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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 15:43

Une première mobilisation réussie le 9 mars, quoiqu'en disent les médias !

Entre 400 000 et 500 000 manifestants à travers la France, dont beaucoup de jeunes. Deux rassemblements dans l'Eure, à Evreux et Louviers. La journée de mobilisation du 9 mars a été un beau succès au regard du peu de temps laissé pour mobiliser salariés et jeunes.

Si les étudiants mobilisent à nouveau le mercredi 17 mars, les syndicats, eux, se concentrent sur la journée du 31 mars.

Face à un gouvernement arc-bouté sur son texte, il y a fort à parier que la mobilisation va monter d'un cran !

Depuis l'élection de François Hollande, nous n'avons eu de cesse de dénoncer des choix politiques qui tournent le dos aux engagements électoraux du candidat socialiste. Encore une fois, après la Loi Macron et les nombreux cadeaux au patronat (comme avec le Crédit d'impôt Compétitivité Emploi), le gouvernement a fait le choix d'une politique de droite musclée.

La déchéance de nationalité, mesure exigée par le FN, défendue et votée par une coalition surprenante de députés socialistes et de droite, a clairement montré le basculement du gouvernement et de l'appareil socialiste dans le camp de la droite.

Avec cette réforme du Code du Travail, c'est clairement le choix du patronat qui est fait par ce gouvernement. Il n'y a d'ailleurs qu'un seul syndicat pour soutenir ce texte : le MEDEF, syndicat patronal !

Même au sein du PS, la pilule a le goût de cyanure et nombreux sont les militants et cadres socialistes à refuser le suicide politique, le renoncement complet aux idéaux réformistes.

On a d'ailleurs vu de nombreux socialistes, y compris dans l'Eure, participer aux manifestations de mercredi. C'est le cas du Mouvement de la Jeunesse Socialiste, dont les drapeaux ont été remarqués dans les cortèges.

C'est à ce moment crucial de la vie de la gauche française qu'Emmanuel Macron choisit de jouer sa partition personnelle en sortant du chapeau une association de groupies, la "Gauche Libre", qui revendique 2 500 adhérents. Un chiffre bien entendu sujet à caution pour une association qui aurait pu aller plus loin dans la logique et s'intituler "La Gauche Libérale". Voire "les Libéraux".

Il n'y a donc plus de gauche au pouvoir en France. Il n'y a plus d'écologistes non plus mais des personnalités qui furent des cadres d'Europe Ecologie Les Verts.

Alors, sans regrets, allons combattre cette droite drapée dans les couleurs d'une gauche socialiste moribonde !

Le 31 mars, sonnons le tocsin de cette réforme du code du travail et entamons le travail de reconstruction d'une vraie gauche, une gauche des valeurs de progrès, une gauche au service des travailleurs et de la jeunesse !

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 11:35

Les blocages routiers, les dégradations au Salon de l'Agriculture et les insultes au Président de la République, sont des signes évidents du désarroi qui secoue le monde agricole français, celui de l'élevage en particulier.

Nombreux sont les Français qui comprennent la détresse du monde paysan mais qui s'interrogent sur le sens des blocages routiers ou des dégradations régulières d'infrastructures publiques commises par ces mêmes paysans : quel sens donné à des actions qui perturbent le quotidien des Français sans toucher les principaux responsables de la crise agricole actuelle ?

Nous faisons partie de ceux-là.

La destruction du stand du ministère de l'agriculture hier ou les insultes au Président de la République sont des signes du drame que traversent beaucoup d'agriculteurs mais ne se justifient pas pour autant. Les mêmes auraient-ils osé les mêmes actions du temps de Nicolas Sarkozy ? C'est pourtant ce dernier qui, au début de son mandat présidentiel, a donné les clefs de la filière agricole à la Grande distribution au travers des Lois LME et LRE !...

Malheureusement, nos agriculteurs restent sous le feu d'une propagande qui les conduit à poursuivre dans la voie d'un modèle agricole en pleine faillite.

Tout comme ceux qui prônent toujours plus d'austérité et de libéralisme économique pour soigner les maux de l'austérité et du libéralisme, le monde agricole prône la poursuite d'un modèle agricole qui a dévoré ses propres enfants, faisant disparaître 1 exploitation chaque minute en France.

Course à l'agrandissement, culte de la productivité et du rendement, et simplification des pratiques agricoles sur l'exploitation, sont les maîtres mots de ceux qui orientent les choix de la profession, depuis le syndicalisme dominant en passant par les coopératives, les chambres d'agriculture ou les organismes techniques. La crise agricole, qui ne date pas d'hier (malheureusement !), a obligé certains à mettre de l'eau dans leur vin en parlant vente à la ferme ou diversification. Des solutions individuelles qui ne remettent pas en cause le schéma dominant : produire en masse au moindre coût pour proposer des produits "compétitifs" aux industriels de l'alimentation et aux marchés mondiaux.

Dans ce système productiviste, c'est la course aux charges réduites qui doit dégager une marge financière sur l'exploitation. La question des prix d'achat trop bas est posée, les coupables connus mais, derrière, ce sont toujours des baisses de charges sociales qui sont exigées, rarement des hausses de prix ! Les producteurs de porcs bretons ou les producteurs laitiers connaissent par cœur ce système où leur survie n'est plus une préoccupation de la part des acheteurs industriels ou même de certaines de leurs propres coopératives.

Mais quand la profession agricole va t-elle remettre en cause son modèle de développement économique ?

A l'heure de la mondialisation économique, on comprend que certains agro-businessmen voient tous les bénéfices qu'ils peuvent tirer de cette frénésie exportatrice de l'agriculture française. On lit régulièrement dans la presse agricole des textes autour de la "vocation" de la France à nourrir le monde. Le revers de la médaille, c'est qu'une frontière ouverte l'est dans les deux sens et que les importations au moindre coût font mal à notre agriculture.

Et, pour importer moins cher, le libéralisme permet l'entrée en France de produits élaborés selon des critères sociaux et environnementaux douteux, à coup d'hormones pour le bœuf américain, de saccage des dernières forêts tropicales pour le soja ou l'huile de palme, à coup de pesticides interdits ou d'OGM, y compris en Europe, ou en surexploitant de la main d'oeuvre immigrée, voire des enfants.

Baisser les charges ne résoudra pas ce problème !

Simplifier la paperasserie serait certainement une bonne chose, pour le confort de vie des agriculteurs en tout cas, pas sur leur niveau de vie !

L'environnement et le social pour sauver l'agriculture ?

Certains demandent d'en finir avec les "contraintes" environnementales. C'est vivre hors du temps ! Les préoccupations de santé publique et la prise de conscience collective des dégâts des pesticides et du réchauffement climatique sur l'environnement et la survie même de l'Humanité, rendent ce discours complètement décalé et obsolète.

Bien au contraire, renforcer les règles environnementales et sociales est la solution pour notre agriculture, à la fois pour la rendre pérenne, en garantissant la survie des sols et des écosystèmes, mais aussi pour lutter contre ces importations à bas prix qui ne respectent aucun de nos critères de respect de l'environnement et des règles sociales.

On le voit bien avec la bio. Des règles environnementales strictes et des coûts du travail supérieurs n'empêchent nullement la filière bio de progresser, en termes de surfaces cultivées et d'emplois agricoles, comme en termes de vente au consommateur. 10 % de hausse du marché bio l'an dernier : quelle autre filière agricole peut en dire autant ?

Des prix, pas des primes !

La deuxième piste pour sortir de la crise agricole, c'est de remettre en cause le pouvoir des grandes centrales d'achat et des géants de l'agro-industrie dans la filière.

Depuis des années, le PCF exige la mise en place d'un coefficient multiplicateur qui permet d'encadrer l'écart entre le prix d'achat au producteur et le prix de vente au consommateur. Ainsi, des poires achetées 0,30 € le kilo au producteur dans la Drôme ne pourraient pas finir à 2,50 ou 3 € sur l'étal du supermarché. Avec un coefficient de 1,5, ces poires seraient vendues à 0,45 € le kilo au consommateur !

Avec un tel coefficient, un géant de la distribution qui veut faire sa marge sur le prix de vente aura tout intérêt de mieux rémunérer le producteur :

  • acheté 0,30 € au producteur, le kilo de poires laisse 0,15 € de marge pour le grossiste, le transformateur et le distributeur ;
  • acheté 1 € le kilo (cas extrême !), la marge monte à 0,50 € par kilo !

Autre piste proposée, celle de l'établissement d'un calendrier des importations avec les autres pays producteurs. En calant des périodes d'importations pour les fruits et légumes étrangers (Marocains, espagnols,...), on évite la concurrence avec les produits français en période de récolte.

Le modèle agricole français est à bout de souffle.

Baisse des charges sociales et suppression des règles environnementales n'offriront au mieux qu'un répit aux exploitations de taille modeste.

Redonner du souffle à l'agriculture française passe par la mise en place d'un nouveau modèle agricole, basé sur la qualité, la proximité et le respect de valeurs environnementales et sociales fortes, un modèle qui permettra de proposer des produits de bonne qualité au consommateur tout en protégeant nos producteurs des importations lointaines et ne respectant pas ce cahier des charges.

Redonner du souffle à l'agriculture française passe également par la redéfinition des règles de répartition des richesses au sein de la filière, de manière à ce que le producteur puisse vivre de son travail.

Finalement, comme les salariés, les paysans doivent faire face à une confiscation du produit de leur travail par une minorité. Les consommateurs salariés et les paysans ont beaucoup plus de points communs qu'ils ne le perçoivent.

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 13:27

Nous reprenons ici l'explication de la Loi de casse du code du travail proposée par la ministre El Konnerie pour le compte de Manuel Valls.

Avec cette réforme, la gouvernement issu du Parti ex-socialiste va plus loin que la droite n'aurait osé le faire. C'est une véritable trahison du monde salarié par un gouvernement qui ose encore se dire de gauche, voire "socialiste". Trahison des valeurs et des mots pour servir au mieux les intérêts des classes possédantes, notamment le grand patronat et les spéculateurs.

Espérons que les travailleurs, l'ensemble des syndicats, y compris ceux qui habituellement avalent tout, et les militants de gauche seront capables d'organiser la riposte populaire que cette réforme mérite.

Comme vous le verrez sur cette explication, c'est en bond en arrière énorme que propose Hollande et Valls via cette réforme.

Vous pouvez d'ors-et-déjà signé la pétition lancée par quelques militants syndicaux, de manière spontanée, en cliquant sur Loi travail : non merci !

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La ministre du travail propose une réforme qui transforme en profondeur le code du travail.

Parmi les éléments proposés dans le projet actuel

☞ En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire.

☞ Les 11 heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées.

☞ Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail.

☞ Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos.

☞ Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu.

☞ Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine

☞ Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi.

☞ Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins rémunérées.

☞ Une mesure peut-être imposée par référendum contre l’avis des syndicats représentants 70 % des salariés.

☞ Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques.

☞ Après un accord d'entreprise, un-e salarié-e qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié.

☞ Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour.

Salarié-e-s ou non : cette réforme nous concerne toutes et tous !

Interpellez la ministre du travail et demandez lui de renoncer à ce projet.

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 10:30

Et non ! Il ne s'agit pas d'une cellule du Parti communiste mais bien d'une cellule de prison !

L'orage gronde à nouveau pour Nicolas Sarkozy autour du financement de sa campagne des Présidentielles. Son avocat a beau tenter l'enfumage en se félicitant de la "mise en examen" de son client, il n'en reste pas moins que le candidat Sarkozy est redevable de ses comptes de campagne, comme tout candidat. Or, ce sont 30 millions d'euros de dépassement de frais de campagne qui auraient été dissimulés par l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy !

Quand on sait à quel point la Commission des comptes de campagne est devenue pointilleuse sur les dépenses des candidats, allant jusqu'à demander aux candidats communistes des dernières élections départementales de justifier le moindre kilomètre fait durant la campagne et le moindre achat de colle pour affiche !... Des justifications pour quelques euros alors pour 30 millions d'euros de trop !....

Jean-Marie aussi !

L'autre orage qui se rapproche menace Jean-Marie Le Pen et, plus largement, le Front National. Ce parti, qui se présente toujours comme le monsieur Propre de la politique, connait les mêmes travers que tous les partis du système dès qu'il accède au pouvoir : la tentation de profiter des financements publics est trop forte !

Déjà, à l'automne dernier, c'est le parti de la fille à papa, "Jeanne", qui a subi les foudres de la justice. Jeanne et ses dirigeants sont soupçonnés d'avoir surfacturé des kits de campagne obligatoires pour les candidats FN. Une façon courante de faire remonter des sous dans les caisses d'un parti. A ce titre, le FN est poursuivi pour recel d'abus de biens sociaux et complicité d'escroquerie

Cette fois-ci, ce sont les suites judiciaires de révélations faites l'an dernier qui menacent le FN et le patriarche de la maison familiale. L'Europe se pose des questions quant à 20 attachés parlementaires du FN sensés travailler uniquement à Bruxelles mais qui occupent d'importantes fonctions au sein du parti d'extrême-droite.

Encore une fois, la blogosphère d'extrême-droite crie au complot.

Il sera difficile cette fois-ci d'expliquer aux Français comment un attaché parlementaire basé à Bruxelles et payer grassement pour un emploi à temps-plein peut, en même temps, occuper une fonction de permanent du FN au siège de Nanterre ou en Province ? La justice soupçonne ainsi le FN de détournement de fonds public et de faire bénéficier à ses cadres d'emplois fictifs.

Alors qu'il se trouve déjà en difficultés pour les primaires de la droite, Nicolas Sarkozy risque bien, cette fois-ci, de voir s'éloigner ses dernières chances de revenir aux manettes de la France.

Quant au Front National, souhaitons que la justice démontre publiquement l'imposture que représente ce parti pour la démocratie et l'honnêteté en politique. Peut-être que ces électeurs ouvriront enfin les yeux, après les avoir fermés durant la dernière campagne des Régionales sur ses précédents démélés judiciaires ?

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 16:33

Et maintenant Jean-François COPE !

Après Alain Juppé, François Fillon, Jean-Frédéric Poisson, Hervé Mariton, Nadine Morano ou encore Frédéric Lefèbvre, c'est Jean-François Copé qui annonce sa candidature à la primaire à droite.

Cela fait 7 candidats déclarés.

Nicolas Sarkozy, lui, n'a toujours pas annoncé sa candidature au motif qu'il était "président de la famille" politique des Républicains. Mais tout le monde sait qu'il pense tout les matins, en se rasant, redevenir président de la République en 2017.

Et même Bruno Le Maire serait sur les rangs ! L'Eure n'est pas assez importante pour nos carriéristes de droite : elle leur sert juste de tremplin et d'implantation locale à 1 heure de Paris ! C'était le cas avec Jean-Louis Debré, c'est le cas avec Hervé Morin ou Bruno Le Maire.

Selon des décomptes officiels, on en serait à 11 candidats à droite ?!... Ahurissant !

Mais que l'on ne se moque pas car, pour les primaires de "Gauche", il commence à y avoir du monde aussi !

Dans ce vacarme, on oublie la politique et les citoyens pour faire de la querelle de personne le coeur du débat politique français. Un peu comme aux Etats-Unis, les Républicains et les Démocrates tentent de monopoliser le débat politique un an avant le scrutin présidentiel.

Avec la complicité des médias, ils tentent ainsi de restreindre la démocratie au choix (pipé d'avance) entre deux camps aux programmes voisins.

C'est le schéma politique ronronnant que prône le système capitaliste partout dans le monde. Une fausse alternance entre deux courants qui servent les intérêts des banques et des multinationales : conservateurs et sociaux-démocrates allemands, conservateurs et travaillistes anglais, droite populaire et socialistes espagnols, républicains et démocrates américains,...

La crise économique de 2008 a eu tendance à faire voler en éclat ce schéma un peu partout dans le monde, notamment en Europe, au profit d'une gauche alternative en Grèce, en Espagne ou au Portugal, au profit de parti néo-fascistes en Italie, en France ou en Hongrie.

Dans tous les cas, ces forces politiques restent bloquées par un système politique et économique asservi à la finance mondiale et aux outils à son service : Union européenne, FMI, Banque Centrale Européenne,...

Finalement, la seule vraie alternative est de choisir l'une des variantes du modèle capitaliste ou le renverser au profit d'un système qui mette l'Humain au coeur de la société, un modèle socialiste de société.

Pas sûr que ce débat soit abordé lors des primaires de droite ! Certainement pas non plus durant les primaires de "gauche" ! Malheureusement.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:07

Retour d'Ayrault, de certains écolos, disparition du secrétariat d'état aux droits de la femme,.. voilà un remaniement opportuniste et cacophonique !

Il voulait montrer l'ouverture, à l'heure où sa politique est dénoncée au sein de ses propres rangs et après le départ de Christaine Taubira. Par le remaniement du gouvernement, François Hollande tente de prouver qu'il incarne encore le "rassemblement".

Voilà donc une nouvelle version du gouvernement Valls faite de bric et de brocs, où chacun fait des contorsions pour justifier sa place.

Ainsi, Autant Jean-Marc Ayrault que Emmanuel Cosse entre au gouvernement en plein vote sur la déchéance de nationalité alors qu'ils la dénonçaient publiquement il y a quelques jours ! C'est pourtant ce sujet qui touche aux valeurs mêmes de la gauche et de la démocratie qui aura poussé Christiane Taubira hors du gouvernement ! Les deux entrants n'ont pas les mêmes scrupules semble-t-il !

Dans la même veine, il aura fallu que François Hollande annonce un référendum local sur l'aéroport Notre-Dame-des-landes pour que les nouveaux ministres écologistes puissent justifier leur entrée au gouvernement. Un référendum sur quelle question d'ailleurs ? Et si la réponse est favorable à l'aéroport ?... Bref ! De la poudre aux yeux !

Le retour de Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, vient en contradiction du départ de Christiane Taubira, figure de proue du parti. Une incohérence interne qui va certainement soulever des débats internes houleux.

Et ne parlons pas des nombreux départs-remplacement au sein du gouvernement. Des départs qui, en dehors de celui de Laurent Fabius pour la planque du Conseil constitutionnel, n'ont pas été clairement expliqués : des désaccords ? des sanctions ? ...

Seule fait notable, la disparition du secrétariat d'état aux Droits de la Femme, désormais rattaché à la Famille. La Femme et la famille, voilà bien une vision conservatrice de la société ! Les féministes ont d'ailleurs vivement réagi et Marie-Georges Buffet, pour le PCF, également.

En pleine déroute dans l'opinion publique, alors que le Parti socialiste est au bord de l'explosion et que ses alliés se défilent les uns après les autres, Hollande et Valls ont tenté une opération de relooking médiatique.

Ce changement d'équipe gouvernementale ne changera pas sa ligne politique libérale et conservatrice mais cela aura au moins l'intérêt, pour lui, se semer la zizanie chez les écolos et les radicaux.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 19:38

322 députés seulement ont pris part au vote hier sur le sujet de la réforme constitutionnelle qui propose de permettre la déchéance de nationalité pour les binationaux impliqués dans des actes de terrorisme.

322 députés sur 577 malgré le battage médiatique sur la question ? S’agit-il de désintérêt des élus absents ou de couardise ? En tout cas, les 4 députés de droite du département de l’Eure ont brillé par leur absence !

Malgré l’union Sarkozy-Hollande-Valls sur le sujet, tant Les Républicains que les Socialistes se sont divisés : 32 députés de droite Pour le texte, 30 Contre et 6 absentions ; 119 socialistes Pour, 92 Contre et 10 abstentions !

Malheureusement, le seul député socialiste eurois, François Loncle, a voté pour cette loi honteuse.

Au final, ce sont seulement 162 députés qui ont voté pour la déchéance de nationalité contre 148. Sachant qu’il faudrait que Sénat et Assemblée Nationale se réunissent ensembles, en Congrès, pour voter exactement le MÊME texte à la majorité des 2/3 pour que cette réforme passe, il y a de quoi s’inquiéter pour le gouvernement !...

Les députés communistes, comme la grande majorité des députés écologistes, ont voté contre ce texte. Seul l’ex-écologiste François de Rugy a voté Pour mais certains estiment qu’il espère le ministère de l’écologie ?

Autant sur l’état d’urgence, qui suspend les libertés fondamentales sans garanties de contrôle par la justice ou les citoyens, que sur la déchéance de nationalité, les élus communistes rejettent les propositions gouvernementales.

Sur ce dernier point, en dehors de toute considération républicaine (peut-on retirer la nationalité à des citoyens français ?), on se demande en quoi cette mesure aura un impact sur la radicalisation de certains et sur leur passage à l’acte ? Quand on est prêt à mourir pour une cause, on se fiche complètement de perdre sa nationalité !?...

Cette mesure est purement de l’habillage et de la mystification. Elle répond plus à des considérations politiciennes pour répondre à des attentes émotionnelles des Français qu’à une véritable réflexion sur les causes de la radicalisation de certains.

C’est une mesure digne du Front National. Elle faisait d’ailleurs partie de son programme. Par pur esprit politicien, les deux députés FN ont pourtant votés contre !? Ne surtout pas voter comme le PS et la droite !

Le débat autour de cette mesure à gauche à montrer le clivage entre ceux, notamment chez les « frondeurs », qui refusent des choix politiques en totale contradiction avec les valeurs républicaines et les valeurs de la gauche, et ceux qui ont accepté le virage libéral de l’appareil socialiste, sous la houlette de Manuel Valls.

L’avenir parait compliqué pour le PS. Manuel Valls, minoritaire au dernier congrès, et largement, a pourtant réussi à imposer une ligne sociale-libérale digne des Travaillistes britanniques ou des sociaux-démocrates allemands. Un coup de force qu’acceptent certains… mais pas tous.

Jusqu’à quand les militants et responsables socialistes qui croient encore en une alternative au libéralisme vont-ils tolérer cette ligne politique ? Ont-ils encore la possibilité de reprendre le contrôle du Parti socialiste ? Les électeurs de gauche, eux, ont tranché en quittant massivement les urnes lors des dernières élections.

Le PS semble avoir enfin fini sa mutation. Il ne fait désormais plus partie des forces de gauche, quoi qu’en disent ses responsables.

Il est temps que renaisse une force alternative au libéralisme, qu’il se revendique de gauche ou de droite.

Rappelons une nouvelle fois que le Parti communiste et le Front de gauche continuent de se battre, malgré le silence médiatique, pour constituer ce pôle populaire et progressiste dont le peuple de France a besoin pour rebâtir un avenir collectif à notre société, pour remobiliser les forces de la jeunesse et rompre avec un apartheid social qui amène une frange de la population vers des extrêmes dangereux pour le peuple lui-même.

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 11:24

Omniprésente en 2015, d'élections en vague d'attentats, la fille de Jean-Marie Le Pen et compagne du numéro 2 du FN s'absente un mois des médias et... dégringole dans les sondages. La popularité du FN est bien le fruit d'une campagne médiatique bien orchestrée !

24 % de bonnes opinions, c'est encore beaucoup. Mais c'est déjà 3 points de moins qu'en décembre dernier.

Il semble bien que la côte de popularité de Marine Le Pen soit corrélée à ses passages médiatiques. Un lien qui donne raison à ceux qui dénonce l'omniprésence du FN dans les médias ces derniers mois.

Car, le FN a beau continuer de jouer la victime d'un ostracisme médiatique, la réalité montre l'inverse : le FN est bien traité par les médias, voir particulièrement choyé. C'est ainsi que certains ont fini par se poser la question des attentions toutes particulières de BFM à l'égard du FN, alors que la chaîne d'information permanente invitait les caciques du parti d'extrême droite tous les quatre matins.

Et il suffit que n'éclatent plus les bombes et que les médias ne tendent plus micros et caméras à l'égérie frontiste pour que sa cote de popularité perde 3 points.

Le FN cherche en interne une stratégie pour convaincre une majorité de Français de lui céder les clefs du pouvoir. Une recherche qui risque d'être complexe alors qu'un sondage publié aujourd'hui indique que 56 % des Français considèrent toujours le FN comme un danger pour la démocratie.

Peut-être qu'une bonne guerre et une défaite française l'aiderait un peu ? C'est comme ça que la France a connu son seul passage sous tutelle d'extrême-droite. C'était en 1940 avec la capitulation signée par le Maréchal Pétain et la mise en place d'un gouvernement de Collaboration avec le nazisme.

Autre solution : demander un nouveau coup de pouce aux médias ?

Une hypothèse toujours valable car, depuis 2008, le capitalisme connait une crise de fonds qu'il se révèle incapable de dépasser, pris dans ses contradictions entre nécessité de subvenir a minima aux biens primordiaux des populations et sa raison d'être : l'enrichissement d'une classe réduite de possédants (les "capitalistes" : banquiers, actionnaires) et sa garde rapprochée (hauts cadres, classe politique pro-capitaliste, médias,...).

L'extrême-droite a servi de tout temps de soupape de sécurité pour éviter l'effondrement du système, localement ou mondialement. On se souvient du fascisme et du nazisme soutenus par les grands patrons des années trente en réaction à la montée du communisme (après la victoire de la Révolution russe), des dictatures militaires de l'après-guerre en Grèce (les "Colonels"), en Espagne (Franco soutenue par Hitler et Mussolini puis par... les Etats-Unis et l'Europe), au Portugal (Salazar), au Chili (Pinochet), au Brésil, au Paraguay (Stroessner), en Indonésie (1 million de communistes assassinés !), etc.

Ailleurs, le capitalisme et ses régimes "démocratiques" n'hésitent pas à soutenir l'insoutenable et à mener des guerres (sous couvert de démocratie, bien sûr) pour renverser des gouvernements qui n'obéissent pas aux règles du commerce international : Cuba (1961 : échec de "la baie des Cochons"), la Grenade (1982), l'Iraq (1991), la Libye (2011),..

Enfin, quand les états capitalistes n'y vont pas directement, ils soutiennent les pires réactionnaires pour mener à bien le travail de sape d'un régime indésiré : l'Afghanistan des années 80 (régime communiste) et la Syrie actuelle (régime laïque) ont ainsi été les premières victimes de forces obscurantistes se revendiquant d'un islam radical (Al Qaïda, Etat Islamique) qui, aujourd'hui, se retournent contre leur créateur.

Plus proche, l'Ukraine a connu une fausse révolution populaire, menée avec le soutien officiel de l'Occident et de ses médias. Un gouvernement pro-russe, corrompu mais légalement élu, a été renversé au profit d'un gouvernement pro-occidental, lui aussi corrompu... et complètement contrôlé par des forces nationalistes et publiquement néo-nazies. La boucle est bouclée.

La France, comme le reste de l'Europe, souffre non pas d'un manque de libéralisme ou de compétitivité. Elle souffre d'un capitalisme mondialisé qui soumet notre société aux règles mortelles de la concurrence entre travailleurs du monde entier. Quel objectif de compétitivité en France permettra de rivaliser avec des pays pauvres où règne le travail des enfants et une absence de règles de salubrité et de sécurité au travail ?

C'est bien le capitalisme mondialisé qui est en cause dans cette crise aggravée depuis 2008 !

C'est au modèle économique qu'il faut s'attaquer !

En dénonçant les "étrangers", les immigrés ou les migrants, comme responsables de tous les maux de la France, l'extrême-droite permet au système de trouver une voie de défoulement pour des millions de Français qui ne trouvent plus de solutions ou d'explications à l'effondrement du modèle social français. Faillite d'une certaine gauche, la nôtre, et trahison des héritiers de Mittérand.

L'extrême-droite n'est pas une menace pour le système lui-même. C'est la dernière carte de ce système pour assurer sa survie, un système prêt à sacrifier sa classe politique et les libertés fondamentales des citoyens si nécessaires.

Marine Le Pen et ses acolytes n'est donc une menace que pour nos libertés individuelles.

C'est toute la contradiction des médias dominants, coincés entre la nécessité de promouvoir cette solution de secours du capitalisme et crainte de perdre ce qui permet leur existence, la liberté d'expression.

Comme Al Qaïda en son temps, ou comme Hitler avant, il se pourrait bien que la créature et les forces qu'elle représente échappe à ses créateurs. Pour le plus grand malheur de ceux qui y voyait une alternative à un système décrédibilisé.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 15:12

Le Parti communiste organisait ce samedi un rassemblement pour défendre les valeurs républicaines mises à mal par un gouvernement Valls - Hollande qui a complètement versé dans les thèses conservatrices et sécuritaires de la droite et de l'extrême-droite.

Un gouvernement déchéant

En reprenant l'idée de déchéance de nationalité, le gouvernement copie lamentablement la droite et le Front national à des fins politiciennes. Cette mesure est grave car elle ne répond en rien à la demande de sécurité des Françaises et des Français durement touchés par les attentats de 2015. Qui peut croire que la déchéance de nationalité arrêtera un terroriste ? Personne, même pas Manuel Valls qui préfère parler de symbole. Ce qui est d'autant plus grave, car parler de « symbole » pour diviser la communauté nationale en blâmant et stigmatisant une partie des français est irresponsable et inadmissible.

État d'urgence

Cet État d’exception a été mis en place au lendemain des attentats de novembre dernier. Sa première prolongation de trois mois a déjà eu pour conséquence de nombreuses atteintes aux libertés. On se souvient des assignations à résidence des « dangereux » militants écologistes pendant la COP 21 ! Cet état d'urgence encourage également un flou dans les interpellations qui ouvre la porte à toutes les dérives. Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible donc des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat.

Censées accélérer et faciliter la lutte contre le terrorisme, les assignations à résidence et les perquisitions qui ne s'y rapportent pas se multiplient.

Ces abus doivent cesser et l’État d'urgence ne doit pas être prolongé, des lois existent pour lutter contre le terrorisme, encore faudrait il renforcer les moyens de la police et de la Justice.

Le manque de moyens de la Justice est devenu structurant et l'autorité judiciaire est marginalisée au profit du parquet et des préfets, c'est à dire du pouvoir exécutif. La justice doit être indépendante pour qu'elle puisse correctement faire son travail.

La peur pour nous faire taire ?

Avec cette réforme constitutionnelle, ce sont les fondamentaux de la démocratie qui sont attaqués au motif de la défendre. Un climat de peur est encouragé, les médias et les dirigeants politiques parlent tels de véritables chefs de guerre afin que la réduction des libertés fondamentales apparaisse comme une conséquence logique à la période que nous vivons. La polarisation sur les peurs, la panique, la répression syndicale avec les Goodyear cache également de fortes régressions sociales telle que la réforme du code du travail en préparation.

Cet état d'urgence cache, on le voit, de réelles atteintes à la démocratie (lors de la COP21 par exemple) et fait peser de lourdes menaces pour l'avenir comme le montrent les propos de la droite qui dénonce les manifestations de taxis "alors qu'il y a l'Etat d'urgence".

La démocratie est également enterrée avec la réforme constitutionnelle qui a entériné la fusion des Régions et qui amène certaines communes à passer au dessus des citoyens et à fusionner pour éviter des baisses de dotations de l'Etat.

La mobilisation pour la liberté et pour se libérer de l'austérité, c'est cela l'urgence.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 12:00

Avec le débat ouvert sur la déchéance de nationalité, c'est un pas que fait le gouvernement Valls et le Parti "socialiste" vers l'application de l'idéologie raciale du droit du sang, cher à la droite dure et à l'extrême-droite.

De tout temps, la France a agrégé des hommes et des femmes venus de pays proches ou lointains.

Belges, Italiens, Arméniens, Polonais ou Espagnols avant-guerre, Espagnols, Portugais, Marocains, Algériens ou Tunisiens dans l'immédiate après-guerre, constituent les premières vagues d'immigration économique ou politique qu'a connu la France moderne, souvent à la demande du capitalisme français, de son industrie.

Plus récemment, d'autres pays ont vu des jeunes rejoindre notre pays, souvent pour raisons économiques, depuis l'Afrique noire ou l'Asie essentiellement.

Aujourd'hui, ce sont plusieurs dizaines de millions de Français qui comptent au moins un grand parent étranger. Parmi eux, beaucoup possèdent la double nationalité.

Le débat sur l'identité nationale, propulsé dans les médias sous Sarkozy, met en avant des thèses qui sont très éloignées de l'Histoire de la France et de notre héritage républicain, basés tous les deux sur une règle simple : le droit du sol. Tout enfant né en France de parents y demeurant est Français.

Cette règle simple confère à chaque enfant, puis à chaque adulte les mêmes droits et mêmes devoirs.

Insérer une différence selon l'origine des parents, selon les désirs de l'extrême-droite, c'est créer un statut de citoyen de seconde zone, des habitants de notre pays qui ne bénéficieraient plus des mêmes lois, des mêmes règles sociales, que les autres.

Le passé a montré ce que donnait cette différenciation. Sans aller jusqu'à l'Allemagne nazie ou la France de Pétain et leurs statuts des Juifs et des Tsiganes, les Etats-Unis des années 50 et, plus récemment, l'Afrique du Sud de l'Apartheid ont voulu séparer leurs citoyens selon des critères ethniques et raciaux.

En ouvrant la porte à une différenciation entre citoyens Français sur des critères de nationalité des parents, le Parti socialiste glisse le débat sur la lutte contre le terrorisme sur un terrain ethnique et religieux, là où ce sont des dérives sectaires qui sont en cause.

Pire, le gouvernement sous-tend que les Français double-nationaux constituent un vivier à terroristes alors que les observateurs de la radicalisation islamiste attirent l'attention des pouvoirs publics sur ces jeunes Français de culture chrétienne qui se convertissent à l'islam et dont une frange bascule rapidement vers l'islam le plus radical.

Lutter contre la dérive sectaire islamiste ne peut pas rimer avec une ségrégation renforcée des jeunes d'origines immigrée ! Bien au contraire, c'est par l'isolement social de certains jeunes et le rejet raciste qu'ils vivent que s'effectue leur conversion à un message radical de l'islam !

En apportant de l'eau aux thèses néfastes de l'extrême-droite, le gouvernement et le PS ne font qu'attiser le discours de haine porté par les militants et cadres d'extrême-droite.

C'est ainsi qu'une élue FN de Villers-Cotterêts (département de l'Haine), Annie Pirckher, affirme sur les réseaux sociaux : "Pourquoi accorder tant d'indulgence à des êtres qui n'en valent pas le coup", ... "Juste les expédier du haut d'un avion dans leur pays d'origine que cela leurs plaisent ou non, bien sure accompagnés par une centaine de têtes de porcs et déversser du sang de porc par dessus tout. Pour moi c'est le seul chatiment a leurs accordés."

La Haine rajoutée à la Haine.

Acculé économiquement, enfermé idéologiquement dans le plus sectaire des libéralismes, le gouvernement socialiste tente de gagner des points dans l'opinion publique sur le terrain sécuritaire et de la lutte contre le terrorisme. Quitte à sombrer dans le populisme le plus dangereux et à porter un discours qui connait, malheureusement, une certaine audience, celui de l'extrême-droite.

Posons-nous les questions essentielles : qu'est-ce qui amène certains jeunes à basculer dans l'idéologie sectaire et violente du terrorisme takfiriste ?

Répondre à ces questions n'empêche pas de lutter contre les prédicateurs radicaux, ni de condamner ceux qui sombrent dans la violence, mais cela permettrait de réduire considérablement le nombre de candidats au djihad.

Seulement, s'attaquer aux racines du mal nécessite de remettre en cause les fondements même des politiques publiques menées ces trente dernières années et qui ont mené à fracturer l'unité des classes populaires en opposant les Français selon leurs origines, leurs quartiers, leur niveau d'exclusion, des politiques qui ont décrédibilisé le message des enseignants et brisé un système éducatif égalitaire et gratuit.

Au final, ce débat sur la double nationalité apparaît comme une nouvelle fuite en avant d'une classe politique qui veut donner l'illusion du mouvement mais qui refuse de remettre en cause ses choix politiques et économiques.

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