Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

   ------------------------------ 

 

Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
------------------------------------------------
Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


- - - - - - - - - - - - - -

 
 
------------------------------------------------
CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
-------------------------------------------
 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
-------------------------------------------------
ADN-r--sistance.jpg


 

 














 


ensemble-2.jpg
 

Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

-------------------------

 

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

-------------------------

Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

-------------------------------------------------------

Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

 ----------------------------------------------------

----------------------------------------

Nouille2.jpeg


----------------------------------------------



 

 

1)

  

 

1)      

         

 

Ebuzzing - Top des blogs - Société

4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 10:51

Une bombe armée sous Sarkozy explose à la figure d'un gouvernement socialiste incapable d'anticiper le piège.

Alors que se sont déroulée ce week-end deux manifestations bretonnes contre l'écotaxe, il apparait que le dossier est bien plus complexe que prévu, entre discours officiels pour l'environnement et collecte privée de l'impôt.

Car, l'argument écologique qui sert d'argument en faveur de l'écotaxe est aussi simpliste et faux que l'argument économique dont se servent l'UMP bretonne et le patronat pour dénoncer cette écotaxe !

Ecotaxe : une création de la droite

Déjà, il faut rappeler une vérité simple : c'est l'UMP et Sarkozy qui ont créé l'écotaxe, à l'intiative de Jean-Louis Borloo, en 2009 ! A l'époque, le patronat et le syndicat agricole majoritaire, la FNSEA, n'avait pas vraiment réagi. Peut-être que leur positionnement politique à droite y était pour quelque chose ?

L'écotaxe est donc une créature de la droite, pas du gouvernement social-démocrate actuel. Hollande et Ayrault n'ont fait qu'hériter d'un cadeau empoisonné dont ils se révèlent incapables de désamorcer le mécanisme sans se le faire pêter à la figure ! En acceptant de mettre en place ce système et en multipliant les erreurs stratégiques, ils se retrouvent encore une fois destabilisés et aux prises avec un mouvement social habilement utilisé par la droite.

Ecotaxe : un prélèvement supplémentaire

C'est que l'instauration d'une écotaxe pour soi-disant réduire le trafic poids-lourds est du même acabit que la multiplication des radars fixes pour réduire les accidents routiers : une bonne excuse pour multiplier les prélèvements sur les usagers de la route !

Aujourd'hui, les radars sont devenus une véritable aubaine pour l'Etat (de plus en plus endetté pourtant ! ?). Les grands voyageurs (professionnels et autres) se rendent d'ailleurs bien compte que les radars se multiplient inversement à la présence des policiers et gendarmes sur les routes. Les incivilités des automobilistes ne cessent de croître, depuis le simple clignotant qu'oublient plus de la moitié des français (selon un sondage !), jusqu'aux doublages dangereux.

Bref ! L'écotaxe vient s'ajouter à d'autres prélèvements dont la justification n'est pas très bonne.

Faut-il rappeler que le transport routier, qui paie déjà des impôts et des taxes (dont la TIPP), est une nécessité vitale pour notre économie et notre quotidien ? En zone urbaine comme en zone rurale, l'approvisionnement des magasins et des entreprises nécessite du transport, routier notamment. Pas besoin d'être en Bretagne pour cela !

Le faux argument écologique

La question est donc : l'écotaxe peut-elle réduire le trafic routier ? La réponse est non !

Sur des activités inutiles, comme fumer, la hausse des prix ne freine pas la consommation.

Sur la santé, la baisse de remboursement des médicaments ne réduit pas le nombre de malade et ne fait que transférer la charge financière sur les mutuelles (donc les salariés) ou les malades.

Sur une activité comme le transport, on imagine bien que faire payer une taxe aux camions va immanquablement entrainer un renchérissement du transport routier qui sera, au final, payé soit par le client qui envoie la marchandise, soit par le client qui l'achète et, au final, par le consommateur.

Pour réduire le trafic routier, il faut proposer des alternatives en termes de transports, comme le développement du ferroutage (train + route), donc le frêt ferroviaire, le transport fluvial ou le transport maritime (cabottage, par exemple).

Et, là, on est loin du discours écologiste officiel !

La dégradation constante du frêt ferroviaire, comme à Sotteville-les-Rouen, en est la triste illustration : la part du transport ferré de marchandise recule d'années en années au profit du camion et ne représente plus que 11 % du transport de marchandise en France contre 86 % pour la route ; des dizaines de locomotives pourrissent à Sotteville-les Rouen et Frêt SNCF annonçait 86 suppressions de postes en Haute-Normandie pour cette année sur 250 postes existants !... Le Frêt ferroviaire est abandonné volontairement depuis 20 ans : il n'y a pas de planification écologique possible dans une économie où c'est le moins disant économique qui est avantagé !

Le transport fluvial, lui, a été décimé dans les années 80. La batellerie est moribonde.

Privatisation du prélèvement d'impôt

L'intérêt écologique, on le voit, est nul et sert d'excuses pour créer un nouvel impôt.

Mais, derrière ce nouvel impôt, se cachent aussi une première en France, une première sous forme de scandale : le prélèvement de l'impôt passera par un consortium privé qui prélèvera 23 % du montant de l'écotaxe jusqu'en 2025 minimum !... Le coût de fonctionnement de l'impôt sur le revenu n'est que de 1,2 %, à titre de comparaison. Ce sont 280 millions d'euros de rentes pour le privé octroyés par Sarkozy !

Là encore, il s'agit d'un cadeau de Sarkozy et Fillon que le gouvernement PS ne remet pas en cause !

C'est ainsi que la France va sous-traiter au privé le prélèvement d'un impôt, chose que l'Etat a toujours géré en interne jusqu'ici ! Et, dans ce groupe (Ecomouv'), on retrouve Benetton (via Sintonia), Goldman-Sachs (ceux du krach financier de 2008 !), Thalès, SFR et même la SNCF (qui fait aussi circuler des camions, via sa filiale Géodis).

Récupération de la droite et du patronat

Le plus dramatique dans ces événements, c'est que le gouvernement socialiste se soit si bêtement fait déborder par la droite, notamment par ceux-là même qui on créé l'écotaxe !

Sous les bonnets rouges, on retrouve beaucoup de patrons (avec leurs salariés), de l'industrie comme du transport, et des syndicalistes agricoles de droite. L'UMP, évidemment, est avec eux !

Sournoisement, le patronat mêle la crise actuelle à l'écotaxe, notamment avec la présence de cadres et de certains "syndicalistes" de boîtes en crise, comme les abattoirs. Un peu comme si l'écotaxe était suffisament diabolique pour provoquer la fermeture d'entreprise avant même d'exister ! !..

Débile mais ça passe !

Une manière aussi pour l'UMP et le grand patronat de se dédouaner de politiques économiques et industrielles qui poussent à la concurrence entre pays européen et entre régions de France plutôt qu'à un développement équilibré et durable des territoires !

D'ailleurs, la manifestation de Quimper était annoncée de longue date, bien avant l'écotaxe, et ciblait les licenciements massifs qui frappent l'emploi dans la Région, notamment dans l'agroalimentaire. Cela a permis de voir, parmis les 15 000 ou 30 000 manifestants (selon les sources), des salariés, des syndiqués FO et des militants de la gauche indépendentiste et du NPA battre les pavés en même temps que des paysans plutôt de droite, des patrons parfois de grosses entreprises, des élus UMP et des militants de l'ultradroite indentitaire !

Côté travailleurs, ce sont 6 000 manifestants qui ont répondu à un appel à manifester à Carhaix, autour de la CGT, de la FSU, de Solidaires, de EELV et du Front de Gauche. Là, pas de confusion possible, ce sont bien les politiques gouvernementales et patronales de casse de l'emploi qui ont été dénoncées !

Alors que le gouvernement plonge dans les sondages, plombé par une politique d'austérité qui ne diverge que marginalement des politiques de droite, l'UMP et le patronat jouent la rue contre le pouvoir, tentent de brouiller les cartes. L'objectif est de faire oublier que les choix politiques libéraux sont appprouvés par le patronat comme par la droite et que les conséquences sociales, chômage, précarité et bas salaires, sont antérieures à l'écotaxe.

Mettre travailleurs et patrons dans la rue contre le gouvernement est une tactique digne des pires populistes de droite.

L'UMP espère ainsi revenir rapidement aux affaires pour continuer sa politique en faveur des patrons.

Pour les travailleurs, en Bretagne ou ailleurs, s'il faut dénoncer et combattre les décisions antisociales de ce gouvernement, comme du précédent, cela ne doit pas se faire en dédouanant ceux qui profitent de ces politiques, les grands patrons, leurs actionnaires et les banquiers !

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 09:34

Immigration et communisme : quand l'extrême-droite tente de s'emparer de l'image d'un leader communiste.

Un certain nombre de sites à tendance réactionnaire ou nationaliste se complaisent à publier des extraits d'une lettre que Georges Marchais, alors candidat à la présidentielle du Parti Communiste Français (PCF), a adressé le 6 juin 1981 au recteur de la Mosquée de Paris.

Ce dernier avait protesté contre la destruction d'un foyer de travailleurs maliens par le maire (communiste) de Vitry-sur-Seine, Paul Mercieca. Dans sa lettre, Georges Marchais prenait la défense de son camarade et dressait un réquisitoire contre l'immigration... mais pas de la façon suggérée par les sites en question, qui profitent malhonnêtement du double sens qu'on peut donner à des écrits tronqués.
La lecture de la lettre originale, telle que publiée dans l'Humanité, permet de comprendre le propos de Georges Marchais et de se faire sa propre opinion à son égard.

Copie de l'article publié par l'Humanité

La voilà retranscrite d'après l'article, daté du 7 juin 1981. Les italiques ne sont pas d'origine, mais soulignent les extraits du texte qu'on peut trouver, hors contexte, sur le Web, afin de comprendre les implications de la sélection effectuée par les sites en question.


"Monsieur le Recteur,

Vous m'avez envoyé un télégramme me demandant de condamner le maire communiste de Vitry et mettant en cause la politique de mon parti sur l'immigration. Ce message a été rendu public avant même que j'aie pu en prendre connaissance. C'est pourquoi je vous adresse cette lettre ouverte.
Tenant compte de la charge que vous occupez, je tiens d'abord à vous confirmer ma position, celle de mon parti, sur la religion. Je respecte, nous respectons la religion musulmane à l'égal de toutes les autres. Je sais que des centaines de milliers de travailleurs de mon pays professent l'Islam, qui est d'une des branches vivantes sur l'arbre millénaire de la civilisation. 
Je me fais une règle de ne jamais intervenir dans des questions religieuses qui relèvent de la seule conscience des personnes ou des communautés. C'est donc seulement parce que vous avez adopté une position politique sur une question qui nous concerne que je prends la liberté de vous envoyer aujourd'hui, cette mise au point.
L'idéal communiste est effectivement opposé, comme vous voulez bien le reconnaître, à toute discrimination raciale ou religieuse.
Nous pensons que tous les travailleurs sont frères, indépendamment du pays où ils sont nés, de la couleur de leur peau, des croyances, de la culture, des valeurs ou des coutumes auxquelles ils sont attachés. Qu'ils s'appellent Mohamed, Kemal ou Jacques, Moussa, Mody ou Pierre, tous ont un droit égal à la vie, à la dignité, à la liberté. Nous nous appliquons à nous-mêmes cette loi d'égalité. Tous les travailleurs immigrés, musulmans ou non, membres du Parti communiste français, ont dans ce parti les mêmes droits et mêmes devoirs que leurs camarades français. 
Nul plus que nous en France n'a combattu le colonialisme. Pour ne parler que du Maghreb, dès la fondation de notre parti, nous luttions contre la guerre du Rif. Et, plus récemment, nous avons milité pour la constitution du Maroc et de la Tunisise en États indépendants ; nous nous sommes opposés à la guerre menée contre le peulven algérien par les capitalistes français et leurs politiciens, avec la férocité de leurs tortures, de leurs camps, de leurs massacres, de leurs dévastations.
Aujourd'hui, je m'honore d'entretenir de bonnes relations avec les dirigeants du mouvement de libération nationale. Je me suis rendu plusieurs fois en Algérie. J'ai parcouru l'Afrique. Et j'ai l'intention de développer encore cette action. Je me suis particulièrement réjoui d'avoir contribué, l'été dernier, au nom du Comité de défense des libertés et des droits de l'homme, à la libération d'Abderrazak Ghorbal, le dirigeant syndicaliste tunisien. Avec ce comité, j'espère bien finir par obtenir justice pour Moussa Konaté, travailleur malien persécuté par l'arbitraire policier de M. Giscard d'Estaing. En France même, c'est la CGT et nous qui combattons énergiquement la politique des patrons et du gouvernement, la surexploitation, les atteintes à la dignité, les brimades et les discriminations odieuses qui frappent les travailleurs immigrés. Nous le ferons toujours. C'est ce que j'ai réaffirmé, en juillet 1980, en m'adressant aux travailleurs immigrés de l'usine Renault à Flins.
Au vu de ces réalités, puis-je vous rappeler cette belle parole : « le feu de l'hospitalité luit pour le voyageur qui distingue la flamme » ?
Pour la clarté, sur le sujet dont parle votre télégramme, il me faut en premier lieu rétablir la vérité des événements.
Votre message fait état d'une « décision précipitée et irréfléchie » que le maire communiste de Vitry aurait prise à l'encontre de travailleurs immigrés maliens. Voilà une condamnation bien hâtive. De fait, l'histoire réelle est inverse. C'est un dimanche, avant-veille de fête, au moment même où les communistes étaient réunis au Bourget pour le soixantième anniversaire de leur parti, qu'un autre maire — non pas communiste, mais giscardien celui-là — a déclenché l'affaire en prenant la révoltante décision de chasser les immigrés maliens de sa ville de Saint-Maur et de les refouler clandestinement sur Vitry. Pour parvenir à ses fins, cet individu n'a pas hésité à faire forcer — à l'insu du maire de Vitry et sans accord de la commission de sécurité — les issues murées d'un foyer au sujet duquel les négociations étaient officiellement engagées en vue d'y loger de jeunes travailleurs français.
Permettez-moi de vous le dire : comment se fait-il que vous n'ayez pas pris position contre le maire de Saint-Maur ? Je n'ose croire que c'est parce qu'il est un ami intime du président de la République française, qu'il a reçu deux fois en trois ans dans sa mairie. Il me faut bien constater toutefois, avec étonnement, que vous avez été plus prompt à organiser une manifestation contre un maire communiste qu'à prendre à partie les responsables des souffrances des immigrés en France, MM. Giscard d'Estaing, Stoléru ou le président du CNPF. Aux côtés de la droite et de l'extrême-droite, avec les dirigeants socialistes, la CFDT, la FEN et des groupuscules, vous vous trouvez, je le déplore, au cœur d'une opération politicienne anticommuniste qui prend les immigrés comme prétexte et ne peut en définitive que leur nuire.
Je vous déclare nettement : oui, la vérité des faits me conduit à approuver, sans réserve, la riposte de mon ami Paul Mercieca, maire de Vitry, à l'agression raciste du maire giscardien de Saint-Maur. Plus généralement, j'approuve son refuse de laisser s'accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé, de travailleurs immigrés.
Cette approbation ne contredit pas l'idéal communiste. Au contraire.
La présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l'immigration posent aujourd'hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. Ce qui nous guide, c'est la communauté d'intérêts, la solidarité des travailleurs français et des travailleurs immigrés. Tout le contraire de la haine et de la rupture.
Certains — qui défendent par ailleurs le droit de vivre au pays pour les Bretons ou les Occitans — prétendent que l'immigration massive de travailleurs est une nécessité, voire un bienfait du monde contemporain. Non, c'est une conséquence du régime capitaliste, de l'impérialisme. Des millions d'hommes sont contraints au cruel exil en terre étrangère, loin de leur ciel et de leur peuple, parce qu'ils n'ont pas de travail chez eux. Dans beaucoup de leurs pays la colonisation, le développement inégal propre au capitalisme ont laissé des traces profondes ; même dans ceux d'entre eux qui s'engagent sur la voie d'un développement socialiste elles peuvent subsister pendant de nombreuses années. Ou bien encore les capitalistes qui dominent certains pays exportateurs de main-d'œuvre ne veulent pas ou ne peuvent pas résoudre les problèmes économiques et sociaux de leurs peuples et préfèrent tirer des profits immédiats de l'immigration, tout en affaiblissant par ces départs la classe ouvrière ; ainsi au Portugal ou en Turquie, malgré la lutte des forces les plus conscientes. Quant aux patrons et au gouvernement français, ils recourent à l'immigration massive, comme on pratiquait autrefois la traite des Noirs, pour se procurer une main-d'œuvre d'esclaves modernes, surexploitée et sous-payée. Cette main d'œuvre leur permet de réaliser des profits plus gros et d'exercer une pression plus forte sur les salaires, les conditions de travail et de vie, les droits de l'ensemble des travailleurs de France, immigrés ou non. Cette politique est contraire tant aux intérêts des travailleurs immigrés et de la plupart de leurs nations d'origine qu'aux intérêts des travailleurs français et de la France. Dans la crise actuelle, elle constitue pour les patrons et le gouvernement un moyen d'aggraver le chômage, les bas salaires, les mauvaises conditions de travail, la répression contre tous les travailleurs, aussi bien immigrés que français. C'est pourquoi nous disons : il faut arrêter l'immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. À cet égard MM. Giscard d'Estaing et Stoléru font le contraire de ce qu'ils disent : ils contribuent à l'entrée clandestine organisée de travailleurs dépourvus de droits et soumis à une exploitation honteuse et inhumaine. Je précise bien : il faut stopper l'immigration officielle et clandestine, mais non chasser par la force les travailleurs immigrés déjà présents en France, comme l'a fait le chancelier Helmut Schmidt en Allemagne fédérale.
Nous disons également : il faut donner aux travailleurs immigrés les mêmes droits sociaux qu'à leurs camarades français. Nos propositions en ce sens sont les plus avancées qui soient.
Et nous disons encore : il faut instituer un nouvel ordre économique et politique mondial. Il faut une coopération fondée non sur les exigences de profits des trusts et sur des conceptions colonialistes, mais sur des rapports équitables correspondant en priorité aux besoins d'emploi et de développement de la France et des peuples du tiers monde. Cette question, vous ne pouvez l'ignorer, me tient particulièrement à cœur.
En même temps et dans le même esprit nous disons : il faut résoudre d'importants problèmes posés dans la vie locale française par l'immigration.
En effet, M. Giscard d'Estaing et les patrons refusent les immigrés dans de nombreuses communes ou les en rejettent pour les concentrer dans certaines villes, et surtout dans les villes dirigées par les communistes. Ainsi se trouvent entassés dans ce qu'il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français.
Quand la concentration devient très importante — ce qui n'a rien à voir, soit dit au passage, avec la notion non scientifique et raciste d'un prétendu « seuil de tolérance » dont nous ne parlons jamais — la crise du logement s'aggrave ; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder. Les charges d'aide sociale nécessaire pour les familles immigrées plongées dans la misère deviennent insupportables pour les budgets des communes peuplées d'ouvriers et d'employés. L'enseignement est incapable de faire face et les retards scolaires augmentent chez les enfants, tant immigrés que français. Les dépenses de santé s'élèvent.
Les élus communistes, dans le cadre de leurs droits et de leurs moyens, multiplient les efforts pour résoudre ces problèmes difficiles au bénéfice de tous. Mais la cote d'alerte est atteinte : il n'est plus possible de trouver des solutions suffisantes si on ne met pas fin à la situation intolérable que la politique raciste du patronat et du gouvernement a créée.
C'est pourquoi nous exigeons une répartition équitable des travailleurs immigrés entre toutes les communes.
Parler à ce propos d'électoralisme, c'est nous faire injure. Notre position ne date pas d'aujourd'hui. Dès octobre 1969, quand j'étais chargé de l'immigration à la direction du Parti communiste français, les maires communistes de la région parisienne et les élus communistes de Paris ont adopté, sur ma proposition, une déclaration dénonçant la concentration des travailleurs immigrés dans certaines villes et demandant une répartition équilibrée. Si elles avaient été appliquées par le pouvoir, ces mesures, pour lesquelles nous n'avons cessé de lutter, auraient permis d'éviter les difficultés actuelles.
Encore un mot sur le racisme. Rien ne nous est plus étranger que ce préjugé antiscientifique, inhumain, immoral. Non, il n'existe pas de races d'élite et de races inférieures.
Ne partagez-vous pas l'indignation qui me soulève quand je considère les activités malfaisantes des passeurs, des trafiquants, des marchands de sommeil qui entassent des immigrés dans des conditions violant toutes les règles d'hygiène, de sécurité, de voisinage et que M. Stoléru laisse agir sans entraves comme les négriers d'autrefois ? Ce sont des délinquants qu'il faut réprimer.
Et n'éprouvez-vous pas le même dégoût que moi à la lecture d'une « petite annonce » comme celle que le journal «Libération» publiait récemment sous le titre : « Immigrés sex service », et que la décence m'interdit de reproduire ? Comme j'aimerais que nous soyons, chacun au nom de notre idéal respectif, du même côté contre des gens capables de bassesses aussi abominables, et, j'ose le dire, d'une telle barbarie !
Tout ce que la morale humaine réprouve avec force, l'inégalité, l'injustice, le mépris, la cruauté, nous le repoussons, nous le combattons. C'est pourquoi, dans les entreprises et les cités, nous invitons les travailleurs immigrés et français non pas à se combattre entre eux, mais à unir leurs forces contre leurs vrais ennemis communs, les exploiteurs et ceux qui les servent. Nous les appelons à tracer ensemble le sillon, à l'élargir sans cesse, pour libérer tous les hommes et toutes les femmes de la servitude et de la haine. C'est le sens de notre lutte pour la justice. De très nombreux prolétaires musulmans la comprennent et la soutiennent.
Veuillez agréer, Monsieur le Recteur, mes salutations.
Georges Marchais."

Puissant et concis, Georges Marchais résumait avec justesse une analyse profonde de l'immigration entretenue par une mondialisation qui a transformé les humains, les travailleurs, en marchandise qu'on exportent, en coûts qu'on transfère de pays en pays vers le moins disant, le moins cher.

Loin de sombrer dans un quelconque racisme, un rejet de l'immigré, le dirigeant communiste montre au contraire la nécessaire solidarité qui doit rassembler français et immigrés contre ceux qui sont réellement la cause des difficultés qui ont poussé ces immigrés à quitter leur pays d'origine, les mêmes qui sont à l'origine de la crise économique qui secoue l'Europe et la France.

Ce propos est à notre sens fondamentalement différent de celui qui transparait des morceaux choisis par les sites réactionnaires. Ceci traduit une certaine malhonnêteté intellectuelle de la part de leurs rédacteurs (voire une malhonnêteté certaine), qui ne proposent pas de version intégrale de la tribune de Georges Marchais.
Source : service Documentation de l'Humanité.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 10:32

Entre des otages libérés et un interminable débat sur l'écotaxe, les médias passent sous silence deux sujets majeurs pour les français : leur pouvoir d'achat et leur retraite.

Pourtant, il y a de quoi parler !

Une étude de l'INSEE parue hier fait le point de l'évolution des salaires. Une étude instructive qui confirme, finalement, ce que chacun ressent à la fin de chaque mois : les travailleurs sont chaque année moins bien payés !

Parallèlement, après l'Assemblée nationale, c'est le Sénat qui débattait ces derniers jours de la nouvelle attque contre le droit à la retraite. Curieusement, aucun média n'en parle ! Faudrait pas alerter les salariés !... Malheureusement, c'est aussi silence radio dans la rue ! Où sont les syndicats ?

Des salaires en berne

C'est donc désormais officiel : les salaires ont très peu progressé en France en 2011, ralentissant pour la seconde année consécutive, selon une étude publiée jeudi par l'Insee.

Le salaire net mensuel (pour un temps plein) d'une personne travaillant dans le privé ou le secteur public a atteint en moyenne 2 130 euros en 2011, soit une hausse moyenne de 2,3% par rapport à 2010.

Mais compte tenu de l'inflation (2,1 % officiellement), le salaire net moyen n'a en fait progressé que de 0,2% en euros constants, ralentissant pour la seconde année consécutive (+0,5% en 2010, +1,2% en 2009).

Ces chiffres passablement faibles sont à prendre avec une certaine nuance : les chiffres de l'inflation prennent en compte des dépenses peu fréquentes (l'achat d'une voiture, par exemple). Si on se réfère à l'inflation réelle, celle qui prend en compte les loyers, l'alimentation, le chauffage ou le prix des carburants, le salaire net moyen ne doit plus être en hausse de 0,2 % mais certainement en baisse !

Qui plus est, il s'agit d'une hausse "moyenne" !

Ce sont les salaires des ouvriers qui ont apparemment connu l'évolution la plus favorable (+2,1% en 2011). Mais cette hausse est en trompe-l'oeil, prévient l'Insee. Car les pertes d'emploi enregistrées dans l'industrie et la construction ont affecté principalement des salariés peu qualifiés donc peu rémunérés. Cela conduit "mécaniquement à une hausse du salaire moyen" des salariés ayant conservé leurs postes (on retire les plus bas salaires et on recalcule la moyenne des salaires restants).

Les cadres ont même vu officiellement leurs salaires diminuer (-1,5%), sauf dans la finance et les assurances (un maigre +0,6% !).

Le salaire médian a atteint 1.712 euros en 2011, soit une quasi stagnation (+0,1% en euros constants) : cela signifie que 50% des salariés français touchaient plus que cette somme et l'autre moitié moins. On est loin des 2 130 euros de salaire moyen, chiffre tiré vers le haut grâce aux salaires des hauts cadres, y compris ceux des grands patrons du CAC40 qui touchent plusieurs millions d'euros annuels !

Les 10% des salariés les moins bien payés ont perçu une rémunération mensuelle nette inférieure à 1 170 euros, soit une hausse de 0,3% par rapport à 2010.

Les 10% les mieux payés ont touché plus de 3 400 euros (+0,5%).

Les 1% les mieux lotis plus de 7 817 euros (-0,1%).

L'INSEE ne parle pas de ceux qui sont dans la stratosphère, les 0,1 % les mieux payés... Pas assez de place pour les zéros ?...

Enfin, les postes à temps partiel ont représenté environ 15% du "volume du travail" en 2011 (mais beaucoup plus en termes de pourcentages de travailleurs puisqu'il s'agit de temps partiels justement). En moyenne, le salaire horaire net de ces postes est plus faible que celui des temps complets, avec un écart de 15,3% en 2011 ! On comprend la volonté du patronat de déréguler le marché de l'emploi et d'en finir avec le CDI !

Le Sénat bloque momentanément la Réforme des retraites

Pendant ce temps, et dans le silence des médias, nos parlementaires discutent de la réforme des retraites.

Malgré l'opposition des communistes et du Front de Gauche, la Réforme "socialiste" des retraites a été votée à l'Assemblée Nationale il y é déjà quelques semaines.

Par contre, mardi soir, le Sénat a renvoyé le gouvernement dans les cordes !

Les sénateurs ont adopté en bloc trois amendements identiques, mais aux motifs diamétralement opposés, déposés par une socialiste, Marie-Noëlle Lienemann, par le groupe UMP et par le groupe CRC (communiste, républicain et citoyen) supprimant l'article du projet de loi qui allonge la durée de cotisation. Les amendements ont été votés par 205 voix, soit les groupes UMP, centristes et CRC, et la socialiste Marie-Noëlle Lienemann, qui sauve l'honneur des socialistes français.

Malheureusement, tous les autres sénateurs socialistes, écologistes et la quasi-totalité du RDSE (à majorité PRG) ont voté contre, soit 142 voix. En clair, ces sénateurs dits de gauche approuvaient le recul de l'âge légal de départ en retraite ! Il faudra s'en souvenir fin 2014 lors du renouvellement du Sénat !

Comme le relevait justement la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann : "Il a été aisé de trouver 20 milliards d'euros pour le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi en quelques semaines. Et nous ne pourrions financer les retraites ?".

Pour le groupe communiste et citoyen, la sénatrice écologiste du Maine-et-Loire, Corinne Bouchoux, a qualifié la mesure "d'infondée, injuste et inefficace", et a soutenu qu'"il faut mettre la sphère financière à contribution".

Il y a un an, c'est justement ce que disait un certain François Hollande !...

Retraite et salaires. Deux sujets qui peuvent paraître différents et pourtant !

Comme le rappellent les communistes, augmenter les salaires et recréer de l'emploi stable (CDI et temps plein), c'est augmenter automatiquement les recettes des caisses de retraite !

A côté, faire appel aux grosses entreprises qui ont augmenté massivement leurs bénéfices ces dernières années, c'est également accroître les recettes des caisses de retraite.

Emploi, salaires, Sécu et retraites sont des sujets qui sont liés et que l'on ne peut pas traités seulement de manière comptable.

Pour sauver notre modèle social, voire pour l'améliorer, la France a besoin d'une ambition économique et sociale forte, loin de la politique de récession et d'austérité préconisée par l'Europe et les milieux financiers, politique qui ne sert que les intérêts des actionnaires et des spéculateurs.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 09:09

Le rejet de l'impôt, "qui monte dans le pays depuis quelques semaines", est la conséquence "du bricolage du gouvernement qui ne donne plus de sens à l'impôt", a déploré aujourd'hui le chef de file des députés communistes et apparentés (Front de Gauche) à l'Assemblée, André Chassaigne.

"Quand on ne donne pas de sens à l'impôt, ça déclenche ce type de mouvement. Quand on fait de l'improvisation et du bricolage fiscal, ça dévalorise l'impôt", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse. L'impôt fait partie "de ces grandes valeurs républicaines qui sont en train de se détricoter", a-t-il constaté en regrettant que François Hollande n'ait pas fait la "grande réforme fiscale" promise pendant sa campagne.
Tout en prenant acte de sa suspension, André Chassaigne continue à soutenir l'écotaxe, votée par tous les partis a-t-il rappelé, pour financer "d'autres modes de transport, et notamment le fret ferroviaire".
"N'utilisons pas l'écotaxe pour évacuer des problèmes d'une autre nature, comme la question de la rémunération correcte des agriculteurs. Je suis extrêmement choqué que la grande distribution et les grands groupes agro-alimentaires s'insurgent contre l'écotaxe", a-t-il dénoncé.
Renoncer à l'écotaxe quand on accepte d'augmenter la TVA de base au 1er janvier 2014, c'est faire un nouveau cadeau au patronat tout en faisant payer les familles modestes.
Pour ce gouvernement, il s'agit d'abord de gérer les affaires d'un Etat surendettés par Sarkozy et l'UMP (600 milliards de dettes supplémentaires pour renflouer les banques privées) en cherchant de l'argent partout... sauf là où il y en a, dans les caisses des grandes multinationales, dans les paradis fiscaux, chez une poignée de nantis !
Sans boussole politique, c'est effectivement du bricolage ! C'est à celui qui gueulera le plus fort.
Aux travailleurs de se faire entendre !
Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 10:58

Comme en 1995 face au gouvernement Juppé ou en 2010 face au gouvernement Fillon, le PCF défend l'idée que la retraite à 60 ans, à taux plein, et pour 37,5 annuités, c'est possible !

Les sénateurs du groupe communiste (CRC) refusent le projet de réforme des retraites du gouvernement. Ils l'ont rappelé hier par la voix de Dominique Watrin. Ils tenteront d'obtenir des "améliorations significatives" lors du débat commencé lundi au Sénat.

"Nous ne pouvons que refuser le projet que vous défendez", a déclaré le sénateur du Pas-de-Calais en s'adressant à la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine.

Jugeant qu'"on ne peut pas en rester aux mesures contenues dans le texte parce que trop limitées et insuffisantes" et que "c'est une faute politique d'imposer à la jeunesse de si sombres perspectives quand jamais la richesse financière de notre pays n'a été aussi grande", il a affirmé que son groupe "ne ménagera pas ses efforts pour proposer des améliorations significatives".

Cependant, sans riposte populaire, de la rue, peu d'espoirs de voir les sénateurs socialistes se ranger dans le camps des intérêts des travailleurs. De ce fait, Dominique Watrin reconnait que "Les avancées obtenues ne seront pas de nature à changer les grandes lignes de votre projet mais au mieux à les atténuer pour quelques catégories".

Le texte prévoit notamment l'allongement progressif de la durée de cotisation à 43 ans et l'instauration d'un compte pénibilité. Une première historique : la gauche fait reculer le droit à la retraite ! Cela en parfaite contradiction avec les positions du PS face à Sarkozy et Fillon sur ce dossier en 2010. Démagogie politicienne ?

Pour les autres forces politiques, seuls les écologistes, éventuellement, pourraient s'opposer sur le fonds à cette réforme.

Il est évident que l'UMP et ses alliés centristes (Radicaux et UDI) sont favorables sur le fonds à cette réforme qui ne fait qu'amplifier les dégâts de la réforme Sarkozy-Fillon. Seule une attitude politicienne les amènera probablement à refuser ce texte.

Le gouvernement a besoin de toutes les voix de gauche, PS, RDSE (à majorité PRG), écologistes et CRC pour faire passer ses textes au Sénat. A l'Assemblée, la réforme des retraites n'a été votée qu'avec les voix socialistes. 17 députés socialistes se sont abstenus. Les communistes ont voté contre.

L'examen du projet de loi, qui a lieu en procédure accélérée (une seule lecture par chambre du Parlement), doit s'achever au Sénat le 5 novembre.

Malgré l'importance du sujet, les médias entretiennent un véritable black-out sur le sujet. Ce n'est pas par sympathie pour le gouvernement actuel (de nombreux médias, télés, radios et journaux, étant de droite) mais bien pour éviter qu'un mouvement social ne remette en cause cette réforme. La crainte c'est que les travailleurs y participant ne prennent conscience que leur avenir ne passera pas par une alternance entre des forces politiques qui mènent des politiques eurocompatibles et libérales, mais par une véritable alternative politique dont ils seront les moteurs et les acteurs, une alternative politique dont l'efficacité reposera sur la capacité à s'opposer frontalement au système, de rompre avec 30 ans de reculs sociaux.

Sans prôner la Révolution, "le Grand Soir", les communistes démontrent, chiffres à l'appui, qu'il est possible aujourd'hui de financer un système de retraite par répartition sur la base de la retraite à 60 ans pour tous, à taux plein et après 37,5 années de cotisations.

Tout est question de volonté, d'alignement sur les intérêts des nantis, les riches profiteurs du système, ceux des classes possédantes, ou bien, comme chez les communistes, de volonté de se ranger du côté des travailleurs, salariés ou indépendants, du public comme du privé.


Nous vous remettons en lien ici le dernier tract des communistes du sud de l'Eure, tract que vous avez peut-être lu, et qui reprend l'essentiel de nos propositions pour revenir à la retraite à 60 ans. Vous pouvez d'ailleurs en commander si vous souhaitez le diffuser autour de vous. N'hésitez-pas !

Tract St André Septembre 2013 - Recto 

  Tract St André Septembre 2013 - Verso

Repost 0
Published by Andrée Oger - dans En France
commenter cet article
27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 09:30
Vincent MORET
 

Si la pieuvre FN étend demain ses tentacules sur le pays, les premiers étranglés seront ses électeurs d’aujourd’hui. Ils pleureront au secours, invoqueront l’ignorance, la prégnance de la propagande qui les a bernés. Mais le peuple, impitoyable, leur demandera des comptes tout en réparant prioritairement le mal fait à d’autres par un FN armé dans les urnes par des Dupont-La-Joie.

1) En septembre 2012, à La Baule, Marine Le Pen, hilare, prend affectueusement dans ses bras Anne-Sophie Leclère (photo).

2) En aout 2013 sur son blog, Gabriel Bastain, un responsable FN en Alsace, plusieurs fois candidat à des élections, légèrement sarcastique, dressait le portrait de la donzelle :

« Accent chantant, jolie chevelure blonde et admiration sans bornes pour « l’intelligence de Marine Le Pen ». Anne-Sophie Leclère, 33 ans, mariée avec enfants, travaille dans une boutique d’articles de pêche dans les Ardennes […] Sur sa page Facebook, où elle s’affiche fièrement aux bras de son idole, on constate une écriture de type SMS et une ignorance manifeste du participe passé ».

Ben, n’est pas Rimbaud (natif des Ardennes) qui veut.

3) Le 28 septembre 2013, sous le titre « Coup de jeunes sur le Front », le journal L’Union L’Ardennais se pâme en décrivant Anne-Sophie Leclère : « Rajeunissement, féminisation… Le Front national renouvelle ses cadres. Look policé mais discours radical. La génération Marine veut prendre le pouvoir. Et ne s’en cache pas. Adhérente depuis 2012, la jeune femme incarne la génération des « marinistes », ces jeunes loups et louves du FN, sans tabou ni complexe, soucieux de ripoliner l’image du parti. Quand un militant se présente en rangers pour le défilé du 1er mai, la jeune femme le reprend au vol. Et fermement ! « Cette image ringarde de fachos véhiculée par les médias, ça me saoule ! » À ses yeux, l’image du FN aurait donc changé ».

4) En octobre 2013, l’émission « Envoyé spécial » nous la montre, sûre d’elle, sans complexe, la syntaxe hasardeuse Elle préfère voir Christiane Taubira « dans un arbre après (sic) les branches que la voir au gouvernement »). Et elle la compare à un singe, montage photo à l’appui.

5) Le 10 juin 2012 au premier tour des élections législatives dans les Ardennes, Anne-Sophie Leclère, semi-illettrée et semi-débile (?), recueillait 16,76% des voix. Le candidat du Front de Gauche en obtenait 4,77%. Alors les Ardennais ? Fiers de vous ?

Le FN parle de dérapage, une sanction est prise. Hier déjà, un militant FN se faisait réprimander pour avoir fait le salut nazi.

Ça, c’est pour la galerie. Car ce FN qui épure ses franges a pour président d’honneur un homme qui qualifia les chambres à gaz de « détail » et pour présidente, sa fille qui valse avec les néo-nazis à Vienne, fréquente les locaux parisiens de Serge Yaoub, gourou d’un groupuscule violent dont le nom est apparu lors de la fin brutale de Clément Méric et adoube à Béziers un candidat dont la campagne est encadrée par des membres du Bloc identitaire.

La crise économique, les problèmes de voisinage, l’insécurité, les extrémismes religieux, les enfumages télévisuels ne sauraient tout excuser : qui vote FN vote pour ces gens-là. Dans des situations de souffrance bien pire, on a vu des Français se lever contre les vrais responsables et d’autres, béats devant Vichy, émerveillés par le lustre des bottes des ennemis, le béret penché sur l’oreille, aller en troupeau casser les portes de bouc-émissaires.

Vincent Moret,

pour legrandsoir.info

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 10:09

Entre des clubs de football dont les budgets ont explosé depuis 20 ans et un Bernard Tapie régulièrement soutenu fiscalement par des ministres, les riches français sont finalement les seuls à bénéficier de traitements de faveur.

L'annonce d'une grève des clubs de football le 29 novembre va t-elle entrainer l'adhésion des supporters ou, au contraire, les éclairer sur la réalité mercantile de ces clubs sportifs ?

En tout cas, les communistes ont pris le parti de publiquement dénoncer "Le lobbying des patrons du football contre l'application de la taxe à 75 % sur les revenus de plus d'un million d'euros" considéré par le PCF comme "scandaleux" dans un communiqué de presse paru hier.

Alors que la France connait une période économique extrêmement difficile et que la grande majorité des travailleurs doivent se serrer la ceinture, à tous les niveaux professionnels, peut-on tolérer qu'une poignée de nantis du football bénéficient d'un traitement de faveur fiscal et continuent de voir exploser leurs revenus ?

Comme le rappelle le PCF, "depuis l'arrêt Bosman en 1995 et la libéralisation du marché des footballeurs, le montant total des transferts en Europe est passé de 400 000 euros à plus de 2 milliards d'euros". Les revenus du football explosent et les origines de cet argent sont parfois à questionner (hommes "d'affaires" russes, dictature islamiste qatarie,...).

Et même ! Qu'est-ce qui justifie que des sportifs, souvent sans études et dont la seule "gloire" est de pousser le ballon un peu mieux que les autres, bénéficient de revenus dont ne peuvent rêver ceux dont le métier apporte tellement plus à la société française, médecins, chirurgiens, enseignants, chercheurs,... ? Des métiers bien moins payés ont plus d'utilité sociale que footballeur. Souvent beaucoup moins payés encore, les métiers d'éboueur, de maçon ou même les métiers de l'artisanat, sont des métiers bien plus pénibles et techniques que celui de footballeur ! Et au combien importants !... 

L'explosion des revenus du football ne peut se justifier, même pour le plaisir qu'ils peuvent procurer aux spectateurs.

La riposte des clubs sportifs à la menace gouvernementale de taxer aussi les sportifs à 75 % sur les revenus de plus d'un million d'euros est à ce titre une pure réaction de classe, celle d'une caste de nantis refusant de contribuer aux finances de leur propre pays !

Notez bien que cette taxe ne concerne que les sommes engrangées au delà de 1 000 000 d'euros ! Pour 1,1 million d'euros, cela représente que 75 000 euros. On ne retrouvera pas nos "stars" du football aux restos du cœur l'an prochain !

Et, pour un peu plus de cynisme, les dirigeants des clubs sportifs proposent d'accueillir gratuitement les passionnés de foot sur les stades ce 29 novembre, jour de grève. Quand on pense que ces temples de l'argent que sont devenus les stades sont inaccessibles aux profanes en dehors des jours de matchs et que pour ces jours de matchs, les entrées son loin d'être gratuites, on voit à quel point ces nantis veulent manipuler leurs supporters en leur offrant une carotte pour qu'ils défendent des intérêts économiques qui ne sont pas les leurs !...

Bref !

En même temps que ce scandale, l'affaire Tapie refait surface.

A priori, entre le football et Tapie, il n'y aurait rien à voir. Quoique...

Je ne parle pas de l'ère Tapie à l'OM, du scandale du match OM-Valenciennes.

Cependant, l'Histoire remet malicieusement Tapie sur le devant de la scène (judiciaire) au bon moment.

Selon le journal "Libération" d'hier, Bernard Tapie a payé 11,2 millions d'euros au fisc sur l'argent reçu au terme de l'arbitrage dans son litige avec le Crédit Lyonnais, soit "une ristourne de 54 à 83 millions d'euros" qui aurait été "accordée en avril 2009 par le ministre du Budget de l'époque, Eric Woerth, contre l'avis de l'administration fiscale".

Eric Woerth, ex-ministre du budget de Sarkozy, a été entendu cette semaine par la Cour de Justice de la République dans l'affaire de l'hippodrome de Compiègne, l'instance chargée d'enquêter et de juger des actes commis par des ministres dans l'exercice de leur fonction.

Décidément, il a beaucoup de chagrin ce pauvre Bernard Tapie qui se plaignait d'être ruiné malgré les 400 millions d'euros d'arrangements dans l'affaire du Crédit Lyonnais. C'est certainement par humanité que Eric Woerth lui a généreusement octroyé cette ristourne de quelques dizaines de millions d'euros. A peine de quoi vivre modestement !...

Empressons-nous, en cette période d'impôts, d'aller toquer aux portes du Trésor Public pour négocier de tels "arrangements" !

Ah ! ? On me dit en régie que c'est impossible ! !... Tant pis !

La morale de cette histoire, c'est que les riches n'en ont pas, de morale !

Plus vous touchez d'argent, moins vous êtes tentés de participer aux financements de la société qui vous a vu naître, qui vous a formé, soigné et qui continue de vous faire vivre. On préfère s'acheter une nouvelle voiture de course, ou un beau yacht, ou encore une belle résidence sur la Riviéra ou dans une île tropicale, plutôt que de contribuer par l'impôt à la rénovation des routes, à la construction d'un collège ou d'un lycée, au financement de la recherche médicale...

La vie d'en bas, de ceux qui comme nous galèrent pour leurs études, puis pour trouver un boulot (et le garder), nécessite au contraire beaucoup de solidarité pour s'en sortir. Et aussi pour faire face à ces quelques milliers de rapaces millionnaires qui regardent avec envie notre SMIC, nos allocations familiales !

Décidément non, n'éprouvons aucune pitié pour ces quelques millionnaires, sportifs tout juste alphabétisés ou spéculateurs de haut vol, qui s'arrangent au plus haut niveau de l'Etat pour échapper à l'impôt, à la solidarité nationale !

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 10:05

La bonne nouvelle est tombée hier : l'économie espagnole est sortie de récession !

C'est donc bientôt fini ! Ceux qui dénoncent depuis des années les méfaits du capitalisme, ou seulement du libéralisme, et les dangers de l'austérité à la sauce européenne, se sont trompés. Finalement, le gros de la crise est derrière nous.

Il aura suffi d'un nombre pour que certains journalistes s'emballent : 0,1.

0,1, c'est le pourcentage de croissance de l'économie espagnole au troisième trimestre de cette année. C'est le premier chiffre positifs depuis des années et cela suffit aux économistes pour parler de sortie de récession.

0,1 %, c'est pourtant pas grand chose ! C'est même rien du tout. Mais, comme dit le proverbe, "quand on a pas de grives, on mange des merles" !

C'est qu'en France, les chiffres sont moroses. Comme partout en Europe.

Chercher ailleurs un frémissement, LE chiffre "positif", et voilà nos "experts" en austérité qui poussent des cris de joies en affirmant "on vous l'avait bien dit !".

Un chiffre moins mauvais en Espagne suffirait donc à valider les politiques économiques d'austérité et de dérégulation du marché du travail qui s'accélèrent en France et en Europe ?

C'est en fait la méthode Coué !

Car, s'il vaut mieux pour l'Espagne une croissance de 0,1 % qu'une décroissance de 0,1 %, la faiblesse de l'économie espagnole est toujours évidente : plus d'un quart des travailleurs espagnols sont au chômage ! Plus de la moitié des moins de 25 ans !... il faudrait au moins 3 % de croissance pour inverser la spirale du chômage dans ce pays.

Cet été, le gouvernement régional d'Andalousie (sud de l'Espagne) a dû ouvrir les cantines scolaires pour s'assurer que les enfants auraient au moins un vrai repas par jour ! Le chômage touche 37 % de la population dans cette région pourtant riche en sites touristiques et en terres agricoles.

Et puis, qui nous dit que l'économie espagnole ne va pas replonger dans les mois à venir ?

Mais alors ? Si cette annonce n'est pas si glorieuse, pourquoi en parler ?

A vrai dire, si on regarde les chiffres français, ce n'est pas la fête du tout.

Après "l'erreur" de publication des chiffres du chômage en août, ceux du mois de septembre s'annoncent mauvais. C'est le gouvernement qui le dit.

Avec une croissance de 0,2 % cette année, notre économie n'est pas non plus en grande forme !

Et les annonces de licenciements chez Alcatel, dans les abattoirs, chez Air France et dans d'autres entreprises, ne seront pas compensées par ce nouveau cache-misère qu'est le Contrat d'avenir.

La lutte, meilleur moyen de sauver l'emploi

Finalement, les bonnes nouvelles ne viennent que des entreprises où les salariés se battent pour l'emploi.

Citons à nouveau les papetiers d'Alizay (ex M-real) qui ont sauvé leur outil de travail et ont permis de recréer déjà 200 premiers emplois sur le site !

Mais d'autres montrent qu'il faut toujours s'accrocher : les Good-Year d'Amiens sont en passe de sauver la production de pneus agricoles et 330 emplois minimum après plusieurs années de lutte, contre le groupe de pneumatiques, mais aussi contre des autorités de l'Etat qui leur conseillait d'abandonner la lutte !

C'est aussi le cas des Fralib de Gémenos, près de Marseille, qui se battent depuis deux ans pour sauver la production de thés et tisanes ("Eléphant") que veut arrêter le groupe international Unilever ! Ils viennent à nouveau d'obtenir gain de cause au tribunal contre le Plan Social d'Entreprise imposé par le groupe.

Et on peut aussi citer, parmi d'autres, les courageux pétroliers de Pétroplus à Grand Couronne, qui s'accrochent toujours au projet de relance de leur raffinerie... avec le soutien politique désormais limité aux communistes depuis que les socialistes, et le premier d'entre eux François Hollande, les aient oubliés l'élection présidentielle passée !

Purge austéritaire

Les purges économiques, dignes des pires médecins du théâtre de Molière que nous assènent successivement droite et socialistes selon les dogmes académiques d'un libéralisme auquel on ne pourrait échapper, ces purges assèchent notre économie et les comptes de l'Etat.

L'austérité est à la santé de l'économie ce que les purges et les saignées étaient à la santé des malades du temps de Molière : des remèdes pires que le mal qu'ils sont sensés combattre !

D'ailleurs, le journal britannique "Times" avait comme éditorial, le 15 octobre dernier, un article intitulé "L'erreur de l'austérité".

Ce journal de référence, bien loin du marxisme et des idées socialistes, y affirme que "Les opposants à l'austérité ont affirmé que les gouvernements qui essayaient de réduire leur déficit budgétaire trop vite et de manière trop importante, au milieu d'une profonde récession, allaient inutilement la prolonger et l'aggraver. Les données économiques récentes offrent de multiples raisons de croire que c'est exactement ce qui se passe en Europe."

Et le journal de citer une étude de la Banque d'Angleterre (bastion peu connu des communistes ?) qui irait dans ce sens.

Et le journal de pronostiquer un chômage durable en Europe car "Cette erreur de l'austérité pourrait nuire aux perspectives de millions d'européens qui luttent pour trouver du travail. (...) beaucoup pourraient rester dans cette situation des années".

Mais la réalité, c'est que ces politiques austéritaires n'ont pas pour finalité de résoudre le problème du chômage, ni même celui des déficits publics.

L'austérité sert avant tout les intérêts capitalistes, ceux des grandes richesses, gros actionnaires et grands patrons, qui tentent de préserver leurs marges bénéficiaires au sein d'un système capitaliste qui a provoqué une gigantesque crise immobilière puis financière en 2008.

L'austérité est aujourd'hui une arme au service du capital dans l'éternelle lutte des classes qui l'oppose aux travailleurs. C'est d'ailleurs bien ce qu'affirmait François Hollande lui-même durant sa campagne électorale de 2012, notamment en désignant "(mon) ennemi, c'est la finance !".

L'austérité ne visant pas à résoudre la crise économique et ne permettant pas de réduire le chômage, on comprend mieux cette frénésie politique et médiatique autour de petits signes positifs comme ce poussif 0,1 % de croissance en Espagne : donner l'impression au peuple que les politiques d'austérité portent 'enfin) leurs fruits, que la crise va (peut-être) bientot se terminer !

Les gouvernements et les médias savent bien qu'il n'y a pas de fatalité à la crise ni à l'austérité et que si le peuple se levait pour exiger une autre politique, populaire et sociale, ils ne pourraient rien faire. Leur seule arme, c'est de faire croire malgré tout à une fatalité de l'austérité et d'offrir, de temps en temps, des moments d'espoir. Un rôle de propagande et d'endoctrinement attribué à l'école puis aux médias depuis toujours.

En leurs temps, les rois et l'aristocratie religieuse de la très riche église catholique endormaient leurs sujets en leur annonçant un avenir heureux... après leur mort, où les "derniers" deviendraient "les premiers".

En 1974, le libéral Valéry Giscard d'Estaing, président de la république, annonçait entre-apercevoir "le bout du tunnel" au début d'une crise capitaliste... qui s'aggrave d'années en années.

Réveillons-nous ! la sortie de crise ne viendra pas de ceux qui l'ont causée et qui en profitent pour s'enrichir un peu plus sur notre dos !

Ce qui est en cause aujourd'hui, c'est bien une orientation politique qui fait la pert belle à la préservation des intérêts économiques d'une minorité de nantis, au détriment de l'économie nationale et du bien-être des citoyens de ce pays.

Solidaires, nous sommes des millions. Nous pouvons imposer une rupture avec des décennies de régresion sociale et de développement du chômage et de la précarité.

Notre avenir n'est pas dans les mains d'une poignée de grands patrons et de quelques dizaines de leaders politiques, de la sociale-démocratie à l'extrême-droite, acquis à leur cause.

Notre avenir est entre nos mains, dans nos luttes, nos solidarités et notre mobilisation dans les urnes autour des candidats de la rupture avec le libéralisme.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 09:11

Son ennemi, ce n'est plus la finance, mais l'étranger !

Après les Rroms, l'alignement du gouvernement socialiste sur la stratégie sarkozyste contre les étrangers commence sérieusement à fâcher une partie de l'électorat de gauche. C'est le cas de ceux qui n'ont pas vendu leur âme aux stratégies politiciennes d'adhésion aux pulsions les plus basses d'une partie de l'électorat, acquise aux thèses racistes et ségrégationnistes du FN et de l'UMP !

Ce n'est pas parce qu'une idée a acquis une certaine popularité qu'il faut y adhérer !

Non ! Les immigrés ne sont pas responsables de la crise ! Non ! La chasse aux Rroms et aux lycéens sans papiers n'est pas un acte de respect des lois de la République, c'est au contraire un viol des principes constitutionnels de "Liberté, Egalité et Fraternité" et la validation des thèses d'extrême-droite sur le "danger" supposé que représenterait les immigrés, sur la mise en parallèle immigrés = délinquants.

La leçon de Brignoles n'a servi à rien ?

Quelques vérités sur les lycéens expulsés

Khatchik est un lycéen de 19 ans, scolarisé à Paris, en CAP. Il s'est fait arrêter et a été expulsé le 12 octobre, parce qu'il a le tort d'être "sans papiers". Khatchik est le premier lycéen parisien chassé depuis août 2006. Non seulement déraciné, il a été séparé de sa famille et coupé de ses études. En Arménie, dans son pays d’origine, les garçons de 18 ans doivent se faire recenser et effectuer obligatoirement le service militaire, c’est un risque réel de mener des opérations de guerre. Khatchik ne s'est pas fait recenser puisqu'il était en France. Il est donc considéré comme insoumis et il est menacé d’une peine de 3 à 5 ans de prison.
Dans le Doubs, Leonarda, collégienne de 15 ans qui participait à une sortie scolaire, a été arrêté par la police et la gendarmerie mercredi 16 octobre. Les autorités ont fait pression sur la professeure, pour arrêter le car scolaire et faire descendre Leonarda. Alors que sa famille devait être régularisée dans deux mois, Leonarda a été emmenée pour être regroupée avec sa mère et ses 6 enfants, de 5 à 17 ans, avant d'être expulsée au Kosovo.

Mobilisation lycéenne

Jeudi dernier, des milliers de lycéens sont descendus dans les rues de Paris pour dire non aux expulsions et demander le retour de Khatchik et Leonarda.

Au niveau national, "une cinquantaine" d'établissements sont mobilisés, a affirmé Steven Nassiri, président du syndicat lycéen FIDL, comme à Dax (Landes) où environ 400 lycéens ont installé un barrage filtrant devant un lycée du centre-ville et à Grenoble, où l'entrée du lycée Emmanuel Mounier a été bloquée partiellement par quelques élèves ou encore à Rouen, Orléans, à Chambéry et à Alès. Selon la quotidien La Provence, une manifestation était prévue à Marseille, devant la préfecture.
Le vendredi, ils étaient encore présents avec leurs professeurs, leurs parents, place de la Bastille à Paris. Le PCF soutenait la mobilisation et appellait à manifester sur le slogan : "Ensemble, exigeons du Président de la République un engagement solennel et immédiat de stopper sans délai toute expulsion de jeunes étrangers scolarisés, mineurs ou majeurs, dans notre pays."
Pour le PCF, Ian Brossat président du groupe Front de gauche de Paris et Igor Zamichiéi secrétaire fédéral de Paris conduisaient une délégation.
Pour défendre coûte que coûte cette chasse aux lycéens, certains n'hésitent pas à ressortir l'éternel et éculé argument de "lycéens manipulés par l'extrême-gauche". Si l'extrême-gauche en question a une conscience et a réveillé celle des lycéens, ce n'est pas le cas de ces gens là !

A l'inverse, ces journalistes et politiciens ne parlent pas de manipulation quand des lycéens et des jeunes votent pour la droite ou manifeste au côté de l'extrême-droite contre le mariage pour tous, par exemple ? N'y aurait-il de manipulation que sur la gauche ?...

On aimerait voir ce gouvernement dit de "gauche" s'attaquer réellement aux spéculateurs, aux financiers, à ceux qui s'enrichissent en dormant, plutôt qu'aux immigrés sans papiers qu'on expulse, aux chômeurs qu'on radie, aux salariés qui luttent pour leur emploi qu'on condamne, aux classes moyennes qu'on taxe toujours plus !

A vendre son âme aux thèses les plus réactionnaires et à mener une politique économique alliant libéralisme et européisme béat, le Parti socialiste et ses alliés risque fort de connaître le destin tragique de ses frères socialistes et grecs : l'effondrement politique.

Qu'on ne compte pas sur les communistes et leurs alliés du Front de gauche pour suivre le PS dans l'enfer libéral !

Dans la lutte comme aux élections municipales, les communistes continueront néanmoins de tendre la main à tous les militants de gauche, socialistes compris, qui ont compris qu'il faut résister aux pressions des marchés financiers et du syndicat des grands actionnaires, le MEDEF, là où l'on est, pour vraiment, obtenir le "changement" tant annoncé !

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 09:03

Un Front National en passe de reconquérir le canton de Brignoles et la gauche éliminée dès le premier tour.

Les résultats du premier tour de l'élection cantonale de Brignoles font la une des médias de ce lundi matin. A juste titre tant l'information est malheureusement édifiante.

Avec 40 % pour le FN et près de 10 % pour le dissident d'extrême-droite (et ancien élu cantonal FN !), l'extrême-droite confirme son implantation dans un Var depuis longtemps à droite.

Le canton de Brignoles faisait office d'exception, avec la mairie du chef lieu de canton et son conseille général communiste.

Après la défaite, de justesse, en 2011, c'est la débâcle cette fois-ci ! Avec seulement 14,6 % des voix, le candidat communiste ne sera pas au second tour d'une cantonale qui verra s'affronter FN et UMP.

On peut reprocher aux écologistes d'avoir présenté une candidate alors que la situation était difficile pour la gauche, certes. Avec près de 9 % des voix, elle empêche arithmétiquement le candidat communiste d'être au second : le candidat UMP fait 20 % et les deux candidats de gauche plus de 23 %.

Mais cela aurait-il été suffisant pour battre le FN au second tour, l'objectif final ? Rien n'est moins sûr !

Par ailleurs, la candidate écologiste était présente en 2011 avec 11,90 % des voix. Autant dire que le problème est bien plus profond !

Ce que nous enseigne cette élection, c'est surtout l'absence des électeurs ! Et particulièrement, l'absence des électeurs de gauche ! !

Ainsi, avec une participation de seulement 33,35 % des inscrits, ce sont 2 électeurs sur 3 qui ne se sont pas rendus aux urnes ce dimanche ! Cela limite quand même l'impact du bon score FN mais qui amplifie encore plus le faible score de la gauche ! En 2011, plus de 43 % des inscrits s'étaient déplacés. Une participation déjà faible mais de 10 points supérieurs à celle d'hier.

En termes de voix, le candidats FN perd quelques dizaines de voix sur la cantonale 2011 mais le dissident d'extrême-droite (qui fut l'ancien candidat FN), en fait 400. En clair, l'extrême-droite progresse nettement en termes de voix !

Mais avec une participation en baisse, difficile de tirer des conclusions !

Est-ce que ce sont les mêmes électeurs qui se sont rendus aux urnes ? Dans ce cas, l'extrême-droite a gardé ses électeurs de 2011 et en a gagné ? Sur la droite, qui perd près de 600 voix ? Sur la gauche, qui perd 2 000 voix ?...

Est-ce que les électeurs de gauche ont pris le parti de l'absention et que des abstentionnistes de 2011 se sont déplacés cette fois-ci ?

Il faudrait regarder les listes 2011 et 2013 pour le savoir !

En tout cas, les deux gros enseignements, ce sont une nouvelle fois l'effondrement de la participation, qui profite à l'extrême-droite, et l'effondrement de la gauche.

Certes, certains vont  tenter de faire porter le chapeau au candidat communiste.

Il faut noter qu'en 2011, c'était le maire de Brignoles, conseiller général sortant, qui était candidat. Cette fois-ci, c'était un camarade prof de lycée. La notoriété joue beaucoup pour ces élections, nous ne le savons que trop sur Saint André !

Plus probablement, le contexte politique national, depuis l'arrivée au pouvoir d'un président socialiste et d'un gouvernement socialiste-écologiste, qui mènent une politique de droite, a dû peser sur la mobilisation des électeurs, notamment ceux de gauche. Cela d'autant plus que le candidat communiste "bénéficiait" du soutien du PS, de quoi troubler les électeurs communistes et ceux qui sont mécontents de ce gouvernement !

Les événements récents, à Marseille et Nice, met un peu plus l'argument sécuritaire au centre des débats politiques. De quoi détourner une partie de l'électorat du débat sur les enjeux économiques des politiques libérales actuelles !

Au final, ce résultat catastrophique pour la gauche en général, et mauvais y compris pour la droite classique, sonne comme un désaveu pour une classe politique incapable de sortir le pays d'un marasme généralisé qui s'aggrave.

Ce résultat montre aussi la difficulté pour les communistes et leurs alliés d'apparaître comme une alternative crédible à une gauche libérale. En clair, à démontrer qu'il existe bien une autre politique, que c'est une question de volonté et que les communistes sont capables de porter cette alternative.

De quoi nous donner du grain à moudre !

Cette élection de Brignoles doit en premier interpeler la gauche au pouvoir, Parti socialiste et écologistes en tête, à quelques mois de municipales et européennes qui risquent d'être désastreuses pour la majorité actuelle !

Et ce n'est pas l'abstention, on le voit à Brignoles, qui améliore les choses ! Ceux qui, au gouvernement, compte sur une démobilisation électorale aux Européennes, se préparent des lendemains difficiles ! On le voit avec un Manuel valls qui parle de ne pas envoyer par courrier les professions de foi des listes candidates aux Européennes.

Rompre avec les politiques libérales et affronter les marchés financiers, les banques et l'Europe, pour imposer des politiques de souveraineté nationale et de développement d'un emploi industriel durable, voilà ce qui permettrait de rétablir la confiance entre un électorat populaire déboussolé et écœuré et des partis politiques de gauche qui troublent eux-mêmes les lignes politiques  en menant une politique de droite.

C'est aussi la seule façon de réduire l'influence néfaste du Front National.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article