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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 10:59

Entre étranglement financier et nouvelles réformes des collectivités, la démocratie locale va t-elle survivre ?

Depuis la Révolution française de 1789, le schéma républicain a instauré trois niveaux de gestion démocratique : la commune, le département et la Nation.

Le tryptique républicain Commune-Département-Nation

Chaque niveau possède des droits et des fonctions qui permettent à la démocratie française de vivre depuis, avec des représentants du peuple élus à chaque niveau et gérant au plus près les affaires publiques. Ce système est d'ailleurs reconnu et apprécié par le peuple français puisque la commune, le département et la nation sont plébiscités dans les sondages, les élections municipales et les élections nationales (Présidentielle et Législatives) étant les élections qui mobilisent le plus les électeurs.

La commune et son maire sont l'exemple même de l'engagement civique et républicain, notamment sur nos petites communes où les équipes municipales sont restreintes, tout comme les moyens, et où les maires et leurs adjoints se démènent au service de leurs administrés pour des rétributions financières quasi symboliques.

La France compte 36 000 communes et plusieurs centaines de milliers d'élus municipaux, en grande partie bénévole : c'est cela la réalité démocratique française et non les discours démagogiques et antirépublicains de ceux qui veulent supprimer les élus ! Autant opter pour une dictature : au niveau "élus", le problème serait réglé !

Quant aux départements, chacun reconnait ses mérites et la notoriété de certains conseillers généraux montre aussi l'attachement des citoyens à cette institution de proximité.

Dépasser la démocratie locale pour imposer le libéralisme

Cette France républicaine ne colle pas avec l'évolution d'un capitalisme qui veut faire sauter les frontières et mettre en concurrence les travailleurs pour améliorer toujours plus les bénéfices des actionnaires.

La Nation reste un cadre reconnu de luttes sociales et de résistance populaire avec des parlementaires et des lois que les peuples ont su imposer à leurs élites au cours du vingtième siècle. Le Département et la communes sont des structures de proximité et des contre-pouvoirs aux projets nationaux, lorsque les élus de ces instances sont proches des préoccupations populaires.

Code du travail, salaire minimum, reconnaissance des diplômes, Sécu, contrats de travail,... tout dépend de la Loi républicaine. Faire disparaître le cadre national, c'est faire disparaître les protections légales des salariés !

Depuis vingt ans, les forces politiques qui ne jurent que par l'Europe s'efforcent d'en finir avec ce schéma républicain commune-département-nation pour le remplacer par un autre schéma : intercommunalité-Région-Europe.

Posez-vous la question suivante : êtes-vous capable de citer vos élus à l'intercommunalité, à la Région et au Parlement européen ?....

Comme la grande majorité des français, vous n'avez pas la réponse à cette simple question. C'est le premier intérêt de remplacer le schéma démocratique actuel par celui-ci : éloigner les citoyens des centres de décision.

Le deuxième intérêt, c'est de destructurer les états-nations au profit de régions qui se mettraient en concurrence les unes contre les autres. C'est déjà le cas en Espagne où la crise que traverse ce pays entraine des tensions égoïstes entre régions autonomes comme la volonté d'indépendance de la Catalogne. C'est aussi ce qu'il se passe en Belgique avec la montée d'un nationalisme flamand qui sépare les belges selon des critères linguistiques plutôt que les rassembler pour affronter le système qui génère la crise.

La fin de l'état-nation est un piège pour les travailleurs car le renforcement des pouvoirs économiques des régions accentuera les écarts entre régions riches et régions pauvres au détriment des travailleurs de ces régions.

Etrangler financièrement les collectivités, leur retirer tout pouvoir

L'attachement des français à leurs communes et à leur département risquerait de faire sauter n'importe quel gouvernement qui tenterait de mettre à mal ces structures démocratiques. Le plus simple reste donc de créer d'abord les autres échelons (Intercommunalités, Régions, Europe), de leur transférer des pouvoirs (de l'Etat ou des collectivités locales) puis d'assécher financièrement les collectivités que vous voulez effacer pour les rendre inopérantes.

C'est ce procédé qui s'accélère en France depuis quelques années.

Ainsi, le Département s'est vu attribuer ces dernières années de nouvelles responsabilités par l'Etat mais les financements n'ont pas suivi. C'est le cas de l'APA (l'Aide Personnalisée d'Autonomie) ou du RSA dont le nombre de bénéficiaires augmente rapidement (vieillissement de la population avec l'un, crise avec l'autre) sans que la compensation financière de l'Etat ne suive.

Aujourd'hui, en arguant de la crise, le gouvernement annonce une réduction annuelle de 3 milliards d'euros de dotations aux collectivités départementales d'ici 2015. En clair, non seulement l'état doit de l'argent aux collectivités à cause des transferts de compétence non financés mais il tape directement dans la caisse !

Enfin, plusieurs décisions vont remettre en cause la vie de nos communes et de nos départements.

Les communes perdraient la maîtrise des Plan Locaux d'Urbanisme au profit des intercommunalités alors que la maîtrise du foncier est la base même de la commune. Les intercommunalités pourraient d'elles-mêmes prendre d'autres compétences aux communes sans même que celles-ci donnent leur accord ! On vide la commune de son rôle !

Les communes de moins de 1 500 habitants verront également diminuer leur nombre de maires adjoints (3 au lieu de 4) ce qui compliquera d'autant plus le travail pour les adjoints restants. De quoi décourager les vocations !

Au niveau des départements, l'étranglement financier provoque déjà de grosses coupes dans des programmes "secondaires" dans plusieurs départements (Seine-Maritime,...) et l'Eure doit regarder à deux fois avant d'investir. De plus, la réforme du mode de désignation des élus départementaux va entrainer l'éloignement des futurs élus, rebaptisés "conseillers départementaux", en les faisant désigner par paire mixte (un homme et une femme) dans une circonscription regroupant deux cantons. Il y aurait ainsi 22 circonscriptions dans l'Eure au lieu des 43 cantons actuels.

Défendre la démocratie locale et le financement des collectivités

Bien entendu, rien n'est encore définitif et la mobilisation des citoyens et des élus locaux peut encore inverser le mouvement !

Mais, il ne faut pas se tromper ! La droite tente actuellement de capitaliser le mécontentement des élus locaux autour des dernières réformes annoncées. L'UMP tente de faire oublier ces dix dernières années où, elle-même, a mené des attaques fortes contre les collectivités locales, en serrant elle-même les bourses, en imposant une intégration forcée des communes dans les intercommunalités et en mettant en place une réforme territoriale dont le défunt "conseiller territorial", hybride entre conseiller général et conseiller régional, n'était qu'une monstrueuse illustration.

Défendre la démocratie locale, c'est défendre un schéma républicain modernisé avec des financements assurés pour les communes. C'est ce que proposent l'Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR).

Bien au delà des barrières politiques, les élus communistes ont bien l'intention de rassembler tout ceux qui sont attachés au modèle démocratique républicain et qu contrôle des élus par le peuple.

Un appel aux élus est déjà proposé par l'ANECR (à lire ici !).

Plus largement, c'est à nous, citoyens, de défendre leur république contre un démantèlement politique et social qui nous serait préjudiciable.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 10:36

Deux nouveaux coups de massues sont en préparation dans le cadre d'une politique d'austérité qui ne repose que sur les contribuables, majoritairement salariés.

Le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a jugé dimanche que fiscaliser les allocations familiales pouvait être une piste pour augmenter les recettes de l'Etat. D'après le "Journal du Dimanche", c'est un des scénarios sur lesquels travaille le gouvernement.

"Les débats sont ouverts (...) Il y a des arguments pour, des arguments contre. En tous les cas, il n'est pas tabou de considérer que le rapport entre le niveau de revenus et le niveau des allocations familiales" puisse être "posé", a déclaré David Assouline, porte-parole du PS, lors du point presse hebdomadaire. "C'est un débat légitime", a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agissait "d'un point de vue personnel au moment où le débat s'ouvre sur la place publique".
"C'est évident que nous allons devoir chercher, encore une fois, ce que la droite n'a pas fait (...) : chercher des économies dans les dépenses", selon lui, sans pour autant "déstabiliser" ni "handicaper" la croissance. "Je considère qu'à partir du moment où (...) les familles (...) selon leurs revenus ne sont pas affectées, que la politique familiale n'est pas handicapée, ce débat peut avoir lieu dans ce cadre", a ajouté le sénateur socialiste.
PCF : "La politique familiale n'est pas une variable d'ajustement"
Pour le Parti communiste, "le gouvernement est entrainé dans une spirale de toujours plus d'austérité".

"La politique familiale n'est pas une variable d'ajustement" pour le PCF, qui s'insurge contre toute fiscalisation ou plafonnement des allocations familiales. Il faut rappeler que ces allocations ne sont pas liées au revenu et contribuent grandement à la démographie positive de notre pays, à un renouvellement des générations qui s'effectue chez nous quand d'autres pays, comme "l'exemplaire" Allemagne, sont en pleine crise démographique, véritable bombe à retardement économique et sociale.

"L'avenir de la branche Famille est de fait menacé car le MEDEF, en embuscade, réclame depuis des années que son financement ne soit plus opéré par les cotisations sociales", poursuit le PCF. "Le vrai courage politique n'est pas d'alourdir la fiscalité des foyers fiscaux via la politique familiale mais d'aller jusqu'au bout d'une justice sociale, en taxant les revenus financiers et en instituant la tranche à 75%", conclut le communiqué.

Electricité : 30 % de hausse en 5 ans ?

Vendredi dernier, Henri Proglio, le président d'EDF, parlait d'une "hausse raisonnable des tarifs dans les années à venir". Ce lundi, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a confirmé sa prévision d'une hausse de l'électricité, tablant sur une progression de 30% des tarifs réglementés de 2012 à 2017, notamment à cause de l'essor des énergies renouvelables et des investissements dans les réseaux.

La CRE, qui avait déjà dit tabler il y a un an sur une augmentation de 30% des prix du courant de début 2012 à fin 2016, a présenté ses projections actualisées pour la période allant de mi-2012 à mi-2017 dans un rapport publié lundi, aboutissant strictement aux mêmes conclusions. En effet, elle y explique s'attendre à une hausse moyenne de 30,1% des factures d'électricité pour les clients au tarif dit bleu, avec des projections de +23,7% pour les clients au 'tarif jaune' et de +16% pour les clients au 'tarif vert'.

Cette forte hausse "sera due pour plus du tiers à l'augmentation de la CSPE (taxe qui finance entre autres l'énergie solaire et éolienne, ndlr), laquelle s'explique pour l'essentiel par le développement des énergies renouvelables", prévient la CRE dans son rapport.

La semaine dernière, EDF avait de nouveau défendu des hausses de tarifs "raisonnées", tenant compte des problèmes de pouvoir d'achat et de compétitivité, pour couvrir ses énormes investissements maintenus à 12 milliards d'euros cette année.

30 % de hausse, une augmentation raisonnable ?

Alors que les salaires patinent, que des taxes nouvelles apparaissent et que flambent les prix de l'alimentaire et des carburants, cette annonce d'une électricité plus chère d'un tiers d'ici cinq ans ne va qu'aggraver la situation de nombreuses familles confrontées actuellement à des difficultés pour honorer le paiement de leurs factures.

La justification d'EDF, pour travaux d'entretien des réseaux et investissements dans les énergies renouvelables, doit nous rappeler que ces réseaux ont été oubliés durant des années, permettant à l'ancien opérateur public, de réaliser de somptueux bénéfices. Où sont-ils passés ?

Il faut aussi se rappeler que le réseau EDF actuel, nos centrales électriques (nucléaires ou non) ont été pour l'essentiel construites au sortir de la guerre, par le biais d'investissement collectif, qu'EDF aujourd'hui fait mine de pouvoir difficilement entretenir ou moderniser.

Comme pour GDF ou les autoroutes, l'ouverture au privé du secteur de l'électricité n'a bénéficié qu'aux actionnaires, les entreprises préférant augmenter leurs tarifs, diminuer le personnel, notamment à l'entretien des installations, et réduire les investissements utiles.

L'électricité, comme le gaz ou les transports, sont des services incontournables pour chacun. Ils ne devraient pas être confiés à des intérêts privés, même partiellement, car ceux-ci sont incompatibles avec les missions d'un service public de qualité, accessible à tous.

Plus globalement, ces annonces sur les allocations familiales comme sur EDF, démontrent que la France de 2013 n'a en rien changé sur la France de 2012.

Encore une fois, pour combler ses déficits, l'Etat se tourne vers la population salariée et laisse un ancien service public augmenter ses prix de manière scandaleuse, au risque de mettre des dizaines de milliers de familles en danger.

La France prend doucement la même voie que le Portugal, l'Espagne et la Grèce, avec un étranglement économique et un appauvrissement généralisé de la population orchestré par des gouvernements tantôt de gauche, tantôt social-démocrates, officiellement pour réduire des déficits publics volontairement grossis par les états eux-mêmes.

Refusons de payer leur crise !

Sur l'austérité comme sur les tarifs EDF ou la taxation des allocations familiales, montrons notre désaccord !

Deux raisons de plus de descendre dans la rue le mardi 5 mars.

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 14:24

CGT et FO appellent à une journée de grève et de manifestations contre l'accord de régression sociale signé par CFDT et MEDEF en février, sous la houlette du gouvernement.

Le projet d’accord sur l’emploi signé par les représentants du patronat d’un côté et de l’autre par les syndicats CFDT, CFTC et CFE-CGC organise structurellement encore plus de déréglementation du droit du travail.

Cet accord est scandaleux par son contenu, nous allons le voir, mais aussi par sa forme car signé par des organisations syndicales minoritaires, donc non représentatives des salariés de France.

Cet accord, c'est de nouveaux moyens donnés aux employeurs pour plus de fléxibilité, de précarité, plus de liberté pour licencier.

Exemples :

  • « Accords de maintien dans l’emploi » en contrepartie de l’engagement de ne pas licencier, une entreprise en difficulté peut conclure un accord majoritaire pour « ajuster » temps de travail et rémunérations, sans passer par un plan social si elle licencie 10 salariés refusant ces changements…
  • Des plans sociaux facilités « fixés » (procédure et contenu) soit par accord majoritaire avec les syndicats, soit par une homologation administrative dans les 21 jours avec des délais de contestation maximum préétablis…
  • Restructurations facilitées : mobilité interne obligée si un accord d’entreprise l’organise. Licenciement pour « motif personnel » en cas de refus…
  • Pour les entreprises de moins de 50 salariés : expérimentation du recours direct au CDI intermittent, alternant périodes travaillées ou non, dans 3 secteurs…

Selon un communiqué, « La CGT va amplifier sa campagne d’information par l’édition d’un journal tiré à 2 millions d’exemplaires, à destination des salariés pour favoriser leur mobilisation dans les semaines à venir ».

Si le Président de la République et le Premier Ministre se sont félicités de l’accord, des responsables et des élus socialistes jugent le texte issu de la négociation « déséquilibré » et pas « acceptable ».

Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj « les choix faits par les négociateurs de cet accord ne sont pas compatibles avec les engagements pris par la gauche [… ] il ne peut être question de priver la représentation nationale de son droit de débattre et de décider de l’orientation politique sur ces sujets essentiels ».

Pour André Chassaigne, Président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée Nationale « cet accord ne règle pas le problème des suppressions d’emplois massives et des fermetures de sites. Son contenu se situe dans l’adaptation aux exigences du patronat… Il faut étendre les pouvoirs des salariés, leur donner la possibilité réelle de faire valoir des propositions alternatives en cas de menace sur l’emploi… Il en va donc de la responsabilité du législateur qui doit épauler les salariés dans le rapport de forces défavorable qui les oppose au patronat. »

Alors que le Parti communiste et ses alliés du Front de gauche s’engagent dans une grande campagne « L’alternative à l’austérité, c’est possible ! », la simple existence de cet accord constitue une capitulation supplémentaire de ce gouvernement face aux exigences d'un patronat et d'un monde financier qui veulent accaparer toujours plus de richesses.

Cet accord va aggraver la situation des salariés, précarisé encore plus l'emploi.

Au parlement, les élus communistes et Front de Gauche s'opposeront à cet accord.

Dans la rue, également, les communistes appellent tout ceux qui ont voté Mélenchon en avril dernier et tous ceux qui ont voté Hollande pour une autre politique, une politique de gauche, à manifester leur rejet de cette capitulation.

Non ! Pas en notre nom ! Vous ne signerez pas cet accord digne de l'UMP !

Les communistes s'associent à l'appel des syndicats CGT, FO et d'autres organisations syndicales de travailleurs, pour faire du mardi 5 mars une grande journée de grève et de mobilisation contre l'accord MEDEF-CFDT.

Tous en grève le 5 mars !

 Rendez vous 11h00

Bourse du Travail

rue de l’Ardèche

 

 

 

 

 

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 09:49

Comme attendu, Peugeot est dans un rouge infernal. Cinq milliards de pertes : du jamais vu chez la marque au Lion !

Mort ? non blessé seulement ! Car, en analysant les comptes, le constructeur ne va pas si mal et le trou abyssal annoncé va lui permettre d’avoir la main très ferme au niveau social.

« Sur les cinq milliards de pertes, il y a 4,7 milliards de dépréciation d’actifs. La perte opérationnelle n’est que de 576 millions d’euros : ce n’est pas mal dans un contexte européen de l’automobile aussi effroyable », m’explique un analyste financier spécialiste du secteur.

La Bourse a bien réagit et l’action Peugeot se reprenait significativement après l’annonce de ces résultats catastrophiques …

Et pour cause, les boursiers connaissent la chanson. « Quand un groupe choisit de passer un tel niveau de dépréciation d’actifs, c’est pour noircir le tableau et légitimer tout ce qu’il va faire ensuite », poursuit l’analyste.

Tant sur un plan stratégique, financier ou commercial, mais surtout sur un plan social. Et ça, cela ravît les financiers. Bien sûr.

Les cinq milliards d’euros de pertes sont relatifs. Il s’agit d’un « jeu d’écritures ». Même le directeur financier de Peugeot, Jean-Baptiste de Châtillon le reconnaît. En clair, le groupe, en accord avec lui-même, estime que ce qu’il possède a perdu de la valeur. Par exemple un immeuble, une filiale ou encore une marque.

SUBJECTIFS

Certes, ces nouvelles évaluations sont approuvées par des commissaires aux comptes mais ceux-ci ont toujours les mains plus ou moins liées par leur client. Surtout quand il s’agit d’un groupe aussi important. Et puis, les risques sont minimes : il ne s’agit pas de faux mais d’éléments …. Subjectifs !

Pourquoi se priver quand ces comptes vont conduire à se délier les mains, cette fois, sur le plan humain.

Les syndicats ne sont pas dupes et leur analyse rejoint, paradoxalement, celle des marchés. Ils pointent l’objectif de Peugeot de placer tranquillement son plan de restructurations et, sans doute d’alourdir la facture sociale. On peut, d’ailleurs, tout craindre du rapprochement avec l’américain General Motors …

Par ailleurs, PSA entend repositionner ses deux marques : Peugeot en haut de gamme (ce qui lui manque cruellement) et Citröen avec d’un côté les gammes C et de l’autre les DS. Le tout sans faire de « low cost », assure le président Philippe Varin.

Une vraie auberge espagnole qui, si elle servait à filialiser encore plus concrètement les entités concernées, conduirait à resserrer l’étau social.

Déjà, PSA Peugeot Citroën a annoncé un plan prévoyant 11.200 suppressions d’emplois entre 2011et 2014 sur un effectif global de 91.000 personnes. Le groupe va fermer son usine d’Aulnay-sous-Bois qui emploie 3.000 salariés. Il faut d’ailleurs, selon notre analyste, rajouter à ce titre 300 millions d’euros de provisions ce qui, avec les 4,7 milliards de dépréciations,
constitue les cinq milliards d’euros de pertes pour 2012.

Avec ses coupes sombres dans la masse salariale, Peugeot prévoit (à ce jour) d’économiser 600 millions en année pleine. Il compte aussi épargner 100 millions d’euros grâce aux accords de flexibilité du travail qui attendent le feu vert des députés.

Le Lion est donc très confiant. Au point de se passer d’une nationalisation, dont personne ne veut entendre parler à Matignon et à l’Elysée.

Denis Thomas

URL de cet article 19353 :
http://www.legrandsoir.info/peugeot-en-perte-historique-charge-la-barque-et-vire-a-tour-de-bras.html
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 09:54

Une zone euro en récession avec une France au point mort ? Un chômeur qui s'imole par le feu ?... Heureusement qu'il y a Findus... et son affaire !

Décidément, nos médias se donnent beaucoup de mal pour faire de l'audience, vendre du papier, en évitant les sujets qui fâchent, ceux qui pourraient donner l'impression que le système est en roue libre et que le gouvernement laisse faire.

Après le mariage pour tous, sujet intéressant mais..., voilà que nos journalistes se sont pris de passion pour le scandale de la viande de cheval.

Findus et mariage pour tous comme animations

La sécurité alimentaire et la traçabilité des ingrédients sont des sujets importants sur lesquels nous revenons régulièrement. Encore faut-il aller au fonds de l'affaire et ne pas se limiter à y voir une simple magouille économique ! A quand un grand dossier sur les conséquences du libéralisme économique en agriculture et en agroalimentaire, histoire d'éclairer le débat ? De cela, vous ne verrez rien ! L'objectif n'est pas de faire comprendre les causes profondes de ce scandale, les responsables des failles du système, mais bel et bien de jouer sur l'émotion pour attirer le lecteur-télespectateur-consommateur.

Ce sujet qui monopolise le tiers des JT fait suite au mariage pour tous et précède certainement un autre sujet "majeur". On amuse la galerie en survolant des sujets sociétaux sans jamais aborder la question de fonds : pourquoi cette société génère-t-elle tant de difficultés ?

Une crise capitaliste qui s'approfondit en silence

Pendant ce temps, le système capitaliste continue de creuser notre tombe. Au sens premier du terme, pour certains.

C'est malheureusement le cas pour un chômeur nantais, un père de famille de 43 ans, en fin de droits, qui s'est immolé par le feu devant une agence de Pôle Emploi après s'être aspergé d'essence. En août dernier, c'est un allocataire du RSA de 51 ans qui avait fait la même chose devant la Caisse d'Allocation Familiale de Mantes-la-Jolie.

Quelle est cette société qui amène des travailleurs à cette extrémité sans réagir ?

Face à tous ces abrutis, au cerveau confit par des idées bien à droite, qui considèrent les chômeurs et allocataires du RSA comme des profiteurs et des fainéants, la vérité apparait, crue, effroyable : le chômage et la misère qu'elle entraine sont des souffrances que certains n'arrivent plus à supporter, au point d'envisager le suicide. Et parfois de passer à l'acte.

Et les choses ne s'amélioreront pas si l'on en croit les chiffres de la croissance !

Avec une croissance nulle en 2012 (0 %), la France ne voit pas progresser les richesses produites en France. Comme le gouvernement "socialiste" n'a absolument pas changer la règle de répartition des richesses produites entre capital et travail, cela veut dire que la part des richesses laissée aux travailleurs par les patrons a stagné en 2012 tandis que les prix, eux, ont augmenté. En clair, globalement, nous avons perdu du pouvoir d'achat en 2012.

Et la situation française n'a malheureusement rien de spécifique puisque c'est toute la zone euro qui est en récession économique en 2012 avec une baisse du PIB de 0,5 % !

C'est donc tout le modèle économique européen, basé sur le libéralisme et l'austérité, qui s'est enfoncé dans la crise en 2012 !

D'ailleurs, le FMI reconnait désormais officiellement que les politiques menées en Europe par des gouvernements et une Union européenne acquis aux marchés son néfastes. Le FMI dit ainsi que "les plans d'austérité sont allés trop loin dans la brutalité en enfonçant ces pays dans la récession".

C'est le cas de la Grèce où le PIB s'est encore enfoncé cette année de 6,4 % (!), du Portugal (- 3,2 %) ou de l'Espagne (- 1,37 %) et même de l'Italie du commissaire (politique) européen Mario Monti (- 2,2 % !). Tout les bons élèves de l'école libérale, ceux qui dérégulent leurs pays, suppriment des fonctionnaires et font des coupes budgétaires dans les programmes sociaux, connaissent une forte récession ! Bravo les experts !

Mais, comme on ne se refait pas, le FMI considère néanmoins que "l'amélioration de la compétitivité (en clair la baisse des salaires) tarde encore à produire des effets suffisants pour relancer la machine économique et compenser l'effondrement de la demande intérieure." Je ne suis pas économiste mais il faudra quand même que ces agents des marchés réussissent à nous expliquer comment la baisse des salaires peut ne pas provoquer une nouvelle baisse de la demande intérieure et à qui nous allons vendre nos productions puisque l'essentiel des exportations des pays européens sont à destination... d'autres pays européens ?

Même l'Allemagne connait désormais un coup de frein à son économie !

Le "modèle" allemand des libéraux de tout poil commence à s'enrayer. Avec 0,7 % de croissance en 2012, il est encore positif sur l'année mais les derniers mois ont été poussifs. Le dernier trimestre est même passé dans le rouge pour la croissance allemande avec une baisse de 0,6 % ! Historique !

Cette dégradation économique va t-elle entrainer une guerre des monnaies aux conséquences dévastatrices ? C'est ce que craind le G20, qui réunit les 20 premières puissances économiques mondiales.

Arrêter le suicide libéral et changer de politique

Décidément, les faits sont têtus.

Chômage, déficit, croissance,... les chiffres sont mauvais.

Droite et gauche socialiste se renvoient la balle, c'est de bonne guerre ! La vérité, c'est que les uns comme les autres mènent des politiques assez voisines, respectant scrupuleusement les règles libérales imposées par les marchés et leur outil politique, l'Europe.

Impossible de mener des politiques de relance industrielle, de redistribution des richesses et de solidarité entre pays dans le cadre de cette Europe et des règles ultra-libérales !

Nos amis socialistes devraient en prendre conscience s'ils veulent réellement améliorer la situation des français. Les expériences récentes des sociaux-démocrates espagnols ou grecs devraient aussi leur enseigner que l'on ne peut pas tenir un discours de gauche et mener une politique de droite en période de crise majeure sans en subir les pots cassés électoraux. Le PS grec (PASOK) n'est plus crédité désormais que de 7 % des intensions de voix, lui qui a dirigé longtemps la Grèce et réalisait encore en 2008 des scores voisinant les 40 %.

Quoique fassent les médias, la réalité des français ne se résume pas au mariage gay ou aux lasagnes de cheval !

Montée du chômage et de la précarité, dégradation des services publics et baisse du pouvoir d'achat sont au cœur des préoccupations populaires.

Le silence des médias ne cachera pas la réalité d'une inquiétude et d'un mécontentement croissant des français sur l'avenir du pays et le leur.

Le silence des médias ne cachera pas non plus l'existence d'autres voies, d'autres solutions, basées sur une plus juste répartition des richesses, sur une politique de solidarité et d'investissement dans la recherche, l'éducation et l'industrie. Les communistes se font forts de porter ces solutions à la connaissance de la population dans les mois à venir.

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 10:48

De la viande de cheval à la place de la viande de boeuf dans des lasagnes industrielles ? Et si on relocalisait nos productions agricoles ?

Depuis trop longtemps la libéralisation économique entrainait des aberrations sanitaires et écologiques dans le domaine agroalimentaire. Pour paraphraser la publicité, "heureusement qu'il y a Findus"... pour faire sortir le dossier !

Car, ce que révèle ce dossier, c'est à quel point le libéralisme et l'ouverture des marchés entrainent une dérive vers le "moins disant économique", le moins cher, qui prive les producteurs français de débouchés et entraine la circulation de produits agricoles dans des circuits complexes et parfois opaques. Avec, parfois, des scandales comme celui-là.

Il ne faut pas non plus dramatiser de trop. Des affaires de ce type doivent exister de façon marginale, limitée. Et, dans le dossier Findus, il ne s'agit pas de produits dangereux pour la santé mais "seulement" (Oserai-je dire ?) de tromperie sur la marchandise.

Cependant, de réformes de la Politique Agricole Commune en ouverture des marchés, l'agriculture et l'agroalimentaire ont été entrainées dans un tourbillon libéral qui fait disparaître des milliers d'exploitations en France chaque année, qui nous rend dépendants désormais des importations dans plusieurs domaines, notamment tout ce qui est protéagineux (le soja, transgénique parfois, à la place des pois, luzernes ou lupins) alors que nous pourrions être autosuffisants.

Les industriels vont désormais chercher au moins cher, parfois à l'étranger par le biais de grossistes ou de traders qui ne voient jamais la marchandise, et qui sous-traitent leurs commandes à d'autres grossistes ou traders, comme dans le cas de Findus.

Bref ! Tout ça est bien opaque et la traçabilité des ingrédients de nos plats préparés est loin d'être assurée.

D'un point de vue sanitaire, cette libéralisation, c'est la roulette russe pour le consommateur !

D'un point de vue écologique, lorsque la viande part de Roumanie pour venir en France et que la tomate vient du Maroc avant d'être transformée en Espagne pour finir dans l'usine française avec la viande roumaine, on comprend que des milliers de camions circulent sur les routes européennes pour assurer ce flux de marchandises. Y compris pour les plats estampillés bio !

La question se pose alors : pourquoi ne pas relocaliser ces productions ?

La France possède une solide filière viande bovine, des céréaliers pour les lasagnes et des maraîchers pour les tomates, pour reprendre le dossier des lasagnes Findus. Il est possible de trouver les ingrédients en France !

Relocaliser les productions en France, c'est finalement s'attaquer au marché, à la concurrence libre et non faussée et aux marges des entreprises agroalimentaires ou de la grande distribution. Et c'est aussi relocaliser des emplois !

Autant dire que l'on est à contre-courant de la dérégulation libérale actuelle ! Et que l'on s'oppose aux sacro-saintes règles capitalistes qui veulent qu'on laisse faire le marché.

Pour cela, il faudrait une volonté politique, notamment des principales puissances agricoles européennes, France en tête.

Or, justement, comme le rappelle un communiqué du PCF, "le scandale alimentaire de plats surgelés s'invite à la table au moment où l'Union Européenne saborde son budget en direction de la Politique Agricole Commune et l'aide aux plus démunis !". L'Europe choisit la voie inverse, celle d'un désengagement public des dossiers agricoles et alimentaires.

Et ce n'est pas du côté des syndicats agricoles français qu'il faut espérer une réaction contre ce libéralisme suicidaire : les dernières élections aux Chambres d'Agriculture, le 31 janvier dernier, ont confirmé la place dominante d'une FNSEA acquise au libéralisme et à la mondialisation, quoiqu'en disent les rodomontades régulières de ses responsables de filière.

Comme le rappelle le même communiqué du PCF sur le cas "Findus", "faire mine de découvrir ces agissements est malhonnête, alors que les organisations paysannes, salariés, consommateurs, revendiquent relocalisations, traçabilité et qualité." Et de rappeler que " Paysans et salariés en font une exigence à même de garantir la rémunération de leur travail."

Les communistes veulent mettre fin à "la double peine alimentaire des familles modestes condamnées à se nourrir à bas prix et sans garanties."

Face à une liberté commerciale et industrielle qui n'est qu'un alibi aux industriels pour chercher à produire toujours moins cher pour accroître leurs bénéfices, les communistes estiment que "seule une ambitieuse politique agricole et alimentaire européenne serait gage de sécurité et qualité."

Après une proposition de loi pour encadrer les prix de la grande distribution et défendre le revenu des agriculteurs, les parlementaires communistes et du Front de gauche s'emparent du dossier de la sécurité et de la traçabilité alimentaire et "déposeront une proposition de loi en faveur de l'indication géographique obligatoire des produits transformés et demanderont l'ouverture d'une commission d'enquête."

La France a la possibilité de protéger ses consommateurs de telles fraudes, elle doit saisir l'occasion qui lui est offerte par cette loi communiste !

Plus globalement, au niveau européen, la France peut et doit obtenir une inflexion nette de la Politique Agricole Commune pour protéger les paysans et les consommateurs, assurer une production de qualité à des prix raisonnables.

Au gouvernement d'agir !

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 11:08

La réforme du NHS (National Health Service), sous la poigne de fer de l'ultralibérale Margareth Thatcher, a entrainé une réduction drastique des moyens des hôpitaux, moyens financiers et moyens humains.

Ces politiques qui regardent la santé comme un poste de dépense inutile, qu'il faut privatiser, entrainent des conséquences humaines catastrophiques, notamment pour les plus fragiles, les plus démunis des citoyens.

Rien que dans un seul hôpital, celui de Stafford, ce sont 1 200 patients qui sont morts par manque de soin, abandon et hygiène déplorable entre 2005 et 2008 ! C'est ce que prouve le rapport d'une commission d'enquête publique après un travail entamé en 2010.

Entre temps, l'absence de changements au sein de l'hôpital n'a pas dû freiner la courbe morbide de l'hôpital.

Ce rapport public reproche une vision comptable de l'hôpital, avec des dirigeants uniquement concentrés sur le budget et la réduction des dépenses.

Mais qu'est-ce qui différencie cette réforme anglaise de la réforme Hôpital-Patient-Santé-Territoire mise en place par la majorité de droite sous Sarkozy ? La tarification à l'acte, les regroupements d'hôpitaux, les fermetures de service, les fermetures de maternité, le manque récurrent de personnel, les trop nombreuses heures supplémentaires,... tout cela a entrainé une formidable dégradation de notre système de santé hospitalier.

Déjà aujourd'hui en France, le temps d'attente aux urgences devient intenable pour les patients comme le personnel. Pour les femmes enceintes, les cas d'accouchement sur la route, par les pompiers, sont les conséquences des fermetures de maternités de proximité. Jusqu'au drame parisien qui a entrainé la mort d'un nourrisson il y a quelques jours.

Va t-on attendre que notre système de santé rejoigne par le fond le système de santé britannique ?

Le rapport britannique sur l'hôpital de Stafford pointe d'horribles maltraitances vis-à-vis de patients souvent âgés, comme des malades qui demmeuraient pendant des jours dans des draps souillés par leurs excréments, des malades qualifiés "d'abandonnés", affamés et assoiffés, au point de devoir se résoudre à boire l'eau des vases,... La liste est longue, malheureusement.

Ces 1 200 morts en quatre ans dans un seul hôpital du centre de l'Angleterre a provoqué une vague d'indignation dans le pays et, déjà, cinq autres hôpitaux britanniques vont faire l'objet de commissions d'enquête au regard de la mortalité anormalement forte qu'on y constate.

Le Royaume-Uni, première victime européenne du libéralisme de choc, avec Thatcher en 1984, rouvre ses charniers et commence à compter les morts des politiques de casse des services publics menées ces trente dernières années.

La France a mieux résisté au rouleau compresseur libéral, grâce à la résistance du mouvement social et, reconnaissons-le, à la présence d'une culture politique anticapitaliste puissante, représentée par le Parti communiste.

Notre situation sanitaire n'atteind pas heureusement l'horreur du système de santé britannique. Malheureusement, d'années en années, les réductions budgétaires, les suppressions de postes, de services ou d'hôpitaux, nous entrainent dans une spirale où les bons soins seront réservés à ceux qui ont les moyens de se les payer et, pour l'immense majorité des français, restera un système public qui ne sera que le fantôme de ce qu'il était récemment.

Comme dans l'éducation, les transports ou l'énergie, la France a besoin de services publics de santé renforcés, puissants, pour offrir à chaque français, quel que soit son âge, son lieu de résidence et ses revenus, une prise en charge efficace, rapide et sûre.

Encore une fois, sauver le système de santé français passe par une redistribution des richesses et une réorientation des dépenses qui rompe avec le schéma libéral actuel et passé, qui en finisse avec l'austérité.

Pour un système de santé qui place le patient au centre du système, il faut rompre avec le schéma de la réforme Hôpital-Patient-Santé-Territoire. On ne s'étonnera pas, sinon, de voir un jour un Stafford français faire la Une des médias.

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 11:21

Les syndicats sont-ils responsables de la crise, des délocalisations et des licenciements ?

Si la droite et l'extrême-droite répondent oui, naturellement, à cette question de classe, il est malheureux que le Parti socialiste prête désormais le flan à ce type de honteuses affirmations.

Aujourd'hui, des centaines de salariés venus de toute la France sont appelés à converger au siège de Goodyear, en Île de France, pour soutenir les 1 173 salariés de l'usine d'Amiens-Nord qui risquent de perdre leur emploi rapidement. Devraient être présents, des salariés de PSA Aulnay, de Sanofi, de Pilpa, d'Arcelor, de FRALIB, 3 Suisses, Ford et d'autres entreprises menacées de fermeture.

Le même jour, c'est le monde de l'éducation qui se mobilise contre une réforme des rythmes scolaires mal préparée, mal financée et qui risque d'accentuer l'écart entre villes riches, proposant un large panel d'activités aux gamins, et villes pauvres ou rurales, qui ne feront que de la garderie.

Face à cette convergence des luttes pour l'emploi, le patronat et les spéculateurs boursiers commencent à s'inquiéter.

Et si un grand mouvement social démarrait en France et mettait fin à l'impunité économique dont bénéficient les actionnaires et à la gigantesque régression sociale qu'ils déroulent depuis des années ?

Pas étonnant de voir depuis toujours les forces politiques qui représentent les puissances d'argent, les partis de droite, dénoncer les syndicats, mettre sur leur dos des décisions économiques dont ils ne sont pas responsables et les accuser de saboter des emplois... qui sont les leurs, en les accusant d'archaïsme ! Pendant des décennies, au début de la Révolution industrielle, ces mêmes forces de droite se sont acharnées à réprimer tout les mouvements sociaux, à emprisonner ceux qui tentaient de créer des syndicats. Il aura fallu des grèves et des morts pour que les forces représentant la bourgeoisie cèdent sur cette question des sydicats. Relisez "Germinal" de Zola, et vous comprendrez !

Aujourd'hui, dans une société capitaliste en crise économique et écologique, la colère gronde.

Beaucoup d'entre nous sont en difficultés sur le plan financier. Beaucoup craignent pour leur avenir professionnelle, leurs retraites, l'avenir de leurs enfants.

La crise que nous traversons, on s'en souvient, s'est accélérée avec l'effondrement de la bulle spéculative immobilière en 2008. Cette crise a entrainé tout le système financier autour de banques qui ne pensaient plus qu'à spéculer avec des systèmes opaques et artificiels qui se sont révélés toxiques pour l'économie.

Tout se système s'est effondré en quelques mois et se sont les états, donc les contribuables, qui ont épongé la dette des banques. La France a connu une explosion de sa dette à ce moment là. Merci Sarkozy !

Depuis, la crise continue mais les profiteurs du système, qui ne vivent pas du RSA mais des dividendes que leur rapportent leurs actions en Bourse, ces profiteurs veulent continuer de profiter du système. La seule façon : accentuer la pression sur le reste de la population, notamment sur ceux qui produisent les richesses en diminuant toujours plus le "coût du travail".

Tout cela s'exprime par des licenciements, des baisses de primes et de salaires, des délocalisations !

Ceux qui profitent de la hausse du chômage et de la pauvreté en France, ce ne sont pas les travailleurs et leurs syndicats ! Ceux qui en sont la cause ne sont pas non plus les travailleurs et leurs syndicats !

Mais, pour éviter que tout ceux qui se retrouvent au chômage soient rejoint dans la protestation par ceux qui risquent un jour de s'y retrouver, il faut diviser, accuser dans les rangs mêmes des victimes.

C'est le rôle naturel de la droite : accuser les syndicats, les fonctionnaires, les assistés, les jeunes. Tout dépend du contexte.

C'est aussi le rôle naturel de l'extrême-droite, la droite avec le racisme en plus. A la liste précédente, l'extrême-droite rajoute les immigrés. Pour certains, à l'extrême-droite, il y a aussi les juifs, les communistes ou les francs-maçons.

Mais que viennent faire des ministres d'un gouvernement de gauche dans cette cabale contre les travailleurs ? Que vient faire le nouveau dirigeant de la CFDT dans le camp de ceux qui poussent à l'abandon de la lutte ?

Manuel Valls, l'homme qui expulse plus de Rroms que Hortefeuer, assimile les salariés à de potentiels casseurs de l'outil de travail et Berger, de la CFDT, accuse la CGT d'être responsable de la fermeture de Goodyear.

Peut-être que la capitulation en rase campagne du gouvernement et de la CFDT face au patronat sur l'accord de flexibilisation de l'emploi, qui doit être voté courant mars à l'Assemblée, contribue à éclairer les événements ?

Il semble bien que le gouvernement et le syndicat réformiste CFDT aient décidé d'abandonner tout résistance face aux marchés et aux exigences des actionnaires et des banques (voir la dette).

L'Histoire nous enseigne que les grandes victoires ouvrières se gagnent sur le terrain de la lutte et dans l'isoloir. L'un ne va pas sans l'autre !

A chacun de réfléchir à son engagement dans la lutte, engagement social et syndical, comme engagement politique.

Les communistes ont choisi leur camp, leur "côté de barricade", celui de la lutte et de la volonté de bousculer les choses, l'ordre établi. A nous de réveiller les consciences et de faire reculer le renoncement qui paralyse beaucoup de travailleurs !

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 10:30

Le 36ème Congrès du Parti communiste s'est clos à Aubervilliers dimanche soir avec une volonté de rassembler largement ceux qui refusent de capituler devant la politique d'austérité.

Par où commencer ce compte-rendu de congrès ? J'ai hésité entre : "Ce parti communiste considéré comme mort en 1990 a finalement une sacrée patate !" et "Le parti communiste sort fin prêt à combattre dans la rue et au Parlement les politiques d'austérité et de renoncement".

Force de changement

Peut-être faut-il tout bonnement rappelé ce chiffre : 7 000.

7 000 personnes ont fait le choix de rejoindre le Parti communiste français en 2012, le double des années précédentes.

7 000 nouveaux adhérents, beaucoup de jeunes, beaucoup d'actifs.

7 000 nouveaux communistes, certains venus par le Front de gauche, d'autres pour en finir avec le capitalisme.

Malgré une forte présence journalistique, les rédactions nationales ont souhaité taire les travaux du troisième parti français en termes d'adhérents et d'élus locaux et nationaux. Du silence médiatique, n'est ressorti qu'une information, celle de l'abandon du marteau et de la faucille sur les nouvelles cartes d'adhérents. On ne sait pas si c'était pour s'en réjouire ou pour railler ceux qui continuent de revendiquer l'actualité de ces symboles ?

Pour beaucoup de congressistes, moi en premier, ce n'était pas là le sujet essentiel.

L'actualité du Parti communiste et des communistes, c'est de savoir comment être utiles au peuple de France, comment contrer ces politiques suicidaires d'austérité que nous imposent tous les gouvernements successifs, sous pression de l'Europe, des marchés financiers et du lobby patronal ?

Désolé, messieurs les médias, mais les communistes ne sont pas dans le symbolique, mais parmi le peuple, les pieds dans la merde et la colère au poing !

Les communistes, force motrice du Front de gauche, revendiquent leur place dans la victoire de François Hollande en mai 2012. Les 4 millions de voix qui se sont portées sur Jean-Luc Mélenchon ont fortement contribué à la défaite de Sarkozy.

Aujourd'hui, c'est sans regrets que les communistes assument cette victoire contre le président le plus réactionnaire que la France ait connu depuis la fin de l'Occupation allemande.

Sans regrets mais avec colère, donc, contre une majorité se revendiquant de gauche et incapable de regarder au delà de l'horizon bouché de la crise, de donner des perspectives positives aux travailleurs français en tenant tête aux forces qui ont provoqué la crise économique et financière et qui en profitent aujourd'hui pour se gaver encore plus et recomposer la société française dans ses intérêts exclusifs.

Le Parti communiste aujourd'hui, ses 130 000 adhérents, ses 26 parlementaires, son président de Conseil régional (Corse), ses deux présidents de conseils généraux (Allier, Val-de-Marne), ses 94 conseillers régionaux, ses 78 maires de communes de plus de 10 000 habitants, ses 235 conseillers généraux, ses 8 007 conseillers municipaux, ses milliers de militants syndicaux, associatifs, tous ensembles, nous avons fait le choix de refuser de cautionner la politique libérale actuelle et de nous battre pour changer l'orientation des choses, la destruction de l'emploi industriel et des services publics en France.

Contre l'austérité, pour le droit de vote des étrangers, pour l'amnistie syndicale : des campagnes à venir

Lors de ce congrès, les quelques 700 congressistes présents ont pu échanger dans des ateliers, à la tribune ou lors d'échanges informels.

La disparition de la faucille et du marteau ont fait débat au congrès, oui, mais ce qui n'a pas fait débat, c'est le choix de se lancer dans d'importantes campagnes pour changer la politique, dès la fin de ce congrès !

Au delà des divergences plus ou moins importantes entre les uns et les autres, saines et normales dans une organisation démocratique (c'est pas le FN !), l'unité des communistes s'est faite pour proposer une autre répartition des richesses, de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, exiger des nationalisations, combattre le fatalisme de la crise et les exclusions, sexistes, raciales ou sociales.

Refuser le budget d'austérité, né du traité Sarko-Merkel que nous avons rejeté, et proposer des alternatives crédibles, immédiates pour relancer le pouvoir d'achat et l'emploi, c'est ce qu'ont décidé les communistes !

C'est ainsi qu'ont été proposées plusieurs initiatives, comme le dépôt ce mois-ci d'une proposition de loi interdisant les licenciements boursiers, d'une autre permettant l'expropriation par une collectivité d'une entreprise viable et condamnée à la fermeture (la Loi M-real !) ou d'une loi amnistiant les militants pourchassés pour leurs activités syndicales ou associatives sous l'ère Sarkozy.

C'est aussi le droit de vote aux élections locales des immigrés résidant en France qui sera défendu. Cette vieille revendication communiste ne serait que justice pour ces centaines de milliers d'immigrés vivant en France, qui font tourner l'économie et le commerce, qui paie des impôts et que l'on exclut de la vie sociale française.

Dans un monde qui s'enfonce dans la crise économique et écologique sous le poids des intérêts égoïstes de quelques grands groupes privés, le communisme redevient une alternative crédible aux yeux de milliers de travailleurs.

Ce congrès du PCF aura d'ailleurs attiré l'attention de centaines d'invités associatifs et syndicaux, des autres forces de gauche (PS, Verts, NPA, LO,...) et de plus de cents délégations étrangères des cinq continents !

Offensif comme jamais, rajeuni, le Parti communiste entend bien porter l'exigence d'une autre politique, progressiste et anticapitaliste. Avec ou sans le marteau et la faucille, mais avec le drapeau bien rouge et bien visible !

Congrès PCF 2013 (4)

  La délégation euroise au congrès

Congrès PCF 2013 (1)

Fralib, PSA, Eléphant, Pilpa, Sanofi...
les communistes ont accueilli chaleureusement les délégations de salariés en lutte

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Published by Eric RUIZ - dans En France
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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 09:45

Certains au parti socialiste ont complètement perdu contact avec la réalité !

Quand une haute personnalité comme le maire de Lyon considère qu'avec moins de 3 000 euros son adjoint ne pourrait pas s'en sortir, on peut difficilement y voir autre chose qu'un mépris pour ceux qui travaillent pour moins que le SMIC, pour parfois 800 € comme dans la grande distribution ou ceux qui ne touchent que les 568 € maximum du RSA.

C'est vrai qu'il ne doit plus y avoir beaucoup d'ouvriers dans les hautes sphères socialistes !

PS : Gérard Collomb insulte 90% des français qui ne gagnent pas 3000€ par mois
La grille de lecture des salaires selon Gérard Collomb peut surprendre. Pour le maire de Lyon, si son adjoint devait se retrouver à percevoir 3 000 euros, il "serait dans une situation extrêmement difficile".
C'est l'observation faite par le "socialiste" sur Public Sénat, dans l'émission Preuve par Trois :
Moi par exemple, mon adjoint à l'urbanisme, adjoint à l'urbanisme à Lyon c'est quand même une fonction à plein temps, il doit je crois être à 3.000 euros d'indemnités. S'il n'a pas un cumul des mandats, il se trouve dans une situation extrêmement difficile.
Une manière pour lui d'évoquer le non-cumul des mandats. Le maire de Lyon l'a dit et répété à plusieurs reprises, il n'est pas fan de cette mesure. Sur Public Sénat, il a de nouveau tenu cette ligne, en ajoutant l'argument économique.
Non, il ne cumule pas trois indemnités, a martelé le maire socialiste :
Beaucoup de gens croient qu'on cumule les indemnités. Non ! Elles sont plafonnées.
Il détaille ce qu'il perçoit mensuellement :
"Cela fait 98 00 euros. Au total, ça ferait à peu près 19 000 euros. Mais je ne touche que 9 000. Je travaille gratuitement pour la ville de Lyon, pour le grand Lyon. C'est parce que c'est ma passion, ma vie est à Lyon."
Et bien moi, je milite gratuitement au PCF. Pire même ! Je paye une cotisation pour ça !
A droite : pas mieux !
Une autre personnalité politique aurait utilisé un argument semblable contre le cumul des mandats : Jean-François Copé.
Dans un livre de Sophie Coignard et Romain Gubert, L'Oligarchie des incapables, l'actuel président de l'UMP aurait déclaré à ce sujet : "Tu comprends, si on a ici (à l'UMP) que des gens qui se contentent de 5 000 euros par mois, on n'aura que des minables." Mais le député-maire de Meaux a démenti l'existence de cette petite phrase.
C'est en tout cas très sympa pour les "minables" qui vivent avec moins de 5 000 € par mois !
Arrêtons de nous faire mépriser par une classe politique qui vit avec les salaires et les avantages de certains grands patrons ! Il est temps que le petit peuple, celui qui bosse pour quelques milliers d'euros maxi par mois réinvestisse la politique, histoire de remettre un peu de réalité dans les hautes sphères de l'Etat !
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