet auprès du gouvernement, d'Arnaud Montebourg en premier lieu. Pour elle, "C'est une vraie belle initiative des salariés pour faire vivre le site".

Pour les représentants syndicaux, cette reconversion industrielle permettrait d'assurer de nouveaux débouchés au site et à ses 2 200 salariés. "Avec les techniques actuelles, on sait récupérer l'essentiel d'une vieille carcasse pour produire des matières de base réutilisables dans des véhicules neufs", rappelle la CGT.

Les communistes de l'usine et de l'agglo havraise soutiennent le projet depuis le début.

C'est donc avec plaisir que nous voyons avancer le projet. Aux salariés de le porter jusqu'au bout, au delà d'une simple visite qui pourrait rester sans lendemain !

Ces différents exemples, les projets des salariés de la papeterie d'Alizay, de la raffinerie Pétroplus ou de Renault Sandouville, portent la marque de l'inventivité et du pragmatisme des travailleurs de ces entreprises !

Les projets qu'ils proposent allient maintien d'un emploi industriel qui les fait vivre, qui fait vivre leurs familles et leur région, et développement durable, protection de l'environnement.

Bien mieux qu'un capitalisme désincarné, qui se fiche des frontières, donc des territoires et de ceux qui y vivent, les propositions des salariés et de leurs syndicats offrent souvent des solutions innovantes qui sauvent des emplois, les leurs, et protègent l'environnement, celui dans lequel ils vivent avec leurs enfants.

Il serait temps de les écouter !

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 10:21

C'est aujourd'hui que se joue l'avenir de la raffinerie Pétroplus de Petit-Couronne, avec ou sans participation de l'Etat.

Le dépôt des offres de reprise auprès de l'administrateur judiciaire expire ce soir à 17 h pour la raffinerie seino-marine.

Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, a assuré sur la radio RTL que le gouvernement attendait "plusieurs offres" de candidats à la reprise du site de Seine-Maritime, qui emploie 470 salariés.

Selon lui, l'Etat est disposé à participer "de façon minoritaire" dans la reprise, "parce qu'il faut des capitaux très importants pour réinvestir et rendre cette raffinerie performante".

C'est une bonne chose sur la forme ! Enfin !  L'idée de nationalisation, même partielle, fait son chemin dans l'esprit des cadres socialistes !

C'est pourtant une idée basique pour un responsable de gauche. Nationaliser, c'est donner à l'état la capacité de décider de l'avenir d'une filière, dans l'intérêt de la collectivité et non pour des intérêts privés, comme c'est le cas quand une entreprise est privée.

Donc, entrer au capital de Pétroplus, pourquoi pas ? Si cela permet de relancer l'entreprise, la production et de sauver les 470 emplois directs liés au site, ce serait déjà ça !

La question qui découle de cette participation, c'est de savoir si l'entrée de l'état au capital de la raffinerie ne constitue qu'un apport financier de l'état pour soutenir un repreneur privé ou si l'Etat jouera pleinement son rôle d'actionnaire publique au sein de Pétroplus ?

C'est une question d'importance pour un secteur stratégique comme celui de l'énergie et des carburants alors que la France perd des capacités de raffinage et toute la recherche qui tourne autour. A la veille d'une nécessaire révolution technologique dans le domaine des carburants, perdre nos capacités de recherche et de production serait dangereux.

Le souci repose non pas sur la capacité d'agir de l'Etat au sein de l'entreprise mais plutôt sur sa volonté.

L'exemple flagrant et actuel, c'est Renault ! L'Etat est actionnaire à 15 % du groupe automobile et possède une minorité de blocage qui lui permet d'intervenir sur la stratégie industrielle du constructeur automobile. Mais que fait-il de cette capacité d'agir ?

Renault a annoncé 8 000 suppressions d'emploi. La direction du groupe menace deux sites de fermeture si les syndicats ne capitulent pas sur la flexibilité du temps de travail. Le site de Flins, dans les Yvelines, a d'ailleurs débrayé ce matin contre les propositions de la direction.

Par ailleurs, depuis des années, la CGT du groupe propose des solutions industrielles alternatives pour sortir Renault de la crise. A l'image des syndicats CGT et CGC de la papeterie d'Alizay, la CGT de Renault a voulu montrer que les salariés étaient capables de réflexion et d'innovation. Nous ne citerons ici que le projet de recyclage des automobiles sur le site normand de Sandouville, un projet économiquement viable et écologiquement responsable.

Et que fait l'Etat, actionnaire minoritaire, face aux licenciements annoncés et en faveur de projets industriels viables et écologiques ? Rien.

Autant les communistes partagent avec le gouvernement socialiste-écologiste l'idée que l'Etat doit renouer avec une politique active dans la relance de l'industrie, y compris par des nationalisations, autant nous ne concevons l'entrée de l'Etat dans le capital d'une entreprise que dans le cadre d'une véritable stratégie gouvernementale dans cette entreprise.

Une participation de l'Etat au capital d'une entreprise sans que le gouvernement ne donne un sens clair à cette participation revient tout simplement à transformer l'Etat en fournisseurs de capitaux pour le bénéfice des groupes industriels, en lieu et place des banques privées. Ce serait inacceptable !

Alors, oui ! Oui à l'entrée de l'Etat dans le capital de Pétroplus !

Mais pour une véritable politique industrielle autour du raffinage et des coproduits du raffinage !

Et, de la même façon, l'Etat et les collectivités locales doivent être en mesure, par la loi, d'exproprier une entreprise menacée de fermeture si celle-ci est viable ou si elle occupe une place stratégique pour notre économie.

Des lois et des actes en faveur d'une politique active de maintien et de développement du tissu industriel français, voilà qui constituerait une politique véritablement innovante en France, une politique pour l'emploi, pour l'avenir de nos jeunes ! Ce serait une politique qui rapprocherait les citoyens de la gauche au gouvernement.

Un bénéfice autant pour notre économie et les travailleurs que pour le gouvernement et le Parti socialiste. Qu'attendent-ils pour agir ?

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:19

Hier soir, c'est le concert de Idir qui a clos l'édition 2012 de la Fête de l'Humanité en Normandie.

Les chiffres ne sont encore connus mais le sentiment est là : la Fête de l'Humanité en Normandie a attiré un public encore plus important cette année que l'an passé. En 2011, 6 000 entrées payantes ont été comptabilisées.

Pour preuve, ces nombreux stands à cours de victuailles dès le samedi soir alors que les stocks devaient permettre d'assurer aussi les repas du dimanche !

Durant deux jours, le Parc  Expos de Rouen a été une nouvelle fois le lieu où se sont retrouvés, autour du journal "L'Humanité", les communistes normands, leurs partenaires du Front de gauche et tous les acteurs du mouvement social, syndicats et associations, qui refusent de se plier au dogme de la crise, nouveau paravent du libéralisme.

A l'image de cette combativité, les débats organisés ces deux jours ont voulu montrer qu'il existe des réponses à la crise en Europe, que la gauche au pouvoir pourrait, si elle le souhaitait, changer réellement la politique et l'économie, que l'école peut et doit redevenir ce creuset républicain où les jeunes assurent leur avenir, que l'agriculture de demain, à quelques mois d'une nouvelle PAC, peut s'orienter vers un mode de développement durable et rémunérateur pour les paysans.

L'emploi industriel n'a pas été oublié, avec Thierry Le Paon et les salariés de Renault Sandouville et ceux de Pétroplus ou M-real.

C'est d'ailleurs l'un des points sur lequel s'est attardé Pierre Laurent, dans son discours, dimanche à 16 h. Sans production industrielle, pas de développement économique ! Depuis les exemples régionaux, M-real ou Pétroplus, à celui d'Arcellor-Mittal, le secrétaire national du Parti communiste n'a pas eu de mots assez forts pour exiger du gouvernement des mesures plus fortes, plus radicales, pour sauver ces filières industrielles essentielles. Il a d'ailleurs exiger la nationalisation des aciéries, rappelant au ministre de l'économie, Michel Sapin, que l'archaïsme, aujourd'hui, c'était de continuer de croire que les marchés et le libéralisme peuvent sauver nos entreprises et nos emplois, alors que ces trente dernières années ont démontré le contraire.

Après une forte année militante pour les communistes et le Front de gauche, la volonté est toujours là de porter nos propositions et notre programme, au moment où le nouveau pouvoir socialiste baisse les bras face au capitalisme.

Dans la majorité les communistes ? Pierre Laurent répondra "OUI... Oui, nous sommes dans la majorité ! Mais dans la majorité populaire, celle qui exige des changements et qui a voté dans ce sens en mai et juin dernier ! Nous continuerons d'être porteurs de ces exigences populaires."

Des campagnes arrivent dans lesquels les communistes vont s'investir pour faire avancer le changement en faveur des travailleurs contre la finance et les spcéulateurs.

Avec plus de 12 % dans la Région Haute-Normandie aux Présidentielles, le candidat du Front de gauche aux Présidentielles, Jean-Luc Mélenchon a redonné de l'énergie dans les rangs communistes et de l'esprit offensif dans les rangs de la gauche de transformation sociale.

Cet esprit s'est ressenti durant cette Fête. Sur les stands, autour d'un verre, d'une crêpe, d'un repas, les débats ont été riches et nombreux.

Les concerts ont aussi attiré leur lot de spectateurs, depuis le rock festif de Marcel et son Orchestre, au rock poétique de Peter Doherty, le samedi, puis avec le rap engagé de ZEP le dimanche pour finir avec le poétique chanteur kabyle Idir.

L'Huma Rouen n'a pas dix ans mais elle est devenue en Haute-Normandie un lieu unique de rencontre et d'échange pour les militants d'un monde meilleur où l'on place l'Humain d'abord.

Rendez-vous est déjà pris pour 2013. Gageons que cette fête sera encore plus belle, encore plus populaire !

  Huma Rouen 2012 - 251112 (33)

 Du monde au meeting du dimanche à 16 h

Huma Rouen 2012 - 251112 (24)

 Pierre Laurent , secrétaire national du PCF Huma Rouen 2012 - 241112 (41)

 Débat sur l'alimentation à lespace Hume'ma'Nature

Huma Rouen 2012 - 241112 (52)

 Marcel et son Orchestre

Huma Rouen 2012 - 251112 (62)

Idir

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 11:20

Samedi 24 et dimanche 25 novembre, au Parc-Expos de Rouen, se tient une Fête de l'Humanité en Normandie sous le signe du refus de l'austérité libérale.

La petite sœur normande de la Fête de l'Humanité se déroulera ce week-end.

La Fête de l'Humanité en Normandie est devenue en quelques années un moment incontournable d'échanges et de débats sur les questions politiques, sociales et environnementales du moment, avec toujours ce petit plus communiste : la convivialité et la fête !

Cette année ne déroge pas à la règle. Mieux ! Les têtes d'affiche sont de grande qualité cette année !

Sur un plan politique et syndical, la fête verra intervenir Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité et député européen (samedi à 12 h 30), Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste (dimanche à 16 h), ou, encore, Thierry Le Paon, futur secrétaire général de la CGT (samedi à 16 h30).

Sur un plan musical, parmi d'autres artistes, nous aurons le plaisir d'accueillir Marcel et son Orchestre (samedi à 20 h 30), Peter Doherty (Samedi à 22 h 30), Z.E.P. (dimanche à 17 h) et enfin Idir (dimanche à 18 h).

Sûr que les 6 000 entrées payantes de 2011 seront battues cette année !

Après les 11,11 % de Jean-Luc Mélenchon en avril dernier (12,27 % en Haute-Normandie !) et les bons résultats des candidats communistes et du Front de gauche aux Législatives de juin (6,91 % nationalement), de nombreux citoyens cherchent aujourd'hui des perspectives politiques de changement radical dans une société capitaliste en crise et arqueboutée sur la recherche du profit maximum pour quelques milliers de grands capitalistes au détriment de l'ensemble de la société.

La terne et molle campagne de François Hollande a entrainé un espoir chez de nombreux travailleurs, une illusion de changement que nous avons tenté de montrer mais qu'une majorité de travailleurs a quand même soutenu.

La réalité montre combien nous avions raison de dénoncer la faiblesse du programme socialiste ! La désillusion est grande après seulement six mois de gouvernement socialiste, radical et vert !

C'est ainsi qu'hier, au Sénat, le projet de loi instituant la "règle d'or" d'équilibre des finances publiques prévue par le traité budgétaire européen a été voté par 320 voix contre 22.

Ces 22 sénateurs résistants à l'austérité imposé au peuple sont les 20 membres du groupe Communiste républicain et citoyen (CRC), Jean-Pierre Chevénement et Pierre-Yves Collombat. En revanche la droite UMP et centriste a voté pour, ainsi que la gauche gouvernementale PS, RDSE (à majorité PRG) et écologistes. Trois jours avant, la même coalition se retrouvait à l'Assemblée nationale pour imposer cette même règle d'or !

Droite et gauche socialiste réunies pour imposer l'austérité au peuple de France ! Comme en Grèce ou en Espagne !

"Cette loi organique ressemble à la règle d'or qu'avait voulu imposer Nicolas Sarkozy", a souligné pour le groupe CRC Thierry Foucaud, sénateur de Seine-Maritime. "Le texte de cette règle d'or, nous ne pouvons l'accepter".

Des millions d'électeurs ont fait le choix de soutenir la candidature de Mélenchon aux Présidentielles et celles des candidats communistes et du Front de gauche aux Législatives. Des centaines de milliers ont fait ce choix en Haute-Normandie.

Aujourd'hui, des millions d'autres électeurs, travailleurs actifs et retraités, avec ou sans emploi, se rendent compte que le changement prévu n'aura pas lieu et que c'est encore une fois une politique au service des marchés financiers et du capital qui se met en place en France.

Ce week-end, avec la Fête de l'Humanité au Parc-Expos de Rouen, l'occasion vous est offerte pour venir écouter, échanger, débattre avec la gauche combative, celle qui place l'Humain avant la finance et qui veut s'attaquer au mur de l'argent.

La gauche qui ne capitule pas face aux marchés financiers sera à la Fête de l'Huma normande : entrez en résistance avec nous !

  Peter-Doherty.jpg

 

Peter Doherty, ex-Libertines et ex-babyshambles,
sera la vedette de l'édition 2012
de la Fête de l'Humanité normande (22 h 30 samedi soir)
en remplacement des Shaka Ponk (blessure du leader au concert d'Orléans)

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 10:16

Lundi, un remaniement de la Commission permanente de la Région a coûté sa vice-présidence au maire communiste de Tourville-la-Rivière.

La politique comme tout le monde la déteste : politicienne.

Ce lundi, à la demande d'Alain Le Vern, président du Conseil régional de Haute-Normandie, devait avoir lieu un simple remaniement de la Commission Permanente de la Région avec une redistribution d'un poste de vice-président. Cette Commission gère la Région entre deux sessions. Elle a donc un rôle important.

Les querelles entre clans socialistes ont permis à la droite de gagner un siège au Bureau et aux communistes de perdre leur vice-présidence !

A la base, l'ordre du jour prévoyait deux choses : le remplacement de Guillaume Bachelay, dont les destinées nationales ne lui permettaient plus d'exercer une vice-présidence dans notre Région, et la rétrogradation d'Hélène Ségura de 1ère à 3ème vice-présidente.

Durant les jours qui ont précédé cette session régionale, Alain Le Vern s'est voulu systématiquement rassurant ; il ne s'agissait que de remplacer un vice-président (socialiste) partant par un nouveau vice-président (forcément socialiste).

Sauf que les querelles de personnes inhérentes au PS ont entrainé la candidature de deux socialistes sur ce poste !

A jouer avec le feu et pour des soucis de carrière, ce petit jeu a coûté un siège à la gauche à la Commission permanente et son siège de vice-président aux transports à Noël Levillain, conseiller régional communiste et maire de Tourville-la-Rivière.

Or, lorsqu'en 2010 les socialistes ont dû faire appel aux communistes et au Front de Gauche pour conserver la Région, un accord électoral prévoyait explicitement une vice-présidence aux élus du Front de Gauche. La volonté des communistes et de leurs partenaires était de pouvoir peser sur les décisions prises régionalement afin de représenter les intérêts de l'électorat populaire au niveau régional.

Favoriser la droite et rompre un accord électoral qui a permis aux socialistes de conserver la Région, tel est le bilan peu glorieux de cette journée !

On notera par ailleurs à quel point la politique politicienne obscurcit la justesse des décisions de certains avec le cas Hélène Ségura. La première vice-présidente de la Région, s'est présentée face au candidat commun PS - Ecologistes dans la cinquième circonscription de l'Eure aux Législatives de juin dernier. Elle a ainsi contribué à l'élimination de la gauche au second tour de cette élection dans une circonscription qui pouvait basculer à gauche. De ce fait, cette circonscription a été la seule circonscription du nord de la France à voir un duel UMP/FN au second tour !

La punition pour Hélène Ségura ? Rétrogradée de la 1ère à la 3ème vice-présidence ! La belle affaire !...

Au niveau départemental, notons que Anne Mansouret, deuxième "dissidente" socialiste sur la circonscription a, quant à elle, été écartée du bureau du Conseil général ! Une sanction autrement plus forte et symbolique !

Décidément, à l'heure où les français s'inquiètent d'une crise qui est loin de s'arranger et voit l'avenir de leurs enfants s'assombrir, les élus régionaux socialistes, leur président en tête, ne trouvent rien de mieux que de se battre pour un poste de vice-président et d'écarter le représentant de 10 % des électeurs haut-normands, le vice-président communiste !

D'autres vont pouvoir à nouveau faire leurs choux gras de ces manœuvres politiciennes, on pense à l'UMP et au FN.

Avec l'arrivée de François Hollande, était annoncée une manière de gouverner différente de la droite.

On oublie que la politique n'est faite que par des hommes et des femmes imparfaits.

Un peu de responsabilités et d'attention aux problèmes des haut normands éviteraient à certains d'avoir la tête qui gonfle. Ils feraient mieux de s'intéresser aux réalités de la vie quotidienne des travailleurs, à appliquer leur programme, plutôt qu'à se regarder le nombril et à chercher, coûte que coûte à obtenir les titres les plus ronflants possibles.

Pour ce qui est des communistes, cette éviction n'en restera pas là !

Rompre un accord électoral n'est jamais neutre. Aux responsables socialistes de gérer leurs propres erreurs.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 10:28

Une étude montre que près de 10 % des français sont à plus de 30 minutes d'un service d'urgence, mobile ou non.

Le décès d'un bébé sur une aire d'autoroute près de Figeac a relancé le débat sur la fermeture des maternités de proximité que le pouvoir précédent, de droite, avait violemment accéléré.

Les travaux d'un professeur français viennent compléter ce tableau bien sombre d'une France qui régresse sanitairement avec la réalisation d'une carte du temps d'accès aux services d'urgence.

C'est que François Hollande avait fait un point fort de son programme sur la santé, en promettant de fixer " un délai maximum d'une demi-heure pour accéder aux soins d'urgence". Le candidat socialiste devait revenir sur cet engagement, le mardi 13 mars à Romans, dans la Drôme, lors d'une table ronde organisée avec des professionnels de santé.

A l'époque, la droite lui rétorquait que 95 % des français avaient accès à des services d'urgence en moins de 15 minutes.

Pour y voir plus clair, Emmanuel Vigneron, professeur d'aménagement sanitaire à l'université de Montpellier et auteur du livre Les Inégalités de santé dans les territoires de français (Elsevier Masson, 2011), vient de réaliser la carte du temps d'accès aux structures d'urgences, soit dans les services dans les hôpitaux, soit à d'arrivée du service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR).

Il en ressort que 90,4 % de la population y a accès en moins de 30 minutes."Cela fait plus de 6 millions de Français de métropole qui n'ont pas un accès rapide aux urgences, auquel il faut ajouter des habitants des DOM-TOM ", commente-t-il.

On peut déjà ergoter sur 30 minutes : est-ce assez ou trop long ? En tout cas, on est déjà bien loin des affirmations de l'UMP et de son quart d'heure !

Mais, que peut-on dire d'un système de santé qui place plus de 10 % de sa population dans des temps d'arrivée des secours spécialisés (SAMU-SMUR) de 30 à 45 minutes, voire plus d'une heure dans certains secteurs ?...

On pourra toujours dire que certains secteurs isolés ne peuvent pas être aussi bien desservis que d'autres. D'accord !

Mais, si l'on regarde la carte d'Emmanuel Vigneron, certains secteurs éloignés des secours se situent en plaine, essentiellement en zones rurales et semi-rurales ! Ces citoyens auraient-ils le devoir de payer des impôts mais n'auraient-ils pas le droit d'être secourus et sauvés dans des conditions et des délais décents ?

Ce sont d'ailleurs les territoires en bordures de limites départementales qui sont affectés, là où la population se trouve éloignée de la préfecture où l'Etat a concentré ce qu'il reste de secteur médical public.

Cette disparition des services publics de santé dans les zones les moins peuplées des territoires se constate plus généralement sur tous les services publics : fermetures d'écoles, fermetures de bureaux de poste, fermetures de gendarmeries, de trésoreries publiques, concentration des services d'intervention des télécoms ou d'EDF,... la "rationalisation" des dépenses entraine un abandon du territoire par l'Etat lui-même.

Au niveau des secours sanitaires, si l'on regarde la Haute-Normandie, l'Eure est concernée, notamment sur le sud-est du département et, surtout, en bordure nord, près de la Seine-Maritime. Ce département est d'ailleurs particulièrement désavantagé puisqu'une grande partie de son territoire est à 30 - 45 minutes d'un secours sanitaire et qu'une partie, aux confins de la Somme et de l'Oise, est même à plus d'une heure !

Les combats que mènent un peu partout les comités de défense de l'hôpital public visent notamment à éviter cette effondrement du maillage sanitaire français. Ne voir la santé que comme un coût qu'il faut réduire (les technocrates parlent de "rationaliser"), c'est forcément créer des zones noires, des trous, et exposer une partie de nos concitoyens à des risques sanitaires accrus.

Cette question concerne tout le monde et pas seulement ces 10 % de français. Cela concerne tout le monde car nous pouvons a tout moment être victimes d'un problème de santé en traversant une de ces zones : accident, malaise, accouchement,...

D'autre part, les reculs constatés en France sur des questions essentielles de vaccination font courir des risques à toute la population. Les suivis chancelants et les prises en charge de moins en moins importantes par la Sécu de certains soins et vaccins y sont pour beaucoup.

On peut facilement imaginer que lors d'un hiver particulièrement rigoureux (neige ou verglas) ou avec des intempéries fortes (grands vents, inondations,...), ces zones éloignées des secours se trouvent soudainement très agrandies !

Dans l'Eure, que ce soit pour la qualité des services offerts par les gros hôpitaux existants (Evreux-Vernon) ou pour le maintien des hôpitaux de proximité ou des maternités (Bernay, Gisors,...), il s'agit de question de santé publique qui concerne tous les eurois et, au delà, tous les français.

Parce que la santé n'est pas une marchandise, c'est au service public d'assurer un égal accès de tous aux services de secours d'urgence, aux hôpiatux, aux maternités comme à la médecine générale et spécialisée. C'est le rôle fondamental de l'Etat, celui qui lui est assigné par la Déclaration universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen.

Avec ses militants et ses élus, le Parti communiste s'investit activement pour défendre hôpitaux et maternités, pour exiger un meilleur remboursement des actes médicaux et des médicaments.

Sur ce dossier, comme sur les autres, la gauche au pouvoir ne doit pas décevoir. Elle ne doit pas flancher face aux règles à calcul ni face aux appétits du secteur privé, toujours prêt à investir là où cela peut lui rapporter de l'argent.

Contrôler le prix des médicaments, contrôler les tarifs médicaux, supprimer les abattements de charges sociales accordés aux entreprises, c'est assainir les comptes de la Sécu.

Maintenir des hôpitaux et des maternités publics pour mailler le territoire, former plus de médecins, embaucher des infirmiers et des aides-soignants, c'est assurer l'avenir sanitaire de notre pays.

Ce serait éviter à l'avenir que d'autres bébés ne meurent avant d'arriver à la maternité. Ce serait éviter que n'apparaisse une nouvelle catégorie de victimes de la route : les patients éloignés des services sanitaires de secours.

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 13:55

Ambiance survoltée et révoltée au Parc des Expos de Rouen ce mardi 6 mars pour le meeting de Jean-Luc Mélenchon.

Les meetings du Front de Gauche avec Jean-Luc Mélenchon n'en finissent pas de créer la surprise. De ville en ville, il faut à chaque fois prévoir plus large, plus grand.

Hier soir, à Rouen, la dynamique a joué à plein. Prévu pour accueillir 9 000 personnes, le parc des Expos était plein à craquer. Les organisateurs et certains médias parlent de 10 000 personnes.

Diffusé également sur internet, le meeting de Rouen a aussi dépassé des records avec10 000 connexions recensées !

Dans les 3 salles (deux équipées d'écrans), beaucoup de jeunes et beaucoup de drapeaux de la Jeunesse Communiste. De nombreuses délégations d'entreprises étaient présentes, depuis les M-real d'Alizay, les Pétroplus, les dockers, les Carrefour, les 3 Suisses, et d'autres encore !

Surtout, en dehors de la grande masse de convaincus, militants ou simples sympathisants, se trouvaient de nombreux curieux, plutôt de gauche mais hésitants. Le Front de Gauche commence à attirer de nouveaux visages !

Trois intervenants se sont succédés. Martine Billard, sénatrice de Paris et présidente du Parti de gauche, Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, et Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle.

Trois grands thèmes ont occupé les interventions : le nouveau traité européen, la fraude fiscale des riches et des entreprises et les droits des femmes.

Pierre Laurent a galvanisé les participants autour de la nécessité impérieuse pour la démocratie et pour le peuple français, de continuer la bataille contre le Mécanisme Européen de Stabilité et contre le nouveau traité européen concocté dans le secret par Angela Merkel avec le soutien de Nicolas Sarkozy. "Comment considérer un Président et une République qui souhaitent mettre en place des référendums sur les immigrés et sur les chômeurs mais qui refusent de consulter le peuple de France sur un traité qui va changer l'avenir du pays et soumettre ses choix aux volontés de l'Europe ?" s'est-il écrié !

Il rappellera le combat de 2005 jusqu'à la victoire du NON au Traité Constitutionnel Européen et le choix des irlandais d'organiser un référendum. Pour le secrétaire national du PCF, "un gouvernement de gauche ne pourra se passer d'une consultation populaire sur ce traité."

Jean Luc Mélenchon arrive à la tribune dans une ambiance déjà bien chauffée par Pierre Laurent.

C'est lui qui démontera les arguments sur la dette publique et sur la volonté de stigmatiser les pauvres, les bénéficiaires du RSA, quand ce sont les grandes entreprises et les grandes fortunes qui se domicilient à l'étranger pour échapper à l'impôt français, quand elles ne pratiquent pas tout simplement l'évasion fiscale dans des paradis fiscaux !

C'est ainsi qu'il cite des noms et des chiffres. De quoi faire grincer des dents dans les beaux quartiers.

En cas de victoire du Front de Gauche, la lutte contre l'évasion fiscale et la fraude sera renforcée et les peines de justice appliquées. De cette façon, ce seront des dizaines de milliards d'euros qui seront rappatriés en France et des sommes colossalles qui serviront à l'Etat pour pérenniser les 850 000 emplois précaires de la Fonction publique et pour renforcer la présence des services publics au plus près des populations, notamment en zone rurale.

Rien qu'au Luxembourg, les banques françaises détiennent pour 109 milliards d'euros de liquidités sur leurs comptes ! De quoi combler de sacrés trous ! !

Jean Luc Mélenchon reviendra longuement aussi sur les droits des femmes. Avec l'extrême-droitisation de la droite française et les propositions de Marine Le Pen, ce sont des mesures comme la remise en cause de l'IVG qui sont avancées dans cette campagne, ou bien la fausse bonne idée d'un salaire parental (sous le seuil de pauvreté) qui renverrait la femme au foyer, tandis que l'idée d'autoriser les adoptions prénatales reviendrait à autoriser les mères porteuses et à faire des femmes pauvres des poules pondeuses pour femmes riches !

"Sans progrès des droits des femmes, pas de progrès des droits des travailleurs ! " rappelle Jean-Luc Mélenchon.

Au delà des sujets abordés, ce sont à nouveau les Le Pen et Sarkozy qui ont été la cible principale du candidat du Front de Gauche. Jean-Luc Mélenchon parle d'ailleurs d'un "programme conjoint" entre UMP et FN tant les discours tendent à se ressembler.

Fier du rouge du drapeau du Front de Gauche, volonté fier de l'héritage du combat communiste, de la Résistance, du Front Populaire et même de la révolution de 1789, Jean-Luc Mélenchon aura dynamité la soirée. De nombreux salariés présents, hésitants en début de soirée, sont repartis convaincus.

Ils rejoignent ainsi les millions de travailleurs qui désormais souhaitent la victoire de la gauche combative, d'un programme qui met l'Humain d'abord, avec Jean-Luc Mélenchon comme porte-parole.

De sondage en sondage, le candidat du Front de Gauche grimpe : 0,5 % par ci, 1 % par là.

Hier soir, un premier sondage plaçant Jean-Luc Mélenchon à 10 % a été rendu public, de quoi renforcer la conviction des militants que le mouvement impulsé par le Front de Gauche, auprès des travailleurs, pour redonner de l'espoir et de l'élan à une gauche vraie, ce mouvement est désormais enclenché.

Le Front de Gauche n'a que trois ans mais commence sérieusement a bousculé le consensus politique d'acceptation des régressions sociales.


Prochain rendez-vous : Dimanche 18 mars, 14 h Place de la Nation à Paris, jour anniversaire du déclenchement de la Commune de Paris et le début de la campagne officielle, le Front de gauche organise une grande journée d'initiative pour une VIeme république avec pour point d'orgue : un grand meeting Place de la Bastille. Des cars seront organisés. Contactez-nous !

  Meeting Rouen Mélenchon - Foule

Au milieu de la foule...

Meeting Rouen Mélenchon - M-real et Arnaud Levitre

Une délégation de M-real avec Arnaud Levitre, candidat aux Législatives

Meeting Rouen Mélenchon - Pierre Laurent - PCF

Pierre Laurent, PCF, incisif sur le traité européen de Sarkozy et Merkel

Meeting Rouen Mélenchon - Jean Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, pour une sixième République, sociale, laïque et écologique

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 10:22

Ce week-end des 26 et 27 novembre, la Halle des Expos de Rouen accueillait la huitième Fête de l'Humanité en Normandie. Une édition qui a connu un succès considérable sur tous les plans.

D'année en année, l'édition régionale de la Fête de l'Humanité prend de l'ampleur.

Cette année, l'affluence record va de pair avec une augmentation du nombre de stands accueillant les visiteurs et avec une hausse de la qualité des débats. Ce sont ainsi près de 15 000 entrées payantes qui ont été renregistrées dimanche soir une hausse de 50 % sur l'an dernier !

Côté débats, on se serait cru à la Fête de l'Huma nationale tant les débats se succédaient, de stands en stands avec quelques grands moments comme celui sur le Grand Paris, samedi après-midi, qui a réunit autour des élus communistes des personnalités comme Guillaume Bachelay, responsable du PS aux questions industrielles, ou Antoine Rufenacht, maire UMP du Havre, en charge du Grand Paris pour le compte du gouvernement.

Le meeting du samedi après-midi a réuni près de 500 personnes. Sébastien Jumel, maire de Dieppe, et Jacky Hénin, député européen, ont pris la parole. Leurs critiques ont été virulentes contre un gouvernement qui considère" l'austérité comme une vis sans fin" et épargne totalement les plus riches. Jacky Hénin n'a âs hésité a parlé de nationalisation, d'interdiction des licenciements boursiers et spéculatifs et rétblissement de la taxe sur les bénéfices à 50 %, comme il y a vingt ans, au lieu des 31 % actuels.

Huma Rouen 2011 - Dimanche (29)Un public nombreux et attentif durant le meeting

M-real, Pétroplus, Renault Sandouville ont eu droits à des soutiens appuyés de la part des intervenants et trois salariés de Fralib, lutte emblématique du moment en France, ont accompagné les intervenants pendant tout le meeting au côté des députés communistes Daniel Paul et Jean-Claude Lecoq.

Huma Rouen 2011 - Dimanche (41)

Derrière Jacky Hénin, on reconnait Sébastien Jumel,
Jean-Paul Lecoq, Céline Brulin, Daniel Paul et les salariés de Fralib

Sur un plan festif, il y avait du choix dans les spectacles, depuis du blues jusque de la cithare (!), en passant par le reggae de Danakil et la chanson française de Michel Fugain. Pour se restaurer, à table ou non, et boire un verre, le choix était vaste également.

Huma Rouen 2011 - Dimanche (11)

 De la cithare pour les plus petits et quelques grands tout de même !

L'Eure était présente avec un grand stand de la Fédération, tenu par des communistes de tout le département, et par les stands des villes d'Alizay et de Brionne. Des stands qui ont fait le plein deux jours durant au point de finir à sec le dimanche après-midi : la rançon du succès.

Le Conseil général était présent également avec un stand joliment décoré où des producteurs fermiers proposaient des produits à base de lapin, de miel ou bien du cidre, du jus de pomme et des légumes et farines bio. Avec ces collègues communistes du Conseil général, Andrée Oger n'a pas manqué de passer un long moment sur le stand pour discuter avec les visiteurs de passage et les producteurs présents.

Huma Rouen 2011 - Dimanche (12)

Sur le stand du Conseil général

Malgré un temps magnifique et des temps financièrement difficiles pour beaucoup, le succès éclatant de cette édition de la Fête de l'Humanité en Normandie révèle l'intérêt couveau que suscite le Parti communiste et sa dynamique de Front de Gauche auprès des travailleurs. D'ailleurs, trois adhésions au PCF ont été enregistrées pendant cette fête, sur trois secteurs différents du département.

Des adhésions à ajouter aux dizaines d'adhésions enregistrées depuis le début de l'année dans l'Eure, dont trois sur le sud du département depuis octobre (des nouveaux adhérents âgés de 18, 19 et 21 ans !).

Décidément, l'Huma en Normandie est devenu en huit ans un rendez-vous festif et politique d'ampleur régionale.

On attend déjà l'édition 2012. En espérant y fêter la victoire du Front de Gauche et l'élection ou la réélection d'un maximum de députés communistes en Normandie.

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