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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 08:53

Alors que la crise frappe de plein fouet les couches populaires et les classes moyennes, en France, les grosses fortunes ont augmenté leur richesse de 25% en un an à peine.

Avec une production annuelle supérieure à 1900 milliards d’euros, la France, cinquième puissance mondiale, n’a jamais été aussi riche de son histoire.

Pourtant, depuis 1945, le pays n’a jamais compté autant de démunis avec plus de 8,6 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté, soit plus de 14% de la population. Un rapport gouvernemental dresse ce constat alarmant et reconnait « la massification d’une précarité qui touche des ménages auparavant protégés[1] ».

Les enfants et les jeunes en général sont les premières victimes de la pauvreté.  « De plus en plus de jeunes adultes et d’enfants ne connaissent que la pauvreté comme condition d’avenir », admet le gouvernement français de François Hollande. En effet, deux nouveaux pauvres sur trois, c’est-à-dire 65%, sont des enfants de moins de 18 ans. La pauvreté des mineurs atteint 19,6%. Au total, 2,7 millions d’enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté. De plus, 21,9% des 18-24 ans, soit plus d’un million de jeunes, vivent dans le dénuement. La situation est encore plus dramatique au sein des zones urbaines sensibles (ZUS) où 49% des enfants et 42,5% des 18-24 ans vivent au sein d’un ménage pauvre[2].

Par ailleurs, 12% des jeunes ne disposent pas d’un diplôme et chaque année, plus de 130 000 sortent du système scolaire sans aucune qualification. Plus de 10% des jeunes âgés de 17 ans présentent des difficultés de lecture[3].
Les femmes âgées de plus de 75 ans sont également les plus vulnérables au dénuement matériel. En effet, 14,1% d’entre elles vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le gouvernement reconnait que « la situation des femmes de plus de 75 ans s’[est] significativement détériorée[4] ».
Il en est de même pour les familles monoparentales, au sein desquelles le chef de famille est majoritairement une femme. Près de 32,2% d’entre elles sont confrontés à la pauvreté, soit un total de plus de 1,8 millions de personnes[5].
Posséder un emploi ne constitue pas un rempart contre la pauvreté.
Ainsi, près d’1,5 million d’actifs, soit 6,2% des travailleurs, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Plusieurs facteurs, tels que la précarité de l’emploi, la faiblesse du temps de travail, le niveau des salaires, expliquent cette situation[6].
Chez les immigrés en situation régulière, le taux de pauvreté dépasse les 40%. Le rapport note que « les personnes immigrées restent les plus exposées au risque de pauvreté monétaire[7] ».
A la pauvreté s’ajoute l’extrême pauvreté (moins de 40% du niveau de vie médian de 1605 euros) qui frappe 2,1 millions de personnes, soit 3,5% de la population française. Les autorités reconnaissent que « les situations d’extrême pauvreté s’étendent depuis plusieurs années ». « La hausse du taux de pauvreté à 40 % […] témoigne également d’une détérioration de la situation des plus pauvres», selon le rapport[8].
A la pauvreté monétaire et à l’extrême pauvreté s’ajoute la pauvreté en conditions de vie. Près de 12,6% des Français n’ont pas accès « aux principaux droits fondamentaux, comme l’accès à un logement, au système de santé, au système bancaire, au système éducatif ou à la formation ». Ainsi, 3,5 millions de personnes déclarent souffrir du froid dans leur logement, faute de pouvoir payer leur facture énergétique, et « 15% de la population métropolitaine déclare avoir renoncé à certains soins pour des raisons financières ».
La fondation Abbé Pierre note qu’il existe 3,65 millions de personnes mal logées en France[9]. Ainsi, au total, 26,6% de la population française souffre de pauvreté monétaire ou de pauvreté en conditions de vie[10].
En guise de conclusion, le rapport gouvernemental note avec sobriété que « seules les catégories les plus aisées échappent à la stagnation ou à la baisse du niveau de vie ». Il ne s’étendra pas sur le sujet et il y a une raison à cela[11].
Les riches sont de plus en plus riches
Si la grande majorité des Français souffrent de la crise économique, les catégories les plus aisées n’ont jamais été aussi riches.
En effet, les 500 premières fortunes de France ont vu leur richesse globale croitre de plus de 25% en un an. Celle-ci s’établit désormais à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevée. Elle a même augmenté de 300% sur les dix dernières années et représente désormais plus de 15% du PIB national et 10% du patrimoine financier du pays. Ainsi, 0,000001% de la population possède 10% de la richesse nationale, autrement dit, 1/10e de la richesse se trouve entre les mains d’1/100 000e de la population[12].
Cette oligarchie financière compte 55 milliardaires, soit 10 de plus que l’année précédente. Le plus pauvre de 445 millionnaires dispose de 64 millions d’euros de patrimoine. Le top 10 du classement a vu sa richesse augmenter de 30 milliards d’euros en à peine un an pour atteindre 135 milliards d’euros. Bernard Arnault, PDG de LVMH, dispose d’une fortune de 24,3 milliards d’euros, en hausse de 3,1 milliards par rapport à l’année précédente. Liliane Bettencourt, héritière de l’Oréal, présente un patrimoine de 23,2 milliards, en augmentation de 7,9 milliards. Gérard Milliez du groupe Auchan avec 19 milliards, Bertrand Puech d’Hermès avec 17,4 milliards, le marchand d’armes Serge Dassault du groupe Marcel Dassault avec 12,8 milliards, François Pinault du groupe Kering avec 11 milliards, Vincent Bolloré du groupe Bolloré avec 8 milliards, Pierre Castel (bière) avec 7 milliards, Alain Wertheimer de Chanel avec 7 milliards et Xavier Niel de Free avec 5,9 milliards, complètent la liste[13].
Cette extrême concentration de richesse contraste avec l’explosion de la pauvreté et de l’extrême pauvreté en France et illustre la nécessité impérieuse d’une répartition juste et équitable des richesses. Une telle puissance financière entre les mains d’une infime minorité d’opulents lui octroie une influence considérable sur les décisions politiques prises par les gouvernants et un pouvoir démesuré sur les destinées de la nation. Dès 1789, Maximilien Robespierre avait mis en garde contre les dangers que représentait l’oligarchie pour la démocratie et dénonçait « le joug de l’aristocratie des riches, la plus insupportable de toutes » : « Les riches prétendent à tout, ils veulent tout envahir et tout dominer. Les abus sont l’ouvrage et le domaine des riches, ils sont les fléaux du peuple : l’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier ». Il serait peut-être temps de méditer ces propos…
Salim Lamrani
Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

[1] Ministère des Affaires sociales et de la Santé, « Rapport du gouvernement sur la pauvreté en France », République française, décembre 2012. https://www.onpes.gouv.fr/IMG/pdf/rapport-pauvrete_gouvernement-decembre2012.pdf (site consulté le 19 juillet 2013).
[2] Ibid.
[3] Ibid.
[4] Ibid.
[5] Ibid.
[6] Ibid.
[7] Ibid.
[8] Ibid.
[9] Fondation Abbé Pierre, « Les chiffres du mal-logement en 2013 », 2013. http://www.fondation-abbe-pierre.fr/_pdf/rml-18-chiffres.pdf (site consulté le 19 juillet 2013).
[10] Ministère des Affaires sociales et de la Santé, « Rapport du gouvernement sur la pauvreté en France », op. cit.
[11] Ibid.
[12] Eric Treguier, « Niel débarque dans le top 10 des plus grandes fortunes aux côtés de Arnauld et Bettencourt », Challenges, 11 juillet 2013.
[13] Ibid.
 
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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 09:44

A entendre nos médias, la réforme des retraites est morte. Faux !

On chercherait à endormir les salariés que l'on ne s'y prendrait pas autrement ! A entendre plusieurs journalistes, le gouvernement aurait finalement abandonné l'idée d'une grande réforme des retraites pour de simples petites mesures, sans conséquence, et qui feraient presque consensus si on les écoutait.

Sauf que le gouvernement entend bien appliquer des mesures qui vont modifier le système actuel de retraites, une modification qui va dans le même sens que les réformes précédentes, notamment celles de Sarkozy et Fillon que le PS avait pourtant ouvertement combattu à l'époque !

S'agissait-il d'une double discours ou s'agit-il aujourd'hui d'une nouvelle lâcheté à s'opposer au monde de la finance ?

En tout état de cause, le gouvernement socialiste-écologiste annonce un nouvel allongement de la durée de cotisation à 43 ans ! Il s'agit là d'un nouveau recul social qui va entrainer, soit un départ en retraite à plus de 67 ans pour tous les jeunes salariés diplômés, soit une baisse généralisée des pensions versées aux futurs retraités qui désireront partir avant d'avoir 43 années de cotisations ! En même temps, c'est un non-sens économique qui privera des dizaines de milliers de jeunes d'emplois en prologeant l'activité professionnelle de salariés âgés.

Le PS et ses alliés radicaux et écologistes rajoutent une pelletée de terre sur la tombe de la retraite à 60 ans.

parallèlement, une "légère" hausse des cotisations vieillesse est annoncée. Sauf que 0,3 % de plus, pour un salarié payé au SMIC, c'est déjà 4,5 euros par mois ! Et, évidemment plus pour celui qui gagne plus que le SMIC !

C'est autant d'argent en moins après les hausses des loyers, de l'énergie, du carburant et, en janvier, de la TVA, et ensuite, ce sera l'arrivée d'une nouvelle taxe carbone qui va pénaliser plus lourdement ceux qui ne peuvent investir dans une isolation de qualité ou dans une voiture neuve !

A chaque fois, c'est vers le monde salarié que se tourne les gouvernements ! Jamais vers le monde du Capital, spéculateurs et grosses fortunes !

Pire ! Le gouvernement Hollande - Ayrault, après avoir offert 20 milliards de cadeaux fiscaux aux entreprises (les grosses en priorité) en septembre dernier, parle déjà de transférer une partie des cotisations familiales et maladies "vers d'autres sources de financement" !

En clair, on va encore alléger la contribution patronale aux efforts de la société en faveur de la famille et de la santé de la population !

Et qui va payer ? Devinez !

Les médias parlent déjà de hausses de la CSG, qui touche directement les salariés, ou de la TVA, qui touche indistinctement tous les consommateurs, donc qui fait payer de la mêm façon, le riche et le pauvre !

Décidément, cette majorité socialiste n'a plus de gauche que le nom ! Sa politique est désormais clairement dans le camp du capital, celui de la droite !

Ils en sont à un point de schizophrénie politique qui les mène à se féliciter de la hausse du chômage !

Dans un communiqué daté d'hier, le secrétaire national socialiste au travail et à l'emploi, Jean-Marc Germain s'émerveille devant "l'inflexion de la courbe du chômage" en juillet en se félicitant de l'arrivée de "seulement" de 7 100 chômeurs supplémentaires par mois depuis mois soit, selon lui, "quatre fois et demi moins qu'en début d'année" !

Contrairement aux messages trompeurs des journalistes, notamment le "spécialiste" autoproclamé de l'éco sur BFM, il y a encore de bonnes raisons de manifester contre cette réforme des retraites le 10 septembre, à l'appel des syndicats qui n'ont pas baissé leur froc devant le MEDEF et le gouvernement.

Les communistes, avec leurs partenaires du Front de gauche, seront là pour exiger de revenir sur les réformes des retraites successives afin de revenir à une retraite à 60 ans, à taux plein, et pour 37,5 années de cotisation.

Beaucoup de militants socialistes et d'élus dénoncent également cette réforme. De quoi constituer un front uni face au gouvernement et pour les élections à venir.

Une majorité de français avait espéré un changement en votant Hollande et PS en 2012.

Il y a toujours en France une gauche politique qui ne renonce pas au progrès social et à affronter  le capital et la finance. C'est ce que nous porterons comme message le 10 septembre et lors des prochaines élections de 2014, afin de rassembler ceux qui, à l'échelon communal comme européen, ont choisi de s'opposer au libéralisme.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 09:35

Un peu de poésie.

Solidaire


Pourquoi j’essaie d’être communiste ?

Parce que l’on ne perd rien à essayer
Parce que ce n’est plus branché
Parce que l’avenir n’a pas la mémoire courte
Parce que l’archaïsme d’aujourd’hui est la mode de demain
Parce que Mmes Parisot et Merkel ne le sont pas
Parce que Alberti, Neruda, Nienmeyer, Picasso, Enrique, l’ont été
Parce que "cela n’empêche pas Nicolas que la commune n’est pas morte"
Parce qu’ils sont de moins en moins
Parce que les anticommunistes les haïssent
Parce que les profits capitalistes sont de plus en plus
Parce que ils n’ont globalement pas renoncé à la lutte des classes
Parce que lorsque j’entends Vals j’ai mal à Jaurès
Parce que le stalinisme n’invalide pas la beauté du geste
Parce que les staliniens ont tué beaucoup de communistes
Parce que les communistes ont engagé leur autocritique
Parce qu’ils la poursuivent sur l’ enfantement de l’horreur
Parce que pendant un siècle ils ont empêché la bourgeoisie de dormir
Parce que lorsqu’ils sont faibles les marchés dansent
Parce qu’ils se sont souvent trompés
Parce qu’ils ont toujours eu les mêmes en face
Parce qu’ils s’obstinent à contre-marées
Parce que "L’Humanité" n’a pas effacé la classe ouvrière
Parce que j’aime les étoiles lorsqu’on les nomme
Parce qu’à table un petit rouge ne me suffit pas
Parce que des millions "d’ ex" ont voulu l’être
Parce qu’ils sont pour la socialisation des secteurs clés de l’économie
Parce qu’ils ne prônent pas la nationalisation des serrures
Parce que je crois que le Che, un homme nouveau, a existé
Parce qu’il nous a placé la barre et les clous très hauts
Parce que la "non intervention" fut une coalition anti-rouges
Parce que le maire socialo de mon bled appela les CRS contre les prolos
Parce qu’il est difficile de devenir ministre et de rester communiste
Parce que le parti rackette ses élus
Parce que l’"Armée rouge" n’eut que vingt millions de morts
Parce que les Américains débarquèrent pour nous libérer des communistes
Parce qu’il y a beaucoup d’odeurs et de bruits à la fête de "L’Huma"
Parce que je veux vivre d’autres temps
Parce que je veux respirer l’odeur des bleus de travail
Parce que celle des promoteurs de l’anticommuniste sent le CAC40
Parce qu’heureux qui communiste a lutté toute une vie
Parce que la feuille de coca est sacrée
Et la Palestine massacrée.

Jean Ortiz

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 10:48

Fausses évidences et nouveau recul social : voilà ce que nous promet le gouvernement socialiste-écologiste !

On a l'impression de revivre les débuts du mouvements social de 2009 contre la réforme des retraites menée par Sarkozy et Fillon. Entre deux, les têtes ont changé mais les solutions préconisées sont les mêmes !

En mai et juin 2012, lorsque les électeurs français ont choisi François Hollande et le Parti socialiste, ils ont voulu exprimer la volonté de rompre avec les années Sarkozy et la politique menée par l'UMP et ses alliés centristes. Toute la campagne du candidat Hollande s'est faite justement sur le slogan du "changement". Le candidat Hollande n'avait-il pas, d'ailleurs, dénoncé son adversaire, la finance, lors d'un discours devenu le pivot de sa campagne ?

Les communistes et leurs partenaires du Front de gauche ont mené campagne pour un autre candidat, Jean-Luc Mélenchon, en alertant les électeurs sur la faiblesse du programme socialiste et sur un discours double, dur pour la finance en France, beaucoup plus nuancé à l'étranger, notamment lors d'un passage à la City britannique où le candidat Hollande annonçait qu'il n'était pas "dangereux" ! Un aveu qui prend toute sa force aujourd'hui !

En 14 mois, le mirage s'est complètement évanoui. Derrière les masques de "changement", de rupture, apparait un gouvernement qui continue la politique de la droite, multipliant les cadeaux aux plus riches, les exonérations pour les grosses entreprises (20 milliards d'euros !), la politique guerrière à l'étranger (Mali, Syrie), la casse du Code du travail (Accord National Interprofessionnel) et, désormais, une attaque nouvelle contre le droit à la retraite.

Où sont les avancées sociales ? Doit-on mettre dans la colonne "progrès" le seul "mariage pour tous", qui, fianlement, ne va pas bouleverser le quotiden des travailleurs ?

Quelle misère !

Comme le rappelait un communiqué du PCF, il y a dix jours, les "fausses évidences de Michel Sapin" sur l'allongement de l'espérance de vie ne tiennent pas la route deux minutes quand on y réfléchit !

D'une part, parce que cette espérance de vie ne progresse que lentement et de manière très inégale selon les catégories sociales. Si l'on va par là, ce qu'il faut regarder, c'est l'espérance de vie en "bonne santé", c'est-à-dire sans gros handicap, et là, on se rend compte que cette espérance de vie n'est plus que de 62 ans et qu'elle ... régresse depuis 2008 !

D'autre part, parce que faire travailler plus longtemps les salariés âgés, on le dit à chaque réforme, c'est retirer du marché du travail des dizaines de milliers de postes qui échappent ainsi aux jeunes en recherche d'emplois !

Reculer l'âge de départ en retraite, c'est priver les salariés âgés d'une retraite bien méritée et mettre en difficulté les jeunes qui cherchent un emploi stable ! Où est l'intérêt ?

L'intérêt, c'est que, chômage des séniors aidant, les pensions de retraite des nouveaux retraités sont beaucoup moins élevées que ce qu'elles devraient être !

Par ailleurs, les annonces de hausse de la CSG constituent aussi une mauvaise annonce : la CSG va d'abord concerner les salariés qui seront donc, à nouveau, ceux à qui ont demande le plus gros effort pour financer les retraites !

Pendant ce temps là, la Bourse de Paris finissait vendredi une huitième semaine de hausse consécutive.

L'argent de la spéculation continue de croître. Le chômage, la baisse de production et l'annonce d'une recherche de nouveaux financements pour les retraites, tout cela n'inquiète absolument pas un monde de la finance qui se sait épargné, voire même qui profite de cette crise pour augmenter ses prélèvements de richesses sur la production nationale.

Pour le PCF et les communistes, il ne peut y avoir de réforme des retraites efficace et progressiste sans faire appel à la participation financière du Capital, de la spéculation, sans une politique volontaire de création d'emplois productifs et sans hausse des salaires. Trois canaux qui permettront d'augmenter fortement les financements des retraites sans pénaliser les travailleurs.

Plus de 2 000 militants et élus socialistes ont fait le choix, eux aussi, de s'opposer à ce projet de réforme.

Le mois de septembre sera à coup sûr le creuset d'un rassemblement de ceux qui ont porté, à gauche, la volonté d'une rupture avec les politiques de droite menées ces vingt dernières années.

Une majorité existe pour une politique de gauche progressiste, c'est ce qu'on voulu les français l'an dernier !

Alors, rassemblons-nous, déjà dans la rue le 10 septembre, mais ensuite politiquement, pour exprimer le rejet de ce nouveau projet de droite !

Se rassembler, c'est la finalité du Front de Gauche ! Nous serons porteurs d'un large rassemblement des militants du changement, dans le mouvement social et ensuite, aux élections municipales et européennes de 2014, avec ceux, au sein du peuple, qui veulent une véritable rupture, y compris au PS.

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 09:45

Trois affaires judiciaires agitent l'actualité mondiale. Leur traitement par les médias est loin d'être neutre.

Bradley Manning, Edward Snowden aux Etats-Unis, Bo Xilai et son épouse en Chine, voilà trois dossiers judiciaires importants que nos médias traitent selon une grille de lecture assez politique.

D'un côté les Etats-Unis, pays qui défend la "Liberté" (économique !) à travers le monde, et qui ne peut être que juste. De l'autre, la Chine, communiste et totalitaire, dont la justice est donc, forcément, condamnable.

Voilà qui résume l'analyse médiatique des faits concernant les grands dossiers juridiques actuels. La réalité est pourtant beaucoup moins simple.

Pour commencer, il y a le dossier Bo Xilai en Chine.

Les journaux télévisés abordent le dossier sous un biais politique, sous entendant presque qu'il s'agirait d'un règlement de compte ou que cet ancien haut responsable régional du PC chinois serait victime d'un procès politique. un gentil opposant, donc. Rares sont les infos sur les accusations portées contre Bo Xilai et encore plus rares les dossiers sur le fonds de ce procès, les autres accusés, les preuves,...

Il faut reconnaître qu'en ce domaine, la justice chinoise n'a pas une réputation de neutralité exemplaire. Les accusations contre Bo Xilai, vues d'ici, sont donc sujettes à caution.

Pourtant, si les accusations de détournements de fonds et de corruption à son égard et contre son fils, Bo Guagua, par des hommes d'affaires déjà condamnés, nécessitent d'être prouvées, nos médias oublient de préciser que l'épouse de Bo Xilai, Gu Kailai, a été reconnue coupable du meurtre d'un britannique en août 2012 et qu'il est accusé d'avoir voulu bloquer l'enquête. Une accusation crédible car bien "humaine", celle de vouloir protéger son épouse et, de fait, sa réputation.

On ne saura peut-être pas si ces accusations sont fondées ou non.

Mais, pour nos médias, le problème n'est pas la justice dans ce dossier. C'est plutôt d'illustrer le caractère impitoyable de la justice chinoise, justice considérée d'office aux ordres du régime.

Pourtant, pour celui qui lit les actualités, la justice chinoise n'épargne pas les politiques chinois, élus ou responsables du Parti communiste. Des accusations de corruption et des condamnations tombent régulièrement.

Faut-il forcément voir derrière ces procès la main du totalitarisme ou, alors, une réelle volonté de la justice chinoise de lutter contre la corruption ?

Il semble bien que les médias occidentaux aient définitivement tranché pour la première vision, quel que soit le dossier.

A l'inverse, le traitement des dossiers Edward Snowden et Bradley Manning qui concernent le pouvoir américain, armée, NSA, CIA et Maison Blanche, est beaucoup plus factuel, neutre, voire insipide.

Sans rentrer dans les détails, rappelons tout de même que Edward Snowden est celui qui a révélé l'ampleur du système d'espionnage mis en place par les organismes secrets américains à l'encontre non seulement des citoyens des Etats-Unis mais aussi des citoyens du monde entier ! La collusion entre les services secrets et les monopoles privés américains de l'internet (dont Google) a de quoi mettre en colère tout citoyen effrayé par le développement d'un appareil d'état secret qui échappe au contrôle des citoyens. Et nos journalistes, sensés défendre la liberté d'expression et d'opinion, restent muets sur le fonds du dossier ?

C'est ainsi que l'épisode moscovite du dossier Snowden, lorsque celui-ci a dû rester plusieurs semaines dans l'enceinte de l'aéroport de Moscou, a été traité sur le plan de la querelle diplomatique Etats-unis / Russie. Comme si le dossier ne concernait pas les citoyens français ?

Le Washington Post vient d'ailleurs de publier un article prouvant que la National Security Agency (NSA) a enfreint les règles de confidentialité ou outrepassé son autorité légale des milliers de fois chaque année depuis que le Congrès a accordé à l’agence de nouveaux pouvoirs élargis en 2008, selon un audit interne et d’autres documents top-secret.

Ne serait-on pas en face d'un scandale d'état au niveau du Watergate, pour le moins ?

L'absence de réactions de nos journalistes sur ce dossier, qui en parlent avec moins de passion que de l'arrivée du beau temps, a de quoi effrayer !

Dans le cas de Bradley Manning, le traitement médiatique français est identique.

Bradley manning a eu un courage extraordinaire, celui de s'élever contre les crimes commis par des soldats des Etats-Unis en Iraq et en Afghanistan, crimes couverts par l'armée et par le gouvernement nord-américain. Il a osé transmettre à Wikileaks des documents top-secret sur ces crimes.

Pour cela, il vient d'être condamner à 35 ans de prison et a été renvoyé de l'armée pour "deshonneur".

Qui en a entendu parler en France ? Ne faudrait-il pas prendre partie pour ce soldat dont le seul tort est d'avoir refusé de renier les idéaux de liberté et de droits de l'Homme dont se targuent les Etats-Unis ?

Autant les révélations d'Edward Snowden font penser à la mise en place d'un abominable système de Big Brother comme dans "1984", le livre de George Orwell, autant le dossier Manning fait penser à l'affaire Dreyfus, un procès politique qui doit servir d'exemple.

Dans ces différents dossiers judiciaires, le traitement des médias français dénote d'une vision du monde assez dramatiquement caricaturale.

D'un côté, la Chine où la justice est forcément partiale et où tout condamné est presque vu de manière sympathique, car broyé par un régime totalitaire, selon cette lecture du monde.

De l'autre côté, des Etats-Unis qui multiplient depuis toujours les crimes et délits sur la planète (Ne citons que les barbaries que furent Hiroshima et Nagasaki ou l'usage du gaz Orange au Viêt-Nam) mais qui bénéficient toujours d'un regard bienveillant et d'excuses, même lorsque l'on parle d'un système juridique connu pour être inégalitaire socialement et racialement.

A leur façon, les médias français relaient sur le traitement des dossiers judiciaires internationaux une vision politique du monde qui épargne au maximum les gouvernements qui dominent la scène capitaliste internationale et leurs alliés mais condamne par avance les pays dont les systèmes politiques ou les gouvernements ne s'alignent pas sur le modèle capitaliste mondialisé.

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 09:52

La Fête de l'Humanité se tiendra le vendredi 14, le samedi 15 et le dimanche 16 septembre au Parc du Bourget en Seine-Saint-Denis.

IMGP5785Plus que quelques week-end avant que ne débute la plus grande fête populaire de France ! L'an passé, ce sont 650 000 visiteurs qui ont parcouru les allées de la Fête.

La vignette d'entrée est au prix de 21 € uniquement auprès des militants communistes ! Profitez-en !

Les habitués dont nous sommes ont les fourmis dans les jambes. Pendant trois jours, ce seront des centaines de stands qui s'ouvriront aux visiteurs offrant toute la palette de boissons et de plats que peut proposer une fête française et internationaliste, depuis les crêpes jusqu'aux plats africains ou créoles, en passant par les fruits de mer, un boeuf bourguignon ou un couscous.

Trois jours aussi pour discuter de manière spontanée ou lors de débats organisés ici ou là sur des sujets qui vont du sport à la culture, des retraites à la crise égyptienne, de la situation hospitalière à la solidarité avec la Palestine.

La Fête de l'Huma se sont aussi des espaces théâtre et sports, avec des activités, des expositions et un village du livre qui regroupe des dizaines d'éditeurs et des centaines d'écrivains.

Et puis, la Fête de l'Huma c'est avant tout trois scènes principales, la "Grande scène" qui peut accueillir des dizaines de milliers de spectateurs, la scène "Zebrock", pour des concerts plus intimistes, et la scène Hum'Ah'Jazz pour les amateurs.

Mais le moindre stand devient parfois une salle de concert, au gré des invitations faites à des artistes et groupes locaux.

Côté têtes d'affiches, la Fête de l'Humanité 2013 va à nouveau présenter une programmation riche, française et étrangère.

IMGP5797Entre M (Mathieu Chédid), Tryo, Zebda, Sanseverino, Féfé ou l'Orchestre National de France, il y en aura pour tous les goûts du côté des artistes français de l'édition 2013 !

Avec Archive, Asaf Avidan, Staff Benda Bilili ou Empire Dust, la programmation internationale est tout aussi variée !

A vrai dire, trois jours c'est finalement trop court !

En tout cas, pour les eurois ce qu'il ne faut pas râter, c'est l'espace Normandie qui s'organise cette année et qui regroupera les 5 stands de l'Eure, les stands de Seine-Maritime et le stand de la Manche en un seul endroit, avenue Pablo Picasso. Pour les jeunes, les Jeunes communistes hauts-normands auront leur stand.

Pour tout renseignement et pour vos vignettes, contactez-nous !

Pour cela, cliquez sur la rubrique "contact" en bas de ce blog, écrivez-nous à pcf-eure-sud@orange.fr ou téléphonez au 02.32.39.46.82

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 10:42

Jean-Luc Mélenchon considère Manuel Valls contaminé par l'extrême-droite. David Assouline demande au PCF de dénoncer ses propos.

Dans une interview au Journal Du Dimanche, Jean-Luc Mélenchon n'y va pas de main morte, comme d'habitude en taclant le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qu'il considère "contaminé" par Marine Le Pen puis François Hollande, accusé d'avoir "plongé notre pays dans la déprime" avant d'affirmer que "Cet homme nous enlève le goût du futur".

Les propos de JL Mélenchon ont cette vertu de provoquer le débat.

C'est David Assouline, porte-parole du Parti socialiste qui s'est offusqué pour son parti des accusations de Jean-Luc Mélenchon.

Pour le responsable socialiste, ces propos montreraient que Mélenchon n'a qu'un ennemi : les socialistes. Mélenchon briserait le "débat démocratique" et ferait dans la "dérive politique", rien que ça !

Et le responsable socialiste d'espérer que le le PCF "se dissociera de ces propos et de ces outrances". Un vœu qui sonne comme un ordre dans une intervention où les élections municipales et la "nécessaire union de la gauche" sont brandis comme des arguments ou... des menaces.

Manque de bol ! Les communistes ne sont pas toujours d'accord avec le ton et la méthode de Jean-Luc Mélenchon mais, sur le fond, ils partagent cette fois-ci entièrement le point de vue de l'ancien candidat à l'élection présidentielle (11,1 % des voix, quand même !).

Comme l'a rappellé sur BFM-TV le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, "l'outrance" était "plutôt du côté du ministre de l'Intérieur, parce que l'été de Manuel Valls est un été funeste, à la fois pour la gauche et pour la République".  Il a rappelé les propos de M. Valls "sur le voile à l'université, comme si c'était la préoccupation des Français" mais aussi "la manière dont il tente de dynamiter la loi pénale proposée par Christiane Taubira".

On pourrait rappeler également la fascination de Manuel Valls pour la chasse au Rroms façon Hortefeux.

C'est vrai que, là dessus, l'action de Manuel Valls ne brille pas par la différence comparée à l'action du gouvernement UMP précédent !

Pour ce qui est de l'action de François Hollande, et de son gouvernement (Il n'est pas seul dans l'affaire !), comment effectivement ne pas être d'accord avec les propos de Mélenchon ?

Quelqu'un voit-il depuis plus d'un an une politique différente par rapport à celle de Sarkozy ? Voit-on objectivement les choses changer sur le terrain ? Hollande s'est-il attaqué à la finance comme il le proposait lors de la campagne des Présidentielles ? Où en est-on en matière d'emploi ?...

Le gouvernement Ayrault en est réduit à faire un séminaire sur la France de 2025 pour annoncer le "bout du tunnel" ! Même eux n'y croit pas !

Là dessus, pas de désaccord non plus avec le PCF comme le précise Olivier Dartigolles pour qui "Jean-Luc (Mélenchon) dit aujourd'hui ce que le peuple de gauche ressent, c'est-à-dire une exaspération, une déception immense" par rapport à François Hollande et au gouvernement.

D'ailleurs, sur les annonces faites par le PS et le gouvernement au sujet des retraites, les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche se retrouveront une fois de plus en opposition avec Hollande et son gouvernement dès septembre. Les communistes seront d'ailleurs le 10 septembre dans la rue au côté des centrales syndicales qui protestent contre une nouvelle remise en cause du droit à la retraite.

Comme avec l'Accord National Interprofessionnel qui a torpillé le Code du travail et fait ses premières victimes, le gouvernement socialiste de François Hollande mène sur les retraites une offensive qui fait le bonheur du patronat, comme l'a fait précédemment la droite et Sarkozy.

Les communistes veulent bien changer de discours sur le PS et sur François Hollande !

Encore faudrait-il que les socialistes mènent la politique qui les a fait élire et cesse donc de se soumettre à un "réalisme" qui n'est rien d'autre qu'une pauvre excuse pour obéir aux exigences du patronat et de la finance !

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 09:46

Une croissance en hausse au deuxième trimestre, des prix en baisse en juillet mais un chômage qui augmente. Logique ?

Pierre Moscovici le dit. C'est donc vrai ! La France n'est plus en récession ! Le taux de croissance le prouve avec un rebond de + 0,5 % au deuxième trimestre de l'année comparé à l'an passé.

Le ministre de l'économie y voit des "signes intéressants de reprise" après deux trimestres à - 0,2 %, au dernier trimestre 2012 et au premier trimestre 2013.

Autre chiffre qui va dans le bon sens, habituellement, c'est l'inflation. Le chiffre de la hausse des prix est à la baisse, selon l'INSEE : les prix auraient baissé de 0,3 % en juillet, essentiellement grâce à des soldes particulièrement fortes et aux produits frais, habituellement en baisse en été.

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Pas vraiment.

Déjà, les chiffres de l'inflation sont en trompe-l'œil et, ensuite, les chiffres du chômage continuent d'être mauvais.

Quand on réfléchit un peu aux causes de la baisse des prix de juillet, il n'y a finalement pas de quoi se réjouir !

L'importance des soldes ? C'est bien le signe que les produits, vestimentaires essentiellement, ne se sont pas vendus au printemps. La météo n'explique pas tout : les difficultés financières des français ne sont pas étrangères à ces méventes.

Pour ce qui est des fruits et légumes, la baisse estivale ne masque pas non plus la hausse forte enregistrée sur 2012, comme nous le disions dans l'article d'hier.

Et, ensuite, à côté de ces quelques baisses, il y a certaines hausses qui vont faire mal au porte-feuille des travailleurs, comme celles de l'électricité (+ 5 %, 5 fois l'inflation !) ou celles des tarifs autoroutiers.

Cette baisse de l'inflation, finalement, se fait sur les produits de consommation (aliments et vêtements, signes d'une contraction de la demande des travailleurs-consommateurs. C'est plutôt mauvais signe !

Et puis, il y a surtout les chiffres du chômage, toujours plus élevés.

Après une hausse de 8 300 au premier trimestre , le nombre de chômeurs a fait un bond en juillet avec 27 800 postes supprimés au deuxième trimestre. Fin juin, la France comptait 4,799 millions de demandeurs d'emploi, dont 3,279 millions sans aucune activité.

On est loin de l'embellie !

Ces quelques chiffres montrent bien que l'économie française est malade.

Elle a encore beaucoup de potentiel, des industries de pointe et des services solides mais les politiques des entreprises de réduction des coûts et de délocalisation l'affaiblisse tandis que les politiques d'austérité et de réduction du nombre de fonctionnaires affaiblissent la demande intérieure et fragilise les services publics.

Une véritable politique de réindustrialisation, notamment via la transition énergétique et le développement durable, et une politique salariale forte redonneraient du dynamisme à notre industrie, aux entreprises de service, et au pouvoir d'achat des français, donc à la consommation.

Cela doperait directement les rentrées fiscales de l'Etat (TVA, impôts du le revenu, impôts sur les sociétés) et celles des organismes sociaux comme la Sécu ou les caisses de retraite (cotisations sociales en hausse).

Au lieu de ça, l'automne annonce encore un grand recul social pour les salariés avec la version socialiste de la remise en cause du droit à la retraite.

Là où le libéralisme plombe l'économie et l'emploi pour les intérêts égoïstes d'une minorité de riches profiteurs, nous devons opposer le droit de la majorité à bénéficier d'un travail payé correctement et d'une protection sociale de qualité.

Ne comptons que sur nous pour changer ces chiffres !

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 09:35

Flambée historique des prix des fruits et légumes. La météo est-elle la seule responsable ?

L'association Familles Rurales a publié son étude annuelle sur l'évolution des prix des fruits et légumes en France. Le résultat est sans appel avec une flambée de 14 % du prix des fruits et de 17 % du prix des légumes par rapport à l'an passé !

Par rapport à l'été 2012, le prix moyen des légumes rejoint ainsi celui enregistré en 2008, année de mauvaises récoltes, et celui des fruits atteint un plus haut jamais enregistré, selon l'Observatoire des fruits et légumes 2013 qui porte sur deux relevés effectués durant l'été.

La courgette (+32,6%), la poire (+31,4%) et la pomme (+30,4%) présentent les hausses les plus marquées, selon l'association de défense des consommateurs. L'augmentation la plus sage concerne la nectarine (+5,35%) et un seul produit, la cerise, voit son prix baisser.

Les fruits et légumes atteignent des sommets, égalant l'année 2008 pour les légumes. Pour les fruits, il s'agit d'un record historique

Plus de 30 % de hausse sur des produits aussi classiques et populaires que la courgette, la pomme ou la poire, voilà qui pénalise fortement les consommateurs ! On est bien loin de la hausse des salaires et pensions cette année !

Même si l'on regarde l'ensemble des fruits et légumes, avec 14 % de hausse pour les fruits et 17 % pour les légumes, difficile pour beaucoup de familles d'acheter des produits frais !

La recommandation qui veut que l'on mange chaque jour 5 fruits et légumes différents est de plus en plus réservée à une élite qui en a les moyens.

Certes, selon l'INSEE, le kilo de courgettes n'était "que" de 2,41 € en juin. Pour beaucoup néanmoins, c'est beaucoup quand il y a une famille à nourrir toute une semaine. Et la courgette est l'un des fruits les moins chers en magasin !...

La tomate était en moyenne à 2,77 € le kilo à la même période, le chou-fleur à 2,65 €/kg (1,65 € en juin 2012 !).

Côté fruits, la pomme était à près de 3 € le kilo en juin 2013, selon l'INSEE, contre moins de 2,50 € en juin 2012 ! La poire était à 3,50 € le kilo contre 2,89 € en juin 2012 !...

Ces chiffres de l'INSEE de juin confirment bien l'étude de Familles Rurales réalisée en juillet.

Météo ou intermédiaires ?

Encore une fois, c'est la météo qui est jugée coupable de cette flambée des prix des fruits et légumes.

Il faut dire que le froid et l'humidité ont clairement pénalisés la production en début de saison. Les pertes de production sont importantes.

Néanmoins, comme pour le prix du pain, le coût de la production agricole est une excuse pour justifier des hausses en magasin. Les grands distributeurs comme les grossistes refusent de réduire leurs marges et répercutent pleinement les hausses au consommateur !

Ainsi, si le kilo de courgettes est vendu en moyenne 2,41 € au consommateur, il est acheté actuellement moins de 0,80 € au producteur sur Cavaillon, Chateaurenard et dans le Val de Loire), moins d'1 € dans le sud-ouest et en Provence-Côte d'Azur ! Encore s'agit-il de prix de "marchés" auxquels il faut retirer des frais d'intermédiaires !

Il y a donc autour d'1,5 euros qui finissent dans la poche des grossistes, transporteurs et magasins : 60 % du prix !

Pour la pomme, c'est, dans le meilleur des cas 1,50 € le kilo payés pour des Golden haut de gamme !

Fruits et légumes sont effectivement sujets aux aléas climatiques et leurs prix de vente sont influencés par la météo.

Cependant, les prix payés aux producteurs sont souvent très largement inférieurs à ceux des prix des produits une fois arrivés sur nos étals de magasins.

Ce qui vaut pour les fruits et légumes vaut aussi pour la viande comme pour les produits céréaliers ou les œufs.

Les crises successives qui frappent les filières agricoles, qu'il s'agisse des producteurs de fruits et légumes ou des éleveurs ovins, bovins et porcins ces dernières années. Actuellement, entre la crise du groupe Doux et les prix de vente, ce sont les producteurs de volailles et d'œufs qui font l'actualité actuellement.

Pour les céréales, nous n'aurons de cesse de rappeler que le prix du blé n'entre que pour 5 % dans le prix d'une baguette ! L'argument régulièrement avancé d'une hausse du blé pour justifier une flambée du prix du pain est donc un véritable mensonge. D'autant plus que le pain ne baisse pas lorsque les cours des céréales baissent...

Avec la crise et l'appauvrissement de beaucoup de nos concitoyens, des signes de difficultés alimentaires apparaissent.

Les organismes de solidarité le disent : d'années en années, le nombre de personnes qui ont besoin d'être aidées au niveau alimentaire progresse, notamment chez les parents isolés, les personnes âgées et les jeunes.

Des études parues avant l'été montrent aussi que beaucoup de familles réduisent leurs achats de viande.

Enfin, une caissière de Cora à Evreux nous racontait récemment, bouleversée, qu'elle avait vue une jeune SDF manger avidement de la viande hachée crue directement dans sa barquette. Une telle détresse, elle ne l'avait jamais vue !

Se nourrir correctement devient problématique.

Il est temps de réfléchir aussi, comme pour le logement ou l'électricité, à des mesures de protection des consommateurs.

L'encadrement des prix des produits alimentaires est une forte revendication du parti communiste. André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme a d'ailleurs déposé en décembre dernier une loi qui permet de garantir un revenu décent au producteur agricole et d'encadrer le prix proposé au consommateur. On attend encore que le gouvernement ou que les députés socialistes s'en empare.

Manger une pomme ou posséder une courgette vont-ils finir par être l'apanage des riches ?

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 10:35

Alors que les signes d'incivilité gagnent toute la population, renforçons consciemment les signes de solidarité.

Pour une fois, voici un article qui ne traite pas d'un sujet d'actualité ! Il s'agit plus d'un ressenti, inquiétant, et d'une volonté de faire réagir.

Quelque part, aborder la question de l'incivilité est une question fortement politique. L'incivilité, quelle que soit son échelle, est un signe de la dégradation des rapports sociaux dans notre pays, d'une montée d'un individualisme qui amène, lentement, certains à ne pas prendre en considération "l'autre", ses droits et parfois aussi, malheureusement, sa vie.

Je parle bien d'incivilité, pas de délinquance.

L'incivilité, c'est le fait de ne pas respecter les règles du vivre ensemble qui font la cohérence d'une société pour des individus intégrés socialement. La délinquance, c'est déjà se mettre hors-la-loi volontairement.

L'incivilité, ce n'est pas que de rouler à 100 km/h en ville ou de faire du bruit dans un hôpital.

L'incivilité se niche partout, comme chez beaucoup d'automobilistes qui n'utilisent plus leurs clignotants, 54 % selon une étude récente !  Seul sur la route, l'automobiliste considère inutile de prévenir les autres automobilistes d'un changement de direction. C'est un signe manifeste d'égoïsme individualiste ! Qui n'a pas pesté contre un conducteur qui n'indique pas sa direction à un carrefour ou un rond-point, provoquant un coup de frein, une manoeuvre d'évitement de la part de la voiture qui suit ?

Pour certains, il s'agira d'une "petite" incivilité, mais, dès lors qu'une majorité ne respecte plus un aspect du "vivre ensemble", certains considèrent qu'ils peuvent encore moins le respecter.

Idem avec les places handicapées, parfois même squattées par des personnes valides qui ont emprunté la carte d'un proche pour pouvoir abuser de ces places !

Hors la voiture, l'incivisme, c'est jeter ses papiers et mégots par terre, c'est détourner le regard en caisse prioritaire lorsqu'une femme enceinte ou une personne handicapée se présente, histoire de ne pas céder sa place, c'est ne pas secourir une personne qui tombe, qui fait un malaise, en passant à côté, comme si on avait rien vu,..

Toutes ces formes d'incivilité, et toutes celles que je ne cite pas, sont des signes inquiétants d'une société où chacun oublie l'autre, où seul compte sa petite personne, et éventuellement ses proches immédiats.

Comment s'étonner alors que certains, notamment chez les jeunes, vont encore plus loin dans l'incivilité quand tant d'adultes et de séniors socialement inserrés ne respectent plus le code de la route ou le minimum de correction vis-à-vis d'autrui ? Ne devrions-nous pas montrer l'exemple ?

Cette dégradation du respect de l'autre amène doucement à la violence banalisée comme le montrent de récentes scènes de violence au volant à Paris (un automobiliste, arrêté à un feu pour passer un coup de fil en poignarde un autre), dans la Marne (un conducteur ayant grillé une priorité tire au fusil sur une voiture et tue un passager de 19 ans) ou dans l'Aude (un passager mécontent veut forcer un bus de voyage à s'arrêter, provoque un accident et la mort de deux passagers).

Cette incivilité et cette violence vont de pair avec une société où l'individu ne compte plus et où les rapports sociaux individualisent les personnes.

La perte du sentiment de collectif en entreprise et dans nos communes a poussé les travailleurs, d'un côté, et les habitants des communes à s'isoler, à considérer que tout doit se régler individuellement.

Salaires individualisés, plans de licenciements, disparition des grands ateliers et atomisation de l'emploi et des horaires, culte de la consommation et du loisir individuel, mise en avant du paraître au détriment de la richesse culturelle,... l'évolution de notre société à amener chacun à se voir seul au milieu d'une société hostile.

La violence des rapports sociaux, a progressé ses trente dernières années, entre peur du chômage, de la précarité, peur de l'avenir pour ses enfants et petits enfants, dureté des relations hiérarchiques au travail, hausse de la petite délinquence,...

Il faut reconnaître que ceux qui défendaient l'idée de progrès collectif, de solidarités, ont trahi leurs engagements, comme la gauche au pouvoir, en 1983 comme en 1988 et comme... aujourd'hui.

Ceux qui se sont accrochés à ces valeurs, pour de multiples raisons (sociologiques, historiques) comme les communistes ou certains syndicats, n'ont pas su réagir, s'adapter à l'éclatement du monde du travail.

Le remplacement de la solidarité par l'individualisme et la montée du climat de violence social a, au contraire, profité aux forces politiques qui poussent à l'isolement, au rejet de l'autre, sur des critères ethniques, religieux, géographiques ou d'orientation sexuelle. L'extrême-droite surfe sur ce sentiment d'isolement et sur cette peur du déclassement social pour nourrir l'incendie qui brise les solidarités ce qui, finalement, accentue les tensions et la fracturation de notre société. L'extrémisme religieux profite aussi de ce sentiment pour agréger autour de lui des communautés qui se sentent rejetées ou menacées par les autres.

Si on n'y prend garde, cette violence sociale se transformera en violence physique, par le biais des tensions attisées par la société et les forces sociales et politiques qui jouent leurs intérêts propres avant ceux de la France.

Au contraire, ce qui serait nécessaire serait de ressouder la solidarité nationale, de rapprocher les citoyens de ce pays, les travailleurs, les générations, les cultures.

Il faudrait travailler à l'apaisement au sein du corps social et regarder les causes réelles de cette effritement de la société : l'individualisme exacerbé par les cultures d'entreprise et la société de consommation, et la violence sociale née du libéralisme de ces trente dernières années.

C'est un travail global, général, politique !

C'est cet esprit qui règne à la Fête de l'Huma et au PCF où chacun compte pour un mais où chacun compte pour l'autre !

C'est aussi un travail individuel que nous devons tous mener.

Contre l'effondrement de notre société, pas de petites mesures, pas de petits actes ! Mettre son clignotant, respecter les handicapés, les séniors et les femmes enceintes, sourire à ses voisins ou jeter ses papiers gras à la poubelle, c'est aussi contribuer à revaloriser le civisme et la respect d'autrui.

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