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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 09:06

Depuis lundi, s'est entamé un échange acerbe avec un lecteur (belge, semble-t-il) sur "l'hypocrisie" de nos positions par le biais des "commentaires" de l'article sur la blague belge de Bernard Arnault. Ce lecteur nous reprochant une certaine censure de ses propos, nous avons décidé de publier intégralement sa seule longue réponse (à notre connaissance) envoyée par le mail de contact à l'administrateur du blog (et non pas par la rubrique "commentaires" qui permet d'être publié !).

Notre réponse suit son courrier.

Solidaire


Ne faites pas rêver, le réveil sera mortel...
de Arthurbg
" Campagne de pétition lancée par le PCF
- pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,
- pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers
- pour taxer les profits et le grandes fortunes"
Un discours bien hypocrite quand on sait que pas de pétrole, pas de matières premières une zone Euro sous perfusion, La Chine qui est en première loge pour les soldes : le port du Pirée...
Commencez par tenter une union à  l'échelle mondiale et ce n'est pas pour demain que les "gouvernants" au niveau mondial s'unissent pour contrer les Lobbies et ensuite ...on pourra parler
Je suis belge et la France nous a bien manipulé avec DEXIA , a remis le couvert avec BNP Paribas , est en train de le remettre avec Suez Et EDF pour l'électricité en Belgique
On se souvent de l'Europe ...parfois...
Le demain, on rase gratis: Y en a Marre!
L'Europe est en pleine décadence, States pas mieux
La Chine est maitre du jeu dont nous avons initié le processus et que actuellement nous subissons
Ne parlons même pas de Goldman Sachs !
Aujourd'hui, c'est chacun pour soi et le voisin on le piétine s'il le faut !
Regardez l'Afrique et dites-vous que nous risquons de les rejoindre, pas à  court terme, mais ....
La Turquie pourrait evenir le pays le plus riche de l'Europe.....Euuuh !
Langue de bois: assez !


Notre réponse :

Il ne faut pas tomber dans le piège que nous tendent les grands bénéficiaires de trente ans de libéralisme et de dérégulation économique et sociale : des richesses, nos pays en produisent toujours, et de plus en plus ! L'indice nommé PIB (Produit Intérieur Brut) est justement l'indicateur de la richesse d'un pays. Et le PIB est en hausse constante ces vingt dernières années, même faiblement et même cette année !

S'il y a chômage et appauvrissement, c'est qu'il s'agit donc bien d'un problème de répartition des richesses !

Là aussi, les études de l'INSEE montrent également que le 1 % de très riches en France (et cela vaut en Belgique) gagne chaque année en richesses tandis que les 10 % des plus pauvres s'enfoncent dans la misère.

La Chine n'y est pour rien ! Ce sont des choix stratégiques des grands patrons et des actionnaires qui guident la construction d'une Europe basée sur le libéralisme afin de permettre une concurrence qui se fait sur le dos des travailleurs (qui ne peuvent pas délocaliser leurs patrons, eux !). Ce sont les directoires des grands groupes qui décident de délocaliser, en Chine ou ailleurs. Là aussi, les chinois ne font que "récupérer" ces délocalisations.

DEXIA n'est pas la France ! Encore mois le peuple français !

Par ailleurs, il ne faut pas confondre les choix des groupes capitalistes français et le choix du peuple français ! Ce que décident DEXIA ou BNP-Paribas pour la Belgique, ce n'est pas au bénéfice du peuple français ou des salariés de ces entreprises, mais bien pour leurs actionnaires ! D'ailleurs, DEXIA il y a peu et BNP-Paribas aujourd'hui, ont supprimé des emplois en France. Et les communes et collectivités françaises ont beaucoup de mal à obtenir des crédits de DEXIA, pourtant créée pour cela.

J'imagine qu'en Belgique également les grands groupes capitalistes font des choix au bénéfice de leurs actionnaires et au détriment des travailleurs belges et du pays tout entier ?

C'est pour cela que, de tout temps, les communistes affirment que le capitalisme n'a pas de patrie mais que les travailleurs, si ! Un travailleur français ou belge est bien moins "mobile" que le capitalisme, de part ses attaches familiales, culturelles et sociales dans son pays, et de part ses qualifications qui ne sont pas forcément reconnues à l'étranger.

Capitalistes unis - Peuples divisés

Face à cette opposition entre un capitalisme qui investit là où cela lui rapporte, quitte à saborder une économie locale ou nationale entière, et des travailleurs qui sont pieds et poings liés à leur outil de travail "local", la seule défense des peuples, c'est de s'unir, dans le cadre national et au niveau international. Ce que résume le vieux slogan communiste "prolétaires de tous pays : unissez-vous !".

Et l'Histoire nous a montré que les progrès sociaux ont toujours lieu lorsque les peuples sont unis, dans une dynamique "offensive" : grands mouvements ouvriers du XIXème siècle (droits de se syndiquer, création des mutuelles, interdiction du travail des enfants, durée journalière de travail,...), en 1936 avec le Front Populaire (Congés payés, comités d'entreprise, semaine de 40 h,...), en 1947 avec le Conseil National de la Résistance (Sécu, caisses de retraite, statut de la Fonction Publique, grandes nationalisations), en 1968 (hausses salariales fortes, droits syndicaux,...) et même en 1981 (Semaine de 39 h, 5ème semaine de congés payés, nationalisations, ...).

Les propositions que nous faisons ne rentrent pas dans la catégorie du "demain, on rase gratis" mais bien dans cet esprit de démontrer que des alternatives sont possibles à cette crise qui ne touche que les peuples et que l'on nous vend comme une fatalité. Des alternatives crédibles à condition d'abandonner cet esprit de défaitisme que les médias nous inculquent, de s'unir et de se battre !

Et, pour finir, si la Chine est une puissance économique en pleine croissance, c'est peut-être parce qu'elle s'appuie sur un modèle socialiste (très discutable, mais c'est un autre sujet) qui l'a fait sortir du Moyen-Âge pour entrer dans le 21ème siècle en seulement 60 ans ! Idem pour la reconstruction de la France sur les ruines de la seconde guerre mondiale en 1945. Ce qui était possible alors, ne le serait pas avec les richesses d'aujourd'hui ? A d'autres !

Eveiller et rassembler les travailleurs

Non ! Le PCF ne fait pas dans la démagogie !

Les communistes, avec leurs partenaires du Front de gauche, tentent d'éveiller les consciences d'une torpeur, d'un abattement savamment orchestré par le système capitaliste, avec l'aide de ses médias, pour rendre inefficace toute réaction du mouvement social, des travailleurs, face au hold-up en cours sur les richesses produites par les travailleurs.

La langue de bois, ce sont les défenseurs du système qui la manipulent, politiciens, économistes, médias, quand ils nous disent que plus d'austérité et plus d'efforts de la part des travailleurs nous aideront à sortir d'une crise que le système, ses banques, ses actionnaires, ont provoqué.

Vous considérez, cher Arthur, que le PCF est d'extrême-gauche à cause de propositions que vous trouvez irréalistes. Elles le sont pour vous car vous avez accepté la défaite de votre camp, celui du peuple, contre ce système.

En 100 ans d'existence, les politologues ont toujours classés le PCF à gauche. Bien malin qui se targue de chambouler 100 ans de sciences politiques !

En lançant le Front de Gauche, en 2008, le PCF a souhaité justement ouvrir une démarche nouvelle de rassemblement de tous ceux, à gauche mais pas seulement, qui refusent la crise du capitalisme et veulent construire une alternative qui mette en avant l'Humain d'abord !

En s'appuyant sur le mouvement social, syndicaliste ou associatif, et un travail politique de rassemblement, le PCF espère bien que ses propositions acquièrent suffisament de crédibilité pour passer à une phase d'application.

On se rendra alors compte du temps perdu et de la propagande active des médias et des partis libéraux pour convaincre des dizaines de millions de travailleurs de la fatalité de la misère.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 10:38

Ce sont environ 50 000 visiteurs de plus qu'en 2011 qui ont arpenté les allées de la Fête de l'Huma ce week-end.

S'agit-il d'un record ? Pour ces dix dernières années, c'est probable !

En tout cas, avec 650 000 visiteurs, la Fête de l'Huma confirme sa place de première fête populaire en France. De quoi décourager nos médias qui ont obstinément oublié l'événement.

Certes, beaucoup de visiteurs ne sont pas là pour la politique. Les concerts, les animations et la restauration y sont pour beaucoup. Surtout à 20 euros les trois jours.

Mais, l'affluence aux centaines de débats organisés ici et là démontre la recherche de réponses, le besoin d'échange de nombreux visiteurs.

C'était le cas des trois débats organisés sur les stands eurois, l'un sur la culture à Evreux (et le dossier brûlant de son théâtre), le deuxième sur la réindustrialisation sur le stand Vernon/Gisors, et le troisième sur la coopration décentralisée et la réforme agraire à Cuba sur le stand Eure-Seine. Avec une quarantaine de participants à chaque fois, la Fédération de l'Eure a su intéresser.

Nous n'avons pas encore les retours sur les adhésions enregistrées sur la fête. A suivre.

Par contre, l'affluence record enregistrée cette année s'est sentie aux nombreuses ruptures de stocks du samedi soir ou au temps d'attente pour manger sur le stand d'Evreux ce soir là également. Le dimanche a confirmé le ressenti de la veille.

Autant dire que les militants qui se sont dévoués et démenés tout le week-end sur ces stands ont vraiment bien travaillés ! Bravo à tous !

Hors des stands eurois, c'était aussi de la folie ! En termes d'ambiance et d'affluence.

Côté musical, l'affiche a su attirer des publics différents pour satisfaire tous les mélomanes.

Dès vendredi avec le rock agressif de Future of the Left, la jeunesse rock des BB Brunes, l'énergie des Shaka Ponk et le rock new wave des New Order, l'ambiance était posée. Le samedi, entre Bénabar, Peter Doherty, Parov Stellar et Patty Smith, pas le temps de souffler. Pour finir, le dimanche a laissé place au moment classique de la Fête, avec l'Orchestre National de Radio France, puis au swing du duo Lubat - Bohringer avant de finir sur un Hubert-Felix Thiéfaine en très grande forme.

Impossible de résumer tout ce que la Fête de l'Huma a vécu en trois jours. Le mieux, pour la comprendre, c'est d'y venir l'an prochain !

IMGP5700  Bonne ambiance sur le stand Eure-Seine
(Pont-de-l'Arche, Louviers, Val-de-Reuil)IMGP5715

Equipe de choc sur le stand Vernon-Gisors-Etrépagny

IMGP5785

Du monde dans les allées du samedi 

IMGP5733

Les extraordinaires Shaka Ponk seront présents à Rouen,
pour la Fête de l'Huma normande, les 23-24 novembre 

IMGP5797

 Bénabar cloturait sa tournée 2012 à la Fête de l'Huma... en grande forme !IMGP5792Meeting de soutien aux salariés en lutte pour leurs emplois
Fralib, Sanofi, Rotos93, 3 Suisses, glaces Pilpa,...

IMGP5820

Débat sur la coopération avec Cuba
animé par Eric RUIZ et avec Gaëtan LEVITRE

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 08:03

C'est le début de l'événement populaire de la rentrée, le rendez-vous des 11 % d'électeurs qui ont choisi le candidat Front de gauche en avril dernier, la Fête de l'Humanité !

Entre musique et gastronomie, expositions et livres, débats sérieux et franche rigolade, la Fête de l'Huma brasse 600 000 participants dans une marmite de fraternité, une ambiance incomparable où flotte l'esprit communiste, celui de l'échange, de la tolérance et de l'espoir en un avenir meilleur.

Inutile de nous chercher sur les marchés ces trois jours ! Nous serons nombreux du sud de l'Eure à virevolter dans la foule dense des allées du parc du Bourget, à recharger nos batteries sous les arbres de Seine-Saint-Denis.

Les stands eurois afficheront sans doute complet, comme chaque année. En tout cas, si vous passez par là, n'hésitez pas à nous faire un coucou en passant !

Je vous laisse. L'appel de la Fête est le plus fort.

Huma 2011 - 16 septembre (2)

104_2178.jpg

Huma 2010 - 06

Huma 2010 - 62

Huma 2010 - 55

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 09:53

Refus d'un référendum européen par Bruxelles et refus d'un référendum français par l'Elysée : battons-nous pour la démocratie !

L'espace démocratique européen est des plus réduit. Les commissaires européens peuvent refuser toute initiative populaire pourtant inscrite dans le traité de Lisbonne tandis que le gouvernement français s'obstine à refuser au peuple le droit de s'exprimer sur le nouveau tour de vis économique et démocratique que constitue le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), autrement appelé traité Sakozy-Merkel.

Une initiative européenne bloquée par Bruxelles

L’initiative citoyenne européenne (ICE) est une disposition du traité de Lisbonne qui permet à un comité de sept citoyens de faire une proposition d’acte juridique. Ils doivent pour cela recueillir, en un an, au moins un million de signatures dans sept pays par voie de formulaires ou d’Internet. Si l’objectif est atteint, la Commission est contrainte de le traduire en acte juridique ou d’expliquer pourquoi elle le refuse. Il faut un nombre minimal de signatures dans ces sept pays. Le plancher français est de 55 500 noms.

La commission européenne vient pourtant de refuser la proposition d'initiative citoyenne européenne visant la création d'une banque publique européenne portée par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et président du Parti de la Gauche Européenne et six autres personnalités européennes, Alexis Tsipras, Président de la coalition Syriza de Grèce, Marta Sanz, écrivaine espagnole, Heinz Bierbaum, syndicaliste et député allemand, Judit Morva, intellectuelle hongroise, Lidia Menapace, de l'association des partisans italiens et Nico Cue, syndicaliste de la FGTB Belge.

Face aux politiques d'austérité et de toutes les mesures « de gestion de la crise », les partisans de cette initiative voulaient porter l'idée d'une banque qui, contrairement aux banques privées qui spéculent au lieu d'investir dans l'économie réelle, ait pour mission de financer les services publics et des innovations industrielles écologiques et respectueuses des droits des salariés. Au moyen d'une grande campagne pour récolter 1 million de signatures de citoyens européens, cela aurait pu favoriser l'intervention citoyenne dans le chemin vers une sortie de crise.

Le motif de ce refus est consternant : « la commission considère qu'il n'y a pas de base juridique dans les traités qui permettrait de présenter une proposition d'un acte juridique établissant un tel organisme ».

Il y a au moins deux leçons à tirer de ce blocage de la commission. La première est que les dogmes sacrés qui guident les choix de l'UE et qui conduisent chaque jour un peu plus tous les peuples européens vers l'abîme, empêchent toute proposition innovante au service des peuples. La refondation des objectifs de l'UE est plus que jamais nécessaire pour trouver des issues à la crise. La seconde est que le pouvoir des citoyens sur les décisions européennes reste à conquérir. C'est évident au regard du pouvoir exorbitant que s'octroient les commissaires politiques européens !

Il est inadmissible que le jour où la banque centrale européenne en décidant le rachat direct de titre de dette des Etats membres de la zone euro, reconnaît l'échec de ses choix antérieurs, la commission européenne décide de refuser la possibilité même d'une telle campagne.

Dimanche 30 septembre : 25 organisations contre le Traité européen

25 organisations appellent les français à la mobilisation contre le traité de fer signé Sarkozy et Merkel et que les socialistes français, avec la complicité de l'UMP et du Modem, tentent de nous imposer en catimini.

La pétition de l'Humanité et les tracts que nous diffusons sur les marchés, dans les quartiers ou aux portes des entreprises, sont les seules informations que possèdent les français sur le débat autour du traité européen qui imposera l'austérité permanente et le contrôle de Bruxelles sur les budgets nationaux. Le silence des médias est tel que Claire Chazal a "oublié" d'en parler l'autre soir sur TF1 lors de l'interview de François Hollande ! !... Trop fort !

Encore une fois, comme en 2005 avec le Traité Constitutionnel Européen, les soi-disantes valeurs démocratiques défendues par l'Europe et par nos grands partis "démocrates" , sont bafouées, foulées au sol.

Comme en 2005, c'est de la gauche radicale et du mouvement social et syndical que part la mobilisation pour sauver la démocratie, le droit du peuple à décider de son sort.

Le dimanche 30 septembre, donc, sera organisée à Paris (heure et lieu à confirmer) une grande manifestation nationale pour exiger un débat public et démocratique sur un traité qui est loin d'être minime, débat débouchant sur un référendum. Parmi les premiers signataires, on retrouve le PCF et le Front de Gauche bien sûr, mais aussi d'autres forces politiques du Front de Gauche (Fase, C&A, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, PCOF, Parti de Gauche, République & Socialisme) ou non (NPA), des syndicats (Solidaires, Sud BPCE), des associations d'économistes et altermondialistes (Attac, CADTM, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic) et d'autres structures (Aitec-IPAM, AC !, ANECR, , Cedetim-IPAM, CDDSP, CNDF, Marches Européennes, , Résistance Sociale).

La réussite de cette première initiative publique, quinze jours après le grand rendez-vous populaire de la Fête de l'Humanité, sera un appui pour la lutte contre l'austérité, contre le verrouillage démocratique et contre l'Europe du Capital.

Alors que le système capitaliste est en crise, les institutions européennes et nationales tentent de verrouiller l'économie et les libertés pour empêcher l'émergence de toute politique alternative au libéralisme actuel.

Il est dommage qu'un gouvernement français se réclamant de la gauche se plie à ces pratiques peu démocratiques.

Face à une Europe qui se referme autour de ses dogmes libéraux et refuse toute remise en cause, c'est au peuple de prendre la parole, d'effectuer sa révolution citoyenne, pour reprendre le pouvoie et exiger une société plus démocratique, plus solidaire. C'est le sens profond du combat pour un référendum sur le traité européen.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 10:02

Supprimer les frontières, les règlementations sociales et les impôts sur les riches, base de toute politique libérale, ne fait pas baisser le chômage. Loin de là !

Un taux de chômage européen à 8 % en novembre 2008.

Un taux de chômage européen à 10,1  % en juillet 2011.

Un taux de chômage européen à 11,3 % en juillet 2012.

Voici le résultat dramatique des politiques de nos gouvernements en Europe !

Il ne s'agit pas de fatalité due à une quelconque concurrence mondiale ni d'incompétence de la part de nos dirigeants. Ce chômage qui explose est le fruit de politiques mûrement réfléchies lancées dans les années 80 par Ronald Reagan aux Etats-Unis et par Margaret Thatcher en Grande-Bretagne sous le label de libéralisme économique.

En trente ans, ces politiques n'ont jamais amélioré le marché de l'emploi dans les pays où elles ont été appliquées. Elles n'ont jamais empêché la désindustrialisation et la précarisation des conditions de vie des travailleurs, bien au contraire.

Le coeur du libéralisme, c'est bien l'ouverture des frontières et la mise en concurrence des biens... et des personnes.

Mais qui peut profiter des "bienfaits" de cette concurrence si ce n'est ceux qui détiennent suffisament d'argent, de "capital", pour déplacer ses sommes de pays en pays selon les profits qu'ils peuvent en tirer ?

Que peut un salarié, ouvrier, technicien, fonctionnaire ou cadre, contre une délocalisation, un refus d'investir dans la recherche ou la modernisation d'une entreprise, une baisse des salaires ou des protections sociales dans un pays voisin... ou lointain ?

Le message positif sur les "bienfaits" de l'Europe et de la mondialisation se sont évanouis depuis belle lurette. Ceux qui voyaient l'Europe comme une chance de voyager, de connaître d'autres cultures, il y a encore vingt ans, ceux-là sont peu nombreux, notamment chez les jeunes.

L'Europe ne fait plus rêver. Elle fait même peur.

C'est en fait ce système économique qui fait peur.

Quel est ce monde, ce système politique et économique où 85 % des personnes interrogées estiment que leurs enfants sont plus exposés qu'eux au risque de pauvreté ? Quel est ce régime qui fait que 58 % des enfants de 8 à 14 ans ont "peur" de devenir pauvres ? C'est pourtant le résultat d'une enquête effectuée pour le Secours populaire par l'institut Ipsos.

8,2 millions de français sont considérés comme pauvres par l'INSEE. 13,5 % d'entre nous !

C'est la réalité de la France de 2012, bien loin de l'époque bénie des années 70 et du début des années 80, avant la mondialisation capitaliste, avant l'intégration européenne et avant l'arrivée du libéralisme économique.

Aujourd'hui, même une parti de la gauche s'est convertie aux lois du marché et au libéralisme ! C'est le cas d'une grande partie de l'appareil socialiste.

Comment comprendre autrement cette passivité du gouvernement Hollande-Ayrault face aux dizaines de plans de licenciements partout en France ?

Partout des batailles autour de l'emploi sont menées : PSA à Aulnaye, Fralib à Marseille, IPSEN ou Sanofi pour la pharmacie, Pétroplus en Seine-Maritime, M-real dans l'Eure,... La liste est bien plus longue !

Toutes ces batailles tiennent parce que les salariés s'accrochent à leur entreprise, à leur emploi, parce que des syndicats puissants et organisés, CGT en tête, les assistent, parce qu'ils trouvent localement des appuis politiques, auprès des militants et élus communistes principalement.

C'est toujours la mobilisation des salariés, de leurs familles et de leurs élus qui impose au gouvernement des actes en faveur de ces emplois. Le cas Sealink est exemplaire avec la reprise en SCOP (coopérative ouvrière) de la navigation etre Calais et Douvres. Le député communiste européen, Jacky Hénin, calaisien lui-même, était au côté des salariés de Sealink tout au long de la lutte, comme l'est Gaëtan Levitre, maire et conseiller général d'Alizay, dans le cas des M-real. Pour  eux, comme pour les Sealink, la victoire est au bout !

Avec un taux de chômage qui va atteindre 10 % de la population active d'ici la fin de l'année, la France a besoin d'un sursaut populaire, d'une mobilisation pour bouger les lignes politiques et pousser ce gouvernement à rompre avec les dogmes libéraux qui l'enchainent.

Dossier de l'emploi et dossier européen sont intimement liés. Les communistes seront en action aux premières loges, comme lis le sont depuis toujours, pour informer et éveiller chacun à cette nécessaire mobilisation pour défendre nos intérêts de travailleurs, c'est-à-dire nos emplois, nos salaires et nos acquis sociaux.

Premier gros rendez-vous de rentrée : la Fête de l'Humanité, le week-end prochain au Bourget (93) avant la journée de mobilisation sur l'emploi à l'appel de la CGT, le 9 octobre prochain.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 09:08

Guerre de communiqués ce week-end sur la demande de naturalisation de Bernard Arnault à la Belgique.

Il demande la nationalité belge mais c'est pour faire "fructifier ses affaires en Belgique". Décidément, les riches patrons prennent les français pour des abrutis !

Qui peut croire à cette incroyable justification ? Bernard Arnault, grand patron du groupe de luxe LVMH et première fortune de France, demande la nationalité belge uniquement pour faire fructifier ses affaires en Belgique ? C'est sûr ! Le marché belge est gigantesque et le luxe n'y est pas encore implanté ! Une histoire belge ?

Le communiqué du groupe LVMH qui lance cette information cherchait à jouer au pompier face à une polémique qui a rang de scandale économico-social en cette période où tout les grands patrons et spéculateurs réunis demandent aux français et à leur état de faire des "efforts" et des économies.

Quand on sait que seigneur Arnault a annoncé qu'il irait de toute façon à Monaco, paradis fiscal bien connu, si sa demande de naturalisation belge ne donnait rien. On comprend mieux l'attachement de ce monsieur au pays de Tintin ! Nul.

Ce qui est certain, c'est que la démarche de Bernard Arnault tombe au moment où le gouvernement Ayrault se souvient subitement qu'il est de gauche et annonce une imposition des revenus de plus d'un million d'euros (par personne, pas par foyer !) à hauteur de 75 %.

Bon, l'idée est peut-être bonne mais ni les sportifs, ni les artistes ne sont concernés. On se demande pourquoi ? Déjà une grande majorité de nos footballeurs et joueurs de tennis sont domicilés à l'étranger. Qu'est-ce que ça change ?

Ne parlons pas de nos "artistes" ! On parle de Jeannot les Vacances (Johnny Hallyday pour les anglophones) mais sont aussi concernés des personnages plus charismatiques comme Yannick Noah.

Sur le fonds, la question est de savoir de quel droit des gens qui accumulent des richesses pharaoniques en France, par la spéculation, par des salaires immérités au regard des résultats économiques qu'ils produisent, ou par des activités artistiques ou sportives que financent les français, peuvent-ils bénéficier d'une fiscalité qui leur permet d'échapper à l'effort commun de financement de la collectivité ?

Y-a t-il une morale dans tout ça ?

On nous rabat les oreilles depuis des années sur une crise qui exigerait de chacun des efforts importants, par la modération salariale, par des déremboursements médicaux, par des hausses de TVA, bientôt de la CSG. Les citoyens sont appelés à réduire leurs dépenses, leurs loisirs, leurs soins médicaux, à travailler plus longtemps pour espérer, peut-être, une retraite... un jour.

Par contre, ces efforts ne concerneraient pas ceux qui ont hérité d'une grande richesse de leur famille, comme les Bettencourt, ceux qui se retrouvent à la tête de groupes industriels, commerciaux ou financiers et qui multiplient les bénéfices en fermant des usines en France (Carrefour, PSA, Alcatel,...) ou ceux qui ont échappé à l'usine ou au bureau en poussant la chansonnette ou en tapant dans un ballon ?...

Encore une fois, on nous explique que c'est aux victimes de payer cette crise économique, provoquée par un système capitaliste qui joue à la roulette russe avec l'argent issu des richesses produites par les travailleurs ! Les responsables, à la tête des grandes entreprises, à la tête des fortunes qui croissent en Bourse, et ceux qui détiennent le plus de richesses en France, ceux-là seraient dispensés de tout effort ?

Non ! Il n'ya pas de morale car le capitalisme n'est pas une philosophie morale, c'est un système économique qui a pour objectif de faire croître le capital, quel qu'en soit le prix !

Pendant la campagne des Présidentielles, avec le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, nous avons défendu l'idée que tout chef d'entreprise exerçant son métier en France devait payer des impôts en France.

De la même façon, nous avons proposé que tout sportif qui souhaite porter le maillot de l'équipe de France, en foot, en tennis ou en un autre sport, doit lui aussi payer des impôts en France.

Le cas Arnault, à la suite d'autres grands patrons, sportifs ou chanteurs, montre la validité de cette proposition.

Bernard Arnault veut partir en Belgique ? Soit ! Mais qu'il laisse son salaire et ses avantages à un nouveau dirigeant imposable en France !

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 08:42

Hier, nous publiions un article sur la hausse spectaculaire des salaires des dirigeants des entreprises du CAC 40 ces dix dernières années. Aujourd'hui, l'INSEE nous apprend que les revenus des français ont baissé en 2010 et que le nombre de français sous le seuil de pauvreté a encore augmenté.

Il ne s'agit nullement d'un paradoxe mais d'une réorganisation en profondeur du capitalisme.

Après des décennies de conquêtes sociales, le mouvement ouvrier (au sens large : ouvrier = travailleurs) cède du terrain face à une stratégie du capitalisme lancée dans les années 80 avec l'arrivée des doctrines ultralibérales testées par Thatcher en Grande Bretagne et Reagan aux Etats-Unis.

En s'appuyant sur la mondialisation du capitalisme et la construction d'une Europe du capital qui prive les peuples de leur souveraineté nationale, les puissances au service du capital ont su reprendre en quelques décennies une grande part de ce qu'ils avaient cédé aux travailleurs : 10 % de PNB sont ainsi passés en France des poches des salariés vers la rétribution du capital, les acquis sociaux ont été rognés (Retraite, indemnisations chômage, remboursements sociaux) et les revenus des travailleurs deviennent aléatoires, les grilles salariales laissant place à des revenus à la carte, à la précarité et au temps partiel imposé.

Le revenu moyen des français en baisse en 2010 !

L'une de ces conséquences, c'est la baisse du pouvoir d'achat des français. Avec des salaires qui stagnent (merci les 35 h !) et un SMIC qui n'est plus suffisament revalorisé, les salaires ont fini par évoluer moins vite que l'inflation, quoi qu'en disent les gouvernements successifs. Chacun se rend compte des difficultés qu'il rencontre à mettre trois sous de côté... quand il en a encore la possibilité !

Pour la première fois depuis 2004, l'INSEE constate que le revenu moyen des français a baissé en 2010. La faute à la crise selon l'institut. Trop facile !

Le niveau de vie médian (la moitié de la population est au-dessus, l'autre moitié en dessous) des personnes d'un ménage de France métropolitaine atteint 19.270 euros, ce qui représente 1.610 euros par mois.

Ce montant est en baisse de 0,5% par rapport à 2009 si l'on tient compte de l'inflation.

Comme pour confirmer ce que nous disions sur les revenus des grands dirigeants du CAC 40 hier, on apprend que seul le niveau de vie des 5% de personnes les plus aisées repart à la hausse (+1,3%) après avoir seulement "légèrement augmenté" en 2009.

Les 10% des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10.430 euros quand celui des 10% les plus aisées est d'au moins 36.270 euros, soit 3,5 fois plus. Et si on compare au 1 % les plus riches, l'écart devient abyssal !

Pauvreté en hausse

Le taux de pauvreté atteint 14,1%, en hausse de 0,6 point, selon l'étude de l'Insee, qui précise que ce taux de pauvreté  "poursuit la hausse de 2009 (+0,5 point) et atteint son plus haut niveau depuis 1997".

En 2010, 8,6 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire (964 euros par mois), la moitié d'entre elles vivant avec moins de 781 euros par mois. A comparer avec les 51 millions d'euros annuels des 15 membres de la direction du groupe de luxe LVMH.

Mais contrairement à 2009, le chômage "contribue peu à l'évolution globale de la pauvreté" (à peine 4% de l'accroissement du nombre de pauvres), le nombre de chômeurs s'étant légèrement replié courant 2010.

En fait, cette hausse de la pauvreté touche plus particulièrement les jeunes de moins de 18 ans: après +0,4 point en 2009, leur taux de pauvreté progresse de 1,9 point atteignant 19,6% !

"Les enfants contribuent ainsi pour près des deux tiers (63%) à l'augmentation du nombre de personnes pauvres", explique l'Insee. Reverrons-nous bientôt des enfants des rues, comme au XIXème siècle ?

Revenus en baisse et pauvreté en hausse, la France capitaliste n'offre plus de perspectives positives pour une part majoritaire de sa population, pour ses jeunes notamment.

Les coûts élevés des études désormais, depuis la loi d'autonomie des universités de Sarkozy, interdit l'accès à ces études à beaucoup de jeunes issus des milieux populaires et des classes moyennes. L'ascenseur social a été saboté.

Encore une fois, il nous faut mettre en avant ce qui nous semble une évidence : trente ans de politiques libérales, à l'initiative des anglosaxons puis des socialistes français en 1983 (tournant de l'austérité) n'ont mené qu'à une confiscation d'une partie toujours plus forte des richesses produites nationalement (par les travailleurs) par une classe aisée, minoritaire et vivant de ses placements (pas de son travail, comme Liliane Bettencourt).

Il n'y a pas de compromis à faire avec les marchés comme tente de le faire François Hollande ! L'acceptation du traité européen Sarkozy-Merkel ne fera qu'enfoncer un peu plus notre peuple dans la misère en obligeant notre pays à réduire ses dépenses sociales et les investissements publiques, en retirant à notre Nation le contrôle de son propre budget !

Encore une fois, l'Histoire montre qu'il y a bien affrontement entre deux grandes classes sociales, celle des travailleurs qui vivent de leur travail et subissent la crise, et une classe de super-riches, qui voit progresser sa richesse et bénéficie des allègements fiscaux et de l'ouverture des frontières pour améliorer la rentabilité de ses placements.

La Lutte des classes est plus forte que jamais mais les salariés sont aujourd'hui sur le reculoir.

Une politique réformiste, comme celle du Parti socialiste, ne peut mener à rien de bon quand le peuple est sur la défensive, seulement sur des compromis perdants pour les travailleurs.

Comme la CGT le propose le 9 octobre, avec une journée d'action pour l'emploi industriel, c'est d'une riposte coordonnée et puissante dont nous avons besoin pour imposer un changement réel de direction des politiques économiques, un changement maintenant.

C'est ce que proposent les communistes avec le Front de gauche autour de la pétition contre le traité européen. La Fête de l'Humanité, les 14, 15 et 16 septembre, sera un temps fort de cette mobilisation populaire.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 09:49

La revue "Commentaire" nous apprend que les salaires des dirigeants du CAC 40 a augmenté de 120 % en moyenne entre 1998 et 2008. Elle est pas belle la vie ?

Plutôt à droite, la revue "Commentaire" publie une étude sur l'évolution des salaires des dirigeants du CAC 40. Dirigeants, cela veut dire "membre du comité de direction", pas seulement le PDG !

Figurez-vous que ces braves dirigeants ont vu leurs salaires progresser de 120 % en dix anx !

Pour rappel, 100 % correspond à un doublement de salaire.

Et, pour rappel également, sur la même période, le salaire moyen français a progressé de 25 % et l'inflation de 18 %. On peut chipoter sur ces deux derniers chiffres, sachant d'une part que les "petits" salaires ont moins évolué que les "hauts" (il n' y a qu'à voir les très modestes revalorisations du SMIC ces dernières années), et que, d'autre part, les chiffres de l'inflation modèrent une inflation vécue souvent de manière plus violente par les français (loyers, carburants,....).

Malgré tout, le salaire des cadres dirigeants des entreprises du CAC 40 a tout de même évolué 4 à 5 fois plus vite que le salaire des cadres, employés et ouvriers qui les nourrissent !

Si au moins leur travail avait contribué à améliorer l'emploi en France et les revenus des travailleurs de leurs entreprises !... On sait que c'est loin d'être le cas.

Ajoutés à cela les nombreux cadeaux fiscaux accordés aux riches français par les gouvernements successifs, notamment sous l'ère Sarkozy, et vous appréhenderez ainsi tout le bonheur qu'il y a aujourd'hui à être riche et bien portant en France.

Amis salariés, réjouissez-vous ! Vos sacrifices, ces dernières années, n'auront peut-être pas amélioré l'emploi et le pouvoir d'achat des autres salariés. Ils n'auront pas non plus permis d'expurger les comptes publics ou d'améliorer les servies publics.

Amis salariés, grâce à vos sacrifices, des centaines de cadres dirigeants de grandes entreprises auront pu s'enrichir largement ces dix dernières années et, avec eux, des milliers de gros actionnaires !

Et dire que certains disent que la redistribution des richesses n'existe pas en France ! !... Salaires CAC 40 1998-2008

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 09:21

11 000 signataires "en ligne" et 70 000 signataires "papier", la pétition de "L'Humanité" pour un référendum sur le traité européen Sarkozy-Merkel prend de l'ampleur. Et vous ? Où en est votre engagement citoyen ?

Question posée par un de nos députés communistes du Nord au premier ministre :

"M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le Premier ministre sur le respect des engagements électoraux contractés avec les Français.

L'exécutif s'était engagé à renégocier le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), signé par les dirigeants Sarkozy et Merkel. Or, étrangement, le Gouvernement demande au Parlement la ratification de ce texte sans aucune modification.

Ce texte durcit encore les traités de Maastricht et de Lisbonne et prône à la fois l'austérité à perpétuité et le contrôle des budgets nationaux par la Commission technocratique de Bruxelles. Il ne propose strictement rien pour libérer le financement des États de la pression des marchés financiers.

Alors que la confiance des Français a été accordée sur la base d'une promesse de renégociation dudit Traité, il lui demande s'il compte proposer l'organisation d'un référendum pour redonner la parole au peuple sur ce texte européen fondamental pour notre démocratie."


 

Après le Parti communiste, le Front de Gauche a déclaré dimanche dernier que lutter pour un référendum était l’objectif central de la rentrée. ATTAC a décidé de faire de même.

Avec ce traité c’est le traité de Lisbonne puissance 10 car il y aura avec ce traité un cadenaçage complet de la souveraineté populaire. Aucun déficit ne sera permis (maximum 0,5 %). Cela empêchera tout investissement de long terme visant au développement économique social et écologique. Or seuls ces investissements de long terme peuvent nous éviter le chaos et l’austérité et préparer le changement nécessaire de modèle de société.

Le TSCG ne permet donc aucun autre modèle économique et supprime encore un peu plus la souveraineté populaire déjà écornée depuis que l’UMP et les socialistes ont décidé en 2008 d’aller contre la volonté du peuple rassemblé le 29 mai 2005 dans un Non au Traite constitutionnel européen.

Seules les banques privées à but lucratif (pour les actionnaires) ont le droit de se faire prêter de l’argent par la Banque centrale européenne (BCE) à un taux inférieur à 1 %. Elles pourront ensuite faire des profits en prêtant aux États, collectivités territoriales y compris à des taux usuriers (des crédits "revolving" à 15 ou 16 % pourquoi pas ?) et avec des prêts toxiques (genre DEXIA). La BCE ne sera toujours pas prêteur en dernier ressort vers les institutions publiques.

Pendant ce temps-là, trois intellectuels allemands utilisent leur renom pour fixer l’objectif néolibéral. Peter Bofinger, Jürgen Habermas et Julian Nida-Rümelin ont publié dans Le Monde du 27 août 2012 un texte intitulé « Plus que jamais, l’Europe ». Il faut installer une discipline de fer fiscal dans toute l’Europe et de ce fait, supprimer la souveraineté populaire des États pour les sujets importants en terminant le travail engagé des transferts de souveraineté vers une entité européenne sans démocratie.

Pourtant le fait que la crise continue de plus belle montre bien que l’analyse des élites libérales de la zone euro de droite et de gauche est erronée. Il ne s’agit pas d’une crise de la dette en provenance de dépenses trop fortes ni d’une simple crise financière due à des spéculateurs peu scrupuleux qu’il faudrait réguler. Il s’agit d’une triple crise économique, financière et de la dette publique qui prend sa source dans la crise de profitabilité du capitalisme lui-même avec l’inconvénient supplémentaire que la zone euro s’est construite avec des économies divergentes et trop inégalitaires.

D’abord, nous sommes dans une crise de surproduction du capitalisme qui après avoir fait baisser la part des salaires dans la valeur ajoutée a tenté par l’endettement de remplacer le manque de salaires. Deux écueils attendaient les élites néolibérales mondiales et ordo-libérales européennes, la résistance des couches populaires et moyennes intermédiaires d’une part, et la crise de l’accumulation du capital lui-même. Ils n’ont donc de cesse de tenter de regagner de nouvelles marges en baissant encore la part des salaires dans la valeur ajoutée et en continuant de supprimer les droits démocratiques et sociaux.

La fuite en avant dans l’économie financière de la dette publique est en fait le seul moyen des néolibéraux mondiaux et ordo-libéraux européens de tenter de se maintenir au pouvoir. Il n’y a que les peuples et donc les couches populaires et moyennes intermédiaires qui peuvent y mettre fin.

Même les économistes « nouveaux chiens de garde » de l’ordo-libéralisme européen comme Élie Cohen mettent le doigt sur la faillite du système.

Lisons Élie Cohen : « La France a connu de loin depuis vingt ans la pire désindustrialisation de tous les pays d’Europe occidentale. Tout le monde aurait applaudi si nous avions remplacé les emplois industriels par des emplois high-tech, mais nous les avons remplacés par des femmes de ménage ».

On voit là que la solution résiderait dans un changement de modèle culturel, économique et politique et dans un processus conjoint de réindustrialisation et de transition écologique. Voilà ce que nous devons imposer  !

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 08:56

Nouvelle recapitalisation pour Dexia et faillitte possible pour le Crédit Immobilier de France : la banque des collectivités locales et la banque du crédit logement seraient-elles en passe de disparaître ?

L'info ne fait pas la une des médias mais la faillite du Crédit Immobilier de France (CIF) et les nouveaux déboires de Dexia sont les preuves que les mesures pour sauver le secteur bancaire n'ont pas assaini la situation et que le feu couve sous la braise. Ces derniers événements montrent également à quel point les spéculateurs et leurs agences de notation sont encore en capacité de nuire à nos économies.

François Hollande, qui voulait rassurer les milieux financiers, devrait sortir la machette et tailler les branches pourries de cette économie capitaliste qui gangrène la planète !

La banque franco-belge DEXIA estimait lundi 27 août qu'elle aura besoin de recapitaliser sa branche luxembourgeoise avant la vente imminente de celle-ci, ce qui pourrait l'inciter à réclamer des fonds supplémentaires aux Etats belge et français. La Belgique, la France et le Luxembourg ont actuellement accepté de garantir jusqu'à 55 milliards d'euros des emprunts de Dexia : 60,5 % pour la Belgique, 36,5 % pour la France et 3 % pour le Luxembourg. Ces garanties pourraient augmenter jusqu'à 90 milliards d'euros. Une rallonge de 35 milliards d'euros !...

Pour le CIF, l'Etat a été contraint d'intervenir pour éviter la faillite au Crédit Immobilier de France en annonçant samedi soir qu'il accordait sa garantie financière à cet établissement spécialisé dans les prêts immobiliers aux particuliers et lié au mouvement HLM.  Cette garantie s'élèverait à hauteur de 4,7 milliards d'euros, officieusement, mais le journal "Les Echos " de ce  lundi la chiffre à plus de 20 milliards d'euros ! Le CIF n'est pas une banque de dépôt. il dispose de 2,4 milliards de fonds propres seulement et gère un encours de 33 milliards d'euros (crédits en cours de remboursement).

C'est encore une fois une agence de notation qui provoque la catastrophe ! En effet, Moody's a baissé de trois crans la notation de cette banque de crédit, ce qui coupe automatiquement les sources de financements sur les marchés privés, plus personne ne voulant prêté à des taux normaux à une banque "douteuse". Or, l'établissement doit notamment faire face à des échéances de 1,75 milliard d'euros en octobre.

Avec Dexia, déjà recapitalisé par les états en 2008, c'est la première banque de financement des collectivités territoriales qui était touché. Communes, départements et régions ont déjà du mal à trouver des banques leur accordant des crédits pour investir sur nos territoires.

Avec le Crédit Immobilier de France, ce sont les particuliers et le mouvement HLM qui sont concernés.

Pendant ce temps là, les banques spéculatrices à qui l'Etat a distribué des centaines de milliards d'euros d'argent public sous Sarkozy en 2008, celles-là vont bien. Merci pour elles !

Quant aux agences de notaton, dont on voit toute la nocivité depuis des mois, avec les menaces qu'elles font porter sur les crédits accordés aux Etats, personne ne les remet en cause non plus.

Encore une fois, c'est bien la spéculation et les outils mis en place par le secteur financier qui sont la source des difficultés financières de structures d'utilités publiques.

Tant que nos gouvernements seront au service du capitalisme et de ceux qui s'enrichissent à travers lui, les structures responsables de la crise et des difficultés financières des collectivités et des états seront tranquilles.

Il est grand temps de remettre l'économie et l'argent au service de l'Homme et de son environnement !

Rendons l'argent utile ! Sauvons les banques utiles et mettons la main sur l'argent de la spéculation !

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