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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 09:10

"Merci Renault. Merci pour ces années de pression, de chantage au travail de nuit (...) La peur, l'incertitude de l'avenir sont de bonne guerre, paraît-il? Tu expliqueras ça à mes filles, Carlos".

C'est par ce courrier adressé à la direction de Renault, Carlos Ghosn, que l'ouvrier retrouvé pendu dans un atelier de l'usine Renault de Cléon explique son geste.

Le salarié aurait laissé deux lettres expliquant les motifs de son funeste geste."Une pour sa famille et l'autre à l'attention de la direction, dans laquelle il dénonce les pressions", affirme Pascal Le Manach, délégué CGT de l'entreprise, dans des déclarations à l'AFP.

Cet ouvrier de l'atelier "carter" était âgé de 35 ans et père de deux enfants. Il travaillait en équipe de nuit. Il avait participé, bien que non syndiqué, aux récentes actions contre le projet d'accord de compétitivité. Il craignait aussi de revenir en équipe de jour avec une perte de salaire.

Et pourtant, c'est avec cynisme que la direction du groupe affirme ne voir aucun rapport entre elle et ce suicide : "il n'y a eu aucune alerte. On ne comprend pas".

Défausse facile de la direction ! La lettre, le lieu du suicide, les événements récents sont pourtant explicites !

Le groupe Renault mène depuis des années une politique de licenciements, de fermetures de site et de réorganisation du temps de travail qui nuit à la santé physique et mentale des travailleurs du groupe. On se souvient des vagues de suicide au Technocentre de Renault, il y a quelques années.

Même en Roumanie, chez Dacia, c'est aujourd'hui une pression terrible que mène le groupe Renault sur des ouvriers roumains pourtant beaucoup moins payés que les ouvriers français.

Alors que les 8 000 ouvriers de l'usine de Mioveni, au sud de la Roumanie, ont mené une grève de 36 heures pour obtenir une augmentation de salaire, la direction de Dacia a menacé de délocaliser la production au Maroc, en rappelant que l'ouvrier marocain avait comme avantage d'être rémunéré deux fois moins qu'un roumain !

La nouvelle usine marocaine, inaugurée l'an dernier par Dacia et évoquée par le directeur de Dacia, devrait pouvoir produire 400 000 voitures par an.

Malgré un marché automobile morose, Renault a versé cette année, pour le compte de 2012, un dividende de 1,72 euro par action. C'est plus qu'en 2012 (1,16 euro) et plus qu'en 2011 (0,30 euro).

Avec 295 000 000 d'actions, faites le calcul ! Cela en fait des dividendes distribués !

D'ailleurs, Renault possède une rentabilité financière de 7 % (c'est mieux que le Livret A !) et son action a pris 25 % en Bourse depuis début 2013.

Le salaire de Carlos Ghosn chez Renault s’est élevé en 2012 à 2,79 millions d’euros. Un montant qui correspond à 22% de sa rémunération globale puisqu’en tant que patron de Nissan, il a touché 9,92 millions d’euros.

En 2011, les rémunérations des 10 plus hauts dirigeants du groupe ont augmenté de 10,4%. Ils se seront ainsi partagés 6 207 000€ de masse salariale ! Plus de 620 000 € de salaires par personne ! Sans parler des avantages divers !

Une action qui progresse, des dividendes en hausse, des hauts cadres qui voient exploser leurs revenus... et des salariés français à qui on bloque le salaire en 2013 et dont 7 500 perdront leur emploi cette année. Sans parler du projet d'accord de compétitivité qui met encore plus de flexibilité dans l'emploi !

"On ne comprend pas !" Cette phrase de la direction de Renault sonne comme un bras d'honneur aux salariés du groupe et comme un crachat sur l'ouvrier qui vient de craquer et sur sa famille.

Hier, le gouvernement socialiste répondait à l'appel du MEDEF en refusant de soutenir le projet communiste d'amnistie des militants condamnés lors de luttes sociales.

Va t-on enfin arrêter cette amnistie permanente qui permet à des patrons de pousser leurs salariés au suicide et d'amener des régions entières à la ruine économique pour s'engraisser financièrement et engraisser quelques centaines de gros actionnaires ?

La violence sociale n'est pas du côté des ouvriers et des travailleurs, elle est dans ce système capitaliste qui détruit des emplois, des filières et des vies entières, dans une société libérale qui met en compétition seulement les salariés, sans une course à la productivité, payés moins chers pour produire toujours plus, les roumains moins chers que les français, les marocains moins chers que les roumains,... C'est une violence imposée aux travailleurs par les capitalistes, c'est la lutte des classes menée par le patronat et les actionnaires contre ceux qui travaillent à leur place et produisent les richesses réelles que les actionnaires accaparent !

Oui ! L'amnistie sociale serait juste. Elle serait un appui pour les salariés qui se battent pour leurs droits, pour leurs familles.

En attendant, au côté de la famille de cet ouvrier de Cléon qui vient de céder à une pression insupportable du système, au côté des ouvriers du groupe renault, nous pleurons ce drame et nous réclamons justice !

Qu'enfin les responsables des fermetures, flexibilisation, bas salaires et licenciements chez Renault soient enfin sanctionnés ! Les responsables des suicides de salariés, ce sont les dirigeants de Renault.

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 10:41

Y-aurait-il un lien entre l'effondrement de Hollande et de sa majorité dans les sondages et la politique favorable au MEDEF que mène le gouvernement ? On se pose la question.

Difficile de parler de pic d'impopularité du gouvernement dans les sondages ! Chaque semaine, un nouveau sondage montre un gouvernement et un président de la République en recul !

Avec, à l'heure actuelle, près de trois-quarts des français mécontents de sa politique, François Hollande réalise néanmoins le tour de force d'effacer les records précédents établis par Nicolas Sarkozy !

Chez les socialistes, notamment ceux qui se sont éloignés depuis bien longtemps des réalités sociales des français pour adopter le mode de vie de la bonne bourgeoisie, les responsables de ces mauvais sondages sont à rechercher dans le scandale Cahuzac ou dans une mauvaise communication gouvernementale.

C'est sûr ! Comme à chaque fois qu'un résultat électoral ou un sondage déplait au gouvernement, il s'agit d'un défaut de communication !

Pourtant, pas besoin de Jérôme Cahuzac ou du mariage pour tous pour trouver les causes de l'effondrement de la popularité de la majorité socialiste et écologiste ! Ceux qui voient partout des pourris en politique ou qui considèrent le mariage homo comme contre-nature et anti-divin ne votent pas socialistes.

Par contre, en une année de pouvoir, celui qui disait "mon ennemi, c'est la finance !" est devenu depuis le relai au sommet de l'état d'une politique libérale rejetée par les français en même temps que Nicolas Sarkozy.

Si les français ont voté Hollande en mai 2012, ce n'est pas pour qu'il mène la politique de Sarkozy !

Car, en dehors du mariage pour tous, on cherche la différence !

Il y a bien, ponctuellement, les envolées lyriques d'un Montebourg pour rappeler aux travailleurs que ce gouvernement est de gauche. Malheureusement, ces envolées ne produisent jamais d'actes. On le voit pour Arcellor à Florange comme à PSA Aulnay.

A l'inverse, après les 20 milliards de réductions fiscales données par le gouvernement Ayrault aux entreprises en septembre, toutes les mesures qui ont suivi vont dans le même sens : répondre aux attentes du patronat, fiscalement comme socialement.

L'Accord National Interprofessionnel illustre malheureusement cette soumission d'une majorité de gauche aux exigences du capital. Le projet de loi qui vient d'être imposé par le gouvernement au Parlement n'est qu'un nouveau coup, puissant celui-là, donné au Code du travail, seul rempart des salariés face à l'arbitraire patronal.

Et, aujourd'hui, c'est l'étude du projet de loi communiste sur l'amnistie sociale qui va susciter de rugueuses confrontations entre défenseurs des travailleurs et avocats du patronat. Alors que ce texte vise notamment à amnistier les militants, syndicaux, politiques ou associatifs victimes de condamnations lourdes sous l'ère Sarkozy pour leurs actions militantes, le gouvernement se déclare opposer à cette amnistie.

Pourtant cette loi reprend des propositions facilement défendables comme l'amnistie des militants syndicaux ou anti-OGM condamnés pour refus de prélèvement d'ADN. On peut facilement comprendre et expliquer le refus de se retrouver dans les mêmes fichiers que les pédophiles, les terroristes ou les grands truands quand on a simplement refusé un plan social dans son entreprise ! Non ?

Ce qui choque également, c'est la méthode !

La loi de flexibilisation du marché du travail a été adoptée autoritairement par le gouvernement, en s'appuyant sur un article de la Constitution qui permet de déposséder le Parlement de son pouvoir législatif.

Sous Sarkozy, pourtant, ce sont les mêmes responsables socialistes qui avaient dénoncé cette méthode employée par François Fillon. Du théâtre ?

Et, sur la loi d'amnistie présentée par le groupe communiste, le gouvernement est prêt à aller contre l'avis majoritaire de ses propres sénateurs, qui ont appuyé la proposition de loi fin février !

Cadeaux financiers aux entreprises, flexibilisation du marché du travail, refus d'amnistier les militants syndicaux et associatifs, mesures d'austérité,... Il est facile de comprendre pourquoi beaucoup d'électeurs de François Hollande et de sa majorité en 2012, sont en colère. Ils avaient voté pour une politique de gauche et ont une politique de droite. Point.

Si, au moins, cette politique portait des résultats positifs sur l'emploi et le pouvoir d'achat, premières préoccupations des français ? Même pas !

Le chômage s'envole et le pouvoir d'achat est officiellement en déclin en 2012 pour la première fois en trente ans !

Si tant de travailleurs souhaitent faire entendre au parti socialiste leur volonté d'un changement politique, d'une rupture avec le libéralisme, ils peuvent, ils doivent saisir l'occasion que leur fournit le Front de Gauche, avec le parti communiste, et d'autres forces politiques, comme le MPA, le 5 mai prochain !

Tous à Paris le 5 mai, pour refuser l'austérité et exiger une nouvelle République !

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:40

La fraude patronale à la Sécu coûte 15 milliards d'euros par an soit autant que le déficit de la Sécu !

Régulièrement, depuis des années, nos grands médias avancent des chiffres sur la fraude aux prestations sociales, s'inquiètent du déficit de la Sécu, font des reportages sur ces fraudeurs qui touchent illégalement des aides sociales.

Bref ! Nos grands médias ne font qu'apporter de l'eau au moulin de ceux qui veulent réduire les aides sociales, trop coûteuses, accroître les contrôles sur les salariés ou augmenter les cotisations.

Tout est axé sur les salariés, sur les fraudeurs du bas de l'échelle et sur ce trou de la Sécu qu'on ne pourrait combler qu'en sabrant dans les dépenses.

Or, plusieurs études démontrent que la première fraude vient des employeurs, des patrons !

Ainsi, la fraude de la part des allocataires, toutes allocations confondues, représente un montant annuel de 4 milliards d'euros ! Une somme importante qui pose évidemment la question des contrôles et des sanctions contre les fraudeurs.

Par contre, le chiffre des fraudes patronales aux cotisations est passé sous silence. Et pourtant !...

Chaque année, la fraude patronale représente 15 milliards d'euros soit près de quatre fois plus que la fraude des allocataires !... Et les médias n'en parlent pas ? Peut-être parce que nos gouvernements, si occupés à détricoter la protection sociale des français, n'en parlent pas non plus ?

Un autre chiffre que nos médias passent sous silence, c'est le montant des aides non réclamées. 13 milliards d'euros de prestations sociales ne sont pas réclamées par des allocataires qui y auraient droit ! Par manque d'info ou par peur de la paperasserie, en général.

Sur la fraude à la Sécu, en fait, tout est fait pour montrer du doigt les allocataires et éviter de parler des plus grands fraudeurs, les employeurs.

Sur le déficit de la Sécu, du coup, on oublie volontairement la première cause de manque à gagner pour les caisses de la Sécu ce qui permet aux médias comme aux gouvernements de développer leur discours sur la "nécessaire" réforme de la Sécu qui passe par des déremboursements de médicaments et de soins et par la hausse des cotisations des salariés et retraités.

Il s'agit là d'un bel exemple de propagande gouvernementale et médiatique en faveur du schéma libéral de société : moins de protection, moins d'état, plus de privé, par des assurances privées pour le volet santé dans ce cas de figure.

En oubliant des chiffres essentiels pour comprendre les causes du déficit de la Sécu, les grands médias et nos gouvernements successifs tronquent la réalité pour orienter le débat dans le sens qu'ils ont choisi, celui du libéralisme.

On retrouve le même schéma avec le discours sur le coût du travail.

Même les chiffres de la Commission européenne placent les travailleurs français dans une bonne moyenne européenne, avec un coût salarial unitaire au dessus des allemands, italiens ou espagnols mais inférieur aux roumains (!), aux brittaniques ou aux pays baltes ! Et oui ! le coût salarial, ce n'est pas que le montant du salaire horaire mais aussi la productivité au travail, c'est-à-dire la création de richesse par salarié et pas heure !

Sur le plan salarial comme sur le plan de la protection sociale, la propagande officielle manipule les chiffres, en voilent d'autres, pour faire admettre au plus grand nombre de salariés la nécessité de réduire leur niveau de vie, leurs prétentions salariales et leur niveau de protection sociale pour entrer dans une compétition mondiale qui oppose les salariés européens entre eux. Une course vers le bas qui entraine une baisse du niveau de vie des travailleurs, en France comme ailleurs, mais qui permet de maintenir un haut niveau de rentabilité des entreprises, au plus grand bénéfice des actionnaires et des grands patrons.

Le système capitaliste est bien fait, nourrissant les détenteurs de capitaux au détriment du plus grand nombre en s'appuyant sur les gouvernements et sur les grands groupes médiatiques pour développer une propagande apte à faire avaler ce scandale à ceux qui bossent et qui ont de plus en plus de mal à boucler leurs fins de mois.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 09:47

Avec l'affaire Cahuzac, la question des patrimoines de nos ministres s'est posée. Et la réponse est que nos gouvernants vivent vraiment dans un autre monde que le commun des français.

987 000 euros de patrimoine moyen des ministres du gouvernement Ayrault.

C'est le résultat du jeu de la vérité lancé pour calmer une opinion scandalisée par les révélations du patrimoine de l'ancien ministre du budget "socialiste", Jérôme Cahuzac, et de son important magot planqué à l'abri du fisc en Suisse.

C'est vrai que pour le ministre en charge de la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale, cela faisait quand même un peu tâche !...

987 000 euros, donc, de patrimoine moyen de nos ministres. Ministres, rappelons-le, qui se revendiquent d'une gauche qui affirme encore officiellement vouloir défendre les français contre les méfaits du libéralisme.

987 000 euros, c'est quand même beaucoup plus que le patrimoine moyen des français, estimé à 230 000 euros !

Et comme dans toute moyenne, il y en a qui sont au dessus, il y en a qui sont en dessous.

Par exemple, 230 000 euros de patrimoine moyen pour les français, c'est le pris moyen d'une maison moyenne en bordure d'une grande ville (hors Île de France !).

Mais 230 000 euros c'est une moyenne !

Cela veut dire que certains ont moins, par exemple nombre d'habitants des quartiers populaires, locataires de leur appartement et qui possèdent au mieux une voiture, pas toujours neuve, et un peu d'électroménager.

Cela veut dire aussi que certains ont plus, beaucoup plus ! Ainsi, 10 % des français les plus riches possèdent un patrimoine supérieur à 501 000 euros. Ça commence à faire de la jolie barraque ! Où de la résidence secondaire sur la côte, quelle que soit la côte !

Et bien, figurez-vous que 29 de nos ministres de "gauche" ont un patrimoine supérieur à ces 501 000 euros justement ! Cela les place bien au dessus de 90 % des français.

8 ministres sont même millionnaires. Trois d'entre eux sont carrément multi-millionnaires avec entre 2 et 6 millions d'euros de patrimoine ! Il s'agit de Laurent Fabius, ministre des affaires étranges, de Michèle Delaunay, ministre déléguée en charge des personnes âgées et de l'autonomie, et de Michel Sapin, ministre des finances (Tiens !).

Comme dans le cas de Jérôme Cahuzac, qui venait nous parler d'austérité budgétaire, ce sont ces gens qui considèrent que les français vivent au dessus de leurs moyens, qu'il faut réduire le train de vie de l'Etat, bloquer les retraites, diminuer les remboursements médicaux ou flexibiliser le marché de l'emploi.

C'est sûr qu'on est loin des réalités quotidiennes d'une femme qui travaille à temps partiel au supermarché, et qui touche à peine 800 € par mois, ou d'un ouvrier de la Sofrastock, payé au SMIC, quand on habite un appartement parisien acheté 2 600 000 €, comme Laurent Fabius !

Il y a à peu près une semaine, l'une des ministres du gouvernement (Laquelle ? Je ne me souviens plus) soutenait naïvement qu'avec 8 000 € par mois, elle avait le même revenu que n'importe quel français. Une véritable déconnexion du terrain !

Heureusement, certains membres du gouvernement, sans être pauvres, ce qu'on ne leur demande pas, ont des trains de vie un peu plus proches de la réalité sociale de ce pays, comme Yamina Benguigui, Cécile Duflot, Benoît Hamon ou Delphine Batho.

L'idée véhiculée par certains affirmant que les ministres devraient avoir un petit patrimoine est déconcertante de débilité. Après tout, nos gouvernants sont souvent diplômés et ont occupé, dans le public ou le privé, des postes à responsabilité qui leur ont permis de toucher des salaires en rapport avec ces responsabilités.

Il n'y a rien d'anormal à voir des hommes politiques, souvent plus âgés que la moyenne des français, posséder une maison, un appartement, et avoir des sous de côté.

Ce qui est anormal, c'est quand ce patrimoine prend des proportions démesurées et que plus de la moitié d'un gouvernement qui se dit de gauche fait partie des 10 % des français les plus riches !

Comment s'étonner alors de la perte de contact avec la vie réelle des gens ?

L'affaire Cahuzac et la publication du patrimoine des ministres donnent l'occasion à la droite d'attaquer le parti socialiste et le gouvernement. C'est de bonne guerre mais c'est complètement hypocrite !

Qui va croire que nos anciens ministres de Sarkozy et Fillon sont plus pauvres que les ministres de l'équipe actuelle ?

Sarkozy, avocat d'affaire grassement payé à chaque conférence, possède un patrimoine estimé à 2,7 millions d'euros, et François Fillon est propriétaire d'une maison estimée à 650 000 € et de près de 100 000 € d'épargne, pour ne citer qu'eux.

Et pour ceux qui veulent chercher des patrimoines plus "décents" au FN, qu'ils se demandent pourquoi la famille Le Pen, père et fille, ne dévoilent pas leur patrimoine ? C'est vrai qu'ils sont milliardaires, avocats et grassement rétribués par le Parlement européen !...

Comme nous le rappelons dans cet article, la question n'est pas simplement de savoir qui est le plus pauvre de tous !

Au delà d'un patrimoine, il faut regarder aussi la sociologie d'un gouvernement et ses orientations politiques, souvent liées.

Le souci, actuellement, c'est qu'avec autant de ministres riches (dans les 10 % des plus riches français), autant de plus de 50 ans (68 % contre 36,4 % des français), autant d'hommes (73,5 % contre 50 % des français) et si peu d'employés et d'ouvriers (2,6 % du gouvernement contre 50,2 % des français), ce gouvernement ne représente pas la population française.

C'est le même phénomène pour les parlementaires, députés et sénateurs, où le nombre de femmes, d'actifs de moins de 60 ans et de français modestes est très largement sous-représenté !

Lorsque les communistes parlent d'un véritable statut de l'élu, c'est pour garantir un revenu correct mais pas exagéré aux élus et une sécurité de l'emploi en fin de mandat, afin de permettre l'accès aux responsabilités politiques des salariés du privé comme des fonctionnaires occupant des postes modestes.

Avec le contrôle des citoyens sur les décisions des élus et le contrôle des salariés sur les choix stratégiques de leurs entreprises, cela fait partie des exigences des communistes et du Front de gauche pour une sixième République.

En attendant, renforcer les services des fraudes fiscales, permettrait peut-être de retrouver ceux, élus, patrons ou riches français, qui planquent entre 60 et 80 milliards d'euros de richesse dans des paradis fiscaux, au nez et à la barbe du fisc et de la Nation française.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 10:05

Pendant que plusieurs organismes internationaux annoncent une récession en France en 2013, le gouvernement français annonce encore plus de rigueur !

Nous aurions pu parler des militants catholiques psycho-rigides qui manifestent, bras dessus - bras dessous avec l'extrême-droite, comme aux temps maudits du franquisme espagnol. Un sujet qui montre qu'une partie de la bourgeoisie française, épaulée par une droite officielle, est prête à basculer dans le poujadisme et la violence contre un Parlement et un gouvernement démocratiquement élus et qui ne font, pour une fois, que défendre une proposition de loi annoncée durant la campagne électorale. Donc acceptée par la majorité des français qui a voté pour eux.

Mais, parler de cette bataille d'arrière-garde, c'est oublier les VRAIS sujets, les VRAIES questions qui concernent le peuple de France, les travailleurs de ce pays, ceux qui vivent de leur travail, ou qui aimeraient en vivre.

Alors, encore une fois, parlons économie pour parler emploi et pouvoir d'achat !

Car, pendant qu'à l'Assemblée, droite et gauche s'opposent sur le mariage pour tous, ils ne débattent pas des choix économiques du gouvernement actuel ! A vrai dire, peut-être qu'il n'y aurait pas vraiment d'opposition entre les deux camps tant la politique de ce gouvernement ressemble à celle du précédent ?

Voilà donc notre ministre de l'économie (qui a beaucoup de noisettes de côté, lui !) qui annonce un objectif de déficit budgétaire à 2,9 % pour 2014 !

Toujours ce sacro-saint plafond des 3 % ! Un dogme artificiel devenu un objectif vital selon les tenants des réductions des dépenses publiques.

Et c'est justement là que le bas blesse ! Il va encore falloir tailler dans les dépenses publiques !

Car, côté croissance, c'est le marasme !

Le gouvernement tablait l'an passé sur une croissance de 0,8 % en 2013 et 2 % en 2014. Finalement, il ne parle plus que de 0,1 % cette année et 1,2 % en 2014.

Le Haut conseil des Finances publiques, instance adossée à la Cour des comptes, est plus pessimiste et annonce de son côté "un léger recul du PIB en 2013 et une croissance sensiblement inférieure à 1,2% en 2014". Le FMI parle même de seulement 0,8 % de croissance en 2014 après un recul de la croissance de 0,1 % en 2013 !

Pas besoin de chercher des artifices de langage : nous sommes en récession.

Pour le Haut conseil des finances publiques, ce qui bloque, ce sont "les ressorts de la demande interne", c'est-à-dire l'investissement des entreprises et la consommation des ménages, qui "pourraient être moins puissants" en raison notamment de la mauvaise situation continue de l'emploi.

Mince ! Pas d'investissement et pas de consommation des ménages à cause du chômage ? Belle découverte !

Et pour corriger tout cela, le gouvernement Ayrault envisage encore plus d'austérité donc moins d'investissements publics et des pressions sur le revenu des français. En clair : on rajoute de la crise pour contrer la crise. Aux fous ! !...

En dehors d'un rabotage des niches fiscales (lesquelles et combien ?) Michel Sapin et son gouvernement ont déjà annoncé quelques mesures ces derniers temps : baisse des allocations familiales, réforme (négative) des retraites, et quelques autres coupes dans les politiques publiques. Pour 2014 et 2015, l'Etat a déjà annoncé des restrictions dans les dotations de l'Etat aux collectivités locales : de ce côté aussi, vous allez avoir des restrictions !

Après l'Accord National Interprofessionnel, qui saborde de grands pans des protections sociales des travailleurs du Code du travail, le gouvernement socialiste-écologiste annonce encore plus d'efforts demandés aux travailleurs alors qu'on sait pertinemment que tout cela ne peut mener qu'à plus de chômage et de misère, à des rentrées fiscales en berne donc à une accentuation du déficit public !

Parti communiste et Front de Gauche appellent à la riposte

Encore une fois, puisque qu'un accord général réunit droite et socialistes sur la rigueur, en France comme en Europe, c'est du côté de la gauche alternative, la gauche combative, que vient le vent de révolte !

Comme lors de la campagne de 2012, les meetings du Front de Gauche font le plein en province. Plus de 7 000 personnes ont participé aux 3 meetings de la semaine dernière dont 3 500 à Martigues !

Dans l'Eure, comme pour ce blog, la fréquentation du site de la fédération de l'Eure du PCF (http://27.pcf.fr) explose actuellement, avec plus de 1 100 visiteurs hier !

Pour les communistes, comme pour leurs partenaires du Front de Gauche, une autre politique est possible et nécessaire !

Austérité et casse du droit social doivent cesser au profit d'une politique qui affronte directement les marchés financiers et remette l'argent au service de l'emploi et du pouvoir d'achat.

De nouveaux droits pour les travailleurs et la possibilité d'exproprier une entreprise viable qui menace de fermer offriraitent des possibilités de sauver l'emploi industriel et forceraient les grandes entreprises à revoir leurs stratégies.

Une sixième République, qui renforce le contrôle populaire, doit être mise en place face à une cinquième République à bout de souffle et au service du capital.

Avec les communistes et le Front de Gauche, venez exiger un changement de cap en France, une autre politique :

Mercredi 1er mai vers 10 h 30 à Evreux,

pour la traditionnelle Fête des Travailleurs

 

Dimanche 5 mai à 13 h 30 sur Paris

pour une marche citoyenne pour la 6ème République

à l'appel du Front de Gauche, du PCF, du NPA et d'autres forces de progrès

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 10:00

Autour de Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon, 3 500 personnes ont participé à un meeting festif du Front de Gauche mercredi 10 avril à Martigues.

2013---Meeting-FDG-Martigues-10-avril.jpgDoit-on s'étonner du relative silence médiatique de cet événement ? 3 500 personnes qui participent à un meeting politique en cette période, c'est un record que même la chouchou des médias, Marine Le Pen, ne réalise pas !

Après les mobilisations incroyables de la campagne présidentielle 2012, le Front de Gauche va t-il réussir à rassembler le peuple de gauche et obtenir par la pression populaire que le gouvernement socialiste-écologiste mène enfin une politique de gauche ? C'est à espérer !

Alors que Hollande, Ayrault et la majorité socialiste s'enfoncent politiquement, refusant de résister aux exigences du patronat et des spéculateurs internationaux, les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche mènent un véritable travail de résistance morale et politique. Résistance morale face à une classe politique dont certains éléments ont cédé aux sirènes de l'enrichissement personnel et de la fraude, résistance politique face à une véritable propagande qui veut faire croire à la fatalité de l'austérité.

Devant une salle pleine à craquer, Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste et Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche, se sont livrés à une véritable démonstration en faveur d'une autre politique, sociale, populaire, en faveur de l'Humain d'abord.

Non ! Il n'y a pas de fatalité à la crise et à l'austérité ! Ce sont avant tout des choix politiques qui sont faits et qui peuvent changés.

Oui ! Il y a de l'argent ! On en trouve pour les niches fiscales, on en abandonne encore aux entreprises (20 milliards d'euros en septembre dernier), on pourrait en trouver en luttant vraiment contre l'évasion fiscale (60 à 80 milliards d'euros par an !).

Tout est affaire de choix : l'austérité pour accroître la rentabilité financière des grosses entreprises ou une politique d'investissement productif et social pour réduire le chômage et la précarité, rendre du pouvoir d'achat aux classes populaires et moyennes ?

Comme le rappelle Pierre Laurent : "Le président de la république, ce matin (mercredi 10 avril, NDR), a dit qu'il n'y aura pas d'autre voie, qu'il gardera le cap, le cap de l'austérité. S'il est maintenu vers l'austérité, la France ira dans le mur. Parce que continuer dans cette voie là ce n'est pas seulement imposer l'austérité, c'est donner des gages aux marchés financiers. L'ANI, les allocations familiales, les retraites, sont des gages donnés par le gouvernement. C'est un engrenage qui ne s'arrêtera pas si on ne l'arrête pas."
Le responsable national du PCF met en lumière que, au delà du cas Cahuzac, "L'évasion fiscale légale et l'évasion fiscale frauduleuse sont les deux faces d'une même pièce. C'est un système qui est organisé pour organiser la fuite des capitaux et ne jamais payer un centime d'impôts en France".

De la même façon, pour Pierre Laurent, il ne faut pas se laisser aveugler par quelques cas car "On nous parle beaucoup des joueurs de foot, de Gérard Depardieu, mais on ne parle pas de Bernard Arnault, qui vient de faire passer 15 milliards en Belgique. Et après on nous dit que la solution c'est l'austérité ? Non, il faut aller chercher le pognon là où il est !"

Là est l'enjeu politique essentiel ! Va t-on faire payer les retraites, les familles qui touchent les allocations familiales ? Ou bien va t-on chercher l'argent là où il y en a beaucoup, dans la capitalisation boursière, la spéculation, l'évasion fiscale et les paradis fiscaux ?

Face à un gouvernement qui a choisi la première voie, celle qui satisfait le grand patronat et les actionnaires, Pierre Laurent considère que "La seule solution dans cette situation, c'est que toutes les forces du changement reprennent le chemin de la mobilisation en France et en Europe. Nous leur disons : il faut à nouveau se lever, il faut prendre la parole et exiger la lutte contre la finance. Et nous les appelons le 5 mai prochain, à se réunir à Paris lors d'une grande marche contre l'austérité".

L'idée avancée par Jean-Luc Mélenchon il y a peu prend forme : un grand rassemblement populaire à Paris, le dimanche 5 mai, pour dénoncer l'austérité, exiger une autre politique et défendre l'idée d'une refondation républicaine de la France, une sixième République sociale.

C'est effectivement au peuple de reprendre les choses en main. La force du nombre, la création des richesses que détournent les spéculateurs, tout cela provient des travailleurs !

C'est à cette force et cette richesse que Jean-Luc Mélenchon fait référence en lançant aux 3 500 personnes présentes à Martigues que "La force dont vous faites la démonstration une fois de plus en acceptant de vous rassembler signale au pays qu'il dispose d'une énergie intacte et disponible pour les grandes tâches qui attendent ce pays."
Le capital, la finance, se nourrissent de nos reculs, de nos divisions !

Rassembler et mobiliser : c'est à cette tâche que nous allons consacrer notre énergie dans les mois à venir.

Chacun peut contribuer à cette tâche, de manière citoyenne, libre mais engagée. Contactez-nous !

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:56

C'est fait ! Malgré des appels répêtés à gauche, députés socialistes et radicaux de gauche ont adopté l'ANI.

250 votes Pour, seulement 26 Contre et 278 députés qui s'abstiennent, tel est le résultat du scrutin à l'Assemblée nationale sur le très controversé texte de loi validant l'Accord National Interprofessionnel signé par le patronat et trois syndicats minoritaires et... complaisants.

Malgré une forte opposition dans la rue, à l'appel des syndicats majoritaires CGT, FO, FSU et Sud-Solidaires, et de nombreux appels à gauche, y compris dans les rangs socialistes, le gouvernement a maintenu sa proposition de loi et a refusé les amendements qui auraient pu introduire dans cette loi de modestes protections en faveur des travailleurs.

C'est donc une loi entièrement favorable au patronat qui a été votée, détricotant le Code du Travail sur des points essentiels comme les heures supplémentaires, le chômage partiel, le licenciement économique ou la mobilité géographiique des salariés au sein d'un groupe.

Les pseudo-progrès annoncés ne sont que de vagues engagements, inchiffrables ou, au contraire, à double-tranchant comme sur les mutuelles pour les salariés non couverts actuellement qui font déjà salivées les assurances privées.

Malheureusement, comme sur d'autres sujets, si nombreux, la majorité parlementaire socialiste a suivi le gouvernement sur le dossier de l'Accord National Interprofessionnel en votant très largement le projet de loi cyniquement rebaptisé loi sur la sécurisation de l'emploi.

236 des 293 députés socialistes ont voté pour cette loi, dont les deux députés socialistes eurois, Jean Louis Destans et François Loncle.

Ils ont été rejoints par 13 des 16 députés radicaux de gauche qui ont donc voté pour.

UMP, Ecologistes et centristes ont opté pour une politique d'abstention qui cache mal le malaise des uns et des autres, entre ceux, à droite et chez les écologistes, qui penchaient pour le Pour mais qui refusaient de montrer leur soutien au gouvernement socialiste-radical sur ce sujet, et ceux qui s'opposaient à ce texte (ils sont peu nombreux) mais n'assumaient pas leur opposition.

A gauche, seuls les députés communistes et Front de Gauche ont voté contre ce texte.

Ils ont été rejoints par une poignée de députés socialistes (6) qui ont assumé leur opposition à ce texte. 35 autres se sont abstenus, comme 3 radicaux, une position intermédiaire qui, finalement, sert plus le Oui que le Non.

Sourds aux attentes populaires et au rejet de leur politique social-libérale, les socialistes prennent le risque majeur de favoriser le retour de la droite aux affaires dès 2014. C'est même le risque de voir une nouvelle poussée fasciste qui se profile ! Une situation qui serait une catastrophe pour le pays et pour les travailleurs !

Les français sont d'ailleurs conscients de cela puisque une majorité d'entre eux ne regrette pas le départ de Sarkozy tout en rejettant la politique actuelle.

C'est à cette majorité de français de se mobiliser aujourd'hui pour exiger de ce gouvernement et de ses élus un changement de politique, une réorientation de l'économie en faveur de ceux qui travaillent et non plus de ceux qui vivent du travail des autres, dans les hautes sphères patronales et chez les actionnaires.

Pour l'Accord National Interprofessionnel et la loi bidon de sécurisation de l'emploi, rien n'est fini ! La navette parlementaire va amener le texte au Sénat avant un retour à l'Assemblée nationale dans quelques semaines.

Avec les syndicats de travailleurs, les communistes ne baissent pas les bras et continueront jusqu'au bout de batailler contre cette loi en faveur du patronat.

Il existe bien une gauche qui ne trahit pas ses engagements, une gauche qui défend les travailleurs.

Cette gauche a besoin de la mobilisation populaire car, si le patronat a l'argent et les médias, les travailleurs ont avec eux leur nombre et le contrôle du travail !

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 09:08

A court d'arguments et face aux sondages favorables au mariage pour tous, la droite catholique et l'extrême-droite choisissent la stratégie de la tension.

Il y avait eu la dernière manifestation contre le mariage pour tous et les violentes images de gazage des manifestants venus en famille. Ce week-end, ce sont des actes violents contre le rapporteur de la loi et contre des associations homosexuelles qui viennent démontrer une dérive des opposants au mariage pour tous vers des actions extrémistes. S'agit-il d'actions désespérées d'un courant doctrinaire qui sent le débat lui échappé ou bien est-ce l'extrême-droite qui prend doucement le contrôle de l'opposition au mariage pour tous ?

Dans un premier temps, ce sont les images de frictions entre manifestants et CRS lors de la dernière manifestation d'opposition au mariage pour tous, il y a quinze jours, qui ont inauguré cette dérive.

Des enfants, souvent jeunes, qui se retrouvent asperger de gaz lacrymogène, l'image est forte et effroyable. Cela aurait pu constituer un argument fort pour destabiliser l'opinion publique en faveur des opposants au mariage pour tous. Sauf que, la tension entre autorités policières et manifestants faisait suite à la sortie de manifestants du cortège officiel vers des rues voisines, ce qui entraine couramment des réponses de la police. Toutes les images montraient que ces manifestants étaient encadrés par de jeunes hommes tondus, pour la plupart issus de l'extrême-droite (98 arrestations !). Des images circulent même montrant un père de famille, un gamin de deux ans sur les épaules, donnant comme consigne de "mettre les enfants au premier rang !".

La stratégie de créer des incidents et de mettre des enfants en bouclier humain pour, au mieux ralentir les CRS, au pire créer des images choquantes, costituait un premier signal du changement de stratégie du mouvement contre la mariage pour tous.

Ce dernier week-end confirme cette évolution de stratégie.

Déjà, en fin de semaine dernière, les opposants au mariage pour tous organisaient des rassemblements à la venue de ministres sur le territoire national. Chose compréhensible.

Sauf que ces rassemblements sont devenus agressifs et que le rapporteur du projet de loi, le député Erwann Binet, a été pris à partie par des militants d'extrême-droite ce week-end à Saint Etienne. D'autres élus se voient harcelés à leurs permanences ou sur leurs communes. Là, on passe un cap dangereux !

Enfin, dimanche, ce sont les locaux de l'espace des Blancs-Manteaux à Paris, où l'Inter-LGBT (Lesbiennes, Gay, Bi, Trans)devait tenir une initiative cette semaine, qui ont reçu la "visite" des opposants au mariage pour tous avec, à la clé, diverses dégradations. Là, il s'agit d'une initiative purement homophobe, sans lien avec le débat parlementaire sur le mariage pour tous qui, comme son nom l'indique, ne concerne désormais plus que les parlementaires.

A quand un lynchage d'un couple de "pédés" pour l'exemple de la part des sympathiques et pacifiques opposants au mariage pour tous ?

De fait, cette dérive des anti montre le vrai visage de cette "opposition" qui jusque là tentait de passer pour familiale, démocratique et pacifique. Entre les catholiques durs, qui ne supportent toujours pas les homosexuels, et les néo-fascistes de tous poils, c'est l'union sacrée.

Et puisque les français, au travers de multiples sondages, montrent une certaine sympathie pour ce projet de mariage pour tous, au pire une indifférence, et que le gouvernement et sa majorité ne semble pas vouloir reculer, la partie la plus conservatrice du mouvement a décidé de passer aux actes violents, violences psychologiques ou violences physiques.

Il ne s'agit pas d'actes marginaux. La présidente du collectif pour l'enfant et porte-parole du Printemps français, Béatrice Bourges, s'est félicitée sur Twitter dimanche de l'action contre l'inter-LGBT en écrivant "Bravo opération réussie nuit blanche aux blancs manteaux" avant d'effacer son message. Mieux, la très réactionnaire présidente du Parti Chrétien Démocrate et députée UMP, Christine Boutin, couvre les incidents qui ont émaillé les interventions du rapporteur de la loi, le député socialiste Emmanuel Binet le 27 février dernier à l'université de Saint Quentin en Yvelines et vendredi soir à Saint Etienne où ce sont des militants néo nazis des Jeunesses Identitaires qui ont provoqué l'évacuation du député. Christine Boutin met sur le dos du gouvernement cette radicalisation du mouvement !

La sainte alliance homophobes entre catholiques traditionnalistes et extrême-droite rappelle les tristes périodes qu'ont traversé bon nombre de pays européens et sud américains, l'Espagne de Franco par exemple.

Quand on s'appuie dogmatiquement sur la religion pour imposer une morale et des règles sociales à l'ensemble de la société, on ne peut s'étonner du recours à la violence et de l'alliance avec les forces les plus réactionnaires et violentes que génère le capitalisme. Pas besoin d'aller en Tunisie ou au Mali pour trouver des intégristes violents !

Dans une période où gouvernements de droite et de gauche se montrent incapables de sortir notre pays de la crise d'un système capitaliste qu'ils refusent de combattre, ne restent que des questions sociales pour créer des lieux d'affrontements polémiques, quitte à mettre en avant et à nourrir les forces les plus conservatrices et radicales d'une société en décomposition.

Il est temps de passer à autre chose et à s'attaquer aux racines du mal : le capitalisme et son système égoïste, individualiste et générateur de tensions sociales.

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 09:36

Il reste des militants sincères et honnêtes au Parti socialiste, à l'image de Gérard Filoche, membre de l'aile gauche du PS, membre de son bureau national et inspecteur du travail.

Camarades socialistes ! Electeurs du PS et des écologistes ! Prenez conscience des graves événements qui secouent la France, de la misère qui gagne, du chômage qui monte et du dégoût des français pour les renoncements du gouvernements socialiste-écologiste vis-à-vis des attentes des travailleurs !

Une autre politique est possible ! Comme le Parti communiste et le Front de Gauche, il y a, dans vos rangs, des responsables qui affirment qu'il faut changer de politique, rompre avec le libéralisme, l'austérité et la régression sociale. Ecoutez-les !


"C'est un jour de colère". C'est ce qu'affirme Gérard Filoche, membre du bureau national du Parti socialiste et représentant de l'aile gauche du mouvement.

VIDÉO : LE COUP DE COLÈRE DE GÉRARD FILOCHE
Invité sur LCI pour évoquer l'accord national sur l'emploi, il a été invité à s'exprimer sur la nouvelle du jour : les aveux de Jérôme Cahuzac et sa mise en examen.
Et il a exprimé sa colère et sa tristesse :
On va parler d'un homme qui m'a dit les yeux dans les yeux il faut baisser le coût du travail. Les yeux dans les yeux il me disait qu'il faut compter le budget à 3 % cette année..
Les yeux dans les yeux, quand on lui disait qu'il y a 60 à 80 milliards de fraude fiscale, il disait que ce n'était pas possible ... il était un fraudeur lui même.
On avait un ministre du Budget qui devait chercher les fraudeurs et qui ne le faisait pas. Et maintenant on va chercher quelques milliards dans les allocations familiales, on va chercher quelques milliards dans les petites retraites, de qui se moque-t-on ?
Je suis socialiste et je ne peux pas supporter ça !
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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 09:19

En politique étrangère aussi on attend le changement.

Depuis son arrivée à l'Elysée, François Hollande mène une politique étrangère identique à celle de ses prédécesseurs. Qu'il s'agisse de l'intervention au Mali et des velléités guerrières en Syrie, l'attitude de Hollande et de sa majorité s'aligne sur celle de Nicolas Sarkozy et de la droite en Libye ou en Côte-d'Ivoire.

Ces derniers jours, c'est le voyage présidentiel au Maroc et les discours mensongers et complaisants de François Hollande à l'égard du régime monarchique marocain qui trahissent les valeurs démocratiques qui servent habituellement d'excuses à la France pour intervenir dans les affaires intérieures d'autres pays.

Durant son séjour marocain, le président socialiste de la France a vanté les réformes démocratiques du Maroc, a salué le rôle du roi Mohamed VI et se félicitait du développement économique du Maroc.

Sur ces trois sujets, il s'agit au mieux de méconnaissance, au pire de complicité pour affirmer de tels mensonges !

D'un point de vue démocratique, comment peut-on passer sous silence que, il y a un an seulement, les manifestations du Mouvement du 20 février qui ont marqué le Printemps arabe au Maroc ont été endeuillées par la mort de 11 jeunes, dont une jeune fille ? Comment oublier la répression contre les journalistes, les syndicalistes et les opposants au régime monarchique ? Comment passer sous silence une presse muselée comme le prouve le retrait de l’accréditation du journaliste de l’agence France-Presse (AFP) Omar Brouksy, en octobre dernier ? Que dire des trente ans d'occupation marocaine au Sahara Occidental, malgré les résolutions de l'ONU et la répression de ce pays contre les désirs d'indépendance de ce peuple ? Comment oublier les atteintes graves aux droits de l’homme relevées à Genève lors de la session de mars du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU et les récentes sentences prononcées par le Tribunal militaire de Rabat ?...

Non ! Le Maroc est loin d'avoir progressé d'un point de vue démocratique !

Sur un plan économique, comment peut-on se féliciter d'une situation où tant de marocains vivent dans des conditions misérables, dans de véritables bidonvilles aux abords des beaux quartiers ? entre 1995 et 2010 on estime à 1 million le nombre de Marocains, qualifiés pour la plupart, qui ont quitté le pays : est-ce un bon résultat économique ? Que dire des tomates, certaines qualifiées de "bio", qu'exporte vers l'Europe le Maroc en les produisant sur des terres irriguées avec de l'eau fossile qui ne se renouvèlera pas, hypothéquant l'avenir de millions de marocains ?...

Le Maroc, c'est le culte obligatoire du roi, le règne de l'arbitraire et une partie importante du peuple qui vit dans une extrême pauvreté. C'est une répression continue et meurtrière des revendications de tout un peuple au Sahara Occidental.

Pendant que la France et ses médias abusent de mensonges pour s'attaquer au Vénézuéla, qu'ils tronquent l'information sur la Syrie, qu'ils passent sous silence les conséquences de l'intervention française en Libye, notre pays vend des parts importantes de son patrimoine économique et sportif à un pays, le Qatar, dont le régime, lui, est réellement sujet à critiques ! Soutien financier et armé aux rebelles islamistes en Syrie, en Afrique ou ailleurs, formation de prêcheurs islamistes, application rigoureuse de la Charia, régime despotique et cruel, la monarchie qatarie ne souffre pourtant pas d'attaques ni de notre gouvernement, ni de nos médias.

A l'exemple du Maroc, la politique étrangère de la France ne varie pas quelque soit la couleur politique du gouvernement.

C'est toujours l'argent, les intérêts économiques de quelques grands groupes industriels et financiers français qui dictent la politique étrangère de notre pays. En cela, l'Etat français est bien l'instrument de la classe dominante comme le démontrait Karl Marx.

On aurait pu espérer un changement d'attitude envers ces régimes autoritaires avec l'arrivée de la gauche socialiste au pouvoir. Au moins un peu plus de mesure.

Comme en économie, la politique étrangère de la France continue d'être dictée par les grands groupes économiques et financiers.

Place au Peuple ! Comme nous l'affirmions lors de la campagne présidentielle de 2012 et lors des élections législatives qui ont suivi, c'est bien l'implication populaire, le mouvement citoyen qui permettront de changer profondément les choix politiques et économiques qui sont faits.

  Sahara-Occidental---repression-El-Aaiun---230113.jpg

Répression le 21 janvier dernier à El Aaiun (Layoune)
d'une manifestation pacifique réclamant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination
et à la libération immédiate des prisonniers politiques sahraouis

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