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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 08:14
Il est des traditions qui ont la vie dure. La solidarité fait partie de ces traditions ouvrières que les communistes entretiennent depuis toujours.

Des journées à la mer

Bien que les médias nous parlent chaque année du traditionnel bal des juilletistes et des aoûtiens sur les routes de France, ce sont plus d'un tiers des français qui ne partent pas en vacances, faute de moyens.

Depuis des années, certaines fédérations du parti communiste organisent à leur intention des journées à la mer. Des familles entières peuvent ainsi s'aérer, se faire des souvenirs de vacances, loin de leurs quartiers.

C'est ainsi que plus de 5 000 nordistes ont passé une journée fraternelle et familiale sur les plages de Malo les Bains ce mardi 18 août. Un repas et un orchestre ont animé la journée pour le plus grand plaisir de tous (voir photos).

Plus près de chez nous, ce sont les communistes de l'Oise qui organisent à leur tour une journée à la mer pour les habitants du département. Près de 1 600 personnes participeront à cette journée sur les plages de Berck samedi 22 août. Un véritable succès après les 1 200 inscrits de 2008 !

Fruits et légumes à prix rémunérateurs

Autre problème, autre action : l'alimentation.

Alors que de l'agriculture familiale connait des difficultés depuis des années pour vivre décemment de ses productions, les salariés éprouvent à l'inverse des difficultés pour acheter des produits frais.

La cause de  ce paradoxe : la politique de marge menée par la filière, grande distribution en tête.

Depuis des années, les communistes d'Ile de France, de la Drôme et d'autres départements se sont associés au syndicat agricole des exploitants familiaux, le MODEF, pour organiser des opérations de vente massive de fruits et légumes dans des zones urbaines du "nord" de la France, Ile de France en tête.

Cette action est avant tout politique et sert à démontrer qu'il est possible de faire vivre nos agriculteurs en leur achetant leurs productions à des prix justes et rémunérateurs tout en proposant aux familles ces produits à des prix raisonnables.

Mais cette action est aussi une action de solidarité. Solidarité avec le monde paysan, certes, mais aussi solidarité avec les habitants des quartiers populaires.

Après la Bastille à Paris en 2008, ce sont les quartiers populaires de banlieues qui auront droit au passage des agriculteurs du MODEF. Ivry sur Seine, au sud de Paris, ouvre le bal avec 20 tonnes de fruits et légumes (Des nectarines blanches et jaunes, des tomates, des prunes, des melons et des salades) dès ce matin !
Albi et Carmaux en Province auront aussi leur vente. Une dizaine d'autres communes de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne verront aussi s'organiser des ventes du même type.

L'Eure n'est pas concernée pour l'instant. Mais qui sait ce que nous réserve l'avenir ?

La Fête de l'Humanité

Autre grand moment de solidarité : la Fête de l'Humanité.

La Fête de l'Huma est la plus grande fête populaire de France, avec ses 600 000 visiteurs, ses centaines de stands, ses expos, son village du livre, ses stands étrangers et, bien sûr, ses dizaines de concerts.

L'Huma, c'est aussi une ambiance, une alchimie entre fraternité et fête où tout le monde se côtoie, où tout le monde se tutoie.

Tradition oblige, les communistes de l'Eure y seront, avec leurs stands : celui de la Fédération départementale, bien sûr, mais aussi ceux de Evreux, de Louviers-Pont de l'Arche, de la Risle-Charentonne et de Vernon.

C'est ça le communisme à la française ! La volonté de changer le monde, de le rendre plus humain, plus solidaire, mais tout ça avec le sourire et de la musique, si possible !
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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 13:30
Il y a des alliances qui ne trompent pas. L'accord passé entre l'UMP, le MPF de De Villiers et le CPNT de Nihous confirme la dérive conservatrice, traditionnaliste et sécuritaire du parti majoritaire au pouvoir. L'absence de réactions des rapatriés du centre et de la gauche démontre parallèlement la nature profonde de leur ralliement.

C'est donc fait ! Une grande alliance de la droite gouvernementale et de la droite conservatrice et traditionnaliste se présentera face aux électeurs pour les élections régionales de 2010.

Convaincue d'être en capacité de reprendre l'essentielle des Régions perdues en 2004, l'UMP s'est trouvée des alliés sur sa droite, continuant de pomper dans le réservoir des anciens lepénistes et autres nostalgiques de la messe en latin et de la France rurale et catholique.
Même si certains chez les chasseurs expriment des inquiétudes, cette alliance est la suite logique de leur rapprochement avec le MPF de De Villiers lors des élections européennes de cette année au sein du pôle "Libertas".
Pour l'UMP, ce n'est que l'évolution logique d'une stratégie de glissement de la droite française du centre vers l'extrême-droite.

Après avoir balayé définitivement tout vestige du gaullisme en tuant le RPR, les tenants de la nouvelle droite française ont tenté l'étouffement de toute alternative dans leur propre camp en annexant l'UDF dans leur nouveau parti, l'UMP. Les quelques éléments qui, à droite, ont refusé de rentrer dans le Parti Unique ont rejoint le MODEM au centre ou le MPF pour les plus droitiers (voir l'affiche assez "frontiste" du MPF !).

Depuis l'arrivée à sa tête de Nicolas Sarkozy, l'UMP a entrepris un coming-out libéral et autoritaire, comme à la "belle époque" de Reagan aux USA ou de Thatcher en Grande-Bretagne. La montée de cadres politiques issus de l'extrême-droite des années 70 au sein de l'appareil ou la création du ministère de l'identité nationale (ou "ministère de la honte", son surnom) marquent l'enterrement définitif de la génération d'après-guerre.

Il était donc normal que cette évolution continue. Le retour au bercail du traditionnaliste et anti-européen Philippe De Villiers en est un des nombreux aspects. L'escarcelle de Villiers comprend les "chasseurs" du mouvement CPNT, défenseurs d'une image vieillotte et traditionnelle de la France rurale.

Avec cette alliance, l'UMP fait de la tambouille électorale et considère que ses 29 % plus les 5 % du pôle Libertas aux européennes feront automatiquement 34 % au moment des élections régionales. Un calcul pas forcément évident.

Les partis satellites ne bronchent pas

On pourrait s'attendre à une levée de boucliers de la part des centristes du Nouveau Centre de notre Hervé Morin départemental ou de la part des transfuges de la gôche regroupés au sein de la "Gauche Moderne" de Bockel ? Et bien non !

Malgré quelques inquiétudes exprimées timidement par certains, la pilule est déjà avalée.

Cela montre l'importance que ces partis donnent aux "valeurs" qu'ils sont sensés représentés, une droite modérée, européenne, pour le NC et une gauche "ouverte" pour la GM !

L'ouverture au centre et à gauche tant vantée par Sarkozy en 2007 montre son vrai visage aujourd'hui : le transfert d'éléments carriéristes prêts à renier leurs propres amis pous une assiette de lentilles au service d'une opération de diversion des électeurs modérés.

Evolution à l'italienne ?

Ce micmac politique rappelle étrangement l'évolution politique de l'Italie des années 90.

Berlusconi, homme de médias (il contrôle nombre de journaux et chaînes de télévision), bling-bling s'il en est, a réussi à refonder la droite italienne au sein d'une alliance libérale et réactionnaire en y intégrant la droite nationaliste, Ligue du Nord (bien nauséuse et raciste : voir l'affiche !) et Alliance Nationale (ex post-fascistes du MSI). On y retrouve aussi des partis se revendiquant du centre (UDC) et même des renégats du parti socialiste italien (Nouveau Parti Socialiste Italien).

Cela ressemble beaucoup au schéma français : un président bling-bling qui fricote avec tous les grands groupes de médias (Bouyghes, Bolloré, Lagardère) et qui réunit autour de son parti de droite un ensemble de petits partis satellites allant d'une gauche molle (GM, NG) au centre (NC) et à une droite "dure" (MPF) !

Notons que la gauche sociale-démocrate italienne (héritière de l'ancien PC italien) s'est noyée toute seule dans un social-libéralisme qui a fait les mêmes dégâts au sein du parti socialiste français !

Alternative à gauche

Quelle riposte de la gauche en France ?

Alors que le PS n'en finit pas de s'éparpiller en querelles internes, certains socialistes prônent une grande alliance électorale autour du PS allant du PCF au MODEM via les Verts.

Sauf qu'une telle alliance se ferait sur de simples considérations électoralistes, sans principe. Là aussi, l'exemple italien à montrer que ce modèle ne pouvait qu'entraîner la ruine politique de la gauche !

Pour leur part, les communistes ont jeté les ponts d'une alliance à gauche sur la base d'un programme de changement : le Front de Gauche.
Lancé à l'occasion des européennes, cette alliance a regroupé le Parti Communiste, le Parti de Gauche (ex-PS), la Gauche Unitaire (ex-NPA) et les membres de Socialisme et République (ex-MRC) et obtenu 5 députés le 9 juin.

En pleine crise du capitalisme, face à une droite toujours plus libérale et liberticide, tournée vers les nantis et le rejet des étrangers, la gauche doit défendre ses valeurs d'humanité et de solidarité et prôner un changement de société en faveur des travailleurs. C'est à cela que s'emploient les communistes, jour après jour.


Les 11, 12 et 13 septembre aura lieu la Fête de l'Humanité.
500 000 à 600 000 visiteurs sont attendus, certains pour l'aspect festif et musical, beaucoup pour l'esprit de solidarité et de fraternité.
Les communistes eurois seront présents avec de nombreux stands. Ce sera l'occasion pour ceux qui le souhaitent de débattre de ce nécessaire changement de société qui tarde à se profiler.
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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 09:59

Communiqué du Parti Communiste Français

Le gouvernement s'apprête-t-il à augmenter massivement les impôts ?

Le gouvernement s'apprête-t-il à augmenter massivement les impôts sur les salariés, chômeurs et retraités à l'occasion du projet de loi de finances pour 2010, tout en continuant de privatiser et de s'acharner à rationner les dépenses pour les services publics ?

Déjà a été annoncée la création d'un nouvel impôt, la taxe carbone, qui frapperait aveuglément la dépense des familles pour financer de nouveaux allègements de cotisations sociales patronales.

De même se profile la perspective d'un accroissement des prélèvements sur le ménages pour compenser la suppression de la part « investissement matériel » de la taxe professionnelle, principal impôt local incitant les entreprises à ne pas gâcher leur capital.

Et voilà que, désormais, on parle de réduire fortement les « niches fiscales » constituées d'exonérations, d'abattements et de réductions d' impôts divers.

Certes, on y trouve des cadeaux coûteux accordés aux détenteurs de gros capitaux comme, par exemple, les « investissements »dans les DOM-TOM ou pour les travaux réalisés par des contribuables fortunés en vue de la rénovation d'immeubles classés en secteur sauvegardé ou, encore, pour les contribuables à l'impôt sur les fortunes qui « investissent » dans des PME. Mais il y a aussi des mesures comme l'abattement en faveur de personnes âgées ou invalides de condition modeste, les « demi-parts supplémentaires » accordées au invalides ou aux veufs ayant un enfant à charge, ou encore la prime pour l'emploi , sans parler des exonérations d'intérêts des livrets « A » de caisses d'épargne ou d'épargne logement ou de livret d'épargne populaire ou de CODEVI...

Le PCF s'oppose à un traitement uniforme de ces « dépenses fiscales ». Si des économies sont à rechercher en ce domaine elles devraient concerner le « bouclier fiscal » qu'il faut abroger, la défiscalisation massive de revenus financiers et immobiliers du capital qu'il faut mettre en cause, les réduction et abattements de l' impôt sur les fortunes, les multiples avantages accordées aux grands groupes (régime du bénéfice mondial et du bénéfice consolidé, traitement des amortissements...) et les exonérations de cotisations sociales patronales dont le coût annuel pour l'État est de prés de 30 milliards d'euros.

Le gouvernement a engagé de très couteux plans pour les banques et les grandes entreprises (prés de 460 milliards d'euros) sans du tout leur imposer de contreparties fermes et contrôlable en termes d'emploi, de formation, de masse salariale. Les plans de licenciements se multiplient, les bonus prolifèrent de même que les promesses de dividendes. Cela creuse les déficits et la dette publics. Pour tenter de boucher les trous, sous injonction de la BCE et de la Commission européenne, le gouvernement entend faire payer la note aux travailleurs.

C'est inacceptable, d'autant plus que ce serait la meilleur façon de prolonger la récession et de mettre la France dans l'incapacité de contribuer à une nouvelle croissance mondiale qui, pour être durable, doit être riche en emplois, en qualifications avec des investissements respectueux de l' environnement.

Marie George BUFFET
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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 09:46
Youpi ! Hourra ! Champagne et Caviar ! La crise est finie !...

Un chiffre surprise est sorti hier, celui de la croissance pour le second semestre 2009 en France ! Et cette croissance est positive : + 0,3 %.
Il n'en fallait pas plus à Christine Lagarde, au gouvernement et à leurs médias pour annoncer la fin de la crise. Que cette hausse soit due essentiellement à des effets temporaires comme la prime à la casse, une baisse des taux du crédit ou un rebond de la consommation ne rentre pas dans le raisonnement gouvernemental. L'important c'est de s'accrocher à la bouée miraculeuse qui vient de tomber.
Et si tous les spécialistes mettent des bémols sur cet enthousiasme, médias et gouvernement n'en font pas état. D'un point de vue économique, le marasme est toujours aussi important ailleurs en Europe (GB, Italie, Espagne,...) et aux Etats-Unis, signe que la crise mondiale est loin d'être finie. Que le principal moteur de la croissance en France reste la consommation des salariés, mieux protégés en France par les différents filets sociaux (Sécu, Chômage, retraite par répartition, RSA,...), n'est pas non plus expliqué. Que ce moteur s'essouffle avec la hausse du chômage et de la précarité n'est pas dit non plus.

La croissance en petite hausse temporaire ; le chômage en forte hausse permanente

Car côté emploi, les chiffres, eux, restent définitivement catastrophiques.

D’après les projections de l’Organisation internationale du travail (OIT), le nombre de privés d’emploi dans le monde devrait augmenter de 39 millions à 59 millions entre 2007 et fin 2009, ce qui porterait leur nombre entre 210 millions et 240 millions pour 3,3 milliards d’actifs recensés.
En France, selon l’INSEE, « l’emploi se replierait, au total, de plus de 590 000 postes en 2009, après une baisse de plus de 90 000 postes en 2008 ».

Autant dire que de nombreuses familles vont connaître de graves difficultés économiques. Avec elles, les comptes sociaux et...la consommation des ménages.

Ce qu'on ne nous dit pas dans les médias, c'est que la bourse, elle, connaît une croissance positive depuis le début de l'année de 9 % ! En clair, le porte-feuille moyen des 40 actions composant le CAC 40 a gagné 9 % de valeur depuis le début de l'année. C'est sûr qu'avec une inflation à 1 % et un livret A à 1,25 %, c'est déjà la fin de la crise pour les boursicoteurs !

En clair, pour 95 % des citoyens de ce pays, salariés, agriculteurs ou commerçants, la crise continue et entraîne pertes d'emplois et baisses des revenus.

Pour le gouvernement, comme à l'accoutumée dans ce genre de cas, c'est la démagogie qui règne et d'une hirondelle on fait le printemps (revoir :  La crise est finie ! )

Et pour quelques milliers de nantis, les affaires reprennent. Vive la droite !
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 12:07
La droite n'a donc peur de rien. Convaincue de l'incapacité des syndicats et du PS à s'opposer efficacement à sa politique ultralibérale, elle continue réforme après réforme de niveler par le bas le niveau de vie des français, au seul bénéfice des plus riches.

Après une réforme du travail du dimanche qui ne profitera qu'aux actionnaires des grandes enseignes, après l'annonce d'une nouvelle taxe en défaveur des classes populaires (la soit disant "taxe carbone"), voilà que le gouvernement parle d'une réforme des niches fiscales.
Si l'idée peut être effectivement intéressante, tout repose une nouvelle fois sur la réforme envisagée.

Avec 486 "niches fiscales" recensées, ce sont près de 78 milliards d'euros qui ont échappé ainsi au fisc en 2008 en toute légalité. Grace à ce système, ceux qui possèdent un énorme patrimoine peuvent fortement diminuer leur impôt sur le revenu en plaçant judicieusement leurs revenus : investissement dans les DOM-TOM ou les PME, investissement dans la pierre ou dans l'art, .... les solutions ne manquent pas et peuvent être combinées !
Si vous rajoutez à cela le bouclier fiscal (15 milliards d'euros par an, on le rappelle !), les foyers fiscaux les plus riches paient moins d'impôts en proportion que la plupart des salariés ! Certains même ne présentent qu'un revenu fiscal de moins de 4 000 € ! (Relire : Salariés : travaillez plus ! L'Etat doit rembourser les riches ! )

Alors oui ! Il faut une réforme fiscal !

Mais, parmi les rabotages aux niches fiscales annoncées, le gouvernement parle déjà de s'attaquer aux aides pour l'emploi d'une garde d'enfant ou pour l'emploi d'une aide à domicile pour un parent âgé. Sauf que ces aides sont nécessaires en absence de crèches ou de centres d'accueil pour personnes âgées en nombre suffisant et qu'elle constitue aussi un important vivier d'emploi pour de nombreuses personnes. S'attaquer à ces secteurs s'est mettre de nombreuses familles de classes moyennes dans des difficultés sans fin : comment faire garder son enfant ? Que faire d'un parent âgé lourdement handicapé ?...

On le voit, la réforme annoncée des "niches fiscales", sous un discours démagogique sur l'égalité entre citoyen, cache à nouveau une réforme qui s'attaquera financièrement aux foyers des classes moyennes.

Si le gouvernement veut réellement rééquilibrer les avantages fiscaux dans ce pays, il y a une solution très simple : annuler le bouclier fiscal qu'il a lui-même mis en place il y a deux ans !

Cela ramènerait 15 milliards d'euros dans les caisses de l'Etat. C'est pas mal non ?
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 11:59
Agriculture. La France dispose de solides arguments pour refuser l’amende que la Commission européenne veut faire payer aux producteurs de fruits et légumes. Il suffit juste d’un peu de courage politique. Analyse.

Par Gérard Le Puill [1]

 

L’empressement mis par Bruno Le Maire pour promettre à la Commission européenne de faire payer aux paysans français tout ou partie des 500 millions d’euros qu’elle réclame est stupéfiant. En premier lieu, le ministre veut faire payer par les paysans des décisions gouvernementales étalées sur dix ans. En second lieu, il s’abstient de regarder de plus près les distorsions de concurrence permanentes engendrées par le mammouth enrobé de mauvaise graisse bureaucratique qu’est devenue la Commission. Car, s’il souhaite défendre les maraîchers et les arboriculteurs français, le ministre de l’Agriculture dispose d’une bonne batterie d’arguments. Quand les premiers versements aujourd’hui contestés ont commencé en 1992, les producteurs français de fruits et légumes étaient confrontés à la concurrence de deux pays (l’Espagne et l’Italie) qui venaient de dévaluer leur monnaie pour être plus performants à l’exportation.

 

Quand d’autres aides ponctuelles ont été versées plus tard à des coopératives de stockage ou pour financer des politiques de retraits de produits du marché, ce fut toujours dans des circonstances de crise aiguë et d’effondrement des cours. Ces aides ponctuelles ont servi à limiter le nombre des dépôts de bilan. Elles n’ont enrichi aucun paysan car tous perdaient de l’argent.

 

Quand des étés difficiles se sont succédé en France pour écouler la production fruitière et légumière nationale, ils résultaient presque toujours de politiques d’importations préventives pilotées par la grande distribution et ses centrales d’achat afin de créer dans l’Hexagone une offre artificiellement surabondante dans le seul but de faire baisser les cours à la production et d’augmenter les marges des distributeurs. À tel point qu’il a fallu, une année, recourir à un triple affichage des prix (producteurs, expéditeurs, distributeurs) dans les magasins pour pointer la lourde responsabilité des grandes surfaces dans le pillage du travail des paysans.

 

Mais la politique agricole européenne produit aussi des distorsions de concurrence. Durant de longues années, l’Espagne a bénéficié d’énormes sommes sous forme de fonds structurels européens dont beaucoup ont été utilisés en zones légumières et fruitières pour construire des serres, subventionner des systèmes d’irrigation et des outils logistiques performants de gestion et de transport. Leur cumul s’est traduit par d’importants gains de compétitivité en faveur des serres et des vergers espagnols. Ils sont depuis lors assimilables à des distorsions de concurrence en faveur de ce pays.

 

Depuis que la directive Bolkestein a été amendée et votée par une majorité de députés européens - dont ceux de la droite française et d’une majorité de sociaux-démocrates européens -, plusieurs pays membres de l’Union - dont l’Allemagne - améliorent leur compétitivité en fruits et légumes, en élevage porcin et dans l’industrie agroalimentaire en faisant travailler des salariés immigrés d’Europe centrale avec des contrats précaires aux conditions de rémunération du pays d’origine.

 

Pour peu qu’il en ait la volonté politique, le gouvernement français a donc les moyens de défendre ses agriculteurs face aux diktats de la Commission européenne et à l’incompétence notoire de sa commissaire en charge de l’Agriculture.

 

Depuis que Mariann Fischer Boel est commissaire à l’Agriculture, la main invisible des lobbies de l’agrobusiness transparaît plus que jamais à la lecture des directives et projets de réformes adoptés par la Commission et soumis au Parlement. Ce fut notamment le cas pour la réforme de l’Organisation commune du marché du vin adoptée en 2007. La même année, Pernod-Ricard, gros producteur de vins australiens, a, selon un article du Monde paru durant l’été 2008, dépensé 460 000 euros pour faire du lobbying auprès de la Commission. Cherchez le motif !

 

En 2009, le projet visant à faire du faux rosé et finalement retiré le 8 juin avait été proposé par le Comité européen des entreprises du vin (encore un lobby). La commissaire danoise l’a défendu bec et ongles avant de s’incliner faute de majorité.

 

Bruno Le Maire devrait méditer sur tous ces précédents !

 

Gérard Le Puill, dans "L'Humanité" du 10 août 2009

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 10:08
Lors des différentes batailles menées par les communistes contre les traités européens (Maastricht, Traité Constitutionnel Européen, Traité de Lisbonne), l'un des aspects que nous soulevions était la perte de souveraineté des peuples qu'entraînaient ces traités.

La réalité nous a donné raison.

Avec l'Europe, le peuple français a perdu la faculté de produire sa propre monnaie (Le Franc), de décider de sa politique financière ("Indépendance" de la Banque Centrale Européenne), de ses politiques douanières et multilatérales (Libre circulation des marchandises et des capitaux).

Le comble est atteint avec la préhéminence de la législation européenne sur la législation française. Or, les lois votées au Parlement doivent être proposées par ou proposées avec l'accord des commissaires européens. Ce système législatif est loin d'être démocratique puisque les commissaires européens sont nommés par les gouvernements, sans consultation aucune des électeurs.
Imaginez qu'en France, le Président de la République soit nommé sans vote aucun par une commission de "personnalités compétentes" autodésignées. Cela ne vous ferait pas tiquer ?

Sur le fonds, l'introduction de dogmes libéraux dans la constitution européenne sclérose le système politique et économique européen. L'objectif est d'empêcher constitutionnellement toute alternative politique aux choix ultralibéraux qui président à la construction européenne depuis sa création ! Et comme les choix européens priment sur les choix nationaux...

Après la destruction des Etats européens, la destruction des peuples.

Avec la ratification du Traité de Lisbonne, les tenants du capitalisme débridé ont voulu faire un pas de plus dans la perte de souveraineté des Etats. Après le rejet du TCE par les peuples français et hollandais, ce sont les irlandais qui ont refusé sa version bis, le Traité de Lisbonne.

Qu'à cela ne tienne ! Les irlandais revoteront ! Jusqu'à ce qu'ils disent oui.

Et les français et les hollandais ? On ne leur a pas demandé leur avis cette fois-ci ! Nos politiques (UMP, MODEM, Nouveau Centre, Verts) n'allaient pas prendre de risque ! ...

La prochaine étape de cette "intégration européenne" forcée, c'est la disparition de tout ce qui fait l'identité des nations, des peuples.

Deux éléments majeurs caractérisent une nation : son organisation politique et sa langue.

Sur ces deux plans, l'effacement du peuple français est en route.

D'un point de vue politique, après l'effacement des frontières et la construction d'une entité supranationale (l'Europe), l'objectif est la destruction des éléments de contrôle du peuple sur ses élus et sur son territoire.

En ce sens, les objectifs de la Commission Balladur sont clairs. La supression des communes et des départements constituent l'effacement de plus de deux cents ans d'Histoire de france. Ces acquis de la Révolution permettent aux électeurs d'avoir une influence au plus près de leurs préoccupations sur la gestion collective.
La création des communautés de communes et des régions a permis de créer des échelons supérieurs moins accessibles et dont personne ne connait les élus et les responsables. Avant effacement des échelons démocratiques inférieurs.

Avez-vous remarqué le hasard entre le changement de numérotation des plaques minéralogiques et la sortie du rapport Balladur ? Pensez-vous que la plaque minéralogique ne fasse plus apparaître le département est le fait du hasard ?
En Espagne, cette réforme des plaques auto est entrée en vigueur il y a trois ans avec les mêmes critiques qu'en France. Signe que l'effacement de l'identité territoriale est une inquiétude populaire partagée ailleurs en Europe.

D'un point de vue linguisitique, plusieurs éléments tendent à montrer une marginalisation de la langue française Y COMPRIS EN FRANCE.

Tout d'abord, partout en France se multiplient les changements de noms de sociétés (françaises) en faveur de noms anglosaxons : Renault Véhicules Industriels est devenu Renault Trucks, Champion est devenu Carrefour Market,...
Les marques de produits, les slogans publicitaires, les nouvelles technologies... de plus en plus de secteurs sont gagnés par une anglicisation avancée. Pourtant des lois existent qui devaient empêcher cela. Pourquoi ne sont-elles pas appliquer ?

Peut-être parce que le gouvernement est responsable de ces choix ?

Au niveau européen, alors que la constitution européenne oblige la publication des lois en anglais et en français, aujourd'hui, seule une petite partie des lois est publiée en français.
Sous la pression anglosaxonne, le gouvernement français a cédé sur les règles de publication des brevets technologiques qui sont désormais publiés uniquement en anglais. Ils étaient encore publiables en français il y a quelques années.

Plus fort, des entreprises internationales recrutent désormais en France des cadres ayant l'anglais comme "langue maternelle" sur des postes où on ne parle plus qu'anglais ! Un français ne peut plus postuler à un tel poste : une ségrégation parfaitement illégale !
Il y a un peu plus d'un an, des salariés d'EADS (Eurocopter) et de General Electric Medical Systems ont dû batailler devant les tribunaux pour que des documents internes soient publiés en français !...

Et ne parlons par de la culture française qui perd de son aura au niveau international ! Le sabotage du ministère de la Culture et des supports publiques que sont Radio France et France Télévision témoignent du désengagement de l'Etat de ce secteur clé.

Casser les réglementations sociales, casser les cadres démocratiques, marginaliser pour mieux exploiter.

Ce qui peut paraître décousu ne l'est pas.

En brisant les éléments qui homogénéisent une population, on peut plus facilement la contrôler et l'exploiter. Le coup du plombier polonais a été instructif sur ce point.

Aujourd'hui, les gouvernants économiques tentent par tous les moyens de reprendre les acquis démocratiques et économiques que l'histoire contemporaine les à obliger à céder aux peuples.

Briser les cadres nationaux empêche toute riposte coordonnée des travailleurs face aux remises en cause de leurs droits sociaux et même de leurs rémunérations. On voit bien la difficulté des syndicats aujourd'hui à coordonner leurs actionsau plan européen lorsque des multinationales ferment des entreprises. Mieux ! Ces entreprises se servent des écarts de vie entre pays pour briser ces acquis sociaux en menaçant de fermer une ou l'autre des usines si les salariés ne consentent pas à des efforts. Sans parler de la technique des délocalisations.

Briser les cadres nationaux passe par la supression des systèmes réglementaires nationaux (supranationalité), par la suppression des structures politiques nationales qui offriraient des cadres d'expression aux populations (comme les communes ou les conseils généraux) et par la marginalisation culturelle de la majorité (marginalisation des langues nationales au profit de la langue économique dominante).

Au final, l'objectif est un grand marché libre, sans barrières réglementaires et sans impôts permettant à la minorité de nantis de perpétuer sa domination sur l'économie européenne et ses richesses. Sans contrôle sur les décisions économiques et sans possibilité d'accéder aux grandes responsabilités économiques, le travailleur local qui ne parle que sa langue natale (qu'il soit français ou immigré) serait, quelque soit sa qualification, une main d'oeuvre malléable.

Comme quoi, défendre l'accès et la diffusion de la Culture et défendre la démocratie locale sont aussi des actes de résistance à l'ultralibéralisme !
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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 09:33
Le nombre de chômeurs a augmenté de 9 200 en juin . Il enregistre cependant une baisse de 0,7% dans la catégorie A.

Pas de quoi remonter le moral des Français, pendant la période estivale. En juin, 9 200 personnes ont rejoint la liste des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi. Néanmoins, pour la première fois depuis un an, le nombre de personnes inscrites en catégorie A (qui regroupe les personnes à la recherche d’un emploi, quel que soit le contrat de travail, et n’ayant pas travaillé dans le mois) diminue légèrement. Forte de cette statistique trompeuse, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, qui, quelques semaines auparavant, nous annonçait un été meurtrier sur le plan social, s’est empressée de se réjouir : « Cette évolution favorable a tiré profit des mesures prises par les pouvoirs publics depuis plusieurs mois. » Or, si l’on compte ceux exerçant une activité réduite, il y a en France, au total, 3,8 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, soit une hausse de 0,2 % par rapport au mois de mai. Pour cause, selon Bercy, seuls les secteurs éducatif, sanitaire et social ont continué à embaucher. Ces chiffres traduisent aussi une augmentation du nombre de personnes travaillant à temps très partiel. Et sur les six premiers mois de l’année, les inscrits ont augmenté de près de 400 000 en catégories A, B, C.

 

À en croire les statisticiens, la courbe ne semble pas s’inverser. Puisque 639 000 chômeurs supplémentaires sont attendus en 2009, à condition que le recul du PIB se limite à 3 %. Quant au taux de chômage, il devrait continuer à fortement progresser pour avoisiner les 10 % en fin d’année, prévoient l’INSEE, la Commission européenne ou encore l’OCDE. Sans aucun moyen supplémentaire pour faire face à l’afflux massif de chômeurs, les salariés de Pôle emploi se retrouvent à traiter une moyenne de 150 dossiers par employé.

 

Pour le gouvernement, qui a longtemps sous-estimé l’impact de la crise, la réponse semble désormais aller de soi : il suffit d’externaliser le service public de l’emploi. Selon le secrétaire d’État à l’Emploi, Laurent Wauquiez, « recruter, former et mettre à niveau » du personnel pour le Pôle emploi prendrait trop de temps. Hier, dans les colonnes du Parisien, le secrétaire d’État annonçait que 250 000 chômeurs, au lieu des 160 000 initialement prévus, seront confiés tous les ans à des cabinets privés. L’appel d’offres avait été lancé en mars 2009 et les noms des cabinets retenus, notamment des poids lourds de l’intérim, seront dévoilés cette semaine. Pour le gouvernement, il s’agit globalement de privatiser le traitement des catégories de chômeurs qui coûtent le plus au régime d’assurance chômage. Seront concernées « les personnes licenciées économiques et les plus éloignées de l’emploi », note le secrétaire d’État.

De son côté, le directeur de Pôle emploi, Christian Charpy, va plus loin : « Tout ce qu’on peut sous-traiter, on va le faire. » Ainsi, « 100 % des accompagnements de demandeurs d’emploi en difficulté se feront à l’extérieur ». Une aubaine pour ces opérateurs qui toucheraient la « modique » somme de 3 500 euros par dossier traité. Pourtant, les premières évaluations d’une étude supervisée par l’École d’économie de Paris-PSE, à la demande de la Cour des comptes, démontre que la plus-value du service public, quand il y met les moyens, est « nettement supérieure » à celle des opérateurs privés. Au total, cette mesure coûtera la bagatelle de 100 millions d’euros pour l’année 2009, et le double pour l’année 2010…

 

Clotilde Mathieu, "L'Humanité" du 31 juillet 2009

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 09:30
C'est l'été. Un peu de détente avec ce classement des dix "meilleures" apparitions de Sarkozy à la télé par 20 minutes !

Vraiment la classe cet homme ! C'est autre chose que Mittérand "le sphinx" ou Chirac ! On en arriverait presque à regretter ces deux là !


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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 12:38
Le Conseil des ministres examine aujourd’hui le projet de loi transformant l’entreprise publique en société anonyme. Quatre syndicats annoncent une journée de grève pour septembre.

Top départ, aujourd’hui, pour le changement de statut de la Poste. C’est ce matin que le Conseil des ministres examine le projet de loi « relatif à l’entreprise publique La Poste et aux activités postales », qui sera déposé au Parlement à la rentrée pour être discuté à l’automne. Un texte qui malgré sa brièveté - onze pages - engage un tournant dans l’histoire de la Poste, tant pour ses personnels que pour ses usagers. Un texte à double détente, puisque d’une part il prévoit la transformation de la Poste, exploitant public, en société anonyme au 1er janvier 2010, et d’autre part, organise la transposition en droit français de la directive européenne postale de février 2008, qui libéralise totalement le marché du courrier au 1er janvier 2011. Le gouvernement essayant de faire croire que l’ouverture à la concurrence rend obligatoire le changement de statut de la Poste, pour lui permettre de se battre à armes égales avec les opérateurs privés qui vont arriver sur le marché.

 

Un faux rempart contre la privatisation

 

Depuis l’annonce du changement de statut il y a un an, la ligne du gouvernement est restée constante : rassurer personnels et usagers, tenter de les persuader que l’avenir de la Poste n’est pas celui de sa « cousine » France Télécom, avec les dégâts bien connus sur les conditions de travail, le service rendu, les prix. Tenter de convaincre, donc, qu’il ne s’agit en aucun cas d’une privatisation. « À aucun moment nous ne laisserons place à l’intérieur du capital à quelque acteur privé que ce soit », martelait ainsi le ministre de l’Industrie Luc Chatel, le 16 juin dernier lors de la présentation du projet de loi. Pour le ministre - depuis remplacé par Christian Estrosi -, le texte interdit toute privatisation puisqu’il stipule que le capital de la société anonyme La Poste « est détenu par l’Etat ou d’autres personnes morale appartenant au secteur public », sauf la partie détenue par le personnel (actionnariat salarié). Le hic, c’est que l’expression « secteur public » désigne les entreprises ayant plus de 51% de leur capital détenu par l’Etat, autrement dit jusqu’à 49% de capitaux privés. Le plan du gouvernement est de faire entrer dans un premier temps la Caisse des dépôts, organisme 100% public, au capital de la Poste aux côtés de l’Etat, pour un apport total supplémentaire de 2,7 milliards d’euros à l’entreprise. Mais par la suite, sous prétexte de besoins de financement de la Poste face à la concurrence, de nouvelles augmentations de capital ou la cession des parts de la Caisse des dépôts pourront à tout moment amener l’intervention de sociétés aux capitaux en partie privés. Sans compter qu’il suffira d’une nouvelle loi pour modifier à la baisse le caractère « public » du capital de La Poste. C’est l’histoire de France Télécom.

Une menace sur le service public

Toujours pour rassurer, le texte rappelle pour la forme que La Poste SA continuera de remplir ses quatre missions de service public (aménagement du territoire, transport et distribution de la presse, accessibilité bancaire et service universel postal), mais sans en préciser les modalités. Il stipule qu’après l’ouverture totale à la concurrence, c’est La Poste qui restera pendant quinze ans prestataire du service universel postal, que le Code des postes définit très modestement comme la levée et la distribution du courrier tous les jours ouvrables, pour tous les usagers, à un prix « abordable ». La Poste finance actuellement cette mission grâce à son reste de monopole sur les plis de moins de 50 grammes. Comme le 1er janvier 2011 marquera la fin de tout monopole, le financement du service universel sera assuré par un « fonds de compensation » auquel contribueront les opérateurs privés, « au prorata de leur chiffre d’affaires réalisé » sur les envois de moins de 2 kg, sans que la hauteur de cette participation ne soit précisée. Enfin, le gouvernement répète à l’envi que le statut des 151 000 postiers fonctionnaires sera « préservé ». Mais, selon le projet de loi, ils seront « rattachés à la société La Poste et placés sous l’autorité de son président qui dispose des pouvoirs de nomination et de gestion à leur égard ». Ce qui les sort clairement du giron et des règles de la fonction publique, tout comme l’ont été, après 1997, les agents de France Télécom, qui ont perdu la plupart de leurs garanties, sauf la sécurité de l’emploi.

Pour les syndicats, il s’agit bel et bien du lancement de la privatisation. Sur fond de multiplication des conflits locaux liés aux réorganisations et aux suppressions d’emplois, tant chez les facteurs que dans les centres de tri et les bureaux de poste, la CGT, SUD, FO et la CFTC annoncent déjà une journée d’action nationale « de grève et de manifestations » pour septembre. En parallèle, le Comité national contre la privatisation de La Poste, qui réunit ces syndicats plus 80 associations et partis de gauche, organisera le 3 octobre une consultation nationale pour permettre aux usagers de dire « non » au changement de statut.

 

Fanny Doumayrou, "L'Humanité" du jeudi 30 juillet 2009

 


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