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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 09:05
L'actualité sociale est occupée par deux événements identiques : les menaces des salariés de New Fabris à Chatellerault et ceux de Nortel à Châteaufort (Yvelines) de faire sauter leurs usines s'ils n'obtiennent pas des compensations suffisantes aux plans sociaux qu'ils subissent.

Les médias se font le relais d'une fausse information neutre, entre sympathie pour les salariés-victimes et dénonciation des modes d'action choisis.

Mais la vraie question réside surtout dans l'alternative qu'ont ses salariés ? La "crise" est l'occasion rêvée pour une restructuration en profondeur des entreprises : des milliers d'emplois sont actuellement menacés pour des critères de pure rentabilité financière lors que l'entreprise est rentable. Rappelez-vous de Continental (lire : CONTINENTAL ET LES TARTUFES  ) !

Au delà des restructuration d'entreprises, le capitalisme opère une restructuration en profondeur de la société toute entière. La remise en cause des libertés individuelles (HADOPI, par exemple) et la destructuration des structures sociales acquises de hautes luttes par les salariés (Sécu, Hôpital public, Services Publics) préfigurent des attaques plus profondes comme c'est le cas des menaces sur les organes de démocratie locale que sont les communes et les départements (Commission Balladur).

Alors que l'explosion sociale prend une tournure concrète ces derniers jours, c'est l'explosion d'un acquis fondamental qui est programmée à l'Assemblée Nationale aujourd'hui avec la remise en cause du travail du dimanche. Le retour d'une obligation de travail sans aucune compensation salariale !

C'est bien là la réalité : pendant que des salariés désespérés et abandonnés par un Etat qui ne fonctionne plus que pour les riches menacent de détruire leur outil de travail, le gouvernement et sa majorité de droite posent des mines politiques pour entraîner toute la société dans une gigantesque régression sociale.

Face aux millions de salariés menacés par la remise en cause du repos dominical, que représentent quelques bouteilles de gaz ?

Les vrais irresponsables ne sont pas ces salariés qui refusent de sombrer dans le chômage sans se battre mais ces responsables politiques près à faire chavirer la vie de millions de familles pour les intérêts de quelques milliers de gros actionnaires.
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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 08:32

Alors, on en est où de la crise ? Plutôt vers la fin, plutôt au milieu ou... tout au début ? Le discours dominant penche pour la première hypothèse. A chaque statistique moins mauvaise que la précédente, on se tapote le bidon en jubilant bruyamment : le business va enfin pouvoir reprendre. Mais la période d'euphorie passée, la gueule de bois revient, toujours plus forte...


Sortie de crise en 2010 ? Vraiment ?

[Attention, cet article est empli d'une mauvaise foi caractérisée. Déconseillé aux âmes sensibles, et plus particulièrement aux adeptes du magazine de la quatorzième heure de notre JPP de l'information, à savoir Jean-Pierre Pernaut.

Le deuxième effet Subprime


Aux Etats-Unis, l'Association des banques américaines (ABA) a annoncé hier que le nombre de retards de paiements sur les crédits à la consommation a augmenté à 3,23% au premier trimestre. Même tarif pour le volume des impayés : +3,35%. Attention danger ! L'encours total de ces prêts à risque a bondi de plus d'un point, représentant dorénavant 6,60% de la dette totale par cartes bancaires. Un record absolu dont la hausse vertigineuse du chômage est la première responsable : depuis le début de la crise en décembre 2007, 6,5 millions de personnes ont perdu leur emploi. En clair, les Etats-Unis se retrouvent à nouveau en situation délicate. Les crédits à la consommation étant le principal moteur de la croissance américaine, si les impayés devaient continuer d'augmenter à ce rythme, le pays se retrouverait devant une nouvelle crise de type "Subprime"...


Champagne en plein désert


Aux Etats-Unis, encore, les banquiers sabrent le champagne. Ils ont commencé à rembourser leurs dettes. Mais surtout... ils ont renoué avec les gros bonus. Goldman Sachs y consacrera 20 milliards de dollars en 2009, tandis que Morgan Stanley table sur une petite quinzaine de milliards, JP Morgan, Barclays Capital, Credit Suisse et Deutsche Bank devraient suivre... entre autres. Le tout sur fond de Berezina généralisée : 52 faillites bancaires pour les six premiers mois de l'année 2009, contre 25 pour l'ensemble de l'année 2008. Le secteur de l'automobile est aux abois. Le groupe Lear, deuxième fabricant mondial de sièges automobiles (54 000 unités par jour), s'est déclaré en faillite, ce mardi. Le groupe aux 13,6 milliards de chiffre d'affaire emploie 72 000 salariés.

L'Europe protégée...


En mai dernier, faut il le rappeler, le FMI évaluait le coût financier de la crise à plus de 4000 milliards de dollars, les banques étant appelées à en absorber le plus gros, à hauteur de 2500 milliards. Problème... Seul le tiers de ce montant était alors comptabilisé. Ce qui amenait le fonds à conclure que les banques européennes devaient, d'ici 2010, rassembler 600 milliards de dollars de capitaux nouveaux. "Faux, faux, faux" hurlait dans la foulée Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, arguant que "le raisonnement est fait comme s'il y avait de façon latente du subprime en France". Du subprime en France ? Quelle idée... "Les banques européennes sont saines" ne se lassent pas de répéter nos experts financiers les plus doués, et Christian Noyer de conclure que le calcul du FMI "ne tient pas la route". Circulez...


Sortie de crise en 2010 ? Vraiment ?

... ou pas


C'était en mai. Depuis, nos banques modèles ont largement prouvé leur valeur. Le 24 juin, la Banque centrale européenne (BCE) a cassé sa tirelire pour 1 121 établissements financiers, qui ont vu 442 milliards d'euros déferler sur leurs comptes, sous forme de prêts quasi-gratuits. En partie pour se prémunir contre la chute inéluctable des pays de l'Est. Le record de 349 milliards d'euros de décembre 2007 est littéralement explosé. Depuis, Erik Berglof, chef économiste de la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), n'a pas fait dans la dentelle, déclarant qu'il ne "pense pas que le pire soit derrière nous", et que les banquiers "réalisent qu'il y a toujours quelque chose de pourri dans le placard". Des CDS, par exemple, qui vont peser à hauteur de 1,3 milliard d'euros dans les pertes de la seule Société Générale, pour le seul second trimestre, selon Global Equities. Et personne n'a rien dit à Christian Noyer ? Vraiment trop injuste...


Le million, le million...


Du côté de l'économie, rien de bon. La récession balaie tout sur son passage. L'OCDE a estimé qu'entre avril 2008 et avril 2009, le chômage des pays les plus riches a crû de 30 à 40%. Et les prévisions ne sont pas des plus joyeuses : 27 millions de chômeurs supplémentaires sont attendus dans les pays développés à l'horizon 2010, un bond d'au moins 80%. D'autant que ces chiffres ne se réfèrent qu'aux catégories inférieures des statistiques, l'équivalent de la catégorie A pour la France. D'autant plus que les Etats révisent leurs calculs à la hausse tous les quatre matins, à l'instar de Xavier Darcos qui a déclaré mardi matin sur RTL qu'il s'attendait à un chiffre proche de 800.000 chômeurs supplémentaires à la fin de l'année 2009, sans exclure qu'il puisse passer la barre du million... Panique au ministère, où un communiqué de presse a été envoyé dare-dare aux rédactions pour rappeler que la seule estimation valable restait celle de l'UNEDIC, à savoir une hausse de 639.000 chômeurs pour 2009.


Et l'immobilier s'effondre...


Du côté de l'immobilier, rien de bon non plus. La semaine dernière, France Info avait pourtant consacré une journée entière à nous convaincre que l'immobilier était reparti à la hausse, preuves à l'appui : le rapport des Notaires de France pour le mois de juillet, dans lequel est effectivement constaté une "reprise des transactions"... qui nous ramène à "un chiffre proche de celui de 1992 au pire moment de la précédente crise immobilière". La Fnaim, de son côté, affirme que "même si les données conjoncturelles récentes semblent confirmer un frémissement de l'activité, le spectre d'une crise structurelle plus profonde ne peut pas être écarté aujourd'hui." Mais cette partie-là, personne ne semble l'avoir lu...


Quant à la dette ?


Le sympathique Aphatie rapporte ce matin une info du journal Les Echos : "L'Etat français emprunte de plus en plus à court terme, c'est à dire à moins d'une année d'échéance. Ces bons du Trésor à court terme représentent désormais un tiers des nouvelles émissions et 16% de la dette totale, soit deux fois plus qu'à la fin 2007 [...] Selon Philippe Marini, rapporteur du budget au Sénat, cette politique de placement à court terme illustre « les difficultés que l'Etat commence à éprouver pour placer ses émissions obligataires. » Du même Philippe Marini, cette phrase ambiguë: « Nous nous approchons d'une zone sensible »". Comme c'est bien dit...


En attendant, profitant des soldes, la Chine fait ses emplettes... Une opération de concentration sur dix dans le monde impliquait une partie chinoise en 2008. Avec 2 000 milliards de dollars de réserves de changes, elle aurait tort de se priver. Dernier exemple en date, le constructeur automobile chinois BAIC propose de reprendre 51% d'OPEL.

Oficiellement, la sortie de crise est prévue courant 2010... Ouf, on a eu chaud. On a failli paniquer. Dicton du jour à méditer : "Qui vivra paiera..."

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 09:24

La déréglementation et la concurrence feront baisser les prix disaient-ils...


En mars 2002 à Barcelone, Jacques Chirac et Lionel Jospin signaient comme un seul homme la libéralisation du marché de l’électricité, rapidement appliquée via plusieurs directives européennes et jamais remise en cause par leurs successeurs.


Quel succès !.. Après une forte hausse des tarifs l’an dernier, le patron d’EDF, Pierre Gadonneix, réclame désormais au gouvernement l’autorisation d’augmenter ses tarifs de 20%.


EDF consentirait à étaler cette hausse vertigineuse sur 3, voire 4 ans. Merci, c’est beaucoup trop !...
Quant à l'argument du crédit lancé par EDF pour justifier ces hausses, il est nul et non avenu : cet argent va surtout servir à de la croissance "externe" (le rachat d'entreprises étrangères) !


En réalité, la déréglementation du secteur de l’électricité s’est traduite par une dégradation du service, une moindre sécurité à terme, et une hausse des prix.


Le désengagement de l’Etat qui en fut le corollaire a en effet projeté EDF dans une optique purement concurrentielle, l’amenant à faire des choix de gestion hasardeux et coûteux, à manquer de moyens pour l’essentiel, comme l’indispensable renouvellement du parc de centrales nucléaires perpétuellement retardé, et à mettre au second plan les impératifs du service public.


Ainsi, EDF a plutôt moins bien géré la grande tempête qui a touché le Sud ouest du pays en janvier dernier que celles qui dévastèrent la France en décembre 1999.


Tardant à rétablir le courant chez les particuliers, EDF a préféré se concentrer sur la sécurisation de ses réseaux d’acheminement d’électricité vers...l’Espagne, un gros marché. On voit que les priorités ne sont plus les mêmes.


Même constat négatif au niveau des tarifs.


Alors qu’avant la déréglementation nous profitions des deuxièmes tarifs d’électricité les plus bas d’Europe, ils sont aujourd’hui les sixièmes plus élevés, et la hausse réclamée par Pierre Gadonneix ne devrait qu’aggraver la situation, au détriment du pouvoir d’achat des plus modestes et des classes moyennes.


Malheureusement, ces erreurs du passé ne sont pas prises en compte pour l’avenir.


Avec l’assentiment de Nicolas Sarkozy, du gouvernement, et de la plupart des partis qui ensemble ont voté à Bruxelles l’ouverture du marché du courrier en Europe, la Poste verra dès 2011 son activité totalement déréglementée. Les communistes, eux, ont voté contre.
En Espagne, où la directive est déjà appliquée depuis 2007, la poste locale, Correos, ne livre plus leur courrier aux habitations situées à plus de 250 mètres d’une voie principale. Il est fort probable que la France suive le même chemin. On imagine les conséquences dans nos cantons semi-ruraux !


Ces échecs et les leçons de la crise doivent nous pousser à changer de modèle. L’heure est aux régulations et aux Etats forts.


Il est infiniment regrettable, et même criminel, que l’Europe et ses partisans s’entêtent à suivre le chemin inverse, celui qui nous a conduits vers l’appauvrissement généralisé et la destruction progressive des services publics.

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 09:57

Un bac ès licenciements ?

Un sujet distribué aux candidats au baccalauréat technologique leur demande de justifier… une procédure de licenciement d’une salariée pour défaut de performance. Stupeur…


La crise, façon sujet du bac Sciences et technologies de la gestion (STG). Soit une employée, en qualité de commerciale dans l’entreprise Sectora. Elle prospecte les grandes surfaces pour tenter de leur vendre des postes de caisses ergonomiques… Mais, la conjoncture morose aidant, elle ne parvient pas à remplir ses objectifs de vente. Après plusieurs formations prescrites par son employeur, la vendeuse n’améliore pas ses performances. Sujet distribué aux candidats de la série STG, épreuve économie-droit, cette année : la salariée reçoit « la lettre jointe en annexe (une convocation pour un entretien préalable au licenciement — NDLR) et conteste la décision prise à son encontre. Elle menace de porter l’affaire devant le tribunal. Le directeur de Sectora vous demande conseil »…


Parmi les conseils attendus du candidat : « Formulez le raisonnement juridique que devra conduire l’employeur si l’affaire devait être portée devant le tribunal  », « montrez en quoi la procédure de licenciement permet de garantir les droits des salariés  » (sic). Le MEDEF n’aurait pas trouvé mieux comme thème de colloque pour faire plancher les patrons… Sur un plan méthodologique, pourtant, le sujet est conforme aux enseignements des STG. « Ce sujet ne me choque pas, il est complètement dans le cadre des programmes, estime Catherine, une professeure d’éco-gestion en lycée professionnel. Et je vous rassure, en classe, on ne traite pas que des licenciements ! Nous leur apprenons aussi à savoir lire une convention collective ou encore à décortiquer les règles en matière de droit du travail… »


Autre son de cloche à l’Union nationale lycéenne (UNL), jointe par l’Humanité, choquée à la lecture du sujet, indicateur d’une « dérive » dans les apprentissages, selon le syndicat lycéen. « Le sujet n’est vraiment pas approprié dans le contexte de crise qui frappe en particulier les jeunes, on le croirait écrit par Laurence Parisot  », réagit Antoine Evennou, secrétaire général. « Désormais, les apprentissages ne visent plus à apprendre à l’élève comment remplir ses droits et devoirs en tant que futur salarié, mais à justifier les licenciements  ». Pour le responsable syndical, « on attend de la formation en STG qu’elle permette l’accès aux connaissances qui favorisent l’insertion professionnelle des jeunes, et non qu’elle vise à justifier leur exclusion ».


Au SNES, syndicat enseignant majoritaire dans le second degré, la surprise est aussi de mise. « C’est extrêmement bizarre, commente un responsable. Bien sûr, l’élève sera jugé avant tout sur sa capacité analytique pour solutionner un problème, mais on aurait pu envisager de le faire travailler sur d’autres thématiques tout autant d’actualité, par exemple : comment maintenir le poste d’un salarié handicapé dans une entreprise ? La problématique inverse (celle de la sauvegarde de l’emploi en temps de crise – NDLR) aurait été tout-à-fait pertinente et adaptée  »…

Sujet "pompé" sur le site de la JC 76 ( http://jeunes-communistes76.over-blog.com/ )

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 09:43

"J'aimerai revoir Syracuse !... " Chantait le regretté Henri Salvador.

Syracuse, c'est aussi le nom des satellites de télécommunications sécurisées de notre armée qui assurent l'ensemble des communications militaires cryptées entre le commandement et les unités déployées sur les théâtres d'opérations. Des satellites pour le coup hautement stratégiques, on l'imagine !

Et bien, Sarkozy et le gouvernement ont tout bonnement décidé de vendre ces satellites au privé ! L'heureux gagnant sera une filiale de EADS, la société Astrium, ouThalès.

La mesure "rapportera" 400 millions d'euros à l'Etat pour 3 milliards d'euros d'investissement public depuis 1980. Le plus drôle, c'est que l'armée devra loué des canaux pour son utilisation. Les autres canaux seront loués à des autres "clients" !

Les grands généraux de la Grande Muette en seraient restés sans voix !

L'histoire ne dit pas ce que précise le contrat commercial à propos du secret défense ? Ni du service après-vente en cas de panne ? Les officiers des transmissions en Afghanistan devront-ils appeler une hotline payante en cas de problème ? Y-aura t-il des "offres commerciales" des "partenaires" du fournisseur d'accès sur les lignes, comme pour la téléphonie ou l'internet ?

Plus sérieusement, ce mauvais calcul comptable met un pan important de notre défense national, celui des communications, sous la coupe d'entreprise privées à but lucratif. En comptant sur leur probité et leur sens du patriotisme en cas de conflit.

A quand des fusils et mitraillettes loués chez Leclerc ?

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 13:23

Trois salariés ont été licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche dans leur magasin Ed... "Insubordination" et "non respect des horaires planifiés" selon la direction. Et la porte en fin de courses...


Licenciement pour refus de travail le dimanche

"Ma vie de famille pour 5 euros ?" C'est le titre de l'article de liberation.fr qui relate les mésaventures de Madame Fernandes. La salariée vient de se faire licencier après cinq ans de bons et loyaux services au magasin Ed (Dia, de son nouveau nom) d'Oyonnax dans l'Ain. Sa faute ? Grave... elle a refusé de travailler le dimanche. "Insubordination" et "non respect des horaires planifiés" selon la direction, et licenciement dans la foulée. Madame Fernandes aurait pourtant pu toucher une prime de 5€... mais elle a préféré réserver son dimanche à sa famille, puisque c'est le seul jour où elle peut voir son fils de 16 ans, en internat à 700 km de chez elle.


Volontariat obligatoire


Trois salariés au total ont subi les foudres de la direction du magasin. Ils avaient tous invoqué des raisons familiales. Du côté de Carrefour, propriétaire de Ed, on estime respecter "la législation et de la convention collective", puisque les commerces alimentaires ont le droit d'ouvrir le dimanche. Les salariés avaient pourtant été informés que le travail dominical se ferait sur "la base du volontariat"... En clair, le volontariat ou la porte ! Les trois salariés ont l'intention de porter plainte aux Prud'hommes pour entrave à la vie familiale. Non seulement ils refusent de travailler plus, mais en plus, ils se plaignent ! Bouh...

Sources : Libé et Nouvel Obs

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")


Commentaire :

Un avant-goût de ce qui attend les salariés des 500 zones "touristiques" et des grandes agglomérations si la loi sur le travail du dimanche passait !

La lutte des classes s'intensifie. Courber l'échine ne fera que nous renvoyer aux réalités sociales de nos arrières-arrières grands parents, au début de l'ère industrielle.
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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 08:53
Ces derniers jours ont été marqués par une nouvelle campagne d'enfumage gouvernementale. Cette fois-ci, c'est la baisse de la TVA dans la restauration qui aura permis de consommer du temps d'antenne.

Un moyen comme un autre de faire croire que le gouvernement agit pour le bien commun quand il ne s'agit que de clientélisme et que l'Etat continue, lui aussi, de licencier massivement.

L'addition sera sâlée ... pour le contribuable !

Cette baisse de la TVA est annoncée depuis des années et (victoire !) vient d'être obtenue.

Le gouvernement en profite pour faire le fier à bras. Pourtant, pas de quoi pavoiser : quel va être l'impact de cette mesure sur la société française ? Le cadeau va tout de même coûté la bagatelle de 2,35 milliards d'euros à l'Etat !

Les restaurateurs ne s'en cachent pas : ils n'ont pris aucun engagement quant à la redistribution de cet argent. Certains parlent d'embauches, d'autres d'augmentation des salaires de leurs salariés, quelques-uns annoncent des baisses de prix.... mais beaucoup ne disent rien !

Récapitulons : la droite fait donc un cadeau de 2,35 milliards d'euros à une profession sans demander de contrepartie. Celle-ci ne s'engage sur rien d'ailleurs !

Il s'agit donc bien de clientélisme.

Premièrement, comme chacun l'a remarqué, les tarifs des restaurants ont subi des hausses vertigineuses depuis le passage à l'euro : aujourd'hui, il devient très difficile de trouver un menu sous les 12 euros (75 francs) et encore seulement le midi et sans la boisson et le café ! Même si les tarifs baissaient (de 0,5 à 1 € ?), qui a encore les moyens d'aller aux restaurants plusieurs fois par semaine ?

Deuxièmement, il est à craindre que cette ristourne n'ait qu'un faible impact sur l'emploi ou les salaires de la profession et finisse en marge brute pour de nombreux restaurateurs.

L'Etat, premier licencieur de France !

En même temps, le changement de gouvernement a occulté la poursuite de la politique de dégraissage des effectifs de l'Etat : 34 000 fonctionnaires de moins en 2010 dont 16 000 rien que dans l'Education !

Comme une vulgaire entreprise privée, l'Etat s'appuie sur la crise pour justifier des "diminutions d'effectifs" ! Et le procédé est le même que dans le privé : non reconduction des intérimaires (dans l'Education, notamment) et non remplacement des départs en retraite !

Certains croient-ils encore au discours de la droite sur la relance économique et ses cris de vierge effarouchée sur les licenciements boursiers quand elle applique exactement la même politique au niveau de l'Etat ?

Car, 34 000 fonctionnaires en moins en 2010 c'est 34 000 emplois de moins proposés aux chômeurs français !

Rendre l'argent utile

J'entends déjà les petits comptables de comptoir ressortir le vieil argument sur la dette de l'Etat et ses caisses supposées vides !

Sauf que l'Etat a tout de même lâché près de 250 milliards d'euros d'argent publique pour renflouer les caisses des banques et des financiers. Sauf que l'Etat continue de reverser 14 milliards d'euros tous les ans aux foyers fiscaux les plus aisés au titre du bouclier fiscal ! (Lire : Salariés : travaillez plus ! L'Etat doit rembourser les riches !  )

Et si on s'arrête seulement sur cette histoire de TVA, l'exemple devient édifiant :
Le salaire annuel brut médian d'un fonctionnaire étant de 24.078 €, 
Le coût du cadeau fiscal aux restaurateurs représentant 2.35 Milliards d'€, 
Ce cadeau représente les salaires annuels de 97.600 fonctionnaires !

En clair, le maintien des 34 000 postes de fonctionnaires supprimés en 2010 reviendrai moins cher que l'abaissement de la TVA dans la restauration !

Mieux : pour 2,35 milliards d'euros, l'Etat pourrait donc créer 97 600 - 34 000 soit 63 600 postes de fonctionnaires ! !

La question est donc : pour l'économie française, que vaudrait-il mieux ? Que les restaurateurs puissent éventuellement gagnez plus ou que 63 600 chômeurs retrouvent un emploi ?

Et question subsidiaire : si 63 600 familles voyaient leur situation sociale et financière s'améliorer, combien cela ferait-il de clients nouveaux dans les restaurants ?
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 08:40

En cette période financière où tant de richesses durement acquises par les riches de ce monde grâce à la spéculation se sont évanouies, la solidarité est de mise !

Licenciements spéculatifs, distribution de centaines de milliards d'euros d'argent public et maintien du bouclier fiscal ont permis aux actionnaires et aux spéculateurs de sauver leurs richesses et de maintenir le système libéral à flot. La preuve : la Bourse remonte !

Mais tout n'est pas joué ! Il faut encore que la populace vulgaire comprenne qu'elle ne peut continuer de jouer aux riches ! On ne part pas en vacances quand on est ouvrier ! On travaille pour son patron.

Sarkozy et la droite l'on bien compris.

Malgré la crise, malgré des caisses de l'Etat vandalisées depuis des années par des abattements fiscaux en faveur des entreprises, le gouvernement maintient coûte que coûte le bouclier fiscal.

Sarkozy a déjà sur le dos ses bons-à-rien de syndicalistes, manquerait plus qu'il se fâche avec le Gotha mondain ! Emmerdé par des prolos dès qu'il déplace ses talonnettes dans un coin pourri de la France, imaginez la souffrance de notre Naboléon s'il était reçu par des piques acerbes lorsqu'il retourne dans son monde, à Neuilly ?

Alors, Sarkozy et la droite tiennent bon.

La preuve en est les bons résultats sur le bouclier fiscal : en 2007, le bouclier avait bénéficié à 14 426 foyers fiscaux et coûté 246 millions d’euros ; en 2008, 18 893 foyers ont reçu un chèque de Bercy, pour un montant total de 578 millions d’euros.
40 % des bénéficiaires d'un remboursement sont assujettis à l'ISF contre 25 % l'an dernier.
Vingt contribuables battent une espèce de record : détenteurs d’un patrimoine supérieur à 15 581 000 euros, mais affichant un revenu fiscal de référence de… moins de 3 263 euros, ils ont reçu du fisc un chèque d’un montant moyen de 286 000 euros.

578 millions d'euros de vos impôts servent à payer les riches !

Oui, le bouclier fiscal coûte cher au budget de l'Etat ! Oui, le bouclier fiscal est injuste et ne bénéficie qu'aux très très riches ! Et alors ? Qui a dit que la droite était là pour aider le bas peuple ?

D'ailleurs, pour améliorer encore la marge opérationnelle des entreprises, le gouvernement a décidé de s'attaquer à nouveau au travail du dimanche.

Dans ce pays de grosses feignasses, on voit beaucoup trop de ses petites gens louchés sur les belles propriétés des amis de la droite à Deauville, Saint Trop', Monaco et même Neuilly ! La preuve qu'ils ont des sous et du temps à perdre.

 

Grâce à la droite, la France se remet au travail ! Et pour pas un rond !

 

Dans 500 zones dites "touristiques", plus les grandes zones urbaines, les patrons pourront faire bosser leur main d'oeuvre le dimanche. Le plus drôle, c'est que cela se fera sans compensation salariale et sans rattrapage du jour travaillé !

 

Vous allez bosser un jour de plus par semaine sans gagner un euro de plus !

 

Elle est pas belle la vie ?

Décidément, la droite à tout compris. Profitant de l'incapacité des syndicats à cristaliser un mécontentement social réel et d'une opposition médiatiquement résumée à un Parti socialiste qui n'en finit plus de s'autodétruire, le gouvernement patronal de Sarkozy passe en vitesse des remèdes de cheval qui vont enfoncer encore plus la population française dans la misère.

Faire le dos rond ou tourner les yeux ne sert à rien. Après les enseignants, les personnels de santé, les universités, les fonctionnaires territoriaux ou les salariés de l'industrie, c'est au tour des postiers et des salariés du commerce de passer au tourniquet !

Alors que le capitalisme est discrédité par une crise économique d'une rare ampleur et par l'approche d'une crise écologique majeure dont il est responsable, il continue sa fuite en avant libérale.

Plus que jamais, c'est d'un changement radical de société dont le monde à besoin ! La réalité valide les critiques passées des communistes et rendent leurs propositions plus que nécessaires.

Ce n'est pas d'une simple résistance syndicale dont la France a besoin mais bien d'une vraie politique offensive pour redonner les clés de l'économie aux citoyens et redistribuer les richesses à ceux qui les créées !

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 09:01
Les choses s'éclaircissent chez les responsables de la liste "Europe Ecologie".

Pour ceux qui pensaient sincèrement que cette liste s'intéressait uniquement à la survie de la planète, ou qu'elle représentait un moindre mal face à une Droite ultralibérale et une sociale-démocratie en panne, il est temps de se réveiller !

Cohn-Bendit et ses petits camarades sont des politicards comme les autres, intégrés au système, favorables au système.

Que n'a t-on pas dit dans la campagne qu'il fallait se méfier de cette liste bancale menée par le plus libéral des écolos allemands et un ex-candidat censé représenté l'altermondialisme ! (relire : L'écologie est incompatible avec le capitalisme !  )

Après avoir pendant des années voté les décisions les plus libérales et réactionnaires au Parlement européen, voilà que Dany l'ex-rouge soutient la candidature de François Fillon à la présidence de la commission européenne !

Cela fait partie de ses déclarations de samedi lors de la réunion des partisans de sa liste à Saint Ouen. Cet engagement en faveur de Fillon rejoint ses appels faussement unitaires en appelant, dans la foulée, les « écolos » du PS et du Modem à le rejoindre. Après Bayrou, Cohn-Bendit essaie de se positionner sur le créneau "ni gauche - ni droite ".

Cette neutralité annoncée de Europe Ecologie cache mal un alignement aveugle sur les doctrines libérales en vogue à Bruxelles. Le soutien des Verts au Traité Constitutionnel Européen, de Cohn Bendit au traité de Lisbonne, les votes de ce dernier en faveur des décisions européennes pour l'ouverture du marché du travail et des services (déréglementation sociale et privatisations) et le retournement de veste de Bové sur le traité européen ( relire : Non au Traité européen : Bové retourne sa veste !  ) cadrent mal avec ce ni droite - ni gauche annoncé.

Pour les Verts qui considèrent qu'il ne peut y avoir d'écologie sans refonte fondamentale de notre société, la pilule doit être amère ! Un arrière goût de cigüe certainement, ça au moins c'est naturel !

Alors, à ouverture, ouverture et demie ! Les communistes considèrent également qu'il ne peut pas y avoir de véritable lutte écologique sans que la société change fondamentalement ses modes de production basés sur le moins disant social et le bénéfice maximum.

Alors, camarades écologistes sincères : rejoignez-nous !

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 10:02
Fonction publique . À travers son projet de mobilité examiné aujourd’hui à l’Assemblée nationale, le gouvernement prépare un vaste plan de licenciements.

Hier s’est engagé à l’Assemblée nationale l’examen du projet de loi mobilité et parcours professionnels dans la fonction publique. « L’attaque contre la fonction publique est frontale, le combat doit être frontal », clamait le député du Nord Marc Dolez en s’apprêtant à ferrailler contre ce projet au nom du groupe parlementaire PCF, Verts et Parti de gauche. Il annonçait des amendements de pur et simple retrait des articles 6 à 10 du projet de loi. Ceux qui ont provoqué la colère des organisations syndicales de fonctionnaires. Adopté « selon la procédure d’urgence » en juin 2008 par le Sénat, le projet ne ressort devant l’Assemblée qu’un an après. « Le gouvernement a pris la mesure de la vive opposition des syndicats. Il ouvre le débat à l’Assemblée nationale seulement après les élections européennes et veut faire passer l’affaire en période estivale », explique le député du Parti de gauche. Le gouvernement et sa majorité souhaitaient conclure dans la soirée d’hier la discussion ouverte le matin.

 

La mobilité, un alibi

 

« La mobilité des fonctionnaires, qu’elle soit professionnelle ou géographique, est un des grands enjeux de la réforme administrative, au coeur des engagements présidentiels pour la fonction publique », indiquait en février dernier André Santini, alors secrétaire d’État chargé de la fonction publique. Pour Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’Union des fédérations de fonctionnaires CGT, « la mobilité ne sert là que d’alibi ». Il rappelle une étude de l’INSEE en 2006 montrant que le taux de mobilité pour les fonctionnaires équivalait à celui des salariés du privé. « La CGT est favorable à toute réforme qui favoriserait la mobilité choisie des agents, explique-t-il. Mais le projet de loi évoque surtout la "réorientation professionnelle", la possibilité de licencier, la possibilité de recourir à l’intérim… Tout cela n’a rien à voir avec la mobilité ! »

 

Les syndicats de fonctionnaires CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et CFTC jettent un même regard sur ce projet. Il est, selon eux, un pas vers « l’individualisation des salaires » en permettant au fonctionnaire changeant d’affectation de conserver son montant indemnitaire s’il est plus favorable (article 6).

 

Recours à l’intérim

 

L’article 7 permet d’engager le licenciement pur et simple d’un fonctionnaire si son poste est supprimé suite à une restructuration et s’il refuse « successivement trois emplois publics correspondant à son grade ». L’article 8 offre la possibilité de proposer des « temps non complets cumulés » dans différents établissements. Enfin la loi permet d’élargir le recrutement des « agents non titulaires » (article 9). Elle autorise aussi les administrations de l’État, les collectivités locales et territoriales, les établissements hospitaliers à recourir à l’intérim (article 10). Au moment où le gouvernement procède à une vaste restructuration qui affecte les administrations, mais aussi les hôpitaux, les établissements scolaires ou de recherche au nom de la révision générale des politiques publiques, la loi donne la possibilité de procéder à une vague de licenciements et à la précarisation des emplois. Garantie de l’égalité d’accès des citoyens aux services publics, le statut des fonctionnaires est frontalement attaqué.

 

Les organisations syndicales se sont ensemble adressées aux députés pour qu’ils repoussent le projet. Hier, la CGT, FSU et Solidaires organisaient un rassemblement devant l’Assemblée nationale et appelaient à l’action dans les départements. La dirigeante des fonctionnaires FO, Anne Baltazar, annonçait que son syndicat se joignait à ce rassemblement, après avoir lancé seul un mot d’ordre de grève.

 

Olivier Mayer, "L'Humanité" du 3 juillet 2009

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