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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 10:17

Seule la Guyane est épargnée par la réduction du nombre d'enseignants. Au total, 14 000 suppressions de postes sont prévues dans l'Education nationale à la rentrée 2012.

Encore moins d'enseignants en 2012. Près de 14 000 suppressions de postes sont prévues dans l'Education nationale dans toutes les académies sauf la Guyane. Même celles qui auront davantage d'élèves perdront des postes d'enseignants à la rentrée 2012. Le Nord et le Pas-de-Calais vont en rendre à eux seuls un millier.
Pour les écoles, les académies qui perdront le plus de postes, en valeur absolue, sont Lille (399 suppressions), Nancy-Metz (367), Versailles (260). Viennent ensuite Amiens (235), Créteil (233), Toulouse (227) et Aix-Marseille (219). En collèges et lycées, ce sera Lille (589), Versailles (495), Nancy-Metz (425), Créteil (362), Aix-Marseille (285), Lyon (263) et Grenoble (260).

Pour l'académie de Rouen, dont dépend notre département, ce sont 166 postes qui disparaitront à la rentrée 2012 alors que les effectifs sont annoncés stables. Une nouvelle dégradation après les 156 postes perdus à la rentrée 2011 malgré une nette hausse des effectifs.
Des 29 académies (sur 30) qui vont en perdre, de nombreuses vont en effet connaître une hausse des effectifs d'elèves à la rentrée 2012, surtout en collèges mais aussi en primaire. "On va tasser les élèves par classe, donc je ne vois pas comment on va faire l'individualisation des parcours voulue par Luc Chatel", a commenté Christian Chevalier, du SE-Unsa.
"Le ministère s'acharne contre l'école primaire alors même que l'OCDE pointe la faiblesse du taux d'encadrement du premier degré", selon le SNUipp, premier syndicat des écoles, qui appelle déjà à des "mobilisations unitaires" quand seront connues début 2012 les suppressions école par école.
Début 2011, ces annonces pour la rentrée suivante avaient suscité tant de mécontements locaux que l'Association des maires de France (AMF) avait demandé "l'arrêt des suppressions" en primaire.

Parents d'élèves, futurs parents : c'est l'avenir de vos enfants que sacrifie ce gouvernement pour satisfaire les marchés financiers et les agences de notation !

Une autre politique est nécessaire. Cette politique est possible.

Faire le choix d'une gauche combative, qui ne se convertit pas au libéralisme, qui ne baisse pas les bras devant les marchés financiers, c'est faire le choix du courage, c'est un peuple qui relève la tête, comme le peuple grec, face à ceux qui veulent l'asservir pour garantir leur pouvoir pour plusieurs décennies.

Sauver l'école, c'est sauver l'avenir de vos enfants ! C'est aussi sauver notre capacité nationale à l'innovation.

Les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche refusent de céder aux sirènes du libéralisme et d'appliquer une austérité, même de gauche !

Dans la rue et dans les urnes, refusons de payer leur crise !

Battons-nous et organisons-nous pour changer le rapport de force en notre faveur !

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 10:38

Un candidat socialiste qui revient sur sa promesse de revenir sur le recul de l'âge de départ en retraite, une candidate d'extrême-droite qui s'est exprimée contre le mouvement de défense des retraites en 2010 : pour les salariés, c'est côté communiste que se trouvent les soutiens !

Lundi 14 décembre sur RTL, François Hollande a précisé la réforme des retraites qu'il entend mettre en œuvre s’il était élu Président de la République.

Ceux qui ont commencé à "travailler à 18 ans" et qui cumulent "41 ou 42 années de cotisations" pourront partir en retraite à 60 ans. C’est un peu court. Où est passé l'engagement du projet socialiste de rétablir l'âge légal de départ en retraite à 60 ans ?

François Hollande recule aussi sur la pénibilité.

Alors que l'accord EELV-PS stipule que le droit de partir à 60 ans sera rétabli pour ceux ayant commencé à travailler tôt et ayant exercé des métiers pénibles, le candidat socialiste a confirmé qu'un départ anticipé à 60 ans ne sera pas automatique mais que les conditions seraient renvoyées à une négociation entre partenaires sociaux.Quelle audace !

Pour rassembler, pour répondre aux enjeux de la période, la gauche a besoin d'une orientation différente, en rupture avec les politiques régressives des dernières années.

Il s'agit donc de rétablir la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous avec la prise en compte de la pénibilité de professions donnant droit à des départs anticipés. Aucun salarié ne devra toucher de retraite inférieur au Smic.

Le financement des retraites peut et doit être assuré, notamment par une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires. Il n'y a pas de raison que l'argent obtenu sur le travail des salariés et qui part à la spéculation ne contribue pas à l'effort collectif de financement de la retraite et de la Sécu !

Quel que soit le vainqueur des Présidentielles en mai 2012 et des Législatives de juin, les orientations politiques choisies par le vainqueur dépendront grandement de la pression exercée par les travailleurs, salariés ou indépendants.

Cette pression doit se faire dans chaque entreprise et dans la rue par la mobilisation sociale. Elle doit se faire également électoralement en votant massivement pour les candidats qui défendent une vision anticapitaliste de cette société.

Voter Bayrou, Villepin ou Le Pen, c'est opté pour des candidats qui, sous des discours différents, ne remettent pas en cause le système capitaliste et l'accumulation de richesses par une minorité sur le dos de la société et de ceux qui travaillent.

Les communistes ont été dans la rue, avec les travailleurs, pour défendre la retraite à 60 ans. Ils se battront pour son rétablissement.

De la même façon, pour défendre l'école publique et renforcer les effectifs de l'Education Nationale, pour défendre une agriculture paysanne face à la domination de l'agroindustrie, pour assurer un renouveau des services publics, pour défendre le pouvoir d'achat et renouer avec une politique industrielle créatrice d'emplois et de richesses, les communistes ont prouvé, ces dernières années comme autrefois, qu'ils répondaient présents.

Ce n'est pas le cas de ceux qui se disent aujourd'hui des alternatives à la politique régressive de Nicolas Sarkozy et de l'UMP, à gauche, comme à l'extrême-droite.

Ne jugeons pas les candidats sur leurs discours, on voit ce que cela a donné en 2007 !

Jugeons les candidats sur leurs actes et sur ceux des forces politiques qui les soutiennent !

Les communistes ont toujours été du côté des travailleurs, des paysans, des intellectuels. Cela ne changera pas.

En 2012, ceux qui défendront la retraite à 60 ans, la hausse du SMIC et des minimas sociaux, l'emploi public et industriel, ce seront les candidats communistes et ceux du Front de Gauche !

2010 - Manif retraites 161010 020

16 octobre 2010 à Evreux : comme à chaque manifestation pour défendre la retraite à 60 ans,

le PCF a son cortège. Ce sera le cas partout en France.

En 6 mois de temps, on n'aura pas vu un seul cortège FN

mais, au contraire, de nombreuses déclarations contre les grévistes

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 10:48

"Le bout du tunnel" : Giscard d'Estaing nous l'annonçait avec la crise en 1974. On attend encore.

C'est désormais Angela Merkel qui nous l'annonce... dans dix ans environ...

Angela Merkel a vanté hier devant les députés du Bundestag à Berlin, les résultats du sommet européen de la semaine dernière. Selon elle, la zone euro « ne parle plus seulement d'une union budgétaire, mais a commencé à la mettre en place » et « les contours d'une véritable union politique commencent à se dessiner ».

Tiens ! Une union budgétaire et une union politique ? Quand les français (et les allemands) ont-ils été consultés ?

Quand un pays change son mode de fonctionnement politique et économique sans consultation de son peuple, peut-on encore parler de démocratie ? C'est vrai que pour nos "élites", les gens du peuple sont des cons. On l'a vu en 2005, lors de la campagne sur le Traité Constitutionnel Européen : les qualificatifs pleuvaient sur ceux qui envisageaint de voter "Non" de la part des partisans du "Oui" (UMP, NC, Verts, PS, Modem, médias,...). La fin de l'Europe devait arriver dès le lendemain du référendum. Avec le recul, on voit bien que ce qui va mener à la fin de l'Europe, c'est la politique des partisans du "Oui", depuis qu'ils ont imposé antidémocratiquement leur traité avec la ratification du traité de Lisbonne par le parlement en 2007. Merci Sarko !

Et ce sont les mêmes qui veulent intégrer un peu plus notre pays dans ce machin libéral qu'est l'Europe ?

Si, au moins, c'était pour notre bien ! Pour améliorer notre quotidien !

Mais non ! Angela Merkel le dit dans son discours d'hier : sortir de la crise de la dette, qui a viré à la « crise de confiance » à l'égard de toute l'Europe, est « un processus qui ne durera pas des semaines, pas des mois mais des années » ! Le processus « sera accompagné de revers, mais, si nous ne nous laissons pas décourager [par ces revers] (...), alors l'Europe va non seulement surmonter la crise mais aussi en sortir plus forte », a-t-elle ajouté.

En résumé : l'Europe s'est enfoncée dans une crise mais il va falloir continuer la politique actuelle et, après de longues souffrances et certainement quelques revers, tout va aller pour le mieux !

C'est un discours pour gogos. Merkel en Allemagne et Sarkozy en France tentent de faire croire aux travailleurs que cette crise peut être surmontée uniquement si les travailleurs concèdent des souffrances supplémentaires. Mais, juré ! Demain, cela ira mieux. Un demain de dans dix ans. Ou plus...

Evidemment, aucune reflexion n'est faite sur les causes de cette crise.

Oublié le krach financier dû à une spéculation irrationnelle des banques et des spéculateurs ! Oubliés les traders ! Oubliée la "moralisation du capitalisme" qui était vitale en 2008 dans la bouche de Sarkozy ou d'Obama !...

La peur d'une mobilisation sociale d'ampleur semble s'être éloignée aux yeux de nos dirigeants. Le monde capitaliste peut reprendre son jeu de Monopoly en jouant avec la vie des citoyens et en accumulant des fortunes sur le dos des travailleurs et des nations. Les gouvernements assurent le parfait fonctionnement du jeu et le contrôle des opinions publiques. A coup de matraques s'il le faut, comme en Grèce ou face aux Indignés de Wall-Street.

Le bout du tunnel ? Nous n'y croyons pas ! Il n'ya pas de route à suivre, de tunnel à traverser.

De la même façon, cette situation économique que nous connaissons n'est pas une fatalité.

C'est bien le système économique capitaliste qui l'a provoqué et qui l'entretient de manière à enrichir les banques, qui prêtent aux Etats à des taux plus élevés, et aux actionnaires, qui profitent de la situation pour faire pression sur les coûts du travail, en licenciant, en pressurant les salaires, en délocalisant.

Ni intégration économique et politique ! Ni austérité permanente ! Il est nécessaire de changer d'époque, de raisonner d'abord par l'Humain, en fonction des besoins de la majorité de la population, de ceux qui travaillent, et de l'environnement dans lequel nous vivons tous.

Dans les usines, au bureau, dans nos villages et nos quartiers, disons le à ceux qui s'abandonnent à la fatalité : il y a autre chose à faire et le Front de gauche, avec le Parti communiste, s'y attèlent sur un plan politique.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 09:31

Réflexion du vendredi spéciale peste brune.

Pour ceux qui s'imaginent que Marine Le Pen est du côté du peuple, des travailleurs, voici un petit rappel pas très ancien de sa vision du monde du travail et des rapports sociaux. Le 22 octobre 2010, lors des manifestations contre la « réforme » des retraites, elle déclarait : « Le gouvernement doit cesser de jouer avec le feu avec la complicité des syndicats et rétablir immédiatement l’ordre républicain partout. La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers… ».

Complicité, syndicats, ordre, tolérance zéro, émeutiers... tout cela pour qualifier les millions de salariés qui refusaient le report de l'âge de départ en retraite et la dégradation des pensions de retraite !

Il est vrai que dans son programme le FN annonce être pour la retraite à 65 ans. Tout s'explique.

Mais, cependant, il souhaite réserver cette retraite aux français de souche (c'est quoi ? Deux grands parents français ? Quatre grands parents français ? Plus ?). On va demander aux immigrés de cotiser 40 ans pour ne rien toucher ? Est-ce bien sérieux ?

Et je ne vous parle pas des autres idées toutes aussi réactionnaires dans le domaine : accroissement de la natalité pour financer les retraites (on fait comment ? On insémine de force les femmes ?...), blocage de l'évolution des pensions sur l'inflation, casse des négociations nationales remplacées par des accords de branche,...

Le Front National et Marine Le Pen défendent également d'autres idées que ne renient absolument pas le patronat et Laurence Parisot, la patronne du MEDEF : suppression du SMIC, contrôle des syndicats, négociations par branche (d'où création d'inégalités entre salariés), etc... Avec une touche de racisme en plus.

Qu'attendre d'autre de l'héritière de Montretout, fille à papa du milliardaire tortionnaire Jean-Marie Le Pen et d'un parti situé à l'extrême-droite de l'échiquier politique, c'est-à-dire plus à droite que la droite ?

Question ouverte : citez moi un pays où l'arrivée au pouvoir de l'extrême-droite a constitué un progrès pour les travailleurs ?

Vous avez le choix : en Europe, nous avons eu l'Allemagne hitlérienne, l'Italie mussolinienne, la Hongrie et la Roumanie fascistes, l'Espagne franquiste, le Portugal de Salazar et la Grèce des colonels ; ailleurs, on pourrait parler longuement de l'Amérique du Sud, depuis l'Argentine ou le Brésil des militaires, le Paraguay de Stroessner, le Chili de Pinochet ou encore Cuba sous Batista...

Et, en France, sans remonter aux années de collaboration avec Pétain, souvenons-nous des villes tombées aux mains du FN qu'ont été Marignane, Orange et Toulon ! Les habitants de ces villes ont fini par mettre l'extrême-droite dehors et la justice a dû mettre son grain de sel vues les malversations constatées.

Le Front National est un parti de droite. Il sert à ce titre les intérêts de la bourgeoisie.

Mais le FN n'est pas un parti de droite comme les autres. Il est l'héritier des mouvances réactionnaires de la droite française qu'il rassemble dans un "Front", d'où son nom. C'est pourquoi il véhicule encore le venin du racisme, de la haine et de l'exclusion.

En aucun cas l'extrême-droite n'est du côté des travailleurs ! L'Histoire ancienne comme récente, depuis les années 20 jusqu'à maintenant, prouve que la montée de l'extrême-droite et son accession au pouvoir se sont toujours traduits par de gigantesques régressions sociales et des violences politiques et raciales douloureuses.

Le mirage social du FN est entretenu par un discours vaguement protectionniste, relayé par des médias dont les propriétaires, de grands groupes économiques (Bouyghes, Lagardère,...), ont tout intérêt à orienter la colère populaire, en ces temps de crise du capitalisme, vers un courant politique avec qui ils n'ont pas de profonds désaccords.

Comme dans les années 30, l'extrême-droite surfe sur un discours nationaliste et vaguement social pour attirer les voix des travailleurs. Elle joue le repli individuel et la peur du déclassement social pour orienter la colère des travailleurs vers une frange minoritaire de la population, hier les juifs, aujourd'hui les immigrés. Elle détourne l'attention de ses électeurs des responsabilités du système capitaliste dans la crise, des vrais profiteurs qui habitent loin des quartiers populaires, et divise le peuple au lieu de le rassembler.

Retenons les leçons de l'Histoire ! Comme en 1934, quand l'extrême-droite française tenta un coup d'état, unissons-nous pour un nouveau Front populaire du 21ème siècle !

C'est ensemble, ouvriers, employés et cadres, paysans et artisans, du public comme du privé, et français comme immigrés, que nous réussirons à inverser le cours de l'Histoire et à redonner à notre France ce caractère fraternel qu'elle avait il y a quelques décennies !

Rien d'impossible à cela ! En 1947, au sortir de la guerre dans une France en ruines, le Conseil National de la Résistance a créé les bases de la France moderne, avec ses services publics, sa Sécu et son industrie.

Dans une France riche comme celle de 2011, un renouveau de la République est possible !

Dans ce combat entre le peuple et une minorité de profiteurs, l'extrême-droite et le capital sont dans le même camp ; les travailleurs dans un autre.

Ne nous trompons pas de camp !

FN-Manifestation-paris-2010.jpg

FN : un parti qui attire des vieux effrayés par le monde moderne...

FN_Salut-nazi_25_mars_2011.jpg

 

... et des nostalgiques du Troisième Reich

(ici, à gauche, le Conseiller régional FN Alexandre Gabriac, membre du Comité central du FN, le 25 mars 2001,

exclu depuis la publication de cette photo)

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 10:01

La concurrence et la libéralisation des marchés devaient faire chuter les prix et améliorer les services aux consommateurs, selon les partisans du libéralisme et des privatisations. La réalité est toute autre.

En plein hiver, une nouvelle hausse des tarifs du gaz affecte des millions de foyers à qui on avait fait miroiter le faible coût de cette énergie. Entre temps, la libéralisation du marché et la privatisation de Gaz de France, fusionné avec Suez, sont passés par là.

Le gouvernement a choisi la date du 13 décembre, journée d’action des salariés «contre l’austérité et pour les revendications», pour annoncer la hausse de 4,4 % des tarifs réglementés du gaz, mesure qui va peser encore lourdement sur le pouvoir d’achat des français, quand la part de l’énergie, ce bien indispensable, prend de plus en plus de place dans les dépenses des ménages. Cette hausse fait suite à d'autres qui ont fait monter les tarifs du gaz de 20 % en à peine deux ans.
Et ce n’est pas l’augmentation de la réduction forfaitaire pour les foyers démunis, au maximum 14 euros, qui va compenser cette hausse et réduire la précarité énergétique des 1,5 à 2 millions des foyers éligibles au tarif social.
Rappelons que c’est au nom de l’application de la concurrence que le Conseil d’État avait suspendu la mesure gouvernementale de gel des tarifs gaz !
Preuve est une nouvelle fois faite aujourd’hui que la concurrence dans l’énergie, en place depuis 2007 pour les particuliers, ne fait pas baisser les prix.
Le gouvernement a enfin décidé de revoir la formule d’indexation des prix du gaz pour mieux traduire les coûts réels d’approvisionnement. La hausse aurait dû être de 10% selon l’ancienne formule tarifaire ; elle est ramenée à 4,4%. Le gouvernement reconnaît ainsi que la formule utilisée jusqu’ici donnait des tarifs supérieurs aux coûts réels d’approvisionnement de GDF Suez.
S’il le fallait encore, preuve est faite avec ces 5 points d’écart, que les consommateurs ont payé trop cher leur gaz ces dernières années, au profit des actionnaires de GDF Suez dont l’Etat détient 34% ! 

On pourrait multiplier les exemples, comme dans la téléphonie mobile où trois opérateurs se partagent un immense gâteau. L'arrivée d'un quatrième opérateur, qui annonce des prix moitié moins élevés, tend à prouver que les trois autres se sont gavés sur notre dos pendant des années.

Et s'il n'y avait eu qu'un opérateur public de téléphonie mobile ? Quels en auraient été les tarifs ? Avec le souci du service public, de la qualité et de la fiabilité sans recherche de dividendes à distribuer à ses actionnaires, les tarifs d'un opérateur public auraient possiblement été bien plus bas que ceux que pratiquent les opérateurs privés.

Il en est de même avec les banques et les assurances, dont les associations d'usagers dénoncent l'opacité des tarifs et à qui on reproche d'être à l'origine de la crise actuelle, notamment les banques avec leurs placements douteux.

Rappelons nous que Société Générale, BNP, Paribas, Crédit lyonnais,... toutes ces naques étaient dans le giron public avant d'être privatisées par les gouvernements successifs, de droite ou socialistes. De même pour les assurances GAN et AGF.

L'ouverture à la concurrence comme les privatisations ne servent pas les consommateurs. Elles ne servent pas non plus les salariés qui perdent leur statut public et de nombreux avantages sociaux.

Concurrence et privatisations servent avant tout l'intérêt de ceux qui détiennent d'importants capitaux et qui investissent cet argent sur ces nouveaux marchés pour dégager, évidemment, de substantiels bénéfices.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 10:10

Pour la première fois en deux ans, l'emploi industriel a connu une forte baisse de 10 000 emplois en un trimestre.

L'Europe se débat dans une crise qui tient d'abord au modèle économique libéral qu'elle a choisi. De plus en plus d'économistes et de responsables politiques reconnaissent plus ou moins clairement que l'euro, la monnaie unique, est condamné et que même l'avenir de l'Union européenne est menacé.

Nos médias relaient avec application les messages encourageants de l'Elysée et de Matignon dans leurs tentatives médiatisées de sortir l'Europe de la crise.

Sauf que nos chefs d'état européens sont des pompiers pyromanes : ils tentent d'arrêter un incendie qu'ils ont eux-mêmes allumés en jetant de l'huile sur le feu ! L'expérience prouve que l'incendie n'est pas près de s'éteindre !

Pour allumer le feu de la crise, nos gouvernements successifs, depuis trente ans, ont cedé traités après accords européens, toutes les manettes de notre économie et de notre souveraineté nationale à des organes supranationaux sur lesquels les peuples ont peu ou pas du tout de contrôle : Union Européenne, Banque Centrale Européenne, OTAN,...

C'est ainsi qu'entre le traité de Maastricht et le traité de Lisbonne, la France a cédé le contrôle sur sa monnaie, donc sur son inflation et sur la compétitivité de son économie, à une usine à gaz alliant une monnaie supranationale et une Banque Centrale Européenne qui ne fonctionnent pas dans l'intérêt des peuples mais dans celui des marchés.

Rien de surprenant désormais que le seul leitmotiv de nos gouvernants soit de rassurer les marchés et de conserver une bonne note auprès d'agences de notation dont tout le monde se foutait il y a à peine trois ans !

Cette obsession des gouvernements à satisfaire aux critères des marchés financiers, c'est exactement l'attitude de soumission des esclaves auprès de leurs maîtres. C'est à qui sera le plus servil.

Le souci pour nous qui faisons parti de cette immense majorité de français vivant de leurs seuls revenus du travail, c'est qu'il y a incompatibilité entre cette soumission aux lois du marché et la satisfaction des besoins des travailleurs.

Il n'y a qu'un gâteau, très grand le gâteau, peut-être, mais la part que prennent les marchés financiers pour une poignée de parasites très très riches, devient tellement grosse qu'il ne reste plus grand chose pour les autres.

Cela se traduit par des investissements productifs en baisse, par une course à la rentabilité qui amène des blocages de salaires, des licenciements et des délocalisation, par des budgets sociaux en baisse, par une dégradation des services publics pour concentrer les moyens de l'Etat vers les cadeaux fiscaux aux nantis, etc.

C'est l'URSAFF qui révèle le chiffre de l'emploi industriel pour le troisième trimestre 2011 : 10 000 emplois ont été perdus dans le secteur industriel ! Un record depuis deux ans.

Au delà des beaux discours de Sarkozy et de ses ministres sur la nécessaire "réindustrialisation" du pays, les actes de ce gouvernement montrent au contraire qu'ils poursuivent leur travail de protection des crimes économiques menés par les grands groupes industriels pour le compte de leurs actionnaires.

On se souvient des moulinets de Bruno Le Maire pour sauver Glaxo à Evreux et le résultat nul de ses actions.

Aujourd'hui, ce sont les salariés de M-real à Alizay qui se battent contre un système qui sacrifie une entreprise rentable et ses salariés pour protéger les parts de marché d'un groupe industriel, finlandais dans le cas présent.

Et encore une fois, on retrouve le ministre sarkozyste et leader de la droite haut-normande, Bruno Le Maire, qui fait des déclarations vengeresses sur ce dossier, accompagné (pour changer) de son compère Eric Besson, ministre de l'industrie.

Les communistes eurois maintiennent la pression sur le gouvernement et la Préfecture, autour de Gaëtan Levitre, maire d'Alizay et conseiller général, et et de Jean-Luc Lecomte, maire-adjoint de Vernon et conseiller régional.

Jeudi dernier, Gaëtan Levitre a proposé en session du Conseil général une motion exigeant de l'Etat l'expropriation de la papeterie pour la revendre à l'un des repreneurs potentiels.

Avec l'aide des députés communistes, une proposition de loi facilitant cette expropriation dans l'intérêt général est présentée à l'Assemblée nationale.

Avec l'appui des salariés et le travail des députés communistes, peut-être ce gouvernement et ses ministres devront enfin tenir compte des besoins vitaux des salariés en emplois stables et arrêter leurs discours pour passer aux actes ?

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 10:04

Le magazine suisse "Bilan" dresse un inventaire non exhaustif des 300 plus riches exilés fiscaux installés en Suisse. Et notamment les 44 Français... Les classiques Wertheimer, Castel ou Rothschild, mais aussi ceux qui viennent de passer la frontière

 Par ici la sortie ! Les grosses fortunes quittent à nouveau la France. C'est la conclusion de l'étude que vient de publier le magazine économique de suisse romande, Bilan, sur la présence des exilés fiscaux en Suisse, et intitulée "Les 300 plus riches de Suisse". Le magazine, qui publie cette enquête chaque année depuis douze ans, ne mesure pas le flux d'entrants, mais affirme que sur les 300 plus grosses fortunes résidant en Suisse, comptabilisées avec un patrimoine d'au moins 100 millions de francs suisses (81,5 millions d'euros), il y a aujourd'hui 44 exilés français pour un patrimoine total de 36,5 milliards de francs suisses, soit un peu moins de 30 milliards d'euros. Il y a dix ans, on en comptait dix-sept. Et sur ces quarante-quatre, on compte treize milliardaires en francs suisses.
Secret et discrétion
Le classement du magazine n'est pas exhaustif. Sa rédaction estime qu'en réalité le nombre total de personnes, toutes nationalités confondues, disposant d'une fortune supérieure à 100 millions de francs suisses dépasse le millier, soit plus de trois fois les fortunes identifiées. Secret et discrétion restent donc la règle. L'évaluation des fortunes, très impactée par les cours de Bourse, marque donc un recul par rapport à 2010, recul qui serait très net si l'opération de mise en Bourse de Glencore n'avait artificiellement boosté l'évaluation globale. "Alors que le montant de la fortune totale stagne autour de 544 milliards, le nombre de milliardaires progresse pour atteindre 140 familles, contre 135 en 2010, signe que les plus riches des plus riches s'en sortent globalement mieux que les autres" conclut le magazine.
Parmi ceux-ci, on compte chez les Français, la famille Wertheimer, propriétaire de Chanel, mais aussi les familles Castel (vins), Primat (héritier Schlumberger), et Benjamin de Rothschild (Compagnie financière Edmond de Rothschild), toutes quatre basées à Genève et dotées d'un patrimoine supérieures à 2 milliards de francs suisses (1,63 milliards d'euros), jusqu'à 4 à 5 milliards, estime le magazine, pour les familles Wertheimer et Castel (voir le détail de chaque famille dans le tableau ci-dessous).
Nouveaux entrants dans la famille des "trois cents"
Si ces grandes familles du capitalisme français avaient quitté la France depuis longtemps, l'intérêt de l'enquête menée par le magazine Bilan réside dans l'identification de nouveaux entrants dans la liste des 300. Une entrée qui ne signifie pas nécessairement qu'ils viennent de passer la frontière, car ils peuvent être résidents suisses depuis dix ans et n'avoir été identifiés que récemment par le magazine. Ainsi en est-il de la famille de Nicolas Puech, qui a fait parler d'elle en se désolidarisant du reste de la famille Hermès lors de l'entrée par surprise de LVMH au capital de la maison de luxe, des frères Zorbibe qui ont vendu il y a longtemps Lancel au groupe Richemont, ou encore des frères Gabriel et Raphaël Harari, qui ont cédé en 2007 leur laboratoire pharmaceutique Negma à un génériqueur indien.
Ceux qui ont passé la frontière...
En revanche, d'autres sont bien arrivés récemment en Suisse, comme le français Denis Dumont, qui a fait fortune en créant et rachetant des enseignes de produits frais de qualité à prix discount, via son enseigne Grand Frais, ou Bruno Moineville, actionnaire aux côtés de Patrick Drahi et du fonds Cinven de Numericable, et arrivé discrètement à Vaud il y a près de trois ans.
Au secours, la gauche revient !
Si le flux s'accélère nettement depuis dix-huit mois, c'est en raison de la suppression du bouclier fiscal, que l'on voit venir depuis 2010, et de la perspective de voir revenir la gauche au pouvoir lors des élections de 2012 : "comme en 1981, la crainte de l'élection d'un président de gauche en France qui va devoir accroître la pression fiscale sur les plus riches pour satisfaire son électorat, incite nombre de Français à organiser leur sortie de France avant même l'élection", affirme, après moults entretiens avec les intéressés, le rédacteur en chef du magazine Bilan, Stéphane Benoît-Godet.
Fraude fiscale : Découvrez la liste des 44 plus grandes fortunes françaises exilées en Suisse
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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 09:38

En 1986, la droite, de retour au pouvoir après 5 ans d’absence, est bien déterminée à libéraliser le système d’Enseignement Supérieur

Ni pardon, ni oubli : 25e anniversaire de l’assassinat de Malik Oussekine
Autonomie des Universités pour les diplômes et les frais d’inscription, sélection à l’entrée, universités à deux vitesses, très rapidement, les étudiants se mettent en mouvement contre une réforme dont nous connaissons bien les conséquences aujourd’hui.
Cette mobilisation étudiante dut faire face à une répression policière d’une violence inouïe. Sous le Ministère de Charles Pasqua, les voltigeurs, équipes de deux policiers à moto, l’un conduisant, l’autre armé d’une matraque, sont chargés d’isoler une partie des manifestants et de les passer à tabac. A chaque manifestation ses dizaines d’étudiants blessés, pourchassés par les voltigeurs qui ont pour ordre de "nettoyer" les rues.
Le 6 décembre 1986, après une manifestation, des étudiants occupaient la Sorbonne. L’université est évacuée dans le calme, mais quelques étudiants tentent d’élever une barricade à l’angle de la rue Monsieur-le-Prince et de la rue de Vaugirard dans le 6e arrondissement de Paris. Immédiatement, une équipe de voltigeurs motocyclistes est envoyée sur place. En arrivant dans le Quartier latin,ils prennent en chasse les jeunes présumés « casseurs » qu’ils croisent.
Minuit. Malik Oussekine, sortait de son club de jazz. Il est minuit. Des voltigeurs le remarquent et se lancent à sa poursuite. Malik Oussekine court, il croise un homme qui rentre chez lui et qui laisse l’étudiant entrer dans le hall de son immeuble. Les policiers qui l’ont suivi entrent à leur tour. Malik Oussekine perdra la vie à l’hôpital où il est transporté, suite aux nombreux coups reçus, dans le ventre et dans le dos. Deux jours plus tard, des suites de la mobilisation contre cette répression, le projet de loi est retiré, la brigade des voltigeurs dissoute, et le Ministre Devaquet contraint à la démission. Ce mouvement étudiant d’une force comparable à celui de mai 68 aura aussi fait face à la naissance de groupuscules d’extrême-droite, dont le Groupe Union Défense (GUD) qui se fera connaître par ses actions (passages à tabacs, lancers de coktails Molotov...) visant à terroriser les étudiants mobilisés.
En ce triste jour du 25e anniversaire de Malik Oussekine, ni pardon ni oubli ! Pas de pardon pour les gouvernants d’alors qui ont soutenu jusqu’au bout l’action des voltigeurs. Pas d’oubli de cette réforme que la classe dirigeante avait échoué à mettre en place, mais dont nous subissons au quotidien les effets dans l’Université de la LRU. Les étudiants communistes commémorent la mort de cet étudiant pour affirmer leur détermination à lutter pour une Université au service de notre émancipation et de nos besoins sociaux.

Commentaire :
Un rappel historique nécessaire alors que notre pays s'arroge en donneur de leçons partout dans le Monde sur les questions démocratiques. Les 50 000 morts des bombardements français et anglais en Libye et leurs familles peuvent nous remercier de nos "leçons" ! Les responsables de l'assassinat de Malik sont toujours libres : pas de BHL pour défendre sa mémoire ! Pas assez glorieux ?
La mobilisation de 1986 s'était inscrite dans la durée et avait gagné les lycéens qui, comme moi, voyaient se refermer les portes des études supérieures si la loi Devaquet passait.
Les mouvements étudiants se sont succédés par la suite, notamment en 1992 avec le projet de loi Bayrou, du nom de l'actuel candidat du Modem, centriste dans le discours mais à droite dans les actes !
C'est ensuite en 1995, juste avant la grande grève contre la réforme Juppé - Chirac des retraites, puis en 2006, contre le Contrat Première Embauche, que se feront ensuite les grandes mobilisations étudiantes, vainqueure contre le gouvernement de droite de l'époque.
Pour ceux qui, comme moi, ont pleuré la mort de Malik Oussékine en 1986, ce devoir de mémoire, effectué par l'Union des Etudiants Communistes, est nécessaire.
Solidaire
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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 10:53

Quand un maçon planque 100 000 euros au FISC, il est condamné à un an de prison ferme. Quand une milliardaire escamote 100 millions, elle est simplement invitée à rembourser... et pis c'est tout.

La semaine dernière, une info n'a pas fait la une des journaux.

Jusqu'à l'année dernière, Liliane Bettencourt dissimulait plus de 100 millions d'euros en Suisse (ce paradis fiscal qui "n'existe plus" dixit notre Robin des Lois national). Mais "en France, la loi est ainsi faite que la justice ne peut sanctionner les auteurs de fraude fiscale que si elle est saisie par la Direction générale des finances publiques. Ce qui laisse au pouvoir politique le soin de décider en dernier ressort qui sera traduit ou pas devant un tribunal" nous informe Sud-Ouest. Et, continue le journal, "bien qu'ayant dissimulé en Suisse plus de 100 millions d'euros depuis 2004, Liliane Bettencourt, la femme la plus riche de l'Hexagone, est assurée de l'impunité" car "le fisc n'engagera pas de poursuites pénales"...

100 millions d'euros... l'estimation est basse car il semblerait que d'importants mouvements aient eu lieu juste avant la repentance. Mais on n'en saura pas plus. Les héritiers se sont excusés, ils ont promis de rembourser (moyennant quelques amendes, parait-il) et ont juré qu'ils ne recommenceraient plus. Il n'en fallait pas plus pour combler l'administration fiscale (et politique) qui a donc décidé de ne pas s'aventurer sur le terrain judiciaire.

La (dure) lutte contre la fraude...

Début septembre 2011, "un maçon a été condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc à un an de prison ferme pour une fraude fiscale touchant à la TVA. L’administration fiscale, qui n’a jamais réussi à entrer en contact avec le chef d’entreprise qui a exercé à Saint-Brieuc, lui reproche de ne pas avoir versé 85 000 € de TVA" nous apprend Ouest-France. Et, le 24 novembre 2011, le Telegramme nous informe qu'un "maçon turc [qui] avait minoré son chiffre d'affaires pour limiter le montant de ses charges [...] a été condamné hier à 30 mois de prison, dont un an ferme, pour fraude fiscale". Le détournement était estimé à plus de 130.000 euros.

Mais ils n'avaient sûrement pas pensé à promettre qu'ils ne recommenceraient plus... les maçons.


Commentaire :

Liliane Bettencourt n'est qu'un exemple de la mansuétude dont bénéficient les riches contribuables fraudeurs lorsque ceux-ci acceptent de rendre une partie de l'impôt qu'ils ont fraudé.

Une mansuétude dont ne bénéficient pas les petits artisans, cet article le montre, mais une mansuétude dont ne bénéficient pas non plus les salariés : rien qu'un retard de 24 heures vous vaut une pénalité de 10 % sur vos impôts !

Cette question de la fraude aux impôts rejoint la question de la fraude à la Sécu.

La campagne de propagande du gouvernement, relayée par les médias, pour "dénoncer" les salariés qui fraudent la Sécu est encore fraîche. Or, sur 20 milliards d'euros de fraudes à la Sécu, 16 milliards sont dus aux entreprises et, sur les 4 milliards restants, l'essentiel vient des hôpitaux (relireSécu : les plus gros fraudeurs, ce sont les patrons !  )

Impôts ou Sécu, la fermeté de l'Etat est variable selon la classe sociale. Dans ce régime capitaliste, il vaut mieux, bien entendu, faire partie des classes supérieures de la bourgeoisie qu'être un simple salarié, du privé ou du public, ou un petit artisan ou commerçant.

"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" : Jean de la Fontaine 

Solidaire

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 09:38

De 3 à 4 % avant l'été, le candidat soutenu par le Parti communiste est passé à 5 % puis 6 % pour évoluer désormais entre 7 et 8 % dans les sondages.

Comme vous le savez, Jean-Luc Mélenchon sera le candidat du Front de Gauche aux Présidentielles d'avril et mai prochain selon le vote majoritaire des communistes en juin dernier.

Ecartez des médias, les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche tentent de percer le consensus politique qui tente de réduire le débat entre deux variantes de l'austérité, une austérité dure avec Sarkozy et une austérité plus sociale avec Hollande, avec une candidature d'extrême-droite de Marine Le Pen qui sert à canaliser la colère populaire sans menacer le système capitaliste lui-même.

Malgré tout, les quelques percées médiatiques du candidat Mélenchon, du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, ou des communistes lors de leurs initiatives locales viennent renforcer le travail au quotidien des militants communistes, sur leur lieu de travail, dans leurs communes ou aux portes d'autres entreprises.

C'est le cas, dans l'Eure, avec les luttes emblématiques autour de l'emploi menées par les communistes de Pont-de-l'Arche et Gaëtan Levitre sur M-real, des communistes de Gisors et de Marcel Larmanou sur Organon - MSD, des communistes de l'Andelle et de Daniel Bellavoine sur Sealynx, mais aussi, c'est le cas avec les communistes d'Evreux et de Thierry Desfresnes contre les impôts nouveaux à Evreux.

La chappe de plomb est toujours là mais l'idée que la crise et l'austérité ne sont pas des fatalités fait son chemin dans les esprits et un nombre croissant de français soutient le candidat du Front de Gauche.

Il est possible de faire autrement à condition de refuser la tutelle des marchés financiers !

Il est possible de relancer les salaires et l'emploi à condition de retrouver les ressources financières de l'Etat que la droite a volontairement abandonné en multipliant les cadeaux financiers aux entreprises et aux classes les plus aisées de ce pays !

Ce mouvement d'opinion vers une gauche combative, une gauche de transformation sociale, doit être amplifié d'ici aux élections présidentielles et, par la suite, jusqu'aux élections législatives.

Ce mouvement doit aussi prendre son quotidien en main, contribué lui-même à cette  dynamique populaire, et transformer ce Front de Gauche en un véritable Front Populaire. Pour cela, il faut sortir de la logique des urnes et contribuer au développement d'un mouvement social fort, opposé aux politiques d'austérité que veulent nous imposer les partis des beaux quartiers et des classes aisées.

Ces bons résultats de Jean-Luc Mélenchon doivent nous encourager à poursuivre notre oeuvre politique pour que les travailleurs reprennent confiance en leur force collective, en leur possibilté d'inverser les choix politiques actuelles.

Alors, après 3, après 5, après 8, il y a 10, il y a 12 % et, pourquoi pas, plus ?

Melenchon---Laurent.jpg

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