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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 09:24

Le président de la République François Hollande s'apprête à faire ratifier dans l'urgence le pacte budgétaire européen au parlement dans les prochaines semaines.

Le Pacte Budgétaire Européen doit passer par un référendum!
Le site du journal Le Monde a révélé ce jeudi matin que « Les spécialistes de l'Élysée et de Matignon planchent sur la “formule juridique pertinente” pour affronter rapidement le débat parlementaire sur le pacte budgétaire européen, après les négociations du 29 juin à Bruxelles. »
Ce pacte budgétaire impose une seule voie : celle de l'austérité généralisée en Europe, par la réduction des dépenses publiques et le contrôle des budgets des nationaux par la commission européenne assorti de sanctions pour les gouvernements qui ne respecteraient pas l'impératif de réduction des dépenses publiques.
Aujourd'hui des voix s'élèvent au sein même des socialistes pour dénoncer les orientations politiques contenues dans ce pacte budgétaire.
Il y a 10 jours, Thierry Marchal-Beck, président des jeunes socialistes français signait une tribune avec ses homologues autrichiens, espagnols et allemands dans laquelle ils disent : « Le Pacte budgétaire ne pourra être modifié et prive ainsi les générations futures de toute marge de manœuvre. C’est ainsi que l’austérité se traduit pour de nombreux pays par les mots de récession, de chômage de masse et d’érosion de la démocratie. C’est pourquoi nous exhortons nos partis-mères à ne pas ratifier le traité dans sa forme actuelle. Une coordination effective des politiques fiscales signifie plus que l’application de règles d’endettement rigides. »
Cette semaine 23 députés socialistes allemands ont aussi refusé de ratifier le pacte budgétaire au Bundestag. Dans le communiqué qui explique leur position, ils disent ceci :  « Lorsque l’économie se rétracte et lorsque l’État renforce encore ses coupes budgétaires, c’est l’accélération de la chute libre de l’économie qui en résulte. C’est notre conviction profonde : une politique budgétaire procyclique et la réduction permanente des dépenses conduisent l’Europe dans une longue période de stagnation et de récession. Le Pacte budgétaire est un “Frein à la Croissance” !
Alors même que M. Hollande s'était engagé durant la campagne à renégocier le pacte budgétaire, aujourd'hui il n'en est rien.
Si des spécialistes de l'Élysée et de Matignon se penchent sur la formule juridique pertinente pour faire ratifier ce pacte, c'est pour éviter une modification de la Constitution que peut imposer la fameuse règle d'or. Si cette modification était nécessaire, alors le Président de la République serait contraint de réunir le Congrès ou d'organiser un référendum.
Pour Pierric Annoot, Secrétaire Général du Mouvement Jeunes Communistes : “Voilà donc le véritable enjeu pour le gouvernement : éviter à tout prix un débat public sur la pacte budgétaire !"
M. Hollande candidat, lors de son face à face avec Mr Sarkozy et sa fameuse séquence "moi président de la République", avait dit "j'engagerai de grands débats citoyens, par exemple sur l'énergie, car cela est légitime".
Comment alors François Hollande, maintenant Président, pourrait refuser d'engager un grand débat citoyen sanctionné par un référendum sur une question aussi importante qu'est celle de la souveraineté du Parlement et donc du peuple sur la maitrise de son budget national ? Celui-ci serait-il illégitime ?
Le mandat de Sarkozy était caractérisé par le passage en force permanent. Un Président qui se veut être celui du changement ne peut pas sur un sujet aussi important reproduire aujourd'hui les pratiques qu'il dénonçait hier.”
Les citoyens doivent pouvoir débattre et trancher eux-mêmes. Les jeunes communistes, comme l'exige le Front de Gauche, appellent à la tenue d'un référendum.
Il est évident que les communistes eurois, notamment ceux de la section Eure Sud, exigent également ce référendum !
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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 09:11

Le Parti communiste reprend le canton de Brignoles, dans le Var, emporté de 5 voix par le Front National en mars 2011.

En mars 2011, le Front National emportait deux cantons aux élections législatives, celui de Carpentras-nord et celui de Brignoles. Dans un département du Var largement à droite, le canton de Brignoles faisait figure d'exception puisqu'il s'agissait d'un des rares cantons de gauche de ce département, qui plus est détenu par le Parti communiste.

La victoire du Front National avait cependant été entachée d'irrégularités. Avec seulement 5 voix d'écart et de nombreuses signatures douteuses sur les listes d'émargement, le vote a été annulé.

Un nouveau scrutin était organisé dimanche 24 juin et dimanche 1er juillet.

Au premier tour, le candidat communiste et maire de Brignoles, Claude Gilardo, rassemblait toute la gauche et obtenait 39,6 % devant le FN invalidé Jean-Paul Dispard (34,9 %) et la candidate UMP Annie Giusti (25,4 %).

Avec près de 62 % d'abstention au premier tour (!), les deux premiers candidats ont pu se maintenir, la candidate UMP refusant d'appeler au vote républicain. L'UMP, dans le sud-est notamment, a largement passé le cap de la collusion électorale avec l'extrême-droite, malheureusement !

Claude Gilardo dénonçait à ce sujet, dans L'Humanité du 3 juillet, 'l'irresponsabilité des cadres locaux et nationaux de l'UMP qui n'ont pas appelé au vote républicain' comme il avait pourtant lui appelé à le faire au second tour des législatives, en soutenant la députée UMP sortante Josette Pons pour 'faire barrage au FN'.

Au second tour, la mobilisation a été beaucoup plus forte avec 58,12 % de votants soit 18 points de plus de participation. C'est cette mobilisation qui a permis d'inverser un total droite extrême - extrême-droite du premier tour défavorable au candidat communiste.

Au final, le maire de Brignoles l'emporte avec 50,1 % des voix et... 13 voix d'avance !

Le FN a du mal à digérer l'échec et dénonce à son tour des irrégularités dans des bureaux de vote où siégeaient des assesseurs... FN. Et si ces irrégularités avaient encore favorisé le candidat d'extrême-droite ?...

En tout cas, c'est une défaite pour le parti d'extrême-droite et une éclaircie rouge dans un ciel varois plombé par une droite dure omniprésente.

Avec Claude Gilardo et sa suppléante Djamila Méhidi, les ouvriers et les travailleurs varois retrouvent une voix au Conseil général du Var. Avec Andrée Oger, nous saluons cette brillante victoire de la démocratie sur l'obscurantisme !

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Prise du Reichstag à Berlin par l'Armée rouge en avril1945

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 09:36

Après plusieurs articles consacrés à la rigueur rose du gouvernement AYRAULT, retour sur l'héritière LE PEN et son poste oublié de député européen.

Marine LE PEN veut incarner une politique différente, proche des préoccupations populaires et ennemi des élites, comme le dit le Front National de papa.

Au final, elle vit elle-même de ce système politique qu'elle dénonce et combat mollement cette Europe qui fait tant de mal à notre peuple.

FN : une entreprise familiale qui soutient le capitalisme

De fait, le FN est effectivement un parti "différent" : antirépublicain, anitparlementaire et anti-étrangers. très loin de l'héritage de la Libération et des forces politiques qui occupent le devant de la scène depuis. On est plutôt dans la nostalgie d'une France des années 40, d'un pouvoir fort, d'une France de petis artisans et de petits paysans qui n'existera plus, d'une France repliée sur elle, cultivant une hypothétique identité raciale indéfinissable, compte-tenu de l'Histoire riche et chaotique de notre nation et des nombreux brassages de populations qu'elle a connu depuis l'Antiquité jusqu'à aujourd'hui.

Bref ! Marine LE PEN est l'héritière d'un parti politique fondé par son père, une formation qui entretient le culte du chef comme il sied traditionnellement aux forces d'extrême-droite. Ordre et hiérarchie. Obéissance aveugle.

Derrière le discours ouvriériste, par contre, se cache un programme politique anti-ouvrier. De grandes formules contre l'Europe et la mondialisation cache une haine de l'étranger, certes, mais surtout pas de dénonciation du système économique qui en est responsable : le capitalisme ! Le FN, comme tout parti d'extrême-droite, allie libéralisme économique au conservatisme social et moral. La société est au regard de la nature, hiérarchisée, et les forts écrasent les faibles. Le monde est une jungle, les peuples et les cultures sont en concurrence et ne peuvent que se combattre : c'est le choc des civilisations des conservateurs américains.

Adieu les protections des travailleurs : salaire minimum (SMIC), syndicats, code du travail, CDI,... !

Pas de place pour la fraternité et la solidarité entre peuples ! Cette vision ethnique du monde explique le repli nationaliste et la collaboration de classe : un ouvrier français est plus près de son patron qui l'exploite que de l'ouvrier malien ou algérien qui partage son quotidien. D'où l'idée appliquée par Pétain en 1940 de corporations professionnelles, regroupant patrons et salariés d'une même branche en remplacement des syndicats.

Marine LE PEN oublie de siéger mais pas de toucher ses indemnités

On oublie souvent que malgré le discours anti-fonctionnaire et anti-européen du Front National, se cache des fonctionnaires et des professionnels de la politique, payés par l'Europe, notamment !

C'est ainsi qu'un Bruno MEGRET, longtemps bras droit du leader frontiste et fondateur de la maison LE PEN, est haut fonctionnaire et est retourné dans la Fonction Publique une fois sa carrière politique brisée après des années à... dénoncer les fonctionnaires et l'Etat ! Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais !...

Quant à Marine LE PEN, avocate de formation, elle est permanente de son parti depuis 1998. On ne peut pas dire que le monde du travail soit un sujet qu'elle maîtrise, bien cocoonée qu'elle est dans le parti de papa depuis si longtemps !

Et, on l'oublie souvent, le FN a envoyé nombre de ses cadres au Parlement européen.

C'est le cas de la famille LE PEN, père et fille, ou de Bruno GOLLNISCH, numéro 2, députés européens tous les trois.

Sauf que, côté assiduité, c'est pas vraiment ça !

Marine LE PEN n'a siégé qu'à un peu plus de la moitié des sessions du Parlement européen depuis 2009, chiffres officiels à l'appui (58 %). Elle est 71ème sur 74 eurodéputés français en termes d'assiduité ! Devant Philippe De VILLIERS, retraité de la vie politique française qui bénéficie du confort d'une Europe qu'il a lui aussi officiellement combattue.

Pour quelqu'un qui en veut à l'Europe, on ne peut pas dire qu'elle lui montre les dents souvent !

Par comparaison, notre eurodéputé communiste, Jacky HENIN, est présent 9 fois sur 10 (88,82 % de présence) !

Cet absentéisme régulier explique pourquoi on ne l'entend pas non plus dans ce Parlement. Depuis 2009, Marine LE PEN a posé seulement deux questions parlementaires, la dernière le 21 février 2011 (!) sur les sanctions contre la Côte-d'Ivoire (!!), et est intervenue seulement 25 fois en séance. C'est toujours mieux que son papa qui na parlé que 12 fois.

A titre de comparaison, Jacky HENIN, lui, a posé 7 questions parlementaires, a proposé 46 projets de résolution (le dernier, le 27 juin 2012, sur la Cisjordanie et Jérusalemen-est), est intervenu 52 fois et a donné 1 avis officiel. Jean-Luc MELENCHON, de son côté, a posé 18 questions parlementaires, déposé 25 projets de résolution et s'est exprimé 366 fois en séance !

Relativement absente et quasi muette, la députée européenne d'extrême-droite en oublie même le montant de ses indemnités ! Le 5 février dernier, dans l'émission "Capital" sur M6, elle affirmait toucher 5 200 € d'indemnités de l'Europe. Sauf que c'est 6 200 € net !

1 000 € d'écart : une paille pour les LE PEN ! Quand on est milliardaire, 1 000 €, c'est rien !

Permanente de son parti, héritière de la fortune et du trône de son père, absente ou muette au Parlement européen, la matrone de l'extrême-droite développe un discours ouvriériste qui cache en fait un rejet du débat et le combat pour un retour de la société française aux années 40, archaïque et conservatrice, préservant les intérêts des classes dominantes et réprimant les organisations de la classe ouvrière.

Sur l'Europe comme sur la France, l'extrême-droite et son leader actuel, Marine LE PEN, sont de braves toutous pour le capitalisme et l'Europe, et leurs aboiements sont en fait destinés aux travailleurs, surtout s'ils sont syndicalistes, communistes ou étrangers.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 09:05

Le nouveau gouvernement socialiste annonce déjà qu'il va devoir faire des économies.

Ce n'est pas faute d'avoir prévenu ! Durant toute cette campagne, les militants communistes ont cherché à démontrer qu'une majorité absolue socialiste finirait infailliblement par mener une politique austéritaire, incapable qu'est le parti socialiste a affronté le capitalisme, notamment les puissances financières qui le contrôlent.

Qui dit "économies", dit "austérité"

Malgré quelques charmantes mesurettes qui passent pour des aumônes, comme l'augmentation minimale du SMIC, ce sont bien des mesures de rigueur qui sont annoncées par le PS.

Pour expliquer ces mesures, le gouvernement s'appuie sur un taux de croissance revu à la baisse par rapport aux "estimations" volontairement gonflées de la droite avant les élections. Le gouvernement ne table plus que sur 0,3% cette année, contre 0,7% escomptés par l'équipe de François Fillon, et 1,2% l'an prochain, contre 1,7% attendus jusque-là.

Ces taux de croissance revus à la baisse entrainent un troisième plan anti-déficits, après ceux d'août et de novembre derniers (établis par la droite), pour réaliser sept à dix milliards d'efforts supplémentaires. Objectif annoncé : ramener comme promis (par Sarkozy) le déficit public de 5,2% du PIB en 2011 à 4,5% fin 2012.

Il y aura donc bien une rigueur de gauche !

Jean-Marc Ayrault avait déjà annoncé que seuls 10 000 postes d'enseignants allaient être recréés à la rentrée prochaine quand la droite en supprimait 30 000. Ces postes se feront au détriment d'autres administrations publiques. Ce n'est plus le non remplacement du départ en retraite d'un fonctionnaire sur deux mais c'est déshabiller Pierre pour habiller Paul. On progresse ? Pas sûr !

De la même façon, le gouvernement socialiste annonce de nouvelles rentrées fiscales par des hausses d'impôts qui viseront, en priorité, les contribuables les plus aisés et les grosses entreprises (pétroliers et banques). L'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et la fiscalité des successions et donations, abaissés au cours du dernier quinquennat, seront ainsi relevés. Relevés mais pas rétablis à leurs taux antérieurs ! plusieurs dizaines de milliers de contribuables au patrimoine allant jusqu'à 1,2 million d'euros seront encore exonérés alors qu'ils payaient l'ISF avant Sarkozy ! Une bonne affaire pour eux mais pas pour l'Etat !

Défiscalisation, piège à cons

La droite et le patronat tentent de mettre sous pression un gouvernement déjà modérément réformateur, notamment sur le dossier de la défiscalisation des heures supplémentaires. Avec la complicité de quelques médias et des reportages dans des petites entreprises sous pression de leurs commanditaires (les plus grosses entreprises, cqfd !), la droite tente de nous faire croire que l'annulation de cette défiscalasation menacerait les entreprises et ferait perdre des revenus aux salariés qui en bénéficient.

Comment faisaient ces entreprises il y a quatre ans, quand n'existait pas cette défiscalisation ? Et comment vivaient ces salariés avant ?

N'oublions pas que "défiscalisation" veut dire prise en charge des cotisations sociales par l'Etat donc par le contribuable donc par l'impôt donc... par l'ensemble des salariés ! Ce que gagne d'un côté un salarié "éxonéré" (un pourcentage sur des heures supplémentaires qui, de toute façon, devraient être payées !), il le perd avec l'affaiblissement des services publics et le renchérissement de ces services (frais de santé laissés à la charge du malade, coûts des études pour ses enfants,...). Et d'autres paient ces exonérations (par l'impôt) sans en avoir de bénéfices !

Ce qu'il faut, ce ne sont pas des exonérations de charges sur les heures supplémentaires mais de réelles augmentation de salaires comme l'exige le Parti communiste avec le Front de Gauche, notamment en amenant le SMIC à 1 700 € ! Par ailleurs, exonérées de charges sociales, ces heures sup' ne contribuent pas au calcul de la retraite future de ces salariés qui sont grugés aussi par ce biais là !

Europe : la pilule amère de l'austérité enrobée d'une fine couche de croissance

Malgré les appels répétés d'économistes et des communistes, François Hollande a cédé devant Bruxelles et le gouvernement Merkel sur le dossier européen.

Les médias ont beau tenté d'expliquer qu'un "Pacte de croissance" a été adopté grâce au président français, il n'en reste pas moins que ce pacte est une goutte d'eau dans l'océan !

Avec 120 milliards d’euros à dépenser sur 3 ans, qui peut penser que cela pèsera sur l’économie de la zone euro, dont la richesse totale (le PIB) est d’environ 12 000 milliards ? De plus, sur ces 120 milliards, 55 étaient prévus de longue date en tant que fonds structurels et 35 milliards avaient été prévus en décembre dernier quand on avait annoncé l’accroissement des moyens de la Banque européenne d’investissements. Les fameux "projects bonds" ne porteront que sur… 4,5 milliards.

En fait, il n’y a guère que 30 milliards d’argent frais sur ces 120 milliards, qui seront de toute manière bien insuffisants face à la situation économique de la zone euro. La pacte de croissance apparaît ainsi dans sa réalité : un prétexte pour faire voter le pacte de stabilité exigé par l’Allemagne ! François Hollande ne se contente pas de se parjurer, il se ridiculise.

Refus des communistes de s'associer au gouvernement socialiste

Déjà au lendemain des Législatives, les militants communistes avaient rejeté l'idée de participer au gouvernement socialiste, le PS refusant de modifier son programme politique et économique.

Avec les premières mesures d'austérité annoncées et la capitulation européenne de François Hollande, ce sont les députés communistes, et avec eux, ceux du groupe de la gauche Démocrate et Républicaine de l'Assemblée (15 députés) qui ont décidé de s'abstenir sur le vote de confiance du gouvernement, mardi dernier.

C'est le président du groupe, André Chassaigne, bien connu des eurois pour son soutien aux salariés de M-real, qui s'est exprimé à la tribune de l'Assemblée mardi en mettant en avant que  "après l'annonce d'une hausse minimaliste du Smic", l'annonce la semaine dernière par l'hôtel Matignon d'une stabilisation des dépenses de personnel de l'Etat est "une seconde très mauvaise nouvelle". "Comment en effet prétendre relancer la croissance en éteignant tous les moteurs possibles de cette relance ? Où sont les perspectives sans hausse des salaires, sans investissements publics, sans mobilisation du crédit bancaire, sans relance de l'emploi industriel ?. Autant de questions sur lesquelles les communistes ont avancé des propositions pendant la campagne électorale.
Le député communiste auvergnat a aussi critiqué la décision du président François Hollande de faire ratifier par le parlement le traité sur la stabilité financière dans l'Union européenne. "Destiné avant tout à rassurer les marchés financiers, ce traité ne s'attaque à aucune des causes de la crise actuelle. Il en aggrave au contraire les conséquences en durcissant les politiques d'austérité et en consacrant la mise sous tutelle européenne des politiques économiques et budgétaires nationales".
Il dénonce aussi le pacte de croissance assortissant ce traité jugé "trop modeste".

Comme nous n'avons eu de cesse de l'exiger depuis la campagne présidentielle, André Chassaigne a demandé que "les Français soient consultés par référendum" sur le traité européen.

Décidément, les inquiétudes portées par les communistes et le Front de gauche pendant la campagne législative se réalisent : une majorité absolue socialiste à l'Assemblée est incapable de mener une politique offensive face au capitalisme.

Cohérents avec eux-mêmes et leur parole, les communistes et leurs élus refusent de s'associer à une majorité et à un gouvernement qui perpétuent une politique d'austérité, même "améliorée", qui enfoncent les peuples dans la misère, comme on le voit en Grèce ou en Espagne, par manque de courage face aux actionnaires.

Cohérents avec leur stratégie, les communistes et leurs élus continueront de rassembler le peuple pour contrebalancer la puissance des classes possédantes et à appuyer toute mesure qui ira dans le sens du rééquilibrage des forces en faveur des travailleurs.

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 09:48

Deux visions politiques s'affrontent face à la crise et à la dette publique : ceux qui ne jurent que par l'austérité et ceux, moins connus et moins médiatisés, qui préconisent la relance économique.

Du PS à l'UMP, et même au FN, tout le monde politique relaie les messages alarmistes de certains courants économiques sur la catastrophe que représenterait la dette publique. Une seule solution est envisagée : la rigueur.

Ce message, on nous le rabat depuis des années via les partis "de gouvernement", ceux qui sont "responsables" (les autres étant logiquement "irresponsables"), les grands médias, les économistes de la télévision (triés sur le volet) ou, encore moins neutres, les organismes internationaux qui travaillent à la libéralisation de l'économie, tels l'OMC, le FMi ou l'Union européenne.

Face à la crise, une seule stratégie : la rigueur !

Difficile aujourd'hui d'échapper à ce raccourci intellectuel qui veut que, face à la crise, il faut que les états et les travailleurs se serrent la ceinture ! Beaucoup d'entre nous acceptent cette idée avec fatalisme et les médias dominants n'ont même plus besoin d'argumenter pour nous asséner le message.

C'est le cas du "Monde", ancien journal de référence, à gauche notamment, qui a basculé lui aussi dans une vision sociale libérale du monde. S'appuyant sur un article de l'agence Reuters (agence de presse mais pas agence économique), "Le Monde" a publié récemment un article consacré à la crise dont les derniers paragraphes reprennent l'essentiel de la vision des convertis au libéralisme sur la dette :

"Si la croissance pourrait cette année être proche de la prévision gouvernementale – selon le journal du Dimanche, le gouvernement a calé sa prévision de croissance 2012 sur celle de l’Insee, soit +0,4 % - l’abaissement de la prévision gouvernementale pour 2013, actuellement de 1,7 %, est attendue dans les prochaines semaines.

L’Etat, qui dépense environ 350 milliards d’euros par an, sur une dépense publique totale d’un millier de milliards, est responsable de la quasi-totalité du déficit public, avec un besoin de financement de 90 milliards d’euros l’an dernier. Il est endetté de presque 1 400 milliards d’euros, sur une dette publique totale de près de 1 800 milliards fin mars, le reste de la dette étant contracté par la Sécurité sociale et les collectivités locales. Avec un endettement public supérieur à 89 % du PIB, la France a atteint le niveau à partir duquel des études statistiques montrent que l’activité économique d’un pays est freinée. "

C’est beau, ça. C’est de l’article de fond, qui vous donne toutes les clés pour comprendre comment fonctionne l’endettement des Etats dans le contexte actuel. Non, sans blagues ? Si, si, Le Monde selon Reuters est très clair, et les internautes émerveillés peuvent donc aller se coucher tranquilles : tout est expliqué en un seul paragraphe qui ne dit en réalité qu’une seule chose : l’Etat français s’endette trop, et son endettement public a atteint le niveau à partir duquel des études statistiques montrent que l’activité économique d’un pays est freinée. Ah bon ? Quelles études statistiques ? Comment cette dette s’accélère ? Comment la dette freine-elle l’activité économique ? La rigueur budgétaire serait donc la solution à la baisse de la dette ?...

Si on suit le Monde et ses études statistiques (qui ne viennent de nulle part puisqu’ils ne les donnent pas), la réponse est donc…qu’il faut de la rigueur pour ne pas s’endetter. Et que s’endetter freine l’économie quand elle atteint plus que 89%. Mais des études existent, comme celles effectuées par l’OFCE qui disent…exactement l’inverse. Mince alors… Le Monde-Reuters nous prendrait-il pour des tartes ?

Des économistes de renom contre la rigueur

Effectivement, des économistes de qualité, ceux de l'OFCE en l'occurence, tiennent un tout autre discours sur la rigueur. Ils rejoignent en cela les "Economistes attérés". Des économistes de profession et, surtout, indépendants des groupes financiers qui se nourrissent de la crise !

Dans la conclusion de son étude sur les perspectives 2012-2013, l'Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) écrit à propos de la rigueur, en période de crise du cycle économique :

"La réponse de l’économie à une politique de rigueur budgétaire dépend de sa position dans le cycle et de l’efficacité de la politique monétaire. En mettant en œuvre des politiques d’assainissement budgétaire en période de creux conjoncturel alors que le chômage reste élevé et que la politique monétaire est défaillante, les gouvernements européens ont interrompu le processus de reprise lente de l’économie, et ils ont pris le risque de faire replonger l’économie de la zone euro dans la récession et de favoriser une nouvelle montée du chômage."

En clair : rigueur en période de creux économique signifie récession et chômage. Ce que vivent les grecs actuellement.

"Ces politiques budgétaires restrictives auront des effets négatifs sur l’activité d’autant plus forts qu’elles sont menées dans une situation conjoncturelle où les écarts de production négatifs restent importants. En déprimant l’activité, ces politiques ne produiront pas une amélioration des finances publiques à la hauteur de l’effort consenti ex ante (au préalable, NDR). Leur conséquence sera de réactiver le jeu des stabilisateurs automatiques en générant des pertes de recettes fiscales et en occasionnant une nouvelle vague de dépenses sociales à destination des ménages fragilisés par le freinage de l’activité. S’y ajoutera la résistance à la baisse des ratios de dette publique et de déficit liée à une progression du PIB inférieure aux attentes."

Difficile d’être plus clair ! Avec le ralentissement économique lié à la rigueur, l'Etat aura moins de rentrées fiscales donc plus de difficultés à rembourser la dette que cette rigueur était sensée juguler. Et, en plus, l'Etat devra dépenser plus pour aider ses citoyens mis sur le carreau par la montée du chômage et de la misère !

Mais l’OFCE a une vertu pédagogique dans son document, c’est qu’elle amène aussi une réflexion sur l’intrication des économies, les effets de « retour de manivelle » générés par les politiques économiques. Parce que l’économie d’un pays, c’est une somme complexe d’intéractions à l’échelle d’une planète ! N’en déplaise au Monde avec Reuters et à ceux qui croient qu’un problème de dette, de crise économique à l’échelle d’une nation et d’une grande partie du monde se résout simplement en baissant les dépenses de l’Etat !

C'est ce que précise cette citation de l’OFCE, que nous dédions à ces petits joueurs qui ne pensent pas à l’avenir de nos enfants et se fichent de leur laisser de la dette. Remarquez la terminologie en économie ouverte qui souligne bien que la France, son déficit, sa dette, ne sont pas seuls dans le jeu économique :

"En économie ouverte, les chocs négatifs générés par les politiques budgétaires restrictives ne restent pas cantonnés aux seules économies nationales mais se répercutent sur l’activité des partenaires commerciaux. La restriction budgétaire d’un pays se transmet aux autres par le canal du commerce international : le freinage des importations, lié au ralentissement de l’activité dû au resserrement budgétaire, induit aussi un freinage des exportations chez ses fournisseurs. Si dans le même temps les fournisseurs eux mêmes mènent des politiques restrictives, ils subissent, en plus du choc extérieur, leur propre choc négatif et le transmettent en retour à leurs partenaires, de telle sorte que des politiques d’assainissement budgétaire non coordonnées entre en résonance et démultiplient leurs effets."

Et oui ! Si la France consomme moins, elle importe moins et freine les économies des pays qui exportent vers elle !

C'est en cela que ce qui arrive à nos voisins grecs et espagnols concerne aussi la France et que la stratégie allemande va finir par leur pêter à la figure ! L'Allemagne qui se targue de ses exportations va finir par ressentir les conséquences du ralentissement économique chez ses "clients".

Mais pourquoi appliquer cette stratégie si elle ne fonctionne pas ?

Triomphe du libéralisme économique

Depuis les années 80, le capitalisme s'est largement mondialisé et ses élites se sont rangées derrière les théories les plus libérales économiquement et les plus contraignantes socialement. Avec la fin du bloc socialiste et l'affaiblissement des partis communistes, le rapport de force entre classes capitalistes et classes laborieuses s'est inversé : les patrons, banquiers, spéculateurs sont à l'offensive contre nos conquêtes sociales.

Par ailleurs, chaque état entend défendre le pré carré de ses propres capitalistes : notez comme nos médias se félicitent du rachat par une grand goupe français d'une boîte étrangère ! Comme si le rachat de Dacia par Renault avait amélioré le quotidien des salariés du groupe ou celui de notre pays ?...

Dans le fonds, depuis 1973 et le transfert de la création monétaire des banques centrales vers les banques privées (Merci Giscard !), les états ont remis les clés de la monnaie, de la dette et de la finance aux marchés privés. Phénomène accentué avec les traités européens de Maastricht et de Lisbonne.

Aujourd'hui, la Banque Centrale Européenne prête à 1 % (environ) aux banques privées qui prêtent ensuite à 5 % (environ) aux états. Avec une telle rente de situation (4 % l'an sans efforts !), pourquoi voulez-vous que les banques et le système financier souhaitent changer quoi que ce soit ?

Comme l'explique clairement le marxisme, l'état est au service de la classe sociale dominante. Dans notre cas comme pour la majorité des pays du monde, au service de la bourgeoisie dont l'élite s'est tournée vers la finance.

Même si l'OFCE et les "Economistes Attérés" ne sont pas des marxistes, ils appuient là où ça fait mal (sur l'austérité) et démontrent que les discours et politiques sur l'austérité ne mèneront à rien de bon pour nos économies et pour les peuples qui subissent cette austérité.

Rigueur et austérité ne sont que des moyens de pressurer un peu plus les peuples via les états pour enrichir les banques, donc leurs actionnaires, et pour baisser les salaires et les charges sociales au bénéfice des multinationales, donc de leurs actionnaires.

Il ne sert donc à rien de poursuivre des politiques d'austérité budgétaires et de réduction de la dette. Ce qu'il faut, c'est tout bonnement arrêter cette extorsion de fonds que représente la dette et son remboursement et lutter pour que les intérêts de la population gouvernent l'économie et non que les intérêts de quelques uns écrasent le reste de l'Humanité.

Reprenons le contrôle de nos destins !

L'austérité n'est pas une fatalité ! Et s'ils ont l'argent et le pouvoir, nous avons avec nous notre nombre et notre rôle irremplaçable dans la création des richesses que les capitalistes s'approprient.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 09:50

Le Fisc a remboursé 735 millions d'euros l'an passé au titre du plafonnement à 50% de l'impôt sur le revenu. Ce dispositif phare du sarkozysme, supprimé en juillet 2011, aura coûté plus de 3 milliards d'euros sur l'ensemble du quinquennat. Des sommes dont ont bénéficié les plus riches des contribuables.

La dette et le déficit public sont les justifications d'une réduction des effectifs de la Fonction Publique et de la baisse des investissements publics, le tout accompagné de hausses de taxes comme la TVA pour réalimenter les caisses de l'Etat.

Sauf qu'une note officielle vient confirmer ce que nous disons depuis des mois : ce déficit est factice car il n'est pas dû à un mauvais fonctionnement des services de l'Etat mais a une multiplication des cadeaux faits par la droite aux plus riches de ce pays.

Bouclier fiscal : 3 milliards d'euros pour les plus riches en 5 ans !

C'est une note que le gouvernement sortant UMP s'est bien gardé de révéler pendant la campagne présidentielle: le montant des sommes perçues en 2011 par les contribuables français au titre du bouclier fiscal, mesure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ce dispositif, qui consiste à limiter à 50% de ses revenus le montant des impôts d'un contribuable, a coûté 735 millions d'euros à l'Etat l'an dernier, révèle Le Parisien/Aujourd'hui en France dans son édition de mardi.

"C'est presque 100 millions de plus que l'année précédente. C'est surtout plus que ce qui était prévu dans le budget", indique le quotidien qui s'est procuré une note signée du directeur général des finances publiques, Philippe Parini. "Cette note met également en avant une augmentation sensible du nombre de bénéficiaires très fortunés", ajoute le journal.

Ce document de 21 pages, précise que 13.034 contribuables ont bénéficié du bouclier fiscal en 2011. Ce chiffre est largement inférieur à celui de 2010 (16.223). Pour autant, le coût pour l'Etat n'a pas diminué. Bien au contraire.

56.400 euros remboursés en moyenne

"L'augmentation du nombre des foyers les plus fortunés explique la forte hausse du montant total des restitutions et du montant moyen restitué au titre de 2011 : 735 millions pour un montant moyen de 56.400 euros contre 636 millions pour un montant moyen de 39.230 euros l'année précédente", détaille la fameuse note. On sera donc heureux d'apprendre que la France compte plus de riches chaque année ! Les dizaines de milliers de travailleurs en instance de licenciement seront heureux de le savoir.

"Il s'agit des montants les plus élevés constaté depuis la création du dispositif", peut-on également lire. "Depuis son entrée en vigueur, le bouclier fiscal a représenté un coût de près de 3 milliards d'euros pour le Trésor public, selon le chiffrage de la direction générale des finances publiques", precise Aujourd'hui en France/Le Parisien.

La suppression du "bouclier fiscal" a été votée en juillet 2011 en même temps que la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Pourtant, affirme le quotidien, "pour cette année et l'an prochain, les dernières restitutions se traduiront par une nouvelle dépense de 800 millions d'euros. Ce sont 120 millions de plus que ce qui a été annoncé". Selon Les Echos, le nouveau gouvernement de Jean-Marc Ayrault envisagerait d'annuler les dernières restitutions. Mais ce serait techniquement et légalement difficile.

Bouclier et niches fiscales, TVA supprimée, allègements de charges : la lutte des classes possédantes

Le Bouclier Fiscal est l'une des nombreuses mesures qui ont permis aux riches français, détenteurs de parc immobilier important, d'actions ou d'entreprises, grands patrons et autres, de réduire fortement leurs contributions au financement public. La deuxième fortune de France, Liliane Bettencourt ne paie ainsi que 8 % de ses revenus annuels en impôts (dividendes de ses actions L'Oréal, notamment) alors qu'un salarié paie 20 à 25 % en Impôts sur le Revenu !

Ces rentrées fiscales importantes offertes aux plus riches manquent cruellement au budget d'un Etat que Sarkozy, Le Maire et la droite ont durement endetté, notamment avec les 250 milliards d'argents publics qui ont servi à renflouer les banques françaises.

De l'argent sans contrepartie pour les banques, d'importants allègements fiscaux pour les riches : vous comprendrez qu'il ne reste que les classes moyennes et les classes populaires pour payer !

Ces cinq ans de sarkozysme sont une illustration parfaite d'un gouvernement qui mène une lutte des classes efficace en faveur des classes possédantes, sur le plan fiscal (on vient de le voir) comme sur le plan social, avec les "réformes" (casses) du code du travail ou des retraites.

Voilà donc une étude officielle qui arrive peut-être en retard mais qui permettra peut-être d'éclairer certains travailleurs sur la réalité d'une lutte des classes dont nombre de partis politiques et de médias au service de groupes économiques privés nous disent qu'elle n'existe plus.

Rien n'est jamais donné aux travailleurs. C'est toujours la lutte, sociale et politique, qui a permis de rééquilibrer la répartition des richesses et les pouvoirs en faveur des travailleurs.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 09:40

Cherchez l'erreur, s'il y en a une ! Annoncé d'abord en hausse, le pouvoir d'achat des français est désormais annoncé en baisse par l'INSEE.

Est-ce un hasard ou l'approche des élections présidentielles qui a fait que l'INSEE annonce une progression du pouvoir d'achat des français ?... Avant de changer d'avis deux mois après l'élection !

L'INSEE avait annoncé en début d'année que le pouvoir d'achat des français avait progressé de 0,4 %. Un chiffre surprenant (comme tous les ans) pour la plupart des français qui constatent l'inverse et sont de plus en plus nombreux à devoir vérifier les étiquettes et même se priver !

Curieusement (?), deux mois après la défaite de Nicolas SARKOZY, voilà que l'INSEE change d'avis et nous annonce, au contraire, que le pouvoir d'achat des français a reculé en  2011. De 0,1 % officiellement.

Une baisse du pouvoir d'achat ? Voilà qui est plus conforme à la réalité !

L'une des conséquences de cette baisse de pouvoir d'achat, c'est que la consommation des ménages fait du surplace. Or, c'est l'un des principaux moteurs de la croissance économique en France !

Hausse de la consommation ou hausse des dépenses pour les mêmes consommations ?

"Le manque de dynamisme de la consommation est dû en grande partie à la douceur exceptionnelle du climat de l'année 2011, les ménages réduisant leurs dépenses de chauffage", explique l'Insee. Encore heureux qu'il ait fait bon ! Au prix où sont désormais le fioul, le gaz et l'électricité, pas sûr qu'une hausse des factures de chauffage n'ait pas entrainé des économies de la part des familles sur d'autres postes de dépense !...

En 2011, la dépense de consommation des ménages a progressé de seulement 0,3% à prix constants après avoir augmenté de 1,4% l'année précédente, toujours selon l'INSEE.

Dépense de consommation ? En clair, en retirant l'inflation, les français ont dépensé 100 € en 2010 et 100,3 € en 2011. Est-ce à dire qu'ils ont plus consommé ? Rien que l'accroissement démographique de la France explique ce chiffre !

En fait, les revenus des français ont bien souffert en 2011. L'accélération des prix (+2,1% après +1,1%), du fait du renchérissement de l'énergie et de certains produits alimentaires, a plus que compensé celle des revenus. Mesuré au niveau individuel, c'est-à-dire rapporté au nombre d'unités de consommation (de "personnes"), le pouvoir d'achat a ainsi connu un léger repli de 0,1% en moyenne en 2011, après une progression (officielle) de 0,3% en 2010. Des "moyennes" qui cachent des disparités fortes : les hauts cadres et les patrons ont vu leurs revenus progresser, eux ! 

La baisse du pouvoir d'achat entraine une baisse de la consommation qui entraine une baisse de la croissance économique, donc moins d'emplois, moins d'impôts et taxes dans les caisses de l'Etat donc un déficit public qui augmente.

Quand les socialistes comprendront-ils qu'une politique offensive de l'emploi et des salaires serait bénéfique pour la croissance, donc pour les PME, commerces et artisans, l'emploi et les finances publiques ?

D'évidence, la hausse du pouvoir d'achat des français n'est pas à l'ordre du jour : la hausse annoncée de 2 % du SMIC cet été ne va que compenser l'inflation de cette année et le retard pris en 2011.

Alors que les actionnaires voient progresser chaque année leurs dividendes sur actions, les travailleurs (qui vivent de leur travail et pas de leurs rentes) et les comptes publics souffrent de revenus en stagnation ou en baisse.

Pour soulager les familles, notamment les travailleurs qui doivent se contenter du SMIC et de temps partiels, ce n'est pas de 2 % qu'il faudrait faire progresser le SMIC !

Avec les communistes, exigeons que le SMIC soit progressivement porté à 1 700 € net, que la précarité recule en faisant du CDI la norme, et que cesse les temps partiels imposés !

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 09:05

Malgré une organisation précipitée et  un texte monobloc, plus de 27 000 militants communistes se sont exprimés, refusant majoritairement l'idée de participation au gouvernement.

Organiser le lundi soir un vote sur un texte rédigé le lundi matin ! Les communistes étant les rois de l'organisation, le vote a été possible et ce sont 27 028 militants qui se sont exprimés en assemblées de section le lundi soir, parfois le mardi.

Et mercredi 20 juin, ce vote a été validé par une conférence nationale regroupant plus de 500 délégués désignés par leurs fédérations sur le mandat de leur base.

494 délégués ont voté pour la motion proposé par la direction du PCF, 4 ont voté contre et 27 se sont abstenus.

Même si les médias tentent de mettre en avant d'éventuelles désaccords sur la participation au gouvernement, en s'appuyant sur l'aile droite "refondatrice" du PCF, les critiques entendues en interne au sein du PCF ne concernent pas ce sujet.

Dans l'Eure, comme dans beaucoup d'autres fédérations, c'est plutôt le vote bloqué sur trois questions différentes qui a fait grincer des dents, ainsi que l'imprécision concernant certains sujets.

Le constat de l'impossibilité en l'état actuel d'entrer au gouvernement a fait l'unanimité à quelques voix près. La question à laquelle les communistes auraient bien voulu répondre est de savoir s'il serait de toute façon utile de rentrer dans un gouvernement socialiste alors que nous ne pouvons pas peser au Parlement sur cette majorité ?

L'autre question repose sur le nécessaire bilan du Front de Gauche.

Même si la dynamique est là et que les gains en voix et pourcentages confirment le réancrage social de la gauche anticapitaliste, une mise à plat de la démarche est nécessaire. L'hyperpersonnalisation de la campagne présidentielle autour de Jean-Luc Mélenchon, accentuée par le type de scrutin lui-même, pose question sur un fonctionnement collégial du Front de Gauche qui a eut de sérieux raté alors que les communistes en représentent 90 % des militants.

Dans l'Eure, l'idée de formations offrant un cadre d'échange sur notre stratégie, notamment sur le Front de gauche, a été avancée.

Dernier point de critique : l'impossibilité de voter séparément les trois textes qui composent cette motion.

Il eut été judicieux de séparer les questions liées au nouveau contexte politique sorti des urnes, des questions de la participation au gouvernement et du bilan du Front de Gauche.

Au final, l'Eure, comme la plupart des fédérations, a décidé de voter pour ce texte. Un "oui mais" mais un "oui" tout de même.

Certains ont vu dans cette motion longue et indivisible la volonté de la direction d'esquiver le débat sur le bilan du Front de Gauche. Aux militants de s'emparer de ce débat !

Ce qui est clair, c'est que les communistes considèrent aujourd'hui comme hier qu'il est nécessaire de mener une politique ambitieuse, offensive contre le capital, en reprenant le pouvoir sur le marchés et la finance, en redonnant du pouvoir d'achat aux travailleurs, en remettant les services publics en état de fonctionner et en relançant une véritable politique industrielle en France. Sans oublier le refus d'un traité européen d'austérité signé à la va-vite par la France sous la houlette de Nicolas Sarkozy.

Même sans être au gouvernement, l'appui de millions de citoyens lors de ces élections va compter. Par le travail militant et l'intervention citoyenne, les communistes avec le Front de gauche comptent bien peser politiquement dans le débat.

Avec la majorité actuelle, la volonté d'imposer une profonde réorientation politique du pays n'est pas au programme. Impossible dans ce cadre que les communistes participent à ce gouvernement !

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 09:04

C'est fait : le Parti socialiste peut gouverner seul la France. Mais pour mener quelle politique ?

Le Parti socialiste et ses alliés disposent d'une majorité confortable à l'Assemblée nationale à l'issue des Législatives. Avec 316 sièges, les socialistes sont bien au dessus des 289 députés nécessaires pour avoir une majorité absolue.

La situation est inédite en France pour la gauche socialiste puisque, pour la première fois de notre histoire, le Sénat est lui aussi contrôlé par le PS.

Après la timide victoire de François Hollande, le fort taux d'abstention enregistré lors de ces élections législatives rend difficle l'analyse du scrutin. Il semble bien toutefois qu'aucune dynamique n'ait porté la "gauche" au pouvoir mais plutôt un rejet de cinq ans de souffrance sous Sarkozy et une volonté de changement d'air.

Ceci étant, le PS est désormais aux manettes et ne doit pas décevoir les espoirs qui se sont portés sur lui et ses candidats. Une politique calamiteuse, dans la continuité idéologique du libéralisme qui détruit la France depuis trente ans, serait un désastre pour le peuple français et amènerait une déroute historique pour la gauche socialiste.

Rigueur de gauche = Déroute de la gauche !

C'est ce qui a emporté les gouvernements socialistes de Zapatero en Espagne ou de Papandréou en Grèce. Le PSOE espagnol est ainsi passé de 43,64 % des voix en 2008 à 28,73 % des voix en 2011 (- 15 %) tandis que le PASOK grec a connu un effondrement encore plus brutal, passant de 43,9 % des voix en 2009 à 12,28 % le 17 juin dernier (- 31 % !) !

Dans ces deux pays, les partis socialistes ont tout bonnement menés des politiques d'austérité à sens unique, faisant payer aux seuls salariés les conséquences d'une crise dont sont responsables les banques et les spéculateurs.

Convertis à un "réalisme politique" qui correspond en fait à une démission face au pouvoir des multinationales et de la finance, ces partis socialistes se sont retrouvés à gérer les affaires de nations fragilisées selon les dogmes européens dictés par ceux-là mêmes qui étaient responsables de la crise.

Le Parti socialiste français va t-il faire la même chose ou sera t-il en capacité de s'opposer aux marchés et à l'Europe ?

Les premières mesures prises par le gouvernement Ayrault pour le compte de François Hollande vont pour certaines dans le bon sens mais elles restent symboliques : diminution des salaires des ministres et du Président, retour de la retraite à 60 ans pour seulement une petite minorité de salariés, taxe sur les dividendes des actionnaires qui ne représentera qu'un montant infime des dividendes versés annuellement,...

D'autres mesures s'avèrent plus inquiétantes comme les engagements de François Hollande sur la rigueur budgétaire ou la politique internationale de la France qui ne dévie pas d'un pouce de celle de Nicolas Sarkozy, on le voit sur l'Otan ou la Syrie.

Pendant toute la campagne présidentielle, François Hollande s'est évertué à rassurer les marchés financiers. Le fameux "i am not dangerous !" (je ne suis pas dangereux) lancé à la City londonienne en est un moment fort.

De la même manière, le refus d'augmenter significativement le salaire minimum et, ainsi, de pousser vers le haut les grilles de salaire en France, est une première pour un gouvernement de gauche français ! C'est la traduction d'un alignement du PS sur les thèses libérales de "compétitivité" dont l'aile droite du PS, très présente au gouvernement (Sapin, Valls,...), est la porte-parole.

Cette conversion du Parti socialiste au "réalisme économique" l'empêche d'agir efficacement contre le capitalisme et ses conséquences. Au mieux, les socialistes gèreront la misère et la pénurie !

Si le quinquennat de François Hollande ne connait pas une nette inflexion à gauche de sa politique et se contente de gérer la dette de la France, l'avenir électoral de cette gauche est compromis et connaîtra le sort des majorités socialistes grecques, espagnoles ou celui des sociaux-démocrates allemands et britaniques ! C'est prévisible !

Défaite de la gauche socialiste = victoire de la gauche radicale ?

Ceux qui estiment qu'un échec des socialistes et de leurs alliés au gouvernement permettrait un renforcement des partis de la gauche radicale, notamment de la gauche communiste, ceux-là se trompent !

Les résultats britanniques, allemands ou espagnols démontrent que l'effondrement de la gauche libérale ne provoque pas une poussée inverse de la gauche radicale !

Il n'y a pas eu émergence d'une "autre gauche" au Royaume-Uni tandis que Die Linke en Allemagne est en pleine déroute aux élections partielles depuis 1 an (après une poussée relative de 3 points en 2009 à 11,9 %) et que Izquierda Unida en Espagne ne retrouve qu'une faible partie des voix perdues par les socialistes (+ 3,1 % pour IU contre - 15 % pour le PSOE).

Partout en Europe, l'échec des socialistes et sociaux-démocrates à offrir autre chose qu'une version de gauche de la rigueur et du libéralisme entraine une forte poussée à droite, voire à l'extrême-droite !

L'exemple grec est criant ! Malgré une poussée de la gauche radicale (SYRIZA), c'est quand même une droite dure qui reprend les rènes du pouvoir à l'issue des élections de dimanche dernier. SYRIZA obtient 27 % des voix et progresse de 22,3 % sur 2009 tandis que le PASOK socialiste recule de 30 % et que la droite de Nouvelle Démocratie est en tête avec près de 30 % des voix en recul de seulement 3 % sur 2009.

A contrario, la désagrégation de l'échiquier politique traditionnel en Grèce entraine la réémergence de l'extrême-droite au travers d'un parti ouvertement néo-nazi et violent, Aube Dorée, qui a recueilli près de 7 % des suffrages !

Face à l'effondrement économique et moral du pays, le besoin d'un Parti communiste fort

Cette situation, nous la connaissons sous une forme un peu différente en France.

D'élections en élections, le désintérêt des électeurs pour les forces politiques traditionnelles touche particulièrement les classes populaires et les classes moyennes tandis que les classes aisées, dans les villes riches, continuent de voter en masse pour leurs partis politiques, ceux de la droite traditionnelle (UMP essentiellement).

Ce désintérêt des citoyens se traduit à la fois par un effondrement de la participation (on vole de "record" en "record" sur ce point) et par une montée d'un parti d'extrême-droite, qui cultive un discours nationaliste, xénophobe et pseudo-populaire.

Trente ans de lavage de cerveaux médiatique et scolaire en faveur de la réussite individuelle et d'une société d'hyper consommation ont rompu les solidarités traditionnelles, la notion de luttes collectives et d'appartenance à un groupe, une communauté ou une classe sociale.

Là dessus, la mise en avant et la banalisation du Front National ont permis à ses thèses de progresser sur un terrain social débarrassé de l'esprit de solidarité. La logique du bouc-émissaire, le rejet des différences et la mise en accusation des plus pauvres comme causes des difficultés de toute la société pouvaient s'installer.

C'est contre cette évolution sociale des esprits que nous devons d'abord lutter !

L'échec malheureusement prévisible d'un Parti socialiste refusant de s'attaquer aux classes dominantes entrainera une accélération de la décomposition sociale et politique du pays.

En absence d'une force clairement anti-système à gauche, développant un discours cohérent contre le capitalisme et ses outils européens, démontrant les vraies responsabilités dans la crise économique, le chômage et la précarité, le paysage politique ne pourra évoluer que vers une abstention encore plus forte et un vote d'extrême-droite encore plus élevé.

Au sein d'une dynamique de rassemblement majoritaire, telle que le Front de gauche, le parti communiste doit retrouver sa voix et sa voie.

Sa voix de porte-parole des classes populaires, notamment de la classe ouvrière.

Sa voie de mouvement pour l'émancipation humaine, pour le renversement d'un système économique et politique qui permet à une minorité de privilégiés d'accumuler des richesses tandis que l'immense majorité de l'humanité s'enfonce dans la crise et la misère et est poussée à s'entre-déchirer.

Face à une Europe et à une France qui glissent rapidement vers une crise historique, le Parti communiste doit montrer qu'il existe une réelle alternative au capitalisme et faire renaître les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité qui permettront au peuple de France de s'unir et de reprendre le contrôle de son destin politique, économique et social.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 08:09

Les adhérents du Parti communiste sont amenés à voter une motion arrêtant une stratégie du PCF dans la foulée des élections législatives.

Prenant acte des résultats de la Présidentielle et des Législatives, le Comité national du PCF a rédigé une motion en trois points qui est soumise depuis hier soir aux adhérents du Parti communiste.

Le premier point concerne les conditions de la victoire de la gauche largement.

Le PCF rappelle son insatisfaction vis-à-vis du contenu du programme du candidat Hollande et sa volonté, avec le Front de Gauche, de continuer à exiger des mesures plus efficaces pour changer la vie des français et faire avancer la gauche. Pouvoir d'achat et emploi, services publics, construction européenne, outiels financiers et sixième République sont notamment cités.

Pour cela, le PCF souhaite poursuivre le travail entamé au sein du Front de Gauche, en s'appuyant notamment sur le mouvement social et sur l'intervention citoyenne directe.

Le deuxième point a trait au refus du PCF d'entrer dans le gouvernement Ayrault.

Conséquence logique du point précédent, les conditions d'entrée des communistes dans un gouvernement Ayrault ne sont pas réunis ; le PS s'arc-boute sur le programme électoral de Hollande, refusant toute ouverture.

Bien évidemment, le PCF, comme le Front de Gauche, revendiquent leur volonté de prendre part à la gestion des affaires du pays. Nous ne sommes pas une force contestataire stérile !

Enfin, le troisième point fait le point sur la dynamique du Front de Gauche.

L'idée de "paradoxes" est avancée concernant les résultats du Front de gauche, on l'a vu aux Législatives, avec un progrès en voix et en pourcentage sur 2007 mais une perte en sièges de députés.

Pour le PCF, si l'expérience du Front de Gauche doit être poursuivie, elle doit tenir compte de ce bilan, évoluer.

Parallèlement, le PCF entend poursuivre son propre travail politique et sa propre construction militante et programmatique, une revendication forte aus ein des militants communistes.

Enfin, cette démarche du Front de Gauche étant conçue comme un rassemblement large, une dynamique, le PCF rappelle que ce rassemblement est plastique, bien au delà des forces politiques qui le compose, et qu'il est donc toujours ouvert à ceux qui souhaitent donner des perspectives au peuple, des perspectives autres que l'austérité et la précarité.

Le vote des militants se déroule en France sur deux jours (18 et 19 juin) et se concluera par une convention nationale mercredi 20 juin.

De nombreuses sections du PCF se sont déjà réunies et ont, comme la section Eure-Sud, actés cette motion en grande majorité, même si plusieurs remarques ont été faites sur son contenu ou sur l'impossibilité d voter les points séparément.

Comme annoncé après les Législatives, le PCF, avec le Front de gauche, souhaite poursuivre son travail politique sous d'autres formes, pour continuer à éveiller les consciences et mobiliser les travailleurs sur la nécessité de se rassembler pour changer réellement lapolitique en France.

Une autre politique est possible, au service du peuple et non de la finance et de la gande bourgeoisie. C'est ce que veulent démontrer et obtenir le Front de Gauche et le PCF.

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