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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 09:32

Un enfant sur six (17%) se trouve dans une situation "jugée préoccupante" d'exclusion sociale et 7% d'entre eux souffrent d'une "exclusion extrême", selon les conclusions d'une toute première étude nationale de l'Unicef France publiée mardi.

La consultation "Droits de l'enfant" a été menée de février à juillet avec le concours de l'institut TNS-Sofres auprès de 22.500 enfants âgés de 6 à 18 ans et originaires de plus de 70 villes. Les enfants ont répondu à 130 questions ayant trait à leurs droits, à la vie quotidienne, à l'éducation, aux loisirs et à la santé.

10% des enfants interrogés ont répondu non à la question "on respecte mes droits dans mon quartier, ma ville", 55% oui à la proposition "je peux être harcelé ou ennuyé par d'autres enfants ou jeunes" dans le milieu scolaire. 5% affirment ne pas manger trois repas par jour.

Les réponses ont permis d'établir que l'intégration des enfants est "très bien assurée" (50%), "assez bien assurée" (33%), "précaire" (10%) ou "très précaire" (7%), révèle la consultation de l'antenne française du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

L'analyse démontre que les différentes dimensions de l'intégration sociale des enfants (au sein de la famille, de la ville, de l'école...) sont "fortement corrélées entre elles" et que cette intégration est liée aux conditions d'existence (niveau de privation, qualité du cadre de vie, accès aux soins). Pas de quoi être surpris ! Il est rare que l'exclusion sociale touche les milieux favorisés.

Pour Serge Paugam, sociologue coauteur de l'étude, les résultats "n'autorisent pas à conclure que les jeux sont faits dès l'enfance" en matière d'exclusion mais prouvent qu' "il existe un risque élevé de reproduction sociale".

"Il y a une spirale négative dans laquelle sont entraînés les enfants et les familles défavorisés", abonde Catherine Dolto, médecin coauteur, qui estime que "notre société riche, se voulant égalitaire et fraternelle, laisse de côté un grand nombre de nos concitoyens". Ecart entre discours et réalité sociale : certains s'enrichissent mais d'autres frôlent une misère qu'on ne pensait plus jamais voir en France !

Dans les réflexions liées à cette étude, la présidente de l'Unicef France, Michèle Barzach rappelle qu'elle "fournit un outil d'élaboration de politiques publiques" qui ne parviennent pas aujourd'hui "à combattre efficacement les conséquences de la pauvreté et à enrayer le cercle vicieux de l'exclusion".

Il est même évident que trente ans de politiques contre l'exclusion non rien rêglé, ni le RMI, ni le RSA, ni les contrats jeunes et encore moins les contrats d'avenir proposés actuellement !

Peut-il en être autrement ? Proposer des mesures contre l'exclusion dans une société qui détruit chaque année des milliers d'emplois et précarise des millions de français, c'est vider l'océan à la petite cuillère !

Sans politique de création d'emplois industriels, il n'y aura pas de créations d'emplois de service non plus. Et sans emplois, industriels et de services, la précarité et la dévalorisation des salaires continuera de s'accentuer, rendant inutile toute politique de lutte contre l'exclusion.

Mais, au final, en système capitaliste, l'important n'est-il pas de permettre à une minorité de s'enrichir en laissant croire à la majorité qu'en faisant des efforts, en se taisant et en se sacrifiant pour "leur" entreprise, ils pourraient peut-être échapper au chômage et à la misère ?

Avant, en régime capitaliste, on s'investissait au travail pour avoir une promotion, évoluer professionnellement.

Aujourd'hui, les travailleurs baissent la tête et se sacrifient dans l'espoir de ne pas perdre le peu qu'ils possèdent : un travail et un salaire modeste.

Qu'importe aux gouvernements et aux grands patrons la misère dans laquelle vivent des centaines de milliers d'enfants en France tant que ce climat de peur sociale premet aux actionnaires d'engranger un maximum de dividendes ?

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 09:40
A l'heure où, de reculades en abandons, François Hollande et sa majorité acceptent de laisser patrons, grands bourgeois et financiers contribuer à résorber une dette publique dont ils sont grandement responsables (600 milliards de sauvetage des banques en 2008, exonérations fiscales, exonérations de cotisations sociales), ce gouvernement officiellement de gauche s'apprête à augmenter la TVA sans sourciller.
Décision prise sous Sarkozy, cette hausse va proportionnellement peser plus lourdement sur les ménages modestes et moyens que sur les grosses entreprises et sur le capital.
De quoi défiler avec le PCF et le Front de Gauche à Paris le 1er décembre, non ?

Déclaration de Pierre Laurent au Sénat, jeudi 14 novembre :
La situation du pays est alarmante, la colère gronde (exclamations à droite), notamment chez ceux qui ont souhaité le changement en 2012 et veulent la justice sociale et fiscale. Nous voyons bien comment la droite, le Medef, l’extrême droite entendent instrumentaliser le mécontentement populaire en poujadisme fiscal, alors que l’impôt et les cotisations sociales sont les fondements de la solidarité.
Le problème, c’est l’injustice fiscale. Le budget 2014 est éloquent : d’un côté, 139,4 milliards de TVA et 13,2 milliards de taxe sur la production énergétique, de l’autre seulement 36,2 milliards d’impôt sur les sociétés, contre 49,7 milliards en 2013. Pourquoi ? À cause du CICE que toutes les entreprises touchent, même celles qui licencient à tour de bras. Le 1er janvier 2014, une nouvelle ponction grèvera le pouvoir d’achat de nos concitoyens. Pourquoi ? Pour compenser les 20 milliards offerts sans contrepartie au patronat... Ce sera peut-être la mesure de trop.
Monsieur le Premier ministre, il faut mettre d’urgence en chantier une grande réforme fiscale, rendre l’impôt sur le revenu réellement progressif, taxer le capital, cesser d’épargner les plus hauts revenus, lutter contre l’évasion fiscale, remettre à plat toutes les exonérations fiscales et sociales. Nous appelons à la mobilisation et marcherons avec le Front de gauche le 1er décembre prochain pour la justice fiscale. Je vous demande un geste fort : annulez la hausse de la TVA le 1er janvier ! Ce serait un premier pas vers la remise en cause d’un CICE injuste et inefficace !
(Applaudissements sur les bancs CRC ; exclamations à droite).
Monsieur le Premier ministre, annulez la hausse de la TVA le 1er janvier !
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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 09:59

Le coût du travail existe-t-il ? Et pourquoi médias et partis dominants (FN compris) ne parlent-ils jamais du coût du capital ?

Considérer le travail comme un coût, c'est considérer l'Humain comme une variable d'ajustement dans le système de production actuel, le capitalisme.

Or, le but de toute société n'est-il pas de permettre à chacun de ses membres de vivre décemment ? Le travailleur (salarié, artisan, commerçant, petit patron, paysan) n'est-il pas le créateur de cette richesse (produit ou service) qui sert aujourd'hui à enrichir les capitalistes (actionnaires, grands patrons ou financiers) ?

En clair, le système capitaliste et ses défenseurs inversent les données sociales : ceux qui produisent les richesses qui devraient servir au bien de tous, deviennent LE problème !

La réalité c'est bien que la spéculation et la recherche effreinée de rentabilité des actionnaires dans un monde aux frontières financières abolies entrainent une mise en concurrence des humains eux-mêmes, au mépris de la cohérence sociale et de l'environnement.

En s'attaquant à la notion de coût du capital, les communistes veulent rappeler aux travailleurs que leur emploi n'est pas une chance mais un droit et que ce travail mérite un salaire décent.

Solidaire


En vue de leur «semaine d’actions» du 25 novembre au 1er décembre, des militants d’entreprises du PCF (Alcatel, BNP, Barclays, La Poste, SNCF, STX) engagent la réflexion à partir des luttes concrètes des salariés.

Les communistes en ont conscience : la tâche est immense, mais le chantier est prometteur. En décidant de mener la bataille contre le «coût» que le capital fait peser sur la société par ses prélèvements prédateurs sur l’activité économique, les communistes s’attaquent au «nerf» de la guerre : celui de l’existence d’immenses richesses détournées du travail. C’est dans la perspective de la «semaine d’actions» qu’ils proposent de mener avec le Front de gauche, du 25 novembre au 1er décembre, que des militants d’entreprises (Alcatel, BNP-Paribas, Barclays, La Poste, SNCF,…), des élus, des membres de la commission économique du PCF ont tenu une réunion de travail, vendredi dernier, sur ce thème. Objectif : se former et s’armer en vue de la «grande bataille idéologique» à mener contre le coût du capital, explique en préambule Éric Corbeaux, en charge de l’activité du parti dans les entreprises et les lieux de travail.

Silence patronal et gouvernemental sur le «coût du capital»

Pas une semaine ne passe en effet sans que soit dénoncé le «coût du travail», qui n’est rien d’autre que la somme des salaires et des cotisations sociales employeurs, rappelle l’économiste Frédéric Boccara. Mais silence patronal et gouvernemental, en revanche, sur le «coût du capital» que subissent les entreprises, lequel est constitué de la somme des dividendes versés aux actionnaires et des charges financières payées aux banques sous forme d’intérêts d’emprunt. Un total qui avoisine les 300 milliards d’euros pour l’an dernier (298,9 milliards exactement) selon l’Insee, soit près du double du montant des cotisations sociales effectivement versées par les employeurs (157,9 milliards en 2012).

Pour Frédéric Boccara, ce coût exprime « le pouvoir du capital» qui impose ses vues, sa logique sur la société tout entière. «Pour alimenter les revenus du capital, il faut en passer par des licenciements, opérer des choix dans les investissements», déterminant ainsi «un type de croissance et de développement dominés par les exigences de rentabilité» du capital. A contrario, il s’agit de changer de logique, en «menant la bagarre pour baisser ces coûts parasitaires» qui s’opposent aux «dépenses nécessaires de formation, de protection sociale et de service public». Ces dépenses-là ne sont pas des «coûts» car elles permettent au contraire de «multiplier l’efficacité humaine», insiste Frédéric Boccara. Il propose de jouer sur deux leviers : «pénaliser» et «inciter», pour faire reculer ces prélèvements du capital (taxation, baisse des intérêts bancaires) et favoriser en retour le développement du potentiel d’efficacité sociale (développement et sécurisation de l’emploi et de la formation). Agir en «aval» mais aussi en «amont», ajoute-t-il, sur le crédit bancaire, le rôle de la Banque centrale européenne (BCE), de l’État et de ses aides publiques, et par l’octroi de nouveaux pouvoirs aux salariés et aux citoyens.

Un chantier qu’il s’agit d’ouvrir tout de suite, à partir des luttes des salariés, comme chez Alcaltel. Un syndicaliste rappelle ainsi comment le «groupe s’est endetté» auprès des banques, et comment il a «comblé les trous en vendant ses filiales». Résultat, l’entreprise est plombée par les frais financiers et de restructuration, alors même que «certaines filiales sont financées à 40 % par de l’argent public» qui sert aussi à financer des emplois en Chine, faute de contrôle de l’utilisation des fonds, dénonce le cégétiste. Au contraire, renégocier les dettes pour faire baisser les intérêts bancaires, faire entrer l’État au capital et contrôler l’argent public permettraient d’inverser cette logique.

Les choix rentables pour le capital sont aussi mis en cause chez STX, aux chantiers navals de Saint-Nazaire, témoigne Philippe Denis, conseiller régional des Pays de la Loire. La stratégie du tout-paquebot, productrice de valeur ajoutée pour le capital, s’avère non seulement contre-productive en période de crise mais risque de priver les salariés de la commande d’autres navires, à l’instar des ferries pour assurer la liaison de service public avec la Corse. Propriétaire d’un tiers du capital des chantiers de Saint-Nazaire, «l’État doit assumer ses responsabilités», en privilégiant les intérêts industriels contre ceux du capital, estime l’élu communiste.

À la SNCF aussi, les choix financiers sont mis en cause, rappelle l’ancien responsable syndical Didier Le Reste, pointant les politiques de «libéralisation» et les attaques contre le «coût du travail» des cheminots, mis en concurrence avec des opérateurs privés moins «chers» mais au prix de la mise en péril de la sécurité, et aussi les «frais financiers» générés par la dette de Réseau ferré de France, deux milliards annuels qui manquent pour moderniser le réseau.

Autant de cas concrets à partir desquels articuler, en associant le cas échéant les fédérations communistes des départements concernés, «contestation et critique», mais aussi propositions nouvelles et «expériences d’actions», dans une «campagne au long cours» qui se veut aussi de formation et de débats, a synthétisé en conclusion Nicolas Marchand, membre du conseil national du PCF.

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 10:45

Après l'agroalimentaire et les gros paysans, ce sont les commerçants et artisans de l'UPA qui veulent être exonérés de taxes. Et pourquoi seulement eux ?...

Ils sont exaspérés les patrons de l'agroalimentaire. Ceux du syndicat majoritaire agricole (FNSEA, droite) aussi.

Le président des industries agroalimentaires, Jean-Philippe Girard, parle de "tunnel" dont "(on) ne voit pas la sortie".

Pareil pour le président de la FNSEA, le gros céréalier Xavier Beulin, qui s'appuie sur des chiffres en baisse de la production porcine pour exiger, sur l'écotaxe, une "exonération des filières agricoles".

Mais, au delà, ce sont les taxes en général et les impôts qui sont visés par ces représentants d'un petit patronat coincé entre leurs coûts de production et des acheteurs, en général des géants de l'agroalimentaire ou la grande distribution, qui font pression sur eux pour acheter toujours moins cher.

Avec un gouvernement qui cède face au secteur financier et aux grandes entreprises (Retraites, exonérations fiscales, Accord national interprofessionnel,...), ces petits patrons se disent que eux aussi, après tout, peuvent peut-être obtenir des avantages fiscaux en faisant pression sur l'Etat ! Le résultat, c'est cette surenchère actuelle des organisations patronales dans les revendications qui s'appuie sur des mouvements violents de leurs bases.

On imagine facilement que détruire des biens publics n'améliorera pas les comptes de l'Etat et des collectivités locales. En tout cas, cela semble suffire pour faire plier le gouvernement !

La dernière en date, en Bretagne, après la destruction de portiques écotaxe et de radars automatiques, c'est la destruction des panneaux d'interdiction de circulation des camions, démontés par centaines des bords de routes bretonnes. En dehors du fait que cela va entrainer la circulation de camions dans des secteurs qui ne sont pas étudiés pour (quartiers résidentiels, abords d'écoles, routes fragiles, ponts étroits,...), cela va nécessité de la part des départements et communes vandalisées des dépenses de remise en état assez conséquentes. Merci pour nos impôts !

Après les petits patrons de l'agroalimentaire et de l'agriculture, ce sont désormais ceux du commerces et de l'artisanat de se faire entendre, via un de leurs syndicats, l'Union Professionnelle des Artisans.

Encore une fois, ce sont les taxes qui sont accusées de tous les maux dans des secteurs qui connaissent, selon eux, une baisse d'activité. Voilà que fleurissent les affiches "Sacrifiés mais pas résignés" !

Et les salaires ? Et les tarifs ? Et la domination de la grande distribution ?

Derrière tout ce discours, se cache effectivement des difficultés que connaissent de nombreuses PME et beaucoup d'agriculteurs, de commerces ou d'artisans. Beaucoup, mais pas tous ! Demandons par exemple la comptabilité de Xavier Beulin et on verra que certains gros céréaliers n'ont pas trop à se plaindre !

Mais, les syndicats qui mènent la révolte sont tous catalogués à droite et leur discours est fortement politisé.

La crise actuelle est attisée par ces syndicats qui font une double affaire : non seulement, politiquement, ils affaiblissent un gouvernement qui a chassé leurs amis politiques ce qui, espèrent-ils, devrait permettre le retour de la droite aux affaires, mais ils affaiblissent aussi, idéologiquement, l'idée d'impôt et de taxe, donc de financement de l'Etat, selon la bonne vieille idéologie libérale qu'ils défendent tous !

Pourtant, ce qui est en cause dans ces crises que connaissent les secteurs agricoles, agroalimentaires, commerciaux et artisanaux, ce n'est pas le montant des impôts mais la faiblesse de la consommation et la faiblesse des prix de vente de leurs produits !

Une consommation faible et des tarifs en berne sont deux conséquences des politiques libérales menées ces dernières décennies qui ont, d'une part, réduit le pouvoir d'achat des consommateurs en bloquant les salaires des travailleurs (les" consommateurs") et, d'autre part, soumis l'économie à quelques grands monopoles privés, industriels et commerciaux, qui font la pluie et le beau temps sur les prix d'achat des marchandises.

Avec un pouvoir d'achat en baisse pour ceux qui travaillent et un chômage et une précarité en hausse, les clients potentiels pour les commerçants, les artisans et les produits alimentaires de qualité se sont sacrément réduits. Les travailleurs surveilent leurs budgets, reportent des dépenses, font des travaux eux mêmes ou achètent au moins cher.

Résoudre les difficultés des PME, des commerces et de l'artisanat, c'est d'abord redonner du pouvoir d'achat aux salariés, donc aux consommateurs !

L'autre aspect, c'est le renforcement du poids des grosses industries agroalimentaires et industrielles ainsi que de la grande distribution. A force de concentration industrielle et commerciale, PME et agriculteurs se trouvent face à un nombre limité d'acheteurs qui imposent leurs conditions et leurs prix.

Cette concentration est aussi une conséquence de choix politiques libéraux, d'une loi de l'offre et de la demande qui donne, de fait, de la force aux plus gros face aux plus petits. Les lois LRE et LME votées dès l'arrivée de Sarkozy à l'Elysée en 2007 ont accentué le contrôle de la grande distribution sur les filières agricoles et agroalimentaires en France tandis que les accords libéraux au niveau européen ont donné des pouvoirs gigantesques aux multinationales de l'agroalimentaire, leur permettant d'écraser ou de racheter leurs concurrents nationaux plus petits.

Mais, des salaires et du libéralisme, il n'est jamais question dans les discours de la FNSEA, de l'UPA ou des petits patrons de l'agroalimentaire !

Remettre en cause le libéralisme, donc le capitalisme dérégulé, c'est finalement prôné le retour en force d'un état régulateur et protecteur, d'un service public de contrôle renforcé, choses qui sont en contradiction avec leur éducation et leur mode de pensée.

Pour eux, la seule solution, c'est donc d'assècher les ressources de l'Etat et des collectivités locales. C'est donc encore moins d'état donc toujours plus de libéralisme !

Notons au passage que cette logique va aussi retomber sur les salariés, les citoyens, les fameux "consommateurs" : moins de rentrée d'argent par les taxes et l'impôt auprès des PME et des commerçants et artisans, c'est autant d'argent en moins pour l'Etat donc : soit, encore moins de services publics ou des services publics un peu plus dégradés, soit de nouvelles taxes et de nouveaux impôts... pour les salariés, les citoyens, les consommateurs !

A moins que nous aussi, simples salariés, simples consommateurs, nous n'exigions à notre tour d'être exemptés de taxes et d'impôts ! ?

Plus rien à payer ! Le paradis libéral sans Etat, sans police, sans hôpitaux, sans justice, sans Sécu, sans DDE, sans mairies,... ! Le règne parfait du plus fort, un far west social et économique !

Resteraient des ilôts de civilisation où les plus riches organiseraient une société avec ses cliniques privées, pour soigner les riches malades, ses milices privées, pour protéger ses ilôts de riches, et ses jardiniers privés, parce qu'il faut un peu d'espaces verts pour que les caniches puissent faire leurs crottes.

Poussons donc à bout ce raisonnement libéral qui veut tuer l'impôt et l'Etat !

Pas sûr que les travailleurs, et même ces commerçants, artisans et patrons de PME, y trouvent au final leur compte ?

L'important n'est pas là pour la droite, l'extrême-droite et ses syndicats patronaux politisés qui attisent leurs colères !

L'important, pour ces tenants du libéralisme, c'est surtout qu'on ne remette pas en cause un modèle de (sous) développement économique qui étrangle l'emploi, les salaires et les activités utiles socialement au profit des multinationales et de la finance.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 10:24

Marine Le Pen niant crânement les origines d'extrême-droite du FN ! C'est pourtant une vérité tout ce qu'il y a de plus historique et vérifiable !

Mais, si elle ment sur l'Histoire de son propre parti, pourquoi dirait-elle la vérité sur ses véritables objectifs ?

Parti d'extrême-droite = programme d'extrême-droite !

Replongez-vous dans vos cours d'Histoire, amis ouvriers, employés, artisans et travailleurs de tout type qui croyez que voter FN "ça va faire changer les choses !" . C'est sûr que le passage de l'extrême-droite en Allemagne avec Hitler, en Espagne avec Franco ou au Chili avec Pinochet, ça a changé des choses ! Pas dans le bon sens, mais ça a changé des choses !...

Quitte à se tirer une balle dans la tête, les amis, faites-le tout seul, chez vous ! N'entrainez-pas tout le pays avec vous !

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 10:14

Vraiment ! Cette austérité est une véritable arnaque !

D'un côté, le gouvernement serre officiellement les vis des dépenses de l'Etat. De l'autre, il multiplie les "petits" cadeaux au secteur bancaire et aux entreprises privées.

En fait, toutes les dépenses relevant du secteur public, donc utiles aux français, sont réduites tandis que le transfert de richesses de l'Etat, donc de nos impôts, vers le secteur privé, continue.

Ils peuvent gueuler, avec leurs bonnets rouges les petits patrons et les gros agriculteurs bretons ! Ce sont leurs amis des géants de l'industrie agroalimentaire, de la finance et de la construction qui récoltent la caillasse !...

Autoroutes : toujours moins bien et plus cher pour le bénéfice des concessionnaires privés

On apprend ainsi que le gouvernement s'apprête à faire un nouveau cadeau aux entreprises privées qui se sont accaparées sous Jospin puis Fillon le réseau autoroutier français. Plusieurs élus français, de gauche évidemment, notamment Jean-Luc Mélenchon, s'élèvent contre ce projet

Ils écrivent ainsi que "Après la vente à vil prix par l’Etat du réseau autoroutier français, qui a débuté en 2002 et s’est achevée en 2006, après la prorogation d’un an des concessions en 2011 sous un prétexte environnemental, le gouvernement Ayrault entend finaliser son plan de relance autoroutier en prolongeant une nouvelle fois, de trois ans, la durée d’exploitation de nos autoroutes par leurs actuels concessionnaires. Il reporte ainsi à 2033 en moyenne la fin des concessions dont disposent les groupes Vinci, Eiffage et Albertis."

En théorie, "ceux-là devraient prendre à leur charge une vingtaine de projets d’aménagement de sections autoroutières autour de grandes villes, de liaisons entre des autoroutes existantes, ou encore la mise aux normes de sections existantes. L’ensemble devrait représenter un montant de 3,7 milliards d’euros."

Sauf que "la Cour des comptes a dénoncé à de nombreuses reprises l’incapacité de l’Etat à imposer aux concessionnaires le respect de leurs obligations, constatant notamment des tarifs manipulés et une qualité des chaussées dégradée." Sujet abordé ici dans un article à relire ( Nouvelle forte hausse des autoroutes pour février 2013 : à quand la re-nationalisation ?  ).

Des engagements difficiles à faire appliquer mais une poule aux œufs d'or pour les concessionnaires privés ! "Les recettes générées par l’exploitation des concessions autoroutières donnent lieu chaque année à de très substantiels profits : plus de deux milliards d’euros de bénéfices net pour un chiffre d’affaires de huit milliards d’euros en 2012."

En clair, "La quasi-totalité de leurs investissements passés sera intégralement remboursée dans les dix prochaines années. A l’horizon 2030, au rythme de l’évolution actuelle des tarifs et de la progression du trafic, chaque année d’exploitation devrait donc leur rapporter dix milliards d’euros, et presque autant de bénéfices.

Ce sont donc entre cinq et sept milliards d’euros net d’impôt chaque année pour une période de trois années supplémentaires que l’Etat s’apprête à offrir, soit dix-huit milliards d’euros d’ici à vingt ans. Soit l’équivalent d’un enrichissement immédiat de 6 à 9 milliards d’euros pour les groupes propriétaires des concessions, et un appauvrissement du même ordre de l’Etat."

Moralité, pour financer 3,5 milliards d'euros de travaux, l'Etat va s'asseoir sur 6 à 9 milliards de bénéfices !

Merci la gauche ! On espère que les actionnaires et les dirigeants de ces entreprises se souviendront de ce sympathique cadeau au moment de voter en 2014 et 2017 !

Pour ce qui est de nous, pauvres pigeons-automobilistes, nous nous en souviendrons aussi

Crédit Lyonnais : pour solde de tout compte ?

Il n'y a pas que dans l'Affaire Tapie que se cache le scandale du Crédit Lyonnais.

La faillite de cette banque a coûté la bagatelle de 19,8 milliards d'euros à l'Etat en 1995 (L'ère Chirac-Juppé !).

Officiellement, il reste 4,5 milliards de dettes à renflouer d'ici fin 2014 mais le gouvernement socialiste, en bon gestionnaire du système, anticipe ce remboursement avec l'argument imparable du ministère du Budget : "les conditions de financement sont favorables".

Ben oui ! Que ne fera t-on pas pour sauver les banques et les banquiers !

Être de gauche, est-ce être un bon gestionnaire des finances publiques en période de crise ou un "réformateur" (un révolutionnaire si on est communiste !), capable d'imposer d'autres orientations aux banques et aux grandes multinationales dans l'intérêt du peuple que l'on représente ?

En tout cas, voilà 4,5 milliards d'emprunts supplémentaires que devra rembourser un Etat dont on nous dit qu'il est surendetté !

Et, pendant ce temps là, avec Andrée OGER, nous nous débattons pour des familles de bonne foi et endettées suite à une perte d'emploi, à un accident ou un décès. Et là ! Pas de cadeaux ! Pas de pitié !...

Serrer les vis des fonctionnaires, dont le salaire reste bloqué pour la quatrième année consécutive, supprimer des postes dans la Fonction publique, donc augmenter le chômage des jeunes, réduire les services publics, donc accroître l'isolement des citoyens, à la campagne et dans les quartiers, pendant que se multiplient les largesses pour les riches et les grosses entreprises, est-ce mener une politique de gauche ?

La déroute socialiste aux élections partielles et l'effondrement de François Hollande et de son gouvernement dans les sondages, sont à la hauteur d'un mécontentement populaire lassé d'une alternance gauche-droite qui ne change rien à leur quotidien et à un avenir invariablement sombre.

Si, comme nous, vous comprenez qu'il ne peut y avoir d'alternative en France que dans une rupture avec trente ans de libéralisme, que dans une politique radicalement de gauche, "révolutionnaire", en opposition avec les classes possédantes, leurs banques, leur Europe, alors vous avez votre place au Parti communiste !

Je dirais même plus : nous avons besoin de vous, de votre aide, de votre voix, de votre réseau, pour faire grandir l'espoir d'un véritable changement de société. Rejoignez-nous !

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 10:49

Le chaos ou le sursaut. La France, entre dérive antirépublicaine et sursaut populaire.

11 novembre 1940 : une centaine d'étudiants défient l'occupant allemand et vont commémorer l'armistice de 1918 sur la tombe du soldat inconnu.

11 novembre 2013 : une centaine de militants d'extrême droite, FN, RPF, Œuvre française (néo-pétainistes) mêmés, défient la mémoire des victimes de la première guerre mondiale en violant le moment de recueillement national par leurs insultes au premier des français, le Président de la République.

Les communistes sont loin de soutenir François Hollande et son gouvernement. Les choix politiques actuels, dans la continuité de ceux de la droite, ne servent pas les intérêts des travailleurs de France mais ceux des spéculateurs et actionnaires, et ceux des grands patrons du CAC40.

Les communistes ont également une lecture très critique de la guerre de 14-18, un affrontement entre impérialismes qui entrainera la mort inutile de millions de soldats, dans chaque camps, et ouvrira la porte au fascisme et au nazisme. Dès 1914, avec Jean Jaurès et le journal "L'Humanité", ceux qui allaient fonder le Parti communiste en 1920 s'opposaient à cette guerre.

Pour autant, qu'il s'agisse d'un Président critiquable mais démocratiquement élu ou d'une monstrueuse guerre pour des intérêts impérialistes, les communistes respectent la mémoire de ces millions de victimes, civils et soldats, envoyés se faire massacrer par vagues entières dans d'absurdes campagnes, pour les objectifs égoïstes de dirigeants au service des intérêts économiques de quelques centaines de puissantes familles. Le 11 novembre est, à ce titre, le jour où nous devons nous souvenir de la monstruosité de la guerre, des destructions et des conséquences durables de cette guerre et de l'absurdité de la mort de millions de Français ou d'Allemands, mais aussi de soldats venus de nos colonies de l'époque, d'Anglais, de Belges, d'Autrichiens, de Hongrois, de Canadiens, de Russes, etc.

On peut détester le Président de la République mais choisir de le faire un 11 novembre, c'est consciemment, volontairement choisir un jour de recueillement et d'unité nationale en souvenir des victimes de la guerre de 14-18.

Le symbole que constitue cette date, nous le rappelons en début d'article avec la première manifestation de résistance civile à l'Occupation en 1940 par de jeunes étudiants et lycéens parisiens.

La portée symbolique du 11 novembre n'échappe pas non plus à une extrême-droite issue des rangs de la Collaboration et de la lutte contre la République.

C'est le contenu politique de la manifestation menée bruyamment par l'extrême droite hier, lors des cérémonies officielles du 11 novembre. Pour ces partis, il n'ya plus de moment sacré de la République, il n'y a plus de respect pour ceux qui sont morts, surtout s'ils se sont battus contre l'Allemagne.

Au delà du 11 novembre, d'autres atteintes à la République

Cette absence de respect pour une date majeure du calendrier républicain, avec le 8 mai et le 14 juillet, s'ajoute à d'autres dérives, d'autres actes qui montrent le fractionnement de notre société sous les coups de mouvements fortements influencés par les ailes les plus dures, les plus réactionnaires, de la droite française. En cela, je rejoins l'éditorial de L'Humanité qui parlaient de "factieux", d'éléments issues de factions qui tentent de cliver notre société, de la mener à la rupture, d'opposer République et citoyens et, en fin de compte, d'opposer les citoyens entre eux.

L'objectif est, au final, l'éclatement de notre contrat républicain, l'établissement du chaos pour mettre fin au pacte social issu de la Résistance en 1945 de la part de ceux qui n'ont pas digéré la victoire du peuple de France contre une élite économique acquise à la Collaboration.

Le tableau est peut-être dur, en apparence, mais il y a de cela dans la situation que traverse notre pays.

Déjà, dans le discours radical de certains participants au mouvement dit des "bonnets rouges" en Bretagne, il y a une forme d'antirépublcanisme par le rejet du contrat de solidarité national que représente l'impôt égal pour tous. C'est même l'impôt, en général, qui est dénoncé. C'est pourtant la base sans laquelle ne peut exister un Etat !

Croit-on vraiment que la droite, ou pire l'extrême-droite, supprimeraient l'impôts si ces courants politiques arrivaient au pouvoir ? Illusions et démagogie.

Par ailleurs, le refus de certains maires d'une droite ultracatholique ou homophobe de marier des couples de même sexe constitue une violation calire et nette d'une Loi dont ils doivent être, constitutionnellement, les premiers défenseurs sur les territoires ! C'est également une première en France !

Enfin, le phénomène anti-écotaxe déborde de son cadre. Aujourd'hui, ce sont les radars automatiques qui deviennent l'objet de campagnes organisées de sabotage.

Encore une fois, l'utilité de ces radars automatiques peut être discutée malgré des chiffres de mortalité routière en baisse, mais le sabotage de ces radars est parfaitement illégal et l'organisation méthodique de leur destruction dans certaines régions nécessite une coordination que seules peuvent posséder des mouvements radicaux.

A souffler sur les braises du poujadisme, une partie de la droite française va voir s'enflammer un brasier dont elle ne réchappera pas indemne, antiparlementarisme oblige, et dont ne bénéficieront que les franges les plus radicales de la droite.

En ce sens, crise économique majeure en France comme en Europe et crise politique du système parlementaire, favorisent l'émergence d'une contestation de droite de la République et de ses fondements, la Loi et l'impôt. Revient en mémoire l'image des ligues factieuses des années 20 et 30 en France qui ont failli renverser la République et la démocratie bourgeoise en 1934.

Dans ce contexte noir, le peuple s'est uni pour se faire entendre en 1936, avec le Front Populaire et les grandes grèves de 1936, arrachant à la droite et à la bourgeoisie de grandes conquêtes sociales.

La France de 2013 est elle aussi sur le fil du rasoir.

Soit le peuple ne réussit pas à dépasser ses clivages et son apathie actuelle et elle laisse la voie libre à ceux qui provoqueront son éclatement au profit de régimes capitalistes durs.

Soit le peuple réussit à se rassembler pour refuser l'effondrement social provoqué par un capitalisme débridé et mondialisé, et impose ses exigences de travail pour tous, d'un revenu décent et de progrès social au travers de la protection sociale et de la retraite.

Comme en 1936, les forces politiques, syndicales et sociales doivent être en capacité de surmonter leurs différences pour s'unir autour d'exigences simples et actuelles.

Le Front de Gauche n'est pas le Front Populaire. Le Parti communiste d'aujourd'hui n'est pas celui de 1936.

Pourtant, la possibilité existe d'utiliser ses outils pour recréer le cadre d'un Front populaire de 2013 qui, logiquement, ne sera pas celui de 1936, mais qui saura en être le digne héritier.

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 10:04

Humour noir ou utopie pessimiste ?

Certains travailleurs sont déjà convaincus que les syndicats sont dangereux et qu'il suffit de courber l'échine au boulot pour éviter la crise : on en est pas loin !

J'ai personnellement entendu ce week-end un ami me raconter comment, de retour de vacances le lundi 4 septembre, ils ont tous reçu un mail (directeur compris) les invitant à une réunion le mercredi suivant avec les actionnaires hollandais. Cette réunion les a informé de la fermeture immédiate du site et les a "invité" à laisser portables et ordinateurs et à rentrer chez eux pour attendre leur lettre de licenciement. Ce qui fût fait.

Personne dans le personnel n'a eu l'idée audacieuse de protester, de contacter un syndicat, d'oser espérer pouvoir sauver son emploi !...

Quand les travailleurs vont à l'abattoir en suivant leur bourreau sans rien dire, tout est possible ! Même l'histoire que nous compte ce billet de Robert Gil !

Solidaire


S’il est une chose qui n’entre pas dans mon schéma intellectuel, c’est bien la retraite.

Il reste bien quelques énergumènes qui clandestinement essaient de propager cette chimère, mais je sais bien que leur combat ne mène à rien. De toute façon moi je n’ai besoin de personne, l’éducation que mon père m’a donné fait que je me concentre sur le besoin essentiel du remplissage de ma gamelle et que je fais attention de ne pas mécontenter ceux qui me donnent du boulot pour me permettre de la remplir.

Si je bosse bien et que mon patron est de bonne humeur, alors peut-être même qu’il m’augmentera, et si je bosse mal alors mon salaire baissera, donc restons concentré sur nos tâches et mettons notre langue dans notre poche. De toute façon c’est une règle de base et elle me convient très bien. Suivant ces principes de bon sens, je m’emploie chaque jour à faire du mieux que je peux pour faire avancer la machine, en espérant pouvoir conserver mon travail.

Parfois j’arrive à m’offrir un petit plaisir grâce au dur labeur de la semaine. Je parle de semaine, mais en fait depuis que le dimanche est devenu un jour comme un autre, la semaine est devenue virtuelle, d’autant plus que maintenant le rythme de vie est devenu plus facile : 12 heures de travail, 6 heures de repos, 12 heures de travail, et ainsi de suite.
Avant il y avait parait-il des « ruptures » appelées congés ou jours fériés, mais c’était extrêmement compliqué à gérer et cela désorganisait la production… je ne sais pas si c’est vrai, tellement cela parait aberrant ! En attendant, il faut que je me concentre sur mon travail, sinon ils mettront une machine à ma place et je me retrouverais à la rue. Mais si je suis sérieux, à la fin de l’année je n’aurais peut-être pas à négocier une baisse trop importante de mon salaire.

Hier, à la fin de notre période de travail, on nous a tous réunis dans un immense hangar pour nous mettre en garde contre des gens qui essaient de promouvoir des idées subversives. On nous a rappelé qu’au XXe siècle, des terroristes appelés vulgairement « syndicat » sabordaient l’économie et la production par des grèves et des revendications en prenant en otage aussi bien les dirigeants des entreprises que parfois l’ensemble de la population.

Ces gens là voulant inverser l’ordre naturel des choses, leurs méthodes violentes ont obligé la société à mettre en œuvre des choses complètement immorales comme de meilleurs salaires, une bonne retraite, des jours de repos payés, un système de santé pour tous…enfin toutes des abominations que les salariés étaient forcés d’accepter, qu’ils soit d’accord ou pas. Et ceux qui estimaient mériter plus que les autres se trouvaient automatiquement lésés.
Donc cela créa énormément de jalousie et d’amertume ! Heureusement, il y avait aussi des salariés courageux qui s’opposaient à ces terroristes et collaboraient avec le patronat, et c’est grâce à ces gens là que nous avons maintenant un travail correspondant aux besoins qui ont été délimités pour nous. Il ne faut pas oublier que nous allons tous dans la même direction, nous devons être unis derrière notre entreprise, notre pays, derrière des gens auxquels nous avons délégué toute notre confiance.
Si nous n’avançons pas tous au même rythme c’est que nous n’avons pas tous les mêmes qualités ni les mêmes mérites. C’est tellement évident que je ne sais pas pourquoi on nous le rappelle à chaque fois, peut-être que certains sont un peu lents à la compréhension !

Après ces brefs rappels historiques, l’on nous a demandé de faire preuve de responsabilité et de dénoncer toute personne qui paraitrait suspecte. On nous a rappelé que soutenir ou seulement adresser la parole à un « terrosyndicaliste » pouvait nous conduire directement dans un camp de rééducation. Déjà, autour de moi, des agents de sécurité regroupaient d’éventuels suspects, et en croisant le regard de l’un d’eux, je me suis fait la remarque qu’effectivement il était différent.

Alors j’ai essayé mentalement de passer en revue toutes les personnes que je côtoie au boulot ou dans la rue pour voir si je ne reconnaissais pas cette expression dans les yeux de certains. J’en étais à réfléchir sur le fait que je croise peut-être tous les jours ces ennemis du système, lorsque deux agents de sécurité me firent brutalement sortir du rang et me poussèrent en direction du groupe de suspects qui était maintenant assez important. J’essayais de crier, mais seul le regard froid de mes gardiens me répondit…

Robert Gil

* http://2ccr.unblog.fr/2013/10/31/mefiez-vous-des-syndicats/
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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 10:11

De tous les départements, de toutes les professions ce sont plus de 20 000 manifestants qui sont venus soutenir les 5 syndicalistes de la CGT poursuivis pour leur activité syndicale ce 5 novembre 2013 à Roanne.

Plus de 20.000 manifestants pour réclamer : Justice pour les salariés ! Relaxe pour les 5 de Roanne !
Ce même jour, dans de nombreuses localités et entreprises, des salariés ont répondu à l’appel des syndicats pour dénoncer avec détermination et dignité les atteintes aux libertés d’expressions et à l’exercice du droit syndical. 
Malgré l'absence de couverture médiatique, avant, pendant et après la manifestation, ce sont 20 000 manifestants qui sont venus témoigner de leur soutien aux militants CGT. Encore une fois, permettez-nous de notez la différence de traitement médiatique entre cette manifestation et celle des "bonnets rouges" de Quimper.
A gauche, le Parti communiste, représenté par Pierre Laurent et de nombreux militants et responsables locaux, le NPA et le Parti de gauche étaient présents.
Pour la quatrième fois, ces cinq syndicalistes étaient traduits devant la Justice, cette fois pour refus de prélèvement ADN.
Poursuivis dans le cadre des actions collectives contre la réforme des retraites en 2010, ils avaient été exemptés de peine, mais pas relaxés. La CGT demande la relaxe de ses cinq militants. Le Procureur de la République réclame, lui, une condamnation d’un mois d’emprisonnement avec sursis.
Le tribunal a mis son jugement en délibéré le 17 décembre prochain.
Par contre, l’institution judiciaire est bien lente pour juger les exploiteurs qui utilisent le travail dissimulé.
Des grandes enseignes du bricolage passent outres des décisions de justices. Des employeurs fournissent des engins de chantiers pour détruire des portiques écotaxes, des biens de l’Etat. Des entreprises, comme Kem One, sont littéralement pillées par des fonds de pensions malhonnêtes mettant en péril des dizaines de milliers d’emplois. Ils le font en toute impunité.
Le Gouvernement - porté aux affaires en grande majorité par les voix des salariés - refuse de faire respecter par les entreprises la loi sur l’égalité professionnelle Femme/Homme. C’est en tout cas ce que le Premier Ministre a répondu aux représentants de la CGT, alors que cette mesure alimenterait de plus de 5 milliards d’euros le financement notre système de retraite.
Et que dire de l’accueil réservé aux salariés sidérurgistes au début du mois de février à Strasbourg, l’arrêt des cars, la fouille, les barrages policiers alors que l’Etat laissait Lakshmi Mittal fermer en toute impunité Florange ? 
Et que dire de cette manifestation de « bonnets rouges » en Bretagne orchestrée par le Patronat ? Une manifestation qui aurait connu beaucoup moins de débordements s’il y avait eu le déploiement policier - voire sécuritaire- que l’on a pu voir hier à Roanne ?
La loi est dure pour les salariés. Elle est forte avec les faibles et laxiste avec les puissants.
Elle est impitoyable pour celles et ceux qui défendent leur emploi et leurs droits.
Des lois sont votées, quelquefois avec des procédures expéditives, pour imposer encore plus de flexibilité aux salariés, sécuriser les employeurs et distribuer 20 milliards de crédit d’impôt aux entreprises, par exemple.
A l’inverse, les salariés attendent toujours une loi à la hauteur pour imposer une reprise des sites en cas de repreneur crédible, l’interdiction des licenciements boursiers, l’arrêt de l’évasion fiscale et du moins-disant social.
Le 27 février, au Sénat, la majorité de gauche votait la proposition de loi portée par les sénateurs communistes d’amnistie sociale. Le texte visait en particulier les poursuites à l’encontre des manifestants mobilisés en masse dans tout le pays contre la casse des retraites programmée par Nicolas Sarkozy et tous ceux qui ont été poursuivis dans les dernières années de son règne pour ce qu’il faut bien nommer un délit d’opinion.
En mai, François Hollande puis le gouvernement font retirer du calendrier de l'Assemblée nationale la proposition de loi déposée par les députés communistes.
Il est loin le temps où François Hollande et les socialistes voulaient s'attaquer à la finance, voulaient défendre les Mittal de Florange ou revenir sur la réforme Fillon des retraites !
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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 12:12

Pour le Parti communiste français, "Le gouvernement doit cesser sa politique à la petite semaine" dans le dossier de l'écotaxe.

Le sujet fait toujours parler de lui. Peut-être un peu trop ?

Tout comme lors de la campagne homophobe contre le "Mariage pour tous", les médias ont complaisamment ouverts leurs espaces à la préparation des manifs, à leur déroulement "minute par minute" et aux suites de ces manifestations.

Un parfum de redite qui sent le soutien tacite.

Entre des heures de journal télévisé à nous montrer les préparatifs de la manifestation, à ouvrir les micros aux opposants de l'écotaxe, comme aux opposants au mariage pour tous il y a quelques mois, les médias ont donné une visibilité médiatique incontestée à cette manifestation. Une véritable campagne de publicité dont ne bénéficient jamais les manifestations nationales appelées par les syndicats ouvriers.

D'ailleurs, aucun média national n'a relayé l'appel à manifester, le même jour, à Carhaix, de la CGT, de Solidaires, de la FSU et du Front de Gauche ! Le choix n'est pas innocent.

De la même façon, c'est à peine si ces médias abordent la grève nationale des sages-femmes qui se déroule actuellement : mettre au monde nos enfants ne mérite pas le quart du traitement de l'écotaxe ?...

Aujourd'hui encore, il ne se passe pas un journal (télé, radio ou écrit) qui ne relate les "suites" de cette manifestation bretonne. On annonce maintenant l'extension du mouvement hors de la Bretagne de manière prophétique, un peu comme un souhait, un vœu ! 50 petits patrons à Angers (je crois ?) et c'est le centre de la France qui est en révolte ! Un portique qui flambe dans les Landes et c'est le sud-ouest qui s'embrase ! !... Que d'emphase !

Les médias ne sont pas aussi emportés quand brûle ou est dégradé un radar automatique, ce qui arrive quand même plus souvent que la destruction de ces portiques !

Bref ! Le parti pris des médias en faveur d'une révolte pilotée par les syndicats patronaux et la FNSEA a de quoi irriter.

En même temps, ce gouvernement qui se dit de gauche, se met à nouveau dans les pas de la droite pour appliquer, sans sourciller, une décision qui risquait fort de provoquer de violentes réactions.

Sa mollesse en termes de communication laisse libre la propagande patronale qui veut faire croire que la crise qui secoue actuellement l'agroalimentaire bretonne est causée par cette écotaxe alors que celle-ci n'est même pas encore entrée en action !

Un gouvernement sensé être de gauche et appliquant une politique de droite se coupe de son électorat sans jamais s'attirer la sympathie des milieux financiers et patronaux. On le voit dans les sondages.

Solidaire


Communiqué du PCF :

En annonçant la suspension de l'éco-taxe, le Premier Ministre a pris la seule décision possible face à la situation induite par la cristallisation des mobilisations et des tensions. Pour autant, l'éco-taxe ne doit pas être rejetée par principe.

Sa mise en œuvre doit s'inscrire dans une réflexion globale sur la transition écologique des territoires, par le développement du ferroutage, la relocalisation et la transformation des modes de production et de distribution.

Cette annonce ne répond cependant pas à l'ensemble du malaise et de l'exaspération qui s'expriment aujourd'hui en Bretagne. La suspension de l'éco-taxe n'apporte aucune réponse à la situation de l'agroalimentaire et à la multiplication des fermetures d'usines qui touchent directement les salariés bretons.

Ce dont ont besoin nos concitoyens, c'est de perspectives de changement à gauche. Le gouvernement doit cesser cette politique à la petite semaine faite d'annonces et de reculades successives. La France a besoin d'un gouvernement de gauche solide et non d'un "Exécutif girouette".

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