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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 09:57

C'est le dernier gadget politique en date : faut-il ou non punir les clients des prostitués ? Pendant ce temps, l'avenir économique des 300 millions d'européens se joue entre quelques chefs d'état et les marchés financiers.

Il est des députés qui savent où sont les priorités du moment.

Ainsi, Danielle Bousquet, députée socialiste, propose une loi pour punir de fortes amendes et de prison les clients des prostitué(e)s. Et, du coup, le sujet fait du buzz un peu partout dans les médias.

Au moment où les peuples européens se débattent dans une crise économique dont leurs élites sont responsables et alors que le tandem Merkel-Sarkozy s'apprête à entériner une importante réforme de  l'Europe qui imposerait l'austérité pour toujours aux peuples du continent, il se trouve une socialiste pour considérer judicieux de lancer un débat sur la légalité de la prostitution. On croit rêver ?

S'agit-il de quelqu'un que Lénine aurait qualifié "d'idiot utile" du capitalisme ? L'approche des élections est un moment tentant pour faire parler de soi quand on n'a été qu'un obscure député pendant son mandat.

Ou est-ce volontairement un écran de fumée pour éviter un débat public sur l'intérêt d'une telle réforme de l'Europe, voire même sur sa légalité ?

On sait que nombre de socialistes sont favorables au fédéralisme européen et à la fameuse règle d'or qui imposerait l'austérité permanente aux gouvernements donc aux peuples. François Hollande lui-même a déjà annoncé qu'il mènerait une politique d'austérité s'il était élu. On se souvient également du soutien du Parti socialiste au Traité de Maastricht en 1992, celui qui imposa l'Euro, et au Traité Constitutionnel Européen, en 2005.

Cacher la misère sexuelle de ce pays

Quoi qu'il en soit, même si nous ne soutenons pas, loin de là, la prostitution, il s'agit d'un sujet autrement plus compliqué à gérer qu'en punissant simplement les clients. Les lois qui condamnent le racolage ont déjà entrainé beaucoup de prostitué(e)s à pratiquer leur activité plus clandestinement, les rendant plus vulnérables aux agressions, aux proxénètes, et compliquant les mesures d'hygiène et les contacts avec les associations qui les suivent. Pour beaucoup, cette loi entrainerait un peu plus la prostitution dans la clandestinité, marginalisant celles et ceux qui la pratiquent.

Il n'y a certainement pas de solutions miraculeuses pour régler cette question autour d'un "métier" que l'on peut probablement cataloguer dans les plus vieux du monde (Chasseur et paysan viennent certainement en premier !). D'ailleurs, aucune société n'a jamais réussi à éradiquer cette activité. Et je n'ai pas non plus de solution.

Une piste serait peut-être de lutter contre ces réseaux mafieux qui font du trafic d'êtres humains comme d'autres font du trafic de drogues ou du trafic d'armes ? La marchandisation de l'économie concerne aussi les humains : le capitalisme met bien les salariés en concurrence.

En tout cas, pousser à la clandestinité ne supprimera pas la prostitution et compliquera sa prévention.

Exploitation sexuelle contre exploitation capitaliste

Mais, plutôt qu'en faire des tonnes sur des sujets marginaux, nos députés n'ont-ils rien de mieux à faire en ces temps de crise du capitalisme ?

Car, c'est bien la crise du capitalisme qui est la cause des soucis principaux de nos compatriotes : emploi, pouvoir d'achat, avenir de leurs enfants, retraite,...

Nous n'avons de cesse, sur ce blog, de démontrer que cette crise et la dette dont on nous rabat les oreilles depuis des mois sont des constructions artificielles, bâties par des décennies d'allègements fiscaux au bénéfice des grosses entreprises et des plus riches, et qui servent d'arguments à des coupes sombres dans les salaires et les acquis sociaux des travailleurs pour enrichir un peu plus les actionnaires des grosses entreprises et les plus riches.

Les aveux arrachés à nos chefs d'Etats, Sarkozy et Obama en tête, sur la responsabilité des marchés financiers dans l'explosion de la crise, en 2008, sont oubliés, tout comme les promesses de moralisation du capitalisme.

Au contraire, ces discours sur la nécessité de rassurer les marchés et de conserver notre note triple A auprès d'agences de notation affiliées à ces marchés financiers, tout cela prouve à quel point nos gouvernements occidentaux sont soumis aux règles du capitalisme et à ceux qui en bénéficient.

Pas surprenant, dans ce contexte, qu'il n'existe toujours pas de loi pour punir ceux qui provoquent des catastrophes économiques, en pillant volontairement une entreprise, en la délocalisant pour augmenter les dividendes des actionnaires ou en spéculant sur les denrées alimentaires ou énergétiques, au risque de mettre en danger des millions de citoyens, comme lors des émeutes de la faim au début des années 2000.

Ainsi, il n'y a pas de loi qui permette à l'Etat, à une collectivité ou à des salariés de reprendre en main une entreprise dont les propriétaires refusent la vente. Ce droit d'expropriation serait bien utile pour les salariés de la papèterie M-real d'Alizay, qui tentent toujours de sauver leur usine, rentable et qui a un repreneur, et les 700 emplois qui en dépendent.

Les députés communistes ont déposé une loi en ce sens. Curieusement, elle fait moins le buzz que celle contre la prostitution. Les journalistes préfèrent parler des putes que des salariés, question de valeur.

De la même façon, les médias nous présentent l'austérité et la réforme de l'Europe comme des fatalités, des remèdes de cheval, des purges nécessaires pour sauver l'euro et l'Europe, donc les les peuples. Sans débat, sans vote des français certainement. La France est en guerre économique, une guerre contre son propre peuple.

C'est là que trouve tout le sens du titre de cet article : "Une loi contre les clients des prostitués mais toujours rien contre les patrons-voyous !"

De gauche comme de droite, il se trouvera toujours des élus ou des ministres pour surfer sur l'émotion d'un fait divers et proposer une nouvelle loi sensée protéger encore mieux le citoyen, ou bien pour sortir du chapeau un sujet polémique et voyeuriste, comme la prostitution, afin de faire parler de lui.

Par contre, à gauche comme à droite, il ne reste pas grand monde pour offrir au peuple d'autres perspectives qu'un avenir maussade et misérable.

Les russes, ce dimanche, ont montré qu'ils ouvraient les yeux sur vingt ans de mensonge au sujet du capitalisme et ont donné, malgré les bourrages d'urnes et les campagnes d'intimidation, un important soutien aux communistes.

Croire que l'on peut faire mieux sans changer profondément les règles de fonctionnement de cette société, donc sans s'attaquer aux dogmes libéraux, c'est du charlatanisme.

Aujourd'hui comme hier, les seuls qui prônent un changement de fond des règles de la société, ce sont les communistes. Comme en 1992 et en 2005, nous nous opposerons à cette construction européenne qui nie les droits des peuples à disposer de leur destin et qui donne tout pouvoir aux marchés, aux capitalistes.

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 10:32

Selon notre bon ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, 200 000 étrangers nous envahiraient tous les ans. Et si ça continue, va falloir que ça cesse !

Claude Guéant étrangers

C'est une interviouve comme on les aime. Dimanche, Claude Guéant était l'invité de l'émission Le Grand rendez-vous Europe 1/I-télé/Le Parisien.

Morceaux choisis : "Nous acceptons sur notre sol chaque année 200.000 étrangers en situation régulière. C'est l'équivalent d'une ville comme Rennes, c'est deux fois Perpignan". Brrhh, ça fait peur ! "Moi aussi je trouve que c'est trop", a-t-il ensuite expliqué, validant du même coup le point de vue de Marine Le Pen. Avant de rappeler son objectif de diminuer ce chiffre de 10% en un an... "et nous allons tenir cet objectif", a-t-il ajouté à l'attention des quelques mécréants qui pourraient émettre l'hypothèse (saugrenue bien évidemment) que ce gouvernement ne tient pas ses promesses...

"Les statistiques, je n'y crois que lorsque je les ai moi-même falsifiées" disait Churchill...

1/ En 2009, selon les chiffres des services de Môssieur Guéant, 187 000 premiers titres de séjour ont été attribués. Contre 184 000 en 2008 et 172 000 en 2007. Et, à en croire notre sinistre ministre, 200 000 en 2011 ? Mais c'est une véritable hémorragie, citoyens ! Sous la présidence Sarkozy (d'origine hongroise et marié à une Italienne, faut-il le rappeler), les hordes d'étrangers s'abattent sur la France comme des nuées de criquets ! Aux armes...

Et Guéant est tellement génial qu'il propose de réduire ce chiffre à (200 000 - 10% =) 180 000... soit à peine mieux qu'en 2009 et surtout... 5% au-dessus du chiffre de 2007 ! De la belle ouvrage.

Guéant 200 000 immigrés

2/ Mais rassurez-vous, bonnes gens, car ces chiffres n'ont absolument aucune signification (*). Ils cumulent les tennismen sud-américains qui demandent un visa pour venir taper dans la balle à Rolland-Garros, les étudiants australiens qui débarquent pour faire un stage de 3 mois... et d'autres qui, eux, déboulent dans notre beau pays pour y rester un bout de temps... certes.

3/ Et donc... ? Et donc, c'est du grand n'importe quoi. Pour se faire une idée, c'est le nombre de titres de séjour en cours de validité qu'il faut étudier. Et là, surprise ! Fin 2006, les grand méchants étrangers en situation régulière se comptaient au nombre de 3 083 000. Fin 2007, ils n'étaient plus que 3 003 000 pour rebondir à 3 005 000 l'année d'après. Ce qui signifie simplement que lorsque des étrangers entrent en France, il y en a au moins autant qui en sortent, à quelques passeports près. Au pire, entre 2007 et 2008, on pourrait dire que le nombre d'étrangers en situation légale s'est accru de l'équivalent de la moitié des habitants de.... Lamotte-Beuvron ! Moins lyrique que Rennes ou Perpignan...

Guéant 200 000 immigrés

Et bientôt un ministère du tourisme et de l'identité nationale ?

(* Mise à jour 29/11/2011 09h30 : Les visas touristiques ne sont pas pris en compte dans ces chiffres, contrairement à ce qui était indiqué dans la première mouture)

Article pompé sur le site "les mots ont un sens"

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 10:23

De nombreux commentateurs critiquent les discours récents de Sarkozy, notamment celui d'hier à Toulon. C'est que le candidat-président annonce des changements importants au niveau européen. Va t-il consulter les français ?

Il fut un temps où Nicolas Sarkozy voulait moraliser le capitalisme. Ce temps là est fini.

De peur d'une prise de conscience massive des peuples de l'aspect hautement criminel du capitalisme, les chefs d'état des grandes puissances du bloc capitaliste avaient entonné un discours hautement moralisateur et social au plus fort de la crise, en 2008. On allait voir ce qu'on allait voir ! Finie la spéculation acharnée ! Finis les traders ! Le capitalisme allait être moral. Il parait même qu'il allait être écolo ! ! C'était le temps du Grenelle de l'environnement et des sommets sur le réchauffement climatique.

La page est tournée. Les peuples se sont calmés et les gouvernements ont réussi à imposer à leurs peuples les factures du capitalisme "immoral". Les affaires ont repris. La spéculation aussi.

A ne gérer que le quotidien du système, sans le changer, les gouvernements européens, de droite comme sociaux-démocrates, n'ont fait que repousser la crise... en laissant l'ardoise monter.

Forcément, les peuples n'étant pas à l'origine de la crise du capitalisme, s'attaquer à eux, à leurs emplois et à leur pouvoir d'achat, ne pouvait pas constituer une réponse à la crise du système !

Aujourd'hui, le capitalisme est toujours en crise. Les Etats se sont endettés pour sauver les banques et les marchés spéculatifs : la dette est passée du secteur privé au secteur public mais elle est encore là !

La différence, c'est que les milieux financiers se sont ragaillardis avec tout cet argent public et que, puisque personne ne leur a demandé de comptes, ils se sont remis à spéculer. Sur les dettes publiques désormais et avec les conséquences que l'on connait pour des pays comme la Grèce, le Portugal ou l'Italie.

Tels des gamins inconscients, les marchés sèment le chaos puisque les adultes les laissent faire. Aujourd'hui, c'est la "maison commune", l'Union européenne, et son "argent", l'Euro, qui sont en danger.

C'est ce que reconnait enfin Nicolas Sarkozy pour qui "l'Europe peut être balayée par la crise si elle ne se ressaisit pas". Tout les beaux discours des europhiles libéraux sur la stabilité que nous apporterait l'Europe volent en éclat. Même Sarkozy reconnait l'échec du traité de Maastricht (1993) ! Un gage de sérieux pour les communistes qui ont été bien seuls à gauche à dénoncer ce traité en son temps !

Côté solutions, le problème de la droite, c'est qu'ils n'ont que le capitalisme à la bouche et la satisfaction de leur clientèle politique en tête. Du coup, notre cher candidat-président propose un "nouveau traité européen refondant et repensant toute l'organisation de l'Europe" avec "plus de discipline, plus de solidarité" et un "véritable gouvernement économique".

En clair, alors que ce qui plombe l'Europe, c'est le modèle capitaliste libéral, l'Euro et les politiques d'austérité, la droite française s'aligne sur la droite allemande et annonce une Europe encore plus centralisée, donc moins démocratique (avec son "gouvernement économique"), et où la rigueur budgétaire ("la discipline" de Sarkozy) serait le principe fondamental.

En clair, la logique des tenants du capitalisme se résume à : "Nous allons droit dans le mur. Accélérons !"

Que l'on ne compte pas sur cette Europe pour lever le petit doigt en cas de difficultés de l'un de ses membres ! Comme le dit Sarkozy, "Il doit être absolument clair que ce qui a été fait pour la Grèce, dans un contexte très particulier, ne se reproduira plus, qu'aucun Etat de la zone euro désormais ne sera mis en défaut" !

Nous voilà prévenus ! Cette Europe qu'appelle de ses voeux Sarkozy, pour le compte de la droite et des milieux d'affaire, se résumera à une agence comptable qui tapera sur les doigts des états qui voudront faire des investissements d'avenir, notamment sociaux, et qui, pour se faire, devront fatalement empruntés. Comme une famille qui achète une voiture ou une maison.

Cette Europe coffre-fort du capitalisme ne risque pas de raviver l'idéal européen que défendaient nos europhiles pour tromper les peuples !

La question subsidiaire est de savoir si le peuple français va être consulté ?

Malgré un vote largement majoritaire du peuple souverain contre le Traité Constitutionnel Européen en 2005, Sarkozy et la classe politique europhile se sont assis sur notre avis pour signer dès 2007 un Traité de Lisbonne dont on mesure tout juste les effets néfastes. Qu'est-ce qui amènerait les mêmes personnes à écouter ce que pensent les français cette fois-ci ?

Ce qui est sûr, c'est que pour changer de politique et pour tourner le dos aux politiques libérales d'intégration européenne des Maastricht et Lisbonne, le mieux est de se tourner vers ceux qui ont annoncé depuis le début (1992 !) les conséquences que l'on constate aujourd'hui, c'est à dire vers la gauche anticapitaliste, communistes en tête.

L'Europe des marchands et des marchés ne fait plus rêver personne. place à l'Europe des peuples et des coopérations !

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 11:24

Alors que les profits flambent et que l'indicateur de richesse en France (PIB) continue de monter, le chômage ne cesse d'augmenter et les prélèvements sur les travailleurs sont toujours plus importants.

Un mauvais gag qui a été pris au premier degré, c'est ce que l'on pourrait dire du slogan de campagne de Sarkozy en 2007 : "travailler plus pour gagner plus" ! Des millions de travailleurs se sont laissés abusés par celui qui ne représente que les puissances d'argent, comme le prouveront toutes les décisions qu'il a prises depuis son élections, depuis le bouclier fiscal jusqu'à l'assouplissement de l'ISF en passant par la suppression de la Taxe Professionnelle et les différentes mesures de casse de la Sécu et du Code du Travail.

A quelques mois du scrutin présidentiel, il semblerait que la droite se hâte d'accélérer ses mesures antisociales. A t-elle peur de perdre les élections et de ne pas pouvoir finir son sale travail ?...

Ainsi, en quelques semaines, le gouvernement et sa majorité parlementaire ont imposé une cascade de mesures financières qui pénalisent les salariés et les chômeurs : hausse des taxes sur les mutuelles, hausse du taux de TVA "réduite" (de 5,5 % à 7 %), hausse limitée des allocations sociales de 1 % en 2012 (contre 2,3 % d'inflation), recul de l'âge de départ en retraite,...

Et, pour la route, le dernier en date : le gel du barême de l'Impôt sur le Revenu. Cette mesure fait évoluer les planchers de chaque tranche d'impôt selon l'évolution de l'înflation, pour tenir compte de l'évolution du coût de la vie qui grignote les revenus des travailleurs. Pour 2012 et 2013, la droite et le gouvernement ont supprimé cette mesure. Cela fera passer dans la tranche supérieur d'imposition des dizaines de milliers de travailleurs qui paieront collectivement 1,7 milliards d'impôts en plus en 2012 et 3,5 milliards d'impôts en plus en 2013 selon le gouvernement. Merci la droite !

Des familles jusque là non imposables vont devoir payer des impôts l'an prochain. Quand on pense que des milliardaires comme Bettencourt ne paient que 8 % d'impôts cumulés sur l'ensemble de leurs richesses grâce aux nombreuses niches fiscales, on comprend bien que le système fiscale français est taillé sur mesure pour les grandes fortunes et cherche désespérément à récupérer ce qu'il donne aux riches sur le dos des pauvres !...

Parallèlement à ces pertes de pouvoir d'achat des travailleurs,  le chômage et la précarité ne font qu'augmenter depuis 2008.

Le mois d'octobre aura été un terrible mois au niveau de l'emploi en France avec une hausse de 0,2 % du nombre de chômeurs. Ce sont 2,6 millions de chômeurs officiellement recensés que compte la France, 3,4 millions si on compte ceux qui recherchent un emploi mais ne sont pas comptabilisés par Pôle Emploi car momentanément occupées.

La droite cherche à se dédouaner de ces résultats piteux en invoquant la crise mondiale.

Qu'on nous explique donc pourquoi des pays comme la Chine ou les pays d'Amrique du sud ne sont pas affectés ? Peut-être parce que leurs gouvernements ne sont pas soumis aux lois des marchés financiers ?

La vérité, c'est que le capitalisme mondial a provoqué un effondrement financier de son propre système bancaire en 2008 et que ce sont les peuples, au travers des états, qui ont épongé les dettes de ces banques, provoquant une explosion des dettes publiques. La situation bancaire assénie, le capitalisme continue son oeuvre égoïste de course à la rentabilité à coups de baisse des droits sociaux, de délocalisations, de fermetures et concentrations d'usines.

Peu importe aux actionnaires et aux spéculateurs les conséquences sociales de leurs actes ! Hier, alors qu'étaient publiés les chiffres du chômage en France, la Bourse de Paris a prix une hausse de plus de 4 % ! Ce sont des annonces sur les finances des banques qui permettent à la Bourse de prendre 12 % de valeur depuis vendredi.

Le capitalisme est désormais déconnecté des besoins des populations. Il ne sert plus que les intérêts d'une infime minorité de profiteurs, actionnaires et spéculateurs des grands groupes industriels et autres fonds financiers.

UMP et Nouveau Centre sont, en France, les contremaîtres de ce système, assurant l'application de règles et de lois qui servent les intérêts exclusifs de cette minorité de privilégiés.

En 2012, de nombreux travailleurs, ouvriers, employés, artisans ou paysans, se sont laissés convaincre par le discours volontaire de Sarkozy et des candidats de droite aux Législatives.

Le bilan de 4,5 ans de Sarkozy et de plus de 10 ans de gestion de droite doit servir de leçon à chacun.

En mai 2012, puis en juin, il sera temps de punir ceux qui ont été aux manettes du pays ces dernières années, qu'ils s'appellent Sarkozy, Villepin ou Morin aux Présidentielles, qu'ils s'appellent Bruno Le Maire, Franck Gilard ou Jean-Pierre Nicolas aux Législatives.

A leur place, inutile de voter pour des candidats qui tiennent un discours en apparence radicalement différent mais dont le programme et l'idéologie convergent avec les intérêts du patronat et des marchés financiers, comme le Front National.

En 2012, le peuple doit reprendre la main et choisir des candidats issus de ses rangs et dont l'Histoire à prouver qu'ils étaient toujours du côté des travailleurs, des plus faibles et de la Nation. En clair, vers les communistes et les candidats du Front de Gauche.

Mais, en attendant, il y aura la semaine d'action intersyndicale et, plus particulièrement, la journée du 15 décembre.

Inutile d'attendre le mois de mai et les élections pour exprimer son mécontentement politique, la mobilisation de chacun commence dans la rue ! Une mobilisation sociale forte influera sur l'ambiance des élections et sur l'équilibre des rapports de force en faveur des candidats qui défendent les intérêts des classes populaires.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 10:12

On ose à peine le croire ! Un projet de loi à l'étude à l'Assemblée Nationale vise à imposer un certificat d'obtention végétale sur les semences pour empêcher les paysans de semer leurs propres semences fermières ! C'est donner tout bonnement à quelques entreprises privées les clefs du monde vivant !

J'ai hésité ce matin. Deux sujets méritaient d'être abordés.

Les profits se chauffent au gaz

Le premier sujet concerne la décision du Conseil d'Etat d'annuler la décision gouvernementale d'imposer un blocage des tarifs du gaz par GDF-Suez pour 2012 (le temps de la campagne présidentielle, du moins). Cette annulation a été faite à la demande des concurrents de GDF-Suez qui voulaient augmenter leurs tarifs, eux.

Cette décision illustre de manière scandaleuse pour les usagers, la nocivité de cette concurrence libre et non faussée que l'on nous a tant vantée pour nous faire avaler la pilule de la privatisation de l'ancien opérateur public GDF. La privatisation et l'apparition d'entreprises privées concurrentes n'ont pas fait baisser les tarifs et n'ont pas permis une amélioration des services aux usagers (rebaptisés clients dans la nomenclature capitaliste). Bien au contraire, c'est l'inverse qui s'est produit ! Les prix du gaz flambent, spéculation mondiale oblige et les "clients" se retrouvent coincer entre des "opérateurs" privés qui proposent tous des tarifs voisins, chers, pour des relations avec la clientèle en nette baisse par rapport à ce que proposait autrefois le service public.

On retrouve la même situation avec l'électricité, elle aussi privatisée depuis quelques années.

Il y a quelques jours, des reportages montraient l'état de délabrement avancés des réseaux de distribution électrique, notamment en zones rurales. Des coupures à répétition, parfois plusieurs heures de suite, se multiplient. Le sud-ouest de la France semble particulièrement affecté. Là aussi, la privatisation et "l'ouverture du marché à la concurrence" a été un mal pour les consommateurs-travailleurs mais une source nouvelle de profits pour les investisseurs.

Moins de personnel et une recherche de bénéfices immédiats sont contradictoires avec la notion d'intérêt du consommateur. Ceux qui dénigrent le service public sans avoir d''argent à placer en Bourse devraient réfléchir à cette question avant de parler pour défendre des intérêts qui sont loin d'être les leurs !...

Le second sujet concerne l'agriculture. A priori.

Une taxe pour planter sa petite graine ?

Actuellement, au Parlement, on parle d'établir un Certificat d'obtention végétale sur les semences, voire même sur les animaux.

L'idée, selon ceux qui la défendent, c'est de protéger les obtenteurs de semences (les semenciers) des paysans qui réutilisent leurs semences d'une année sur l'autre. Selon les semenciers, il y aurait là un abus qui mettrait en danger l'avenir de la recherche privée dans le domaine des semences.

En clair, en réutilisant une partie de leur récolte, les paysans n'achètent pas de nouvelles semences et c'est autant de manque à gagner de la part des semenciers. Il s'agit d'abord d'une question d'argent, comme d'habitude dès que l'on parle du secteur privé. En effet, une dérogation est prévue pour quelques espèces en contrepartie du paiement de royalties aux actionnaires des entreprises financières : l'argent, ça ne se mange pas mais certains s'en empiffrent quand même !

Mais, au delà, ce qu'entraine cette loi, c'est l'interdiction pure et simple de réutiliser des semences fermières, celles que garde le paysan, d'une année sur l'autre.

Or, depuis l'aube de l'Humanité, depuis que l'être humain s'est mis à semer ou planter, il a TOUJOURS gardé une partie de sa récolte en vue de la ressemer l'année suivante. Cette pratique est devenue minoritaire en France, certes, mais elle est pratiquée naturellement depuis toujours, et est pratiquée massivement par la majorité des paysans du Monde, notamment dans les pays pauvres. Va t-on leur interdire également de garder leur récolte ? Et pourquoi ces semenciers privés ont-ils le droit de s'arroger le fruit de milliers d'années de sélections effectuées par des milliers de générations de paysans au cours des temps ?

C'est là, effectivement, que le débat dépasse le cadre de l'agriculture. La biodiversité, dans ce domaine des semences notamment, est un bien collectif de l'Humanité, au service de l'Humanité. C'est un héritage millénaire, vital pour notre alimentation et pour notre avenir.

Les semenciers, parmi lesquels le monstre Monsanto, mais aussi des groupes français, comme Limagrain, tentent tout bonnement de s'arroger le droit de choisir qu'elles seront les cultures et les variétés que pourront cultiver et consommer les humains dans le futur. C'est une privatisation de la biodiversité pour les cultures alimentaires !

Peut-on tolérer cela ?

En poussant la logique marchande jusqu'au bout, par lobbying, le groupe Monsanto tente de faire passer depuis mars dernier aux Etats-Unis une loi (la Résolution 875) sensée protéger le consommateur en interdisant les cultures non certifiées ou effectuées par des personnes dont la "qualification professionnelle" ne pourrait garantir la qualité des produits consommés. Cette loi américaine vise tout bonnement à interdire les potagers des particuliers.

En interdisant aux paysans d'utiliser leurs propres semences et en interdisant au particulier de cultiver son propres potager, les semenciers bouclent le marché et deviendraient les propriétaires absolus des semences et plants qui nourrissent l'Humanité. On n'ose imaginer l'appauvrissement total de la biodiversité qu'entrainerait cette décision ni le risque qu'encourerait l'Occident si, à l'avenir, une épidémie touchait une ou plusieurs cultures essentielles (blé, maïs, riz) à cause de l'utilisation massive d'une variété commerciale de semences non résistante à une maladie !

Interdire les semences fermières en France et interdire les potagers (aux US, pour l'instant) réaliseraient  le rêve des capitalistes dans le domaine du vivant puisque l'intégralité du marché serait confié à quelques grands groupes privés seulement, pour le seul bénéfice de leurs actionnaires !

Déjà coincés dans un modèle économique qui les pousse à surconsommer engrais et produits pesticides, les quelques paysans survivant à la sélection commerciale en cours seraient également coincés dans le choix de leurs cultures, de leurs plants et semences, et de leurs acheteurs.

Un esclavage des temps modernes avec l'apparence de la liberté !

Le monde paysan devrait remettre en cause son soutien très majoritaire à cette droite qui sert de porte-parole à l'agroindustrie.

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 10:00

Nous sommes vraiment un peuple de fainéants. Non seulement nous voulons travailler moins et gagner plus, mais aussi préserver notre retraite à 60 ans, mais encore pouvoir nous reposer lorsque nous sommes malades. J'en passe et des meilleures. C'est clair : les responsables de la crise, c'est le peuple. Normal, dès lors, qu'un gouvernement adulte et responsable nous mette au pain sec et à l'eau. Le peuple de France doit retrouver sa ligne pour obtenir des A partout. Ruinés, peut-être, mais bien notés, c'est l'essentiel.

Je caricature pour montrer que les problèmes économiques, la crise de la dette, de l'euro, de l'Europe, ne sont pas des questions techniques mais relèvent bien de choix politiques, de choix de classe, un choix de civilisation. Il y a trente ans, les ogres de la finance ont décidé qu'il fallait cesser de dépenser de l'argent pour produire en France. Au diable nos industries ! Nous entrions dans l'ère nouvelle de la prospérité post-industrielle. Nous connaissons tous l'histoire du roi nu. Grâce à leur réputation, d'habiles tailleurs ont fait croire à un peuple qu'ils habillaient leur roi avec les plus beaux vêtements, alors qu'il le laissait nu comme un vers. Dans sa candeur, c'est un enfant qui a pu s'esclaffer : « mais le roi est nu ! »

On essaie toujours de nous faire croire qu'en déshabillant la France, nous pourrions, plus tard, vivre mieux que mieux. Depuis Giscard on nous promet « le bout du tunnel ». Les promesses de lendemains qui chantent ont fusé de toutes parts, toujours assorties d'une même rangaine : il faut d'abord commencer par en baver. L'expérience est là : ces politiques conduisent à l'abîme.

Une authentique politique de gauche devrait enfin s'imposer. En tout premier lieu, il faut dénoncer le dogme de l'argent pour l'argent et la dictature de la finance. En second lieu, la France doit reconquérir son indépendance, sa souveraineté économique et monétaire, se libérer du fardeau de la technocratie européenne. Ensuite, elle doit conquérir une maîtrise démocratique de la finance en nationalisant le secteur bancaire et financier, afin de mener une politique de relance industrielle pour des productions utiles, créatrices d'emplois.

Ce ne sont pas les idées qui manquent. Force est même de remarquer qu'elles sont assez largement partagées et débattues par nos concitoyens. C'est quelque chose que j'observe régulièrement dans mes rencontres, notamment avec les salariés et les syndicats des entreprises de la circonscription. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que la volonté politique n'est pas au rendez-vous pour rompre avec le capitalisme.

Que va-t-il se passer ? Connaîtrons-nous des déflagrations sociales et politiques en France et en Europe ? Seules certitudes : face aux super-riches, qui volent la France, et au capitalisme prédateur, qui enfonce les peuples dans une crise sans précédent, il n'y a que le mouvement populaire, qui puisse donner le coup de balai salutaire. L'heure est à l'insurrection. Toute ma conviction communiste consiste à travailler à l'émergence de ce mouvement, pour que le peuple de France mette les pieds dans la plat et reconquière sa souveraineté.

André GERIN, député communiste du Rhône

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 09:51

Sujet tabou pour les milieux d'affaires donc pour la classe politique traditionnelle et les médias : la fin de l'euro.

Les communistes, comme leur candidat aux Présidentielles, Jean-Luc Mélenchon, et d'autres, parlent de réformer profondément le système financier français et européen. On voit avec cet article que d'autres y pensent, parmi les économistes.

Alors, pourquoi ce tabou ? Peut-être par ce que, derrière le discours pacifiste et de stabilité économique, le rôle de l'euro est en fait de détruire les états-nations et de soumettre entièrement leurs économies aux désirs des marchés financiers, par le biais d'une Union européenne incontrôlable et antidémocratique et d'une Banque Centrale Européenne indépendante... des peuples mais pas des marchés ?

Le discours actuel sur la "nécessité de plsu de fédéralisme" de la part de la droite comme de certains socialistes, n'est pas anodin. Cela signifierait encore plus d'intégration européenne donc encore moins de libertés d'action pour le peuple français et ses élus. A moins d'avoir des élus qui ruent dans les brancards libéraux !

Solidaire


 

SÉLECTIONNÉ PAR LE NOUVELOBS  

CRISE DE L'EURO : LA MONNAIE UNIQUE CONDAMNEE A DISPARAITRE ?

LE PLUS. La crise de l'euro persiste et de plus en plus d'économistes en viennent désormais à envisager la disparition de la monnaie unique. Chercher à sauver l'euro à tout prix a-t-il encore un sens ?

Par Coralie Delaume blogueuse - Edité par Sébastien Billard

"La seule solution, désormais, réside dans une sortie de l'euro, qu'elle soit négociée ou non". C’est dans ces termes catégoriques que l'économiste Jacques Sapir concluait une récente tribune consacrée à la critique du dernier plan de "sauvetage" européen.

L’économiste, qu’on a connu moins pessimiste, semble aujourd’hui se résoudre à la mort programmée de la monnaie unique. Il n’est d’ailleurs pas le seul. Si l’on en croit Jean-Pierre Chevènement, "tout se passe comme si l’Allemagne, prisonnière de ses dogmes, avait dans sa tête déjà pris congé de l’euro". Ainsi donc, les Allemands, dont on a tant dit qu’ils étaient les principaux bénéficiaires de la devise européenne, se seraient déjà résignés. Dans ces conditions, peut-on encore (et doit-on) sauver l’euro ?

Un rappel historique s’impose. A l’origine, ce n’est pas l’Allemagne qui fut le principal promoteur de l’unification monétaire. Ce fut la France du tandem Mitterrand-Delors. Imprégnés de la pensée d’un autre tandem, le duo Monnet-Schuman, les dirigeants socialistes des années 1990 avaient pour ambition de conjurer définitivement le souvenir des guerres intra-européennes.

L'idée à l'origine de la création de l’euro était peu ou prou celui-ci : les nations portant en elles le germe de la guerre, il convenait de les neutraliser. Une dose suffisante de supranational économico-monétaire devait parvenir à ficeler les Etats dans un entrelacs d’intérêts matériels, et à "arracher les patries (…) aux castes du militarisme" (Jaurès).

Côté français, c’est bien en réaction à la réunification allemande que l’on plaida pour une monnaie unique. La devise européenne apparaissait à François Mitterrand et à Jacques Delors comme une garantie contre la rémanence des tentations pan-germaines. Les Français étaient pressés de créer l’euro, alors qu’en Allemagne, le chancelier Kohl s’ingéniait à différer l’échéance.

Pour convaincre les Allemands d’abandonner leur mark, il fallut leur donner des gages. A la politique du franc fort succéda celle de l’euro fort, couvé par une Banque centrale européenne (BCE) principalement soucieuse de lutter contre l’inflation, et dont les statuts ressemblent à s’y méprendre à ceux de la Bundesbank.

On connaît la suite. Initiée en France et inscrite dans la loi du 3 janvier 1973, l’interdiction pour les Etats de se financer auprès de leurs banques centrales a été généralisée à toute l’Europe par le Traité de Maastricht, signé en 1992. Les différents pays sont donc contraints d’avoir recours aux marchés. Ces derniers, ayant tout d’abord vu dans la création de l’euro une garantie de stabilité, ont accordé des emprunts à des taux très faibles aux pays du Sud de l’Europe.

UNE MONNAIE FORTE INADAPTEE

La Grèce, l’Italie et d’autres ont pu s’endetter au-delà du raisonnable parce qu’ils bénéficiaient, contre toute logique, des taux allemands. Aujourd’hui, les écarts de taux sont devenus considérables. Les taux d’intérêts proposés aux "PIGS" (Portugal, Italie, Grèce, Espagne) sont tels qu’ils ne peuvent qu’accroître de façon dramatique la charge de leur dette, installant ces pays dans un cercle vicieux sans fin.

Dans le même temps, l’euro s’est beaucoup apprécié. Lors de sa mise en circulation effective en 2002, un euro valait 0,88 dollar. Actuellement la parité euro/dollar est supérieure 1,35. Or, si une monnaie si forte peut encore convenir à l’économie allemande, elle est totalement inadaptée à des pays ne disposant pas des même avantages comparatifs "hors coûts" que nos voisins d’outre-Rhin. Au prix actuel de l’euro, on peut encore exporter des machine-outils et des voitures de luxe "made in germany", mais on n’exporte plus de produits grecs, italiens, portugais, espagnols, ou même français.

Une telle sur cotation de sa monnaie est d’autant moins supportable que l’Europe a renoncé à toute protection douanière. Depuis 1994, la fin de l’Uruguay Round et la transformation du GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) en Organisation mondiale du commerce, notre continent est l’un des meilleurs élèves de l’OMC. Il s’offre sans contrepartie à tous les dumpings, qu’ils soient sociaux, environnementaux, fiscaux, ou monétaires.

On peut d’autant moins combattre la concurrence d’un pays comme la Chine, où le coût du travail est négligeable, que l’on est tributaire d’une monnaie chère, lorsque les Chinois bénéficient d’une monnaie faible. Les difficultés se cumulent donc, rendant la situation de l’eurozone si difficile que celle-ci semble désormais au bord de l’explosion.

VERS PLUS DE FEDERALISME ?

On nous dit que la principale erreur fut d’accueillir la Grèce dans l’euro. On accuse ce pays - à juste titre - d’avoir truqué ses comptes pour devenir éligible à la monnaie unique. Dès lors, une sortie de l’euro de la péninsule hellène a cessé d’être taboue. Cette hypothèse a été largement évoquée lorsque Georges Papandréou envisagea brièvement d’offrir à son peuple un référendum. Mais cette solution peut-elle véritablement en être une ?

C’est peu probable, car la Grèce, bien qu’elle ait réussi à faire trembler le continent, ne représente que 2,5% du PIB de la zone. Elle n’est que la petite partie émergée d'un gros iceberg. Sa dette représente 350 milliards d’euros. Que se passerait-il si, une fois ce pays bouté hors de l’eurozone, la spéculation – qui a déjà commencé à le faire - s’en prenait aux 1900 milliards d’euros de la dette italienne ?

Il y a peu de chance, alors, que le Fonds européen de stabilité financière (FESF), même porté à 1000 milliards d’euros, soit en mesure de faire face. Tout porte d’ailleurs à accréditer la thèse de "l’effet domino". Après la Grèce et l’Italie, ce serait au tour du Portugal et l’Espagne d’entrer dans la tourmente. Puis…de la France. L’économiste Philippe Dessertine l’assure: "la question n’est pas tant de savoir si nous serons touchés, mais quand ".

Face à l’urgence et à la gravité de la situation, des solutions, bonnes et moins bonnes, ont été imaginées. Celle de Nicolas Sarkozy, qui souhaitait faire du FESF un véritable organisme de prêt adossé à la Banque centrale européenne, a été balayé d'un revers de main par la chancelière Merkel.

Fleurissent désormais nombre d’idées fédéralistes. Il est vrai qu’une monnaie unique est déjà un instrument fédéral. Mais pour qu’il puisse fonctionner, il convient que d’importants transferts budgétaires compensent l’impossibilité de dévaluer. Croit-on vraiment que l’Allemagne, qui s’est déjà opposée à cette autre idée fédérale qu’étaient les eurobonds, tolèrera longtemps de payer pour ses partenaires ?

Sa réunification a coûté très cher à ce pays. Il est d’autant moins probable que la République fédérale accepte de payer pour la Grèce, pour l’Italie ou pour l’Espagne ainsi qu’elle paya jadis pour ses länders de l’Est.

MONNAIE UNIQUE CONTRE MONNAIE COMMUNE

Nous voilà donc arrivés, semble-t-il, au terme des solutions envisageables pour sauver l’euro. A moins qu’une ultime possibilité n’ait été oubliée ? Ils sont de plus en plus nombreux, qu’ils soient économistes (Gérard Lafay, Jacques Sapir) ou politiques, à évoquer l’idée de faire muter notre devise pour permettre sa survie. Et l’on commence à entendre fredonner, certes encore timidement, la petite musique de la "monnaie commune".

La différence avec une monnaie unique ? Permettre à des pays aux structures macroéconomiques différentes d’amortir les chocs, en ajustant de manière concertée la parité de leurs monnaies nationales. Dans le même temps, conserver l’euro pour nos transactions extérieures. Ainsi pourrait-on à nouveau dévaluer au sein de la zone, tout en continuant à payer nos importations en euros.

Les dettes souveraines continueraient par ailleurs d’être libellées en « monnaie commune », afin d’empêcher que l’inflation ne les fasse enfler. Enfin, loin de contraindre à l’expulsion de quelque Etat que ce soit, cet assouplissement considérable permettrait au contraire d’intégrer dans l’eurozone de nouvelles nations, jusque là trop faibles ou simplement réticentes.

La création de notre devise européenne fut une entreprise irréaliste doublée d’une démarche autoritaire de nivellement et d’aplanissement (voire de négation) des différences existant entre les Etats-membres. Pourtant, l’euro existe depuis maintenant dix ans, et il faut bien faire avec : "pas de politique en dehors des réalités", disait le général de Gaulle.

La réalité doit-elle pour autant devenir un cauchemar ? Et faut-il poursuivre l’actuelle politique des rustines successives jusqu’à ce que l’euro explose, laissant derrière lui une Europe économiquement exsangue ? Souhaiter une solution médiane et raisonnable, est-ce cela, être "eurosceptique" ?

Gageons pour note part qu’il s’agit plutôt de l’ultime manière d’y croire encore, et d’être optimiste, sans être naïf.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/213846;crise-de-l-euro-la-monnaie-unique-condamnee-a-disparaitre.html

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 10:13

Qu'il s'agisse de lutte contre la violence, de défendre les droits de l'Homme ou de sauver la Sécu, la droite et Nicolas Sarkozy s'appuient sur des causes légitimes pour dévoyer notre société afin de préserver le pouvoir de la finance et des classes aisées.

En se posant comme défenseur de la Sécurité Sociale, Nicolas Sarkozy tente de tromper une nouvelle fois les travailleurs. Comme pour la réforme des retraites, son discours passe d'abord par une démonstration qui tente de semer la peur ou le doute dans les esprits avant d'asséner de fausses vérités puis de mauvais remèdes qui ne font que détruire nos acquis sociaux.

Aujourd’hui, il prétend s’engager dans une campagne de lutte contre les fraudes en se focalisant sur 4 milliards d’euros «qui échapperaient » aux caisses, selon lui. 

En réalité le « rapport d’information parlementaire sur les fraudes sociales » pointe de son côté, une fraude s’élevant à 20 milliards d’euros.

16 milliards d'euros de fraude oubliés par Sarkozy ?
Ces 16 milliards manquant dans cette déclaration du jour relèvent des entreprises. Ce sont des cotisations patronales et salariales non versées. Pourquoi ne les évoquent-ils pas ?
Sous couvert d’une cure d’austérité, ce sont les salariés, les privés d’emploi et les retraités à qui l’on demande toujours plus de sacrifices, en abaissant le niveau de protection sociale. Le Gouvernement souhaitait ajouter un quatrième jour de carence aux arrêts maladie dans le secteur privé et en instituer un dans la Fonction publique, après avoir décidé d’une taxe sur les complémentaires et instauré depuis 2004 de nombreuses franchises, des déremboursements de médicaments et de soins. Sans parler de la Réforme de casse des retraites. Finalement, de peur d'un mécontentement des classes populaires qu'il entend récupérer pour les Présidentielles, il a reculé sur le quatrième jour de carence dans le secteur privé. Mais uniquement sur ce sujet.
Les conséquences pratiques de ces réformes, c'est que de plus en plus de gens renoncent à des soins, soit parce qu’ils sont insuffisamment couverts, soit parce que le système de santé est tellement désorganisé et dérégulé que les délais pour obtenir un rendez-vous et les dépassements d’honoraires sont dissuasifs. On constate que 24,3 % de ceux qui gagnent moins de 870 euros par mois renoncent 3 fois plus aux soins que ceux qui gagnent plus de 2 000 euros.
Plutôt que de taper toujours sur les salariés, la droite de Sarkozy devrait regarder dans son camp et aller demander des comptes à madame Parisot et au patronat !

Que le gouvernement exige les 16 milliards d'euros de cotisations sociales non versées par les entreprises et les comptes de la Sécu ne s'en porteront que mieux !

Et, par la même, qu'il aille faire un tour chez les plus riches qui ont fait de l'évasion fiscale leur principale activité ! L'amende que vient de recevoir madame Bettencourt n'est que la partie émergée de l'iceberg de la fraude fiscale.

Il est évident que ces voeux resteront lettre morte tant ce gouvernement et cette droite ont montré si franchement à quel point ils étaient inféodés au milieu de la finance et du grand patronat. La soirée au Fouquet's de Sarkozy avec de grands patrons dès le soir de son élection témoigne de sa servitude par rapport au grand capital.

Si l'on veut réellement que la justice fiscale et sociale triomphe, que les véritables fraudeurs soient pourchassés et condamnés, il faudra compter sur notre mobilisation, sur notre force et sur la majorité que nous mettrons en place en 2012 !

Une gauche combative, de transformation sociale, qui veut remettre l'Humain au centre de la société, c'est ce que représente le Front de Gauche qu'ont initié les communistes.

Si vous en avez marre de la démagogie de ce gouvernement, vous aussi, vous pouvez devenir les porteurs d'une réelle alternative progressiste en France en vous associant à nos campagnes !

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 10:48

70 % des investissements publics sur les territoires proviennent des collectivités locales. Des collectivités locales peu endettées. Est-ce pour cela que la droite tente de les étouffer ?

L'an passé, la droite de Sarkozy a fait passer une réforme territoriale qui a entrainé une levée de boucliers de la part de nombreux élus locaux, de droite comme de gauche.

Cette réforme entrainait la disparition des conseillers généraux et des conseillers régionaux, remplacés par des conseillers territoriaux qui auraient cumulé les deux casquettes. Il s'agissait d'une fausse bonne idée puisque, à la clé, c'est tout simplement l'autonomie des départements qui était remise en cause. Héritiers de la Révolution française, les conseils généraux sont globalement plébiscités par les habitants pour leur proximité et leur réactivité dans les domaines sociaux (RSA, PMI, aide à domicile) comme dans leurs investissements locaux (Collèges, équipements sportifs et culturels des communes, aides aux entreprises et à l'agriculture,...).

De la même façon, cette réforme obligeait les communes à intégrer des communautés de communes sous la houlette des préfets. En un an, bon nombre de communes se sont vues forcées d'intégrer des communautés de communes contre leur gré et contre la volonté de leurs habitants. Bel esprit démocratique là aussi ! Pourtant, les maires et les communes sont également plébiscités par les citoyens !

Par cette réforme, la droite entrainait dans les faits la disparition des communes et des départements comme structures démocratiques locales et leur remplacement par les communautés de communes et les régions. Un éloignement des structures décisionnelles qui affaiblit la démocratie française.

En un an, un certain nombre d'élus ont fait l'expérience de cette réforme et ont rejoint les rangs des contestataires. Le basculement à gauche du Sénat trouve là une partie importante de son explication.

D'ailleurs, les sénateurs communistes et leurs partenaires du groupe SRC ont fait voter un amendement qui supprime le conseiller territorial ! Ce faisant, c'est la réforme complète qui est remise en cause.

Des réformes politiques et des coups de boutoirs financiers

Parallèlement à ces attaques politiques, c'est sur un plan financier que le gouvernement cherche à étouffer les collectivités locales.

Depuis des années, l'Etat transfert aux collectivités, notamment aux départements, des compétences qui étaient jusque là de son ressort mais oublie, au passage, de transférer le budget qui va avec !

Ainsi, le Département de l'Eure a hérité du dossier du RMI, le RSA maintenant, sans que les financements publics ne suivent. Au départ, 95 % des dépenses étaient compensées par l'Etat. Aujourd'hui, on en est à 80 %. La différence, c'est le contribuable eurois qui la paye ! On pourrait parler également des anciennes routes nationales...

Il y a deux ans, c'est la Taxe Professionnelle qui a été supprimée. Elle représentait en moyenne un quart du budget des communes. Un véritable cadeau de 11 milliards d'euros pour les entreprises, surtout pour les plus grosses puisque ce sont elles qui payaient les sommes les plus importantes.

A la place est apparue une Cotisation Economique Territoriale dont le taux n'est plus libre et qui rapporte beaucoup moins aux communes. Un manque-à-gagner important.

Et, cette année, le gouvernement tente d'imposer un système de "péréquation horizontal". Un quoi ?...

Ce système de péréquation horizontal entraine des transferts financiers théoriquement des communes les plus riches vers les communes les plus pauvres. Dans la réalité, le mécanisme de ce système amène des communes pauvres à verser des aides importantes à des communes plus aisées ! En effet, les revenus sont regardés au travers des intercommunalités. Or, ces intercommunalités peuvent être composées de communes aux profils très différents ! Un contresens complet.

Sur le fond, ce système de "péréquation horizontal" remplace un système de "péréquation vertical" où c'était l'Etat qui versait aux communes une Dotation de Solidarité Urbaine aux communes ayant des charges sociales fortes et peu de revenus.

L'Etat économise ainsi sur le dos des collectivités, particulièrement sur les collectivités ayant beaucoup d'habitants issus de mileux modestes. Et ce serait aux communes de compenser ?

La bronca des maires est terrible. Le congrès des maires de France, qui en réunit ces jours ci près de 7 000 sur Paris, risque fort de se transformer en tribune contre la politique du gouvernement !

Au final, qu'il s'agisse de la Réforme Territoriale ou des transferts financiers vers les collectivités sans contreparties, que l'on parle de la suppression de la Taxe Professionnelle ou de ce nouveau système de péréquation, la logique du gouvernement est toujours la même et entraine un lent étranglement des collectivités locales, depuis les Régions jusqu'aux communes.

Pour compenser, ce sont des hausses régulières des impôts locaux qui sont imposées aux habitants.

Le gouvernement aura beau jeu, un jour, de critiquer la "mauvaise gestion" des collectivités territoriales, majoritairement à gauche, en oubliant évidemment sa grande part de responsabilité.

Il est temps que les élus locaux ruent dans les brancards, non pas pour eux, mais pour le bien de leurs administrés et de la démocratie locale, fleuron de notre République.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 10:58

Pour ceux qui en doutent encore, la droite est le bras politique du patronat et des financiers : ses attaques actuelles contre le temps de travail et pour de nouveaux allègements de charges en faveur des entreprises en témoignent.

La convention de l'UMP qui s'est tenue dans le nord a dessiné les grandes lignes du programme de l'UMP pour les prochaines élections. Et il y a encore de quoi avoir froid dans le dos !

Pour le commun des mortels, la montée du chômage et de la précarité sont des sujets d'inquiétude importants qui s'ajoutent aux difficultés financières grandissantes. Entre délocalisations et licenciements (M-real, Glaxo, Organon-MSD, PSA,... ) et hausse des prix et des taxes diverses (Taxe d'habitation, taxe sur les Mutuelles, Frais hospitaliers, prix des médicaments,...), seuls les salaires et les pensions n'évoluent pas.

Pour les travailleurs, pas besoin de sondages pour le savoir ! Il suffit d'en parler autour de nous, au travail ou en famille.

Avec cette convention, la droite a décidé de s'attaquer aux 35 heures. Officiellement, il n'est pas question de s'attaquer à la durée légale du temps de travail. Bien sûr !  

Bruno Le Maire, en charge de l'élaboration du projet UMP, tente d'enfumer les travailleurs en annonçant  : "nous ne voulons pas agir avec la brutalité des socialistes" lors de la mise en place des 35 heures. Ben non ! Par contre, des négociations par branche seraient organisées pour cela. Une manière de faire sauter les verrous du temps de travail dans les branches où les syndicats sont les plus faibles ! Et un dangereux précédent pour détricoter par la suite d'autres garanties nationales : si on peut avoir un temps de travail différent par branche, que restera t-il à négocier nationalement ?

L'affirmation que la droite ne souhaite pas toucher à la durée légale de travail rappelle le discours de la droite sur la réforme des retraites et sa volonté affichée de ne pas toucher à l'âge légal de départ en retraite. On sait ce que cela a donné !

Au moment des 35 heures, les communistes comme beaucoup de syndicalistes avaient été sceptiques. Chacun se souvient que les négociations sur les 35 heures se sont faites souvent sans embauches supplémentaires et, surtout, avec des blocages de salaires sur plusieurs années. Les salariés français ont donc concédé des sacrifices financiers et ont en grande partie financer les 35 heures en augmentant leur productivité (autant de boulot en moins de jours sans augmentation de salaire).

Et maintenant, on reviendrait sur la réduction de temps de travail ? "Travailler plus pour gagner moins" ? Nous prend on pour des cons ?

En même temps, l'UMP annonce une "fiscalité anti-délocalisation". Ses contours sont encore flous mais elle pourrait se traduire par une hausse de la TVA à taux réduit et de la CSG contre une baisse des charges. C'est en quelque sorte le retour de la fameuses TVA sociale qui avait fait tant de bruits il y a quelques années.

Ces mesures aboutiraient à demander essentiellement aux salariés de nouveaux efforts financiers. Ces efforts viendraient en compensation de nouveaux allègements de charges sociales... pour les entreprises !

C'est un nouveau transfert de richesses du travail (salaires et charges) vers le capital (la poche des actionnaires et des patrons) !

Mais jamais, ô grand jamais, la droite ne remet en cause les mesures qu'elle a prise en 2007 pour soulager les impôts des riches ! Ni le bouclier fiscal, ni l'allègement de l'ISF ne sont remis en cause !

Jamais non plus la logique des allègements de charges pour les entreprises n'est remise en cause ! Si les successions d'allègements fiscaux depuis 20 ans avaient servi à quelque chose, ça se saurait ! Et, surtout, cela se verrait sur les courbes du chômage !...

Encore une fois, la droite UMP annonce des mesures que l'on peut qualifier de mesures de classe.

Son programme, comme sa politique actuelle, est entièrement tourné vers la satisfaction des exigences des marchés financiers et des entreprises pour le compte de cette petite minorité de privilégiés qui constituent la classe sociale que sert l'UMP.

Ceux qui vivent exclusivement de leur travail, salariés, agriculteurs et petits artisans, n'ont rien à attendre de la droite !

Ils n'ont rien à attendre non plus de ceux qui se complaisent dans un discours de crise et qui nous promettent de l'austérité pour l'éternité. Il faudra s'en souvenir en 2012, pour les Présidentielles évidemment, mais aussi pour les Législatives, notamment sur notre circonscription où Bruno Le Maire serait candidat pour la droite sarkozyste.

Les libéraux et les artisans de la déréglementation sociale finiront par nous enterrer vivant si nous n'y prenons garde.

Cette course effrénée à la déreglementation sociale et à la baisse des coûts du travail ne fait qu'appauvrir les travailleurs et ne provoquera jamais de retour de la croissance et du plein emploi.

Il est temps de renouer avec l'offensive de la part des classes populaires et des classes moyennes.

Ne nous laissons pas abuser par des discours de divisions !

Le Parti communiste a toujours été le fer de lance des grandes offensives sociales qui ont amené les progrès sociaux et les périodes de croissance en France, comme cela a été le cas en 1936 autour du Front Populaire, au sortir de la guerre avec le Conseil National de la Résistance ou même en 1968, au travers de la CGT, avec les accords de Grenelle.

Renforcer le Parti communiste, le soutenir, c'est renforcer politiquement le mouvement populaire et soutenir les revendications sociales !

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