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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 10:18

Depuis le début de la semaine, nos chères têtes blondes se sont lancées à corps perdus dans les épreuves du baccalauréat. Si l’on a beaucoup parlé de l’impact supposé des grèves des cheminots sur le bon déroulement de la session d’examen, on parle beaucoup moins, si ce n’est pas du tout, du contenu même des épreuves. Erreur. Certaines d’entre elles, édifiantes, en disent long sur la volonté de formatage sur les questions économiques de ces citoyens en herbe.

Quand le bac formate au néolibéralisme
Mais, c’est un toute autre sujet d’épreuve sur lequel s’est arrêté Marianne. Celui de Sciences économiques et sociales (Bac ES) qui s’est tenu ce jeudi 19 juin. Dans la première partie de l’épreuve, intitulée « mobilisation des connaissances », les candidats devaient répondre à deux questions qui nous ont fait sérieusement tiquer.

1. Comment la flexibilité du marché du travail peut-elle réduire le chômage ?

Suivi d'une deuxième question un peu moins orientée, mais qui accolée à la première interroge...

2. À quels risques économiques peuvent s’exposer les pays qui mènent une politique protectionniste ?

Sidérant. Ces deux questions qui ont donc pour but de « mobiliser les connaissances » économiques de nos chers lycéens acquises tout au long de leurs études, signifient-elles qu'elles ne se limiteraient qu’au seul dogme du libre-échange ?

« C’est aberrant. Les bras m’en tombent », réagit d'ailleurs Thomas Coutrot, économiste et statisticien, membre des Economistes atterrés et porte-parole d’Attac à l’énoncé de ces deux questions. « C’est une vision folle de l’apprentissage des thèses économiques, totalitaire même. Dès le plus jeune âge, on veut leur faire intégrer que la mobilité et la flexibilité est un idéal économique et que c’est une évidence que la société doit s'y soumettre. La seule solution, ce serait que la société se réforme pour coller à l’idéal libéral. C’est dramatique. »

http://www.marianne.net/Quand-le-bac-formate-au-neoliberalisme_a239596.html
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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 15:19

par Frédéric Lemaire, le 17 juin 2014 sur ACRIMED

Plus de 10 ans après sa première publication, notre « lexique pour temps de grèves et de manifestations » est plus que jamais d’actualité. « Prises d’otage », « galère des usagers », « grogne syndicale », etc. La grève des cheminots, entamée mardi soir, signe le grand retour de la langue automatique d’un journalisme officiel plus ou moins ouvertement hostile aux mouvements sociaux.

« L’opposition entre les lycéens qui vont passer le bac et les terribles grévistes qui les en empêcheraient, l’opposition entre les usagers et les grévistes, c’est une thématique idéologique de droite » note Claude Askolovitch, dans son éditorial du 14 juin sur I-télé. Et de conclure, sans que l’on sache s’il ironise ou s’il s’en félicite vraiment : « Voir les socialistes faire du Figaro, c’est nouveau, donc c’est intéressant ».

Mais si le gouvernement a « parlé à droite  » comme semble s’en réjouir Askolovitch, une partie des médias n’a pas manqué de lui emboîter le pas. À commencer par Le Monde, qui titre sobrement son éditorial du 13 juin : « SNCF : il faut savoir arrêter une grève ». Le « journal de référence », devenu journal officiel, reprend à son compte l’injonction du gouvernement.

« "Compromis", "intérêts de tous" : voilà des mots que les grévistes n’entendent pas. » L’éditorialiste du Monde, en manque d’inspiration, a-t-il pioché dans notre « lexique » pour rédiger son éditorial, cousu de la langue automatique du journalisme brise-grève ? « Il y a dans ce mouvement de grève une grande irresponsabilité de la part de syndicats qui accréditent l’idée que, décidément, ils préfèrent le conservatisme à la réforme . »

Le Monde rabroue les syndicalistes qui « n’obtiendront rien », vont « perdre la bataille » et dont la grève est injustifiée car elle « perturbe la vie quotidienne des usagers », « menace le bac » mais surtout, parce qu’elle est « illisible » pour l’opinion publique. Tellement « illisible » que Le Monde ne daigne dire un mot du contenu de la réforme ni des revendications des grévistes.

Comme un écho ironique à l’éditorial de la chefferie du Monde, le blog des « décodeurs » sur lemonde.fr publie un article le même jour : « Mais au fait, pourquoi la SNCF fait grève ? » Bonne question, à laquelle le lecteur trouvera des éléments de réponse plus factuels que la charge anti-syndicale de la Une du quotidien papier. On y apprend, entre autres, que la « menace sur le bac » brandie par le gouvernement et Le Monde est à relativiser ; ou encore que les deux syndicats (CGT-Cheminots et Sud-Rail) qui appellent à la continuation de la grève représentent une majorité des salariés – même si l’article met en avant les « fractures » et luttes internes syndicales.

Le Monde fait-il du Figaro ? Ni une, ni deux, ce dernier – qui consacre une double page à la « galère des usagers » – monte le ton : la France « se déglingue », elle n’est « plus capable d’assurer correctement la tenue des épreuves du baccalauréat » à cause de « quelques cheminots syndiqués », peste l’éditorialiste Yves Thréard. Des privilégiés nuisibles qui bloquent la France « pour un oui ou pour un non », pour des motifs « inacceptables ».

Le Parisien n’est pas en reste, à l’image des Unes que nous avons publiées ici. « C’est parti pour une journée de galère pour les usagers de la SNCF » commente en vidéo sur leparisien.fr l’éditorialiste du quotidien, raccord avec la ligne éditoriale de l’édition papier. Avec, à la clé, une « question du jour » qui annonce la couleur : « SNCF : Faut-il limiter le droit de grève ? »

Dans le même registre, le Figaro va plus loin : « Faut-il interdire le droit de grève dans les transports publics ? » interroge le quotidien conservateur sur son site.

Impossible de poursuivre ce bref tour d’horizon de la presse nationale sans évoquer les tauliers de L’Express et du Point, qui n’ont pas manqué de tirer à boulets rouges sur les cheminots. Leur grève évoque à Franz-Olivier Giesbert une France « toujours à cran, éruptive, plombée par les boulets des corporatismes ». L’éditorialiste du Point, jamais avare de métaphores douteuses [1], en tire une conclusion aux subtils accents totalitaires : « n’est-il pas temps d’essayer de guérir la France sans lui demander son avis, quitte à la brutaliser un peu ? »

Dans un de ses désormais célèbres éditoriaux vidéo, Christophe Barbier décerne quant à lui un « carton rouge » aux grévistes de la SNCF (entre autres). Selon lui, « le recours à la grève n’est pas une bonne formule », cela fait d’eux des « preneurs d’otage » et incite « à certaines violences ».

Notons que Libération ne se mêle pas à ce concert de dénonciations de la grève des cheminots. En fait le conflit social est tout simplement absent de la Une du quotidien, comme des billets des éditorialistes qui lui préfèrent l’actualité irakienne et la coupe du monde de football.

Le son de cloche n’est pas si différent chez les chroniqueurs à la télévision ou à la radio. Arlette Chabot, sur LCI, peine à comprendre la raison pour laquelle les syndicalistes luttent contre une réforme qu’ils ont voulu, et ce malgré les concessions du gouvernement. La continuation de la grève relèverait d’une « surenchère » due à la « division syndicale ».

Pédagogue mais intraitable, Nicolas Doze douche les espérances des manifestants sur BFM-TV : la réunification de la SNCF ? Impossible, à cause de l’Europe. Le maintien du statut des cheminots ? Impossible, dans le nouveau cadre européen. Éponger la dette de l’entreprise, en grande partie le résultat des investissements dans les lignes à grande vitesse ? Impossible : ce serait l’équivalent d’une subvention publique, interdite… par Bruxelles.

La chronique de politique de France info consiste, quant à elle, en une longue exégèse de ce que dit et pense « l’exécutif ». Quelques exemples :

- « Le modèle de la crise sociale version 1995 ne peut s’appliquer à ce mouvement. Aujourd’hui, le gouvernement parie sur le fait que cette grève n’est pas comprise, et par conséquent, qu’elle n’est pas populaire. »

- « L’exécutif ne semble pas ressentir les prémices d’une crise sociale. Comme s’il était convaincu qu’il s’agissait d’une simple crispation de la CGT, débordée par sa base »

- « Lundi, ce ne sont pas des salariés au pouvoir d’achat en berne qui seront pénalisés, mais leurs enfants ou leurs proches, des lycéens qui vont passer leur Bac. Le distinguo devrait peser dans les AG ce weekend end. C’est que veut croire, et espérer, l’exécutif. »

Laissons à Claude Askolovitch, que nous citons en ouverture de cet article, le mot de la fin (ou presque). Avec cette hypothèse lumineuse : au fond, si le gouvernement de gauche emploie le « vocabulaire idéologique » de l’adversaire – en jouant les usagers contre les grévistes – n’est-ce pas que « peut-être, tout simplement, la réalité est-elle de droite » ?

***

Askolovitch se rend-il compte qu’associer aussi nettement l’opposition des usagers et des grévistes au « vocabulaire idéologique » de la droite revient à conclure que, pour le paraphraser, la majorité des grands médias « parlent à droite » ? Peut-être. Après tout, qu’est-ce que cela aurait de si étrange, puisqu’il semble penser que « la réalité est de droite » ? Le problème qui demeure, et qui est un problème démocratique, c’est que ce constat soit apparemment partagé, consciemment ou non, par une majorité d’éditorialistes, de chroniqueurs et de chefferies éditoriales… Le traitement médiatique de la grève des cheminots ne fait qu’en apporter une nouvelle preuve.

Frédéric Lemaire


Cette analyse des médias assez parlante pose finalement la question de la démocratie et des libertés.

Comme le posait si justement un sujet de philosophie au bac, cette année, "suffit-il d'avoir le choix pour être libre ?".

Finalement, comme pour les produits de consommation, nous avons plein de médias différents, plein d'emballages qui nous refilent la même soupe !

Une idéologie dominante = un message martelé à l'infini dans les médias.

Nul part, vous trouverez trace d'une interview d'un gréviste autrement que sous la forme d'une petite phrase. Hormi le journal "L'Humanité", aucun média n'apporte un quelconque soutien aux grévistes ou, au moins, un semblant de traitement équitable en se demandant si leurs raisons valent de faire grève !

La différence entre nos régimes qui se revendiquent démocratiques et les régimes totalitaires, c'est la multitude des supports médiatiques qui diffusent le message officiel, celui de l'idéologie dominante.

Solidaire

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 08:26

La perte de crédibilité du gouvernement affecte aussi le Parti socialiste.

10 % d'adhérents en moins en deux ans, c'est 25 000 socialistes en moins au PS !

La déroute militante du Parti socialiste suit sa conversion politique au libéralisme et son alignement sur Bruxelles et les choix sarkozystes que denonçait un PS alors dans l'opposition.

Il faut donc croire que ces 25 000 adhérents perdus se situent plutôt dans les rangs des socialistes sincères, ceux qui rêvent d'une France plus solidaire, d'une meilleure répartition des richesses et d'une politique économique et industrielle indépendante et crétrice d'emplois ! ?

Le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, reconnait cette perte mais n'y voit pas de lien avec les échecs électoraux récents.

Qui de l'oeuf ou de la poule est né en premier ? On connait le débat.

Pour ce qui concerne le PS, l'érosion en termes d'adhérents est probalement un facteur des pertes électorales plutôt qu'une cause : quand vos militants désertent vos rangs, il n'y a plus personne pour diffuser vos idées, mener campagne, convaincre.

Il n'est pas bon pour la gauche française que des militants probablement sincères du PS quittent le champs politique et laissent le terrain aux éléments les plus libéraux de la sociale-démocratie ! On le voit dans les propos d'un Hollande, d'un Valls ou d'un Cambadélis, face au rejet du PS et de ses politiques par les Français, le PS répond qu'il va continuer dans le même sens et, même, qu'il va accélérer ses réformes !

En clair, le PS ne tient aucun compte du désaveu populaire, dans les sondages comme dans les urnes, ni même du désaveu de ses propres militants !

Le PCF a connu une hémorragie militante dans les années 85 à 95. L'amalgame entre sa participation au gouvernement socialiste de 1981 à 1983 et la trahison de la rigueur en 1983, la chute des pays socialistes et les campagnes anti-communistes qui ont suivi, puis la Mutation entamée par Robert Hue, ont vidé les rangs du PCF.

Le Parti communiste a su tenir bon, tirer des conclusions et rebondir en assumant son identité communiste tout en s'ouvrant politiquement, notamment avec la création du Front de Gauche en 2008.

Aujourd'hui, le PCF peut compter sur un nombre stable d'adhérents (135 000), entre un rajeunissement par l'arrivée d'étudiants et de salariés jeunes, et le départ de camarades plus âgés.

On peut espérer que les dizaines de milliers de militants PS sauront ouvrir leurs yeux sur la nécessité de continuer le combat politique.

S'ils ne font pas le choix du PCF, les socialistes déçus du PS doivent faire le choix du Front de Gauche, seule alternative pour une gauche radicale, une gauche de transformation sociale en France.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 13:45

A l’occasion de la grande grève cheminote en cours, le Parti communiste a souhaité donner sa position sur une casse du service public ferroviaire commandité par l’Union européenne et exécutée par étape par tous les gouvernements successifs.

L’expérience étrangère, britannique notamment, prouve que la privatisation du rail est facteur de hausse des tarifs, de retards plus nombreux voire même de multiplication des accidents. On est loin des promesses faites de baisse des prix et d'amélioration des services !

La même situation se retrouve en France en téléphonie et sur l'électricité où la concurrence privée n'a jamais entrainé de baisse des prix. Par contre, l'éloignement des services rend toute assistance complexe lorsqu'une panne ou des difficultés techniques apparaissent.

La situation du rail se dégrade en France par manque d'investissement dans du matériel fiable et dans l'entretien du matériel et des voies : l'accident de Brétigny-sur-Orge nous rappelle tristement les conséquences de ces politiques d'économie.

Facteur de développement économique et touristique, moyen de transport économe en carburants fossiles, alternative au tout camion, la voie ferrée doit rester dans le giron public et bénéficier d'investissement pour garantir un accès de qualité pour tous les voyageurs, salariés ou vacanciers, et pour le transport de marchandise.

C’est pourquoi, par communiqué, "le PCF apporte tout son soutien aux revendications portées par les cheminots mobilisés pour le retrait de la réforme ferroviaire qui sera présentée à l’Assemblée le 17 juin prochain.

Ce texte, qui prétend réunifier RFF et SNCF afin de réduire les coûts d’une structure en doublon, prépare en réalité l’élargissement de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire exigée par l’Union Européenne. Le gouvernement entend en effet créer une société unique en façade, mais trois entités dans les faits, pour renforcer la séparation entre gestion des infrastructures et exploitation du réseau.

Le scénario est écrit à l’avance. L’exploitation des voies, éminemment rentable, sera captée par le marché privé tandis que les infrastructures seront laissées à la seule responsabilité du secteur public, qui se retrouvera seul à rembourser la dette de 44 milliards d’euros qui devait financer un réseau ferré public et de qualité. Avec le libéralisme, c’est toujours la même rengaine : privatisation des profits et nationalisation des pertes.

Le PCF condamne fermement cette prise en otage du bien collectif et de l’investissement public par la concurrence privée, et s’associe aux propositions formulées par les syndicats en grève. Il demande une réunification réelle de la SNCF et de RFF au sein d’un organisme public possédant le monopole du chemin de fer et de son exploitation. C’est seulement à cette condition que sera garanti un service public juste et efficace.

Le ferroviaire ne peut être laissé aux mains de la concurrence et du marché. C’est un enjeu stratégique national, une garantie fondamentale de la souveraineté de la France et de l’égalité des territoires.

Par ailleurs, le PCF soutient la proposition faite par la CGT de confier à une structure de défaisance la dette du système ferroviaire. Il est inacceptable que celle-ci pèse sur les conditions de travail et de vie des travailleurs du rail, ou sur les investissements en rénovation et modernisation du matériel et du réseau.

La lutte contre le démantèlement du service public, est l’affaire de tous les Français. Le PCF appelle le gouvernement à refuser de s’engager dans le sillon des politiques d’ouverture à la concurrence, dont les effets plus que néfastes ne sont plus à prouver."

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 08:53

La querelle entre le fondateur et l'héritière de la maison Front National est-elle une véritable opposition idéologique ?

Après le retrait du site internet du Front National d'une vidéo plus qu'explicite où Jean-Marie Le Pen renoue avec ses provocations antisémites. Quoiqu'il s'en défende, a posteriori, parler d'envoyer Bruel dans une prochaine "fournée" est lourd de sous-entendu, avec la notion de four et de groupe que contient ce mot.

Certes, le Front National, par la voix de Marine Le Pen et de ses caporaux, a vite tenter de prendre ses distances avec les propos du fondateur. Même si l'un des cadres du FN refuse l'antisémitisme, le terme officiel, par la voix de Marine Le Pen, c'est "faute politique". Il y a dans cette expression, là aussi, une volonté de ne pas dénoncer clairement le fonds des propos tout en en critiquant la forme.

De fait, le Front National sait pertinemment qu'il ne peut pas rejeter ce qui fait son fonds historique, ce qui soude le coeur militant de l'extrême-droite : la haine de l'autre, le juif, le musulman, l'immigré ou le rrom.

Ces dernières années ont été riches d'exemples de militants faisant le salut nazi, posant devant le drapeau nazi, tenant des propos racistes explicites.

Ces militants et candidats frontistes ont été exclus, certes, mais ils ont été exclus car leurs actes ont été rendus publics.

Dans sa campagne de dédiabolisation, le FN ne peut se permettre de laisser transparaître les "valeurs" qui sont les siennes. Il faut apparaître comme un parti certes différent, un parti de contestation de l'ordre actuel, mais pas un parti repoussoir !

Dans sa course au pouvoir, le FN sait que s'il continue d'être considéré comme un parti d'extrême-droite, avec ce que l'Histoire a montré de l'extrême-droite, il sera toujours un parti minoritaire, même lorsqu'il arrive au second tour d'une élection présidentielle, comme en 2007.

D'où cette volonté de rejeter le qualificatif de parti d'extrême droite et les propos ou actes qui laisseraient apparaître le vrai visage du FN.

Mais, pas besoin de travestir la réalité, de l'amplifier puisque d'exclusions en petites phrases, les cadres et militants FN laissent régulièrement perler leur haine du juif et de l'étranger, ou leur nostalgie des régimes totalitaires !

Même Marine Le Pen s'est laisser-aller en participant l'an dernier au bal des nostalgiques du nazisme à Vienne !

Et puis, il suffit de lire un programme du FN, ce que ne font pas nombre d'électeurs de ce parti, pour y retrouver les vieilles thématiques de l'extrême-droite contre les immigrés, contre les institutions républicaines, pour la peine de mort et la défense de "valeurs chrétiennes" réactionnaires, ou contre les droits sociaux des travailleurs, notamment le SMIC ou le droit de se syndiquer.

Deriière la querelle entre père et fille, se cache avant tout un combat de stratégie pour permettre au FN d'accéder au pouvoir, localement et nationalement : assumer publiquement ses idées ou se masquer derrière un masque de vertu ?

La stratégie actuelle voulue par Marine Le Pen et ses caporaux semble réussir comme le montre les résultats de l'extrême-droite aux Européennes. Le risque, assumé, est de se fâcher avec une vieille garde et les éléments les plus radicaux pour qui le nouveau visage du FN peut apparaître comme une trahison.

Quoi qu'il en dise, le FN reste un parti d'extrême-droite.

Derrière un discours de victime et d'apparente défense des "Français", le FN n'est pas l'ennemi du système économique qui étrangle notre économie et les travailleurs, de ce pays comme de partout en Europe, mais l'ennemi du système politique parlementaire.

Le FN n'est pas l'ennemi de l'Europe parce qu'elle est libérale mais parce qu'elle est une porte vers l'étranger.

Le FN n'est pas le défenseur des petits contre les grands, mais d'une France traditionnaliste qui n'existe plus, catholique, artisanale et repliée sur elle-même.

Le FN ne redonnera pas la parole aux Français, il la retirera aux étrangers, aux opposants à son système, syndicats ou ennemis politiques.

Le FN ne ressoudera pas la France autour d'un projet positif, il continuera de diviser les Français selon leurs origines, leurs religions, leurs choix idéologiques, pour le plus grand profit de multinationales et d'un monde de la finance qui, lui, est uni.

Ce qui divise aujourd'hui le FN, ce n'est pas l'objectif, la philosophie, mais bien la stratégie, la manière d'avancer ses pions, frontalement selon Jean-Marie Le Pen et l'aile radicale, sournoisement selon Marine Le Pen et ses soutiens.

Pour la France comme pour les travailleurs, le Front National est présenté comme une alternative à un système politique qui a perdu toute crédibilité après trente années d'alternance entre une droite affairiste et une gauche sociale-démocrate qui mènent des politiques semblables. Mais le FN n'est pas une alternative car son programme est également libéral.

Le FN joue en France le rôle de tous les partis d'extrême-droite, de tout temps et partout dans le monde.

Comme le Parti nazi en Allemagne dans les années 30 ou le parti fasciste en Italie dans les années 20, l'extrême-droite sert de soupape de sécurité à la colère populaire en période de crise et de solution politique alternative aux partis de gouvernement quand la colère populaire est trop forte et menace l'organisation même de la société capitaliste.

En Allemagne, en 1933, le Parti communiste pesait plus de 30 % des voix, tandis qu'en Italie, le Parti communiste connaissait une poussée militante et électorale importante aux élections de 1926. L'Espagne venait de basculer dans la République et connaissait une politique sociale très progressiste à la veille de la guerre civile déclenchée par Franco, l'armée et l'Eglise. L'arrivée au pouvoir des forces fascistes stoppera le risque de révolution communiste et devait permettre, au contraire, d'éradiquer les idées communistes.

D'alternative politique, il n'y en a qu'une. Celle qui prône le renversement ou le dépassement du capitalisme et la mise en place d'un autre système économique, basée sur la satisfaction des besoins humains et sociaux, le socialisme.

Le Front National est un parti du système capitaliste, opposé uniquement au système parlementaire actuel.

Derrière les querelles internes entre le fondateur et les jeunes loups du parti, le FN demeure partisan d'un régime dur, autoritaire, basé sur la ségrégation raciale et religieuse, un parti qui entrainera l'explosion du monde du travail et la concurrence entre travailleurs en France sur ces critères ethniques, pour le plus grand profit des entreprises.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 12:27

En pleines cérémonies du 70ème anniversaire du Débarquement, nos médias réécrivent l'Histoire.

L'ampleur des préparatifs et des qualités techniques qui ont permis le Débarquement sont indéniables. Le courage de ces soldats, venus d'un peu partout dans le monde, pour affronter une côte blindée par un solide Mur de l'Atlantique, restera dans l'Histoire.

Le cinéma, américain surtout, et les cérémonies annuelles, perpétueront pour encore longtemps le souvenir de cette bataille et des durs combats qui ont suivi.

Ici, à quelques encablures des côtes, nous savons le prix payé par les civils et par les villes lors des intenses combats pour reprendre les communes normandes aux mains des troupes nazies. Evreux, Rouen, et d'autres, ont payé le prix du sang sous les bombardements alliés et les exactions nazies.

Là où nos médias et nos gouvernements réécrivent l'Histoire, c'est lorsqu'ils affirment que le Débarquement a été le tournant de l'Histoire, le moment où les forces de la liberté ont commencé à libérer l'Europe du joug fasciste.

C'est archi-faux !

Le tournant de l'Histoire de la seconde guerre mondiale s'est joué à l'est, à Stalingrad entre le 17 juillet 1942 et le 2 février 1943.

La Bataille de Stalingrad a marqué le coup d'arrête de l'expansion nazie en Europe et une victoire des troupes alliées soviétiques qui retournera complètement la dynamique. En juillet 1943, la dernière grande offensive nazie, à Koursk, se termine en déroute avec des milliers de morts et des centaines de chars détruits.

Dès lors, le front de l'est ne fera que se déplacer vers l'ouest, avec le progrès des troupes soviétiques.

Dans l'Histoire de la seconde guerre mondiale, le Débarquement n'arrive que bien plus tard, le 6 juin 1944, plus d'un an après Stalingrad. Certains historiens affirment d'ailleurs que l'objectif du débarquement était de gagner de vitesse l'Armée rouge, d'arriver à Berlin avant elle, pour éviter que les soviétiques n'acquièrent trop de puissance en Europe.

D'ailleurs, à la Libération, les Français donnaient à 58 % l'Union soviétique comme premier responsable de la victoire contre le nazisme, loin devant des Etats-Unis qui ne recueillaient que 20 % !

Il faut aussi se rappeler que le mur de l'Atlantique était alors défendu par des troupes allemandes de second ordre, le régime nazi concentrant ses efforts sur le front de l'est.

D'ailleurs, fin mars 1945, 26 divisions allemandes demeuraient sur le front occidental  contre 170 divisions sur le front de l’Est, qui combattirent farouchement jusqu’au 9 mai (date de la libération de Prague) !

La dernière grande bataille à l'ouest, celle des Ardennes, entre décembre 1944 et janvier 1945, 9 000 soldats américains trouvèrent la mort et les troupes allemandes négocièrent dans la foulée leur rédition tandis que l'armée rouge perdit plusieurs centaines de milliers d'hommes dans les dernières semaines de la guerre, dans la bataille pour la prise de Berlin.

Les Etats-Unis perdirent, sur les fronts du Pacifique et d’Europe, 290 000 soldats de décembre 1941 à août 1945 soit 1% du total des morts soviétiques de la « Grande guerre patriotique », près de 30 millions !

D'ailleurs, drôle de combat contre le fascisme que celui des "alliés" occidentaux quand on laissa les espagnols et les portugais croupir dans des régimes fascistes, les dictatures de Franco et Salazar, jusqu'en 1974 (Révolution des oeillets au Portugal) et 1978 en Espagne ! ?

La réécriture de l'Histoire va même plus loin puisque la série "Résistance" de TF1 affirme s'inspirer de faits réels mais nie la réalité de l'engagement politique des héros dont elle affirme raconter l'Histoire. Un engagement communiste qui date d'avant-guerre pour les jeunes dont parle la série.

Malgré le courage et l'ampleur de cette importante bataille que représenta le Débarquement, la réalité historique attribue aux soviétqiues le tournant de l'Histoire et le début du reflux nazi en Europe. N'en déplaise aux médias et politiciens anticommunistes.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 15:50

Les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis.

Les tragiques événements de Bruxelles, avec l'assassinat de 4 personnes au musée juif, nous rappellent d'une triste façon qu'intervenir dans des pays étrangers en soutenant des factions radicales, peut se retourner contre nous.

L'Histoire de l'Afghanistan aurait pourtant dû servir de leçon pour les pays occidentaux. Le soutien aux islamistes radicaux contre le régime laïc en place a produit Al Qaïda et permis l'ascension de Oussama Ben Laden.

Par haine du communisme, les occidentaux ont eux-même produit le monstre islamiste qui a mis à feu et à sang une grande partie du monde musulman, de l'Afghanistan à la Libye et l'Algérie, de la Syrie à la Chine aujourd'hui.

Sauf que, comme dans Frankenstein, la créature échappe souvent à son créateur.

Les attentats du 11 septembre ont été une terrible leçon donnée à l'Occident, aux Etats-Unis en premier.

Malheureusement, cette leçon n'a eu aucun effet sur des élites présomptueuses de leur pouvoir, de leur supériorité, et incapables de concevoir la politique étrangère autrement qu'en manipulant les uns pour soutenir les autres.

La Syrie est devenue à son tour le modèle à ne pas suivre.

Le régime en place ne gênait pas parce qu'il s'agissait d'un régime autoritaire, la France et l'Occident soutiennent des dictatures partout dans le monde, à commencer par les pétromonarchies du Golfe. Le régime de Bachar El Assad gênait car s'opposant encore et toujours au jeu des occidentaux en Israël, en Palestine et au Liban, car alliée stratégique d'un Iran qui gêne aussi les impérialismes occidentaux.

Le soutien aux rebelles syrien, leur armement, a fini en aveuglement complet. Nos pays en arrivent à oublier le précédent afghan et les conséquences au Sahel de notre intervention en Libye.

Trois ans de guerre en Syrie n'ont provoqué que ruines et désolation, sans parler des quelques 100 000 morts et des millions de déplacés.

Mais qu'attendait-on d'autre en déclenchant une guerre ?

A décrire le pouvoir laïc syrien comme un monstre et à encenser les rebelles armés, nos gouvernements successifs et les médias ont préparé le terrain aux recruteurs islamistes qui débauchent des jeunes en marge de la société, les endoctrinent et les envoient combattre en Syrie au côté des troupes d'Al Qaïda ou de l'Etat Islamique en Iraq et au Levant.

Fatalement, après la Syrie, ces jeunes français reviennent au pays. Toujours aussi endoctrinés mais avec l'expérience du Djihad !

Il n'y a donc rien de surprenant à voir un jeune musulman de Roubaix continuer ce qu'il a entamé en Syrie en tuant du juif à quelques centaines de kilomètres de chez lui. Tragique retour de manivelle pour notre politique étrangère.

A concevoir la politique étrangère comme un jeu d'achec où l'on manipule des esprits pour mener la guerre à notre place, nos gouvernants finissent par mettre l'ensemble de la population française en danger. 

Il est temps de concevoir la politique étrangère sous l'angle de la coopération entre les peuples, pour le bien des populations. Uniquement d'elles.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 08:56

Trois ans et demi de lutte, un peu plus que les papetiers de M-real d'Alizay et la victoire au bout !

Deux luttes, deux victoires, construites contre des entreprises étrangères puissantes, malgré un gouvernement absent mais grâce à la solidarité de la population, des militants syndicaux et communistes !

La lutte paie quand elle s'inscrit dans la construction d'une unité, dans le rassemblement et autour d'un projet !

La lutte paie quand elle est tournée vers le bon objectif, la survie de l'emploi et le combat contre les actionnaires, le capital, et non pas contre les immigrés ou les juifs et musulmans comme le prône le FN !

Deux victoires qui montrent ce qu'est la réalité d'une lutte des classes où ce sont les travailleurs qui sont à l'offensive.

Solidaire


Pierre Dharréville
Secrétaire départemental du PCF 13
Membre du comité exécutif national du PCF

La victoire des Fralib est une victoire historique pour les salariés et les progressistes de notre département et de notre pays. Une immense joie et une immense fierté gonflent aujourd’hui nos cœurs. Depuis plus de trois ans, nous avons vibré au rythme de cette lutte, des moments forts comme des moments difficiles. Mobilisés, nous attendions que l’horizon se dégage enfin.

La victoire acquise par les salariés et eux seuls, face à une multinationale surpuissante et aux forces de la finance, montre que la régression sociale n’est pas une fatalité, que l’industrie a bien un avenir dans notre région, que la solution est dans la solidarité. Les Fralib ne se sont jamais trompés de combat, ils ne se sont jamais trompés d’ennemis. Dès avant l’annonce de fermeture, ils bataillaient contre les actionnaires voraces qui s’en prenaient à leur pouvoir d’achat. Ils ont fait la démonstration de la viabilité de leur site, de la valeur de leur savoir-faire, de la force de leur engagement pour leur travail. Ils ont mené une lutte exemplaire, en démontrant l’insupportable ineptie de leur situation et des logiques mises en œuvre. Le symbole est là : la victoire est possible. Et l’on est plus que fondé à contester le pouvoir discrétionnaire des actionnaires ! Cette victoire exige une gauche à la hauteur, une gauche résolument du côté des salariés, qui ne renonce pas et mène son combat pour la justice sociale, la fraternité et la démocratie.

J’ai une pensée aujourd’hui pour les familles de l’ensemble de ces salariés, qui ont vécu toutes ces années dans l’incertitude du lendemain, dans la difficulté quotidienne de subvenir à leurs besoins, qui ont traversé une longue épreuve.

En nous faisant partager l’une des plus belles victoires populaires de notre histoire récente, ils font un sacré croche-pied à la désespérance et à la résignation, ils nous donnent du cœur à l’ouvrage. Ensemble, l’espoir au cœur, nous allons continuer le combat !      

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 08:18

Hier soir, François Hollande a confirmé ce que Manuel Valls annonçait avant lui : notre politique déplait au peuple ? Elle contredit nos promesses de campagne ? Le PS est en ruine, aux Européennes comme aux Municipales ? Peu importe ! Nous continuons cette politique libérale au service de la finance et des multinationales du Capital !

Comme le précise le communiqué ci-dessous du PCF, il est temps qu'acteurs sociaux, syndicaux et politiques qui souhaitent un changement clair de choix politiques, en faveur des travailleurs et de l'humain, se réunissent et dépassent leurs divergences.

Sous peine de laisser la place à une nouvelle aventure d'extrême-droite dont on devine par avance les conséquences sociales et humaines.

Solidaire


Olivier Dartigolles porte parole du PCF

Le président de la République avait une envie irrépressible d'intervenir. Pour prendre la juste dimension de la très grave crise politique et démocratique au lendemain des élections européennes ? Non. Pour annoncer, enfin, un changement de politique ? Pas davantage.

Il dit vouloir "regarder en face" la réalité mais il continue à tourner le dos au chemin qui permettrait le redressement de notre pays. François Hollande parle. Qui l'écoute encore ? A peine achevée, son intervention laisse place à l'affaire Bygmalion. Voilà un cocktail explosif de tout ce qui nourrit le Front national.

L'heure est au dialogue, à l'échange et à la construction avec toutes celles et ceux qui, à gauche, ne veulent pas de l'orientation Hollande/Valls, qui conduit la France à l'échec et la gauche à la catastrophe. Il faut refonder la politique et la République.      
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 09:42

Un FN au sommet et un Front de Gauche qui patine. Des questions se posent pour les communistes.

Nationalement comme dans notre circonscription et dans notre département, le large score du Front National est le signe d'un système politique et économique en profonde crise. Mais le remède choisit par les électeurs n'est-il pas pire que le mal ?

Avec près de 25 % nationalement, loin devant l'UMP (20 %) et, surtout, les partis au pouvoir (PS à moins de 14 %) et Ecologistes à moins de 9 %, c'est clairement une déroute pour les forces politiques qui alternent au pouvoir depuis trente ans.

Derrière, le vote Front National a ratissé une grande majorité des mécontents, bien au-delà de ses scores habituels. L'Europe est clairement rejeté par ces électeurs.

Faut-il néanmoins considérer que la France bascule dans l'idéologie fasciste ? Le raccourci serait facile mais il serait probablement faux.

L'exaspération des électeurs face à des partis politiques dominants qui mentent sur leurs objectifs et trahissent leurs engagements de campagne depuis des décennies a entrainé, d'années en années, une érosion de la politisation de notre pays, une hausse continue de l'abstention et, parallèlement, un vote de plus en plus fort pour la force qui se présente depuis toujours comme le parti "anti-système".

Malheureusement pour les électeurs et pour notre pays, il n'y a rien à espérer d'une éventuelle prise de pouvoir de l'extrême-droite en France.

On pourrait rappeler les heures sombres de la France sous le règne de l'extrême-droite, le régime de Vichy, et les abominations de ces régimes par le passé, non seulement en Allemagne hitlérienne mais aussi dans l'Italie fasciste, l'Espagne franquiste ou le Portugal salazariste. Sans compter, plu récemment, les hideuses dictatures militaires d'Amérique du sud ou de Grèce.

Il ne devrait pourtant pas être nécessaire de le rappeler : les électeurs sont tous passés par l'école et les commémorations annuelles rappellent chaque année la réalité de l'extrême-droite au pouvoir ! Comment peut-on voter consciemment pour ces gens ?

L'exaspération n'explique pas tout.

Alors que l'Amérique du sud, confrontée aux mêmes difficultés que nous, a choisi de s'attaquer aux racines du mal, le capitalisme et les abus d'une mondialisation au service des multinationales et de leurs actionnaires, l'Europe semble s'orienter vers les forces réactionnaires et nationalistes.

Seul le sud de l'Europe, Grèce avec Syriza, Espagne avec Izquierda Plural et Grèce avec le Parti communiste, semblent avoir pris conscience que le problème c'est le système économique et non

En France, le Front de Gauche qui souhaite incarner l'alternative à gauche contre le libéralisme et ses abus, n'a pas bénéficié d'une poussée à la hauteur des besoins du pays et de la déception de l'électorat populaire de gauche.

C'est même pire dans notre grande circonscription (Nord-Ouest) où notre excellent député européen sortant, Jacky Hénin, perd son siège. Certes, il perd malgré un gain de près de 6 000 voix : 175 531 voix et 6,38 % contre 169 813 voix et 6,84 %.

Dans l'Eure, avec 9 401 voix et 5,18 %, la liste Front de Gauche menée par Jacky Hénin progresse sur 2009 de près de 1 700 voix et de 0,26 point. Maigre consolation.

Si, pour le Parti socialiste, des remises en cause s'imposent aujourd'hui clairement, ce que n'anvisage pas un Manuel Valls qui a déclaré hier soir qu'il continuerait comme si de rien n'était, les communistes doivent aussi se remettre en question.

Malgré nos propositions, crédibles, et les bons résultats des Présidentielles 2012, nous ne transformons pas notre capital sympathie en résultat électoral.

Stratégie et ligne politique doivent être remises en cause au PCF à la lumière des résultats des Municipales et des Européennes.

Dans une France menacée d'un péril brun, il faut aujourd'hui que les communistes et leurs partenaires trouvent la stratégie et la communication qui permettent aux travailleurs de comprendre les mécanismes de la crise et le rôle des politiques pour soutenir les spéculateurs et les financiers, afin d'ouvrir des perspectives progressistes, solidaires et redynamiser les classes populaires.

Une dure tâche.

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