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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 09:19

Un mois après leur élection, les 300 députés de La République En Marche fonctionnent comme un banc de poissons, allant là où on leur dit d'aller.

Peut-on encore parler de libre arbitre chez les nouveaux députés de La République En Marche ? Alors que les journalistes se faisaient un devoir de valoriser la démarche de "renouvellement" de la classe politique d'Emmanuel Macron, vantant la fraîcheur et la diversité des profils des nouveaux élus, la réalité semble indiquer que La République en Marche s'est muée en armée de pantins.

Qui donc a entendu un député de la majorité prendre la parole pour donner un avis un tant soit peu personnel ? Personne !

Sur des sujets majeurs comme la réforme du Code du Travail, lourde de conséquence pour l'équilibre de droits entre salarié et employeur, ou la suppression de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune et la Taxe d'Habitation, il ne se trouve pas un seul député LREM qui ait un avis nuancé ou un état d'âme ?

Pour qu'une telle unanimité soit rendue possible, hormis la lobotomisation massive des nouveaux députés (que nous osons imaginer impossible !), il ne reste qu'une solution : ces profils, loin d'être divers et variés, ont au contraire tous été bien choisis pour leur alignement sur les dogmes libéraux qui dominent la politique occidentale depuis les années 80.

Ceux qui étaient autrefois socialistes, comme ceux qui étaient autrefois Républicains ou centristes, partagent avec les nouveaux venus, souvent issus du milieu de l'entreprise, une même vision libérale de la société où sont considérés comme des lourdeurs et des archaïsmes les règles qui protègent les salariés comme les taxes et impôts qui obligent les plus riches à participer au financement des mécanismes de solidarité sociale.

Le banc de poissons des députés d'Emmanuel Macron se révèle être composé de poissons carnassiers, des piranhas au service du capitalisme et de la finance pour dévorer les acquis sociaux et les services publics.

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:52

Après le discours de politique générale du premier ministre, chaque groupe parlementaire a pu prendre la parole pour donner sa réponse et expliquer sa position sur le vote de confiance au gouvernement.

Les 16 députés du Groupe Démocrate et Républicain, qui comprend les 10 députés communistes, a refusé la confiance au gouvernement.

C'est le député-maire de Dieppe, Sébastien JUMEL, qui a pris la parole pour le groupe.

Solidaire

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"Les classes populaires et les classes moyennes peuvent déjà mesurer que ce projet n'est pas pour elles, mais pour celles qui les surplombent, qui les toisent et quelquefois les méprisent."

 
 
 
Vote de confiance: L'intervention de Sébastien Jumel (PCF), au nom des députés communistes
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 15:54

Après le roi Macron, c'est son maire du Palais, Edouard Philippe, qui a pris la parole devant l'Assemblée nationale.

Le Premier ministre du monarque républicain a présenté plus en détail les mesures que compte mettre en oeuvre le nouveau pouvoir libéral.

De l'ensemble de ces mesures, nos journalistes n'ont retenu que des sujets secondaires, voire des thématiques populaires. Une nouvelle façon de détourner l'attention de la population, des salariés en particulier, et de montrer au public que le gouvernement est sympa, différent.

Ainsi, on a beaucoup entendu parler d'une réforme du baccalauréat, de la nouvelle campagne contre l'autisme qu'appuie la très humaine reine-mère, de l'obligation de vaccination ou de la hausse du prix du paquet de tabac.

Dans ces sujets, aucun ne concerne un sujet majeur pour l'économie et la société française : rien sur l'impôt, rien sur les services publics, rien sur la réforme du Code du travail !

Pourtant, Edouard Philippe à annoncer un ensemble de pistes qui confirment que le gouvernement entend imposer une nouvelle cure d'austérité aux services de l'Etat et aux services publics, avec toujours l'objectif absurde et idolâtré des 3 % de déficit des budgets publics.

La suppression de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est un grand rêve de la Droite, une exigence des classes bourgeoises les plus aisées. Macron et Philippe vont enfin satisfaire cette exigence en ne laissant que l'aspect immobilier dans le calcul de l'impôt payé par les plus riches.

Avec la réforme du Code du travail, qui entend vider celui-ci de ce qui fait son intérêt, l'encadrement des règles du marché de l'emploi pour protéger les salariés, le gouvernement Philippe montre clairement qu'il roule pour les classes sociales les plus favorisées, celles qui possèdent de solides patrimoines et qui profiteront de la pression mise sur les salaires et les emplois par la casse du Code du travail.

La baisse de certains taux de l'Impôt sur le revenu, compensé par une hausse de la CSG, amène doucement notre système d'impôt à ne plus tenir compte du revenu du citoyen, un vieux rêve des plus riches !

Les médias, qui appartiennent quasiment tous à des grands groupes économiques, ne font que présenter la réalité de manière tronquée, orientée, de manière à masquer les grands objectifs du gouvernement Macron - Philippe.

Les Français, échaudés par les mensonges d'une gauche sociale-libérale qu'ils viennent de lourdement sanctionner, n'ont pas cédé à la campagne médiatique en faveur d'Emmanuel Macron avant la campagne électorale : seule une minorité d'entre eux à voter pour le candidat libéral au premier tour de la Présidentielle et c'est encore pire pour les candidats de son organisation politique lors des Législatives.

En clair, quoi qu'en disent les médias, c'est bien un Président et un gouvernement faibles qui tentent aujourd'hui d'en finir avec la justice sociale, en profitant de l'effet de surprise, de l'été et du soutien des grands médias.

Les militants syndicaux, communistes et progressistes doivent en avoir conscience et aller rapidement au contact des travailleurs et des citoyens pour commencer le nécessaire travail d'éveil politique qui mènera à un mouvement social d'ampleur.

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 10:21

Le roi Macron réunit les parlementaires à Versailles pour leur apporter la bonne parole.

C'est dans un silence de cathédrale que les députés nouvellement élus sont convoqués par le nouveau maître de la République pour écouter, sans broncher, un discours qu'ils devront accepter comme vérité.

La République française tourne à la monarchie, avec un président qui s'affiche de plus en plus comme celui qui donne les ordres par le biais d'un gouvernement qui imposera les réformes par ordonnances.

La démocratie ressemble de plus en plus à une mascarade, avec un Parlement dominé par une majorité composée de néophytes à qui on demande de suivre les consignes sans se poser de question, et sans même pouvoir s'exprimer publiquement, aux médias notamment. L'opposition voit son rôle réduite au minimum, privée de vices-présidences pour la première fois depuis 1958. Le parlement ne semble plus servir que de témoignage de ce que fût la démocratie parlementaire puisque les textes de loi importants ne seront plus débattus par les élus du peuple.

Ce faisant, la France prend le chemin de la Russie, où l'homme fort du Kremlin décide de tout avec une majorité parlementaire de simples exécutants.

Cette nouvelle façon de procéder va t-elle longtemps trompé les Français ? Pas sûr !

Malgré les résultats des Présidentielles et des Législatives, Macron et sa majorité ne peuvent se revendiquer d'un quelconque soutien populaire : l'abstention majoritaire et le vote par défaut de millions d'électeurs lors de ces scrutins font que ce nouveau pouvoir ne représente qu'une partie des Français. Les sondages récents, sur la réforme du Code du Travail, comme sur la vision de l'avenir de ce gouvernement, confirment ce sentiment : plus de 61 % des sondés s'affirment inquiets.

En 1789 comme en 1940, c'est directement, contre le pouvoir en place que les Français ont su reprendre leur destin en main.

Versailles et le Congrès ne sont que des symboles. C'est la mobilisation populaire qui permettra de s'opposer aux néfastes projets de ce gouvernement et d'imposer des choix plus favorables aux travailleurs.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 14:34

Le gouvernement Macron entend aller vite sur son projet de réforme de Code du Travail.

Vite, au point de cacher ce qu'il contient !

Vite, au point de vouloir éviter tout débat démocratique, à l'Assemblée nationale, où il est pourtant majoritaire, et encore plus dans la rue !

Vite, au point de le faire par ordonnances durant l'été, afin de profiter des congés pour éviter toute riposte sociale.

Si le gouvernement s'y prend ainsi, c'est que le contenu est explosif !

La méthode (passage en force durant l'été) n'a rien de nouveau et les premières propositions connues sont dignes de la droite anglaise sous Thatcher (1983) : comme façon de faire de la politique, voilà qui reprend les vieilles recettes du libéralisme, celles qui ont permis de faciliter la mondialisation capitaliste et la victoire de la spéculation, mais qui ont fait exploser le chômage et la précarité !

Un président libéral et un gouvernement majoritairement à droite : le nouveau héro des médias est celui des beaux quartiers de l'ouest parisien, pas des banlieues ouvrières et des classes moyennes.

Solidaire

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La centrale syndicale appelle à une "journée d'action et de grève" à la rentrée, pour protester contre la réforme du code du travail

 
 
La CGT appelle à la grève générale le 12 septembre
 
La CGT a appelé dans un communiqué, mardi, à "une journée d'action et de grève dans toutes les entreprises et services" le 12 septembre contre la réforme du code du travail engagée par le gouvernement. Le syndicat, qui dénonce un "dialogue social pipé d'avance", prévient qu'il refuse "d'ores et déjà d'entendre dire fin septembre que les ordonnances auraient été co-élaborées" sous prétexte qu'une concertation a été engagée avec les partenaires sociaux par le ministère du Travail. 

L'extension du CDI de chantier à d'autres secteurs et "la possibilité de licencier des salariés qui refuseraient d'adapter leur contrat de travail à un accord d'entreprise, même minoritaire", font partie des dispositions auxquelles la CGT est opposée. Pour elle, ce projet est "pire que la précédente" loi Travail, que le syndicat avait combattu dans la rue durant plusieurs mois. 

Environ 1.100 personnes se sont déjà réunies mardi à Paris à proximité de l'Assemblée nationale, à l'appel d'une intersyndicale CGT-FO-Solidaires-Unef-FSU, pour protester contre "le démantèlement du code du travail". Le projet de loi permettant de réformer par ordonnances le Code du travail sera présenté mercredi en Conseil des ministres.
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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 08:27

Nous reprenons ici une analyse intéressante de la période électorale sur les causes de l'échec de la gauche alternative lors des élections législatives (26 députés) malgré un score aux Présidentielles qui laissait augurer un potentiel de 100 députés minimum.

La rigidité de la France Insoumise, encore actuellement autour de la formation d'un groupe commun, risque de mener à nouveau à l'émiettement : refus d'intégrer le terme "communiste" dans le nom du groupe (10 députés !), rigidité sur les porte-parole, obligation de vote, licenciement des collaborateurs communistes du groupe qui seront remplacés par des gens de la FI, etc.

Cette analyse met aussi en exergue les fautes et errements du Parti communiste et avance d'intéressantes pistes de travail.

Reste la question de fonds : à quoi sert un Parti communiste aujourd'hui ? Pas sûr que tout le monde soit actuellement d'accord sur le sujet au sein du PCF !

Solidaire

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Interpellation de Maxime Cochard (PCF Paris) sur l'avenir du Parti communiste français à la veille de son Conseil national

 
 
Redonner un avenir au PCF dès maintenant
 
En ce surlendemain de deuxième tour, constatons une nouvelle fois combien l’attitude de Jean-Luc Mélenchon et de la France Insoumise a été préjudiciable à notre camp. 

Le brouillage du candidat FI sur l’appel à battre Marine Le Pen puis son refus de tout accord avec le PCF et EELV nous ont coûté l’élection de dizaines de députés qui auraient pu résister à la vague Macron, ouvrant un boulevard à nos adversaires. 

Alors que Jean-Luc Mélenchon ambitionnait de diriger le pays fort de son score impressionnant au premier tour, la France insoumise a connu une hémorragie aux législatives : 64 % de déperdition de votes. Au second tour, sur plus de 70 candidats FI qualifiés, seuls 14 ont été élus. Voilà le prix d'une stratégie politicienne diviseuse. 

En outre, les difficultés posées par le positionnement de fond du candidat et de son entourage sont réelles -- la synthèse de Vincent Présumey, « Quelques réflexions sur la France Insoumise », en dresse un relevé saisissant (https://blogs.mediapart.fr/…/quelques-reflexions-sur-la-fra…). 

Mais la responsabilité indéniable de Jean-Luc Mélenchon dans l’échec de la gauche face à la blitzkrieg macronienne ne doit pas nous conduire à sous-estimer la nôtre dans nos très mauvais résultats. 

Le fait que le PCF regagne des députés pour la première fois depuis 1997 ne peut pas nous illusionner. Nos scores aux élections législatives (2,7%) sont particulièrement préoccupants. Ils soulignent l’échec de notre stratégie. Ils posent la question de l’utilité de notre parti pour la population comme pour les militants qui donnent tant d’énergie pour permettre à chacun de s’y organiser. 

Le secrétaire national a promis d’importants changements pour répondre à ces problèmes. Hélas, ces proclamations ont déjà été faites à de nombreuses reprises dans le passé et n’ont guère été suivies d’effet. Tout montre que malgré la réduction à peau de chagrin de l’appareil du parti, un phénomène d’inertie bloque toute initiative et tout changement. 

Or, sans remise en question radicale de notre approche des élections présidentielles, de notre absence de stratégie de conquête et de notre façon de communiquer, nous courrons à la disparition pure et simple du PCF. 

C’est d’autant plus urgent qu’il est désormais clair que Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise préparent déjà l’échéance de 2022, qui sera considérée par le candidat malheureux comme celle devant le conduire enfin à la victoire finale... Cette démarche personnelle porte en germe le risque de notre éviction définitive de la scène politique nationale. 

Il est impératif non seulement d’ouvrir le débat, mais surtout de prendre enfin des décisions pour redonner à notre parti un avenir, avec d’autres objectifs que le maintien de nos positions électives locales. 

À la suite de discussions avec d’avec d’autres camarades, je verse à notre débat collectif quelques pistes de chantiers à ouvrir immédiatement : 

1) Doter le PCF d’une direction opérationnelle en vue de 2022 

• Remplacer le CEN (l’organe de direction) pléthorique par une direction opérationnelle resserrée autour d’une quinzaine de membres dotés d’une feuille de route claire et chargés de prendre les décisions qui s’imposent ; 
• Recentrer le rôle du secrétaire national afin que sa mission soit principalement l’animation de la vie du parti ; 
• Lancer dès maintenant un collectif de préparation de l’élection présidentielle 2022 chargé d’élaborer une stratégie politique, un programme, et de repérer puis de préparer un ou une candidate pour porter notre voix en vue de cette échéance structurant l’ensemble de la vie politique ; 
• Définir une stratégie de conquête à moyen et long terme au-delà du calendrier électoral, dessinant des perspectives réelles pour le parti (reconstitution du maillage territorial affaibli, investissement sur des territoires électoraux, réinvestissements des orgas de masse…) 

2) Révolutionner la communication du PCF 

• Nommer plusieurs porte-paroles ayant fait la démonstration de leur efficacité médiatique ; 
• Remplacer les campagnes thématiques épisodiques par le travail de long terme sur trois grands identifiants martelés ; 
• Réélaborer nos identifiants autour de sujets « vie quotidienne » immédiatement concernants pour les salariés précaires ; 
• Engager un travail approfondi de réadaptation de notre vocabulaire, afin de systématiser un lexique simple et concret compréhensible par 100% des gens ; 
• Redéfinir les modes d’expression du PCF en substituant aux formats exhaustifs, abstraits et collectifs des formats courts, concrets et incarnés ; 
• Investir enfin sérieusement internet et les réseaux sociaux 

3) Rendre plus efficace l’organisation interne du PCF 

• Réorienter notre approche de la formation et de la politique des cadres vers les tâches opérationnelles (pilotage de section, travail d’implantation et d’orga, campagnes électorales) ; 
• Réformer les commissions thématiques en les dotant d’une plus grande autonomie et de porte-paroles dédiés pour renforcer leur pouvoir d’interpellation ; 
• Créer un comité d’intellectuels et de salariés chargé de travailler une approche résolument contemporaine, accessible et concrète du communisme du PCF ; 
• Réorienter la vie des sections vers les activités solidaires et concrètes d’implantation et de contact avec les habitants
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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 14:08

Comment parler de vote d'adhésion au parti macroniste quand moins d'un électeur sur 2 s'est rendu aux urnes dimanche dernier ?

Avec 42,64 % de participation, ce sont à peine plus de deux électeurs sur cinq qui se sont rendus aux urnes ce dimanche pour un second tour des Législatives sans choix. D'ailleurs, sur les électeurs qui se sont rendus aux urnes, pas loin d'un sur dix à voter blanc ou nul, pour dénoncer l'absence de choix à sa disposition !

Ainsi, dans les 5 circonscriptions de l'Eure, les électeurs avaient le choix entre un candidat macroniste et un candidat du Front National. Entre la peste et le choléra, beaucoup sont restés chez eux (entre 55 et 57,8 % des électeurs) ou ont décidé de ne pas choisir (jusqu'à 11 % de votes blancs et nuls).

Au final, avec une abstention record, nos 577 députés auront la plus faible représentativité de leurs électeurs de l'histoire de notre République !

Les résultats de la La République En Marche sont ainsi loin d'être excellents avec 2 millions de voix de perdues entre le premier tour de la Présidentielle et le premier tour des Législatives.

Le Parti communiste, avec 10 députés, présente un gain de 1 siège. Un petit gain qui cache des disparités puisque le PCF aura 3 députés en Seine-Maritime contre... 0 auparavant !

Le modèle politique français est donc en déroute.

Le recyclage par le système en place des vieilles idées libérales et de nombreux cadres des partis sortants (socialistes ou Républicains) au travers de l'opération Macron n'aura été qu'un demi succès : le parti de Macron ne réussit en effet qu'à prendre des élus au PS et à la droite et se laisse doucement dévorer par le cancer FN.

A gauche, la timidité du discours communiste et la stratégie solitaire de la France Insoumise au niveau national n'auront pas permis de maintenir jusqu'aux Législatives la dynamique de la candidature de Jean-Luc Mélenchon aux Présidentielles. Le score de ce dernier laissait pourtant augurer un potentiel de plus de 60 députés !

Le Parti communiste doit renouer avec sa tradition militante au quotidien et cesser de se focaliser sur les élections, cela d'autant plus dans un système politique en perdition.

Avec ses 10 députés, les députés assimilés et les 16 députés France Insoumise, le PCF peut jouer le rôle de porte-parole du mouvement social au Parlement.

Au delà de ce rôle de témoin, le Parti communiste va devoir se remettre en question et rénover sa stratégie et ses objectifs pour redevenir le parti des classes populaires, des travailleurs, et porter un véritable programme de changement, réaliste et révolutionnaire, capable de mobiliser les forces sociales autour de lui. C'est comme cela qu'il pèsera à nouveau sur la politique française, dans le débat d'idées comme lors des élections.

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 09:05

Emmanuel Macron l'avait promis : la France va sortir de l'état d'urgence... mais pour mieux faire rentrer ces contraintes dans la loi.

En clair, ce qui est exceptionnel va devenir notre quotidien : la police et la Préfecture pourront désormais contrôler et interdire de manifestation sans recours ni contrôle judiciaire.

Un Président qui bénéficie d'un culte médiatique digne de la Corée du Nord, une Assemblée de novices entièrement dévouée à sa personne, et, maintenant, un contrôle du droit d'opposition par la police : la France de Macron va t-elle tourner en ce qu'on appelle une dictature molle ?

Solidaire

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Un article de Libération à retrouver sur ce lien : "Etat d'urgence : une inscription dans le droit commun qui annule toute contestation".

«Les actes terroristes, une notion malléable»

Arié Alimi
DR«Jusqu’à présent, l’état d’urgence n’a pas concerné seulement le terrorisme. Le ministère de l’Intérieur et les préfectures ont démontré leur volonté de l’appliquer à d’autres faits qu’ils considèrent comme des troubles graves à l’ordre public. C’est par exemple ce qui s’est produit peu de temps après les attentats du 13 Novembre, avec les interdictions des manifestations à l’occasion de la COP 21 à Paris. Ce fut aussi le cas avec le bannissement de certaines personnes des cortèges anti-loi travail, ou encore des interdictions de déplacement de supporteurs de football. Le texte de transposition fixe la limite d’une application aux actes terroristes mais c’est une notion malléable. Et lors du contrôle de l’action du ministère, les juridictions administratives, y compris le Conseil d’Etat, n’ont pas du tout fait le travail du juge judiciaire. Lorsqu’elles étaient saisies d’un arrêté préfectoral d’assignation à résidence ou de perquisition, les juges administratifs n’ont pas vérifié la réalité des faits allégués dans les notes des services de renseignement. D’ailleurs, les premiers qui devraient être dans la rue aujourd’hui pour contester ce projet de loi, ce sont les juges de l’ordre judiciaire. De fait, Emmanuel Macron veut rétablir le pouvoir absolu de contraindre sans jugement. La seule limite désormais, c’est que l’on ne pourra pas incarcérer quelqu’un sans l’action du juge judiciaire.» (photo DR)

 Recueilli par Ismaël Halissat 

 

SÉBASTIEN PIETRASANTA député PS spécialiste sécurité:

«Le judiciaire contourné»

Sébastien Pietrasanta
AN«Je trouve plutôt inquiétant qu’un système dérogatoire et exceptionnel puisse entrer dans le droit commun. On ne peut pas dire qu’on sort de l’état d’urgence pendant une campagne présidentielle et finalement mettre cet état d’urgence dans la loi de tous les jours. On perpétue un système dérogatoire, on laisse la plénitude d’action aux préfets, on contourne l’autorité judiciaire : tout cela m’interroge.

«D’autant plus que j’ai aussi des réserves sur l’efficacité de ces mesures, quel que soit l’endroit où vous choisissez de les ranger, état d’urgence ou droit commun. Elles sont sûrement utiles pour le maintien de l’ordre mais, pour le reste, j’ai des doutes. Ainsi, le contrôle parlementaire a montré que les perquisitions administratives et les assignations à résidence avaient eu, grâce à l’effet de surprise, une utilité réelle dans les premiers jours. Mais ensuite, le ménage était fait avant les perquisitions. Ces dernières sont peut-être utiles pour certains services de police, mais pas forcément pour ceux du renseignement dans la lutte contre le terrorisme. Leur but est de surveiller, pas d’aller taper aux portes des personnes à surveiller. Enfin, je ne peux pas, comme homme de gauche, critiquer la droite qui souhaite interner les fichés S et, dans le même temps, accepter des assignés à résidence permanents qui ne sont pas judiciarisés.» (photo AN)

Recueilli par Laure Bretton et Lilian Alemagna 

 

ADRIENNE CHARMET de la Quadrature du Net:

«Atteinte lourde à la vie privée»

«Cet avant-projet de loi, c’est l’inscription de l’état d’urgence dans le droit commun, avec tous les problèmes que cela soulève : qui décide des mesures coercitives ? Quels sont les recours possibles ? La définition des personnes qui peuvent être assignées à résidence est très large et très subjective. L’obligation de «déclarer ses identifiants de tout moyen de communication électronique» reprend une disposition qui avait déjà été proposée pour la loi sur la procédure pénale adoptée en juin, mais que la commission des lois du Sénat avait supprimée. Nous le disions déjà à l’époque : c’est une atteinte au droit de se taire, à la présomption d’innocence et au droit de ne pas s’auto-incriminer, cela va à l’encontre de plusieurs articles de la charte européenne des droits fondamentaux, et la France a déjà été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme à ce sujet… Dans le cas des perquisitions informatiques, il y a une atteinte lourde à la vie privée sur décision préfectorale, sans droit de se défendre. Le gouvernement prétend avoir une position de sagesse en disant qu’il faut sortir de l’état d’urgence… mais on y rentrerait définitivement ! Nous sommes en train de discuter et de nous coordonner avec les associations qui s’étaient déjà opposées à l’état d’urgence. On peut espérer que le Conseil d’Etat va jouer son rôle de garde-fou. Et, si le gouvernement ne revient pas sur sa copie, que les parlementaires seront assez sages pour s’y opposer.» (photo DR)

Recueilli par Amaelle Guiton

 

SERGE SLAMA maître de conférence en droit public:

«Le franchissement d’un cap»

slama serge
DR«La fin de l’état d’urgence s’imposait. Le gouvernement a compris qu’il ne pouvait pas le renouveler indéfiniment, sachant que cet état d’exception a vocation à être temporaire, ce que le Conseil d’Etat lui rappelle depuis des mois. Le texte d’avant-projet de loi dont on parle est un curieux mélange entre la reprise des mesures déjà présentes dans la loi sur l’état d’urgence et un certain nombre de solutions qui s’inspirent du droit des étrangers, comme le régime d’assignation à résidence ou la surveillance électronique. Par ailleurs, ce que propose le texte sur les perquisitions est très étonnant : ce serait la première fois en dehors de l’état d’urgence qu’elles seraient ordonnées sur décision du préfet après autorisation du procureur de la République de Paris. Alors certes, le procureur a une autorité judiciaire au sens de la Constitution, mais il n’est pas indépendant dans la mesure où il relève de l’exécutif. La seule solution satisfaisante serait que le juge civil autorise la perquisition. En ce qui concerne les assignations à résidence, elles seraient adaptées plus spécifiquement aux personnes qui sont supposées entretenir des liens avec des milieux radicalisés, afin de les inciter à rompre avec leur milieu d’origine. Inscrire toutes ces mesures dans le droit commun est un franchissement de cap que Bernard Cazeneuve et Manuel Valls n’ont pas osé faire et qu’Emmanuel Macron est en passe de réaliser.» (photo DR)

Recueilli par S.B. 

 

MICHAËL FŒSSEL philosophe:

«Vers un état libéral autoritaire»

Michaël Foessel 
DR«L’inscription des mesures de l’état d’urgence dans le droit commun est une preuve de plus, s’il en faut, de la "banalité sécuritaire", où l’Etat légitime ses politiques publiques par la sécurité. Alors que la récurrence de la question de la prolongation de l’état d’urgence permettait au moins de discuter de la condition de nos libertés publiques, son inscription dans le droit commun annule toute contestation : l’exception devient la norme, c’est l’évidence sécuritaire. Ce qui est tout à fait paradoxal dans une démocratie libérale : d’un côté, on valorise la liberté d’entreprendre et, de l’autre, on remet en cause nos droits les plus fondamentaux, dont les libertés publiques et individuelles. Avec la permanence de l’état d’urgence, on tendrait ainsi vers un "Etat libéral autoritaire". L’effacement de la figure du juge, traditionnellement libérale, sous le prétexte de l’accélération des processus de médiation démocratique, en est un symptôme. En sacrifiant le pouvoir judiciaire au profit du pouvoir exécutif, on remplace des jugements humains par des procédures administratives, sinon informatiques. Les sociétés qui ne savent plus juger n’ont d’autre solution que de réprimer. En définitive, chez Emmanuel Macron, tout comme chez Manuel Valls, ce sont les libertés économiques qui priment sur celles d’aller et venir, etc., et ce alors même que les effets réels sur le terrorisme sont très limités.» (photo DR)

Recueilli par S.B.

Michaël Fœssel est l’auteur d’Etat vigilance (Points, 2010).

 

EMMANUEL DAOUD avocat:

«Il s’agit d’un coup d’état institutionnel»

«Ce nouveau projet de loi constitue une régression sans précédent des libertés publiques et individuelles. On décide de banaliser des mesures d’exception en les inscrivant dans le droit commun au mépris des équilibres institutionnels et constitutionnels, mais aussi de l’autorité judiciaire. Le paradoxe de la situation, c’est qu’il a été démontré amplement que ces mesures n’avaient pas été efficaces durant l’état d’urgence, et l’on veut pourtant les inscrire de façon définitive dans notre droit. En réalité pour des raisons démagogiques.

«A titre personnel, je considère qu’il s’agit d’un coup d’Etat institutionnel. C’est d’autant plus grave que ces derniers mois, on a constaté un dévoiement de ces dispositions d’exception, détournées de leur finalité première - la lutte antiterroriste - pour mieux criminaliser les mouvements sociaux. Le dernier rapport d’Amnesty International a clairement mis en évidence le recours abusif à l’état d’urgence pour interpeller ou contrôler des militants syndicaux ou écologistes. Si on pousse une telle logique, cette mise sous contrôle relève d’une inspiration autoritaire face à un tel projet, tous les démocrates, qu’ils soient juristes ou non, devraient se mobiliser ensemble pour rappeler au gouvernement les principes fondamentaux de notre Etat de droit et de notre République.»

Recueilli par Emmanuel Fansten

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 15:01

Une nouvelle fois, les Français refusent de donner les pleins pouvoir à l'héritier du Hollandisme... En espérant qu'ils se mobilisent dimanche prochain !

Oui, la démocratie parlementaire à la sauce 5ème République va mal !

Nous le disions dans notre précédent article. Un sondage paru aujourd'hui pour BFM le confirme.

Selon ce sondage de l'institut Elabe, plus de 6 Français sur 10 souhaitent que les résultats du premier tour des législatives soient rectifiés au second afin de ne pas donner une majorité trop importante à la République en marche.

Pour être plus précis, 61% des personnes interrogées souhaitent que le second tour "rectifie le premier tour avec une majorité moins importante qu'attendue" favorable au président Emmanuel Macron, contre 37% qui espèrent au contraire qu'il confirme le résultat du premier tour.

Si une très large majorité d'électeurs de la République en marche au premier tour du scrutin souhaitent une confirmation, ceux de la France insoumise préfèrent en quasi totalité une rectification, devant ceux du FN, puis dans une moindre mesure de LR et de l'UDI, loin devant ceux du PS et du PRG, selon cette enquête.

Plus triste : une majorité des abstentionnistes du premier tour se prononce aussi pour une rectification. Peut-être certains éprouvent-ils des regrets de n'avoir pas pris le temps d'exprimer leur choix dimanche dernier ?

 

Un peu plus de la moitié (53%) des personnes interrogés se disent en outre "inquiètes" de voir la République en Marche et le Modem disposer d'une majorité à l'Assemblée nationale supérieure à 400 députés sur 577, tandis que 20% se disent indifférents.

 

En revanche, cette perspective inspire de la "confiance" à 27% des Français sondés.

 

De manière un peu contradictoire, les Français interrogés semblent partagés quant à ces résultats, selon cette enquête : à la question de savoir si, personnellement, ils sont satisfaits ou mécontents des résultats du premier tour, une courte majorité (52%) se montre insatisfaite, dont 22% "très mécontents". A l'inverse, 47% des personnes interrogées se déclarent satisfaites de ces résultats, dont 14% "très" satisfaits.

 

Bref ! Si les électeurs ont acceptés la victoire d'Emmanuel Macron, ils sont quand même très majoritairement contre une assemblée quasi entièrement à sa botte !

 

De quoi encore inquiéter tout bon démocrate sur l'état de notre soit-disant République : que la future majorité ne soit soutenue que par 32 % des 50 % d'électeurs qui se sont déplacés, soit 1 électeur sur 6, cela devrait déjà poser question. Mais que l'assemblée à venir donne 80 % des sièges à cette future majorité est un déni démocratique supplémentaire !

 

Une poignée de circonscriptions aura la possibilité, dimanche prochain, d'élire un député communiste (une dizaine) ou France Insoumise (une vingtaine) : que les électeurs de Mélenchon au premier tour des Présidentielles et que les électeurs des milieux populaires se saisissent de cette occasion pour s'exprimer !

 

Pour notre part, dans l'Eure, la position communiste est simple : pas de voix pour le Front National ! Pour le reste, chacun fera comme il le sent !

 

Et si les médias commencent à prendre peur d'une absence d'opposition parlementaire qui ouvrirait la porte au développement d'une opposition populaire dans la rue, dans les luttes sociales, ce n'est pas notre cas !

 

Même si nous nous battons toujours pour porter une majorité populaire aux élections, nous serons toujours au côté des salariés, des chômeurs, des paysans ou des artisans quand il s'agira de défendre sur le terrain les droits des travailleurs et leur pouvoir d'achat !

 

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 09:07

Avec 50 % d'abstention, moins d'un tiers des électeurs mobilisés risque de désigner plus de 3/4 des futurs députés : démocratie ?

Ce n'est pas la première fois que nous dénonçons les conséquences désastreuse de l'inversion du calendrier électoral décidé autrefois par Jacques Chirac et qui a fait passer les élections législatives tout juste après les élections présidentielles.

Avec une Constitution, celle de la 5ème République, qui donne un rôle prépondérant au Président de la République, cette inversion de calendrier à transformer les élections Législatives en vote de confirmation du vote présidentiel.

Plus de débat politique sur les programmes et les candidats : quatre semaines, c'est ridiculement court pour un sujet pourtant aussi important que l'élection de ses députés !

Avec des médias qui ont, dès les présidentielles, joués la carte Macron et démobilisés les électeurs, en leur présentant les élections Législatives comme jouées d'avance, beaucoup d'électeurs de Jean-Luc Mélenchon, mais aussi de Marine Le Pen ou François Fillon, n'ont pas trouvé nécessaire de se déplacer ce dimanche.

Avec moins de 50 % de participation, donc moins d'un électeur sur deux qui s'est déplacé, peut-on décemment continuer de parler de représentation démocratique du peuple français ?

Avec la règle qui veut que seuls peuvent se maintenir au second tour les candidats ayant obtenu 12,5 % des votes des électeurs inscrits, il fallait obtenir plus de 25 % des voix au premier tour pour être retenu.

En conséquence, avec à peine plus de 31 % des voix nationalement (1 électeur sur 3), la France en Marche risque de décrocher une majorité de plus de 75 % des députés dimanche dernier ! Là encore, peut-on parler de représentation démocratique du peuple français ?

Cette République est à bout de souffle. Le jeu de chamboule-tout électoral auquel nous avons assisté dimanche sonne plus comme un rejet d'une classe politique qui gère la France depuis plus de trente ans, avec les résultats désastreux que l'on sait, que comme un vote d'adhésion au programme non assumé du parti d'Emmanuel Macron.

Pour les communistes, le vote sonne aussi comme un avertissement.

Notre capacité à rassembler localement, comme sur la quatrième circonscription de l'Eure avec Arnaud Levitre (14,5 % des voix), ne cache pas notre incapacité à incarner une véritable alternative populaire ailleurs dans le Département comme en France.

Dimanche prochain, avec la barre de 12,5 % des électeurs inscrits pour passer le premier tour, nombre de candidats communistes et France Insoumise n'ont pu se qualifier pour le second tour des Législatives.

Là où des candidats PCF sont en capacité d'être élus (voir liste ci-dessous), comme dans 3 circonscriptions de Seine-Maritime, nous appelons chacun à mobiliser les électeurs qu'ils connaissent.

Ailleurs, hors candidats de la France Insoumise à soutenir, c'est déjà aux mobilisations sociales à venir qu'il faut réfléchir.

Pour sa part, le Parti communiste doit aussi réfléchir à son positionnement politique et à changer une stratégie politique vieille de 25 ans (Robert Hue) qui ne lui permet pas de redevenir une véritable force populaire alternative.

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Les candidat-e-s soutenu-e-s par le Parti communiste français seront présents au second tour de l'élection législative dans l'Allier avec Jean-Paul Dufrègne, dans les Bouches-du-Rhône avec Pierre Dharréville, dans le Cher avec Nicolas Sansu, dans le Nord avec Alain Bruneel et Fabien Roussel, dans le Puy-de-Dôme avec André Chassaigne, en Seine-Maritime avec Hubert Wulfranc, Sébastien Jumel et Jean-Paul Lecoq, dans la Somme avec François Ruffin, en Haute-Vienne avec Pierre Allard, dans les Hauts-de-Seine avec Elsa Faucillon, Yasmine Boudjenah, en Seine-Saint-Denis avec Stéphane Peu, Marie-George Buffet et Clémentine Autain. 

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