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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 09:34

Plus fort que Hortefeux, Manuel Valls multiplie les destructions de camps roms. A quand les dealers ?

L'ennemi public numéro un en France est une communauté. Il s'agit des roms.

Ce n'est pas dit officiellement ; c'est même démenti par le ministre de l'intérieur.

Pourtant, la multiplication jours après jours des destructions de camps roms donne l'impression qu'il s'agit d'une urgence, à défaut d'être une priorité.

C'est à ce point une urgence que les autorités ne prévoient aucunes solutions de repli pour ces familles dont on détruit les campements. Si beaucoup de ces camps sont effectivement insalubres, ils le sont depuis des mois sans que cela n'ai entrainé de réaction des autorités françaises jusque là.

Du jour au lendemain, la destruction de ces camps deviendrait vitale au point que l'on ne prenne pas de disposition pour organiser AVANT le relogement de ces personnes !

En détruisant les camps, pense t-on réellement faire disparaître les raisons de leur existence ? Ou bien, comme nous le croyons, s'agit-il avant tout de communication pour faire croire que le gouvernement agit contre une communauté rejetée de tous ?

Qu'ils viennent de Roumanie ou de Bulgarie, ou encore de Hongrie, les roms viennent sous la pression de la misère, de pays où ils sont rejetés, méprisés, voire socialement exclus. Qui ne fuirait pas dans ces conditions ?

Au lieu de chercher à influencer ces pays afin qu'ils trouvent une place à leurs minorités roms, ce qui serait certainement plus constructif que de donner des instructeurs ou des armes aux islamistes syriens, les gouvernements français successifs mènent une politique d'isolement qui ne fait qu'accroître les difficultés de ces familles.

Avec Sarkozy et Hortefeux, les roms perdaient la possibilité de travailler légalement en France. En clair, ceux qui arrivent ne sont pas renvoyés mais on leur a retiré toute possibilité de s'intégrer professionnellement en France !

Avec Hollande et Valls, on s'oriente vers une réautorisation du droit au travail pour les roms. Par contre, ils n'ont plus le droit de survivre dans les seuls logements qu'on leur laissait occuper jusque là ! Cherchez l'erreur !

Alors que les inquiétudes montent à Marseille autour de la multiplication des règlements de compte entre bandes rivales et alors que le ciel s'assombrit sur l'emploi, ce sont les chasses aux roms du ministre Valls qui occupent les actualités. Cela ressemble beaucoup à une volonté de donner aux français un bouc-émissaire à montrer du doigt !?

Et après Hortefeux et ses auvergnats arabes, on s'attend presque à voir un jour prochain Manuel Valls déclarer que "un rom, ça va. C'est quand y-en a plusieurs qu'il y a des problèmes" !

Pauvre Valls qui a raté le coche du gouvernement Fillon, à l'image de Besson ! Le voilà tenu de jouer la carte "droite dure" du gouvernement Ayrault.

Pour tous ceux qui ont la dignité humaine à coeur et qui savent analyser au delà des différences, à gauche notamment, les images sans cesse répétées de policiers chassant hommes, femmes et enfants de leurs taudis au petit matin, cela rappelle de biens tristes époques de notre histoire.

Si la gauche a une conscience. Il est temps qu'elle se réveille !

Solidaire


Et pour compléter, voici ce que dit José Fort, fils de républicain espagnol et journaliste à l'Huma, de Manuel Valls.

C'est pas non plus piqué des hannetons !

" Manuel Carlos Valls, ministre français de l’Intérieur, a-t-il oublié ses origines ?

Son père Xavier, artiste peintre catalan, avait obtenu une bourse de la France avant de s’installer à Paris en 1949. Il venait rejoindre les dizaines et dizaines de milliers de républicains espagnols ayant trouvé l’accueil solidaire du peuple de France, pas des autorités parisiennes qui, quelques années auparavant, avaient traité comme des chiens 500.000 réfugiés fuyant la dictature franquiste.

En 2012, Valls, celui que la France a nourri et éduqué, se comporte comme le ministre de l’Intérieur qui en février 1939 parquait les républicains espagnols dans les camps de concentration d’Argeles et d’ailleurs.

Les enfants des républicains espagnols ont honte de l’un d’entre eux."

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 09:28

Le ministre du redressement productif avait l'image d'un socialiste marqué à gauche. Ce n'est plus le cas.

Arnaud Montebourg, c'était la gauche du PS au dernier congrès socialiste. Un discours proche du peuple et des revendications politiques en rupture avec le social-libéralisme du PS depuis quelques décennies, cela a suffit pour lui donner une image radicale, vraiment de gauche, au moment où Benoît Hamon rentrait dans le rang.

Cette image a susciter un réel espoir chez certains électeurs, espoir renforcé par sa nomination au "Ministère du Redressement Productif". Tout un symbole, ce nom !

On allait voir ce qu'on allait voir ! Avec lui au gouvernement, les inquiétudes sur le programme rose pâle du candidat Hollande allaient vite être dissipées.

Que reste t-il de ces espoirs ? Peu de choses. Peut-être même beaucoup d'inquiétudes, du moins chez les ouvriers et employés.

Le cas Peugeot Aulnay est sur ce point emblématique.

Arnaud Montebourg s'était pourtant lancé dans la bataille avec fougue contre un groupe PSA qui annonçait début juillet la suppression de 8 000 emplois en France dont les 3 300 d'Aulnay-sous-Bois en Région parisienne.

Avec courage, il exigeait du groupe Peugeot que "la direction fasse connaître ses intentions au plus vite et de façon précise". Il sommait cette même direction d'"engager sans délai le dialogue social, et d'en faire une arme collective pour affronter vos éventuelles difficultés dans le respect de vos salariés". Voilà qui était dit !

L'été a passé. Les dures paroles du ministre Montebourg se sont envolées.

Dimanche dernier, sur BFM, Arnaud Montebourg appelait les syndicats à la "responsabilité économique" pour ne pas "affaiblir" le constructeur. Et d'exhorter les syndicats à penser à "tous ceux qui restent", les "100.000 salariés qui restent à Peugeot".

De révolté, le voilà capitulard !

En clair, si les syndicats luttent contre le plan de licenciement de 8 000 salariés de Peugeot, ils mettront en danger l'emploi des 92 000 restants ?

Un discours habituel dans la bouche des patrons et des partis qui leurs servent de porte-voix. C'est beaucoup moins compréhensible de la part de celui qui se présente comme le leader de l'aile gauche du PS ! Ou alors, le PS est vraiment parti très loin à droite ?...

Jamais il ne remet en cause la gestion de l'entreprise, son absence de stratégie économique et industrielle, les énormes bénéfices réalisés par PSA ces dernières années, bénéfices redistribués grassement aux actionnaires et aux hauts cadres de l'entreprise ! Jamais il ne critiquera la famille Peugeot, réfugiée fiscale en Suisse pour ne pas payer d'impôts en France !

C'est la même chose sur d'autres gros dossiers comme Fralib à Gémenos, près de Marseille. Le ministre recule face au géant Unilever et ses menaces de suspendre ses investissements en France en cas de reprise de la marque Elephant par les salariés.

Peut-on gouverner la France en cédant aux menaces de quelques groupes privés agissant pour le compte de quelques centaines de gros actionnaires étrangers ? Il semble que oui.

Arnaud Montebourg est à l'image de ce gouvernement et de cette présidence. Après une campagne monotone mais de gauche, la nouvelle majorité retombe dans les travers d'un faux réalisme, celui qui consiste à essayer de "faire de son mieux" avec les règles injustes du libéralisme.

Durant des mois, les communistes avec le Front de Gauche ont voulu montrer qu'il était impossible de mener une politique en rupture avec le libéralisme de ces dernières décennies sans changer profondément les règles du jeu économique, sans affronter le monde de la finance et les grands groupes capitalistes, sans s'appuyer sur l'immense majorité du peuple, victime de ce système.

A peine cent jours au pouvoir et la majorité socialiste, Arnaud Montebourg en tête, nous prouve toute la justesse de nos analyses défendues durant les campagnes présidentielles et législatives.

La lutte des classes est toujours à l'ordre du jour. Refuser d'affronter les classes possédantes, c'est finalement céder aux plus forts.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 09:05

Près des trois quarts des Français (72%) déclarent souhaiter l'organisation d'un référendum sur le traité européen instituant la "règle d'or" d'équilibre budgétaire, selon un sondage CSA pour "l'Humanité" ce lundi.

A la question de connaître leur souhait de voir organiser un référendum sur le traité européen instituant la "règle d'or" d'équilibre budgétaire, assortie d'une explication sur la règle d'or qui "prévoirait un retour à l'équilibre budgétaire d'ici 2016 et s'imposerait donc au budget de l'Etat voté chaque année au Parlement, ce sont 72 % des sondés qui répondent OUI.

80 % des électeurs Front de Gauche et 75 % des électeurs de droite y sont favorables mais également une très grande majorité d'électeurs socialistes. Ils sont en effet 66 % à se dire favorables au référendum !

Ecoutez vos électeurs messieurs les socialistes !

Et puisque notre gouvernement souhaite instaurer par les armes la démocratie en Syrie, peut-être peut-il l'appliquer pacifiquement en France ?

Il semble malheureusement que ce gouvernement n'en prenne pour l'instant pas le chemin.

Il y a même une volonté de museler les contestations au sein même du Parti socialiste.

Claude Bartolone, président socialiste de l'Assemblée nationale affirmait ce matin sur RTL que cela le "dérangerait" si des députés socialistes votaient contre le Traité Sarkozy-Merkel. Peut-être que ceux-ci trouvent dérangeant que leur parti vote aujourd'hui ce qu'il dénonçait hier, lorsqu'il était dans l'opposition ?

Pour faire avaler la couleuvre, les responsables socialistes n'ont qu'un argument : faire croire qu'ils ont obtenu de grandes avancées sur ce texte depuis l'élection de François Hollande.

Claude Bartolone vantait ce matin les grandes conquêtes de son leader : "Il a obtenu une mobilisation des fonds structurels européens, le fait que soient taxés les transactions financières". 230 milliards sur 5 ans, dont la moitié de fonds qui étaient déjà engagés sous d'autres noms ? Tout ça à répartir sur 27 états ! ! Waouh ! Quand on sait que Sarkozy à lâcher 250 milliards d'euros fin 2008 (en une seule fois !) pour secourir ses amis banquiers français, on voit bien que la somme annoncée est finalement faible par rapport aux enjeux. Sans parler des conditions d'attribution !...

Mais, au delà de cette maigre enveloppe, le traité reste foncièrement mauvais sur le fonds : il s'agit toujours d'imposer la Règle d'or aux peuple d'Europe et de transférer le contrôle du buget national dans les mains de Bruxelles !

Le fonds du traité reste fixé sur l'austérité et la perte de souveraineté de la Nation sur son propre budget ! Mais, là, silence !

Claude Bartolone, numéro 4 de la République, continue ainsi d'affirmer à destination des cadres du PS, notamment des députés et sénateurs récalcitrants : "Quand je vois que nous allons examiner un texte qui correspond totalement aux engagements pris par François Hollande pendant la campagne, il faut que les députés qui ont fait campagne sur le programme de Hollande et qui ont été élus grâce à son élection à la présidentielle puissent quand même le reconnaître". En clair : il y a la ligne officielle du Parti et tout le monde doit s'y tenir.

Au journaliste qui lui demande dans la foulée, en parlant des élus, "Donc tous devront voter oui ?", Claude bartolone répond : "L'objectif, c'est celui-là". "Il va falloir discuter".

Face à ce refus de toute discussion démocratique, le Parti communiste, avec le Front de gauche, cherchent à élargir la mobilisation démocratique en faveur d'un référendum, vers toutes les forces, politiques, syndicales, associatives, qui souhaitent s'unir dans cette bataille.

Lors des universités d'été du Front de Gauche, à Saint Martin d'Hères (Isère) ce week-end, Jean-Luc Mélenchon a ainsi déclaré : "Nous, Front de gauche nous adressons, non pas à ceux qui sont d'accord avec nous (...) mais à tous ceux qui veulent, personnes, organisations, associations, syndicats", un appel "à une manifestation nationale à Paris venant de tout le pays", en notant la nécessité d'"une sorte de comité national pour le référendum".

La bataille est ouverte pour empêcher ce que Pierre Laurent, secrétaire national du PCF décrit comme "une camisole de force qui sera assignée à la France si nous signons ce pacte".

Le peuple est souverain en démocratie. Ceux qui commence déjà à affirmer que la question est trop compliquée et que certains électeurs ne comprendaient pas, ceux-là devraient avoir honte ! De tels propos sont dignes des régimes autoritaires qu'ils sont les premiers à dénoncer !

On comprend que de tels propos soient tenus par des partisans de l'intégration européenne. C'est d'ailleurs le sens que nos "élites" lui ont donné et c'est le sens de ce traité : retirer au peuple, crétin par essence, le droit de décider de son destin pour le confier à une minorité de technocrates qualifiés (autodésignés comme tel !).

Pour notre part, nous croyons en la capacité du peuple de décider de son propre destin.

Les communistes, avec le Front de gauche, se battront pour que le peuple français puisse discuter en connaissance de cause du contenu de ce traité et que ce soit lui, et non une minorité qui n'en n'a pas le mandat, qui choisisse désormais ce que peut ou non dépenser notre nation.

Dès cette semaine, nous serons présents sur le terrain pour faire signer cette pétition. En attendant le grand rendez-vous de mobilisation que constituera la Fête de l'Humanité, au Bourget, les 14, 15 et 16 septembre prochain.

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:29

Harlem Désir accuse Mélenchon et le Front de gauche de reprendre des critiques de droite contre le gouvernement. De droite, les critiques ?

Honnêtement, cet article est une réaction d'exaspération face à des dirigeants socialistes qui font front de manière coordonnée et identique contre les critiques des communistes et du Front de Gauche. Des critiques pourtant fondées et qui reposent sur un début d'exaspération de la population. On le voit dans la baisse de popularité de François Hollande dans les sondages !

Pour le PS, c'est un peu la politique de l'autruche ! Et brisons le thermomètre pour ne pas voir la fièvre monter !

Il en est ainsi de Harlem Désir, pour ne prendre que lui.

Celui qui brigue la succession de Martine Aubry à la tête du Parti socialiste, eurodéputé actuellement, répond aux critiques par une mise en cause de l'honnêteté du Front de Gauche et de ses composantes. Il dit ainsi que "nous (les socialistes ?) souhaiterions que Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche soient partie prenante d'un débat à gauche constructif". En clair, le débat n'est pas constructif actuellement ? Les critiques et propositions que nous faisons ne sont pas constructives ? Seraient-elles démagogiques ou destructives ?...

En fait, Harlem Désir ne cherche pas à écouter ou à échanger. Ce qu'il veut, c'est que les communistes et le Front de gauche se taisent ! Toute critique est forcément de droite ? C'est ce qu'il sous entend quand il dit qu'il " regrette parfois quand un homme de gauche comme Jean-Luc Mélenchon reprend des invectives ou des formules qui sont plutôt celles de M. Copé".

Front de gauche - UMP : même combat ? Après le Front de Gauche = FN de l'UMP pendant les élections, voilà qui va ravir les électeurs de gauche, venant du parti majoritaire qui s'en revendique !

N'en déplaise à Harlem Désir, le Front de Gauche et le Parti communiste ont fait le choix de l'indépendance vis-à-vis du gouvernement. Nous ne sommes ni des soldats, ni des moines. Nous ne sommes pas tenus au droit de réserve ni au silence !

Si des décisions gouvernementales nous déplaisent : nous le disons ! Surtout si celles-ci vont à l'opposé des promesses du candidat Hollande et encore plus si elles vont dans le sens des intérêts de la finance et du grand patronat plutôt que dans le sens des ouvriers et des travailleurs.

Est-ce la faute du PCF, du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon si le gouvernement actuel prend des mesures digne du gouvernement Fillon et de Nicolas Sarkozy ?

La ratification programmée du traité Sarkozy-Merkel par le parlement, décidée par François Hollande : est-ce une mesure de gauche ?

La politique de chasse aux Rroms et les propos de Manuel Valls sur la "délinquance roumaine", dignes de Hortefeux : est-ce une politique de gauche ?

La position de la France sur la Syrie, copie conforme de celle de Sarkozy sur la Libye : est-ce une posture de gauche ?

L'absence de mesure contre les marchés financiers, le soutien ridicule au SMIC en juillet et la mollesse du gouvernement face aux plans de sabordage de l'emploi de certaines grosses entreprises : est-ce une attitude de gauche ?

N'en déplaise à Monsieur Désir, comme à ses compagnons du Parti socialiste, les communistes et le Front de gauche ont défendu un programme radicalement plus à gauche et continueront de le défendre.

La politique du gouvernement socialiste ne tranche pas franchement avec celle du précédent. Beaucoup de travailleurs s'en rendent compte. La déception commence à monter.

Monsieur Désir : le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon ne choisissent pas des "invectives" ou des "formules" de droite contre le gouvernement, c'est le gouvernement qui prend des décisions de droite !

Changez de politique ! Affrontez clairement le capital financier et la mondialisation libérale ! Refusez l'austérité prônée par Bruxelles et la finance ! Menez une politique en faveur de l'emploi industriel, des salaires et des services publics ! Là, oui, nous arrêterons de vous critiquer et nous vous soutiendrons !

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 09:59

Un Arnaud Montebourg qui s'agite mais qui ne contre pas les plans sociaux, un Michel Sapin qui lance de nouveaux contrats précarisants la jeunesse. Décidément, ce gouvernement socialiste a bien du mal à se démarquer de son prédécesseur !

On attendait les socialistes au tournant dans la grande bataille pour l'emploi. On ne peut pas dire que ce soit glorieux actuellement !

Les plans de licenciements des grandes entreprises ont été repoussés après les Législatives par le patronat pour ne pas gêner l'éventuelle réélection de Nicolas Sarkozy et de sa majorité.

Malheureusement, la nomination d'Arnaud Montebourg au ministère du "redressement productif" n'a pour l'instant produit aucun effet. C'est le cas pour l'automobile avec la fermeture de PSA à Aulnay et les 8 000 licenciements prévus. C'est aussi le cas des Fralib à Marseille, qui tentent de sauver leurs emplois et les tisanes "Eléphant". C'est enfin le cas des papetiers de M-real à Alizay, surpris du silence du ministère avant l'été et inquiets à juste titre pour les mois à venir...

L'incapacité du nouveau pouvoir, autour de François Hollande, à s'opposer aux décisions du patronat et à prendre des mesures fortes de réquisition, comme le souhaite le Parti communiste, met le nouveau gouvernement en position de faiblesse.

Et on voit la droite, sans aucune honte, attaquer les socialistes sur leur bilan économique après seulement trois mois quand Sarkozy et sa clique ont été au pouvoir sans interruption depuis plus de 10 ans ! Qu'ils la mettent en veilleuse !

Quant aux socialistes, s'ils arrêtaient de tergiverser pour s'attaquer réellement au pouvoir de la finance, ils ne prêteraient pas le flanc aux attaques comme ils le font actuellement !

Le peuple n'a pas renvoyé Sarkozy et l'UMP dans l'opposition pour que vous fassiez la même politique, camarades !

Resaisissez-vous ! Appuyez-vous sur les députés communistes du Front de gauche et votez des lois contre les licenciements boursiers, pour revenir sur les avantages fiscaux offerts aux plus riches par la droite et pour reprendre le contrôle du secteur bancaire, avec la constitution d'un Pôle public financier !

Et, refusez de vous aligner sur Sarkozy au niveau européen ! Refusez ce traité européen de capitulation devant la finance que l'on veut vous faire signer !

Solidaire


Michel Sapin invente le CDI à durée déterminée ! communiqué des Jeunes Communistes (MJCF).

Ce matin sur Europe 1, le ministre du Travail Michel Sapin, est revenu la situation catastrophique de l'emploi des jeunes en évoquant les "contrats d'avenir ".
Depuis la campagne présidentielle, cette mesure phare de François Hollande censée résorber le chômage des jeunes est toujours restée floue et en dessous du niveau d'exigence nécessaire pour sortir les jeunes du chômage et de la précarité.
Mais ce matin Michel Sapin a apporté des explications confuses, qui si elles étaient confirmées, traduiraient un véritable mépris envers notre génération. En effet, le ministre, a expliqué qu'il souhaitait avec ce contrat "offrir à une partie de ces 400 000 jeunes un avenir, une possibilité, une marche vers l'emploi avec un vrai boulot en contrat à durée indéterminée pendant une durée suffisante entre un an et trois ans."
Autrement dit, Mr Sapin vient d'inventer une nouvelle forme d'emploi jetable!
Nous espérons qu'il s'agit la d'une erreur et qu'elle sera rectifiée dans les plus bref délais. Cela traduit en tout cas le manque de sérieux et de considérations faites aux problèmes que rencontrent les jeunes.
Pour Pierric Annoot, Secrétaire Général des Jeunes Communistes: « Le candidat Hollande qui avait fait des jeunes une priorité de campagne, semble en avoir fait un oubli de début de mandat. Hier l'Unef, a appelé le gouvernement à mettre en place un plan d'action social étudiant comprenant notamment la mise en place de l'allocation d'autonomie.
Plus largement, les jeunes communistes avec les députés du Front de Gauche, déposerons dans les prochaines semaines à l'Assemblée Nationale une proposition de loi cadre pour sortir les jeunes de la précarité. La CGT a elle aussi fait parvenir aux députés une proposition de loi cadre pour l'emploi des jeunes... face à l'urgence sociale dans laquelle se trouve notre génération, toutes ces propositions répondent aux mêmes ambitions.
Alors si Mr Sapin n'a que la précarité à nous offrir, nous pensons que le devoir d'un gouvernement de gauche est au contraire de l'abolir.
Il ne s'agit pas de slogans ni d'incantations, mais de propositions concrètes.
Elles existent, nous les connaissons, il faut donc maintenant passer aux actes. »
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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 09:01

Les communistes et le Front de Gauche ne sont plus seuls à exiger un débat public sur l'intégration financière de la France dans cette Europe de l'austérité.

Est-il normal en démocratie qu'un gouvernement puisse changer le mode de gouvernance du pays sans que le peuple ne soit consulté ? C'est pourtant ce qui arrive actuellement avec la ratification du traité européen de Sarkozy et Merkel, ratification que le gouvernement socialiste et son Président veulent passer en catimini au Parlement.

Faut-il avoir des doutes sur le contenu de ce traité pour refuser que le peuple en discute ?

Le bien nommé Traité de stabilité financière et de CONTROLE budgétaire (TSCG)

C'est que ce nouveau traité impose une austérité renforcée à l'Etat français, pour rassurer les marchés, et étend cette austérité à tous les échelons des collectivités territoriales, régions, départements, etc. Il serait impossible de dépasser un déficit public de 0,5 % alors que le traité de Maastricht imposait la barre de 3 %, déjà inatteignable pour beaucoup de pays ! Or, quand on investit, on emprunte. Pure logique.

Par ailleurs, la France perdrait sa souveraineté sur son budget puisque ce sont les technocrates bruxellois, ces commissaires politiques du libéralisme, qui aurait le droit de décider seuls de la validation ou non des budgets nationaux. On comprend l'idée : imaginez qu'un gouvernement progressiste arrive au pouvoir ! Même s'il voulait faire une politique d'investissement, dans la recherche, l'éducation et l'industrie, ce traité l'en empêcherait !

La validation de ce traité par le Conseil constitutionnel pose également la question de la composition et de l'indépendance idéologique de Conseil constitutionnel. Composé d'anciens responsables politiques de droite ou socialistes et dirigé par l'UMP Jean-Louis Debré, il est le miroir du consensus politique en faveur de la disparition de l'état français au sein d'une Europe fédérale aux mains des financiers.

Vers un nouveau front anti-traité comme en 2005 ?

Pour les communistes, cette intégration européenne a montré jusqu'à présent toute sa nocivité. Basée uniquement sur une lecture économique libérale, l'Europe est la mère de toutes les contre-réformes sociales qui ont détruit nos industries, nos acquis sociaux et nos services publics depuis les années 50 et la création de la Communauté Economique du Charbon et de l'Acier (CECA), ancêtre de la Communauté Economique Européenne (CEE) et de l'actuelle Union Européenne.

L'histoire a montré toute la justesse de nos positions sur les traités de Maastricht en 1992, le Traité Constitutionnel Européen (TCE) en 2005 et le traité de Lisbonne en 2007. Beaucoup de français, et d'européens, ont enfin compris le rôle qu'occupe l'Europe contre les droits des travailleurs au profit de l'oligarchie capitaliste, industrielle et financière.

C'est parce que les peuples ont perdu confiance dans le mirage européen et ses promesses de prospérité que les partis politiques favorables à cette intégration libérale refusent d'organiser une consultation populaire.

A gauche, comme en 2005, l'opposition à ce traité regroupe les socialistes conséquents, les communistes et une parti de l'extrême-gauche. En clair, les composantes du Front de Gauche élargies au NPA essentiellement.

C'est parce que seul le peuple peut trancher et que du débat jaillira la vérité que tous défendent l'idée d'un référendum.

Au delà de ces forces, mobilisées depuis déjà quelques mois, de premières fissures apparaissent au sein des mouvements politiques dont les dirigeants se sont déjà soumis au diktat européen.

Au Parti socialiste, c'est une des tenante de la gauche du parti, Marie-Noëlle Lienemann, qui sonne la charge à la veille de cette ratification. D'autres cadres du PS suivront, ainsi que de nombreux élus.

La responsable socialiste pose la vraie question, celle du sens de cette Europe. Sur son blog elle demande "A quand une réorientation réelle de l’Europe? A quand une Europe sociale avec un SMIC partout et une convergence progressive des standards sociaux vers le haut? A quand l’arrêt du dumping social et fiscal au sein de l’UE où s’opèrent 70% de nos échanges? A quand une Europe qui s’engage pour le juste échange avec ses partenaires et cesse d’être une passoire pour des produits et services réalisés sans respect des normes sociales et environnementales ? Rien de tout cela n’est dans l’agenda européen."

Chez Europe-Ecologie-Les Verts, c'est aussi l'heure de la prise de conscience !

Après les présidents des groupes écologistes à l'Assemblée et au Sénat, François de Rugy et Jean-Vincent Placé, c'est au tour de la candidate à la Présidentielle 2012, Eva Joly, de s'exprimer pour un référendum.

Dans le Libération à paraître vendredi, elle affirme que "on ne peut pas escamoter le débat public sur un tel enjeu". Pour elle, "le traité qu'on nous propose de voter est le traité Merkozy. Le petit ajout sur la croissance que François Hollande prétend avoir obtenu n'est pas à la mesure des enjeux. Je suis fédéraliste, mais en limitant le déficit structurel à 0.5% du PIB, on crée les conditions de notre propre récession" !

Tout est dit ! Et même si nous ne sommes pas fédéralistes, l'analyse du contenu de ce traité est le même que le notre !

Au delà des partisans du NON au Traité Constitutionnel Européen de 2005, des voix se font entendre pour dénoncer ce Traité et exiger un référendum.

Dès ce mois d'août, les communistes sont à l'initiative pour mobiliser le peuple contre ce traité foncièrement anti-démocratique et anti-économique.

Mobilisez-vous avec nous ! Aidez-nous à diffuser l'information, à mobiliser vos voisins, amis et collègues !

Signez et faites signer la pétition du journal L'Humanité ! Déjà près de 8 000 signataires !


Signer en ligne : ici

Télécharger la pétition et nous la renvoyer à PCF 27 - BP 855 - 27008 EVREUX cedex

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 10:22

Nouvelle flambée des prix du carburant ces dernières semaines et toujours pas de mouvement côté gouvernemental.

Il fallait bien s'y attendre : avec une offre qui stagne et une demande mondiale en hausse, tôt ou tard, les prix du pétrole allaient être à nouveau le jeu des spéculateurs.

C'est qu'après la flambée des prix du gaz en juillet, celle des carburants commence à peser lourdement sur les comptes des familles et sur la comptabilité des entreprises de transport. Et ce ne sont pas les 2 % de hausse du SMIC qui changeront la donne !

Avec un gazole qui atteint 1,42 € le litre au minimum, et plus souvent 1,45 €, et un super 95 largement au delà des 11 francs le litre, à 1,60 € minimum, il y a de quoi s'inquiéter. Et de quoi réagir pour un gouvernement qui avançait des préoccupations sociales avant les Présidentielles !

A son arrivée au pouvoir, le gouvernement Ayrault avait reporté à plus tard la promesse d'un blocage temporaire des prix des carburants (qui devait précéder une remise à plat de leur taxation) faite par François Hollande durant la campagne présidentielle. L'argument était une baisse sensible du prix des carburants entre avril-mai et le mois de juin.

Maintenant, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, se retrouve au pied du mur à devoir prendre des décisions dans l'urgence. Il a annoncé que le gouvernement agirait avant la fin du mois pour enrayer la remontée des prix à la pompe et explorait "toutes les options à sa disposition", dont un blocage temporaire. On y croit.

Depuis des années , les communistes s'inquiètent de la montée régulière des prix des carburants et du fioul domestique, hausse que la demande mondiale grandissante ne fera qu'accélérer.

Taxes et profits en hausse !

Les pics de prix deviennent de plus en plus fréquents. Est-ce seulement dû à la raréfaction du pétrole ? Ce n'est pas si simple !

N'oublions pas que Total, leader français du pétrole et poids lourd mondial, réalise des bénéfices colossaux. Ce sont 10 milliards d'euros de dividendes qui ont été reversés en début d'année aux actionnaires du groupe. La filière pétrolière est donc loin d'être en difficultés ! Elle profite grassement des tensions sur les marchés mondiaux.

N'oublions pas non plus que l'Etat touche 60 % de taxes sur le litre de carburant par le biais de la TVA et de la TIPP !

Il y a donc plusieurs solutions envisageables pour baisser momentanément ou durablement les prix des carburants.

Le gouvernement hésiterait entre bloquer les prix durant quelques temps et bloquer les marges des ventes de carburants. La première solution pénaliserait les revendeurs (notamment les grandes surfaces) et la seconde les pétroliers.

Il y en a d'autres, et des plus fortes !

Pourquoi ne pas baisser la TIPP ? Le retour à une TIPP flottante diminuerait les rentrées fiscales de l'Etat, importante en cette période de flambée des carburants, mais permettrait de ne pas froisser la filière pétrolière et de baisser fortement les prix à la pompe.

Un pôle énergétique public comme solution

Autre solution, beaucoup plus radicale, renationaliser Total.

Après tout, Total (qui a racheté Elf) a été entreprise publique durant des décennies avant la grande vague de privatisations des années 80 et 90 !

Actuellement, ce sont des actionnaires privés, banques, fonds de pension et gros actionnaires, qui font leur beurre sur le dos de notre économie et des revenus des français. Renationaliser Total permettrait de puiser dans les énormes bénéfices de l'entreprise pour réduire les prix de revente du pétrole et pour dégager des revenus supplémentaires pour l'Etat, revenus qui pourraient être investis en recherche, notamment pour des carburants de remplacement du pétrole, plus écologiques et plus durables.

Car, là aussi, il faudrait peut-être anticiper plutôt que laisser faire les marchés !

Si la France investissait fortement et durablement dans la recherche sur les carburants du futur, non seulement elle aurait une recherche de pointe dans ce domaine, mais elle pourrait aussi développer, on l'espère, une filière industrielle d'avenir et d'excellence ! Quand on parle réindustrialisation...

Renationaliser la filière pétrolière et réduire les taxes de l'Etat permettraient de baisser durablement les prix des carburants à la pompe. Cela permettrait également d'investir massivement dans des carburants de substitution.

Un gouvernement qui ne se soumettrait pas aux lobbies industriels, pétroliers dans ce cas, aurait de quoi agir fortement, pour le bien du pays, de ses travailleurs et de l'environnement. On verra jusqu'où va le courage du gouvernement socialiste.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 09:57

C'est par une interview dans le journal officiel de la droite, Le Figaro, que Bruno LE MAIRE a fait part de ses ambitions personnelles à la tête de l'UMP... pour viser la présidentielle de 2017 ?

Pour ceux qui lisent régulièrement ce blog, il n'y a pas vraiment de surprise à l'annonce de Bruno LE MAIRE. C'était évident de la part de celui qui a trahi Dominique VILLEPIN en se rangeant derrière SARKOZY en 2007, afin de monter dans la hiérarchie de la droite. SARKOZY battu, la guerre des chefs ne mettant pas en évidence un leader naturel au sein de l'UMP, Bruno LE MAIRE croit son heure venue.

Voilà ce qu'il donne comme raison : "La droite est dans une situation sans précédent depuis 1958. Elle a perdu quasiment tous les pouvoirs locaux et nationaux. Si nous voulons que l'UMP retrouve le chemin de la victoire, il faut un renouveau profond de nos idées, de nos pratiques politiques et des personnes. Je veux être le candidat qui porte ce renouveau".

Ce qui est vrai dans sa présentation, c'est la situation de la droite. De débâcles en déroutes, les COPE et FILLON peuvent jouer les donneurs de leçons, ce sont eux qui ont coulé le parti qui défend les couleurs du patronat en France.

Pour le reste, le renouveau des idées, des pratiques et des personnes, Bruno LE MAIRE est tout de même culotté ! LE MAIRE n'est pas un perdreau de l'année tout de même ! Lui qui fut directeur de cabinet sous CHIRAC, en 2002, a été ensuite ministre du gouvernement FILLON sous SARKOZY, avec toute la responsabilité que cela entend sur le bilan politique et social qu'il assume collectivement avec ses anciens collègues du gouvernement !

D'ailleurs, il affirme vouloir axer sa campagne autour de quatre volets qui n'ont rien de nouveau à droite : "Union politique européenne, liberté d'entreprendre, restauration de l'autorité, renouvellement de notre famille politique".

Au niveau européen, Bruno LE MAIRE est donc lui aussi sur le crédo fédéraliste de la droite sarkozyste. Il a d'ailleurs approuvé le traité Sarkozy-Merkel qui soumet la France à Bruxelles au niveau de ses finances publiques.

Avec la "liberté d'entreprendre", on retrouve le fonds libéral classique de la droite : toujours moins de règles et de protections des salariés dans une course à la mondialisation dont ne bénéficient que les actionnaires et les grands patrons.

La "restauration de l'autorité", au sens large ici, c'est un renforcement de l'arsenal sécuritaire qu'il annonce, comme si les dizaines de lois publiées sous Sarkozy ne suffisaient pas.

Enfin, le "renouvellement" de la droite qu'il prône sonne comme une menace pour toute la hiérarchie umpiste, la volonté d'éliminer des cadres "historiques" (des FILLON, COPE et autres) en cas de refus d'allégeance au nouveau leader du parti unique de la droite si jamais il gagnait. C'est cette politique qu'il a mené au niveau régional, notamment dans l'Eure, avec l'éviction de la direction de la Fédération UMP de personnalités locales comme Jean-Pierre NICOLAS.

C'est que classiquement à droite, celui qui emporte la tête du parti avant les Présidentielles devient automatiquement le candidat de la droite aux Présidentielles. Ce fut le cas de Giscard avec l'UDF, de Chirac avec le RPR et de Sarkozy avec l'UMP.

Pour COPE, FILLON ou LE MAIRE, prendre la tête de l'UMP, c'est se positionner pour être le candidat de la droite aux Présidentielles de 2017.

Le jeu de Bruno LE MAIRE est limpide. Il a suivi ceux qui pouvaient le faire monter avant de les lacher : VILLEPIN un temps, SARKOZY jusqu'en juin. Il se sert de son mandat local de député pour donner l'image de quelqu'un de terrain, mais il continue de résider à Paris, ville de ses ambitions.

Enfin, espérons que ses déclarations sur la nécessité pour la droite de gagner les élections municipales de 2014 n'annoncent pas sa candidature à Évreux face à Michel CHAMPREDON ? Ce serait fort vu que le leader de la droite euroise à abandonner son mandat de conseiller municipal après les Législatives pour garder les plus rémunérateurs et valorisants mandats, ceux de député et de conseiller régional !

Que fera Bruno LE MAIRE de ses mandats électoraux à la Région et à l'Assemblée nationale s'il est élu président de l'UMP ? En 2007, à peine élu député, il abandonnait son mandat pour ses ambitions ministérielles. Nous refera t-il le coup cette fois-ci ?

L'ambition de Bruno LE MAIRE n'est pas de changer la France mais de devenir Président de la République.

Son bilan politique, avec CHIRAC, VILLEPIN, SARKOZY et FILLON, comme les axes politiques avancés pour l'UMP confirme bien que Bruno LE MAIRE s'inscrit dans la droite ligne de ses prédecesseurs du RPR et de l'UMP, au côté de la mondialisation capitaliste, du monde de la finance, des grands patrons et de la déréglementation sociale.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 09:47

Comme en 1992 avec le traité de Maastricht ou en 2004 avec le Traité Constitutionnel Européen, les communistes feront de la Fête de l'Humanité, en septembre, le point fort de la mobilisation contre l'Europe marchande et austéritaire.

Bien avant la signature du traité Sarkozy-Merkel par l'ancien président de droite, fin 2011, les communistes et le Front de Gauche ont attiré l'attention du peuple français sur ce Traité qui retire aux élus du peuple français le contrôle du budget national pour le confier aux bureaucrates bruxellois, un traité qui instaure une rigueur radicale aux peuples européens.

L'Histoire a montré que nous ne nous étions pas trompés lorsque nous dénoncions les dangers du traité de Maastricht, du TCE ou du traité de Lisbonne : la crise actuelle est due pour l'essentiel à une libéralisation complète de nos économies accentuée par une intégration européenne et une monnaie unique qui nous rendent prisonniers des stratégies décidées par les marchés financiers et une Banque Centrale Européenne qui leur sert de béquille.

Nous avons mené la résistance populaire à gauche contre Maastricht et contre le TCE, avec des succès évidents. Il en sera de même avec ce Traité Sarkozy-Merkel, traité d'intégration européenne une nouvelle fois avalisé par le Parti socialiste.

La Fête de l'Humanité, les 14, 15 et 16 septembre prochains, sera un nouveau rendez-vous de résistance populaire contre une dictature des marchés financiers que souhaite nous imposer l'Europe avec l'aval de notre gouvernement.

Au delà des nombreux concerts, des expositions, des stands et de la fraternité, la Fête de l'Humanité demeure le grand rendez-vous annuel de la gauche radicale et communiste. Un rendez-vous politique qui peut à nouveau changer la donne sur ce dossier européen !

Dans une interview au Journal du Dimanche parue le 12 août, le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, critique à nouveau ce texte, auquel le Conseil constitutionnel a donné son feu vert jeudi: "C'est un corset de fer que la France enfilerait en ratifiant ce traité".

Il rappelle les promesses du candidat socialiste durant la campagne électorale : "François Hollande s'était engagé à renégocier ce traité et il n'a pas obtenu de renégociation" ;  "C'est donc aux Français de trancher car la nature du pacte lui-même touche à la souveraineté nationale sur les choix budgétaires. Je continue donc à demander solennellement au chef de l'Etat de les consulter par référendum".

Contre ce texte, "le Front de gauche est mobilisé et d'autres peuvent l'être. J'en entends notamment au PS et chez les écologistes", relève-t-il. "Des associations comme Attac sont décidées à agir, des forces syndicales aussi. Je les invite à se rassembler et à tenir des initiatives communes dès la fin du mois d'août et pendant le mois de septembre. La fête de l'Humanité sera un grand rendez-vous de cette mobilisation nationale. Ce sera la bataille prioritaire de la rentrée".

Rendez-vous est donné. Les stands eurois seront prêts à vous accueillir pour organiser la riposte dans notre département.

Mais, plus généralement, Pierre Laurent juge que les "débuts du gouvernement sont marqués par les contradictions que l'on craignait".  "Nous avons voté les premières mesures fiscales positives, mais le gouvernement a mangé son pain blanc", avertit-il. "Il est resté les bras croisés devant l'annonce des plans de licenciements, nous avons vu son impuissance face à PSA. Pour la rentrée, j'ai les plus grandes inquiétudes", "le gouvernement manque de l'ambition nécessaire" face aux difficultés.

Au delà du seul Traité européen de super austérité, c'est effectivement l'incapacité du gouvernement socialiste à s'opposer au capital qui plombe son action. L'alignement du PS sur les théories libérales le rend incapable de concevoir une politique en rupture avec les trente ans de dérégulation sociale et de mondialisation capitaliste qui ont ruiné nos organismes sociaux et détruit des millions d'emplois industriels en France.

Le PS devrait se pencher sur les expériences sud-américaines, les plus radicales de préférence, comme au Vénézuéla, en Bolivie ou en Equateur, mais même là où les politiques ont été plus consensuelles, en Argentine ou au Nicaragua.

Fidèles à leur analyse politique et à la ligne de conduite prise avant les élections, les communistes, ceux du sud de l'Eure notamment, travailleront à rassembler le peuple de France autour de combats forts pour la souveraineté nationale, l'emploi industriel, le pouvoir d'achat et la solidarité entre les citoyens.

Le combat contre le traité européen Sarkozy-Merkel commence, avec tous ceux, au sein du peuple, qui souhaitent combattre pour la souveraineté populaire et contre une austérité éternelle.

  Affiche-referendum-pacte-europeen-2012.jpg

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 09:48

Les socialistes dans l'opposition montraient leurs muscles contre le traité Sarkozy-Merkel. A peine au pouvoir, les voilà qui capitulent.

On ne peut pas dire que le gouvernement socialiste et François Hollande ont longtemps fait illusion ! Quelques mesurettes en mai, comme des diminutions de salaires des ministres, et les voilà déjà dans les pas de la droite !

Il y a eu la polémique autour du SMIC, augmenté d'à peine 2 % avant l'été, une augmentation sous forme d'aumône pour des millions de salariés qui attendaient autre chose d'un gouvernement se disant de gauche. On est loin des 1 700 € exigés par le Front de Gauche et le Parti communiste !

Puis, il y a eu le refus de François Hollande de revenir sur l'engagement de la France dans le commandement de l'OTAN, décision prise par Sarkozy. Laisser la France et son armée sous la houlette des Etats-Unis ne gène pas outre mesure notre nouveau gouvernement ? Ce signe d'abandon de souveraineté s'est poursuivi avec l'intensification des efforts de la diplomatie française en faveur des "rebelles" syriens, dans la logique de Nicolas Sarkozy en Libye, et pour la plus grande satisfaction des Etats-Unis et des pétrodictatures islamistes du Moyen-Orient.

Voilà maintenant que le gouvernement socialiste refuse au peuple français de s'exprimer sur le traité européen de Sarkozy et Merkel, ratifié par la droite en mars dernier !

Que n'avait-on pas entendu le candidat Hollande et les cadres du PS s'élever contre ce traité en début d'année ! Avec Hollande à l'Elysée, ce traité devait être fortement remanié.

Du vent ! Il a suffi d'une petite enveloppe de 120 milliards d'euros sur 5 ans pour la relance économique, dont la moitié déjà prévue dans des fonds européens, pour acheter la volonté socialiste.

Et malgré la confiscation d'un pouvoir national essentiel, le contrôle du budget de la Nation, par les bureaucrates libéraux de Bruxelles que prévoit ce traité, le Conseil constitutionnel a considéré qu'il n'y avait pas lieu à modification de la Constitution.

La belle aubaine pour tous les europhiles béâts et autres défenseurs du capitalisme mondialisé ! Pas de modification constitutionnel, cela veut dire "pas besoin d'un référendum" !

Le tour est joué. Ceux qui n'ont toujours pas digéré le refus du peuple français de se faire imposer le Traité Constitutionnel Européen, en 2005, ont sauté sur l'occasion pour priver le peuple de son légitime droit d'expression sur la question du contrôle de ses finances nationales. Les socialistes sont de ceux-là.

Pour éviter qu'une contestation populaire ne se mette en place, notamment sous l'action des forces démocratiques et patriotiques comme le PCF et le Front de gauche, le gouvernement a décidé d'aller vite et de faire voter ce traité avant la fin du mois d'août, donc avant la rentrée des vacances d'été.

Un vote à la dérobade qui montre bien la crainte de nos dirigeants sur le contenu de ce traité.

Ainsi va la démocratie bourgeoise ! Vous votez pour des candidats qui vous promettent monts et merveilles et qui trahissent leur parole à peine élus sans que vous puissiez dire quoi que ce soit. C'était déjà le cas avec Chirac, celui qui devait "réduire la fracture sociale", puis de Nicolas Sarkozy, le président du "pouvoir d'achat". C'est aujourd'hui le cas de François Hollande pour qui le "changement" ressemble de plus en plus à de la continuité.

Marx nous a enseigné que l'état et son organisation étaient au service de la classe sociale dominante. Rien d'étonnant à ce que la classe politique qui considère cet état comme démocratique ne fasse rien qui aille contre les intérêts des riches actionnaires et spéculateurs de ce monde !

Pour l'immense majorité de la population, les travailleurs, salariés ou indépendants, en études, en activité ou en retraite, c'est l'organisation autonome, au sein de syndicats, associations et partis politiques les représentant, qui permet la prise en compte de leurs intérêts par cet état et par les organisations patronales. Un rapport de force qui se dénomme "lutte des classes".

Sur cette question de l'intégration dans une Europe au service unique des marchés, ce n'est pas du côté d'une social- démocratie aujourd'hui largement acquise au libéralisme qu'il faut chercher une quelconque opposition, mais bien du côté d'une gauche radicale, communiste, pour qui les rapports humains ne se résument pas à quelques billets.

Avec le journal "L'Humanité",  vous pouvez devenir un des nombreux grains de sable qui grippent cette ratification du traité d'austérité permanente Sarkozy-Merkel.

Signez la pétition, en ligne ou sur papier, pour exiger un référendum sur la ratification de ce traité européen !


La pétition en ligne ici

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