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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 10:04
Nous reprenons ici une excellent décryptage des "analyses" des médias dominants sur la trahison de la CFDT, de la CFTC et de la CGC devant le MEDEF avec l'accord de janvier qui fait sauter le CDI et la réglementation sur les licenciements qui protège actuellement les travailleurs.
Cet article de Frédéric Lemaire, sur Acrimed (http://www.acrimed.org/article3984.html), démontre bien que les grands médias ne font que véhiculer qu'un seul discours, qu'une seule analyse, celle des marchés financiers et des grands entreprises qui contrôlent ces médias (Bouyghes, Lagardère, Dassault,...).
Des dizaines de journaux et de chaînes télé pour diffuser le même charabia, les mêmes séries mercantiles et les mêmes publicités : une diversité de façade qui soumet nos cerveaux à une propagande concertée en faveur d'une société de consommation et de divertissement qui va de pair avec une soumission aux dogmes économiques libéraux.
Consommez ! Consommez ! Les financiers dirigent vos vies et les médias vous lavent le cerveau !
Solidaire

Le 11 janvier, les organisations patronales et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC et CFTC) ont conclu un accord sur la prochaine réforme du marché du travail, au terme d’une négociation commencée en octobre dernier. L’enjeu était important, puisque le gouvernement avait annoncé qu’un éventuel accord entre « partenaires sociaux » serait transcrit dans la loi.

Dans la presse, la signature de l’accord a été quasi-unanimement acclamée. Pour les habituels prescripteurs d’opinion l’accord serait « gagnant-gagnant », « audacieux », ou encore « une bouffée d’air au dialogue social »… Pourtant le texte est loin de faire l’unanimité, notamment parmi les syndicats [1].
Compte tenu de l’importance et de la technicité du texte, un véritable travail d’information aurait été bienvenu, explicitant les subtilités de l’accord et les positions en présence. Mais, c’est hélas coutumier, l’information a cédé le pas au copié-collé des « éléments de langage » du gouvernement ; et aux commentaires, opinions, parti pris des éditocrates, qui, en toute suffisance, s’autoproclament juges de la « démocratie sociale »…

« Plus de souplesse aux entreprises » et « plus de protection aux salariés », c’étaient les termes du gouvernement pour qualifier la réforme du marché du travail censée résulter des négociations entre organisations patronales et syndicales, lancées le 4 octobre 2012. Cette présentation de la réforme suggère qu’elle opèrerait un équilibre délicat, « gagnant-gagnant », entre les intérêts des entreprises et ceux des salariés – selon des termes (« souplesse », « protection ») qui fleurent bon l’agence de com’.

Que le gouvernement communique autour d’une de ses initiatives est une chose. Que les médias en reprennent unanimement les « éléments de langage » en est une autre… Car depuis l’AFP jusqu’à Reuters, Libération ou le Figaro, en passant par France Inter, RTL, France Télévisions, c’est la même rengaine : la réforme qui devrait résulter des négociations promet « plus de souplesse aux entreprises, et plus de protection aux salariés » (voir en annexe cette étonnante uniformité lexicale qui est aussi une spectaculaire démonstration d’unanimisme médiatique).

Un accord « donnant-donnant, équilibré et subtil » (Les Échos)

Les éditorialistes, quant à eux, sont unanimes. « Un accord (presque) historique  » titre Le Monde, pour qui « l’accord […] a l’imperfection de tous les compromis, mais il est équilibré, gagnant-gagnant » (12 janvier). Même sentence pour Libération, « les Cassandre ne manqueront pas de trouver bien des défauts à ce projet d’accord. Mais elles auront tort. Cette négociation […] apporte une bouffée d’air au dialogue social dans un pays au bord de l’asphyxie » (11 janvier).

Pour Franz-Olivier Giesbert, du Point, « l’accord […] n’est certes pas parfait, mais il a au moins le mérite de sortir la France du formol social dans lequel elle trempe depuis Mathusalem, avec les résultats que l’on sait en matière de chômage  » (10 janvier). Christophe Barbier, directeur de L’Express, étale quant à lui son art de la pédagogie : « la flexibilité, c’est la sécurité ! Il ne faut pas opposer la flexibilité et la sécurité. » (éditorial du 11 janvier sur iTélé).

Les Échos, moins pédagogues sans doute, exultent : « la clef de ce compromis se trouve du côté de la flexibilité. À tel point qu’au lieu de parler de flexisécurité, il convient d’évoquer la sécuflexibilité. » Se payant, au passage, le gouvernement : « L’ironie est qu’il appartient à la gauche d’avaliser le mot même de flexibilité qu’elle rangeait dans la case de l’ultralibéralisme il y a un an. Mais, après tout, elle récusait également tout problème du coût du travail et toute idée de hausse de la TVA.  »

Haro sur les « archaïques »

Mais Le Monde s’inquiète déjà de la fragilité des acquis de l’accord : « le plus dur est à venir : obtenir des élus socialistes le même respect de la démocratie sociale » (12 janvier). Une démocratie sociale qui a cela de sympathique qu’elle permet à trois syndicats minoritaires en termes de représentativité (au total, 38,7% aux dernières élections prudhommales) d’endosser un accord refusé par deux syndicats majoritaires (au total 49,7% aux dernières élections prudhommales, voir seconde annexe).

Libération annonce « que les partenaires sociaux, ou au moins une majorité d’entre eux, s’accordent sur une première négociation sociale, attendue depuis des années  » (11 janvier). Une majorité dont le quotidien oublie de préciser qu’elle est, en termes de représentativité, minoritaire.

Même oubli dans le Nouvel Observateur, qui annonce qu’« une majorité de partenaires sociaux a donné un avis positif, vendredi 11 janvier en fin de soirée, sur la signature de l’accord tant attendu sur la sécurisation de l’emploi, actant plus de droits pour les salariés et plus de flexibilité pour les entreprises. »

Aux syndicats signataires, qui ont permis cet accord si précieux, la presse dresse unanimement des éloges : « les signataires ont courageusement pris le risque de la réforme au lieu de s’accrocher à un statu quo mortifère » explique Le Monde (12 janvier). « MEDEF et CFDT, fins stratèges d’un accord audacieux » titre l’article du Figaro du 13 janvier. Franz-Olivier Giesbert est à deux doigts d’adhérer à la CFDT : « Grâces soient rendues à la CFDT d’avoir fait la preuve, une fois de plus, de son patriotisme et de sa maturité en signant le projet  » (Le Point, 10 janvier).

Ces éloges n’ont d’égal que l’opprobre jeté sur les syndicats qui ont refusé de signer l’accord. Si la CGT s’y oppose, c’est par pur calcul interne croit savoir Le Nouvel Observateur « Le secrétaire général de la CGT, dont la succession a affaibli l’organisation, est soucieux de montrer les muscles. » (11 janvier).

Pour Giesbert, la CGT et FO « décidemment hors d’âge » refusent l’accord par « logique boutiquière » (11 janvier) ; « C’est encore cet autisme français qui, cadenassant le pays dans l’archaïsme, l’a jusqu’à présent empêché d’accepter les solutions qui s’imposent en matière de compétitivité ou d’emploi. » (10 janvier)

Pour Le Monde, c’est bien évidemment un mauvais pari : « ce compromis va légitimer le syndicalisme réformiste et le dialogue social, si bien que la stratégie de la CGT et de FO pourrait s’avérer perdante. »

Dire « non » au projet du patronat n’est semble-t-il pas une option dans le « dialogue social » tel qu’il est conçu par les éditorialistes. « Il faut donc une nouvelle fois constater que la principale organisation syndicale française s’est mise hors du jeu de la négociation quasiment à l’instant où elle a démarré. C’est étrange, et pour tout dire condamnable » (Les Échos, 14 janvier).

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Chroniqueurs, experts et éditorialistes « pédagogues » patentés s’accordent donc unanimement pour donner leur bénédiction à l’« accord sur l’emploi ». Juges autoproclamés de la « démocratie sociale », ils distribuent bons et mauvais points, acclamant les signataires et condamnant les syndicats « archaïques », défenseurs d’un « statu quo mortifère ». Oubliant, au passage, de préciser que ces syndicats représentent une majorité de salariés…

Dans le traitement médiatique de cet accord sur la réforme du marché, le commentaire a « écrasé » l’information. Comme si expliquer le contenu de l’accord revenait à s’en féliciter. Comme si présenter les positions des différentes organisations syndicales exigeait d’adouber les unes et de vilipender les autres, ou comme si rendre compte des grands dossiers économiques et sociaux commandait de se lamenter systématiquement sur l’obsolescence du « modèle français »…

Ce journalisme d’opinion recouvre et étouffe le reste de l’information. Il trouve appui dans les automatismes d’une langue journalistique, censément « neutre », qui reproduit pourtant servilement les éléments de langage gouvernementaux : « flexibilité » et « souplesse » pour évoquer les licenciements ; « dialogue social » comme ratification par les syndicats des exigences patronales ; et aux accents parfois orwelliens (« La flexibilité, c’est la sécurité ! » annonce Christophe Barbier).

Ses victimes collatérales sont doubles : ceux qui au sein de la profession journalistique cherchent à informer plutôt qu’à influencer l’opinion ou à intervenir dans le débat politique ; et le public, pris en otage par une clique bavarde et partisane, qui impose une version subjective de l’actualité.


- Annexe 1 : une étonnante uniformité lexicale

« Le chef de l’Etat […] croit aux vertus du dialogue social […] pour donner plus de souplesse aux entreprises, plus de protection aux salariés.  » (L’Express, 29 décembre) ;

« Cette négociation, voulue par le gouvernement et entamée le 4 octobre, vise à concilier plus de souplesse pour les entreprises et plus de protection pour les salariés . » (Libération, 1er janvier) ;

« Il s’agit de trouver un équilibre entre plus de flexibilité pour les entreprises et plus de protection pour les salariés . » (La Croix, 7 janvier) ;

« A la recherche d’un compromis historique sur une réforme du marché du travail, syndicats et patronat peinent à s’entendre pour le rendre à la fois plus souple et plus protecteur.  » (Direct Matin, 8 janvier) ;

« Les négociations reprennent […] Il s’agit d’offrir à la fois plus de protection aux salariés, mais aussi plus de souplesse aux entreprises  » (Leparisien.fr, 9 janvier). L’article est assorti d’un sondage : selon vous, faut-il assouplir le code du travail ? » ;

« Depuis le coup d’envoi, le 4 octobre 2012, de cette négociation cruciale, syndicats et patronat peinent à trouver un compromis pour fluidifier le marché du travail en donnant plus de souplesse aux entreprises et de protection aux salariés.  » (AFP, 10 janvier) ;

« Une majorité de partenaires sociaux a donné un avis positif, vendredi 11 janvier en fin de soirée, sur la signature de l’accord tant attendu sur la sécurisation de l’emploi, actant plus de droits pour les salariés et plus de flexibilité pour les entreprises . » (Nouvel Obs, 11 janvier)

« La négociation sur la sécurisation de l’emploi, destinée à offrir à la fois plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés , a abouti vendredi à un projet d’accord. » (Le Parisien, 11 janvier 2013)

«  Les négociations sur une réforme du marché du travail alliant plus de sécurité pour les salariés et flexibilité accrue pour les entreprises ont débouché sur un accord vendredi  » (Reuters, 12 janvier)

« Au terme d’une journée marathon et de trois mois de négociations, syndicats et patronats ont arraché hier soir l’accord tant attendu par l’exécutif sur la sécurisation de l’emploi, destiné à offrir à la fois plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés.  » (La Dépêche, 12 janvier)

« Au terme de trois mois de négociations, syndicats et patronats sont parvenus à un accord vendredi 11 janvier sur la sécurisation de l’emploi, destiné à offrir à la fois plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés . » (L’Expansion, 14 janvier)

« Destiné à offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés cet accord "marque l’avènement d’une culture du compromis après des décennies d’une philosophie de l’antagonisme social", s’est félicitée Laurence Parisot, présidente du Medef. » (BFMTV.com, 12 janvier 2013)

«  Destiné à offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés , que prévoit exactement cet accord ? » (RTL.fr, présentation de l’émission d’Eric Vagnier, 12 janvier)

« Trois syndicats sur cinq, à l’exception de la CGT et de FO, et les organisations d’employeurs, sont convenus d’un dispositif qui offre plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés.  » (RFI)

«  Plus de souplesse pour les entreprises et davantage de protection pour les salariés. Tels sont les grands axes de l’accord trouvé vendredi après trois mois de négociations entre syndicats et patronats. » (francetvinfo.fr, 14 janvier)

«  Destiné à offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés , ce projet de loi sera présenté en Conseil des ministres en mars, puis examiné en urgence par le Parlement en vue d’une promulgation fin mai » (france24.com, présentation de l’émission « duel de l’économie », 17 janvier)

« La semaine dernière, la CGT et Force ouvrière ont refusé de signer l’accord sur une réforme du marché du travail […] Cet accord est censé offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés  » (présentation de l’émission du 21 janvier 2013, France Inter)

- Annexe 2 : une majorité de partenaires sociaux... non majoritaire.

Trois syndicats sur cinq ont voté l’accord. Une majorité de partenaires sociaux, certes, mais non représentative : en termes de représentation syndicale, les signataires représentent 38,7% des votants aux élections prudhommales de 2008 [2] :
- La CFDT : 21,8%
- La CFTC : 8,7%
- La CFE-CGC : 8,2%

Les non-signataires représentent 49,7% des votants aux élections prudhommales de 2008 :
- La CGT : 33,9%
- FO : 15,8 %

Des informations trop rarement rappelées dans les articles consacrés à l’accord...

Notes

[1] La CGT et FO, qui ont refusé de signer le texte, sont majoritaires en termes de représentativité. Au-delà du milieu syndical, de nombreuses voix se sont par ailleurs élevées pour critiquer cet accord...

[2] http://travail-emploi.gouv.fr/espac...

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 09:56

N'oublions pas que c'est un président du Conseil socialiste (Guy Mollet) qui enverra le contingent (les appelés) en Algérie, allongera la durée du service militaire et ouvrira la porte à la guerre d'Algérie.

Harlem Désir insulte la mémoire des républicains espagnols
L’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF) s’indigne des propos tenus par le secrétaire national du Parti Socialiste, monsieur Harlem Désir, lundi 21 janvier 2013 lors de l’émission « Mots Croisés » sur France 2. Le sujet de l’émission était l’intervention française au Mali. Le Secrétaire du Parti Socialiste, député européen, a tenu les propos suivants :
« Juste avant cette émission, j’étais à Montreuil où nous organisions une réunion de solidarité avec le peuple malien et j’ai vu des hommes et des femmes, beaucoup de Maliens de France, qui étaient à la fois inquiets, pour leur pays, comme ont pu être des réfugiés, vous savez, des Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames, ou des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants ».
Monsieur Harlem Désir n'ignore pas l'Histoire. Ces propos ne relèvent pas d’une méconnaissance de ce qui s’est passé en 1939 lors de l’exil des républicains espagnols, ces propos confirment la volonté au plus haut niveau de l’Etat de nier certaines pages honteuses pour la France. S’il y a eu en France solidarité à l’égard des réfugiés espagnols, elle venait du peuple français et non pas des autorités gouvernementales de la troisième République.
C’est bien le gouvernement du Président du Conseil Radical-socialiste Edouard Daladier qui enferma des dizaines et des dizaines de milliers de républicains espagnols dans des camps de concentration, plusieurs milliers y sont morts.
C’est bien le gouvernement de la troisième République qui en 1939 a signé des décrets de surveillance des espagnols, qui les a fiché camp par camp. Des fiches récupérées ensuite par Vichy pour faire déporter les espagnols vers l’Allemagne nazie ou les renvoyer chez Franco.
C’est bien la France de la troisième République qui a utilisé les espagnols dans l’économie nationale pour remplacer la main d’œuvre française mobilisée par la mise en place de compagnie de travailleurs étrangers étroitement surveillées.
N’est-ce pas le ministre de l’intérieur du cinquième gouvernement radical-socialiste de monsieur Daladier qui signe cette circulaire aux Préfets le 30 octobre 1939 ?
Extraits :
« Il m’est apparu qu’il était nécessaire de préciser à nouveau les conditions dans lesquelles doivent être utilisés les miliciens espagnols internés dans les camps du Sud-Ouest (…) ne seront désormais employés à titre individuel, soit dans l’industrie, soit dans l’agriculture, que les miliciens sur lesquels des renseignements favorables auront été recueillis (…) en conséquence les services de police devront effectuer une enquête minutieuse concernant la conduite de ces étrangers depuis qu’ils sont en France et, si cela est possible, leur activité avant leur arrivée dans notre pays (…) Placement dans l’industrie et l’agriculture : les miliciens pourront être mis à disposition , ils seront nourris par leurs employeurs et hébergés par la commune (…) je vous rappelle qu’il convient de soumettre les intéressés à la surveillance des services de police et de faire vérifier notamment s’ils rejoignent, chaque soir, le local où ils sont logés… » signé : Le secrétaire général du Ministre de l’Intérieur J. Berthoin. ».
Ainsi Monsieur Désir la France de la Troisième République montrait sa « solidarité » à l’égard des espagnols par une surveillance de chaque instant par les services de police, par leur exploitation éhontée dans l’industrie et l’agriculture.
« Ces espagnols étaient reconnaissants …» dites-vous. C’est la France qui devrait être reconnaissante à l’égard des républicains espagnols qui ont dans la résistance et dans l’armée contribué à libérer la plupart des villes de France dont Paris.
Comme nous l’avons déjà écrit au Président de la République, François Hollande, nous demandons vérité, justice et reconnaissance officielle pour les républicains espagnols. Nous demandons que ces pages de l’histoire que vous voulez occulter puissent intégrer les manuels scolaires.
Vos propos à la télévision relèvent d’une volonté de travestir l’Histoire et de l’enjoliver, ils sont choquants. Je tenais au nom familles et descendants des républicains espagnols et de tous leurs amis vous faire part de notre indignation et de notre volonté de mettre au grand jour une réalité historique que vous essayez de nier.
Eloi Martinez Monégal
Président de l’Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF)
Fils d’un républicain espagnol interné au camp de concentration d’Argelès sur Mer en février 1939
Résistant en Normandie et en Ariège et intégré en 1944 dans les FFI
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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 10:10

Les fonctionnaires étaient appelés hier à se mobiliser par leurs syndicats CGT, FSU et Solidaires pour l'emploi et les salaires.

Même si les taux de grévistes ne sont pas encore clairement connus (20 % dans le Primaire ?), la mobilisation unitaire de la CGT, de la FSU et de Solidaires dans la Fonction publique ce 31 janvier fera date. C'est en effet la première grande mobilisation sociale nationale depuis l'élection de François Hollande et de sa majorité socialiste, radicale et écologiste.

C'est d'autant plus important à retenir que les fonctionnaires, notamment ceux proches des syndicats qui convoquaient cette journée, ont constitué une partie importante de l'électorat qui a permis la victoire de Hollande en mai dernier. Le gouvernement serait bien avisé de s'en souvenir.

Encore une fois, l'emploi et les salaires étaient au menu des revendications syndicales.

A Evreux, comme dans 120 villes de France, un rassemblement a eu lieu devant la Préfecture à 14h. Un rassemblement qui s'est transformé en manifestation d'environ 200 à 300 salariés du secteur public. Les communistes y étaient nombreux.

Depuis le changement d'équipe au sommet de l'Etat, on ne peut malheureusement pas dire que la situation ait véritablement bougé pour les travailleurs, notamment ceux qui dépendent directement de l'Etat et des collectivités territoriales.

Fonction Publique : des salaires hors primes sous le SMIC !

Certains répêtent bêtement ce que les médias leurs répêtent depuis des années : les fonctionnaires sont bien payés (trop bien payés, sous-entendu).

Ce que personne ne nous dit, c'est que, en vérité, le niveau de salaire des fonctionnaires est une honte pour notre pays !

Un million de fonctionnaires sont payés au SMIC, et, pour une bonne part, uniquement grâce aux primes !

Depuis plus de trois ans la valeur de l’indice des fonctionnaires est gelée ce qui entraine un décrochage complet des salaires vis à vis de l’inflation.

A ces mauvais points vient s'ajouter désormais la hausse des cotisations retraite. Pire, le gouvernement met en œuvre la journée de carence décidée par Sarkozy, sans système de compensation, alors que pour une majorité de salariés du privé les journées de carence sont prises en charge par l’employeur.
Thierry Le Paon, pour la CGT, avance une perte moyenne de salaire de 13 % en dix ans pour les fonctionnaires. Qui pourrait l'accepter ?
Voilà pour la partie salariale !

Précarisation de l'emploi et dégradation des services rendus au public

Côté emploi, la politique de non remplacement des départs en retraite se poursuit dans de nombreux secteurs de la Fonction Publique, comme le gel du montant de la dotation publique de l’État aux collectivités alors qu’elles ont déjà été victimes d’un transfert de compétence sans compensation intégrale sous le précédent gouvernement.

La réduction du nombre de postes, outre qu'elle prive de nombreux jeunes d'un possible emploi, contribue à diminuer la qualité du service public.

Moins de personnel et un service qui se détériore, cela entraine une dégradation des conditions de travail des agents restants.

Il est plus que temps d'en finir avec cette politique d’austérité qui se traduit par le développement de la précarité par le recours à l’externalisation, à l’intérim, aux contrats précaires ou par délégations de service public à des entreprises privées.
La préparation de l’acte III de la décentralisation affaiblit l’égalité républicaine que permettent nos services publics.
Cette politique dégrade l’accès aux services publics de tous nos concitoyens ! En s’attaquant à la Fonction Publique c’est la vie quotidienne de tous qui est touchée, notamment celle des couches les plus fragiles de la société.
Par exemple, l’hôpital public est en péril, par étranglement financier et à cause des suppressions d’emplois. Regroupements-fermetures de services et d’établissements, dégradation des conditions de travail, précarisation, manque de personnels sont le lot quotidien pour les hospitaliers. La situation de crise financière de très nombreux établissements publics, étranglés par la tarification à l’activité (T2A), l’explosion de la dette imposée depuis le plan hôpital 2007 et des emprunts devenus toxiques, sert de prétexte à de nombreux plans de « retour à l’équilibre ».
Exemple encore, la «refondation de l’école» n’en est pas une, comme le montre la pseudo-réforme des rythmes scolaires. Les créations de postes sur 5 ans, outre qu’elles seront financées en amputant d’autres secteurs, ne suffiront pas à rétablir la situation très dégradée de l’Education nationale, et le projet de loi ne rompt en rien avec la logique libérale qui guidait le précédent gouvernement.
Alors que le 1er poste de l’État sert à payer des intérêts de la dette somptueux (50 milliards) aux banques privées, François Hollande et le gouvernement ont fait le choix de l’austérité. Ils ont accordé un cadeau de 20 milliards aux grands patrons et annoncé la réduction des dépenses publiques (60 milliards sur cinq ans).
L’argent existe donc ! Il doit servir à satisfaire les besoins sociaux et écologiques pas à se soumettre aux marchés financiers et au hold up des banques sur l’argent public.

C'est une question de rapport de force entre le monde du travail, public et privé confondus, et le monde du capital, de la finance.

Offensif, le monde patronal et financier a arraché il y a quelques semaines un accord sur la "sécurisation de l'emploi" qui fait voler en éclat les protections des salariés contenues dans le Code du travail grâce à la complaisance du gouvernement et de syndicats minoritaires (CFDT, CFTC, CGC).

Le monde de la finance exige maintenant une baisse globale des salaires français de 30 %, toujours pour "améliorer la compétitivité" de "nos" (leurs) entreprises !

Face à ces attaques sans précédents sur les salaires et le niveau de vie des travailleurs français, nous devons rester unis et soutenir les luttes qui vont dans le sens d'une amélioration des salaires, de l'emploi et des services publics, que ces luttes se déroulent dans le privé (M-real, Petroplus, PSA, Renault, Florange,..) ou dans le public.
Le gouvernement, pour sa part, doit entendre les revendications des fonctionnaires qui sont porteuses d’intérêt général :

  • Le relèvement du minimum de rémunération, l'augmentation du point d'indice et l'amélioration des carrières ;
  • La création massive de postes de fonctionnaires dans les services publics de la santé, de l’emploi, de l’Éducation nationale, de l’écologie, du logement social ou par exemple de la petite enfance et la titularisation des 800 000 précaires ;
  • Le statut unique de la Fonction Publique pour que règne l’égalité de traitement ;
  • Démultiplier les services publics dans une logique totalement inverse que celle de la concurrence entre territoires prônée dans l'acte III de la décentralisation.

Le gouvernement et sa majorité sont aujourd'hui dans une position simple : ou bien ils continuent une politique libérale basée sur l'austérité pour la population pour favoriser les dividendes des actionnaires (la "compétitivité"), ou bien ils optent pour une politique progressiste avec des mesures de redistribution des richesses, de relance de l'emploi industriel et de renforcement des services publics.

Dans un cas, ils servent une minorité de français des classes possédantes. Dans l'autre, ce sont l'immense majorité des travailleurs qui bénéficient des décisions politiques du gouvernement.

D'un point de vue électoral, il serait temps que ce gouvernement qui se revendique de gauche satisfasse sa base électorale, les salariés, sous peine de voir les prochaines élections se transformer en véritable fiasco pour lui et sa majorité.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 10:58

"En 2012 les Français ont été plus fourmis que cigales" selon Les Echos.

Selon les chiffres publiés ce jeudi par l'Insee, la consommation des ménages à baissé de 0,2 % en moyenne par rapport à 2011. Année qui avait été marquée par une stabilité des dépenses des Français.

Calculée en glissement annuel, c'est à dire en comparant le niveau atteint fin décembre 2012 à celui enregistré fin décembre 2011, la consommation des ménages s'affiche également en rouge : elle se replie de 0,1 %

 
 

Mais si l'ampleur de ces baisses n'apparaît pas si dramatique, le détail des chiffres publiés ce jeudi révèle la réalité de la crise qui touche l'Hexagone. « Pour les seuls produits manufacturés, les dépenses diminuent de 0,8 % en 2012 soit la plus forte baisse annuelle depuis 1993 » soulignent les experts de l'Insee.

En effet, dans un pays qui connait une croissance (modérée) de sa population et où l'inflation est toujours présente (même faible), une consommation en baisse indique que la population a moins acheté, notamment des produits "manufacturés", en clairs des produits transformés (meuble, équipement domestique, automobile,...).

Un signe qui ne trompe pas, c'est la consommation de biens alimentaires.

On peut très bien voir une baisse des achats de voitures, de téléviseurs ou de friteuses par saturation du marché ou concevoir ces achats comme "superflus" (d'un point de vue bobo parisien pour ce qui est de la voiture !) mais il est très difficile d'imaginer que les familles dépensent moins en nourriture autrement que par la recherche d'économies sur un poste de dépense pourtant essentiel, basique.

C'est pourtant le cas ! Entre décembre 2011 et décembre 2012, les familles françaises ont dépensé 0,5 % de moins pour leurs achats alimentaires alors que les prix de l'alimentation ont progressé de 1,2 % en une année selon l'INSEE !

Sur ces chiffres de baisse de la consommation des ménages en France, quand Les Echos, journal des milieux économiques, écrit que "en 2012, les Français ont été plus fourmis que cigales", on se demande s'il s'agit de cynisme ou bien de bêtise ?

Ne pas acheter sa dixième Rolex ou garder un an de plus sa BMW modèle 2010, c'est certainement un signe de prudence de la part de certains, mais quand des millions de familles préfèrent garder leur vieille voiture, ne peuvent changer leur chaudière ou doivent faire des économies sur la nourriture en achetant moins de légumes frais, moins de viande et des produits premiers prix, c'est autre chose !

Comme le disent avec inquiétude les associations caritatives qui servent des repas aux plus démunis et comme le traduisent les chiffres du chômage et le nombre de bénéficiaires du RSA, la cause principale au recul de la consommation en France est bien à chercher dans les difficultés croissantes des français à boucler leurs fins de mois.

La cigale est partie en Suisse, en Belgique ou à Monaco. Les plus grasses sont en Russie.

Ne reste en France qu'une fourmi de plus en plus éflanquée.

En tuant la consommation, le capitalisme tue la demande et accélère la crise du système économique.

Ceux qui croient que l'austérité, la modération salariale et la réduction des aides sociales aideront à relancer la consommation donc l'économie devraient rapidement retourner au lycée pour des cours d'initiation à l'économie.

Crise-1929.jpg

Soit nous restons passifs
Plus d'austérité = plus de misère ! Comme en 1929.
Front-populaire.jpg

Soit nous nous mobilisons

Front Populaire = conquêtes sociales ! Comme en 1936

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 11:17

Les milliers d'amendements de la droite sur le "mariage pour tous" et l'annonce d'un débat sur le droit de vote des étrangers ne seraient-ils finalement que des moyens de détourner l'attention des français des vraies questions qui comptent ?

C'est une nouvelle de France Info qui m'a mis la puce à l'oreille. Ce matin, le journaliste de la radio d'information parlait du premier ministre qui reçoit les responsables politiques des forces qui soutiennent son gouvernement, socialistes, radicaux et écologistes, pour s'assurer de leurs soutiens sans faille sur les sujets importants qui vont bientôt être étudiés par l'Assemblée : mariage pour tous, droit de vote des immigrés aux élections locales, accord sur la "sécurisation de l'emploi"...

De tous ces sujets, un seul thème occupe actuellement l'intégralité des rubriques politiques de nos médias : le débat sur "le mariage pour tous". Et, alors que ce premier sujet monopolise la droite et les médias, voilà que Manuel Valls lance un deuxième sujet polémique, une annonce d'un prochain texte en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales.

Un timing curieux qui va permettre de concentrer les médias sur ces sujets et de faire oublier le troisième : le vote à l'Assemblée en mars de l'accord signé par le MEDEF et trois syndicats minoritaires sur "la sécurisation de l'emploi", accord dénoncé par les syndicats majoritaires (CGT, FO, FSU, UNSA, Sud) et par la gauche (PCF, Front de Gauche, gauche du PS,....) !

Toute cette agitation autour du mariage pour tous et du droit de vote des immigrés fait malheureusement penser à des manœuvres de diversion !

C'est d'autant plus regrettable de le dire que les communistes sont partisans d'une ouverture du droit au mariage aux couples homosexuels et qu'ils défendent depuis des décennies la proposition de droit de vote des étrangers aux élections locales.

Quant à la stratégie de la droite, elle ressemble de plus en plus à une bataille d'arrière-garde d'une France ultra-conservatrice dans un pays où l'homosexualité est globalement acceptée et où près de deux français sur trois se disent d'accord avec l'idée d'un mariage homosexuel. La bataille d'amendements que mènent les parlementaires UMP avec leurs alliés centristes et Front National est, on l'imagine, une bataille de conviction (homophobe pour beaucoup), mais elle correspond avant tout à une stratégie d'opposition face à un gouvernement socialiste qu'elle n'arrive pas à critiquer sur le plan de sa politique économique.

Et pour causes ! Depuis l'arrivée de l'alliance PS-EELV-PRG au pouvoir, il y a peu de décisions politiques et économiques que la droite n'aurait pu prendre !

C'est d'abord le cas de la ratification du traité européen Sarkozy-Merkel (le TSCG) à l'automne, accord qui implique la "Règle d'or" et condamne le peuple français à l'austérité perpétuelle. C'est aussi le cas des 20 milliards d'allègements fiscaux pour les grandes entreprises. C'est toujours le cas avec le décrochage des pensions par rapport à l'inflation, décidé en début d'année 2013 !...

Et on ne parle pas de la passivité gouvernementale sur le dossier de l'emploi industriel ! Où sont les discours virils du François Hollande candidat à la Présidentielle contre les marchés et les patrons-voyous ? Qu'est devenue la volonté d'un Arnaud Montebourg face à la famille Mittal ou face au plan social de PSA ?...

Envolés les engagements de la majorité socialiste, écologiste et radicale en faveur des salariés et de l'emploi !

Pas étonnant, donc, que le gouvernement tente de faire passer discrètement toutes ces mesures en occupant les médias avec d'autres sujets, moins sujets à affrontement avec le capital, les marchés financiers, les banques ou Bruxelles !

Pas étonnant non plus que la droite se concentre sur un sujet sociétal et n'attaque que mollement la politique économique et sociale du gouvernement !

Cette majorité socialiste, qui contrôle l'Elysée, Matignon, l'Assemblée nationale, le Sénat et une grande majorité de Régions, de Départements et de grandes villes, pourrait enclencher une politique radicalement différente, une politique de réformes sociales, sur l'impôt, l'industrie, l'agriculture durable, la justice sociale. Sauf que, convertie entièrement aux thèses néo-libérales, il ne lui reste que quelques questions sociétales pour montrer des divergences avec la droite.

Et c'est aussi pour cela que l'on voit ses responsables aussi agressifs face au Parti communiste et au Front de Gauche lorsque ceux-ci refusent de voter des mesures qui vont contre l'intérêt de la Nation et de son peuple !

Le traité européen (TSCG) était mauvais avec Sarkozy. Il l'était tout autant avec Hollande.

Les cadeaux fiscaux aux entreprises : nous étions contre sous Sarkozy. Nous sommes contre sous Hollande.

La casse des droits sociaux : nous nous y sommes opposés sous Sarkozy. Nous nous y opposons sous Hollande.

PCF et Front de Gauche gênent par ce qu'ils remettent sur le devant de l'actualité les VRAIES questions qui comptent pour nos concitoyens : l'emploi, le pouvoir d'achat, la santé et l'éducation. Et c'est ce qui énerve des Désir, des Cambadélis et des tas de responsables socialistes locaux.

Les communistes sont favorables au mariage pour tous et au droit de vote des immigrés aux élections locales, certes.

Mais les communistes souhaitent avant tout changer le monde, donc changer le système économique actuel.

Médias et gouvernement peuvent bien s'agiter sur des sujets de société, nous nous agitons sur des sujets politiques, avec des propositions qui brisent le consensus fataliste de la crise. Tant mieux si ça dérange !

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 10:15

150 000 à 400 000 manifestants ont battu le pavé parisien pour soutenir le projet de loi permettant une égalité de droit pour les couples hétérosexuels et homosexuels.

C'est un progrès sociétal important, certes, mais qui ne changera pas le quotidien des millions de français qui peinent tout simplement à boucler leur budget, qu'ils soient hétérosexuels ou homosexuels.

Malgré une bataille d'amendement de la droite et de l'extrême-droite sur ce projet de loi, il parait peu probable que la majorité de gauche perde la bataille.

Et c'est bien sur cette majorité de gauche, au Sénat et à l'Assemblée nationale rappelons-le, que pourrait s'appuyer le gouvernement de François Hollande pour faire passer des lois certainement plus utiles socialement ! Nous pensons notamment à la loi sur l'interdiction des licenciements boursiers et à celle sur le droit de préemption des collectivités publiques sur les entreprises menacées de fermeture alors que des repreneurs potentiels existent.

Cette deuxième loi, proposée au départ chez M-real par l'eurodéputé communiste Jacky Hénin, est désormais appelée Loi "Florange". Lors de l'élection présidentielle, le candidat François Hollande s'était engagé à la faire voter.

Face à des sondages extrêmement négatifs et des perspectives électorales sombres, la majorité actuelle devrait ouvrir les yeux et, enfin, satisfaire un électorat de gauche et populaire qui lui a permis d'accéder au pouvoir et qui sombre dans la colère.

Qui pourrait nier d'ailleurs que les salariés de Florange, Renault, PSA, Sanofi, Cinram, Goodyear-Amiens et tant d'autres attendent enfin des actes de la aprt de  ce gouvernement ?

En passant, le gouvernement socialo-écologiste devrait peut-être écouter les nombreux avis qui alarment nos chefs d'état sur l'erreur tragique que constitue l'austérité, à commencer par le FMI lui-même, dans un mea culpa récent, et Michel Rocard lui-même, pourtant longtemps l'incarnation de la rigueur version socialiste !

Cela permettrait aussi aux élus communistes de pouvoir enfin voter des propositions de lois au côté de leurs homologues socialistes !

Après le mariage pour tous, et avant le droit de vote des immigrés aux élections locales, nous comptons sur le courage et l'engagement à gauche de nos camarades socialistes pour que des lois empêchant les nombreuses fermetures d'entreprises annoncées soient votées rapidement au parlement.

Une majorité de gauche existe au Parlement. Les communistes en serait !

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 10:58

Florence Cassez est libre. C'est une bonne nouvelle !

Mais, au delà de Florence Cassez, d'autres français font régulièrement l'objet d'emprisonnement à caractère politique à travers le monde.

Le communiqué que nous publions ici émane des Jeunes Communistes et rappelle les cas de Salah hamouri, récemment libéré des geôles israéliennes après 7 années de prison, et de Sevil Sevimli, emprisonnée actuellement en Turquie sur des soupçons et en violation des droits humains. La JC pose à juste titre la question : où est la France dans ces dossiers ?

On pourrait ajouter le cas du militant communiste libanais George Ibrahim Abdallah, emprisonné en France et libérable depuis 2003, libération plusieurs fois répêtée sur ordre des ministres de la justice successifs. La dernière fois, c'était le 10 janvier dernier !

Alors, si nous nous réjouissons de la libération de Florence Cassez, deux questions subsistent : pourquoi elle ? A quand les autres ?

Solidaire


Communiqué du Mouvement Jeunes Communistes de France :

Après huit années de détention, Florence Cassez a été libérée hier sur décision de la Cour Suprême mexicaine.

Si nous nous réjouissons pour la jeune femme et sa famille, une interrogation persiste. Pourquoi la diplomatie française s'est-elle autant engagée pour libérer une détenue de droit commun, quitte à créer des tensions entre nos deux pays alors qu'en parallèle elle est bien moins ferme et déterminée quand il s'agit d'exiger la libération de nos ressortissants détenus pour des raisons politiques par des états aux méthodes plus qu'autoritaires ?

Nous pensons notamment à Salah Hamouri, qui a purgé sept ans de prison en Israël parce qu'il a eu le tort d'être d'origine palestinienne.

Nous pensons également à Sevil Sevimli, jeune étudiante franco-turque emprisonnée cet été durant trois mois dans une prison turque de haute sécurité pour avoir notamment participé à la manifestation du 1er Mai à Istanbul.

A l'heure actuelle, Sevil n'a toujours pas le droit de quitter le territoire turc, elle est coupée de sa famille, ne peut pas poursuivre ses études et risque près de quinze ans de prison parce qu'elle a exercé ses droits démocratiques.

Monsieur Fabius, Monsieur Hollande, qu'attendez-vous pour faire rentrer Sevil chez elle, en France ?

Jules Rondeau,

Secrétaire à l'international

Sevil-Sevimli.png

Pétition des étudiants communistes pour libérer Sevil : cliquez sur l'image !

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 10:45

L'INSEE vient de publier une étude qui démontre que le patrimoine total des ménages français progresse... mais pas pour tous !

Les résultatsdes travaux de l'INSEE sur l'évolution du patrimoine détenu par les "ménages français" confirme ce que les communistes affirment depuis tpujours : en France, certains continuent d'accumuler des richesses insolentes alors que nos gouvernants imposent à la majorité des travailleurs des mesures d'austérité qui les appauvrissent.

Pour l'INSEE : le patrimoine des ménages français a augmenté de 5 % entre 2010 et 2011

Le patrimoine des ménages français a continué d'augmenter en 2011 après un fort rebond en 2010, dépassant son niveau d'avant la crise malgré une flambée immobilière qui retombe et un endettement croissant, selon une étude publiée mardi par l'Insee.

Le patrimoine économique national s'est établi à 13 260 milliards d'euros en 2011, soit près de huit fois le produit intérieur net de la France (1.717 milliards d'euros).

L'Institut national de la statistiques et des études économiques précise dans un communiqué que le patrimoine économique national a connu une augmentation de 5 % par rapport à 2010.

Et nous qui pensions, à écouter nos médias et nos gouvernements, que la France était en ruine économique ?

Le patrimoine des ménages français s'est élevé en 2011 à 10 411 milliards d'euros, soit 7,9 fois leur revenu disponible net, détaille l'Insee. Ce patrimoine progresse de 4,1 % par rapport à 2010, année au cours de laquelle il avait déjà rebondi de 8,1 %, retrouvant son niveau d'avant la crise.

Une hausse spectaculaire des richesses détenues par les particuliers, aussi spectaculaire que la hausse des familles qui fréquentent les organismes caritatifs pour pouvoir manger ou que les salariés victimes de plans sociaux pour cause de... crise. On est bien au delà des chiffres de l'inflation (1,2 %) !

On apprend que ce patrimoine des "français" est composé aux trois quarts "d'actifs non-financiers", des biens immobiliers essentiellement : maisons, appartements, terrains.

Le patrimoine financier net des ménages, dernier quart de "notre" patrimoine total (environ 2 600 milliards d'euros), baisse légèrement entre 2010 et 2011 : -0,8 % après +5,9 % en 2010.

Comment expliquer cette baisse ?

L'INSEE nous apprend que l'assurance-vie demeure le premier placement pour ceux qui ont un peu d'économies avec un encours évalué à 1 430 milliards d'euros en 2011, une somme qui progresse néanmoins moins vite qu'en 2010 (+1,5 % après +7,6 %).

Si l'épargne-vie augmente, comment expliquer la baisse du patrimoine financier des "ménages français" ?

En fait, ce sont les avoirs des ménages en actions et titres d'Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) qui diminuent de 7,6% en raison essentiellement de l'évolution défavorable des marchés boursiers : l'indice CAC 40 a baissé en 20,8% en 2011.

Et oui ! Une partie des français possède des actions qui ont, globalement, beaucoup perdu de valeurs entre 2010 et 2011. Attention ! Il ne s'agit pas de revenus en baisse (les dividendes sont troujours versés) mais bien de placements : tant que vous ne vendez pas, cette "perte" reste théorique. Si les actions remontent, votre capital remonte.

Au final, vous serez donc heureux d'apprendre qu'une partie des ménages français a placé plusieurs centaines de milliards d'euros dans des actions et obligations boursières !

Vous n'en faites pas partie ? C'est peut-être que vous ne faites pas partie de ceux qui ont suffisament de revenus qu'ils peuvent se permettre de jouer en Bourse ?

Pendant ce temps là, on apprend que le patrimoine des administrations publiques se réduit (-13,2%) après une quasi stagnation en 2010 (-0,8%), à 507 milliards d'euros, soit un tiers du produit intérieur net. Leur passif financier net atteint -1.256 milliards d'euros, une dégradation de 13,2% comparé à 2010.

En clair, le patrimoine publique, propriété collective des français dans l'intérêt des français, se réduit alors que les richesses détenues par les ménages les plus aisés augmentent bien plus que l'inflation.

Avec un patrimoine global des familles en augmentation forte, la France est bien un pays où les richesses sont en croissance. On est loin de la crise qui sert à justifier les blocages de salaires, la précarité des emplois et le manque d'investissement dans les services publics.

Cette hausse du patrimoine des ménages profite en réalité à une minorité de familles placées dans les couches les plus aisées tandis que les classes moyennes et les classes populaires voient s'accumuler les difficultés.

Ceux qui, à droite et à l'extrême-droite, pointent du doigt les plus pauvres d'entre nous, vivant du RSA (568 € par mois maxi !) ou des immigrés qui partagent nos difficultés quotidiennes, ceux-là détournent notre attention des vrais profiteurs du système, en haut de l'échelle sociale, grands patrons et gros actionnaires (Liliane Bettencourt !), politiciens cumulards, artistes ou sportifs grassement payés (n'est-ce pas Gérard Depardieu ?). Quelques milliers de familles face aux millions de travailleurs qui peinent à payer leurs factures ou qui rognent sur leurs dépenses.

Crise et austérité sont finalement des instruments économiques et psychologiques de la lutte des classes permettant de démotiver les travailleurs, d'éviter qu'ils remettent en cause l'inégalité de redistribution des richesses qui caractérise le capitalisme.

Lorsque les communistes viendront vous rencontrer pour démonter la propagande médiatique et politique autour de l'austérité, ayez bien en tête ces chiffres du patrimoine des ménages !

Vous comprendrez alors pourquoi les communistes avec le Front de Gauche affirme qu'il existe une alternative à l'austérité.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 11:34

Le changement, c'est pour quand ? Pour les communistes et le Front de Gauche, il est temps que le gouvernement socialiste prenne les mesures qui s'imposent pour soutenir l'emploi et les salaires face aux appétits des marchés.

Certes, il y a le mariage pour tous et l'éventuelle possibilité de débattre du droit de vote des étrangers aux élections locales. C'est progressiste, en effet.

Mais qu'est-ce que cela pèse face aux multiples décisions déjà prises qui vont appauvrir les travailleurs, les soumettre un peu plus à la précarité et qui ouvrent de nouvelles défiscalisations pour les grandes entreprises ?

Pluie de mesures néfastes aux travailleurs

En fin d'année, il y a avait déjà dans la musette gouvernementale la ridicule augmentation du SMIC décidée pendant l'été et des mesures offrant 20 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux entreprises.

Depuis les fêtes, après des hausses de début d'année supérieures à l'inflation pour l'électricité et les autoroutes, voilà que le gouvernement valide un accord sur la flexibilité du temps de travail qui va faire voler en éclat le code du travail avec le seul soutien de syndicats minoritaires qui de négociations en accords ne font que céder aux exigences patronales.

Hier, on apprend que la revalorisation des pensions de retraite ne sera plus indexée sur l'inflation, une mesure qui annonce un décrochage des pensions par rapport aux prix comme cela a été le cas avec les salaires.

Et ne parlons pas du marché de l'emploi ! Le gouvernement reste dangereusement passif face à une accélération des plans sociaux même dans le cas de Renault où, pourtant, l'Etat est un gros actionnaire.

Alors que les peuples grecs, espagnols ou portugais font l'expérience de l'échec total des politiques d'austérité pour régler les crises économiques que connaissent ces pays, le gouvernement français refuse de s'opposer aux exigences des milieux financiers et boursiers qui ont plongé la France et l'Europe dans la crise.

A l'inverse, on apprend que la banque Goldman-Sachs, coupable d'avoir favorisé la crise financière en 2008, a multiplié par trois ces bénéfices en 2012 !

A qui profite l'austérité ? Aux banques et aux spéculateurs boursiers !

Pourtant, une majorité de français a voté en mai et juin pour un changement de politique et nombre de militants et d'élus nationaux socialistes continuent de défendre l'idée d'une rupture politique avec trente ans de dérégulation libérale.

L'alternative à l'austérité, c'est possible !

C'est à destination de ces millions de français, de travailleurs et de militants de gauche que le Parti communiste d'apprête à lancer, avec le Front de Gauche, une campagne contre l'austérité qui s'ajoutera à la bataille parlementaire contre l'accord MEDEF-CFDT sur la flexibilité.

Car, pour le PCF, "l'alternative à l'austérité, c'est possible !"

Refusant de miser sur l'echec du gouvernement, ce qui serait une aberration tactique et une faute vis-à-vis des travailleurs, le PCF entend porter des propositions alternatives à l'austérité et obtenir un changement de politique de la part du gouvernement.

Une série de "25 premières mesures pour changer d'orientation" servira de base de travail pour démontrer qu'une autre politique est possible.

Ces mesures s'articulent autour de quatre pôles :

- Une réforme fiscale et bancaire pour dégager les moyens financiers pour l'emploi et investir ;

- Le relèvement des salaires et de nouveaux droits pour protéger les salariés des licenciements ;

- La transition écologique par un développement économique et social créateur d'emplois

- Un desserement immédiat des "contraintes" des traités d'austérité pour changer d'Europe.

Les mesures envisagées seront l'objet de débats et de présentations aux travailleurs dans les semaines à venir.

Un premier rendez-vous de dimension nationale est pris pour le 23 janvier à Metz, au coeur de la Lorraine et à deux pas de Florange.

Quant au texte sur la flexibilité du travail, les députés et sénateurs communistes et du Front de Gauche seront les porteurs des exigences des salariés pour empêcher ce texte de passer.

Le changement ne viendra pas d'en haut apparemment.

Aux travailleurs de se faire entendre. Encore faut-il qu'ils s'expriment !

Les communistes et le Front de Gauche ont la volonté de briser le consensus politico-médiatique autour de la crise et d'initier une prise de conscience populaire de la possibilité d'un changement et de la force qu'aurait un mouvement social majoritaire.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 10:03

Après les 11 000 suppressions de postes de Peugeot/PSA, c'est au tour de Renault d'envisager de liquider 7 500 emplois pour accroître ses bénéfices.

On a beau nous parler d'un marché automobile en chute libre en France, les arrières-pensées des dirigeants de Renault avec leur plan de suppressions de postes sont certainement à chercher dans les pressions qu'elle exerce sur les syndicats pour soumettre les travailleurs à plus de flexibilité.

Quand on met bout à bout les informations, on apprend que le marché automobile est morose au plan européen, seul le Royaume-Uni ayant connu une croissance de ses ventes en 2012. Même l'Allemagne est touchée ! C'est pour dire !

Par contre, les marques françaises souffrent énormément, notamment sur le marché français. Il faudrait peut-être se demander pourquoi ?

On sait aussi que Renault ne fabrique plus que 20 % de ses véhicules en France : la recherche d'économies sur le poste production n'est certainement à faire seulement en France. Ou bien, c'est que l'argument est faux.

En résumé, le marché automobile européen est morose et Renault ne fabrique plus qu'une voiture sur cinq en France.

Pourquoi réduire encore les effectifs du groupe ?

Selon les syndicats, sur les 7.500 postes supprimés, 2 000 le seront dans l'ingénierie, 1 300 dans le tertiaire, 4 200 dans les usines. 15 % des effectifs en moins au niveau français ! La direction affirme pouvoir ainsi économiser (sur le dos des travailleurs évidemment !) pour "retrouver des marges de manoeuvre pour investir et développer ses activités", et réaliser des "recrutements dont elle a besoin pour l'avenir".

Investir et développer des activités ? En supprimant des postes ? C'est de l'humour noir ?...

Une argumentation incompréhensible au regard des suppressions de postes dans l'ingénierie, donc dans la recherche et le développement !

Les baisses de ventes particulièrement fortes de la marque au losange sont peut-être également à rechercher du côté d'un certain manque d'innovation. Renault comme PSA étaient autrefois en pointe de l'innovation. Ce n'est plus le cas : le retard pris par les marques françaises sur les voitures électriques (ou sur des secteurs plus innovants) est un malheureux exemple, alors que la France avait pris un temps de l'avance sur les batteries électriques.

La réalité, c'est que ces suppressions de postes annoncées par Renault vont non seulement réduire les capacités de production du groupe automobile mais aussi ses capacités d'innovation donc son avenir !

Et, pendant ce temps, le groupe Renault a ouvert en septembre dernier un site de production (de Dacia, pour l'instant !) à Melloussa, près de Tanger au Maroc. En clair, un site officiellement pour le marché marocain mais situé près du port de Tanger qui est la porte de l'exportation de ce pays vers l'Europe.

Pour les syndicats ouvriers, c'est bien ailleurs qu'il faut chercher les raisons de ces annonces.

Dès le début des négociations en cours avec la direction, en novembre alors qu'un accord sur la compétitivité était signé en Espagne (où sévit un chômage massif !), la direction avait mis la pression sur les syndicats : pas de fermeture de site si un accord était trouvé avec eux.

Depuis, la direction déroule ses propositions (alignement du temps de travail pour tous les sites, mobilité obligatoire, "mutualisation" d'activités), tout en évoquant la possible venue de partenaires, comme Nissan et Daimler, sur des sites français.

Un chantage à la fermeture pour faire passer des mesures de flexibilité du travail qui pénaliseront les salariés dans leurs conditions de travail comme dans leur vie familiale.

Encore une fois, la crise sert d'excuses à de grandes entreprises pour justifier des plans sociaux dont les finalités ne sont pas à rechercher dans une volonté de sauvegarder l'entreprise mais dans l'idée que c'est encore une fois les travailleurs qui servent de variable d'ajustement pour des entreprises dont les dirigeants n'ont plus que les profits et les dividendes aux actionnaires comme but.

L'Etat, actionnaire de Renault, aura t-il cette fois le courage et la volonté pour défendre les intérêts des salariés de Renault et ceux de l'industrie française contre les intérêts des seuls actionnaires du groupe Renault ?

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