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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 09:35

Entre deux reportages catastrophes sur la crise grecque, les médias font de la propagande contre les courants de pensée anticapitalistes : faut bien défendre le système, non ?

Le référendum annoncé par le premier ministre grec fait la Une des médias depuis son annonce. Il faut dire que ce vote fait peur aux marchés financiers et à ceux qui les servent, à la tête des Etats : et si le peuple grec refusait le diktat des marchés ?

Les communistes grecs sont opposés à ce référendum. Ils craignent une forte campagne de peur menée autant depuis l'ntérieur par les partisans de l'austérité (Socialistes, droite et extrême-droite) que de l'étranger (FMI, Europe,...). Pour le Parti communiste grec, la majorité actuelle étant disqualifiée par la rue, ce sont des élections anticipées qu'il faudrait convoquer.

A voir les pressions européennes et les cris de colère des gouvernements occidentaux, cette campagne de peur a déjà commencé !

Référendum ou élections anticipées, en tout cas, on ne peut pas dire que l'expression libre et démocratique du peuple grec plaise à nos gouvernements et aux banquiers ! Le terme de "trahison" a été utilisé par Merkel et nombre de journalistes "économistes" (perroquets des marchés) dénoncent ce référendum en considérant que les citoyens grecs ne sont pas qualifiés pour juger de la justesse du plan d'austérité qu'on leur impose !

La voilà cette démocratie occidentale ! Quand il s'agit de choisir qui va inaugurer la salle des fêtes du coin ou remettre des médailles aux anciens combattants, les citoyens peuvent s'exprimer. Quand il s'agit de décider de choix cruciaux pour l'avenir du pays, sur la société et le monde dans lequel vont vivre les petits grecs, sur le choix à faire pour rembourser une dette dont les citoyens ne sont pas responsables, les partisans du système considèrent qu'ils doivent décider entre eux, entre "experts" du capitalisme : politiciens du système, journalistes, spécialistes des marchés ou banquiers !

La crainte, au final, c'est que les grecs pénalisent ceux qui sont responsables de la crise, les spéculateurs et les banquiers !

Etape 1 : diviser

Alors, on salit le peuple grec pour que les autres peuples de l'Europe considèrent la lutte des grecs comme une lutte égoïste de gens qui ont abusé de privilèges, de corruption et de fraude fiscale et qui refuseraient de régler l'ardoise. C'est le même type de discours, avec des arguments un peu différents, que l'on entend sur les privilèges des fonctionnaires, sur les "gros" agriculteurs, sur les fainéants de chômeurs ou de érémistes, etc... !

Isoler pour diviser, c'est une technique pour éviter le développement d'une solidarité de classe et ainsi empêcher toute contagion !

Nos gouvernements ont peur du peuple, c'est connu. Comme en Grèce, nous vivons dans une démocratie de façade. Le droit au référendum, tant vanté par Sarkozy dans sa réforme constitutionnelle, a été la première chose qu'il a trahi en arrivant au pouvoir avec la signature du traité de Lisbonne CONTRE le vote souverain du peuple français en 2005, sur son petit frère, le TCE. Il faut dire que l'opposition officielle, le PS, n'a pas brillé par sa véhémence contre cette trahison ! Il est vrai qu'elle était pour le TCE en 2005 et qu'elle ne risquait pas d'empêcher l'adoption du traité de Lisbonne en votant contre...

Etape 2 : discréditer toute opposition sérieuse

Parallèlement, il faut dénigrer et réprimer toute opposition potentielle. C'est une tâche particulièrement dévolue aux médias.

Lors de la campagne de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen, que n'a t-on entendu de qualificatif sur ceux qui, à gauche, appelaient à voter contre ce traité ! Tous les médias (sauf l'Huma, cqfd) étaient derrière la classe politique officielle : PS, Verts, Modem, Nouveau Centre, UMP. Être de gauche et contre le TCE, c'était être nationaliste, égoïste, partager les idées de Le Pen, être raciste, antieuropéen,...

Depuis quelques années, ce sont aussi les mouvements altermondialistes qui sont l'objet de toutes les critiques. Là, il y a association des médias et du gouvernement pour isoler ces mouvements.

L'exemple du G20 qui commence à Nice est exemplaire : des reportages successifs nous montrent des exercices de police contre d'éventuels actes terroristes (attentats chimiques compris) ou violences de la part des altermondialistes. Ben oui ! Manifester contre les sommets internationaux, c'est être un terroriste potentiel !

Sur TF1, la chaîne du groupe Bouyghes, un officier de police se félicitait du refoulement à la frontière italienne de 1 200 manifestants lors du sommet Euro-Méditerranée au printemps. Certains avaient même "des banderoles" selon le policier !... Quand on vous dit qu'il s'agit de terroristes !...

Pour ce sommet du G20, l'espace Shengen est suspendu. En clair, les frontières sont rétablies entre la France et l'Italie pour permettre de fermer la frontière aux "indésirables". Rassurez-vous, les chefs d'Etat pourront venir, eux, mais pas leur opposition ! Et, rassurez-vous aussi pour les capitaux, ceux-ci continuent de circuler librement !...

Il est probable que ces contrôles n'empêchent pas quelques casseurs soi-disants anarchistes (les fameux black-blocks) de passer au travers des mailles du filet. Comme à chaque fois, ils créerront des incidents qui permettront aux forces de l'ordre (capitaliste) de charger tout le monde ! C'est ce qui se passe actuellement en Grèce et qui a provoqué le décès d'un militant communiste le 19 octobre. Ces groupes, finalement, sont bien utiles... pour le pouvoir !

L'idée, là, est de faire peur à d'éventuels manifestants. Entre menaces terroristes, violences et risques de se faire interpeler, certains hésiteront avant de se déplacer. S'ils arrivent à se déplacer !

Etape 3 : taire les infos gênantes

Une autre idée est de ne pas parler de ce qui risque de déranger le ronron politicomédiatique. C'est ainsi que certaines informations venant de l'étranger sont tronquées, déformées ou bidonnées. Le but est qu'elle correspondent à ce que le système attend d'elles.

On l'a vu avec la Libye dont on sait désormais à quel point tout le discours gouvernemental, repris en coeur par les médias, n'était que de la propagande pour cacher un coup d'état qui a permis aux occidentaux de faire main basse sur les richesses de ce pays et d'éliminer un dirigeant qui affirmait en savoir beaucoup sur nos élites politiques.

On le voit actuellement avec la Syrie, dans un concert de calomnie contre un régime qui ne plait pas aux Etats-Unis et aux régimes occidentaux alors que rien n'est dit contre le régime yéménite ou les dictatures pétrolières de Bahreïn ou d'Arabie Saoudite.

Récemment, la présidente argentine a été réélue triomphalement pour un second mandat avec plus de 53 % des voix au premier tour. Pas de reportage de fonds de nos médias sur ce mystère alors que le notre de Président, risque lui de se prendre une veste mémorable ! Cela aurait pu être instructif !

Seul TF1 (encore !), s'est fendu d'un reportage pour dénoncer les achats de voix par les partis politiques argentins. Evidemment, la présidente Cristina Kirschner aurait été réélue grâce à ça !

Bien évidemment, aucun journaliste ne rappellera que l'Argentine a connu une crise effroyable dans les années 90, que sa monnaie et son économie avaient plongé, que les capitaux avaient lachement quitté le pays, laissant des entreprises sans patrons et des salariés sans salaires. Comment le pays est-il sorti de l'ornière ? Cela pourrait être intéressant dans notre situation ! Mais non. Pas de reportages.

C'est que l'Argentine a dit merde aux marchés, à protéger ses productions et que la présidente Kirschner, depuis cinq ans, met en place une politique sociale de haut niveau, pour redistribuer les richesses et rétablir une couverture sociale de qualité. Le contraire de ce que font l'Europe et la France !

Ne pas parler de l'Argentine, l'un des pays émergents le plus en vue avec le Brésil et l'Inde, c'est taire une voie économique alternative, une solution de gauche à la crise du capitalisme !

De la même façon, les médias invitent régulièrement responsables UMP et PS, parfois le Modem ou les Verts, souvent Marine Le Pen, dans des exercices de style autour de la protection du capitalisme. Moins de social pour l'un, moins de fonctionnaires pour l'autre, moins d'immigrés ou plus d'impôts, finalement, c'est toujours autant de capitalisme ! Et personne ne dénonce la dictature des marchés financiers, celle qui met la Grèce à genou et exige le sacrifice suprême au peuple grec !

L'alternative existe. Avec les communistes et le Front de Gauche.

Mais ça, les médias ne veulent pas l'entendre. ils n'écoutent que la vois de leurs maîtres.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 13:13

Le chômage continue de grimper mais la droite n'a que le mot austérité à la bouche !

Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité en France métropolitaine a nettement progressé en septembre, de 0,9% avec 2,780 millions de personnes touchées, soit 26.000 de plus. Cette hausse serait dûe, selon le ministre du Travail Xavier Bertrand, au «ralentissement de l'activité». Facile.

Après trois mois de hausse de mai à juillet, et une petite baisse de 2.000 personnes en août, le ministère du Travail a fait état ce mercredi d'une hausse du nombre des demandeurs d'emploi sans aucune activité d'environ 58.000 personnes. Ce qui revient à une hausse de 3% depuis le début de cette année.
Par ailleurs, le total des personnes en quête de travail, y compris celles exerçant une activité réduite, a également augmenté de 0,7% en septembre par rapport au mois précédent, à 4,175 millions personnes, soit une hausse de 27 000 inscrits.

Et, pendant ce temps là, Sarkozy parade avec Merkel autour de la dette grecque pour savoir comment forcer les peuples d'Europe à courber l'échine face aux marchés. La manipulation des esprits pour faire croire que seule l'austérité pourrait régler les difficultés financières des pays européens bat son plein.

En Grèce, la flambée du chômage (20 % de la population) et les réductions radicales des salaires dans le public, des salaires à l'embauche et des pensions de retraite, assorties d'une hausse de nombreuses taxes, ont plongé une partie du peuple grec dans la misère. Même les familles avec deux salaires ne s'en sortent plus !

Est-ce cela l'avenir que nous promettent Sarkozy et tous ceux qui prônent l'austérité ? OUI !

Le renflouement des banques en 2008, sans contreparties aucune, sans nationalisations, a entrainé l'explosion de la dette publique. Dette contractée en empruntant de l'argent... aux banques ! Aujourd'hui, pour rembourser la dette grecque, les pays européens vont renflouer à nouveau les banques européennes !

En même temps, tout cet argent doit être économisé sur les budgets des états, donc sur les services publics (moins de personnel, moins de services) et sur les ménages.

En France, après les hausses de taxes sur les mutuelles et sur les sodas, c'est la création d'un nouveau taux de TVA qui est annoncé. Actuellement, tout ce qui alimentaire est taxé à 5,5 %. La droite envisage la création d'un taux supérieur de TVA pour certaines catégories d'aliments, notamment certains plats préparés (pizzas,....). Une hausse qui va toucher d'abord les classes populaires. Encore une fois.

Quand va t-on revenir sur le bouclier fiscal dont plus personne ne parle ?

Quand va t-on revenir sur la suppression de TVA qui devait favoriser l'emploi et qui ne favorise que les actionnaires ?

Quand va t-on revenir sur les 172 milliards de cadeaux fiscaux divers offerts aux entreprises selon la Cour des Comptes et qui manquent cruellement aux caisses de l'Etat ?

Comme en Grèce, l'argent existe. Il suffit d'aller le chercher dans les caisses des banques, des grosses entreprises et de leurs actionnaires !

La droite, au service des milieux d'affaires et des beaux quartiers, ne le fera pas. Elle préfère nous monter un scénario catastrophe avec des agences de notation menaçantes, des marchés financiers à rassurer et des banques qui prêtent à des taux d'intérêts élevés pour nous faire baisser les bras.

La propagande médiatique contribue à ce climat de défaitisme souhaité. Ce matin, sur France Info, un journaliste "économique" (mon oeil !) affirmait que toute la classe politique applaudissait l'accord trouvé au niveau européen sur la dette grecque : que de MENSONGES !

Les communistes restent fondamentalement contre ces mesures de soutien aux banksters et d'austérité contre les peuples. On comprend mieux pourquoi les médias n'ont pas relayé l'action des Jeunes Communistes qui ont envahi l'agence de notation Moody's cette semaine ! Et on comprend aussi que l'on ne verra pas l'action de ce soir du PCF devant cette agence.

S'il ne doit rester qu'un seul parti opposé à la soumission aux marchés, ce sera le Parti communiste !

Comme en Grèce, ensemble, refusons de payer leur crise !


Pas vus à la télé :

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 08:19

Un humoriste disait, dans les années 70 : "notre pays est au bord du gouffre, grâce au gouvernement, il va faire un pas en avant !" Le slogan semble avoir été repris par l'Occident capitaliste.

Le capitalisme traverse une crise profonde. Cette crise n'est pas passagère car elle est liée à l'évolution complètement malsaine du capitalisme avec la financiarisation de l'économie. Aujourd'hui, les bénéfices ne sont plus liés à la santé économique des pays, ni à la rentabilité des entreprises, mais à une spéculation financière qui joue parfois contre l'économie elle-même !

Le dossier M-real en est un exemple : on ferme une entreprise rentable, malgré deux repreneurs, pour éviter qu'un concurrent ne s'installe. Une politique de la terre brûlée qui risque d'entrainer la disparition de 600 emplois, directs et indirects, et la disparition d'une filière entière en France.

Sur un plan "national" et international, c'est actuellement à un spectacle de destruction massive d'acquis sociaux que nous assistons.

Il faudrait absolument sauver l'euro en diminuant les dettes des états européens.

Pour cela, ce sont tous les pays européens qui vont, les uns après les autres, remettre en cause profondément les acquis sociaux de leurs travailleurs. Partout on assiste à des reculs de départ de l'âge de la retraite, à l'instauration de nouvelles taxes, à des privatisations de services publics, à la remise en cause des contrats de travail et des protections des travailleurs en cas de licenciement, à des réductions des remboursements médicaux, à la réduction des effectifs de la Fonction publique voire, comme en Grèce, à des réductions de salaires et de pensions de retraite.

Nous avons déjà eu maintes occasions de le dire : toutes ces mesures font supporter uniquement aux travailleurs les efforts budgétaires pour renflouer les dettes publiques.

Mais, comme vous le savez, la crise actuelle n'est pas dûe aux travailleurs, à des éventuelles "erreurs" commises par eux, ni au dysfonctionnement des services publics ou à un trop grand nombre de retraités.

La crise capitaliste que nous traversons est entièrement dûe au capitalisme lui-même, aux spéculateurs qui ont dangereusement plombés les marchés et les trésoreries des banques, aux entreprises qui préfèrent sauvegarder les bénéfices redistribués à leurs actionnaires plutôt que leurs salariés, et aux Etats qui ont renfloué de manière colossale les caisses des banques sur-endettées sans exiger aucune contre-partie de leur part sur un plan économique.

Puisque c'est le système financier et boursier qui est en cause dans cette crise, en quoi réduire les avantages sociaux des travailleurs et leurs revenus va t-il régler la crise ?

Comme en Grèce, il semble bien que les milieux d'affaire, les banques, l'Europe et le gouvernement local se soient entendus pour draîner un maximum de richesses vers les créanciers du pays sans aucune considération pour le peuple.

On ne parle plus de l'Espagne et du Portugal bien que des plans de super austérité se mettent également en place là-bas aussi pour faire supporter aux travailleurs des factures dont ils sont déjà les premières victimes.

Aujourd'hui, c'est la ruée sur l'Italie, troisième puissance économique de la zone euro.

Dans un article du Figaro, journal UMP à fond, on apprend que la BCE (Banque Centrale Européenne) a adressé une lettre à l’Italie, qui donne carrément des ordres au gouvernement. Trichet et son successeur, Mario Draghi, listent précisément les sociétés à privatiser : « transports publics, voirie, fourniture d’électricité, à l’exclusion de la distribution d’eau qui devra rester publique ». Ils exigent de modifier le Code du travail, « de rendre plus flexibles les procédures de licenciement », de « privilégier les accords au sein des entreprises aux conventions sectorielles ». Et surtout, ils imposent à Silvio Berlusconi de « procéder par décret, d’application immédiate, et non par projet de loi, que le Parlement met toujours du temps à approuver. » En clair, on shunte complètement les représentants du peuple pour appliquer les diktats des banques et des marchés ! Et on exige la démocratie en Libye ? Cette blaque !

Même l’ancien commissaire européen Mario Monti estime désormais que l’Italie est dirigée par un « podestat étranger » (podestat = premier magistrat ou premier consul d'une commune, dans l'Italie médiévale). Et Le Figaro conclut : « Si ce n’est pas un programme de gouvernement ou une mise de l’Italie sous tutelle, c’est tout comme. »

Les efforts exigés par la Banque Centrale Européenne au gouvernement de Berlusconi démontrent que ce sont désormais les banques et les marchés qui dictent leur loi aux gouvernements en place. Et non l'inverse, comme l'exigerait tout principe démocratique !

Cette réalité explique les décisions prises par les gouvernements actuellement. Alors que ce sont les banques qui sont responsables des dettes des états capitalistes occidentaux, elles exigent désormais de ces états le remboursement de ces dettes avec des intérêts. Et comme les gouvernements occidentaux leur sont soumis, ils appliquent les seules recetttes qu'ils ont à leur disposition pour payer : reporter la dette sur les travailleurs.

Tant que nos gouvernements resteront dans cette soumission aux marchés et aux logiques capitalistes, il n'y aura effectivement aucune alternative qu'une super austérité pour les peuples accompagnée d'une forte régression des droits sociaux.

La droite est de fait en parfait accord avec cette logique, en représentante de la bourgeoisie qu'elle est. On ne peut s'étonner des choix faits par Fillon et Sarkozy contre les retraites, contre la Sécu ou contre les services publics quant on réfléchit au bouclier fiscal ou à suppression de la taxe professionnelle.

L'extrême-droite, tient actuellement des discours faussement sociaux mais prône des mesures libérales économiquement et de ségrégation sociale sur critères raciaux qui créeront des distorsions sur le marché du travail préjudiciables à tous les salariés. L'extrême-droite, fidèle à son histoire, est elle aussi au service des marchés et des patrons.

A gauche, les propos récents de François Hollande confirment les craintes que nous exposions durant les Primaires socialistes : le futur candidat socialiste aux Présidentielles annonce déjà qu'il s'inscrit dans la grille de lecture capitaliste et qu'il devra "tenir compte des réalités financières", donc qu'il s'incrira lui aussi dans une logique de rigueur et de remboursement aux marchés financiers de la dette publique.

C'est bien de rupture dont nous avons besoin : une rupture avec cette logique capitaliste de la rentabilité à tout prix et de la domination des marchés financiers sur le reste de la société.

Affiche PCF crise

Remettons l'Humain d'abord !

Ce slogan des Régionales 2010 pour les communistes est toujours d'actualité.

Reprenons le contrôle de notre économie, refusons de rembourser les dettes aux banques qui nous ont mis dans cette crise et bâtissons un pôle financier public au service de la réindustrialisation de notre pays ! Là est la soultion !

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 08:49

Après les enfants de chômeurs privés de cantine, voilà les pauvres interdits de centre-ville !

On n'arrête pas le progrès social à droite !

Avant l'été, nous vous parlions de ce scandale des enfants de parents chômeurs ou malades qu'on interdit de cantine dans plusieurs villes aux mains de l'UMP et de ses alliés. C'était notamment le cas de Thonon-les-Bains (relire : Des enfants de chômeurs privés de cantine à Thonon-les-Bains ).

Par la suite, nous apprenions horrifiés que ces méthodes d'exclusion sociale des enfants touche désormais notre propre canton, avec les maires de Bois-le-Roi et du L'Habit qui ont pris, dans l'été, des arrêtés identiques contre les enfants des chômeurs et des travailleurs malades.

Toujours dans cette idée de cacher la misère plutôt que de la résoudre, les maires de droite ont d'autres idées. Ainsi, il ya les arrêtés anti-mendicité et les arrêtés anti-glanage.

Les arrêtés anti-mendicité sont à la mode dans toute une série de villes de droite comme Nice, Sète, Prades, Colmar ou notre voisine Chartres. On trouve même une ville social-démocrate dans la liste avec Montpellier (social-démocrate = de gauche ?...).

La contagion touche désormais une très grande ville : Marseille. Pour ramener la "tranquillité publique" sur le Vieux-Port ou près de la Gare Saint-Charles, le maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a donc mis en place un arrêté punissant de 38 euros toute "forme de sollicitation ou d'appel à la quête". En cas de récidive, c'est le commissariat !

Il fût un temps où Zola décrivait une France où vous pouviez aller au bagne en cas de vol d'un pain (Jean Valjean dans les "Misérables", cqfd !). Avec l'UMP, encore dix ans et on y revient !

C'est qu'il y a aussi l'arrêté anti-glanage ! Le glanage, c'est le fait de fouiller dans les poubelles.

Le maire de Nogent-sur-Marne, charmante bourgade bourgeoise de la banlieue parisienne, a décidé de punir le quidam qui "fouille dans les poubelles, crache, urine ou souille la voie publique". là aussi, c'est 38 euros puis le commissariat.

Si on peut être d'accord pour ce qui est de cracher ou d'uriner, on voit bien que ce que vise cet arrêté, ce sont les pauvres qui font les poubelles. Et si le maire publie un tel arrêté, c'est que le problème doit avoir tendance à croître !?

On se rapproche là des condamnations que l'on peut lire dans Zola : des condamnations pour misère sur la voie publique.

C'est qu'en même temps, nos responsables européens viennent de décider de diviser par quatre l'aide financière aux associations humanitaires pour leur aspect alimentaire. L'Europe ne soutiendra plus l'achat de denrées alimentaires pour leur redistribution aux familles pauvres par les associations caritatives.

Le Secours Populaire, le Secours Catholique ou les Restaux du Coeur se sont récemment exprimés fortement contre cette mesure qui leur coupe littéralement les vivres alors que les demandes explosent en France avec la crise du capitalisme.

En clair, d'un côté on limite l'aide alimentaire pour les plus démunis, de l'autre, on empêche ceux-ci d'aller déranger la bonne société en quémandant ou en faisant les poubelles. Elle est belle cette société qui se soucie tant du bien-être de ses plus faibles !

Sur le dossier de l'aide alimentaire européenne, le gouvernement fait mine d'agir, par le biais de notre parisien  téléporté en Normandie, Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture en crise. Comme-ci le gouvernement n'avait pas droit à la parole dans cette décision avant sa publication ? Que ce serait-il passé si les associations humanitaires n'avaient pas réagi ?...

En tout état de cause, la droite nous peint, mesure après mesure, une "France de demain" (pour reprendre un slogan sarkozyste) qui fait peur : une France égoïste, qui n'avantage que les plus aisés, qui casse toutes les solidarités, sociales (Sécu,...), territoriales (casse des services publics locaux, des collectivités), et qui marginalise les classes populaires les plus pauvres.

L'idéal républicain né de la Révolution française, "Liberté-Egalité-Fraternité", est mis à mal chaque jour un peu plus, tout comme l'esprit du Conseil National de la Résistance qui a dessiné la France solidaire de la Reconstruction et des trante glorieuses.

Le nouveau souffle républicain ne viendra pas de la droite, notamment de l'héritière de la Collaboration. Elle ne viendra pas non plus d'une gauche acquise aux lois du marché et à la rigueur budgétaire.

C'est bien dans les rangs des héritiers de la Révolution de 1789 et des héritiers de la résistance qu'il faut chercher ce nouveau souffle républicain et solidaire !

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 13:00

Une agence de notation menace la note AAA de la France pile-poil au moment où le gouvernement fait avaliser son budget d'austérité par ses députés UMP et Nouveau Centre à l'Assemblée nationale.

L'agence de notation Moody's, émanation des marchés spéculatifs, menace de dégrader la note de la France. De AAA, celle-ci descendrait d'un cran à AA+, une baisse apparemment modique mais qui aurait d'importantes conséquences pour notre économie car ce serait le signal qu'attendent les banques pour augmenter les taux d'intérêts des prêts accordés à notre pays. Une hausse de 1 % de ces taux et ce sont des centaines de millions d'euros supplémentaires à rembourser aux banques. Une vraie manne pour les banques ! Une vraie catastrophe pour nos services publics et les citoyens puisque ce serait à nouveau l'occasion d'une cure d'amaigrissement de la Fonction publique.

Avec les abaissements successifs de la note de la Grèce, les prêts accordés à ce pays ont vu leurs taux d'intérêts gonflés scandaleusement, enfonçant à chaque fois un peu plus ce pays dans la crise en allourdissant sa dette.

La France va t-elle suivre le chemin de la Grèce ?

Il y a un an, François Fillon dénonçaient ceux qui parlaient d'un budget d'austérité. Pour l'an prochain, c'est désormais le terme officiel. La France est donc les deux pieds dans la rigueur.

L'objectif du gouvernement est, officiellement, de réduire la dette publique. Pour cela, d'énormes économies ont été imposées aux services de l'Etat, aux aides aux collectivités locales, aux investissements, etc... Les effectifs de l'Etat et de nombreux services publics fondent d'année en année avec le mécanisme de non remplacement d'un départ en retraite sur deux.

Les résultats sont loin d'être à la hauteur du discours ! La croissance patine, les services de l'Etat atteignent un niveau qui les rendra bientôt incapables d'assumer leurs fonctions (dixit le parlement !) et la dette... continue de croître.

Les solutions choisies ne semblent pas être les bonnes ! ? Pourtant, pour 2012, le gouvernement continue !

Ce sera donc à nouveau un tour de vis dans les dépenses de l'Etat (Adieu investissements !), des suppressions de postes de fonctionnaires par dizaines de milliers (Adieu emplois pour les jeunes !) et de nouvelles taxes, comme celles sur les mutuelles (Adieu protection sociale des modestes !) ou sur les boissons gazeuses. Par exemple.

C'est après tout ce que demande Laurence Parisot, la patronne des patrons du MEDEF, exige du gouvernement !

Pour elle, il conviendrait notamment de "voter un budget conforme à nos engagements vis-à-vis de Bruxelles" ce qui, selon elle, semble bien engagé, ou encore de "montrer nos capacités à avancer dans nos réformes structurelles". "Ce qui peut faire douter les investisseurs sur notre pays, c'est sa capacité à se réformer. Or je pense que nous sommes tout à fait capables de nous réformer", a-t-elle poursuivi mardi, en citant la réforme des retraites comme un exemple de la capacité de la France à se réformer.

La réforme, selon le patronat et la droite : on voit à quoi elle mène et quels intérêts elle sert !

A l'inverse, peut-être faudrait-il se poser la question du sens des notes données par ces agences privées de notation ?

Jusque dans les années 70, chaque état pouvait emprunter à sa banque centrale (la Banque de France dans notre cas) à un taux quasiment nul. C'est depuis Giscard que la France doit désormais emprunter aux banques privées de l'argent que celles-ci empruntent... à la Banque de France en faisant payer au passage des intérêts à l'Etat !

Revenir à un financement de l'Etat par un pôle financier public permettrait de sortir des contraintes imposées par les marchés et les agences de notation.

Annuler tout ou partie de la dette auprès des banques privée, comme l'ont fait l'Islande et la Bolivie, et comme vient de le décider la Hongrie, cela redonnerait de l'air aux finances publiques et ferait payer la crise à ceux qui en sont responsables.

Ensuite, revenir sur des avantages fiscaux offerts aux plus riches ces dernières années, comme le bouclier fiscal ou les exonérations de charges sociales, et renouer avec un barême de l'Impôt sur le Revenu plus fort pour les hauts revenus, cela redonnerait aussi de la marge aux finances de l'Etat et à celles de la Sécu.

Enfin, avec ces nouvelles ressources, l'Etat pourrait envisager une politique d'investissements productifs, de recherche et d'amélioration des services publics, notamment par l'embauche, qui permettraient à notre économie de renouer avec une croissance actuellement nulle et de renouer avec la création d'emplois.

Ces changements d'orientation politiques et financiers ne se feront pas avec la droite au pouvoir. Avec les déclarations de François Hollande sur les retraites ou sur l'austérité, on peut craindre également que le parti socialiste se limite à une gestion de la pénurie.

Seul le développement d'un mouvement social et politique progressiste et offensif permettra une réelle prise en compte des intérêts du peuple dans les choix actuels. Autour du Parti communiste, avec le Front de Gauche, et avec les forces sociales et syndicales, nous avons la possibilité d'accroître la pression sur ce système au service du capital.

C'est en faisant le choix de politiques en rupture avec les dogmes libéraux et le discours dominant, à gauche et à droite, sur "la crise" que nous pourrons infléchir l'évolution de cette société. La lutte des classes continue, en défaveur des classes populaires et laborieuses... faute de volonté des travailleurs d'y participer.

Prenons notre destin en main et relevons le flambeau des luttes sociales qui ont permis à nos parents et nos grands parents d'arracher les avantages sociaux et le niveau de vie que la droite et les privilégiés tentent de nous raboter depuis vingt ans !

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 08:38

Cinquante ans après l'assassinat de centaines d'algériens à Paris, en pleine guerre d'Algérie, la France continue de participer à une intervention de l'OTAN criminelle en Libye.

Hier, les primaires du Parti socialiste donnaient François Hollande largement vainqueur. Ce sera le candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle d'avril 2012.

Il y a sept mois désormais, les députés socialistes votaient en faveur de l'intervention militaire française en Libye. Une intervention dont on connait désormais le caractère purement intéressé, par le pétrole surtout, et les conséquences criminelles sur les civils libyens, avec des bombardements qui coûtent chaque jour la vie à des centaines de libyens.

Alors que Paris connaissait il y a cinquante un véritable massacre de civils algériens manifestant contre le couvre-feu les concernant, alors que l'Histoire récente nous montre l'inefficacité et l'inhumanité des interventions militaires en Iraq comme en Afghanistan, seuls les élus communistes se sont opposés à cette intervention française en Libye et continuent d'en exiger l'arrêt immédiat. C'est triste.

17-octobre-1961-1.jpgLe 17 octobre 1961, plusieurs milliers d'algériens d'Île de France, citoyens de seconde zone de la République, manifestaient contre un couvre-feu qui leur était imposé depuis le 4 octobre à l'instigation du préfet de la Seine (Paris et départements limitrophes), Maurice Papon, celui qui fût condamner apr la suite pour avoir trahi la France en collaborant avec les nazis dans les années 40. La répression fut féroce. Bastonnades, lacrymogènes et tirs à balles réelles firent une centaine de morts, au bas mot. L'imprécision des chiffres tient au silence et à la chape de plomb qui repose sur ce massacre de la part d'un état français qui refuse toujours de reconnaître ses responsabilités et ne parle que de trois morts !

En mars 1962, cinq mois après, la France cessait la guerre d'Algérie et reconnaissait l'indépendance de l'Algérie.

Malgré des propos officiels sur le devoir de mémoire, force est de constater que notre pays refuse toujours de reconnaître ses parts d'ombre dans le dossier algérien, ce 17 octobre 1961 notamment, mais également avec les massacres de civils et les tortures commis par notre armée en Algérie. La multiplication des projets de stèle à la mémoire des terroristes d'extrême-droite de l'OAS, partisans de l'Algérie française, démontre que cette absence de mea culpa des autorités françaises repose sur une collusion entretenue par certains à droite avec ces secteurs de l'extrême-droite pour un deuil du passé colonialiste français qui n'a pas été fait.

Comment s'étonner après cela que la France de Sarkozy accepte l'aventure libyenne, prenne même l'initiative au sein de l'OTAN pour effectuer des bombardements dont on sait qu'ils n'épargnent pas les civils ?

Les expériences de la Yougoslavie, de l'Iraq et de l'Afghanistan nous ont rappelé que des bombardements menés sur un pays et à  proximité de cibles civils font forcément des victimes innocentes. De ces expériences passées, on apprend aussi le cynisme des excuses données par les responsables politiques et militaires quant aux "frappes chirurgicales", aux "victimes collatérales" ou aux accusations faites aux autorités locales pour reporter sur elles la responsabilité des victimes civiles !

Libye-bombardements-OTAN.gifAprès sept mois de bombardements menés par les forces de l'OTAN, le bilan de la guerre en Libye est catastrophique et démontre toute la justesse des positions avancées par Jean-Jacques Candelier, au nom des députés communistes, lors du vote de l'Assemblée nationale en mars dernier.

Des dizaines de milliers de morts civils, des infrastructures essentielles détruites (hôpitaux, routes, aéroports, stations de pompage,...), des réseaux islamistes renforcés et armés, un Kadhafi validé comme résistant à l'impérialisme,... il serait temps de remettre en cause notre présence dans cette aventure militaire aux forts relents colonialistes.

Depuis toujours, les communistes défendent l'idée qu'on ne peut rien construire de positifs, rien régler, par l'usage de la force, militaire particulièrement.

Au côté du peuple algérien au moment de la Guerre d'Algérie, les communistes d'aujourd'hui continuent de défendre ce même concept et refusent encore et toujours de cautionner l'intervention criminelle de la France en Libye.

Nous aimerions ne pas être les seuls à gauche.

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 08:55
89% des Français ont une bonne opinion de leur armée... Et pourtant, ce sont des fonctionnaires ! Lol

Le budget 2012 prévoit une vingtaine de mesures qui devraient rapporter 10 milliards d’euros d’économies et ramener le déficit de l’État à 81,8 milliards d’euros (4,5% du PIB) pour un montant total des dépenses de 362,3 milliards d’euros.

Dans ce budget, la charge de la dette publique pèsera 48,8 milliards d’euros et deviendra le premier poste de dépense devant l’enseignement scolaire (45,5 milliards, hors pensions). Un sujet de reflexion quant on réfléchit à la proposition d'annulation de la dette.

Quant au budget des armées (hors pensions), il se placera au troisième rang avec une dotation de 39,37 milliards d’euros (1,9% du PIB) et sera en augmentation de 1,6% ! Troisième budget devant l'industrie, l'environnement, la justice ou la santé !... Est-ce bien raisonnable ? La France est-elle en guerre ou presque ?

A noter, que les armées demeureront « l’un des premiers recruteurs de l’État avec une prévision de recrutement de l’ordre de 21.000 militaires et de 1.200 civils ».

OPÉRATIONS EXTÉRIEURES (OPEX)

Les opérations militaires extérieures (Afghanistan, Côte d’Ivoire, Tchad, Libye, etc.) mobilisent 23.000 militaires (hors gendarmerie) et d’importants moyens matériels.

Pour 2012, elles bénéficieront d’une dotation budgétaire de 630 millions d’euros - tout comme en 2011. En fait, ce poste est toujours en dépassement. Ainsi, cette année, les dépenses effectives atteignent déjà 1,2 milliards d’euros, soit le double de l’affectation initiale.

Harmattan est le nom de code de la guerre contre la Libye

LIBYE

L’agression contre la Libye a mobilisé une trentaine d’avions opérant à partir soit de bases terrestres (France, Crête et Sicile), soit du porte-avions Charles-de-Gaulle accompagné de ses bâtiments d’escorte. Il faut ajouter une vingtaine d’hélicoptères de l’armée de terre et leur bâtiment de « projection », un sous-marin et un bâtiment ravitailleur.

Au 30 septembre 2011, le coût de cette guerre était compris entre 300 et 350 millions d’euros.

ARMEMENT NUCLEAIRE

L’armement nucléaire, qui emploie 4.000 hommes et femmes, coûtera 3,4 milliards d’euros en 2012.

Depuis fin 2010, un quatrième sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), doté des nouveaux missiles balistiques M51, a été mis en service.

Un nouveau type de sous-marin nucléaire dit « d’attaque » est également en cours de construction et devrait faire sa première sortie en mer au printemps 2016. Cinq autres du même type devraient suivre. Le coût total de ce programme est de 8,5 milliards d’euros.

S'il parait légitime que la France dispose d'une armée, c'est son utilisation pour des stratégies d'agression à l'étranger et les dépenses excessives ou intolérables (nucléaire) qui sont é dénoncer.

Rappelons que les communistes s'étaient élevés contre la suppression du service militaire, en 1996 sous Jacques Chirac, qui a transformé l'armée de la nation en une armée de métier au service de l'Etat. Nuance.

En tout cas, il y aurait là de quoi faire de substantielles économies. Ou de substantiels investissements utiles socialement, dans le logement, l'éducation, la recherche ou la santé.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 08:55

Le patron de Renault Trucks, branche véhicules industriels du groupe Volvo, accuse ses salariés de voleurs à la veille de quitter la direction de l'entreprise. C'est vraiment prendre les gens pour des cons !

Selon la légende, en 2009, le patron de Renault Trucks, filiale du groupe Volvo, préfère prendre des mesures de chômage partiel plutôt que licencier au pire moment de la crise. Mais depuis, affirme-t-il, l'absentéisme a fortement augmenté : "Notre absentéisme est monté de 3,5% à 12%" après ce que Stefano Chmielewski qualifie de "chômage partiel".

Et le patron de Renault Trucks de se demander s’il n’aurait pas mieux fait de licencier, car "on vole l'Etat et on vole les gens qui travaillent tous les jours", explique-t-il. "Parce que 12% d’absentéisme, ça veut dire 12% de la force qu’il faut remplacer, 12% de gens qui prennent des cours de vélo le dimanche et se déclarent malades le lundi : ce sont des voleurs", accuse Stefano Chmielewski.

Côté syndical, ces chiffres ne sont pas contestés mais c'est la dégradation des conditions de travail qui serait en cause.

Comme partout ailleurs, le manque de personnel, les rythmes de travail et la pression sur les salariés entraine du stress et des accidents. D'ailleurs, le 3 octobre, 4 salariés présents sur le site Renault Trucks de Saint Priest ont été blessés. Certainement des tirs au flan, monsieur Chmielewski ?

Pour aller plus loin, d'une part, Renault Trucks a licencié durant cette période, notamment à la fonderie de Vénissieux.

D'autre part, loin d'être un comportement solidaire, philanthropique, le groupe Renault Trucks a utilisé toutes les astuces légales, avec du chômage partiel ou du chômage longue durée, pour faire prendre en charge ses salariés par les finances publiques, donc par les impôts. Des licenciements auraient coûtés beaucoup plus chers à l'entreprise !

Et aujourd'hui encore, les licenciements menacent dans ce groupe de 14 000 salariés dont 10 000 salariés en France. Le même Stefano Chmielewski parlait d'abandonner la branche "défense" (ex-Berliet) en début d'année, ce qui entrainerait des centaines de licenciements. Ce mois-ci, c'est le groupe Volvo qui annonce une réorganisation de sa filiale, avec regroupement de sites de productions et de services commerciaux. On sait ce que cela annonce en termes d'emplois !

Les syndicats se déclarent d’ailleurs inquiets pour l’avenir et les emplois.

Mais que l'on se rassure ! Stefano Chmielewski ne quitte pas le groupe et va prendre en charge, pour Volvo, les ventes au gouvernement. Gageons qu'il aura de confortables indemnités pour son départ de Renault Trucks et, on l'imagine, un bon salaire et de beaux avantages pour son nouveau poste !

Quant au groupe Volvo, on peut être tranquille : le groupe suédois a fait état d'un bénéfice d'exploitation en hausse de 60% à 7,65 milliards de couronnes suédoises (840 millions d'euros) au deuxième trimestre 2011, contre une prévision à 7,67 milliards selon une enquête Reuters. Il y a encore des sous dans la tirelire !

C'est donc devenue une méthode de management et de pression sur les salariés : l'insulte et la pression psychologique.

Mais qui sont les voleurs ? Ces salariés sous pression et qui n'éprouvent plus de plaisir à aller travailler pour des salaires à peine supérieurs au SMIC ou ces actionnaires qui se partagent chaque année un gateau de plus en plus gros mais qui n'ont jamais foutu les pieds ni dans une usine, ni dans un bureau du groupe ?

Au delà du cas Renault Trucks, c'est devenu une banalité de voir les salariés traînés dans la boue, au sein de l'entreprise comme au niveau national.

Pas rentables, pas compétitfs ? Si c'était vrai, pourquoi tous ces actionnaires et leurs PDG ne laissent-ils pas aux salariés ou à l'Etat le soin de gérer eux-mêmes ces équipes de bras cassés ?

Peut-être à cause des juteux bénéfices que tirent de ces entreprises les vrais fainéants, tous ces gus qui prennent du bon temps dans des clubs ou sur des bateaux aux Caraïbes pendant que les salariés triment ?

Pour 2011, rien que les 40 entreprises qui composent le CAC 40 à la Bourse de Paris annoncent plus de 90 milliards d'euros de bénéfices. Sur le dos de qui ? Des salariés !

Tout cet argent part ensuite dans les poches de quelques milliers de particuliers suffisamment riches pour posséder des parts de ces entreprises. Si cet argent servait à rémunérer mieux les salariés, à embaucher le personnel manquant et à dynamiser la recherche industrielle et à améliorer les conditions de travail, il y aurait effectivement beaucoup moins d'absentéisme dans les entreprises et beaucoup plus d'argent en circulation dans ce pays.

Cracher à la gueule des salariés est à la mode. Avant, ce n'était que sur les fonctionnaires, coupables (et pour cause) de travailler dans des services non rentables. Maintenant, tous les salariés y ont droit !

De la part du patronat, le mépris est désormais affiché sans honte.

Aux salariés de montrer, de leur côté, leur solidarité et leur force.

Ce qu'ils nous ont pris de richesses et ce qu'ils nous ont arraché de conquêtes sociales, nous pouvons les leur reprendre. Cela ne tient qu'à notre unité, à notre mobilisation. Dans les rues et dans les urnes.

Notre passivité et notre division sont leurs meilleurs alliées.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:09

La crise ? Quelle crise ? Celle de la dette publique ou celle du système capitaliste ?

Rien n'y fait. Bruxelles, les régimes capitalistes et le FMI ont beau imposer l'austérité partout, le système économique capitaliste est désespérément à la limite de l'effondrement.

Même si nos médias s'évertuent à ne pas parler d'économie, la réalité ne disparait pas.

Hier, lors d'un discours devant le Parlement européen, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a invité l'Europe à recapitaliser "d'urgence" ses banques pour stopper la contagion de la crise de la dette, dont il a reconnu qu'elle avait désormais atteint une ampleur "systémique", menaçant donc de déstabiliser l'économie mondiale.

Ce n'est donc pas un communiste qui parle mais bien le responsable numéro un de cette Europe des patrons qui nous imposent depuis des décennies leurs lois supranationales ultralibérales. Selon Barroso, le système serait au bord de l'effondrement : c'est le sens du terme systémique !

Malgré ce constat, Barroso, comme l'ensemble des responsables politiques européens, de droite comme sociaux-démocrates, restent coincés dans leur logique libérale. L'Europe et le FMI ne voient qu'une solution : augmenter les fonds propres "durs" des banques européennes (et, donc, françaises). Cela revient à trouver 275 milliards d'euros. Qui viendraient de quelles poches ? Devinez !

Les mêmes mesures qu'en 2008. Pour le même résultat !? Probablement.

Si l'Europe, ses banques et l'économie mondiale sont à nouveau au bord de la déroute, c'est que toutes les mesures prises jusqu'à présent n'ont servi à rien ? Pas tout à fait.

Depuis le krach financier de 2008, la crise des subprimes et des hedges funds, la crise de l'immobilier et la recapitalisation massive des banques par les contribuables, les bénéfices de ces banques et des grandes entreprises ont retrouvé un niveau florissant. A l'inverse, cette injection d'argent public a entrainé l'explosion de la dette des Etats capitalistes.

Et, pour combler ces nouveaux déficits, les gouvernements des pays capitalistes imposent des mesures d'austérité radicales, qui se traduisent par des coupes dans les budgets sociaux (Santé, Sécu, retraites, aides sociales) et des coupes dans les services publics (Education, justice, police, impôts, agriculture, culture,...). Au passage, ces gouvernements en profitent pour glisser de nouvelles mesures en faveur du capital, comme de nouveaux allègements sociaux. Des mesures sensées relancer l'économie mais qui ne font que creuser un peu plus les déficits publics. On le voit bien avec l'explosion du chômage et de la précarité un peu partout en Europe, notamment chez nous, et avec les taux de croissance définitivement comateux.

De fait, ces mesures n'ont sauvé ni les banques ni l'économie mondiale, mais elles ont permis aux actionnaires et aux spéculateurs de retrouver leurs juteux bénéfices sur le dos des populations, des travailleurs, qui en sont de leurs poches. Un véritable transfert de richesses des travailleurs vers les capitalistes.

D'ailleurs, on voit bien qu'il s'agit avant tout de choix politiques.

Pendant que l'Europe et l'Amérique du nord connaissent une grave crise économique et sociale, d'autres parties du monde s'en sortent nettement mieux, à commencer par la si décriée Chine, à l'insolente croissance, ou le Brésil qui continue d'afficher, lui aussi, des chiffres de croissance inconnus en Europe depuis trente ans ! Dans les deux cas, il y aurait beaucoup à redire sur les "modèles" de croissance économique choisis (loin d'être socialistes) et sur les inégalités sociales ! Néanmoins, à moins d'être foncièrement malhonnêtes, force est de constater que les gouvernements progressistes de ces deux puissances mènent leur barque dans le sens d'un accroissement de la richesse et de la puissance de leurs pays.

On pourrait également parler du Vénézuela, de la Bolivie ou de l'Argentine, trois pays progressistes qui n'ont pas été affectés par la crise mondiale.

Que conclure ?

De la Grèce à la Grande Bretagne et l'Irlande, de la Russie à l'Espagne ou au Portugal, comme en France ou aux Etats-Unis, ce qui est en crise, c'est bien le système économique capitaliste.

Avec des gouvernements au service des lobbies financiers et industriels, c'est la loi du marché donc la loi de la jungle qui gouverne. La logique actuelle du capitalisme est une recherche immédiate de profit, une spéculation prédatrice incompatible avec une lutte coordonnée pour l'emploi, la redistribution des richesses et la protection de l'environnement.

On peut donc discuter longuement sur le choix de tel ou tel pour mener la barque France, ce qui compte, c'est de changer de cap, d'orienter l'économie vers l'humain d'abord, vers l'investissement productif, le développement durable, l'amélioration des services publics et la protection de l'environnement.

Les communistes avec leurs partenaires du Front de Gauche font des propositions à contresens de cette pensée unique libérale avec la création d'un pôle public financier, avec la suppression des cadeaux fiscaux aux riches et aux entreprises, avec la lutte contre les délocalisations et une reconquête des services publics.

Lutter contre la crise et lutter contre Sarkozy, c'est d'abord lutter contre le capitalisme !

Choisir une autre voie, c'est s'assurer de graves désillusions futures ! On a déjà donné.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 14:23

Alors que les syndicats se mobilisent contre les mesures d'austérité annoncées par Sarkozy, la droite joue la diversion avec une taxette temporaire sur les hauts revenus.

Ce 11 octobre est une journée de mobilisation à l'appel de 5 syndicats, FO et CGC ayant décidé de faire défaut.

Avec 500 manifestants sur Evreux, la mobilisation de ce matin n'était clairement pas à la hauteur malgré le gros cortège de la CGT. Les communistes étaient présents, avec sono et plusieurs élus. Solidaires et FSU ont également participé à la manif mais pas la CFDT qui préférait rencontrer l'UMP en tête-à-tête. 2011---11-octobre---manif-austerite-Evreux--7-.JPG

Il est clair que ce manque d'unité et les mots d'ordre différents n'ont pas facilité la communication sur la journée. D'autant plus que les médias, notamment nationaux, se sont fait un malin plaisir de ne pas annoncer ces mobilisations, et encore moins les revendications des syndicats. Et puis, avec les primaires socialistes, l'occasion était toute trouvée pour occulter l'événement. L'actualité sociale n'a plus sa place dans certains médias.

Déjà la semaine dernière, radio et télévision ont passé sous silence le meeting communiste de Rouen, malgré la présence de 400 militants et sympathisants et les interventions d'un député européen, d'un député de la République et de différents acteurs du monde syndical et associatif. Dans ce cas, ce que valorisent les médias, c'est la bipolarisation politique, le règne de l'alternance entre une gauche modérée et une droite généraliste.

C'est qu'il y a actuellement une vraie bataille idéologique menée par la droite pour le compte du patronat, pour convaincre les salariés et les artisans de la fatalité de cette austérité.

Pourtant, chacun se souvient des origines de la crise capitaliste actuelle : l'effondrement des marchés financiers après la crise des subprimes en 2008. Chacun a en mémoire les sommes prodigieuses que Sarkozy et la droite ont été capables de trouver dans les caisses de l'Etat pour éponger les dettes des banques françaises et les conséquences de leurs placements spéculatifs pourris. Chacun se souvient également des allègements fiscaux octroyés aux plus riches des français par Nicolas Sarkozy et sa majorité, dès le début du mandat présidentiel, avec le bouclier fiscal ! Sans compter la suppression de la Taxe professionnelle, cadeau de plusieurs milliards d'euros aux entreprises. Surtout aux plus grosses...

Avec minutie, depuis des mois, médias et gouvernement tentent d'inverser la culpabilité : si la dette de l'Etat est si importante, ce n'est pas à cause des cadeaux aux entreprises et aux plus riches, ni aux sommes faramineuses versées par l'Etat aux banques et que l'Etat doit désormais rembourser aux banques (!), non !... S'il y a dette, ce serait de la faute des français qui vivent au dessus de leurs moyens, qui ont trop d'écoles, trop d'hôpitaux, trop de retraite, trop de fonctionnaires à leur service...

Rabâcher depuis des mois et des mois, ce mensonge finit par faire son chemin dans les esprits : la France dépense trop, a trop de fonctionnaires, et doit faire des économies.

Et bien NON ! Nous refusons de payer leur crise !

Et même mieux : exigeons de ceux qui en sont à l'origine, les banquiers et les spéculateurs, le remboursement intégral de leurs dettes auprès du contribuable français !

Alors qu'on nous annonce des taxes nouvelles, de nouveaux déremboursement ou le paiement de frais pour aller en justice, la droite au pouvoir continue de sabrer dans les effectifs de la Fonction Publique, affaiblissant un peu plus des services publics qui permettent à tous l'accès aux mêmes services vitaux, comme la santé, la police, la justice ou l'éducation.

Les travailleurs et les simples citoyens paient ainsi deux fois : par les hausses d'impôts, directs ou indirects, et par la diminution de la qualité des services publics.

La droite sait à quel point les français sont exaspérés et qu'elle risque de le payer durement en 2012. Pas seulement aux Présidentielles, mais également aux Législatives ! Elle s'est mis en tête de donner l'impression aux français qu'elle applique de manière juste son programme d'austérité et que ses députés font entendre la voix du peuple. D'où l'idée d'une taxe sur les hauts revenus et cette vraie-fausse querelle entre le gouvernement et les députés UMP sur les revenus concernés.

En réalité, cette taxe sur les hauts revenus n'est que temporaire (en 2012 uniquement) et ne concerne que les revenus déclarés, donc sans le patrimoine, les actions et les placements défiscalisés. Le paquet fiscal est épargné.

Côté impact, il faut 250 000 euros de revenus pour une personne seule (pas mal, non ?) pour être concerné. Jusqu'à 500 000 euros, c'est 3 % ; au dessus, c'est 4 %.

250 000 euros, cela représente 500 000 euros pour un couple et 1 000 000 d'euros pour un couple avec deux enfants.

Avec les dizaines de cadeaux fiscaux et de niches fiscales que la droite leur a mis en place depuis 2007, cette taxe de 3 ou 4 % ne va pas les pénaliser beaucoup ! En tout cas, avec moins de conséquences que la taxation des mutuelles n'en aura sur les salariés les plus pauvres !

Pour les communistes, ce n'est pas aux salariés de payer, par l'impôt ou par l'austérité, les dégâts d'une crise qui a été causée et qui profite encore aux plus riches, aux banques et aux spéculateurs !

  1. La suppression du bouclier fiscal, la taxation des revenus spéculatifs, une révision des taux d'imposition sur le revenu pour les plus riches,... tout cela devrait permettre de faire payer les plus nantis à la hauteur de leurs revenus.
  2. La nationalisation des banques impliquées dans le krach de 2008 et perfusées par de l'argent public devrait permettre de revenir sur l'endettement de l'Etat et de redonner des sources de financement public pour les investissements économiquement et écologiquement productifs.

Si quelqu'un doit payer pour la crise, ce n'est pas la victime, le peuple, mais bien le coupable, le capitalisme financier !

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