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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 08:22

Le chef a parlé. Plus de discussion possible. Le forfait hospitalier augmentera bien et les indemnités de la Sécu pour accident du travail seront taxées. Par contre, pas touche au bouclier fiscal et aux bénéfices des banques et entreprises qui licencient !

La dialectique sarkozyste a encore frappé. Sauf que son discours a de plus en plus de mal à être crédible tant les ficelles employées sont usées. A force de rhétorique (1), il tente de convaincre qu'il applique la plus juste (ou la seule) des solutions. Sauf que, au final, ce sont toujours les victimes qui paient : victimes de la crise, victimes du travail, victimes de la maladie,...

Hier soir, dans une de ses petites apparitions télévisuelles qu'il affectionne, l'omniprésident Tsarkozy nous a encore asséné ses vérités, pour la plupart fausses ou tronquées, sans contradiction aucune des journalistes.

Comme a son habitude, Sarkozy a lancé un leurre pour amuser la galerie : sa déclaration sur le procès Clearstream et "les coupables" qui sont au tribunal n'a d'autre but que de monopoliser les grands titres de la presse et des JT.

Hospitalisation, accidents du travail : deux nouvelles mesures socialement injustes

Car derrière le rideau de fumée, les vraies annonces sont encore des mesures antisociales qui visent à accroître la pression financière sur les salariés et à dégrader la qualité de notre contrat social.

Annoncées depuis des semaines, ces mesures ont eu le temps de tourner dans les esprits. En arrivant ainsi en deuxième rideau, Sarkozy tente de ménager son image. Il est fort probable que, sur l'augmentation du forfait hospitalier, il tranchera pour une hausse la plus "faible" possible, dans la partie basse de la fourchette annoncée (+ 16 € à + 20 €) histoire de passer pour magnanime. (Merci monseigneur ! Seulement 16 coups de fouets ? Vous êtes trop bon !....)

Deuxième scandale après la hausse du forfait hospitalier, la fiscalisation des indemnités journalières pour accident du travail. Ces indemnités ne représentent que 60 à 80 % du salaire de la victime et le gouvernement veut, en plus, les soumettre à l'impôt ?
N'oublions pas que s'il y a des victimes d'accident du travail, c'est souvent parce que les règles de sécurité ne sont pas respectées dans les entreprises ! Les victimes, ces derniers mois, d'explosion sur plusieurs sites Total en France, non seulement sont blessées dans leur chair et perdent sur leur salaire mais, en plus, elles devraient payer des impôts sur ces indemnités ? Et Total s'en tire s'en aucune égratignure ? Où est la justice sociale ?

Si une victime d'accident du travail a besoin d'être hospitalisée, c'est la double-double peine : non seulement elle est blessée (première peine) et les indemnités pour accident du travail lui font perdre de l'argent (deuxième peine) mais, en plus, elle devra payer plus chère son hospitalisation (troisième peine) et elle devra payer des impôts sur ces indemnités (quatrième peine) !

Faudra t-il un jour dédommager son employeur pour absence injustifiée en cas d'accident du travail ?

Bouclier fiscal, nationalisation des dettes des banques : l'argent publique finance les riches !

Car, pendant que Nicolas 1er nous explique d'un ton agressif que les salariés et les pauvres sont des parasites, ses amis de Neuilly et d'ailleurs sont bichonnés comme jamais.

Les comptes de la Sécu seraient dans le rouge (c'est-à-voir : Rappel : le trou de la Sécu n'existe pas !  ) ? Les caisses de l'Etat sont vides ? Le chômage monte ?

La droite, sans parler d'austérité, nous oblige à nous serrer la ceinture.

Et, pendant ce temps là, la Bourse monte, monte, monte ! + 19 % depuis le 1er janvier !! Pour le seul profit des actionnaires et des traders.
Et, pendant ce temps là, les dividendes recommencent à tomber dans les banques et les grandes entreprises, des plans sociaux affectent même des entreprises qui font des bénéfices ! Les capitalistes se gavent et délocalisent pour accroître encore plus leurs bénéfices.
Et pendant ce temps là, grâce au bouclier fiscal lancé en 2007, les quelques milliers de foyers français les plus aisés continuent de bénéficier de 14 milliards d'euros annuels d'allègements fiscaux !

Alors, non ! La crise économique n'existe pas ! Il s'agit bien d'une crise du modèle économique lui-même. Le capitalisme ne tourne plus pour le bien de la société (L'a t-il fait un jour d'ailleurs ?) ; au bout de son développement, il cherche à capter les derniers secteurs qui lui échappent (Santé, Poste, Ecole) et à presser un peu plus les maigres ressources des exploités pour assurer une croissance de ses revenus.

Arrêtons cette folie qui va mener notre génération et les suivantes à la misère, qui entraine toute l'Humanité dans un chaos écologique dangereux !

Les salariés, les agriculteurs, les commerçants et artisans sont victimes de cette politique économique qui tourne autour des seuls intérêts des gros actionnaires et spéculateurs !

Notre intérêt est de défendre un changement complet de politique, avec un pôle publique bancaire, des politiques fortes autour du développement durable et de la relance des services publiques.

Deux rendez-vous sont fixés, il s'agit d'assurer leur réussite.

Samedi 3 octobre, barrons la route au projet de privatisation de La Poste en participant au référendum populaire partout en France !

Mercredi 7 octobre, sortons à nouveau dans les rues et exigeons l'arrêt immédiat des politiques de dérégulation sociale et le contrôle des secteurs économiques qui ont reçu des milliards d'euros d'argent publique !



(1) = Nicolas Sarkozy emploie souvent la question rhétorique (Une question rhétorique (ou question oratoire) est une figure de style qui consiste à poser une question n'attendant pas de réponse, cette dernière étant généralement évidente) ; exemple littéraire célèbre : « Quoi ? tu veux qu’on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu’on renonce au monde pour lui, et qu’on n’ait d’yeux pour personne ? » (Molière, Dom Juan). Sous forme de questions, Nicolas Sarkozy avance des affirmations tournées de manière à ne pas pouvoir être contredites ("Vous voulez que je laisse des gens se faire agresser dans leurs quartiers sans réagir ?"), même si le problème n'est pas là. C'est de la Com' !


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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 08:46

Comme annoncé, le principal campement de clandestins de la ville du Pas-de-Calais a été démantelé. Résultat : 276 arrestations, dont une moitié de mineurs.
Le récit, heure par heure, de notre envoyée spéciale.


2 h 35
. Il fait nuit noire dans la jungle de Calais. Un grand feu de bois réchauffe les bénévoles venus apporter leur soutien aux migrants alors que le démantèlement du campement est annoncé pour l’aube. Autour du feu, une dizaine d’Afghans, décidés à ne pas dormir, offrent le thé. Pourquoi restent-ils alors que les forces de l’ordre doivent débarquer dans quelques heures ? Safioula, seize ans, explique qu’il reste pour le passeport. Une rumeur a en effet circulé ces derniers jours, promettant des papiers à ceux qui resteraient dans la jungle. « _ Mais c’est faux ! » s’irrite Sylvie Copyans, de l’association Salam.


4 h 20
. Une cinquantaine de personnes se réchauffent autour du feu. Parmi eux, quatre jeunes filles d’une vingtaine d’années, bénévoles de Salam à Dunkerque. « Nous avons trois petites jungles là-bas, explique Jessica. Tous les deux mois, la police détruit tout au bulldozer, les migrants ne peuvent même pas récupérer leurs affaires. Ils sont arrêtés et relâchés douze heures après. » Le doute s’insinue parmi les journalistes, de plus en plus nombreux. « Et si ce n’était pas pour aujourd’hui ? » s’inquiète l’un d’eux.


5 h 38
. Un surréaliste appel du muezzin résonne dans le noir. Ruée de caméras vers la mosquée, une cabane de fortune à l’intérieur de laquelle tapis et bougies ont été posés. Le migrant qui appelle à la première prière de la journée est filmé par une vingtaine de caméras. 6 heures. Hurlant dans un mégaphone, un Afghan fait le tour de la jungle. « Je leur explique que la police va venir et qu’il faut se réveiller. La jungle est finie. » Les migrants, tout juste réveillés, se pressent près du feu, l’air hagard, emmitouflés dans des couvertures. Le jour se lève.


6 h 57
. Alors que la jungle est encerclée par les forces de l’ordre, plusieurs centaines de migrants se serrent, en silence, derrière une banderole sur laquelle on peut lire : « The jungle is our house » (la jungle est notre maison). Les mines sont graves, les regards inquiets. Beaucoup sont incroyablement jeunes.


7 h 35
. Il fait totalement jour quand policiers, gendarmes et CRS pénètrent en nombre à l’intérieur du camp, entourés par une nuée de caméras. Rapidement, ils encerclent le groupe de migrants, auxquels se sont joints plusieurs dizaines de militants « No border » qui hurlent : « No nation, stop déportation ! » Des mouvements secouent violemment le groupe. Un migrant s’évanouit. Des cris fusent. La confusion est totale. Par petits groupes, les Afghans sont écartés de la foule par les policiers. Les plus jeunes pleurent. L’un d’entre eux, inconsolable, sanglote violemment dans les bras de Sylvie Copyans, elle aussi en pleurs : « Vous êtes fiers de vous ? crie-t-elle à l’intention des policiers. Ce sont des gamins ! » Plusieurs bénévoles sont en larmes.


8 heures
. « 68, 69… » Derrière la mosquée, un policier compte les Afghans. Au total, 278 migrants, dont 132 mineurs, ont été interpellés. Deux hélicoptères survolent en permanence le campement. Les mineurs sont séparés des adultes. « Groupe 6, vous faites une colonne ! » hurle un CRS. Une file de migrants se met en marche. Direction les parkings, de l’autre côté du sous-bois. Des dizaines de bus les attendent pour emmener les adultes en centres de rétention et les mineurs en foyers.


8 h 40.
Les journalistes sont évacués vers les sorties. La zone est bouclée par les forces de l’ordre. En tout, 500 policiers, gendarmes et CRS auront été mobilisés. Sylvie Copyans dénonce une opération « complètement disproportionnée » : « Y avait plein de gamins à l’intérieur, les traiter comme ça, c’est infâme ! Tout ça pour un coup médiatique… »


11 heures
. Lors d’une conférence de presse organisée à la sous-préfecture de Calais, Éric Besson se félicite du bon déroulement d’une opération qui « ne vise pas les migrants eux-mêmes mais les logistiques des passeurs ». Toutefois, le ministre de l’Immigration ne cache pas que la question du retour forcé vers l’Afghanistan est à l’étude : « Pour ceux qui continuent de refuser ces propositions, nous envisageons une procédure de retour contraint dans le pays d’origine. » Et d’ajouter : « D’autres pays européens le font déjà et ce sont de grandes démocraties. » Une concertation serait en cours avec les ministères de la Défense et des Affaires étrangères.


13 heures
. Le bruit des tronçonneuses résonne dans la jungle. Trois jours seront nécessaires pour vider entièrement le terrain, selon la société Carpentier recrutée pour l’occasion. « On doit tout mettre à nu, explique David Sagnard, salarié de cette entreprise calaisienne. Nous avons trois bulldozers, trois pelles hydrauliques et une quinzaine de camions pour tout envoyer à la déchetterie. » Il ne doit rester que du sable. Prix estimé : entre 30 000 et 40 000 euros. Lors de sa conférence de presse, Éric Besson avait estimé que le coût de l’opération serait « limité » : « Le salaire des policiers mobilisés sera versé, de toute façon. Je ne connais pas précisément (le coût total), mais il ne paraît pas très important. »


13 h 25
. Arrivée d’Éric Besson dans la jungle. Une cinquantaine de journalistes l’entourent. Une pelle mécanique abat les cabanes, qui tombent comme des châteaux de cartes. De la mosquée, il ne reste que les fondations. Le ministre se félicite qu’elle ait fait l’objet d’un traitement particulier : la cabane a été détruite à mains nues et pas à coups de bulldozer. En revanche, le mausolée que les migrants avaient érigé en hommage à l’un des leurs assassiné l’an dernier devrait tomber sous les coups de pelleteuse. Personne n’ira pleurer sur la fin de ce campement sordide, mais la violence de la destruction est stupéfiante. Quelques heures auparavant, ces morceaux de tôle étaient le seul refuge de centaines de personnes. Dans l’après-midi, les réactions pleuvaient dénonçant une « opération médiatico-policière » (PCF), « honteuse pour (notre) pays » (Noël Mamère, les Verts) et un « acte totalement inhumain qui ne réglera pas le problème » (Martine Aubry, PS).


Marie Barbier, "L'Humanité" du 22 septembre 2009


En complément, la superbe lettre de Jacky Hénin, député européen et également conseiller municipal (d'opposition) à Calais :

http://jackyhenin.fr/index.php/interventions/206-demantelement-de-la-jungle--et-maintenant-
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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 10:51
J'étais ce matin avec d'autres militants communistes parmi les postiers eurois rassemblés à Evreux. Ce rassemblement marquait la journée nationale de mobilisation des postiers appelée par les syndicats pour protester contre la transformation de La Poste en société anonyme (de statut privé).

Le gouvernement, évidemment, joue la vierge effarouchée et crie, sur tous les tons, qu'il n'est absolument pas question de privatiser La Poste ! Pensez-bien !...

Sauf que on nous a fait le même coup pour GDF et pour France Télécom. Dans le capital de GDF, l'Etat ne détient plus que 35 % et pour France Télécom, la part de l'Etat n'est plus que de 27 %. Ne parlons pas de Air France (merci Gayssot !) ou d'EDF !

Cette transformation du statut de La Poste constitue bien la première étape vers une privatisation. Avec ses fermetures de bureaux, ses suppressions de tournée et de postes, la fin du tarif unique et de l'obligation (déjà théorique) du J + 1, etc...
D'ailleurs, depuis plusieurs années, La Poste ne recrute plus sous statut de fonctionnaire. Un signe.

Mais l'Histoire n'est pas écrite !

De l'étranger, nous viennent des exemples de victoires populaires récentes contre des tentatives de privatisations du secteur postal : au Royaume-Uni avec Royal Mail, au Maroc, au Japon, etc... Dans ces pays, pourtant très libéraux, les tentatives de privatisation des services publiques postaux ont été mis en échec par la mobilisation conjointe des salariés de ces entreprises, des élus et de la population.

En France, nous ne sommes pas plus bêtes qu'ailleurs !

Nous pouvons enrayer la casse des services publiques entamée depuis des décennies par la droite capitaliste. La Poste sera leur Waterloo !

La semaine prochaine, vous pourrez vous exprimer partout en France et dans 25 lieux du département sur le projet de privatisation de La Poste. Le point culminant de la consultation sera le 3 octobre.

Contre la dégradation continuelle de nos avantages sociaux et de nos services publiques, le 3 octobre fera date.
Votez et faites voter contre le projet de transformation de La Poste en société anonyme !
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:48
Malgré un premier échec retentissantBig Brother HADOPI ne surveillera pas la toile ... pour l'instant  ), la droite persiste contre internet.

Après quelques retouches marginales, le gouvernement a donc remis le couvert avec HADOPI 2. Les élus de droite se sont empressés de voter pour. Même si tous n'ont pas compris de quoi il s'agissait. La preuve par le P2P :


Mais qui a voté quoi ?

Seuls 267 députés ont voté pour le projet de loi Hadopi 2, contre 284 en mai dernier pour Hadopi 1.

Comme pour Hadopi 1 en mai, la grande majorité des députés UMP a voté pour (267 pour) même si six députés ont voté contre (dont le villepiniste François Goulard et l'adversaire depuis toujours du projet Lionel Tardy). Neuf se sont abstenus. 1 n'a pas pris part au vote (le Président de l'Assemblée, une tradition).
Et 25 n'ont même pas fait le déplacement (314 députés UMP au total, selon le décompte de l'Assemblée).

En revanche, les députés Nouveau centre ont mieux soutenu Hadopi 2 qu'Hadopi 1 (quinze pour, contre onze en mai).
A gauche, la mobilisation contre le texte a été sensiblement moins forte (225 voix contre Hadopi 2, 233 contre Hadopi 1 en mai).

La majorité des députés du groupe Socialiste, radical et citoyen (SRC) présents ont voté contre (185 députés sur 204).
Trois députés ont nénamoins  voté pour le texte dont l'ex-ministre de la Culture de François Mitterrand, Jack Lang.
Les radicaux Paul Giacobbi -un temps pressenti au gouvernement- et Sylvia Pinel se sont abstenus.

Le groupe GDR (PCF et Verts) a également fait le plein de voix contre (24 non sur 25 membres).

Chez les non-inscrits, François Bayrou a voté contre, de même que les deux autres députés MoDem. Deux députés proches de Philippe de Villiers, qui a récemment rejoint le comité de liaison de la majorité, se sont abstenus (Véronique Besse et Dominique Souchet).

Et les Elus de l'Eure ?

Les députés UMP de l'Eure Franck Gilard et Guy Lefrand ont voté pour ; Jean-Pierre Nicolas et Marc Vampa n'étaient pas là (Volontairement ou ils avaient mieux à faire ? Mystère). Un taux de participation des députés de la droite euroise de 50 % ! Bravo !...

Le député socialiste François Loncle a voté contre.

Les deux députés communistes de Seine-Maritime (Jean-Paul Lecoq et Daniel Paul) ont voté contre.
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 08:45
Parmi toute l'actualité fourmillante de ces derniers jours, les journalistes ont beaucoup focalisé sur la grippe A. Pendant ce temps, trois mesures font polémique dans le monde de la Justice.

Disparition du juge d'instruction.

Même si ce juge ne traite plus que 3 à 4 % des dossiers, il s'agit souvent des cas les plus sensibles, « ceux qui impliquent des personnalités politiques, des chefs d’entreprise, des gens puissants, en somme des affaires délicates aux enjeux importants » comme le résume Serge Portelli vice-président au tribunal de Paris, président de la 12ème Chambre correctionnelle et membre du syndicat de la magistrature.

On voit bien où veut en venir la droite, elle qui traine des Pasqua, Carignon, Balkany,... et dont le grand leader est passé au travers des mailles de la justice pour un appartement acheté en 1997 à Neuilly avec rabais et travaux "offerts" par le promoteur pour 300 000 €.

Avec la disparition du juge d'instruction, c'est le procureur de la République donc le Ministère de la Justice qui prendra le contrôle de ces dossiers sensibles. Une neutralité absolument faussée.
D'ailleurs, ce procureur de la République a été pointé du doigt en juillet 2008 par la Cour européenne des Droits de l’Homme qui estimait qu’il ne pouvait être considéré comme une autorité judiciaire (« Le procureur de la République n’est pas une autorité judiciaire au sens que la jurisprudence de la Cour donne à cette notion : comme le soulignent les requérants, il lui manque en particulier l’indépendance à l’égard du pouvoir exécutif pour pouvoir être ainsi qualifié ». Arrêt MEDVEDYEV c/ France, CEDH, 10 juillet 2008).

Disparition de la défenseure des enfants

C'est aussi un symbôle qui disparaitrait si le gouvernement obtenait la suppression du poste de défenseure des enfants, fonction créée en 2000 sous le gouvernement d'union de la gauche de Jospin. Les associations de défense des droits des enfants, les syndicats de magistrats et d'enseignants ainsi que l'opposition, communistes en tête, se sont élevés contre cette annonce, le 9 septembre, en Conseil des sinistres.

L'actuelle Défenseure des enfants, Dominique Versini, l'a appris ... par communiqué de presse ! Preuve s'il en est du respect de la fonction par le pouvoir !

Parmi les éléments qui jouent en faveur de cette disparition, aux yeux de la droite, on peut citer Dominique Versini : elle rappelle qu'ont été traitées depuis la création de l'institution «les réclamations concernant près de 20.000 enfants». «Je suis saisie lorsqu'un enfant est atteint dans ses droits. Par exemple lorsqu'un enfant handicapé ne trouve pas de lieu pour être scolarisé. Je suis intervenue également dans des Centres de rétention administrative lorsqu'un enfant y était retenu».

Tiens ! Tiens !

On se doute bien que la réforme de l'éducation, qui a supprimé 13 500 postes d'enseignants et une grosse partie des Aides à la Vie Scolaire, va entraîner l'explosion du nombre de gamins qui ne pourront pas être accueillis normalement, légalement, dans les écoles. De la même façon, la chasse aux sans-paiers entraîne la multiplication des arrestations et des incarcérations d'enfants (comme dans l'Eure : lire http://andree-oger-pour-deputee.over-blog.com/article-35774284.html ). La France aura de plus en plus de mal à justifier cette politique d'internement d'enfants comme aux heures les plus sombres de notre histoire.

Disparition de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité

Même cause, mêmes effets ! Cette commission a pour fonction de surveiller et de donner des avis sur les cas de violences policières. Benoît Narbey, secrétaire général de la CNDS, se dit lui aussi "surpris" de n'avoir "pas été consulté". Comme Dominique Versini.

Cette commission un peu trop indépendante s'était vu étranglée financièrement il y a quelques années (La droite lui ayant sucré son budget pendant quelques temps !). La voilà supprimée ! !

Cassez le thermomètre et le problème disparait ? Tel semble être la stratégie de la droite.

En supprimant juges d'instructions, défenseure des droits de l'enfants et CNDS, la droite resserre un peu plus les libertés publiques et l'Etat de Droit.

La démocratie française apparait de plus en plus pour ce qu'elle est : un appareil au service du système capitaliste dominant.

Le capitalisme est en crise, il se sent menacé ; l'Etat prend ses précautions et resserre les libertés individuelles.
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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 08:22

Hier matin, à 6h25, la paisible famille Seck a été sortie du lit par les forces de police. Certains membres de la maisonnée ont été menottés, chacun a été isolé… Avant que les pandores, un quart d’heure plus tard, libèrent tout le monde et s’en aillent comme ils étaient venus. Sans un mot d’explication.


Mardi 15 septembre, 6H25.

Au 12, allée Georges Bizet, aux Mureaux (Yvelines), au quatrième étage, une déflagration. La police perquisitionne au domicile de la famille Seck. La serrure de la porte saute, la porte est enfoncée. Une dizaine de policiers s’engouffrent dans l’appartement et se précipitent vers les chambres.

La première personne appréhendée est la sœur aînée, Ramat, âgée de 23 ans. Elle est jetée sur le lit, sur le ventre, et contrainte de mettre les mains sur la tête.

Dans la chambre parentale, les policiers tombent sur Fatimata, la maman, qui est sortie sans même avoir le temps de se couvrir.

Aïssata, réveillée par le vacarme, sort de son lit. Elle est poussée sans ménagement dans la salle de bain où on lui intime l’ordre de ne pas tenter d’en sortir.

Yéro, le petit frère, lycéen de 16 ans, est jeté au sol et menotté.

Dans ce tohu-bohu, Aïssata tente d’en savoir plus, de comprendre. Elle demande à parler au responsable de cette opération afin d’obtenir des informations. Mais les policiers arpentent l’appartement en tous sens, tenant chacun des membres de la famille isolé dans une pièce. Pas un gradé pour répondre aux sollicitations d’Aïssata.


Enfin, les forces de l’ordre demandent une pièce d’identité. Et, là, se rendent compte de leur méprise : l’homme qu’il cherche, noir de peau comme les Seck, n’habite plus la cité depuis environ quatre ans. Et son appartement était au premier étage ! Pas du tout penauds, les policiers libèrent tout le monde et sortent, sans même un mot pour ceux qui viennent de vivre une situation traumatisante. Pas d’excuse non plus pour la porte et la serrure cassées, pour l’appartement laissé sens dessus dessous.


Le 4 octobre 2006, la police avait organisé une opération matinale très médiatisée dans cette cité des musiciens, forçant au petit bonheur la chance les portes pour repartir bredouille évidemment. Une manifestation avait dénoncée cette opération médiatico-policière.

La famille Seck a décidé, elle aussi, de ne pas laisser passer. Surtout pour le jeune adolescent, Yéro, qui se remet difficilement d’un tel choc. Et pour les voisins asiatiques dont les policiers ont défoncé la porte, par erreur, avant de casser celle des Seck.


Dany Stive

site de l'Huma


Commentaire :

ça se passe comme ça dans les quartiers ! Sans parler des contrôles au faciès et des rondes de policiers qui se transforment en courses automobiles au milieu des immeubles (Histoire vécue par un de nos élus à La Madeleine en juin).

Comment la police peut-elle être respectée et appréciée par une jeunesse qu'elle prend pour cible ?

Avec la disparition de la police de proximité et des policiers sous pression "du résultat", il est inévitable que la fracture entre population et police grandisse, avec le risque de dérapage que cela entraîne. C'est particulièrement le cas dans les quartiers populaires.

Mais n'est-ce pas l'objectif ?

Solidaire
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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 08:46
Bien que tout le monde en parle, il est difficile de faire abstraction des propos de Hortefeux tant ceux-ci sont révélateurs du fond idéologique de la nouvelle droite française.

La saillie raciste de l'ex-ministre de l'identité nazionale est claire. Pas besoin de sortir de Sciences Po pour analyser les propos du ministre. « Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. » : la phrase a fait le tour de France, et certainement, du Maghreb et des pays musulmans. Prise dans son intégralité, la séquence est sans ambigüité : le ministre parle bien du militant UMP d'origine maghrébine qu'on vient de lui présenter !

Il s'agit bien de propos racistes, lâché dans un contexte "favorable" : l'université d'été des jeunes UMP. Entre personnes qui pensent la même chose, on se parle franchement !

Le problème, c'est que la vidéo est sortie du cadre militant et que des millions de français ont pu la voir (et vous aussi, si vous voulez juger par vous-même).
Alors que les propos racistes sont un délit au regard des lois républicaines, voir un ministre de la République tenir ce genre de propos devrait entraîner immédiatement la démission du personnage et la condamnation de ses propos par le premier ministre et le Président de la République.

Et que constate t-on ?

Dans un premier temps, le gouvernement et l'UMP ont tenté d'ignorer l'événement, comptant certainement sur une certaine complicité médiatique pour que meure la "polémique".
Sauf que la vidéo tourne en boucle sur internet et que l'opposition et les organisations des Droits de l'Homme refusent de se taire.

La droite change alors de stratégie et tente de minimiser l'événement ou de créer des contre-feux. C'est d'abord Sarkozy lui-même qui affirme qu'il "n'a pas de temps pour cette polémique". Puis, alors que le feu prend dans la maison UMP, on fait appel à une organisation amie : la LICRA.
La LICRA, présidée par l'ex-eurodéputé UMP Patrick Gaubert, tente une parade pitoyable en recevant Hortefeüer.
Tout d'abord en déformant les faits (Hortefeux ne parlait pas des arabes mais des auvergnats : on nous prend pour des quiches !) puis en inventant un scénario fantaisiste (Ce n'est plus les "auvergnats" qui sont stigmatisés mais le nombre de personnes qui veulent apparaître en photo avec le ministre !). La LICRA ne sort pas grandie de l'opération !

Dans un style différent des démocrates, la nouvelle Walkyrie du Front National reconnait la filiation idéologique entre Hortefeux et le national racisme du FN tout en lui donnant un coup de pied dans les tibias : Marine Le Pen a jugé sur Canal+ "la défense" de Brice Hortefeux "assez piteuse". "M. Hortefeux se serait grandi à assumer ses propos et à lutter contre la police de la pensée. Mais il ne peut pas le faire (...) puisqu'il a lui-même appliqué la police de la pensée au préfet (Paul Girot de Langlade, NDLR) qui n'a même pas eu d'ailleurs la possibilité de se défendre et qui a été mis à la retraite anticipée immédiatement". "C'est l'arroseur arrosé." Et le FN sait de quoi il parle !

Mais comment s'étonner des dérives orales d'un gouvernement qui pratique constamment une politique digne des heures sombres de la France ?

Entre une infâme chasse aux immigrés et la racaillisation de toute une frange de notre jeunesse d'origine maghrébine, la droite a radicalement changé ses choix idéologiques. Avec son honteux ministère de l'immigration et de l'identité nationale, elle finit de rompre avec l'héritage de la résistance et du gaullisme, illustré par la disparition du RPR au profit de l'UMP.

L'intégration dans l'appareil UMP d'un nombre important d'anciens cadres d'extrême-droite traduit cette évolution politique. Citons Devedjian, ancien membre d'Occident, groupuscule d'extrême-droite ultra-violent des années 60-70, et Hervé Novelli, secrétaire d'état au commerce et ainsi de l'extrême droite de 1962 à 1981 (19 ans !) avec des passages à Occident (!) et au FN. Autres UMP issus d'Occident : Didier Schuller, Alain Madelin, Gérard Longuet,...


L'UMP se radicalise.

Soumis à la pression des classes sociales qu'il représente, le parti de droite se doit de serrer encore plus la vis à une population française déjà fortement appauvrie par des dizaines d'années de dérégulation libérale. Pour y arriver et éviter d'éventuelles révoltes, les restrictions démocratiques et l'emploi de la démagogie populiste sont des armes classiques. En espérant que la droite en restera là.



La vidéo de l'université d'été des jeunes UMP



Les pauvres explications de la LICRA
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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 13:19

Nouvel épisode dans la saga des interventions médiatiques bidonnées. Après Luc Chatel, Brice Hortefeux et Fadela Amara, c'est Nicolas Sarkozy qui s'illustre lors de la visite d'une usine Faurecia. Les ouvriers, venus d'autres fabriques, étaient triés en fonction de... leur taille, pour ne pas faire d'ombre au chef de l'Etat.


Sarkozy bidonne une visite d'usine FAURECIA

Jeudi, Nicolas Sarkozy faisait son premier déplacement de la saison en province, à Caligny, dans l'Orne. Comme à l'accoutumée, il a visité sur les chapeaux de roues une usine remplie d'ouvriers en blouse blanche et inquiets pour leur avenir. Forcément, ils travaillent dans un secteur difficile, l'automobile, au sein du groupe Faurecia qui licencie à tour de bras - 1200 emplois supprimés entre 2009 et 2011, bien que l'entreprise bénéficie de 25 millions d'euros d'aides publiques.


Alice au pays des merveilles


Comme à l'accoutumée, les services de sécurité du président avaient bouclé tous les accès. Comme à l'accoutumée, les services de communication du président avaient soigneusement sélectionné les participants. Résultat : de belles images, des discussions chaleureuses avec les travailleurs, des serrages de pinces à la pelle et, surtout, aucun pétage de durite. Le tout dans une ambiance sympathique et courtoise, presque guillerette. De la belle ouvrage qui a rejailli tel quel dans les médias... en France.


Aucune tête ne doit dépasser !


Parce qu'en Belgique, la RTBF s'est autorisée un rapide détour en coulisses. En réalité, des salariés-figurants volontaires étaient venus d'autres usines pour la photo. Et, pour gagner le droit de monter sur l'estrade pendant le discours du Chef, les bouche-trous étaient sélectionnés... sur leur taille ! Pour qu'aucune tête ne dépasse. "Nicolas Sarkozy ne veut désormais voir qu'une seule tête, ça fait de belles images mais pas sûr que les Français soient dupes" conclut le reportage. Pas sûr, mais ça reste probable...


[Mise à jour, lundi 7 septembre à 9h40 - "C'est totalement saugrenu et grotesque", c'est par ces mots que l'Elysée a démenti avoir joué un rôle dans cette affaire, selon Europe 1.
Trois possibilités :
1/ L'Elysée ment
2/ C'est la direction de Faurecia qui a écrit le scénario
3/ C'est le reportage de la RTBF qui était bidonné.

Une question : quelle est la probabilité pour qu'une quinzaine de personnes sélectionnées au hasard soient toutes d'une taille inférieure à 1m70 ?]


Vidéo de RichardTrois

Voir aussi : la visite de Nicolas Sarkozy au centre de recherche de Plastic-Omnium.

 

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 08:59
Leçon de politique et de communication donnée par le délégué CGT de Continental au fade porte-parole de l'UMP.

Où l'on voit que l'Etat est au service de la classe dominante.

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 08:32
Notre Grand Omniscient Leader va trancher aujourd'hui le montant de la taxe carbone.

Comme dans toute bonne république bananière, le débat démocratique sur l'intérêt d'une nouvelle taxe et sur sa conception a été tout bonnement oublié. Le plus drôle a été de voir Borloo se vanter que nous étions "en démocratie" "puisque le gouvernement débat de la question" ! Drôle de conception de la démocratie !

C'est donc Tsarkozy qui va décider, lui qui sait tout, lui qui voit tout.

Les médias ont néanmoins vendu la mèche en annonçant une taxe à 14 € la tonne de CO2. Un montant bien en dessous des 32 € souhaités par les écolos, partisans du retour à l'ère pré-industrielle.

Cette discussion de marchands de tapis effectuée à la va-vite montre la gène dans laquelle se trouve la droite :
- Elle sait que cette taxe est impopulaire : les français, notamment les plus pauvres, n'acceptent pas qu'on augmente les prélèvements sur leurs revenus au moment où la crise frappe si durement tant de familles et alors qu'une poignée d'actionnaires et de traders continuent de se gaver sur leur dos ;
- Elle sait que cette taxe est inefficace : l'essentiel des émissions de CO2 en France sont dus aux transports et à l'industrie or cette taxe n'empêchera pas les camions de rouler et les entreprises d'augmenter leurs prix pour compenser les pertes financières dûes à cette taxe !
- Elle sait que la taxe carbone ne servira pas à financer l'environnement : les effets d'annonce sur l'utilisation qui sera fait de l'argent ainsi récupéré (4,5 milliards d'euros par an tout de même !) n'engagent que ceux qui y croient ; par le passé, les mêmes annonces avaient été faites pour la vignette automobile ("pour les vieux"), la CSG ou le CRDS ("Temporaires" et "juste le temps de boucher le trou de la Sécu").

Alors, pour éviter que la population ne prenne conscience du mensonge que constitue cette taxe, le gouvernement et Tsarkozy font vite, très vite. Noyé dans le brouhaha médiatique autour de la grippe porcine, le lancement de cette taxe a du mal à générer le débat démocratique qu'il devrait.

Relocalisations industrielles = travailler plus et polluer moins

La taxe Carbone rejoind ainsi au Panthéon des arnaques fiscales la célèbre CSG (Cotisation Sociale Généralisée) créée elle aussi par Rocard (le Monsieur "Pôles" de Sarkozy, cherchez le rapport ?).

La CSG a été lancée en 1990 et ne devait être que transitoire. Elle a donc maintenant 19 ans !
Son taux était de 1,10 % à l'origine. Il est désormais de 7,50 % pour les salaires et de 6,50 % pour les retraites !

Aujourd'hui, notre omniprésident devrait annoncer également que chaque famille devrait toucher un "forfait" pour alléger sa facture. Pourquoi redistribuer d'un côté ce qu'on prélève d'un autre ? Ne va t-on pas voir ce "forfait" perdre de son importance avec le temps, au gré des lois de programmation budgétaires, pendant que le montant de cette Taxe  augmentera ?...

Et ce chèque de 100 ou 150 € pour une famille avec deux enfants ne représente qu'une partie du surcoût de cette taxe estimé à 300 € par an.

Pour lutter contre les gaz à effet de serre en France :
- Ne faudrait-il pas mieux développer le ferroutage ou le transport fluvial pour décharger les routes de ces millions de camions qui larguent leurs gaz d'échappement sur nos routes et autoroutes ?
- Ne faudrait-il pas mieux réfléchir à de meilleures dessertes de nos gares SNCF (notamment dans l'Eure pour aller vers Paris, Dreux, Rouen ou Caen) ce qui permettrait à plus de salariés d'utiliser les transports en commun ?
- Et que dire des services de proximité en zone rurale comme les médecins, La Poste, les épiceries, tous ces services qui font vivre nos villages et nous évitent des kilomètres inutiles ?
- Pourquoi ne pas réfléchir à une grande politique d'investissement de l'Etat et des collectivités pour diminuer la consommation énergétique des habitations ?
- Au niveau industriel, relocaliser les productions permettrait d'éviter également bon nombre de kilomètres sur route et sur mer aux produits que nous consommons. Savez-vous qu'un jean représente 16 000 kilomètres entre la fabrication du coton, l'endroit où il est tissé, teint cousu, la fabrication des boutons, l'assemblage du tout et le lieu de vente ?

Ce n'est pas la voie prise par ce gouvernement parce que cela irait contre le sacro-saint marché et les règles de libre circulation des marchandises.

Voilà donc un candidat qui se présentait comme "le candidat du pouvoir d'achat", qui devait "aller chercher la croissance avec les dents" et qui est devenu le président de la République de la Récession !
Voilà un candidat qui voulait diminuer les impôts et qui n'a tenu sa promesse que pour quelques milliers de nantis avec son bouclier fiscal ! Pour les autres, cela n'a été que baisse des remboursements de santé, moindre qualité des services publics, hausses EDF et GDF et, maintenant, création de cette Taxe Carbone.

Oui, parlons Grippe A !

Pendant qu'on occupe les esprits, la droite et le patronat nous dépouillent de nos revenus, de nos avantages sociaux et de nos emplois.

A l'intitiative de la CGT, plusieurs syndicats de salariés appellent à une journée de mobilisation le 7 octobre. Cela ne suffira pas à faire reculer le gouvernement, mais cela peut permettre de déclencher la riposte politique aux attaques de plus en plus violentes du Capital contre les intérêts des salariés !
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