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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 08:56

41 % d'abstention nationalement et un score du Front de Gauche en demie-teinte.

Faut-il être satisfait du résultat de ces élections ?

Avec deux électeurs sur cinq qui ne se sont pas déplacés, ces élections législatives n'ont pas motivé les électeurs. Après une intense campagne présidentielle, c'était prévisible et les médias se sont bien chargés de démotivés les électeurs, en annonçant déjà cette abstention comme acquise et en couvrant du bout des lèvres la campagne.

Beaucoup d'électeurs n'ont pas perçu l'importance de ce scrutin : c'est la majorité parlementaire qui dicte la couleur du gouvernement donc la politique choisie ! L'UMP avait beau jeu de parler de contre-pouvoir au PS alors que l'Assemblée nationale EST le pouvoir essentiel !... Quant au PS, sa timidité sur le sujet est inquiétante.

FN : la vaguelette brun marine

Le FN se replie sur le score élevé de Marine LE PEN sur la circonscription d'Hénin-Beaumont pour cacher un résultat national en fort recul.

Après 17,80 % aux Présidentielles pour 75 % de participation, le score du FN passe à 13,60 % aux Législatives pour 59 % de participation. Autant dire que beaucoup de voix se sont perdues côté FN ! 31 200 voix contre 76 100 le 22 avril, c'est près de 45 000 voix de moins !

De 150 triangulaires espérées par le parti extrémiste, il n'en resterait qu'une trentaine.

C'est aussi le cas dans notre département, avec un Front National très agressif durant la campagne, notamment en termes d'affichage. Le parti d'extrême droite passe tout juste la barre des 20 % dans la cinquième circonscription mais reste largement sous cette barre dans les quatre autres, contre 22 % pour la fille de Jean-Marie LE PEN le 22 avril dernier.

Front de Gauche : décevant

Pour ce qui concerne le Front de Gauche, les bons résultats se traduisent par une victoire à la Pyrrhus : des progrès en voix et pourcentages mais des pertes en sièges !

Ainsi, Jean-Paul LECOQ en Seine-Maritime, sur une circonscription retaillée, passe de 16,74 % à 30,26 % mais est devancé par la candidate socialiste et devrait donc perdre son siège ! Idem pour Patrick BRAOUEZEC ou Jean-Pierre BRARD en Seine-Saint-Denis.

La surprise vient aussi du Pas-de-Calais, avec les mauvais résultats de Jean-Luc MELENCHON (21,50 %) ou Jacky HENIN (14,48 % sur la circonscription de Calais malgré 22,51 % sur la ville).

Nationalement, avec 6,91 % et 1 800 000 voix, le Front de gauche fait mieux que les candidats de la gauche antilibérale en 2007 (4,4 % et 1 116 000 voix).  Le groupe devrait compter entre 16 et 20 députés ce qui est finalement peu.

Avec 14 220 voix dans l'Eure (5,91 %), les cinq candidats du Front de gauche font mieux qu'en 2007 (13 500 voix) mais bien moins que JL MELENCHON le 22 avril dernier (34 500 voix et 10,34 %). Un résultat là aussi en demie-teinte.

A noter, le très bon résultat d'Arnaud LEVITRE sur Alizay (49,49 % des voix !) et de bons scores dans les communes limitrophes, signe que les citoyens ont reconnu l'implication du candidat et des communistes dans les luttes récentes, notamment avec les papetiers de M-real.

Sur la 1ère circonscription, Sandrine COCAGNE obtient un petit 5,18 % et 2 493 voix.

C'est peu au regard de l'energie déployée mais, il est notable de voir que là où nous avons concentré nos efforts, les résultats sont somme toute meilleurs !

Ainsi, notons 13,24 % à Fauville, 9,73 %  à Avrilly, 9,14 % à Huest, 9 % à Croth, 8,80 % à La Forêt du Parc, 8,40 % à Garencières, 8,25 % au Plessis-Grohan, 8,17 % au Vieil-Evreux, 7,83  à Guichainville, 7,33 % à Ivry-la-Bataille, 7,16 % à Saint André et Illiers-l'Evêque ou 7,08 % à Bois-le-Roi.

Avec Andrée OGER, nous remercions ici les militants pour leur travail et les électeurs pour leur confiance !

Après le succès des Présidentielles et ce premier tour mi-figue mi-raisin, le travail militant continue.

Avec le parti communiste, le Front de Gauche continuera à oeuvrer pour créer cette dynamique populaire nécessaire à inverser la puissance des forces conservatrices au service de la finance et des spéculateurs.

Les députés Front de Gauche qui seront élus dimanche prochain seront un point d'appui dans ce combat pour un nouveau Front populaire du 21ème siècle.

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 09:14

Front de Gauche et Parti communiste font monter le front de la résistance à l'offensive du capitalisme contre le peuple français à l'instar des gauches radicales en Grèce, Espagne, Portugal ou Irlande.

Ils étaient 6 000 ce samedi à Montigny-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, à manifester contre l'austérité et le fascisme. Au cri de "Résistance ! Résistance !" et en brandissant le portrait d'une femme de mineur résistante, déportée et assassinée, Emilienne Mopty, les manifestants venus de toute la circonscription et du bassin minier ont voulu lier la lutte du peuple français contre l'austérité à la lutte antifasciste contre le Front National.

C'est qu'en 1941, 100 000 mineurs se sont mis en grève contre l'occupant et le patronat collabo des mines, à l'appel de la CGT et du PCF, une grève pour dénoncer les suspensions de libertés syndicales et d'acquis sociaux dont ont profité les patrons des mines (comme d'autres) grâce à l'Occupation allemande. Une grève violemment réprimée, par la mort et la déportation de nombreux meneurs et militants.

Aujourd'hui encore, les communistes et le Front de Gauche mènent ce combat commun, contre l'exploitation des travailleurs, sous couvert de lutte contre la dette aujourd'hui, et contre l'extrême-droite, qui hier comme aujourd'hui, se sert de la misère et des peurs pour détourner la colère populaire et, finalement, servir le système.

C'est dans cette région ouvrière qu'est né récemment ce superbe slogan : "Fâchés mais pas fachos !"

La campagne des Présidentielles a montré que la résistance montait au sein du peuple de France contre cette austérité montée de toute pièce contre les seuls travailleurs, salariés ou petits artisans, qui vivent uniquement de leur travail.

Pas étonnant que le retour en force d'un mouvement populaire contre le capitalisme fasse hurler ceux qui sont là pour le défendre ! Jean-François Copé, roquet de l'UMP et ambitieux Iznogoud de la droite, ne fait rien d'autre en dressant un parallèle entre la dynastie des milliardaires Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, lui qui affirmait il y a peu qu'il voyeit entre eux « pas mal de points communs » !

Des points communs, c'est l'UMP et le FN qui en ont !

Le programme de l'UMP est de plus en plus réactionnaire, faisant des pauvres et des immigrés des coupables désignés de la crise du capitalisme. En cela, l'UMP s'aligne sur le FN et banalise l'extrême-droite.

Le cordon sanitaire établi par Jacques Chirac entre la droite républicaine et l'extrême-droite a sauté depuis belle lurette ! Qu'en pense Bruno Le Maire, ancien proche du très chiraquien Villepin, passé dans le camps de Sarkozy depuis 2007 ? Est-il pour une alliance idéologique et politique avec le Front National vers laquelle pousse une partie de l'UMP dont le très droitier Franck Gilard, actuel député eurois de la Droite Populaire - UMP ?

Pas de banailsation de la haine et de l'exclusion pour les communistes et le Front de Gauche ! Nous combattrons l'extrême-droite et ses alliés partout en France, non seulement pour ses idées xénophobs, mais aussi par ce qu'elle participe à diviser les travailleurs face à un capitalisme offensif et une Europe au service de la Finance.

Ce combat, de plus en plus de citoyens y participent.

Avec des comités de campagne qui se sont élargis de mois en mois sur notre département et des adhésions qui se multiplient au Parti communiste, les scores des présidentielles, y compris dans l'Eure, sont un encouragement.

Même les jeunes s'y mettent ! Entre les adhésions au PCF et ceux qui donnent un simple coup de main durant cette campagne, c'est la Jeunesse communiste qui a pris un coup d'accélérateur dans notre département ! Une dizaine de jeunes ont rejoint la JC sur Pont-Audemer et un groupe équivalent s'organise sur Pont-de-l'Arche et Alizay, rejoignant les Jeunes communistes déjà présents sur Evreux, Vernon ou Gisors.

Parce que la lutte pour l'émancipation humaine passe par la lutte contre le capitalisme et son allié le fascisme, les communistes et le Front de Gauche mènent la résistance contre l'austérité et la montée du Front National, partout en France, dans l'Eure et sur le sud du département.

Ils rejoignent en cela le combat des communistes et de Syriza en Grèce, des communistes portugais, du Sinn Fein et des communistes irlandais ou de la Gauche Unie espagnole.

Le 10 juin, dimanche prochain, les candidats les plus résolus à combattre pour les droits des salariés et des travailleurs indépendants, ce sont les candidats du Front de gauche.

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 09:02

En toute discrétion, la droite a voulu faire passer avant de perdre l'assemblée une loi créant un fichier informatique qui aurait fiché tous les citoyens "honnêtes". Une véritable atteinte à la vie privée et aux libertés publiques invalidée par le Conseil constitutionnel !

Le Conseil constitutionnel a estimé que le fichier des "gens honnêtes" (sic) comprenant l'état civil, ainsi que les empreintes digitales, et la photographie numérisée, des détenteurs de la future carte nationale d'identité électronique (CNIE), « a porté au droit au respect de la vie privée, une atteinte qui ne peut être regardée comme proportionnée au but poursuivi », et qu'il était « contraire à la Constitution ».

Les Sages ont donc censuré 6 des 12 articles de la proposition de loi sur la protection de l'identité, adoptée au dernier jour de la session parlementaire du quinquennat de Nicolas Sarkozy et ce, malgré l'opposition du Sénat qui, au cours des 5 navettes parlementaires (un record), n'avait eu de cesse de s'opposer à l'exploitation policière de ce fichier des "gens honnêtes".

C'est aussi un véritable camouflet ingligé par le Conseil constitutionnel au projet de Claude Guéant et des industriels du GIXEL (le lobby de la sécurité électronique et des empreintes digitales).

La liste des députés qui, voulant ainsi ficher les "gens honnêtes", ont « porté au droit au respect de la vie privée une atteinte qui ne peut être regardée comme proportionnée au but poursuivi », est disponible sur le site de l'Assemblée (ici).

Un danger pour les libertés publiques
Contrairement aux précédentes lectures de cette proposition de loi, qui n'avaient jamais jusque-là mobilisé qu'une dizaine de parlementaires seulement, le "vote solennel" (réclamé par la gauche) a permis à 285 députés -dont 270 des 305 députés UMP, 11 des 24 députés Nouveau Centre, et 4 des 13 députés "non inscrits"- de se prononcer "pour" le fichage des "honnêtes gens", en cinquième (!) lecture !

Nous voilà donc aux portes de la société idéale selon la droite française, un monde où tout le monde est fiché, au grand bénéfice de boîtes privées, et où n'importe quel agent des forces de l'ordre aura accès à vos données personnelles. On voit ce que cela donne avec les fichiers existants sur le dossier IKEA !

Il ne s'agit pas, comme le prétendent certains, de sécuriser la société mais bien de créer un quadrillage complet de la société, de savoir qui fait quoi et quand. Pour les tenants du pouvoir, mieux vaut prévenir que guérir ! Comparons notre situation à celle de la Grande-Bretagne où la détention d'une carte d'identité n'est obligatoire que pour partir à l'étranger.

Les trois députés UMP eurois ont voté comme un seul loi pour cette loi liberticide et invalidée depuis : Guy Lefrand, homme de paille de Bruno Le Maire, Jean-Pierre Nicolas et Franck Gilard, l'un des leaders de l'extrême-droite de l'UMP.

Par contre, aucune trace de Hervé Morin et de François Loncle sur ces listes. Etaient-ils absents ? Serainet-ils ni pour, ni contre, bien au contraire ?...

Pour les eurois, il est quand même intéressant de savoir ce qu'ont voté nos députés sortants.

On se rend vite compte, sur ce dossier comme pour d'autres lois, que nos députés de droite ont constamment voté comme l'ensemble de leurs collègues de droite, en faveur des lois de Sarkozy, en faveur des riches et des entreprises, contre la retraite à 60 ans, le code du travail, pour Hadopi et, donc, pour le fichage des français.

Que nos députés de droite ne viennent pas maintenant jouer les "élus locaux" quand leur bilan est à ce point lié au bilan de Sarkozy !

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 09:08

Malgré un nouveau traité européen polémique et une crise de l'euro qui n'en finit pas, aucun média n'a rappelé que le peuple français disait NON au Traité Constitutionnel Européen (TCE) il y a 7 ans, le 29 mai 2005.

Peut-on encore une fois parler de silence coupable sur cet anniversaire ?

Au risque de passer pour "conspirationniste", il y a tout de même de quoi se poser des questions. Alors que l'Europe se débat dans une crise profonde qu'elle tente de faire payer aux peuples européens, que la zone euro et sa monnaie sont menacées d'éclatement et qu'un nouveau traité européen a été ratifié sans consultation populaire en France, il y aurait de quoi faire pour des médias conséquents sur la question de l'avenir de l'Europe ! En ce sens, avec cette grave crise européenne, faire le bilan des traités européens précédents, Maastricht en 1992 et le TCE en 2005, permettrait d'éclairer les français sur les conséquences pratiques de ces traités dans la crise actuelle. N'oublions pas que c'est le traité de Maastricht qui a institué l'euro !

Et bien non ! Aucun média, presse écrite, radio ou télévision, n'aborde le sujet et l'anniversaire !

Peut-être que l'explication vient de l'européisme totalitaire qui régnait en 2005, unissant les principales forces politiques (PS, Verts, UDF et RPR) aux grands médias français ? Un totalitarisme qui voulût étouffer la voix des opposants au traité avant de caricaturer de manière scandaleuse ceux qui, malgré tout, arrivaient à faire entendre leur voix.

En 2005, le Parti communiste a été la seule force parlementaire a mené campagne pour le NON. Rejoint par d'autres forces de gauche, comme le NPA ou des militants socialistes menés par Jean-Luc Mélenchon (déjà !), que n'avons-nous pas été calomniés par les médias ! Archaïques, racistes, isolationnistes,... les attaques volaient bas de la part des médias et des partis pro-européens.

Non---TCE-PCF-et-oui-PS.jpg

Malgré une campagne à sens unique, en faveur du OUI, et des attaques de bas étage, le peuple a rejeté l'unanimité qui réunissait le PS de Hollande, les Verts de Cohn-Bendit, l'UDF de Giscard et Bayrou, l'UMP de Chirac, Sarkozy et Fillon.

Près de 55 % des français et 63 % des eurois ont ainsi fait le choix du NON au soir du 29 mai 2005 !

Autant dire que le peuple avait tranché contre cette constitution qui finissait de mettre la France sous la coupe de l'Europe et du libéralisme de la "concurrence libre et non faussée", après un traité de Maastricht en 1992 qui nous enfermait déjà dans une union monétaire soumise aux seules lois du marché, donc à la seule loi sauvage du capitalisme et que les français avaient adopté du bout des lèvres ( à 51 % de OUI mais 57 % de NON dans l'Eure).

Souvenons-nous de ce vote de 2005 !

Souvenons-nous de la trahison de 2007 par la droite française, menée par Sarkozy, avec la ratification par le parlement du traité de Lisbonne ! Ce petit frère du TCE rejeté par les français n'a pas été soumis au peuple français (on se doute pourquoi !) et a été voté par les députés et sénateurs de droite (Modem, centre et UMP) avec la complicité de quelques députés socialistes (dont Jack Lang) et l'abstention complice des socialistes.

Encore une fois, les députés communistes ont fait preuve de cohérence et de continuité d'analyse en refusant de signer cette trahison.

Il y a quelques mois, c'est le traité Sarkozy-Merkel, celui de la "règle d'or" de super-austérité permanente, qui a été voté en catimini par les parlementaires français, socialistes compris. Ceux-ci auront beau dire qu'ils l'ont fait avec des réticences, un OUI est un OUI ! Et les promesses de renégociation faites à l'époque ne sont que des vœux pieux.

Aujourd'hui, jeudi 31 mai, deux ans après le NON français au TCE, les irlandais sont les seuls en Europe à qui le gouvernement accorde généreusement le droit de donner son avis sur ce traité Sarkozy-Merkel.

Tous les sondages s'accordent à donner le OUI vainqueur. Il est vrai que le peuple irlandais connait, lui aussi, une crise sociale d'une ampleur inédite, qui a fait partir à l'étranger la fine fleur de la jeunesse irlandaise. Et la campagne a elle aussi été monopolisée par les partisans du OUI, jouant à nouveau de l'insulte contre les partisans du NON et de la menace économique si le NON l'emportait.

De toute façon, comme en 2005, le gouvernement irlandais pourrait toujours obliger les irlandais a revoté si le résultat ne lui convenait pas !...

Que c'est beau une démocratie !... On peut voter tant que le vote convient aux élites économiques : les chiliens savent de quoi nous parlons, avec le renversement du gouvernement de gauche de Salvador Allende par l'armée et les Etats-Unis en 1973.

A moins de dix jours du premier tour des élections législatives en France, alors que l'Europe patauge dans une crise causée par le système capitaliste et le libéralisme qu'elle défend, les électeurs français doivent se souvenir du 29 mai 2005, de leur refus d'une constituion européenne libérale et de la trahison de leur vote par la droite UMP-MODEM.

Le 10 juin, dans l'isoloir, vous aurez aussi la possibilité de laver l'affront qui vous a été fait par la ratification parlementaire du traité de Lisbonne en 2007.

Le 10 juin, vous pourrez choisir la seule force politique à gauche à avoir refusé Maatricht en 1992, le Traité Constitutionnel Européen en 2005 et le traité de Lisbonne en 2007 : le Parti communiste.

Dans la prolongation du NON de 2005, votez pour les candidats soutenus par le Parti communiste, les candidats du Front de Gauche, Sandrine COCAGNE et Thierry DESFRESNES !

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 10:06

Echanges publics, formation citoyenne et volonté de rassemblement pour le Front de gauche. Exclusion raciale, démagogie sociale et manipulation politique pour le Front National. Deux façons incompatibles de faire de la politique qui traduisent une opposition de fonds quant aux objectifs recherchés : rassembler pour combattre le système ou diviser pour mieux le servir ?

Hier se tenait à Saint André une assemblée citoyenne du Front de Gauche, la deuxième après celle du 28 mars. Près de deux heures de débat avec l'assistance où la question de la dette a été abordée longuement avant que la question de la formation des jeunes, donc de l'éducation, ne vienne prendre le relai.

Faux-tract-Melenchon-du-FN---Pas-de-Calais-29-mai-2012.JPGHier également, des militants communistes du Pas-de-Calais mettaient la main sur des militants FN qui, pleins de leur bêtise, pensaient passer inaperçus en distribuant, en plein jour, des tracts anonymes en arabe et en français pour faire croire que Mélenchon et le Front de Gauche étaient des "alliés" des maghrébins (voir la photo de droite).

Deux événements diamétralement opposés qui traduisent clairement les volontés profondes des deux camps.

D'un côté, le Front de Gauche cherche le rassemblement, d'abord des partis de la gauche radicale, puis des citoyens qui souhaitent en finir avec la dégringolade économique et sociale de ce pays. Ce rassemblement se fait sur un constat simple : avec la crise capitaliste, la dégradation de notre économie et de notre système social s'est sérieusement accélérée, au détriment de l'ensemble des travailleurs, quelles que soient les régions, les origines ethniques ou religieuses et les branches professionnelles, tandis que les profits des grandes entreprises et les dividendes des gros actionnaires ont connu une hausse phénoménale.

La contradiction entre une situation qui se dégrade vite pour une majorité de citoyens, de travailleurs, et des richesses qui s'accumulent dans les mains d'une minorité de privilégiés pousse au rassemblement du plus grand nombre pour exiger une autre répartition des richesses. C'est le cœur de la politique du Front de Gauche. C'est ce que résume le slogan "L'Humain d'abord" !

D'un autre côté, le Front National poursuit sa politique d'isolement des immigrés, en mêlant constamment dans ses propos immigrés, chômage et insécurité. Le FN contribue ainsi à diviser les victimes de la crise et des pressions des spéculateurs financiers sur les entreprises et les états, en laissant croire que la résolution de nos difficultés passerait par un monde utopique où nos frontières seraient fermées ( aux produits étrangers comme aux étrangers eux-mêmes) et où ne vivraient que de "bons français". On ne sait d'ailleurs pas ce que ce parti entend par "immigrés" ! Et le FN se garde bien de nous expliquer ce que deviendrait cette France recroquevillée sur elle-même par rapport au monde extérieur : que deviendraient les français de l'étranger ? Qui voudrait encore de nos exportations ? Que deviendrait le tourisme dans un pays qui chasse tout ce qui n'est pas estampillé "français de souche" ?...

Ce que les communistes combattent, ce n'est pas le reste du monde, c'est un modèle social et économique qui considère que le seul critère qui prime pour considérer la "valeur" de toute activité ou de toute personne, c'est sa rentabilité financière. Cette rentabilité financière ne bénéficie qu'à celui qui a mis des billes dans l'activité en question, donc celui qui a des capitaux importants, le capitaliste (d'où le nom du système dans lequel nous vivons : le système capitaliste, faut-il le préciser ?).

Au contraire, les communistes, avec le Front de Gauche, souhaitent rompre avec ce modèle. Le capitalisme provoque l'accumulation de richesse dans les mains de ceux qui détiennent déjà, à la base, la majorité des capitaux. De l'autre côté de l'échelle, ceux qui n'ont que les revenus de leur travail (travail passé pour les retraités, travail absent pour les chômeurs et exclus), ceux-là sont de plus en plus mis sous pression pour alimenter la machine à profits. C'est ce mécanisme qui entraine à la fois la baisse du pouvoir d'achat des salariés et assimilés (paysans, artisans,...) et l'explosion du chômage (course à la compétitivité, réduction d'effectifs, concentration, délocalisations).

Dans ce modèle capitaliste, il y a mise en concurrence des travailleurs à travers le monde : celui qui quitte son pays pour chercher du travail en Europe est victime de la misère dans son propre pays ; celui qui travaille en Chine, en Inde ou dans un autre "pays émergent" connait des conditions de travail et de salaires souvent indécentes, même au regard des critères locaux !

S'il y a concurrence entre salariés à travers le monde, c'est le fait du capitalisme ! Considérer le travailleur étranger comme un adversaire, c'est finalement rentrer dans le jeu du système et en accepter les règles, mises en place par les spéculateurs et les directions des multinationales.

C'est bien là l'opposition principale entre une gauche de transformation sociale, comme le Front de Gauche, et l'extrême-droite, comme le Front National : rassembler les citoyens, par delà leurs origines et leurs métiers, c'est créer un rapport de force qui bénéficiera à l'ensemble des travailleurs, français comme immigrés, tandis que jouer l'opposition des travailleurs selon leurs origines, c'est affaiblir la contestation du libéralisme et de l'austérité, donc contribuer à la bonne marche du système capitaliste.

Rien d'étonnant donc à ce que l'extrême-droite cherche à récupérer le discours anticapitaliste de la gauche radicale pour tenter de tromper une partie des travailleurs sur son rôle de défouloir en faveur du système ! C'est comme cela que l'extrême-droite est arrivée au pouvoir en Allemagne en 1933 (avec Hitler et son parti nazi, abréviation de national-SOCIALISTE) ou en Italie, en 1921 (avec Mussolini et le parti fasciste).

Le discours de l'extrême-droite, mêlant aujourd'hui son vieux fonds raciste à une approche d'apparence sociale, est une vieille méthode de l'extrême-droite qui a montré sa réalité au travers des dramatiques expériences des années 30 et 40 en Europe (Espagne, Portugal, Allemagne, Italie ou France), comme des années 70 au travers des dictatures d'Amérique latine ou de Grèce.

Les communistes comme le Front de Gauche tentent depuis des années de démonter le discours du Front National pour en montrer la réalité perverse.

Le FN sait bien le danger que représenterait une démystification de son programme auprès des travailleurs. Rien d'étonnant à ce que l'extrême-droite retrouve ses relents anticommunistes historiques, ceux qui ont valu au PC allemand d'être interdit rapidement après l'accession d'Hitler à la chancellerie en Allemagne en 1933 (après l'incendie monté du Parlement, le Reichstag) ou aux militants communistes d'être toujours pourchassés par les militants d'extrême-droite depuis les années 20. Les dégradations de locaux du PCF et du Front de Gauche pendant la campagne en sont des conséquences, tout comme cette lamentable expérience du tract bidon signé Mélenchon distribué en arabe et en français par des militants FN à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais).

Communistes et militants du Front de Gauche ont choisi de contribuer à faire prendre conscience de l'intérêt collectif des travailleurs à se rassembler pour exiger une autre répartition des richesses dans notre riche pays. C'est la voix du rassemblement et de la lutte des classes contre les possédants.

L'extrême-droite, au contraire, joue son rôle d'exutoire au mal-être général en montrant du doigt une partie des travailleurs pour éviter que les tenants du système ne soient mis en cause.

A ce titre, le FN joue un rôle différent mais complémentaire de la droite au service du capitalisme et des quelques milliers de privilégiés qui profitent du système. Rien d'étonnant à ce que ce soit une famille de milliardaires qui ait créé ce mouvement et qui le dirige, comme une entreprise familiale !

Le Front de Gauche se veut, lui, la voix des salariés, des ouvriers et employés, des paysans et des artisans, leur force de rassemblement pour défendre leurs intérêts face à cette minorité de possédants.

PCF et Front de Gauche sont effectivement dans un camps opposé à celui du FN. Ceux qui font partie du système et de "l'establishment", ce sont bien les dirigeants du FN, au côté de l'UMP et des forces qui servent le capitalisme et la finance.

A noter : démocratie et géographie ne sont pas les points forts des militants FN ! Entre les collages sauvages sur les panneaux électoraux et les "erreurs" d'affichage, le FN montre le niveau de connaissance de ses militants !

Ainsi, au Plessis-Grohan (canton d'Evreux-sud), des bandeaux en faveur du candidat FN "Camoin" ont été collés sur les emplacement officiels réservés à d'autres candidats. Outre le fait que cela n'est ni légal, ni démocratique, notons également que le candidat FN en question est candidat dans la deuxième circonscription et que cette commune est située dans la première circonscription !

Pas doués les colleurs d'affiches du FN !


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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 09:14
Maxime VIVAS, Eric W. FARIDES sur le site "Le Grand Soir"

(L’article est suivi d’un « Complément » : « Le FN et les droits des travailleurs » avec une belle image du beau château des Le Pen).


Des électeurs :

« On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». 

Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement « des laboratoires du FN ».

Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, Marignane, Toulon et Orange, « villes expérimentales » des méthodes à élargir au pays tout entier.

Constatons le carnage en matière de finances, emploi, social, culture, sécurité, démocratie, droits des travailleurs et respect des lois de la République.

A Vitrolles

Catherine Mégret est élue maire le 9 février 1997(1). La dette de la ville augmente. La Chambre Régionale des Comptes de Provence Alpes Côtes d’Azur s’inquiète du budget municipal.

Une prime de naissance de 5 000 francs est octroyée aux familles françaises. Catherine Mégret est condamnée pour discrimination à la prime de naissance.

En juin 1997, le Lycée Pierre Mendès-France refuse d’inscrire Sofia Touzaline, lycéenne née en France de parents Algériens. Une conseillère d’orientation du lycée rapporte avoir entendu le proviseur dire, à propos des élèves de l’internat : « Il faut faire le tri ; les gris d’un côté, les blancs de l’autre ». Le MRAP et SOS-Racisme se portent parties civiles. En 1998, la proviseur est suspendue de ses fonctions par le recteur d’académie d’Aix-Marseille.

La municipalité décrète la fin des repas de substitution sans porc dans les cantines scolaires. Alain Darmuzey, directeur d’école du Liourat et surveillant de cantine est relevé de ses secondes fonctions par Catherine Mégret, car il a refusé de lui serrer la main.

L’association pro-FN « Fraternité française » (2) reçoit de fortes subventions. La mairie ferme des centres aérés et la mission prospection de « Vitrolles Emploi Formation ». L’association Vitrolles-Kiffa est jetée hors de ses locaux. Des subventions aux syndicats et associations humanitaires sont supprimées. La municipalité tente de s’expliquer : « Les vraies associations (…) reçoivent une aide financière (…). Pour elles, les subventions ont augmenté de 40%... ».

La mairie limoge la directrice du cinéma Les Lumières pour avoir proposé des courts-métrages portant sur la prévention du sida. En contrepartie, l’équipe de Bruno Mégret « s’est efforcée d’obtenir la construction d’un vaste complexe cinématographique de type multiplexe dans la zone commerciale ». Le FN-MNR remplace les cinémas d’art et d’essais par de la malbouffe culturelle produite à la chaîne.

Catherine Mégret tient des discours racistes dans le journal Allemand Berliner Zeitung : « les immigrés l’esprit colonialiste ; les immigrés [... ], ils font je ne sais combien de gamins, qu’ils mettent dans la rue. Ils font des gamins pour toucher des allocations, ils ne les élèvent même pas. [...] Vous interrogez n’importe qui, à part une personne de mauvaise foi, on va vous répondre qu’effectivement il y a des différences entre les races, il y a des différences entre les gènes. C’est ce que disait M. Le Pen. ».

La mairie licencie des agents sociaux et certains contractuels municipaux (150 agents sur 1 000 en 4 mois). En Août 1997, la Justice annule 31 licenciements car « le motif d’économie avancé pour justifier la délibération du 30 août 1997 ne peut être regardé comme établi ». L’arrivée de la nouvelle équipe signe le départ de cadres municipaux consécutif aux méthodes FN.

En novembre 1997 « Dans la nuit du 4 au 5, vers 3 h 30, un commando d’une dizaine d’hommes vêtus de noir, cagoulés et armés de battes de base-ball attaque le piquet de routiers grévistes du carrefour de l’Anjoly. Le matraquage fait trois blessés et des dégâts matériels... ».

En décembre 1997, 5 conseillers de Vitrolles sont mis en examen pour « complicité de violence en réunion, avec arme et préméditation » et « complicité de destruction de biens » après l’agression des routiers grévistes.

« Il faut faire de la répression, c’est-à-dire il faut punir, poursuivre, attraper ceux qu’on connaît » affirme Catherine Mégret au Berliner Zeitung. Les éducateurs de rue et agents de prévention sont remplacés par des policiers. Bruno Mégret se vante d’avoir multiplié par deux les effectifs de la police, d’armer les policiers municipaux, de développer la vidéo-surveillance, le « patrouillage », les brigades d’interventions rapides… L’augmentation du nombre de policiers municipaux n’améliore pas les chiffres de l’insécurité. Ni la sérénité. Les policiers de Mme Mégret sont surnommés les « ninjas » à cause de leur tenue et de leurs gros bras.

Les animateurs du bar musical Le Sous-Marin sont accusés par la mairie de création de fausse monnaie et de trafic de drogue. Ils sont contraints de s’installer à Gardanne. Puis, Catherine Mégret est condamnée pour « effractions et voie de faits » (murage du bar musical) et pour diffamation à l’encontre de l’association culturelle Productions du Sous-Marin.

La mairie redéfinit « l’identité provençale » : la rue Nelson Mandela est rebaptisée Place Provence, un blason modifie du drapeau de la ville qui devient « Vitrolles-en-Provence ».

La municipalité rénove les églises et les lieux de cultes. Bruno Mégret affirme que la municipalité « a entrepris de valoriser nos racines (…). La chapelle de vie au sommet du Rocher a été rénovée ainsi que les cheminements qui y conduisent. Dans le Vieux Village, la réhabilitation intégrale de l’église Saint-Gérard a été lancée ». Le 15 février 1998, Bruno Mégret annonce sur France 2 qu’il n’y aura pas d’emploi-jeunes à Vitrolles.

L’équipe municipale pratique ouvertement la discrimination sociale. Bruno Mégret affirme sur son blog : « La municipalité a entrepris de donner systématiquement la priorité aux Français dans la limite des possibilités légales. (…). Les emplois au sein de la mairie sont accordés en priorité aux Vitrollais français. Les certificats d’hébergement et les mariages blancs supprimés. Quant aux aides sociales, elles s’efforcent, dans la limite des lois actuelles, de privilégier systématiquement nos compatriotes. Bien que la ville possède peu de logements HLM depuis que l’ancien maire PS a bradé le parc immobilier de la SAVEM, l’équipe Mégret a cherché à favoriser systématiquement les Français dans l’octroi des logements ».

L’élection du 24 juin 2002 est annulée par décision du Conseil d’Etat suite à un tract diffamatoire reprochant à un candidat d’avoir « abusé sexuellement d’une personne en position de faiblesse psychologique ».

Un conseiller municipal FN est rayé des listes électorales par le tribunal d’instance de Martigues car il ne réside pas à Vitrolles.

Catherine Mégret est accusée de détournement de fond public : elle a fait envoyer aux frais de la commune des lettres aux maires de France pour appuyer la candidature de son mari Bruno Megret. Ce non-respect des règles de financement de campagne électorale à un coût : plus de 74 000 €. En 2006, elle est condamnée à cinquante milles euros d’amende, à un an d’inéligibilité et de frais divers ainsi qu’à huit mois de prison avec sursis. Quatre anciens cadres de la municipalité ont également été condamnés à des peines allant de trois à quatre mois de prison avec sursis et à une amende de 1.500 euros

En mars 2009, le communiste Richard Dubré, secrétaire de la section de Vitrolles et membre du secrétariat fédéral du PCF est agressé au poignard. « Attendant la proclamation des résultats de l’élection législative de la 9e circonscription des Bouches-du-Rhône, il se trouvait sur le parvis de l’hôtel de ville, lorsqu’une quinzaine de gros bras du FN du Var lancent des grenades lacrymogènes avant de se lancer contre le militant communiste qu’ils montraient du doigt. (…). Un des agresseurs s’approche et le poignarde. La lame est passée à deux centimètres du foie. Le militant, hospitalisé, a deux côtes cassées. Un véritable miracle. Le criminel a été reconnu sur les photos prises pendant l’agression. Il devait être interpellé mardi dans la journée ». (L’Humanité, 31 mars 1999).

Bruno Mégret est satisfait de la gestion de la ville et de l’ambiance démocratique qui y règne. Sur son site, on peut lire : « Aucun bouleversement, aucune violence, aucune atteinte aux libertés, aucune mise en cause des droits des Vitrollais ».

A Marignane

Le maire Daniel Simonpieri (3), augmente les impôts locaux. La Chambre Régionale des Comptes de Provence-Alpes Côte-d’Azur s’inquiète du budget de la ville.

Le Conseil municipal décide, le 24 juin 1996, de réserver les cantines scolaires aux seuls enfants dont les deux parents peuvent prouver qu’ils travaillent. Le 27 novembre, le tribunal administratif ordonne « le sursis à exécution », c’est à dire « la suspension de l’exécution » de cette délibération.

Le complexe de loisir prévu est remplacé par un supermarché.

Le 4 septembre 1996, Jean-Christian Tarelli, premier adjoint au maire demande à la directrice de la bibliothèque municipale d’interrompre les abonnements aux quotidiens Libération et La Marseillaise et à l’hebdomadaire L’Evénement du jeudi, pour les remplacer par trois publications proches de l’extrême-droite : Présent, Rivarol, National-Hebdo. L’achat de certains ouvrages par la bibliothèque municipale sera refusé « pour des raisons économiques ». En revanche, début 1997, soixante-quinze livres rédigés par des auteurs du Front national ou d’extrême-droite sont commandés sans que les bibliothécaires en aient été avertis. Notons aussi la suspension des abonnements aux « journaux de gauche » dans la bibliothèque pour les remplacer par des « journaux d’extrême-droite ».

Raymond Lecler, ancien directeur de cabinet de la mairie fait un constat des dérives du maire : « remboursements illégaux » ; « 5510 francs pour un repas de Jumelage » et « 4608 francs en frais de séjour pour déplacement au congrès du FN à Strasbourg »… Daniel Simonpieri affirme avoir payé de ses deniers la facture de l’hôtel Hilton et porte plainte pour diffamation.

Daniel Simonpieri supprime « l’avant-veille de Noël, les subsides accordés aux Restos du cœur pour les hivers de 1993 et de 1994, par le précédent maire Laurens Delieul (divers droite) » et « Un local et un camion avec chauffeur prêté pour aller chercher à Aubagne les quelque 1.200 repas que les volontaires de l’association distribuaient à 400 familles en difficulté ». En revanche, selon l’association marignanaise « Alarme citoyens ! », la municipalité a porté la subvention du club de football local de 600.000 à 700.000 francs.

En 2009, Daniel Simonpiéri justifie son refus de voter des subventions au Mrap, par l’argument suivant : « vote politique ».

Le 9 novembre 2011, il est condamné pour fausses factures et emplois fictifs à 12 mois de prison avec sursis, 10 000 € d’amendes et 5 ans d’inéligibilité.

A Toulon

Le 22 mars 1996, la municipalité de Toulon vote son premier budget (4). Contrairement aux engagements du maire, Jean-Marie Le Chevallier, de baisser les impôts, une augmentation de plus de 9 % est adoptée.

On constate une absence de politique cohérente et efficace en faveur des jeunes. La mairie se désinvestit des cités et coupe les subventions des associations qui agissent auprès des citoyens issues de l’immigration. La femme de Jean-Marie Le Chevallier est placée à la tête du Centre de loisirs et d’action sociale. Des associations pro-FN sont créées de toutes pièces telles que « Jeunesse toulonnaise » destinées à organiser les colonies de vacances à la place du centre de loisirs et d’action sociale. Mal gérée, la structure est placée en liquidation judiciaire en 1999.

Les subventions aux associations sont revues : celle du Centre communautaire israélite est supprimée, le Secours Populaire n’obtient que 8 000 francs tandis que la Société des amis des chats bénéficie d’une subvention de 40 000 francs. La mairie maintient un budget associatif en direction des associations d’anciens combattants et des associations de pieds-noirs. Marek Halter est interdit de Fête du Livre et le groupe NTM interdit de spectacle.

La dérive de la municipalité contraint les opposants à en appeler à la Justice pour contester les décisions.

En 1997, Jean-Marie Le Chevallier est élu député de la 1re circonscription du Var, mais en 1998 son élection est invalidée pour triple infractions au financement de campagne.

Toujours en 1997, la municipalité est accusée de pot-de-vin et de monnayage d’attribution de postes administratifs : « A Toulon (Var), c’est une histoire de pots-de-vin qui embarrasse la municipalité dirigée par Jean-Marie Le Chevallier. Son propre chef de cabinet, Philippe de Beauregard, par ailleurs conseiller municipal FN de Hyères, a en effet été mis en examen, mardi 6 janvier, pour « recel de preuve ». La justice lui reproche d’avoir, par son absence de réaction, en quelque sorte « couvert » un cas de corruption dans lequel une employée municipale, Dominique Notto, est compromise. Responsable des femmes de ménage à la municipalité, elle est accusée d’avoir monnayé, en juin 1997 - 30 000 francs en petites coupures - l’attribution de deux postes administratifs ». (L’Express, 15 janvier 1998).

En 1999, Jean-Marie Le Chevallier quitte le Front National. Il est condamné en 2003 pour subornation de témoins dans l’affaire du meurtre de son directeur de Cabinet, un ancien légionnaire. Ce dernier avait été tué par son amant et non par des opposants. Le maire avait fait pression sur des employés municipaux pour que la première piste n’apparaisse pas.

A Orange

Le 18 octobre 2011, la Chambre Régionale des Comptes de Provence-Alpes Côte-d’Azur pointe des irrégularités dans la gestion municipale à Orange. La mairie augmente « la surtaxe » de l’eau. On constate un isolement de la ville, lié à ses difficultés pour travailler avec les communes limitrophes. La mairie finance seule les grands travaux entrepris. Elle est contrainte de provisionner à hauteur de 11 millions de francs pour payer les amendes et les pénalités.

Dans la ville, il s’est installé un climat de délation, de peur et d’angoisse pour le personnel municipal. Les insultes et les vociférations fusent de la part de maires adjoints.
Les élus d’opposition déplorent l’attitude népotique du maire et l’absence de recherche de consensus. Le neveu de l’épouse de Jacques Bompard est placé à la tête de l’Office du tourisme...

Jacques Bompard (5), aussitôt élu, décide de supprimer la subvention municipale de 1 million de francs permettant l’organisation des Chorégies (le plus ancien festival français : première présentation en 1869). Après plusieurs semaines de polémique, le ministère de la culture se substituera à la ville. En matière de culture, la municipalité fait des choix : elle invite le groupe Fraction Hexagone qui chante « Une balle pour les sionistes, une balle pour le cosmopolitisme et une balle pour la police ».

Côté sécurité, on assiste à une augmentation de la petite délinquance.

Sous prétexte de maintenir la propreté de la voirie, le maire interdit la distribution de tracts anti-FN. L’hygiénisme sert de prétexte à l’absence de démocratie.

J.-Y. Le Gallou, secrétaire national du FN affirme sans vergogne « Dans ce pays assez totalitaire, les villes FN sont un espace de liberté locale, comme lnternet à l’échelle mondiale ».

L’aménagement urbain est à deux vitesses : embellissement du centre ville et absence de rénovation des quartiers populaires. On assiste à une ghettoïsation des quartiers. « En visite dans le quartier, il y a peu, pour « écouter » les doléances des habitants, le maire s’est ainsi contenté de les renvoyer vers leur logeur HLM, Mistral Habitat. « A vous de faire la police », leur a-t-il dit. Jacques Bompard a d’autres priorités : la rénovation, à grands frais, de l’avenue de l’Arc-de-Triomphe, censée assurer sa réélection en 2007. Et que nul ne vienne le contrarier dans ses projets ! ». (L’Express.fr, 25 juillet 2002).

La mairie limite le nombre d’enfants dans les cantines scolaires, mais le cours Aristide-Briand (entrée de la ville) avec son rond-point fleurit et ses jets d’eau fait le bonheur de certains électeurs. La mairie supprime les cars de ramassage vers les Centre Aérés, elle coupe le budget d’associations à caractère social.

En 2010, Jacques Bompart, qui avait connu une garde à vue en 2009, est mis en examen pour prise illégale d’intérêts.

Selon Bruno Mégret : « Jacques Bompard est le seul nationaliste du département à faire du bon boulot. Orange, sa ville, est nickel. Il y opère une gestion exemplaire que je souhaite voir étendue aux autres villes. C’est pour ça que je lui apporte mon soutien... ».

Le Bilan  :

En matière de gestion  : hausse des impôts et endettement des villes, isolement financier et abandon de projets.

En matière d’emploi  : répression des travailleurs et discriminations à l’embauche, mises au placard et licenciement d’agents municipaux, gestion par le stress.

En matière de politique sociale : abandons des défavorisés et des exclus, destruction du terreau associatif, attribution de subventions à la tête du client, haro sur la cantine, absence de politique en faveur de la jeunesse, logique de répression et abandon des politiques de prévention, ghettoïsation des quartiers.

En matière de culture : promotion des auteurs FN, assèchement du pluralisme culturel et promotion du foklorisme, attribution de subventions à la tête du client.

En matière de justice et de sécurité : dérives légalistes et magouilles politico-judiciaires, fausses factures et prises illégales d’intérêts, agression d’élus, propos racistes et xénophobes, détournements de fonds public, effractions et voie de faits, condamnations par les tribunaux, inéligibilités.

En matière de démocratie : népotisme et copinage, discrimination, non respect des promesses électorales. 

Sources : Critique internationale n°4 - été 1999 ; Didier-hacquart.over-blog.com/30-categorie-1080919.html 17 février 2001 ; Ere marine.fr, le site qui ne donne pas envie de voter Marine Le Pen ; Ina, 18 septembre 1997 ; L’Express, 15 janvier 1998 ; L’Express, 25 juillet 2002 ; L’Humanité, 11 novembre 2000 ; L’Humanité, 27 avril 2002 ; L’Humanité, 6 mars 1999 ; L’humanité, 25 février 1999 ; L’Humanité, 24 mars 1999 ; L’Humanité, 31 mars 1999 ; L’Humanité, 27 octobre 1999 ; La Provence.Com, 10 novembre 2011 ; La Provence.Com, 20 février 2009 ; La Provence.Com, 19 mars 2008 ; Le Monde, 26 février 1997 ; Le Monde, 02 Juillet 2009 ; Le Nouvel Observateur, 18 novembre 199 ; Le Nouvel Observateur, 7 octobre 2002 ; Libération, 30 décembre 1995 ; Libération, 17 octobre 1997 ; Libération, 6 janvier 1998 ; Libération, 9 février 1998 ; Libération, 18 octobre 2006 ; Mrap.fr (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) ; SOS Racisme.org ; Voltairenet.org ; Wikipedia.org… A lire également : Roger Martin, Main basse sur Orange : une ville à l’heure lepéniste, Calmann-Lévy, 1998.


EN COMPLEMENT :

Le FN et les droits des travailleurs.

I- Le FN contre les organisations ouvrières.

Sous le titre : « Le Front national ou l’imposture sociale », la CGT a édité en avril 2011 un argumentaire sur le FN. On peut y lire :

« Quant à son empathie pour le sort des salariés, il suffit de rappeler les propos de Marine Le Pen contre le mouvement social opposé à la réforme des retraites en 2010 : « Ensemble, gouvernement et syndicats jettent la France dans le chaos … La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers. »

Et la CGT de citer ce cri du cœur du concurrent malheureux de Marine Le Pen à la présidence du FN, Bruno Gollnisch, le 4 novembre 2010 : « Le sabotage de l’économie française caractérise l’action des dirigeants de la CGT … Ces blocages frappent avant tout les salariés qui se rendent à leur travail, les entreprises et menacent l’emploi … La CGT doit être rendue pénalement responsable, ses dirigeants doivent en répondre ».

II- Le FN contre la retraite à 60 ans.

Le 16 janvier 2011, « Invité du dimanche » d’Aujourd’hui en France/Le Parisien, Jean-Marie Le Pen éclairait les naïfs en parlant de sa fille : « Politiquement, à quelques nuances près, elle a les mêmes opinions que moi. »

Un an plus tard, il feint un désaccord (un !) portant sur l’âge légal de départ à la retraite :

« Il faudrait peut-être que j’aie une discussion avec elle pour savoir quelle a été la motivation de sa décision. »

En vérité, entre le père qui se prononçait pour la retraite à 65 ans et sa fille, la différence est entre l’annonce d’une position claire par l’un et un enfumage par l’autre. En effet, dans son projet présidentiel pour 2012, Marine Le Pen écrit :

« L’objectif doit être fixé de revenir le plus rapidement possible au principe de 40 annuités de cotisation pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein. »

C’est la logique de la « retraite à la carte » : le salarié part à taux plein quand il a ses années de cotisation. Cela peut être à soixante-deux ans, soixante-cinq ans ou plus, selon l’âge auquel on a commencé à cotiser et le nombre d’années validées. Dans ce cas il n’y a pas d’âge légal de départ.

En janvier 2011, le site du FN indiquait :

« Le FN soutiendra le maintien à 40 annuités maximum de cotisation sans considération d’âge légal de la retraite ».

C’est cohérent et cela correspond à la définition de la « retraite à la carte ».
Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon précisait alors :

« Au total, la proposition de Le Pen est moins favorable aux salariés qui ont 40 années de cotisation, après 60 ans. Imaginons un salarié qui a 62 ans n’a pu valider que 35 années de cotisation. Avec Fillon il peut partir avec une décote. Avec le Front de Gauche, il peut partir sans décote. Avec Le Pen, il ne peut pas partir. Avis aux benêts qui la croient : Le Pen c’est pire qu’avec Fillon ».

III- Le vrai visage de Marine Le Pen.

Le FN relooké ne met plus en vente des chansons nazies, des livres négationnistes, des objets évocateurs du troisième Reich. Son égérie ne manque pas une occasion de clamer « Cachez ces bras tendus et ces croix gammées que je ne saurais voir »(6). Elle se découvre un amour subit pour les juifs et elle s’horrifie des chambres à gaz, elle qui fut muette au temps où son père y voyait obstinément un « détail » de l’Histoire. Et la voici patriote plus que Georges Séguy, Jean Moulin et Rol Tanguy réunis, après avoir été formatée par un père et un parti dont le chef historique déclarait :  « L’occupation allemande n’avait pas été particulièrement inhumaine, même s’il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés ».

Pays à défendre, dit la fille contre « des milliers de clandestins tunisiens et demain libyens, algériens, égyptiens ou marocains, qui débarquent » et qui « ne sont que les éclaireurs d’une nouvelle vague migratoire gigantesque » qui « fera disparaître la population française ». Tremblez !

Pour un peu, on croirait que cette quadragénaire débute en politique, alors qu’elle a été candidate du FN à Paris à l’âge de 24 ans, conseillère régionale en 1998, année où elle a pris en charge le service juridique du FN avant de siéger à son Bureau politique. En dix ans, elle a été conseillère régionale du Nord-Pas-de Calais, conseillère régionale d’Île de France, conseillère municipale, députée européen et elle est à présent chef du parti. Et tout cela sous l’égide d’un FN façonné par Jean-Marie Le Pen qui le lui a offert en dot politique avec autorisation de repeindre les volets, mais à condition qu’il soit associé au choix de la couleur car, président d’honneur du FN, il participe à ce titre aux délibérations des instances dirigeantes du mouvement.

Conclusion :

Le FN, déguisé en berger électoral saura promptement reprendre sa peau de loup gestionnaire sous l’œil attendri de tout ce que l’Europe compte de partis fascistes. Naguère, ce parti s’est fait les crocs sur Vitrolles, Marignane, Toulon et Orange. N’est-ce pas plus que suffisant ?


Notes :

1) Avec 52,48 % des voix. Elle est réélue en 2001 avec près de 46 % des suffrages.

2) L’association a été « créée en 1988 à l’initiative de Pierre Vial et Jean-Pierre Stirbois, relancée un temps par Bruno Mégret ; elle doit sa survie à l’action de Mireille d’Ornano, vice-présidente du groupe FN de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur », in Virginie Martin, Gilles Ivaldi et Grégory Lespinasse, « Le Front national entre clientélisme et recherche d’un enracinement social », Critique internationale n°4 - été 1999. 

3) Daniel Simonpieri (FN) est élu maire de Marignane de 1995 à 2008. Il emporte les élections de 2001 avec 62.5 %. Il appelle à voter Le Pen en 2002. En 2004, il retourne sa veste au profit du camp UDF-PR (groupe UMP des Bouches-du-Rhône).

4) En 1995, Jean-Marie Le Chevallier est élu maire de Toulon à la faveur d’une triangulaire, in Wikipedia.

5) 1972 Jacques Bompard est un des fondateurs du Front National. En 1995, élu Maire d’Orange. 2001, réélection sous l’étiquette FN avec près de 61 % des suffrages exprimés. Dans les cages d’escalier, sur les marchés, il séduit son électorat en fustigeant les fonctionnaires, les gabegies et le laxisme de l’Etat. En 2005, il adhère au MPF de Philippe de Villiers. En 2008, il est réélu au 1er tour avec près de 61 % des suffrages exprimés. En 2010, il créé le parti la « Ligue du Sud ».

6) - Mais, chassez le naturel… Le 27 janvier 2012, jour de la commémoration de l’holocauste et du 67ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, Marine Le Pen était reçue au Parlement autrichien par Martin Graf, idéologue pangermaniste. Le soir, elle était l’invitée d’honneur d’un bal organisé à Vienne par le FPÖ, principale organisation d’extrême-droite. Plusieurs milliers de Viennois ont manifesté, tenus à distance par des centaines de policiers. Le 19 janvier, l’UNESCO, avait retiré l’ensemble des bals viennois de sa liste du patrimoine culturel de l’humanité, en raison de la présence de ce bal sur la liste proposée.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 10:32

L'Etat manque d'argent ? Ne demandons pas d'effort aux entreprises répond la patronne du MEDEF !

Laurence Parisot, c'est la Thatcher du patronat. Une main de fer dans un gant de velour, tout cela au service du grand patronat et des actionnaires des entreprises côtées en Bourse.

Lors de son point presse mensuel, la patronne du syndicat patronal MEDEF, l'un de ses fameux corps intermédiaires que dénonçait Sarkozy (?), Laurence Parisot, a voulu marquer la ligne de démarcation entre l'acceptable et l'inacceptable pour les grands patrons français.

Ainsi, les patrons toléreraient tout juste un coup de pouce au SMIC : "Tout mouvement au-delà de la simple valorisation économique du smic, tout coup de pouce trop généreux aurait un impact considérable et négatif sur l'emploi" . En clair, on suit tout juste une inflation dont on sait qu'elle ne représente pas la hausse réelle des prix puisqu'elle minore les loyers, l'énergie (gaz, électricité, carburants) ou les frais de santé, par exemple.

Sur les retraites, pour le patronat, il est hors de question de faire machine en arrière, même partiellement ! Parisot s'insurge contre le décret annoncé par Hollande et autorisant le départ à la retraite à 60 ans pour las salariés ayant commencé à travailler tôt.

Si le nouveau dispositif était immédiatelment applicable aux régimes Agirc et Arcco, "ils ne seraient pas à même de supporter un tel choc," affirme Laurence Parisot. Un scénario catastrophe digne des productions hollywoodienne mais dont le scénario ne tient pas la route : d'une, la réforme des retraites n'a qu'un an d'application et on reviendrait juste un peu en arrière ; de deux, l'idée est bien de pousser les salariés à travailler plus longtemps, à cotiser plus longtemps sans que la question de la dégradation de notre modèle sociale n'amène à se poser des questions sur les milliards d'exonérations de cotisations sociales dont bénéficient chaque année les entreprises françaises.

Dans la même veine, c'est un grand nein à une hausse des taxes et prélèvements sur les entreprises. Si ces prélévements nouveaux devaient peser sur les entreprises, elle affirme sans vergogne que "le risque de décrochage de notre pays serait très grand. Et à l'heure où beaucoup s'inquiètent sur les plans sociaux, je crains que le pire soit à venir". Elle oublie que ces dernières années, des mesures comme la suppression de la Taxe Professionnelle et la possibilité de déclarer ses bénéfices à l'étranger ont permis aux entreprises d'économiser des dizaines de milliards d'euros en taxes et impôts, sans que cela n'ai aucun impact positif sur l'emploi ! L'exemple du pétrolier Total est à ce point exemplaire : une entreprises française qui distribue pour plus de 10 milliards d'euros de dividende à ses actionnaires mais qui ne paie pas d'impôts en France, où se trouve encore son siège, parce qu'elle a su utiliser cette loi sarkozyste qui lui permet de déclarer ses bénéfices sur ses filiales étrangères donc d'être non imposable sur les bénéfices en France. Et c'est aux salariés que l'on demande des efforts ? L'argent n'a pas de patrie !

Sans surprise, la représente du haut patronat défend la politique d'austérité menée jusque là par son parti, l'UMP.

Et, évidemment, Laurence Parisot prône la poursuite de l'austérité. Pour la patronne du MEDEF, "l'objectif de réduction du déficit budgétaire ne doit pas être abandonné. Ce n'est pas la discipline budgétaire OU la croissance c'est la discipline budgétaire ET la croissance". Elle recommande au gouvernement de suivre une stratégie de "désendettement compétitif".

En clair, augmentons à minima le salaire minimum, n'améliorons pas le sort des salariés âgés et ne demandons absolument rien aux entreprises mais, par contre, il faut poursuivre la rigueur donc réduire les dépenses de l'Etat en réduisant ses actions en faveur du bien public et en supprimant encore des emplois publics.

Bref ! Le patronat défend les intérêts du patronat.

Avec Parisot, le message est clair, c'est un message de classe disant que les riches actionnaires et les grands patrons refusent de faire un quelconque effort financier et que ce sont encore une fois les salariés, ceux qui créent les richesses et achètent les produits qui doivent faire des efforts. C'est ce message que portent de manière plus manipulatrices et avec des nuances les candidats des partis qui défendent les intérêts de la bourgeoisie, Modem, UMP, Nouveau Centre ou FN.

Cette politique de l'emploi public, des retraites et des salaires n'est pas dans l'intérêt de l'immense majorité de la population, qu'il s'agisse des salariés, en activité ou en retraite, des artisans et commerçants, qui dépendent directement du pouvoir d'achat de la population salariée, mais aussi des PME qui vivent sous la pression des grosses entreprises et qui dépendent souvent de la commande public (Routes, Bâtiment,...).

La connivence entre la droite et la haute bourgeoisie sont flagrants. Ces cinq années de sarkozysme nous ont montré tout ce que la droite pouvait offrir de suffisance et de cynisme pour favoriser les plus riches, les actionnaires, la finance et les grands patrons.

L'immense majorité de la population a des intérêts convergents, par delà les différences régionales, professionnelles, religieuses. Des intérêts différents, voire opposé aux intérêts de la classe dominante.

Face à une droite qui défend les intérêts de cette minorité de riches, il faut une force, un rassemblement, de l'immense majorité de la population. Il faut une gauche forte, combative, rassembleuse et ouverte, qui n'ait pas peur de s'opposer aux marchés financiers et au grand patronat. C'est que ce qu'incarne le Front de Gauche avec le Parti communiste !

Pour le pouvoir d'achat, le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, l'emploi industriel et le renforcement des services publics, pas une voix ouvrière, pas une vois paysanne, pas une voix artisane ne doit aller sur les forces politiques au service du patronat, de la division des travailleurs !

Le 10 juin, contre ceux qui veulent la stagnation du SMIC (l'UMP de Le Maire) ou sa suppression (FN), contre ceux qui dévalorise sans cesse le seul service gratuit pour tous, le service public, et ses agents (UMP, Modem, FN), il faudra voter pour la seule force qui s'oppose frontalement à la finance et à une économie entièrement tournée vers les intérêts des actionnaires et des spéculateurs.

Le 10 juin, sur le SMIC et les retraites, comme sur l'emploi, industriel et public, nos intérêts seront portés par les candidats du Front de Gauche, Sandrine COCAGNE et Thierry DESFRESNES dans notre circonscription.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 09:59

Des bénéficiaires du RSA plus pauvres que les smicards, des immigrés qualifiés et créateurs de richesses : telle est la réalité de la France en 2012 !

C'est ATD Quart-Monde qui a publié un article pour tordre le cou à un certain nombre d'idées reçues sur la pauvreté et les immigrés. L'étude est complète et un peu complexe à suivre par moment d'où cet article qui reprend quelques clichés que l'on entend régulièrement dans une frange conservatrice et raciste de la classe politique et que reprennent un certain nombre de simples citoyens que nous rencontrons régulièrement.

"La misère diminue en France"

Le simple citoyen sait intuitivement que non mais les dernières statistiques, datées de 2008, montraient déjà une hausse de la pauvreté (8,2 millions de français sous 60 % du revenu médian). Depuis, la crise est passée par là et les associations humanitaires s'inquiètent face au nombre croissant de personnes qui dépendent des colis alimentaires pour vivre !

"Les pauvres font des enfants pour toucher des aides et des allocations"

Monstrueuse affirmation que démentent les chiffres. Une famille avec deux enfants ne gagnera que 161 € de plus d'allocations familiales si un nouvel enfant arrive. Pas de quoi compenser les frais engendrés par ce nouvel arrivé !

L'idée vient peut-être du fait que le nombre d'enfants décroît en fonction du niveau d'étude et que les diplômes sont un rempart modeste contre la pauvreté ?

"Les pauvres demandent tous les droits mais cela entraine des devoirs"

C'est vrai ! Encore faut-il qu'ils puissent exercer leurs devoirs !

Ceux qui ont la malchance de fréquenter Pôle Emploi savent les difficultés qu'il y a à être suivi actuellement ! La fusion ANPE et ASSEDIC par la droite a été une catastrophe : moins de personnel et des personnels changeant de métier sans réelle formation. Le nombre moyen de demandeurs d’emploi suivis par conseiller de Pôle Emploi était de 85 fin 2008, 95 en 2009, puis 105,8 fin décembre 2010. Le Sénat et le Conseil Économique Social et Environnemental estiment qu’il faudrait se rapprocher de la cible de soixante demandeurs d’emploi par conseiller ! On en est loin !

Qui plus est, beaucoup de bénéficiaires des minimas sociaux sont peu qualifiés et ne cumulent des années de chômage ce qui les éloigne un peu plus que les autres du marché de l'emploi, surtout en période de chômage de masse !

"On s'en sort mieux au RSA qu'au SMIC"

Ce n'est pas aux communistes que l'on fera dire que le SMIC est suffisament élevé ! Notre revendication de porter le SMIC à 1 700 € est justement là pour porter notre exigence d'une juste rétribution du travail.

Ceci étant dit, n'oublions pas que le RSA est à 598 € pour une personne seule sans enfant et que le SMIC est à plus de 1 000 €. Même si les APL sont moindres pour un smicard, l'écart reste important.

Le problème réside dans les frais engendrés par une activité professionnelle si le travail est loin (coût des transports) et si le travail n'est pas un temps plein (Hôtellerie-restauration, commerce,...).

Plutôt qu'enfoncer les plus pauvres, la solution ne réside t-elle pas dans l'enrichissement de ceux qui bossent ?

"Les pauvres ne veulent pas s'en sortir"

Ben voyons ! C'est tellement mieux d'être pauvre, de vivre en HLM et de ne pouvoir se payer des soins médicaux !... Les riches ne savent pas ce qu'ils perdent !

La plupart des bénéficiaires du RSA sont d'anciens salariés ou des jeunes qui n'ont pas trouvés d'emploi. Et, pour bénéficier du RSA, il y a obligation d'insertion et de recherche d'emploi, avec un suivi sérieux de l'administration et un accompagnement par des associations, même si des carences existent de-ci de- là.

En fait, faire croire que les pauvres sont content de leur sort, c'est une excuse pour l'incapacité à diminuer le nombre de pauvres en France. Une incapacité qui est dûe à l'incompatibilité entre lutte contre la misère et politiques libérales.

"Si on veut bosser, on peut trouver du boulot !"

Il y a 5 à 6 millions de personnes en recherche d'emplois dont 4 millions sans activité totale. Les autres vivent de petits boulots.

S'il y avait 5 à 6 millions d'emplois vacants en France, cela se saurait ! Les quelques milliers d'emplois non pourvus correspondent soit à des métiers spécialisés pour lesquels des formations sont nécessaires, soit à des secteurs traditionnellement sous tension, dangereux ou très mal payés.

Par exemple, on manque de médecins, notamment dans les hôpitaux et nos campagnes. Accepteriez-vous d'être soignés par un bénéficiaire du RSA ou un chômeur longue durée sans formation médicale nommé médecin sous prétexte qu'il faut faire bosser les chômeurs ? Absurde !

"La CMU permet à certains de se faire des soins médicaux de confort"

La Couverture Médical Universel est particulièrement restrictive.D'ailleurs, certains médecins qui ont perdu leur déontologie et oublié le serment d'Hypocrate, refusent de soigner des bénéficiaires de la CMU.

Avec la pauvreté croissante, on revoit fleurir des foyers de tuberculose et d'autres maladies autrefois disparues. Eliminer ces soins gratuits, c'est favoriser ces maladies chez des populations qui ne peuvent assumer les frais médicaux, donc exposer l'ensemble de la population à des épidémies pourtant contrôlables.

"Les pauvres ne paient pas d'impôts"

Grosse erreur ! Si les plus pauvres ne paient pas d'Impôt sur le revenu (et, à juste titre, d'Impôt de Solidarité sur la Fortune (Lol !), ils paient les impôts indirects comme la TVA.

Au final, le taux moyen d’imposition (impôts directs et indirects) des 10% les moins riches est d’environ 40%, celui des 0,1% les plus riches d’environ 37%, et celui des revenus moyens de 45 à 48% ! Et encore ! il faut penser aux niches fiscales et aux fraudes dans les paradis fiscaux que seuls peuvent se permettre les très hauts revenus !

Pendant que les salariés sont amenés à regarder avec colère les plus miséreux qu'eux, des personnes comme Liliane Bettencourt ne paient que 8 % d'impôts sur leurs revenus annuels !

"Si on renvoyait les immigrés chez eux, il y aurait moins de chômage"

Idée simpliste à la base de toute la théorie raciste du FN, équivalente à ce que disaient les nazis et Hitler sur les juifs en 1933 : "3 millions de chômeurs, trois millions de juifs : la solution est simple !" On connait la suite !..

Globalement, la présence des populations de nationalité étrangère en France crée de la richesse et donc de l’emploi, grâce à l’apport de consommation, d’impôts et de cotisations. Les étrangers sont aussi des consommateurs : ils créent une demande supplémentaire donc des emplois, dans la production comme dans la distribution. Les études montrent que les migrants arrivant créent leurs propres emplois, par la richesse qu'ils produisent.

D'ailleurs, certains secteurs ne marchent que par la présence d'immigrés : médecins et chirurgiens hospitaliers, nettoyage,...

Dénoncer les immigrés (comme les pauvres), c'est à nouveau détourner l'attention des travailleurs au chômage ou inquiets pour leur emploi des causes du chômage et de la précarité : le système capitaliste et son économie libérale qui met la pression sur l'emploi et les salaires, qui délocalise, pour garantir une rentabilité maximale aux capitaux des banques et des actionnaires.

Enfin, dans le cas insensé où on chasserait tous les immigrés de France (avec leurs compagnons français ? Leurs enfants ? Avec quels moyens ? Des trains ? Des avions ? Des bateaux ?...), qui peut être assez bête pour imaginer que cela n'entrainerait pas de rétorsions au moins économiques et diplomatiques de la part des pays concernés ? Cela fermerait des marchés complets à nos entreprises et ce serait des dizaines de milliers d'immigrés français ("les expatriés") qu'il faudrait recueillir et recaser en France ! Bonjour le chaos !

"Les immigrés viennent en France pour profiter des minimas sociaux"

Erreur ! Ils viennent chez nous pour fuir la misère (ou la guerre) chez eux ! Sauf les scientifiques, les étudiants et les cadres mais c'est un autre débat.

Pour bénéficier du RSA, il faut être en possession d’un titre de séjour et d’une carte de travail depuis au moins cinq ans si on est natif d’un pays extérieur à l’Union européenne.

Quant à l'idée que les immigrés ont plus d'enfants, c'est à moitié faux puisque les françaises "natives" ont en moyenne 1,65 enfant (presque deux, quoi) et les immigrées 2,2 enfants (un peu plus de deux). Là aussi, la différence réside essentiellement dans le niveau d'étude.

"L'immigration coûte 48 milliards d'euros à la France en prestations sociales"

C'est vrai !

Sauf que l'immigration rapporte 60 milliards d'euros à la France chaque année en impôts et cotisations sociales chaque année (source ministère de la Santé et des affaires sociales et étude de l’université de Lille-II de juillet 2010) !

Bénéfice net : 12 milliards !

En ne parlant que des "coûts" de l'immigration, l'extrême-droite et une partie de la droite vous manipulent doublement : d'une part, comme on vient de le voir, ils ne parlent que des "coûts" et pas des "recettes" ; d'autre part, ils placent à nouveau l'humain dans un discours comptable, comme si l'argent était tout ! Et l'apport culturel ? Humain ? Scientifique ? Economique ?...

Les immigrés en France, ceux qui sont là depuis quelques temps comme les nouveaux, sont en général jeunes et en bonne santé, souvent diplômés : 25 % des nouveaux immigrés en 2010 sont diplômés de l'enseignement supérieur (Bac + 5) contre 29 % des "français". Ils cotisent à la Sécu et à la retraite mais ne consomment pas dans ces caisses, ils paient des impôts (Revenu, TVA, impôts locaux) et contribuent à l'activité économique de la France par leur propre consommation ! Ce n'est pas comme les banques et les financiers qui placent leur argent en Bourse ou dans des paradis fiscaux !

En fait, l'imaginaire collectif et quelques personnes qui fraudent sont manipulés par certaines forces politiques de droite pour dresser l'image d'une France dont les difficultés proviendraient des pauvres et des immigrés, forces parasites qui videraient la France de son énergie et de son identité.

Les chiffres sont pourtant clairs et démontent cette argumentation. Ceux qui l'utilise le savent bien.

L'objectif est bien de montrer à l'immense majorité de la population, celle qui vit ou survit de son travail et de ses pensions de retraite, que l'ennemi est dans ses rangs. Cela afin de protéger encore et toujours cette infime minorité de français qui échappe à la crise et à l'impôt, en vivant de ses rentes, de ses placements, bien protégée dans des quartiers isolés par un état qui protège la propriété privée avant de protéger les droits humains à un emploi, à la santé et à un logement décent.

Les idées simples contre les pauvres et les immigrés sont des mensonges qui permettent d'éviter que le peuple exige des comptes à ceux qui possèdent les richesses de ce pays et à ceux qui représentent leurs intérêts au sommet de l'Etat et de l'Europe.


Pour ceux qui souhaitent lire l'étude complète : cliquer ici

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 10:53

Le puissant mouvement des indignés espagnols revient dans les médias avec des revendications identiques mais un gouvernement de droite : échec ou étape ?

Ils sont revenus, les indignés du 15 mai espagnols ! Revenus à la Une médiatique quand leurs revendications ont toujours été là.

Que l'on soit en Espagne, en France ou en Grèce, les difficultés sont les mêmes : dégradation importante du marché de l'emploi, précarité de plus en plus invivable pour les jeunes, déclassement social, hausse des prix et baisse du pouvoir d'achat, dégradation des services publics. Toutes ces questions, tous ces problèmes, les peuples d'Europe les vivent également, d'une façon parfois un peu différente, avec plus ou moins d'intensité, mais c'est désormais notre lot commun, l'avenir que nous promet cette Europe dont on nous promettait monts et merveilles !

Les indignados espagnols ont célébré la semaine dernière le premier anniversaire de leur mouvement, le 15 mai 2011. Ils étaient présents dans 80 villes du pays et plusieurs centaines de milliers a rejeté encore et encore cette austérité qu'on impose au peuple alors que les bandits qui sont la cause de cette crise majeure du capitalisme continuent de gérer tranquillement les affaires du monde et leurs placements financiers, avec l'aide des gouvernements espagnols, socialistes avant, de droite aujourd'hui.

La même chose s'est déroulée au Portugal ou en Grande Bretagne, même si les médias évitent d'en parler. Se rebeller contre le système, c'est se rebeller contre leurs maîtres, ceux qui les embauchent, les paient et leurs donnent des consignes.

La mobilisation reste forte chez les Indignés d'Europe mais bute sur les perspectives politiques.

En Espagne, près un an de mobilisation, c'est la droite qui a balayé le Parti socialiste au pouvoir lors des élections générales : l'austérité de droite remplace l'austérité de gauche.

La contestation sociale ne suffit pas : elle a besoin d'une traduction politique, d'un projet social de rupture avec le capitalisme.

Et en France ?

La campagne électorale aurait-elle endormi le mouvement social ? Loin de là !

On le voit avec les Fralib, avec les Arcelor et dans des tas d'entreprises françaises : la défense de l'emploi et les revendications salariales se poursuivent, campagne ou pas campagne.

Mais, en France, il manque encore l'étincelle, le projet, l'idée, le mouvement qui cristallisera une réaction populaire face à ces années de dérive de la société française vers la tiers-mondisation. Il manque cette dynamique qui fera voler en éclat les tentatives de division des français selon leurs origines ethniques ou leurs filières professionnelles.

Le Front de gauche a réussi à entrouvrir une porte pendant l'élection présidentielle sur une nouvelle vision de la France, en rupture avec le modèle économique capitaliste que nous imposent quelques centaines de familles dans le monde au travers des machines à déréguler l'économie que sont l'Union européenne, le FMI ou la Banque centrale européenne.

A peine le premier tour passé, les médias et la classe politique au service des marchés (du PS au FN) se sont empressés de revenir à des débats beaucoup moins sociaux, beaucoup moins dangereux pour les banques, les financiers et les institutions.

Sortir des élections pour devenir le moteur de la contestation sociale, l'alimenter et lui donner des destinations possibles, tel doit être l'avenir du Front de gauche ! Il doit devenir le creuset du rassemblement de ceux qui sont victimes du système capitaliste, des banques, des délocalisations.

En clair, il doit devenir le nouveau Front Populaire du 21ème siècle.

Rester une simple alternative à gauche, un aiguillon social, c'est le gage d'un échec futur. Les résultats de Die Linke en Allemagne montrent l'essoufflement d'une dynamique purement électorale, tournée vers une simple contestation de gauche du modèle capitaliste.

L'histoire le prouve chaque jour, c'est bien le capitalisme lui-même qui est en cause aujourd'hui dans l'effondrement social et économique de l'Europe et des pays développés, comme il l'a été pour les économies émergentes du Tiers-Monde, au sortir de la décolonisation. Ce que l'on a appelé des politiques d'ajustement structurel en Afrique, c'est ni plus ni moins que ce que l'Europe et nos gouvernements tentent de nous imposer aujourd'hui à coup de dérégulation accélérée des marchés et d'austérité renforcée pour les peuples et les services publics !

C'est bien le capitalisme lui-même, par la seule boussole qui le guide, le profit, qui ruine nos écosystèmes, pille les ressources minières et énergétiques du monde entier, spécule sur les ressources agricoles et alimentaires, entraine une pollution marine et routière immense en mettant en concurrence les économies du monde entier dans une mondialisation de la misère et de la concurrence entre travailleurs.

Il n'y aura pas de sortie de crise sans remise en cause des bases mêmes du capitalisme, sans dénonciation des outils qui le servent, au niveau français comme européen.

Dépasser le stade de l'indignation et offrir une issue politique à des millions de travailleurs, c'est le rôle même d'un Parti communiste.

Avec le Front de Gauche, nous avons fait le pari de l'élargissement au peuple de la mobilisation contre les dérives du capitalisme.

Avec le PCF, le Front de Gauche doit devenir le fer de lance de l'insurrection citoyenne, le moteur d'une prise de conscience populaire de la nécessité de s'attaquer au capitalisme lui-même pour pouvoir enfin offrir des perspectives économiques et sociales positives aux millions de travailleurs qui voient leur situation sociale se dégrader chaque semaine.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 08:51

Depuis quinze jours, les incidents touchant des militants communistes et du Front de Gauche se multiplient. Ambiance.

Est-ce un sentiment d'impunité ou la défaite qui poussent certains militants de droite et d'extrême-droite à s'attaquer aux locaux du PCF et du Front de Gauche, de leurs élus et candidats ?

En tout cas, le fait que la cible des agressions récentes de la droite dure soit les communistes en dit long sur la violence que véhiculent ces mouvements et sur ceux qui aujourd'hui dérangent réellement ces forces de la droite réactionnaire.

Dernier événement en date, la permanence du Front de Gauche à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) a été taguée dans la nuit du lundi 7 mai. Au petit matin, les militants ont découvert sur la façade des croix gammées entourant les inscriptions «Vive Le Pen», «Pro FN» et autres injures. Des affiches ont aussi été arrachées. Cette provocation s’est produite au moment où l’on célébrait la victoire sur le nazisme, le 8 mai 1945.

Ce local est aussi la permanence de campagne du candidat aux législatives, Maximilien Reynès (PCF-Front de gauche), dans la 2e circonscription du Tarn-et-Garonne alors que le Fn a passé les 22 % sur le secteur, notamment en zones rurales.

D’autres locaux du PCF ou du Front de gauche viennent de subir des agressions. À Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), des pavés ont été lancés dans la nuit du 6 au 7 mai contre une permanence du PCF, au soir de la défaite de Sarkozy. À Nice, c'est la permanence de Jacques Victor, conseiller général PCF-Front de gauche, qui a subi le 9 mai les mêmes outrages : des croix gammées ont été retrouvées sur la façade.

Ces événements font sute à d'autres du même style, comme l'arrestation et l'emprisonnement du trésorier de la Jeunesse communiste du Rhône le 5 mars dernier, un mois après son édhésion pour des accusations vieilles de 8 ans, ou l'arrestation de militants de la Jeunesse communiste dans la Loire l'an dernier.

Dans notre département, ce sont des militants communistes qui ont été expulsés des portes de l'usine Sofrastock de Saint André (filiale de Renault) le vendredi 5 mai dernier. La sécurité de l'entreprise a fait appel aux gendarmes pour cela.

En trois ans de présence aux portes de cette entreprise, c'est la première fois que cela arrive. La défaite proche de Sarkozy a dû en énerver quelques uns !...

Décidément, depuis toujours, ce sont bien les communistes et leurs alliés qui sont les principaux adversaires de la droite dure et de l'extrême-droite. Ces agressions contre nos locaux sont finalement la reconnaissance du vice à la vertu.

Les communistes et le Front de Gauche gènent ceux qui défendent le système depuis 1920.

Les événements récents contre nos locaux montrent que la démocratie tient à peu de chose et que la banalisation de la violence verbale du FN peut vite basculer dans une banalisation des violences physiques. Contre des locaux et des objets dans un premier temps.

S'il ne doit y avoir qu'une seule digue pour empêcher que le lien social français saute et que la violence sociale devienne la règle, que chacun se retrouve seul, exposé à l'arbitraire patronal et à la haine raciale et religieuse de certains, les communistes seront cette digue, comme en 1940.

La campagne législative ne fait que commencer. Nous n'utiliserons jamais la violence mais on ne nous empêchera pas de nous exprimer.

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