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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 08:53

Même si les sondages laissent apparaître une probable victoire d'Emmanuel Macron dimanche prochain, beaucoup d'électeurs hésitent encore sur leur choix.

L'époque où les électeurs suivaient largement les consignes de vote de leurs partis ou candidats est révolue : c'est probablement plus la faute à l'affaiblissement du débat politique, donc de la conscience politique des Français, qu'à une quelconque autonomie des électeurs.

Ceci étant dit, cela ne doit pas nous empêcher de présenter notre point de vue sur la question.

Hier, la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon publiait le résultat d'une consultation auprès de ses sympathisants.

Sur 509 550 soutiens revendiqués, ce sont à peine la moitié d'entre eux (47 %) qui se sont exprimés, soit 243 128. Signe d'un découragement (que leur candidat ne soit pas au second tour) ou, possiblement, d'un doute sur la position à adopter.

Ce doute, on le retrouve dans le résultat de la consultation, avec 34,83 % des votants qui se sont exprimés en faveur d'un vote Macron ; les autres se répartissent entre vote nul/blanc ou abstention.

Rien ne dit que les 7 millions d'électeurs de Jean-Luc Mélenchon suivront cette consigne, ou qu'ils se répartiront dans les mêmes proportions entre le vote Macron, le vote blanc ou nul, ou l'abstention !

La position des communistes

Par principe face à l'extrême-droite, Pierre Laurent s'est exprimé dès le soir du premier tour au titre de secrétaire du Parti communiste pour appliquer la règle du barrage républicain contre Marine Le Pen, en votant Macron.

Au sein du Parti communiste, le débat est moins tranché.

A vrai dire, le choix se résume entre deux positions : voter Emmanuel Macron ou ne pas choisir.

Il n'est en effet pas envisageable de voter Marine Le Pen lorsque l'on est attaché aux valeurs républicaines de Liberté, d'Egalité et de Fraternité ! La stratégie du FN et de son équipe dirigeante consiste à passer pour ce que ce parti n'est pas : le parti du peuple contre l'élite.

L'extrême-droite, de tout temps, à chercher à passer pour un parti du peuple, un parti ouvrier. Au final, ce sont les valeurs fondamentales de ces forces réactionnaires qui sont appliquées lorsqu'ils arrivent au pouvoir :
- des suppressions de liberté, comme le droit d'association et d'opinion (vu dans les mairies FN) ;
- le musellement de l'opposition et de la presse, comme on le voit avec les propos du FN contre les journalistes, notamment autour des affaires qui salissent ce parti ;
- l'interdiction des syndicats, comme on le pressent dans les propos extrêmement agressifs de Marine Le Pen et de son équipe contre eux, particulièrement contre le plus revendicatif, la CGT 
- la mise en place de politique de ségrégation selon des critères racistes ou religieux, autrefois les Juifs, aujourd'hui les Français d'origine maghrébine, noire africaine ou les musulmans.

Reste donc à trancher entre : voter Emmanuel Macron et s'abstenir ou voter nul/blanc.

Emmanuel Macron, c'est la Loi "travail", sur laquelle il a clairement dit ne pas vouloir revenir. C'est un banquier d'affaires, une création de François Hollande et des milieux d'affaires pour donner l'impression d'un renouveau de la politique française : tout changer pour ne rien changer !

Le programme d'Emmanuel Macron, nous l'avons dénoncé, combattu.

Emmanuel Macron président, c'est encore plus de libéralisme, de dérégulation du marché du travail, de soumission aux marchés financiers via l'Europe et les traités commerciaux internationaux (CETA, TAFTA), c'est moins de services publics avec la suppression de 150 000 postes de fonctionnaires, et c'est des cotisations sociales de moins pour les entreprises et des impôts supplémentaires pour les salariés (TVA, CSG).

Le programme d'Emmanuel Macron est donc incompatible avec le nôtre !

Faut-il voter pour un homme comme celui-là ?

Ne pas voter Macron équivaut à voter Le Pen ?

La question de faire barrage au Front National et d'une mobilisation massive contre Marine Le Pen, pour montrer que l'extrême-droite n'est pas une force politique banale, mais un poison, est un argument solide.

Il est donc parfaitement compréhensible que de nombreux électeurs progressistes envisagent, à contre-coeur, de voter pour le libéral Macron.

Pour autant, doit-on diaboliser ceux qui refusent de voter pour Emmanuel Macron et considérer qu'ils font le jeu du Front National ?

C'est vrai qu'il suffit d'une voix pour que Macron soit élu président et que l'on peut donc "jouer avec le feu" en refusant de donner sa voix à Macron.

Pour beaucoup de ceux qui refusent de voter Macron, il y a l'idée qu'un résultat du second tour qui montrerait que des millions d'électeurs du premier tour se sont abstenus et que des millions d'autres ont voté blanc ou nul afin de montrer leur rejet des deux finalistes, serait un message fort envoyé au vainqueur : celui d'un peuple qui ne se reconnait pas dans le nouveau président.

Voter Macron pour faire un barrage massif au Front National ou refuser de choisir pour montrer son rejet des deux candidats, pour des raisons différentes : deux stratégies, deux analyses qui se valent.

L'important pour nous, c'est que la mobilisation populaire autour des candidats progressistes, du Parti communiste, du Front de Gauche ou de la France Insoumise, ne faiblisse pas !

Si, aux Législatives de juin, les électeurs confirment leur engagement du premier tour, voire l'amplifie, ce sont 100 à 200 députés d'une gauche combative qui seront envoyés à l'Assemblée nationale.

C'est ce vote aux Législatives qui comptera pour bloquer toute politique régressive de l'Elysée et pour porter la voix des travailleurs, celles de leurs luttes et de leurs attentes sociales.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 09:12

Le choix difficile du second tour de l'élection présidentielle ne doit pas cacher l'espoir ouvert pour les élections Législatives de début juin.

Le 14 mai prochain, les électeurs français n'auront le choix qu'entre la candidate brune, porteuse de haine et de division, et le candidat libéral, porteur de nouvelles régressions sociales.

Pour le symbole, évidemment, nous ne pouvons nous résoudre à imaginer une France dirigée par l'héritière du courant historique d'un Pétain et d'un Laval, une candidate du parti de l'étranger, la Russie.

Nos électeurs sont assez grands pour savoir quel choix ils doivent faire ! 

 

Pour les communistes, l'espoir né du très bon score du candidat qu'ils soutenaient, Jean-Luc Mélenchon, doit trouver sa transformation en un nombre record de députés à l'Assemblée nationale en juin prochain.

C'est aujourd'hui possible !

Jean-Luc Mélenchon s'est trouvé propulsé en tête de plusieurs départements français et de très nombreuses communes de plus de 10 000 habitants, notamment communistes, et se trouve en deuxième position dans de très nombreux autres départements et dans de très nombreuses autres grandes communes. Ce sont donc des dizaines de circonscriptions qui peuvent basculer dans l'escarcelle de la gauche de transformation sociale.

Ce sont 4 à 5 circonscriptions qui peuvent redevenir communistes ou Front de gauche, en Seine-Maritime et dans l'Eure, notamment la 4ème circonscription de l'Eure (Louviers/Val-de-Reuil) avec Arnaud Levitre, maire d'Alizay.

Il nous reste 5 semaines pour convaincre nos électeurs de poursuivre leur mobilisation et pour en gagner d'autres ! Contactez-nous !

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Pour information, quelques résultats (en rouge : l'Eure ou la Seine-Maritime) :

Les départements qui ont placé JLM en tête aux Présidentielles :

Ariège 26,77% 
Dordogne 22,97% 
Guyane 24,72% 
La Réunion 24,53% 
Martinique 27,36% 
Saint Pierre et Miquelon 35,45% 
Seine Saint Denis 34,03% 

Les départements qui ont placé JLM en seconde position aux Présidentielles :

Alpes Haute Provence 22,51% 
Ardèche 21,76% 
Aude 21,52% 
Bouches du Rhône 22,02% 
Corrèze 20,85% 
Cotes d'Armor 20,27% 
Creuse 21,11% 
Deux Sèvres 19,41% 
Essonne 21,88% 
Finistère 19,67% 
Gard 21,61% 
Gironde 21,84% 
Guadeloupe 24,13% 
Haute Garonne 23,69% 
Haute Vienne 22,33% 
Hautes Alpes 21,62% 
Hautes Pyrénées 23% 
Hérault 22,97% 
Île et Vilaine 19,7% 
Landes 20,15% 
Loire Atlantique 21,98% 
Lot 23,48% 
Nord 21,28% 
Pas de Calais 19,12% 
Puy de Dôme 21,99% 
Pyrénées Atlantiques 19,92% 
Pyrénées Orientales 21,14% 
Seine Maritime 22,2% 

Les communes de plus de 10 000 habitants qui ont placé JLM en tête aux Présidentielles :

Alfortville 27,25% 
Arcueil 33,35% 
Argenteuil 33,89% 
Athis Mons 27,65% 
Aubervilliers 41,1% 
Aulnay 33,81% 
Avignon 28,36% 
Bagneux 36,28% 
Bagnolet 40,23% 
Begles 33,63% 
Blanc Mesnil 37,91% 
Bondy 34,49% 
Bondy 34,49% 
Cenon 31,58% 
Cergy 32,2% 
Chalette sur Loing 27,7% 
Champigny 32,7% 
Chevilly La Rue 29,28% 
Choisy 32,44% 
Clichy sous Bois 36,34% 
Corbeil 31,05% 
Creteil 27,55% 
Dammarie les Lys 27,66% 
Dieppe 26,75% 
Drancy 33,48% 
Epinay sur Seine 36,33% 
Etampes 27,08% 
Evry 34,69% 
Floirac 30,41% 
Fort de France 27,49% 
Genevilliers 47,09% 
Grenoble 28,88% 
Ivry 39,67% 
La Courneuve 44,36% 
Le Havre 29,81% 
Le Lamentin 29,97% 
Le Mée sur Seine 28,57% 
Les Ulis 33,84% 
Lille 29,92% 
Lormont 29,58% 
Malakoff 32,82% 
Marseille 24,82% 
Meaux 25,86% 
Melun 26,26% 
Mitry Mory 30,64% 
Moissy Cremayel 30,21% 
Montfermeil 27,78% 
Montpellier 31,56% 
Montreuil 40,08% 
Nanterre 32,97% 
Neuilly sur Marne 28,43% 
Nimes 23,99% 
Noisy le Sec 37,43% 
Orly 35,98% 
Pantin 37,26% 
Pierrefite 39,92% 
Port de Bouc 44,33% 
Ris Orangis 26,9% 
Romainville 35,46% 
Rosny 27,06% 
Roubaix 35,85% 
Saint Denis 43,39% 
Saint Etienne 24,94% 
Saint Ouen 38,41% 
Saint Priest 24,53% 
Sarcelles 29,92 % 
Savigny le Temple 30% 
Sevran 36,46% 
Torcy 29,82% 
Toulouse 29,16% 
Tourcoing 27,95% 
Tremblay 35,51 % 
Valenton 42% 
Vaulx-en-Velin 38,52% 
Venissieux 35,73% 
Vigneux 28,6% 
Villejuif 33,7% 
Villeneuve d'Ascq 27,83% 
Villeneuve La Garenne 36,51% 
Villeneuve Le Roi 27,11% 
Villeneuve Saint Georges 32,56% 
Villepinte 35,65% 

Les communes de plus de 10 000 habitants qui ont placé JLM en seconde position  aux Présidentielles :

Albi 21,87% 
Amiens 24,87% 
Arles 25,78% 
Aubagne 25,67% 
Bayonne 23,11% 
Besançon 25,55% 
Beziers 20,28% 
Bordeaux 23,4% 
Bourges 21,73% 
Brest 22,8% 
Bretigny 25,35% 
Cachan 26,63% 
Caen 23,11% 
Calais 22,5% 
Cayenne 23,86% 
Chambery 24,69% 
Charleville Mezieres 22,04% 
Chatenay Malabry 22,16% 
Chelles 24,6% 
Clichy 29,58% 
Colombes 25,37% 
Dijon 21,89% 
Douai 23,71% 
Draveil 22,06% 
Dunkerque 22,58% 
Evreux 23,4% 
Fontenay aux Roses 20,67% 
Fontenay sous Bois 28,68% 
Fresnes 25,71% 
Gagny 23,92%
Istres 23,4% 
Kremlin Bicetre 27,28% 
La Rochelle 24,33% 
Les Abymes 24,9% 
L'Hay les Roses 23,43% 
Limoges 22,94% 
Livry Gargan 23,46% 
Longjumeau 23,77% 
Loos 26,9% 
Lorient 20,91% 
Martigues 29,54% 
Massy 27,37% 
Merignac 23,29% 
Metz 20,43% 
Montgeron 19,58% 
Mulhouse 22,74% 
Nantes 25,47% 
Neuilly Plaisance 22,38% 
Niort 23,51% 
Noisy le Grand 25,91% 
Palaiseau 22,38% 
Pau 21,95% 
Pavillons sous Bois 23,5% 
Perpignan 22,72% 
Pessac 24,52% 
Poitiers 26,7% 
Pontault Combault 23,03% 
Quimper 20,23% 
Rennes 25,86% 
Roissy en Brie 26,53% 
Rouen 25,9% 
Saint Amand les Eaux 23,3% 
Saint Nazaire 26,75% 
Sainte Genevieve des Bois 23,84% 
Sartrouville 23,54% 
Savigny sur Orge 20,92% 
Strasbourg 24,36% 
Thiais 21,9% 
Tours 23,48% 
Valence 22,8% 
Villenave d'Ornon 26,63% 
Villeurbanne 26,48% 
Villiers sur Marne 25,56% 
Viry Chatillon 22,91% 
Wattrelos 23,28% 
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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 08:49

La première étape de reconstruction d'une perspective populaire est passée avec la défaite du représentant du patronat et de la droite réactionnaire, Nicolas Sarkozy.

Hier soir, avec 17 831 000 voix et 51,67 % des suffrages exprilmés, c'est François Hollande qui a refermé la parenthèse la plus réactionnaire de l'Histoire de France depuis l'occupation. Il bat Nicolas Sarkozy de plus de 1,1 millions de voix.

Cette victoire du candidat socialiste est loin d'être un aboutissement.

Tout au long de la campagne, le candidat social-démocrate n'a eu de cesse de vouloir rassurer les marchés tout au long d'une campagne où il a tenté néanmoins de passer pour un candidat proche des préoccupations populaires. C'est une constante d'un Parti socialiste qui navigue entre deux eaux, par exemple en s'abstenant sur le traité Merkel - Sarkozy qui impose l'austérité dans notre Constitution : s'abstenir, c'est finalement laisser passer ce traité.

Avec la défaite courte de la droite à la Présidentielle, s'ouvre une campagne électorale des législatives qui est loin d'être facile pour la gauche, comme on le voit sur la première circonscription de l'Eure.

La victoire de la gauche à l'Assemblée nationale, les 10 et 17 juin prochain est possible ET nécessaire pour rompre avec la politique libérale de ces dix dernières années.

Mais, pour cela, il faudra que les électeurs se garantissent d'une dérive libérale du PS en offrant à la gauche combative que représentent le Parti communiste et le Front de Gauche, un groupe parlementaire important, un nombre de députés sans lesquels le PS ne pourra avoir de majorité au Parlement.

C'est la nouvelle donne d'après Présidentielle !

Vous avez été 11,11 % à accorder vos suffrages à Jean-Luc Mélenchon, 10,34 % dans l'Eure.

Le 10 juin prochain, au premier tour des élections législatives, nous devons amplifier ce mouvement et permettre l'élection d'un maximum de députés PCF et Front de Gauche le 17 juin, dans l'Eure et partout en France !

Dans l'Eure et dans notre secteur, la droite en tête

Dans notre département, c'est malheureusement Nicolas Sarkozy qui arrive en tête avec 52,45 % des suffrages. Un masochisme que l'on croise dans de nombreux départements. 

Sarkozy perd néanmoins près de 5 % par rapport à 2007 et plus de 21 000 voix.

Hollande est en tête dans de nombreux cantons du département et dans la plupart des grandes villes : 53,41 % à Bernay (ville gérée par la droite), 58,39 % à Brionne (ville communiste), 56,36 % à Evreux, 52,96 à Gisors (autre ville communiste), 55,99 % à Louviers, 58,45 % à Pont-Audemer ou 70,56 % à Val-de-Reuil (un record ?).

Dans le sud de l'Eure, toutes les grosses communes ont mis Sarkozy en tête, à commencer par Saint André (53,13 %), confirmant le premier tour, Nonancourt (53,76 %) ou Verneuil (55,76 %).

Cela ne met pas la gauche en position très favorable, même si le poids d'Evreux et de son agglomération contrebalance ce déséquilibre.

Nous avons un mois pour convaincre ouvriers, employés, cadres et fonctionnaires de la nécessité de battre la droite et son extrême, battre Bruno Le Maire, ministre de Sarkozy, responsable de la ruine de notre agriculture, de la fermeture de la papéterie M-real d'Alizay et de la laiterie Di Benedetto de Claville.

Vous pouvez participer à cette bataille ! Venez nous aider !

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 09:21

Hollande ou Sarkozy ? Social-démocrate converti au libéralisme ou libéral converti au national-populisme ?

Le débat d'hier soir entre François Hollande et Nicolas Sarkozy aura permis, on l'espère, d'éclaircir l'avenir politique du pays des nuages bruns qui le menacent. Il n'aura cependant pas permis de mettre en évidence de véritables ruptures politiques dans la façon d'affronter la mondialisation libérale.

Les médias claironnent sur les 17,79 millions de français qui ont suivi le débat télé et radio diffusé entre les deux candidats du second tour de l'élection présidentielle. Des spectateurs pas forcément captivés par l'un ou l'autre des candidats mais plus certainement attirés par l'affrontement entre deux personnalités bien différentes.

Qui a gagné ? Les avis divergent, suivant les opinions partisanes des commentateurs.

Ce qui est important, c'est le fonds des échanges. Quelles différences politiques ont été mises en avant ? Quelles ruptures proposent François Hollande par rapport à Nicolas Sarkozy ?

Le souci de ce débat, c'est le souci de la campagne : François Hollande propose une méthode différente de Sarkozy mais des recettes issues du même manuel, celui de la cuisine libérale.

Côté méthode, le candidat social-démocrate propose de revenir à une gestion républicaine de la République. Je sais ! Cela peut paraître une lapalissade mais, avec Nicolas Sarkozy, la République devenait une coquille vide, où l'émotion des événements servait de boussole, où la tradition républicaine de consultation des partenaires sociaux, de respect des opinions et de cohésion républicaine était constamment violée par une droite et un président jouant la confrontation sociale, la fermeture idéologique et la division du peuple français, selon les origines, religions, branches professionnelles ou appartenances syndicales.

Avec François Hollande, du moins, nous revoilà en terrain démocratique !

Par contre, sur le fonds, François Hollande n'annonce pas de rupture franche avec les dogmes politiques qui ont prévalu ces trente dernières années.

On a bien eu quelques tentatives du candidat du PS de gauchir son discours pendant la campagne. La proposition de tranche d'imposition à 75 %, isolée de toute réforme fiscale, a fait illusion quelques temps.

Sur le reste, François Hollande parle lui aussi de dette à rembourser, d'effort fiscal, d'obligations européennes. Même s'il affirme vouloir renégocier le traité européen de Sarkozy et Merkel, le fait de l'avoir déjà validé, par l'abstention des parlementaires socialistes, rend l'exercice complètement incohérent.

En tout cas, rien n'est clair sur le pouvoir d'achat des travailleurs ! Juste un vague coup e pouce au SMIC est annoncé ! On va pas aller bien loin alors que carburants, gaz, électricité, loyers ou alimentation voient leurs prix grimper ! !...

Contre le milieu de la finance, François Hollande sort les griffes à Paris et se transforme en agneau à la bourse de Londres. On se souvient de son "I am not dangerous" prononcé à la City. Je ne suis pas dangereux ? Tout est clair !

Pour ce second tour de l'élection Présidentielle, nous avons donc le choix entre deux candidats qui ne proposent pas de rupture avec le modèle libéral qui détricote la société française et les sociétés européennes pour le compte de la finance et de quelques centaines de riches familles.

C'est pourtant là le cœur du débat : peut-on changer de politique en France et en Europe sans changer la logique qui gouverne nos sociétés ?

Le Parti communiste, bien évidemment, pense que non, et avec lui ses partenaires du Front de gauche. C'est tout le sens de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et du programme partagé, soutenus par 11,11 % des français le 22 avril dernier.

Ce sera encore une fois cette nécessité de rompre avec le libéralisme que porteront les candidats du Front de gauche, notamment les communistes, pour la campagne des législatives qui suit cette élection présidentielle. Une élection d'autant plus importante que c'est le parlement qui vote les lois et ques les travailleurs auront la possibilité de renforcer l'actuel groupe communiste et républicains. Un parlement avec un fort contingent de députés du Front de gauche, communistes notamment, c'est un parlement où rien ne pourra se décider sans le soutien de la gauche combative que nous incarnons.

Alors, si le 6 mai il faut en finir avec le cauchemar Sarkozy, la rupture avec la finance et l'austérité se décidera avec les élections Législatives des 10 et 17 juin prochain et l'élection d'un puissant groupe Front de Gauche.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 08:47

La droite française continue sa lepénisation et annonce une contre-manifestation antisyndicale le premier mai.

Certains commentateurs voient dans la dernière provocation du candidat sortant Nicolas SARKOZY une main tendue vers l'électorat FN. Il faut plutôt y voir, malheureusement, une évolution continue de la droite vers une radicalité conservatrice observable depuis plusieurs années.

Son initiative de rassemblement du premier mai fleure bon la nostalgie des années Pétain quand le régime de Vichy organisait des rassemblements "populaires" pour célébrer le travail, réunissant patrons et ouvriers autour de l'effort national, des métiers traditionnels, des paysans.

Cette "Fête du travail" façon Collaboration tentait d'effacer cinquante de "Fête des travailleurs" organisées par les syndicats et partis de gauche. Côté droite fasciste, il s'agissait de nier les différences sociales (différences de "classes") entre patrons et ouvriers, autour de corporations professionnelles, pour amener le salarié à intégrer un culte d'entreprise ; côté gauche radicale et communiste, il s'agissait de montrer l'unité des travailleurs face au capitalisme et au patronat pour défendre le droit au travail, à une rémunération correcte et aux droits sociaux.

Sarkozy, en 2012, évolue vers une version pétainiste du premier mai, opposant les "vrais travailleurs" qu'il représenterait aux "faux travailleurs" que représenteraient les syndicats. Quand on sait que les élections d'entreprise mobilisent jusqu'à 95 % des salariés d'une entreprise, on imagine à qui s'adresse Sarkozy : petits et grands patrons, gros paysans, ...

Le voilà donc qui annonce un rassemblement sur le Champ-de-Mars : "le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail, mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille".

Depuis le début de sa campagne, le président-candidat dénonce les "corps intermédiaires" et s'est posé en défenseur de la "valeur travail" par opposition à "l'assistanat". Il s'en est pris à plusieurs reprises à la CGT et à la CFDT, qu'il a accusées de "faire de la politique" plutôt que de "défendre les intérêts des salariés". Sûr que lui, en bloquant le SMIC, en reculant l'âge de départ en retraite, en déremboursant les médicaments, en augmentant les taxes sur les mutuelles et sur les produits de base,lui, il serait un bon défenseur des salariés !? Hypocrisie et bobards pour gogos crédules !

Sarkozy serait donc la voix directe du peuple. Plus besoin d'intermédiaires !

Comme dans tout régime fasciste, le chef est le peuple, le chef parle pour le peuple. Exit les syndicats ! Exit la justice indépendante ! Exit les collectivités locales !

Cette comparaison entre la vision d'une République monolithique avec le Président Sarkozy en seul interlocuteur du peuple français et régime fasciste n'est pas exagéré : elle s'appuie sur la multiplication des lois liberticides (type HADOPI), des fichiers de police (jusqu'à la carte d'identité biométrique), des mesures anti-immigrés (condamnées par les associations de droits de l'Homme que l'on méprise en France et dont on se sert pour justifier les guerres à l'étranger), de la réforme des collectivités (qui va amener à l'extinction des communes et des Départements), etc...

En ce sens, la droite française connait une évolution radicale de sa stratégie depuis la création de l'UMP qui a mis fin aux contradictions d'un RPR né de l'héritage gaulliste (droite patriotique) mais déjà miné par son rôle de serviteur politique des intérêts des multinationales issu de la mondialisation capitaliste (droite ultralibérale).

Rien de surprenant à ce que la droite française connaisse un rapprochement politique de fonds avec l'extrême-droite.

C'est déjà ce qui s'est passé en Italie, lorsque Berlusconi s'est associé au parti post-fasciste du MSI.

C'est ce que nous avons déjà vu dans le sud de la France, avec des alliances locales entre la droite et le Front National, comme à Nice.

FN - UMP : deux projets libéraux qui se rapprochent

Ceux qui voient avec le FN une alternative à la classe politique traditionnel, au "système" ou à "l'establishment" comme disent les sous-lieutenants de la famille Le Pen, père et fille, doivent comprendre que droite et extrême-droite sont simplement des variantes politiques de la droite.

L'extrême-droite prônant une vision autoritaire du capitalisme camouflée sous un visage radical et favorable aux classes populaires.

L'extrême-droite a toujours été une roue de secours du capitalisme en période de crise aigüe, un moyen de contrer des revendications sociales trop fortes qui risquaient de miner le consensus politique autour des avantages des classes dominantes : Hitler est arrivé au pouvoir en 1933 avec le soutien de la droite allemande alors que la république de Weimar (issue de la défaite de 14-18) était en pleine crise et menacée par la montée des communistes et des sociaux-démocrates ; Franco a renversé la République espagnole en 1939, avec le soutien de l'Eglise et du patronat espagnol alors que le gouvernement de gauche entamait de grandes réformes, notamment agraires ; Pinochet à pris le pouvoir au Chili en 1973 alors que le président socialiste démocratiquement élu, Salvador Allende, menaçait les avantages des multinationales, US notamment, par des nationalisations (Comme les mines de cuivre,....) ; idem avec le Salvador dans les années 80 où les Etats-unis ont financé les milices d'extrême-droite des "Contras" pour renverser le gouvernement local ; etc.

Aujourd'hui, alors que le capitalisme connait une crise profonde, la droite ne propose que l'austérité ("Règle d'or") et des reculs sociaux au peuple français, avec les conséquences que l'on voit en Grèce, en Espagne ou en Irlande.

Comme dans ces pays, la révolte sociale peut être forte en France aussi. Les expériences passées de 1936 avec le Front populaire et de 1968 ont de quoi inquiéter les cercles dirigeants et les profiteurs du système.

Pour parer tout risque de révolte et de colère sociale, la parade est de dénoncer des victimes imaginaires, quotidiennement : un mensonge répêté des centaines de fois finit par devenir une vérité : telle est leur stratégie !

Plutôt que dénoncer la financiarisation de l'économie et le bilan de trente ans de libéralisme, la droite finit par faire comme l'extrême-droite : dénoncer les immigrés, les fonctionnaires, les bénéficiaires des minimas sociaux, les syndicalistes,...

Dans ce contexte, on en arrive aujourd'hui à avoir un discours et des pratiques de la droite officielle qui s'approchent dangereusement des pratiques et d'un discours d'un régime d'extrême-droite.

Rien de surprenant dans ce durcissement de crise du parti de la finance et du patronat à voir son leader organiser un rassemblement du premier mai volontairement opposé à celui des syndicats.

Encore un effort et les cortèges de l'UMP et du Front National finiront par fusionner : ils sont déjà tellement proches idéologiquement !

Newsweek sarkozy europe extreme droite

Sarkozy en nouveau visage de l'extrême-droite européenne
la Une du magazine nord-américain "Newsweek" en 2009

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 09:26

Hier à la Porte de Versailles, ce sont encore des dizaines de milliers de citoyens qui se sont retrouvés autour du Front de Gauche, de Pierre LAURENT, secrétaire national du PCF, et de la candidature de Jean-Luc MÉLENCHON pour porter au sommet les couleurs de la résistance française face à l'agression des marchés financiers.

Dimanche 22 avril, nous aurons collectivement l'occasion de refuser à nouveau cette Europe que nous avons rejeté par référendum en 2005 et que la droite et une partie du PS nous ont imposé en 2007 !

Dimanche 22 avril, nous aurons l'occasion de refuser une dette construite sur les ruines de la spéculation financière privée et d'exiger l'abandon de la nouvelle constitution européenne de Sarkoy et Merkel !

Dimanche 22 avril, nous exprimerons largement le choix d'une société plaçant l'Humain d'abord, répartissant les richesses de ce pays et assurant un développement industriel dans le respect de l'environnement !

Dimanche 22 avril, nous voterons pour Jean-Luc MÉLENCHON et nous créérons la surprise de cette campagne !

Place au Peuple ! Reprenons le pouvoir !

Affiche Melenchon 2012 - 2

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 09:44

Pendant que les riches donateurs de l'UMP digèrent leur repas à l'hôtel Crillon, les militants Front de Gauche seront Porte de Versailles à Paris pour écouter Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon.

L'info n'a pas trop fait parler d'elle : les donateurs principaux de l'UMP se sont rencontrés dans le célèbre, sélect et cher hôtel Crillon, à paris, pour un repas d'affaire.

Selon le "Canard enchaîné", une cinquantaine de riches français, membres du Premier cercle, le club des donateurs les plus généreux de l'UMP, ont déjeuné dimanche dernier dans le célèbre palace parisien donnant sur la place de la Concorde, où avait lieu dans l'après-midi le meeting de soutien à Nicolas Sarkozy.

La publication de cette info ne donne pas une image très "peuple" de Nicolas Sarkozy et de l'UMP. A la veille des élections présidentielles et législatives, revoilà l'image d'une droite bling-bling, au service des riches, qui ressurgit. Et on repense à la Rolex avant 50 ans, au Fouquet's le soir de l'élection de Sarkozy en 2007, au yacht de Bolloré, au bouclier fiscal, aux niches fiscales, à la diminution de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune,...

L'image est forte et Jean-François Copé, Iznogoud de l'UMP, a tenté de nier les faits. En vain.

Président des riches et candidat des riches

Cet événement a fait dire au candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, que ce déjeuner est un "symbole" prouvant que Nicolas Sarkozy "est le candidat des riches".

Mélenchon relève d'ailleurs que "C'est pas illégal" et qu' "ils ont bien le droit de se réunir" lors d'une interview à "Questions d'info". Mais, a-t-il enchaîné, "là il y a tout un symbole: l'hotel Crillon, le salon Marie-Antoinette, les riches qui sont entre eux, bah voilà M. Sarkozy est le candidat des riches, personnes ne découvre rien".

Candidat des rouges et candidat du peuple

L'info contraste aves les exigences du Front de gauche et ses propositions de modèle de société.

Jean-luc Mélenchon remarque d'ailleurs que "les riches mettent les mains à la poche, parce qu'ils ne veulent pas voir les rouges arriver et ça on les comprend parce que, dans mon cas, j'ai réellement l'intention de leur faire les poches" ! 

Et d'ironiser sur Nicolas Sarkozy pour qui "on aurait pu imaginer qu'il prenne des précautions pour ne pas, à ce point, afficher ses connivences de classe".

Chassez le naturel, il revient au galop !

Alors que les riches soutiens de la droite dînent à la Concorde, dans les meilleurs restaurants, un dimanche, le Front de Gauche, au contraire, fait dans le rassemblement populaire !

Pour cette campagne, un dernier rendez-vous est donné ce soir, jeudi, au Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris à 19 heures.

Si vous souhaitez suivre ce meeting, la Fédération du PCF organise une écoute collective ce soir dans ses locaux, dès 18 heures avec casse-croûte républicain. Ce sera pas le Crillon mais ce sera moins chichiteux !

Et, pour ceux qui sont trop loin, vous pouvez visionner le meeting en direct sur internet à l'adresse suivante : http://27.pcf.fr/Ecoute-collective-du-dernier-grand.html

Ecoute collective du dernier meeting du Front de Gauche

A partir de 18 heures

Maison des Libertés - Fédération du PCF de l'Eure

63 rue Saint Thomas - Évreux

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 13:19

C'était son dernier meeting de campagne hier, à l'héritière de l'entreprise familiale FN SARL.  Racisme et nationalisme ont occupé ses propos.

En baisse tout au long de la campagne, la fille à papa a joué hier au Zénith son dernier coup dans un feu d'artifice de démagogie.

Elle aura beau tenter de convaincre ses partisans que rien n'est joué, devant seulement 7 000 partisans, elle a dû sortir le couplet traditionnel du complot pour mettre de côté des sondages qui la mettent en seulement troisième ou quatrième place, loin derrière les deux favoris.

Partie de 20 % voire plus en octobre, la candidate d'extrême-droite se retrouve autour des 15 % actuellement. C'est toujours trop mais sa chute est signe d'une prise de conscience d'une partie de ses électeurs sur le danger de ses propositions. Elle se trouve aujourd'hui au coude à coude avec le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, tantôt au dessus, tantôt au dessous.

Celle qui rêvait d'être reine ne postule plus désormais qu'au titre de deuxième dauphine ! Il est possible de l'expulser complètement du podium dimanche prochain !

C'est que lutter contre l'extrême-droite est aussi nécessaire que de lutter contre la droite !

Avec la complicité des médias, l'extrême-droite apparait depuis des années comme une force opposé au "système". Mais de quel système le FN est-il l'opposé ?

Le FN mêle dans son discours des propos anti-immigrés, les accusant d'être à la fois responsables du chômage, de l'insécurité et des déficits sociaux, à un discours protectionniste affirmant la nécessité de sortir de l'Europe, de l'Euro et de fermer les frontières économiques.

Le FN attaque les travailleurs immigrés mais épargne banquiers et financiers

En mettant les immigrés en première ligne des responsables des difficultés de la France (chômage, insécurité, dette), le FN joue le rôle historique de l'extrême-droite : celui de détourner les responsabilités de la crise actuelle du système capitaliste vers une partie des travailleurs, une partie qui plus est particulièrement touchée par la crise et l'insécurité sociale.

Jamais le FN ne dénonce Bettecourt, Bolloré, Bouyghes, les banques ou le grand patronat, c'est-à-dire ceux qui organisent la marchandisation de la société et qui profitent de la mondialisation capitaliste ! Il est plus facile de dénoncer les immigrés, victimes d'un capitalisme qui les a poussés à quitter leur pays et leurs familles pour vendre leur force de travail dans des pays où ils ne sont pas accueillis les bras ouverts !

Victimes, comme nous, de ce système, les travailleurs immigrés ont les mêmes intérêts que nous : défendre les acquis sociaux, les emplois et les salaires ici et combattre des délocalisations qui étouffent les économies des pays du sud au lieu de permettre le développement d'une industrie à usage local.

→ A l'inverse, le Front de Gauche prône la régularisation des travailleurs sans-papier, seul moyen d'empêcher que des entreprises se servent de ces sans-papiers pour faire du dumping social ! Le Front de gauche établira également des coopérations économiques mutuellement avantageuses avec nos partenaires du Tiers-Monde afin de favoriser les échanges et de permettre à ces pays de développer leur propre économie pour créer des emplois localement et permettre aux jeunes de ces pays d'y avoir des perspectives de vie.

Le FN est loin d'être un parti qui défend les ouvriers et le peuple !

Au delà de cette division entre travailleurs selon les origines, le FN veut interdire les syndicats, pourtant seul défense possible des salariés dans l'entreprise contre des employeurs qui auraient tous les droits sinon, comme cela était le cas avant l'apparition de ces syndicats au XIXème siècle.

A l'inverse, le Front de Gauche veut renforcer le pouvoir des salariés sur les choix économiques des entreprises, au travers de leurs comité d'entreprises et des comités d'Hygiène - Sécurité (CHSCT).

Le FN est contre le SMIC, pourtant référence minimale pour les grilles salariales de nombreux secteurs économiques.

A l'inverse, le Front de Gauche veut augmenter progressivement le SMIC, sur deux ans, pour l'amener à 1 700 € brut, pour pousser toutes les grilels salariales vers le haut et permettre une hausse du pouvoir d'achat des travailleurs et une relance de la consommation donc de l'économie. 

Nationalisme n'est pas synonyme de patriotisme

Parallèlement, le FN profite de l'exaspération justifiée des français contre une Europe technocratique au service du capital pour mettre en avant des mesures isolationnistes et nationalistes.

Si cette Europe est si perverse, que fait Marine Le Pen à Bruxelles avec papa, si ce n'est siéger dans un parlement européen qu'elle critique en France et toucher des indemnités parlementaires qu'elle reproche aux autres ?

Fermer les frontières unilatéralement et chasser les immigrés, c'est s'assurer un choc en retour ! Les autres nations fermeraient à leur tour les frontières aux produits français et chasseraient les centaines de milliers de travailleurs français qui vivent à l'étranger (Angleterre, Etats-Unis,... et aussi Afrique !) ou passent tous les jours la frontière (Suisse, Allemagne, Luxembourg) pour travailler ! Le remède serait pire que le mal !

Les propositions démagogiques du FN sur le plan européen sont inappliquables.

→ A l'inverse, le Front de Gauche avance toute une série de propositions sur les rapports économiques entre pays, sur une "règle verte" qui amènerait à rapatrier des productions pour correspondre aux règlementations nouvelles en terme d'environnement, par exemple. L'Europe ne sera pas épargnée, notamment le traité Sarkozy - Merkel et les traités précédents que nous avons combattu ! La Nation retrouvera sa souveraineté face au pouvoir des marchés .

On pourrait longuement continuer à débattre des propositions néfastes du Front National.

L'extrême-droite d'aujourd'hui est l'héritière assumée d'un courant politique qui partout dans le monde et à toutes les époques a combattu ceux qui défendaient les travailleurs et les droits sociaux et s'est arrangé avec les puissances d'argent pour gouverner ces pays ou mener des guerres.

Jamais aucun pays n'a connu de gouvernement d'extrême-droite qui a fait progresser les droits des travailleurs et les libertés individuelles ! Jamais !

Pourtant, l'extrême-droite est arrivée au pouvoir en tenant parfois un discours social, se plaçant comme défenseure de la classe ouvrière. N'oublions pas que Nazi est la contraction de National - Socialiste et que le parti nazi d'Adolf Hitler tenait des propos lui aussi anti-système, montrant du doigt non pas les immigrés mais les juifs. On sait comment les choses ont tourné par la suite.

Allemagne d'Hitler, Italie de Mussolini, Espagne de Franco, Portugal de Salazar, Grèce des colonels, Chili de Pinochet, Paraguay de Stroessner, dictatures militaires du Brésil, d'Argentine,... ou France de Pétain : l'extrême-droite au pouvoir, c'est la dictature, le rabougrissement culturel et l'étouffement des revendications sociales au plus grand bénéfice des groupes industriels ou des banques et de leurs actionnaires.

Durant cette campagne, le PCF et le Front de Gauche se sont faits forts de montrer toute la nocivité de l'extrême-droite pour les travailleurs, afin de montrer que l'extrême-droite de Marine Le Pen, c'est la droite de Sarkozy en pire !

Salariés, retraités, paysans ou artisans, notre ennemi commun n'est pas un autre salarié, retraités ou artisan, même immigré, mais ce système économique capitaliste qui tente de confisquer toujours plus des richesses que nous produisons au profit exclusif de quelques familles dont la seule gloire est d'avoir déjà beaucoup d'argent et de pouvoir spéculer avec, sans jamais travailler.

Redonner une chance à la France, relancer notre économie, c'est changer de logique en remettant l'humain au centre des choix politiques, économiques et sociaux, en travaillant la cohésion sociale et le développement humain, en protégeant l'environnement dans lequel nous vivons et que nous transmettrons à nos enfants.

Redonner un espoir à notre pays et à nos jeunes, cela nécessite de reprendre le pouvoir. Alors, place au peuple avec le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon !

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 08:30

Trois gros meetings ce week-end : ceux de Jean-Luc Mélenchon, de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. La palme revient au candidat duu Front de Gauche.

Comme le dit si bien Jean-Luc Mélenchon, au cours de son meeting marseillais, le Front de Gauche aura lancé une mode : celle des meetings en plein air !

Car, après la reprise de la Bastille le 18 mars et ses 120 000 participants, il y a eu pour le Front de Gauche le rassemblement au Capitole de Toulouse avec 70 000 personnes le 5 avril et cet impressionnant rassemblement sur la plage du Prado, à Marseille, avec ses 120 000 participants. Pour les candidats officiels des médias, Sarkozy et Hollande, l'affront du succès militant du Front de Gauche devait être lavé ; ils auront chacun mobilisé toutes leurs forces pour réussir un seul meeting d'extérieur, avec un succès certain, mais bien loin de celui du Front de Gauche !

Mélenchon : la Méditerranée comme dénominateur commun

C'est que le meeting de Marseille avait vraiment de la gueule !

Sur cette plage s'était retrouvée une foule jeune, métissée, mêlant drapeaux rouges du PCF et du Front de Gauche, rouges et verts du Parti de gauche, au bleu, blanc, rouge du drapeau de la Nation, et à de multiples drapeaux syndicaux ou autres : la France dans sa diversité politique et sociale !

Malgré le vent, on ne voyait que ce soleil du sud éclairer un public dynamique sur fonds de Méditerranée et de Bonne Mère.Marseille-prado-14-avril-2012---2.jpg

Et c'est bien la Méditerranée qui a été la vedette de ce meeting. La Méditerranée et tous ceux qui l'ont traversée, dans un sens comme dans l'autre, pour enrichir notre pays de leurs diversités, comme depuis ce jour où "une gauloise a épousé un grec pour fonder Massilia", comme le rappelera Jean-Luc Mélenchon.

On est loin des messages de peur, de rejet de l'autre, de l'immigré ! On est loin de cette vision tronquée d'une France qui serait de race pure alors que son histoire, depuis la Gaule, n'est qu'une succession de métissages.

C'est par delà ces différences, en s'appuyant justement sur cette diversité et sur les liens qui unissent les peuples de la Méditerranée qu'il est possible de s'appuyer sur ces liens qui nous unissent, autour de ce bassin, pour le bénéfice de tous. Tel est pour moi le sens profond de ce meeting ! Un message d'espoir autour de la fraternité, un message d'unité du peuple français, non pas sur des critères raciaux, mais sur la volonté de construire un monde pour tous sur les valeurs de la République.

Hollande / Sarkozy : match nul !

On est loin de l'hiver parisien qui a soufflé sur les meetings de l'UMP et du PS, comme un symbole d'une campagne froide de la part des favoris des journalistes pour cette élection.

Un match nul entre deux candidats qui passent la campagne a dénigré la candidature adverse, où les propositions des uns et des autres ont bien du mal à susciter une quelconque dynamique.

Pour Hollande, la campagne se construit autour du rejet de Sarkozy. Pour Sarkozy, le message est "si ce n'est pas moi, ce sera le chaos !". Pas de quoi lever des foules !

Il aura donc fallu battre le rappel des troupes de toute la France pour que chacun puisse s'enorgueillir d'une assistance avoisinant les 100 000 participants à leurs meetings. Match nul aussi sur ce plan !

Malgré tout, c'est tout de même 20 000 personnes de moins que pour le meeting marseillais du Front de Gauche, un meeting pourtant à vocation seulement régionale !

Comme à son habitude, Nicolas Sarkozy a sorti la grosse artillerie, jouant sur la peur du changement et sur des grosses ficelles sur une éventuelle attaque de la finance internationale en cas de victoire socialiste, ce qui renforce au demeurant, nos remarques sur la nécessité de tenir une position ferme face aux milieux financiers.

Et, pour montrer qu'il est vraiment tout petit dans ses méthodes, Nicolas Sarkozy aura avancé d'une demie-heure son intervention sur l'horaire prévu pour être sûr d'être diffusé en direct sur les chaînes de désinformation permanentes : quand un président en arrive à faire ça pour s'assurer de l'attention des téléspectateurs, c'est que sa parole ne porte vraiment plus du tout !

A moins d'une semaine du scrutin, le Front de Gauche pouvait jusque là s'enorgueillir d'avoir su imposer aux médias et aux candidatures favorisées les thèmes de sa campagne : emploi et pouvoir d'achat. Il peut désormais rajouter la manière de mener campagne !

De tous les candidats, autour de la proposition de sixième République, Jean-Luc Mélenchon est le seul candidat à proposer une vison cohérente de la société française, un modèle social, économique et politique en rupture avec la soumission aux marchés financiers et aux grandes entreprises que nous subissons actuellement.

Les travailleurs ne s'y trompent pas. En quelques mois de temps, les militants communistes et du Front de gauche auront réussi à faire voler en éclat une campagne morose où c'est la peste brune qui tenait le rôle de trublion !

Comme le dit le slogan de campagne du Front de Gauche : place au peuple !

Après la Bastille et le Capitole, le peuple marseillais a investi le Prado. L'insurrection citoyenne est en route. Elle ne s'arrêtera pas le 6 mai au soir.

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 08:59

Nicolas SARKOZY se vante du soutien (pourtant discret) d'Angela MERKEL, la chancelière allemande. Jean-Luc MÉLENCHON, lui, bénéficie du soutien du président équatorien qui, après des décennies de domination des multinationales, nord-américaines et eruopéennes, reprend le contrôle de son économie nationale pour le bien du peuple équatorien.

En Amérique du sud, le slogan "el pueblo unido jamas sera vencido !" (le peuple uni ne sera jamais vaincu) est toujours repris dans les rassemblements de gauche. En France, le Front de Gauche avance le slogan "prenez le pouvoir !".


Présidentielle 2012 : Lettre du Président de la République d'Equateur à Jean Luc Mélenchon

Rafael Correa Delgado, Président Socialiste de l'Equateur, soutien Jean Luc Mélenchon
Cher Jean-Luc,
Les injustices et les inégalités générées par un système basé sur le pouvoir de quelques uns et l’exploitation de la majorité, ont poussé, en Amérique latine, les citoyennes et les citoyens à s’unir pour redéfinir notre destin. La vérité, l’honnêteté, la force, la créativité et la simplicité des grandes idées résident en nos compatriotes et avec eux nous construisons ce futur que nous appelons tous de nos vœux.
En Amérique latine, ce système qui mettait le capital au-dessus de l’humain et les intérêts corporatistes au-dessus des droits citoyens s’est définitivement éteint. En Équateur, cela s’est traduit par le mot d’ordre du peuple : « Qu’ils s’en aillent tous! » Et c’est ainsi que nous avons débuté une révolution citoyenne destinée à changer les structures du pouvoir et à instaurer le bien vivre pour toutes et tous. Nos pas ne sont pas guidés par les recommandations du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, mais par une nouvelle Constitution, adoptée directement par le peuple, et dont les droits de l’homme constituent la colonne vertébrale.
Le nouveau Front de Gauche que tu mènes est une référence pour les mouvements progressistes de toute l’Europe, nous sommes sûrs que vous saurez affronter les défis posés par ce moment historique de la réalité européenne. Ce soutien populaire croissant est une preuve que l’Europe peut, elle aussi, surmonter le fondamentalisme néolibéral qui fait subir aux citoyens le coût de la crise, repoussant ainsi les aspirations sociales et enracinant les inégalités.
Les propositions sociales que tu fais ont d’ores et déjà commencé à être stigmatisées par les grands médias, lesquels te qualifient de « populiste » et « démagogue » : bienvenue dans la lutte, il s’agit là de la réaction du capital, lorsque se profilent les politiques et les mesures au bénéfice des travailleurs, des salariés, de la grande majorité.
Reçois, cher Jean-Luc, au nom du gouvernement de la Révolution citoyenne, de tous les révolutionnaires de l’Équateur, et de moi même, le soutien à ton projet de société au service de ton pays. Ici comme en France a sonné l’heure de la Révolution citoyenne et de la marche vers un avenir fait de vie et de paix, fruits de la justice.
Nous saluons ta reconnaissance envers le travail quotidien que des millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens menons avec cohérence et volonté pour transformer radicalement et profondément les structures d’une réalité économique, sociale et politique qui nous avait plongés dans la pauvreté, la dépendance et le sous-développement.
Nous te souhaitons, compañero, le succès dans cette élection présidentielle. Compte sur notre solidarité militante.
Hasta la victoria Siempre,
Rafael Correa Delgado
PRÉSIDENT CONSTITUTIONNEL DE LA RÉPUBLIQUE
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