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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 08:22

Les semaines se suivent et se ressemblent avec des mobilisations d'ampleur aux quatre coins du monde contre une société et un système qui ne proposent que la misère comme avenir.

Il y a quelques semaines, nous parlions des centaines de milliers d'israéliens, juifs et arabes, bras dessus - bras dessous, qui défilaient dans les rues des grandes villes israéliennes contre la misère grandissante d'un pays où les forces de droite n'ont comme politique que celle de la tension avec les voisins arabes.

Il y a quelques semaines aussi, nous parlions de ces centaines de milliers de chiliens, solidaires des étudiants, qui dénonçaient un système universitaire qui devient de plus en plus inaccessible au plus grand nombre. Cette université chilienne qui tend, comme la française, a aller vers le modèle américain, une université "libérale" (c'est-à-dire capitaliste) où seuls ceux dont les parents ont de l'argent peuvent étudier, permettant ainsi aux élites d'assurer  l'hégémonie de leurs descendants pour les générations à venir.

La semaine dernière, après des blocages de ministères et de nouvelles manifestations massives à l'appel des syndicats, c'est le Parti communiste grec (KKE) qui lançait un appel à la désobéïssance civique contre les nouvelles taxes sur les travailleurs, invitant des centaines de milliers de grecs à ne pas payer ces impôts qui servent au remboursement des financiers internationaux.

Ce week-end, ce sont les portugais et les nords-américains qui ont fait parlé la poudre.

Ce samedi, 200 000 travailleurs portugais ont  répondu à l'appel du syndicat communiste CGT-P. Eux aussi, comme en Espagne, en Grèce, en Allemagne ou en grande-Bretagne, ont à faire face à une alliance Droite- socialistes-Europe pour imposer aux travailleurs une purge historique, un retour en arrière social dont on sait qu'il ne fera que plonger les travailleurs dans une misère plus grande, dans le seul bénéfice de tirer un maximum de revenus pour les secteurs financiers et capitalistes.

Ce week-end, ce sont aussi des milliers de citoyens nord-américains qui ont envahi les rues de New-York et d'autres villes, sur le modèle des indignés espagnols.  L'occupation du pont de Brooklyn a fait la une des JT français bien que cela fasse des semaines que ces indignés étatsuniens sont sur le terrain, occupant même Wall-Street il y a quinze jours !

Partout, ce sont les inégalités du système qui sont dénoncées, des inégalités qui se creusent avec cette crise dont on voit bien qu'elle ne touche que ceux qui vivent de leur travail, ou ceux qui en sont privés. Les plus riches, qui vivent des rendements de leurs actions, de leurs placements ou qui dirigent des entreprises pour les rendre toujours plus rentables, ceux-là sont toujours plus riches, délocalisent, investissent, spéculent, et donnent des conseils aux gouvernements pour pourvoir gagner encore plus d'argent.

La crise est une arnaque. Ceux qui veulent rembourser la "dette" sont des arnaqueurs !

Faisons comme la Bolivie ou l'Islande : refusons de payer la dette ou ceux qui en sont la cause, les banques !

En France, la journée du 11 octobre offrira une possibilité d'expression pour les travailleurs de ce pays. Saisissons-là !

A Evreux, le rendez-vous est à 10 h 30, le 11 octobre, à la Bourse du Travail, rue de l'Ardèche (près de Cora).

Et, pour préparer cette journée, les communistes vous donnent rendez-vous mardi soir, 4 octobre, à la halle au Toile de Rouen (près de la mairie), pour un meeting de lutte, de témoignages.

N'attendons pas 2012 !

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 08:55

Retour sur un débat essentiel : la place du service public en France.

Après une journée historique de mobilisation dans l'enseignement public et privé, mardi dernier, l'actualité s'est emballée sur le sujet. Nationalement, avec les déclarations de Nicolas Sarkozy, futur candidat UMP aux Présidentielles, qui joue la traditionnelle opposition entre public et privé, et localement, avec ce scandaleux refus des maires de Bois-le-Roi et du L'Habit d'accepter les enfants de chômeurs (et de personnes en longue maladie, de fait) à la cantine de leur commune.

Cette bataille autour des questions d'éducation replace les services publics au centre des débats. En effet, la politique de taille dans les effectifs de l'Education nationale est un aspect de la politique de réduction des effectifs de fonctionnaires (RGPP) et de privatisations de certains services. 

Plus particulièrement, l'hémorragie des effectifs enseignants depuis 2007 est une catastrophe pour la qualité de l'enseignement donné à notre jeunesse et, au final, une garantie d'échec scolaire pour les enfants qui ont besoin d'un encadrement important ou pour ceux dont les parents n'ont pas les moyens financiers ou le bagage scolaire pour donner des cours particuliers à leurs enfants.

L'ascenseur social est mort avec l'esprit républicain, assassiné par plusieurs décennies d'étouffement et de saignées. Aujourd'hui, c'est le règne de la reproduction sociale qui est assuré : les fils à papa auront les meileurs écoles (privées) avec du soutien (privé) puis de longues études dans des filières assurant leur avenir. A l'inverse, les enfants de tout un  chacun devront se contenter d'une école publique au rabais avec au mieux la chance de trouver un petit boulot en intérim en sortant de l'école, avec ou sans diplôme.

Cette destruction lente de l'Education nationale est l'un des axes qui permet aux plus riches de préserver l'avenir de leur progéniture en créant un système éducatif à plusieurs vitesses qui garantit à leur progéniture les meilleures places dans la société future. Au passage, la multiplication des institutions privées ouvre un marché nouveau et rentable à des capitaux en mal de placements sûrs.

Ce que connait l'Education, c'est ce que connaissent la plupart des services publics : une politique de réduction des moyens accompagnée d'une fonte des effectifs par le non remplacement de la moitié des départs en retraite.

Chacun connait les difficultés du monde hospitalier, par manque de personnel et par manque de moyens. La politique de fermeture de maternités ou d'hôpitaux est le corollaire de cette politique de baisse des effectifs et des moyens.

Et on retrouve des situations comparables un peu partout, dans la justice, dans la police et la gendarmerie, aux routes, à l'ONF, aux impôts. Il n'est qu'à voir les différentes fermetures de tribunaux, de gendarmeries, de trésoreries qui se succèdent sur nos territoires en même temps que disparaissent les écoles, les bureaux de poste ou les services techniques du téléphone, de l'électricité ou du gaz. Le service public, donc l'Etat, désertent le terrain et des territoires entiers sont promis à l'abandon complet : certains départements n'ont d'ores et déjà plus de gares SNCF en activité, la Creuse s'est battue en 2010 pour le maintien de son unique service de cancérologie, celui de l'hôpital de Guéret, etc...

Le discours dominant, développé depuis des décennies, tente d'opposer le secteur public au secteur privé ; l'objectif est de salir le service public pour faire accepter sa disparition, par privatisation, réduction ou ou sa fermetures de sites.

Le service public serait inefficace ou coûteux et les fonctionnaires trop nombreux et trop bien payés. Il faut donc "dégraisser le mammouth" comme le résumait si bien un ministre dit socialiste.

En quoi notre économie marche t-elle mieux après des décennies de privatisations des banques, des assurances, de fleurons de l'industrie (Renault, Thomson, GDF,...), de France Télécom, des sociétés d'autoroutes, ... ?

Les usagers, devenus consommateurs, sont-ils mieux traités ? Les services sont-ils moins chers ? Les salariés plus heureux ?.... Et puis, puisque ces entreprises coûtaient chers, maintenant qu'elles ne sont plus "à la charge" de l'Etat, est-ce que les impôts ont baissé ?

A toutes ces questions, la réponse est non !

Moins de services publics, c'est toujours des coûts qui augmentent pour les usagers, des difficultés d'accès aux services et des salariés moins nombreux et, souvent, moins payés. On le voit avec l'eau, le gaz ou l'électricité, pour ne citer que ces exemples flagrants.

Moins de services publics, c'est également des emplois qui disparaissent donc des jeunes et des moins jeunes qui ne trouveront pas là leur avenir professionnel.

Et pour les salariés du secteur privé, la privatisation d'un service public ou la suppression de postes de fonctionnaires n'a jamais entrainé, nul part, de hausses de salaires ou d'améliorations des conditions de travail !

Comme l'Education Nationale, les services publics sont là pour apporter à tous les citoyens, quel que soit leur domicile et quels que soient leurs revenus, un service identique et de qualité. C'est l'égalité républicaine !

S'opposer comme nous le faisons aux fermetures de classes, aux suppressions de postes d'enseignants, et, plus généralement, à la fermeture de services publics locaux, ce n'est pas seulement défendre une idée de la République, celle issue de la Révolution de 1789 et de la Libération de 1945, c'est défendre l'intérêt général, donc celui des "petits", des "sans voix" face à un marché privé qui ne favorise que les "gros", les "puissants".

Opposer salariés du public et salariés du privé, c'est créer une brèche entre deux catégories de travailleurs qui ont les mêmes intérêts et qui bénéficient chacun du travail de l'autre.

Dans toutes les luttes, salariés du privé et salariés du public doivent être côte à côte, car ils assurent à eux deux la création des richesses et leur juste répartition, par le biais des services publics.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 10:29

Alors que parents et enseignants dénoncent les coupes sombres dans l'Education, Sarkozy joue la polémique pour détourner l'attention. Minable.

Moins d'un mois après la rentrée, l'Education est en ébullition. Un mouvement annoncé depuis des semaines et qui est la conséquence de la politique gouvernementale de suppressions de postes dans l'Education. Autant dire que si cette journée de grève et de manifestation a eu lieu, le gouvernement était au courant depuis des mois et n'a donc rien fait pour ouvrir des négociations avec les enseignants et leurs syndicats.

C'est qu'années après années, la droite supprime entre 15 000 et 20 000 postes d'enseignants en France alors que le nombre d'enfants scolarisés a tendance à croître, résultat d'une natalité plutôt bonne en France. Rien que dans notre département, ce sont autour de 50 postes qui ont disparu cette année, en primaire, collège et lycée, alors que le nombre d'enfants augmente de 900 (relire : Education nationale : bientôt des boîtes à sardines pour stocker nos enfants ?  ) ! Comment nier les difficultés que ces suppressions de postes induisent dans les classes restantes autant pour les élèves que pour les enseignants ? Qui peut croire que ce n'est pas la qualité de l'enseignement donné à nos enfants qui est affectée ? Comment espérer une meilleure éducation citoyenne de notre jeunesse si l'encadrement par des adultes chute d'années en années ?...

On peut ergoter sur telle ou telle situation mais les dizaines de milliers de suppressions de postes dans l'Education nationale et dans l'enseignement privé aggravent la crise sociale actuelle et le manque d'encadrement des jeunes adolescents, notamment en zones difficiles, ce qui favorise et favorisera le décrochement scolaire donc la désocialisation d'une frange de cette jeunesse. Cette politique est le terreau de l'échec scolaire et de la production de jeunes difficiles.

Derrière ces suppressions de postes, ce sont des choix de société qui sont faits par la droite, des choix politiques pour résorber une dette de l'Etat due aux milliards de cadeaux fiscaux, d'allègements de charges sociales et de diminution de l'Impôt sur le Revenu pour les plus riches. Il s'agit de choix idéologiques qui retombent sur la grande masse des français car les riches auront toujours la possibilité de choisir des institutions privées pour leurs propres enfants : la fille Bettencourt n'a jamais du connaître les bancs d'une école publique !...

Ces positions idéologiques sont proches du dogmatisme et mènent à des caricatures intellectuelles sur l'école et sur les enseignants. Cela mène aussi à des délires tout court : rappelez-vous il y a quelques semaines les paroles de Dominique Lefêvre, secrétaire d'état de Fillon, pour qui c'est le trop grande nombre d'enfants qui est la cause du chômage ! (relire : Selon Frédéric Lefebvre (UMP), ce sont les bébés qui sont responsables du chômage !  )

Dans la même veine délirante, en dehors de la suppression de classes, notamment dans les quartiers difficiles (ZEP), il y a la mise à mort des RAZED, ces enseignants qui soutiennent les enfants en difficulté.

Il y a aussi des mesures de ségrégation sociale plus pernicieux, comme l'interdiction de cantine scolaire pour les enfants de chômeurs dans nombre de villes UMP (relire : Haro sur les enfants de chômeurs dans les cantines pour l'UMP  ). Malheureusement, notre canton de Saint André est à son tour touché par le phénomène puisque la mairie de Bois-le-Roi a décidé de faire de même cette année. Des parents d'élèves et la FCPE s'en mêlent. A suivre.

Mouvement massif dans l'Education

Au final, plus de 50 % des enseignants étaient en grève hier, dans l'enseignement public comme dans l'enseignement privé. Une première depuis 1984 pour le privé !

Ce sont 165 000 manifestants qui ont battu le pavé dont près de  1 000 rien que pour Evreux.

Les communistes étaient présents, avec leurs tracts ou au sein de leurs syndicats.

Cette journée de mobilisation a été massive et est bien perçue par des parents d'élèves qui comprennent que c'est de l'avenir de leurs enfants dont il est question.

Malheureusement, face à une droite autiste par rapport aux souffrances et au mécontement populaires, comment s'étonner de la nouvelle éructation de notre Président (jusqu'en mai prochain) ? Nicolas le petit n'a rien trouvé de mieux, pour commenter cette journée d'action, que de cracher au visage des fonctionnaires, en leur lançant à la figure leur "emploi protégé", par rapport aux salariés du privé !

Le mépris de cet homme pour le service public et pour les travailleurs est immense. Non seulement, il prend les travailleurs du privé pour des idiots en faisant mine de les défendre, mais il délire sur une Fonction publique qui compte 900 000 travailleurs précaires et des métiers difficiles, à l'image du quotidien des policiers, pompiers, urgentistes, assistants sociaux,... et même enseignants, pour qui doit gérer toute la journée une trentaine de gamins pas toujours disciplinés !...

La haine de classe du leader de la droite pour ceux qui triment pour l'avenir du pays, auprès de notre jeunesse, apparait au grand jour.

Espérons que tous les fonctionnaires de France en tireront les leçons qui s'imposent ! Espérons que tous les parents d'élèves de France comprendront également ce message de mépris pour l'enseignement !

N'attendons cependant pas le mois de mai pour faire entendre notre colère !

Dès le 11 octobre, avec la journée d'action intersyndicale, salariés du privé comme du public, nous pouvons rappeler à nos dirigeants et aux élites bien nées le mécontentement des travailleurs !

Et pour les hauts-normands, rendez-vous des luttes le 4 octobre à la halle aux Toiles de Rouen, à 18 heures.

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 08:33

C'est historique : la droite n'est plus majoritaire au Sénat.

Avec cette vague de renouvellement sénatorial, ce sont la moitié des sièges de sénateurs (50 % des départements) qui étaient remis en jeu.

Au final, la gauche parlementaire emporte une majorité de sièges (175). C'est essentiellement le Parti socialiste qui bénéficie de la poussée, puis les écologistes (quasi absents jusque là) grâce aux listes d'union dans les départements à vote proportionnel (départements urbains surtout).

16 sièges de sénateurs communistes étaient renouvelables. 14 sont sauvegardés et 1 gagné (Morbihan). Dans ce dernier département, le candidat communiste Michel Le Souarnec est celui qui totalise le plus de voix !

Les deux pertes sont dues à une poussée des verts (Seine-Saint-Denis) et à une liste dissidente socialiste (Essonne). Pourtant, en Seine-Saint-Denis, la liste communiste-Front de Gauche remporte plus de 25 % des suffrages et emporte seulement 1 siège de sénateur sur les deux qu'il détenait bien que progressant ! !...

Au final, le PCF a réélu ses sénateurs dans les départements suivants : Val-de-Marne (2 sièges sur 6 possibles), Pas-de-Calais(2 sur 11), Indre-et-Loire, Isère, Loire, Meurthe-et-Moselle, Nord, Hauts-de-Seine, Paris, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-d'Oise. A ces départements, il faut ajouter la Réunion avec notre camarade du Parti Communiste Réunionnais, Paul Vergès. Il y a 9 sénatrices pour 7 sénateurs élus : qui dit mieux côté féminisme ?

A noter les bons résultats de Jean Chatelais, candidat communiste de l'Orne (10,46 % !) et nos bons résultats dans le Lot (14,84 %), les Hautes-Pyrénées (14,84 % également), les Landes (9 %) et les Pyrénées-Orientales (11,71 % au premier tour).

La Haute-Normandie, Eure et Seine-Maritime, n'était pas affectée par ce renouvellement. A noter que notre Région a un sénateur communiste, en l'occurence Thierry Foucaud en Seine-Maritime.

Maintenant, reste à savoir ce que cela va changer pour les français ?

Si le PS l'emporte en 2012 aux Présidentielles et qu'une majorité de gauche suive à l'Assemblée Nationale, ce n'est pas l'étiquette gauche ou droite qui comptera mais bien la politique qui sera menée.

Un pôle communiste et Front de Gauche renforcé au parlement fera le relai d'une gauche de terrain offensive et sans concession. Nous n'avons pas besoin d'une nouvelle majorité qui trahit ses engagements une fois élue mais bien d'une gauche qui assume ses orientations politiques en faveur des travailleurs, face à la finance et au capitalisme débridé.

Ce travail se prépare dès maintenant. Les communistes s'y attèlent.

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 14:20

Les français : pas compétitifs ? Une étude officielle prouve le contraire. A nouveau.

Les travailleurs américains et français sont les plus productifs des grands pays développés et ont continué de creuser l'écart en 2010 vis-à-vis de leurs concurrents, notamment du Royaume-Uni, selon des statistiques officielles publiées mardi 13 septembre à Londres.

Dans son étude annuelle sur la productivité comparée des pays du G7, l'Office national des statistiques (ONS) a laissé inchangé son palmarès : le travailleur américain arrive en tête, suivi du français, de l'italien, de l'allemand et du canadien.

Le Royaume-Uni reste en sixième position pour "la productivité par travailleur", seul le Japon étant derrière.

Selon la même étude, les Etats-Unis et la France ont en outre creusé l'écart sur leurs partenaires en 2010.

Ainsi, sur une base 100 attribuée au travailleur britannique en 2009, la performance est restée la même un an plus tard. En revanche, le travailleur américain est passé de 131 à 134 sur cette même échelle, et le français de 109 à 110.

L'ONS note que l'écart global de productivité entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis "est le plus important depuis 1994".

Le classement est différent en termes de "productivité par heure travaillée", l'Allemagne arrivant alors en deuxième position devant la France, avec les Etats-Unis toujours en tête.

Mais, sur ce critère, seuls trois pays ont amélioré leur performance durant l'année écoulée, les Etats-Unis et la France, ainsi que le Japon en dépit de sa 7e et dernière place.

Avec cette étude, quand vous entendrez quelqu'un, un politique de droite ou un patron (c'est la même chose mais bon...), vous affirmez qu'il faut améliorer la compétitivité de la France face aux pays étrangers et que le travail coûte trop cher en France, vous saurez qu'il tente de vous manipuler pour vous convaincre que vous devez faire de nouveaux "efforts".

La mondialisation, l'Europe et le discours sur la compétitivité ne servent qu'à faire pression sur les travailleurs pour diminuer la part des salaires dans les richesses produites donc à augmenter la part des bénéfices reversés aux actionnaires. De toute façon, depuis trente ans que l'on nous tient ce discours et qu'on fait pression sur les salariés, la situation ne fait que se dégrader. La preuve que le problème n'est pas là.

Peut-être faudrait-il mieux regarder la question de la répartition de la richesse en France, entre travailleurs et capitalistes ? Une meilleure répartition des richesses permettrait bien évidemment de fortes hausses des salaires, des pensions et des minimas sociaux, ainsi que la création de milliers d'emplois dans la Fonction publique (Santé, Education, par exemple) et dans le secteur privé.

Pour changer de répartitions des richesses et favoriser d'abord ceux qui les produisent, les travailleurs, il sera nécessaire de changer de classe politique, en favorisant les organisations politiques qui défendent réellement les intérêts des classes populaires et des classes moyennes, Parti communiste et Front de Gauche en tête.

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 09:27

Quand l'histoire des valiss d'argent africain rejoignent l'affaire Karachi, c'est le modèle politique français qui est atteint.

Décidément, la scène politique française sent de plus en plus mauvais !

A coup de règlements de comptes entre responsables de droite, ressortent des dossiers qui montrent que la Françafrique, ce réseau qui implique dictateurs africains, entreprises françaises et gouvernements, était aussi une source de revenus pour politiciens en période électorale. Plus loin, mais dans la même veine, celle impliquant des entreprises françaises, des contrats à l'étranger et des intermédiaires louches, revoilà l'affaire Karachi !

Mais, à trop remuer la merde, ce sont des personnalités de premier rang qui sont désormais éclaboussées. Après Jean-Christophe Mittérand et Pasqua, dans le cadre de l'Angolagate, c'est Villepin et Chirac, puis récemment Sarko et Le Pen pour les valises africaines. Sans parler des frégates de taïwan ! Si Bayrou a reconnu avoir été approché par des "porteurs de valises", c'est désormais au tour de Balladur et de Sarkozy (encore !) de réapparaître sur scène, dans l'affaire Karachi cette fois-ci !

Je ne reviendrai pas sur les noms, les dates et le contenu des dossiers (et des valises !) : d'autres médias en font un compte-rendu exhaustif.

L'aspect important ici, c'est l'aspect politique. Politique au sens noble du terme, celui qui dénote du modèle de fonctionnement de la Cité, de la "Ville" (Polis, en grec), même s'il est difficile de sortir quelque chose de noble de ces égoûts politiques.

Le fond du problème, c'est le cocktail détonnant entre un monde politique intimement mêlé au monde des affaires, et des médias intimement mêlé au monde politique et soumis au monde des affaires. On le voit avec DSK.

On savait également  à quel point Sarkozy était fier de ses relations dans le monde de l'entreprise, au point de célébrer sa victoire, en 2007, avec des grands patrons, au Fouquet's, plutôt qu'avec ses partisans. Quelques Rolex et excursions en yacht plus tard, il tenta de changer son image. Le côté bling-bling reste pourtant en mémoire, tout comme ses choix politiques, en faveur des plus riches et des grands patrons. Comment s'étonner de le voir impliqué, directement ou indirectement, dans des scandales financiers ?

Avec les contrats à l'étranger, notamment en Afrique, on touche un aspect particulièrement sensible de la collusion entre un état français qui n'a pas fait son deuil du colonialisme passé, des hommes politiques en recherche de financements, des hommes d'affaire peu regardant sur les méthodes et des chefs d'état africains plus soucieux de leur bien-être matériel que de celui de leurs peuples. C'est le cadre de fonctionnement de la Françafrique.

L'intervention en Côte-d'Ivoire puis l'intervention en Libye ne sont rien d'autre que des actions militaires en défense des intérêts économiques des milieux d'affaire français : en Libye, c'est le "nouveau pouvoir" (ex-kadhafistes et islamistes) qui l'a reconnu en parlant d'un accord préalable à l'intervention militaire française et attribuant à la France (entendre : aux compagnies pétrolières françaises) 35 % du pétrole libyen. On ne pourrait faire mieux comme démonstration !

D'ailleurs, l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy a été marquée par un discours de façade sur une prétendue « rupture avec la Françafrique ». Le soutien aux putschistes mauritaniens, les félicitations à l’élection frauduleuse d’Ali Bongo, la complaisance passée envers le régime de Ben Ali, mais toujours d’actualité envers ceux de Blaise Compaoré au Burkina Faso, d’Idriss Déby au Tchad ou encore de Denis Sassou Nguesso au Congo Brazzaville et de Paul Biya au Cameroun sont autant de signes que si la forme a peut-être changé, l’essence demeure (sans jeu de mots !). Sous Sarkozy, les interventions françaises au Tchad en 2008, dans le Sahel, et cette année en Côte d’Ivoire et en Libye marquent même un regain dans le volet militaire de la Françafrique.

Au delà de Sarkozy, on comprend bien que c'est, comme je le précisais au début, l'organisation politique française qui est à revoir tant la confusion règne entre politique, médias et milieux d'affaires.

Alors ? Tous pourris ?

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Quand on voit que monsieur plus-blanc-que-blanc, Jean-Marie le Pen, est également accusé d'avoir bénéficié de valises en 1988, on peut se le demander ! Pour ce dernier, cependant, rien de surprenant de la part d'un ancien avocat devenu milliardaire en héritant de manière trouble d'un célèbre cimentier.

Non. Je préfère dire que c'est le système politique qui est pourri !

Les communistes proposent de changer notre système politique, de rédiger une nouvelle constitution pour une sixième République, sociale et démocratique, donnant plus de contrôle du peuple sur ses élus et des salariés sur leurs entreprises.

Tant que notre République fonctionnera sur le modèle économique capitaliste, avec les institutions de la cinquième République, il y a fort à craindre que des politiciens bien placés se laissent tenter par le milieu des affaires pour bénéficier d'avantages financiers en échange de leur soutien et du silence envers des régimes étrangers peu regardant sur les Droits de l'Homme.

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 08:30

Une nouvelle édition de la Fête de l'Humanité se ferme sur un nouveau succès populaire... et politique.

Trois jours ne suffisent pas pour faire le tour d'une Fête de l'Humanité qui compte plusieurs centaines de stands et cumule débats et concerts. Trois jours qui sont néanmoins un souffle d'air frais, de fraternité et de solidarité, dans une actualité où chômage et crise, scandales politiques et haine de l'autre alourdissent l'atmosphère.

A l'heure qu'il est, difficile de dire combien de personnes sont venues à cette fête 2011 ! Le chiffre de 500 000 a été avancé. En tout cas, pour ceux qui y étaient, comme moi, il est clair que le samedi et le dimanche ont fait le plein.

Des allées pleines, des stands où il est difficile de trouver une place assise, des concerts où il faut arriver en avance pour être bien placé,... autant de signes d'une fréquentation élevée.

En avant la musique !

Côté musical, l'ambiance était pop avec Avril Lavigne, vendredi soir. Pop et jeune. La jeune canadienne a su s'adapter à cette scène surprise pour elle (elle devait jouer au Zénith, à l'origine) pour charmer son public. Sur la scène Zebrock, public plus réduit mais pas moins chaud pour plusieurs concerts dont celui, attendu, de Cyril Mokaïesh. Un vrai succès, là aussi !

Le samedi, entre un Yvan Le Bolloc'h cabotin et plus flamenco que jamais et un Bernard Lavilliers qui nous faisait un voyage entre des titres légendaires et ses nouvelles chansons, la Grande Scène a connu une fréquentation qui a frôlé la saturation, malgré une capacité de 70 000 personnes ! L'artiste reggae allemand Patrice, pour sa première participation, a à la suite réuni des dizaines de milliers de spectateurs. La météo a ensuite décidé de jouer la trouble-fête : un orage a perturbé le très attendu concert de Joan Baez et a entrainé l'annulation des concerts suivants, dont ceux des Ting Tings et de No One is Innocent. Grr !...

Le dimanche, entre musique classique et Noah, c'est un public diversifié qui a pu profiter d'un temps plus ensoleillé pour se détendre sur la Grande Scène. Ambiance familiale.

Le débat est ouvert

Pendant ce temps, sur les stands et dans les allées, discussions et échanges allaient bon train.

Les débats ont, eux aussi, fait le plein, que ce soit à l'Agora de l'Humanité, à l'Espace Social ou dans les différents stands.

Pour notre département, c'est le stand de la section Eure-Seine qui a organisé un débat sur "l'emploi industriel et les territoires". Le débat s'est appuyé sur l'exemple de M-real pour échanger sur le rôle essentiel, vital, de l'emploi industriel, seul créateur de richesses, pour dynamiser un territoire. La bataille des M-Real, dont on attend une conclusion heureuse (?) d'ici 15 jours, illustre aussi la nécessité pour les salariés de réussir à s'allier les habitants et les élus de leur territoire pour obliger leur patron et les pouvoirs publics à agir en faveur du maintien des entreprises. MSD à Eragny-sur-Epte, GSK à Evreux ou Sealynx à Charleval ont été également cités.

Ailleurs sur la Fête, entre éducation, santé et services publics, filière automobile et droit du travail, sans-papiers et développement durable, le choix des thématiques était ouvert.

L'avenir de la gauche a aussi été l'occasion d'échanges, alors que deux élections majeures approchent, Présidentielles et Législatives en 2012. C'est dans ce contexte que s'est justifiée la présence, pendant ce week-end, de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche aux Présidentielles.

L'Eure, bien présente

Au delà du débat sur l'emploi industriel, notre département était présent en trois endroits de la Fête, via quatre stands : un stand Evreux/Fédération départementale, un stand Eure-Seine (Pont-de-l'Arche, Louviers, Val-de-Reuil) et deux stands associés avec Gisors-Vernon-Etrépagny et Risle-Charentonne.

Comme pour l'ensemble de la Fête, ces stands ont mobilisé largement les militants de leurs secteurs (une bonne quinzaine par stand dont beaucoup de jeunes) et, surtout, ont accueilli un large public. Le samedi soir, bienheureux était celui qui pouvait trouver une place assise sur l'un de ces stands !

Plusieurs adhésions au Parti communiste ont été faites durant cette Fête, rien que pour notre département. Des jeunes et des moins jeunes que nous accueillons avec plaisir.

En trois jours, ce sont donc des centaines de milliers de citoyens de tous âges et de toutes origines qui ont participé à la Fête de l'Humanité, confirmant la première place nationale de cet événement et l'attrait que représente encore le Parti communiste. Trois candidats socialistes aux primaires de ce parti ne s'y sont pas trompés et sont venus arpenter les allées de l'Huma.

La gauche, ce n'est pas que le PS, c'est ce que rappelle la Fête de l'Humanité. Durant ces trois jours, les communistes font une nouvelle démonstration de leur présence politique et de leur dynamisme. Porteurs d'une vision radicale du changement, les communistes seront sur le terrain, social et politique demain comme hier, avec les rendez-vous pour la défense de l'Education nationale le 27 septembre, avec la journée d'action des syndicats le 11 octobre, mais aussi avec le meeting communiste du 4 octobre à la Halle aux Toiles de Rouen et les élections de 2012.

Requinqués par le succès de l'édition 2011 de la Fête de l'Humanité, les communistes eurois repartent à la bataille contre l'austérité et la crise du capitalisme avec encore plus de vigueur et de convictions. En souhaitant que beaucoup nous rejoignent dans la lutte dans les mois à venir.

  Huma 2011 - 16 septembre (1)

Sur le stand d'Evreux

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Sur le stand Eure-Seine

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Les tunisiens du PCOT,
présents au Village du Monde pour témoigner du printemps arabe

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Cyril Mokaïesh, scène Zebrock

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 10:14

Premier débat télévisé ce soir dans le cadre des primaires socialistes.

Un petit billet sous forme de réflexion avant le grand départ vers la grande Fête qu'est la Fête de l'Humanité ce week-end.

Le Parti socialiste a décidé de se lancer dans le concept de "primaires". Soit. Chacun est libre d'organiser sa cocneption de la politique comme il le sent. D'autant plus que les sondages laissent augurer un succès certain de cette opération de mobilisation médiatique.

Ceci étant, les enquêtes d'opinions donnent entre 1 million de personnes "souhaitant y participer" à 10 % des français, soit 6 millions. Cela laisse une marge assez surprenante qui traduit le flou sur cette démarche chez beaucoup de nos concitoyens et la possible versatilité des participants : entre l'intérêt "pour" et la participation "réelle", il y a une marche à monter.

Quel que soit l'ampleur de cette participation, les principaux reproches que l'on pourrait faire à ce concept de primaires ne sont pas là.

Premier grand reproche, c'est celui d'accentuer une bipolarisation du paysage politique : il n'y aurait que le candidat issu de ces primaires qui serait à même de battre Sarkozy. En clair, la politique de la France se résume à Sarkozy ou son adversaire socialiste.

Cette vision de la politique, d'opposition entre deux partis, serait un appauvrissement historique de la pensée politique et du débat démocratique français. On ne parle déjà plus dans les médias que du candidat qui sortira des "primaires de la gauche", comme si "la gauche" se résumait au Parti socialiste !

Après Jospin, qui a inversé le calendrier politique français en mettant l'élection présidentielle AVANT les élections législatives, c'est la priorité à l'homme providentiel qui est donné dans nos institutions. Notre démocratie continue sa route vers une sorte de monarchie présidentielle : on le voit bien avec Sarkozy ! il est dommage que le Parti socialiste prête le flan à cette dérive en mettant à ce point le focus sur la personne qui représentera son courant de pensée aux Présidentielles 2012 !

Et cela m'amène au deuxième reproche : celui de la personnalisation de la politique.

A droite, c'est déjà fait. Si Bruno Le Maire rédige actuellement un ensemble de proposition pour le programme de Nicoals Sarkozy en 2012, c'est le candidat Sarkozy qui tranchera et retiendra les propositions qu'il souhaite. Curieuse conception de la démocratie où les militants UMP et les cadres de ce parti, élus nationaux compris, sont réduits au simple rôle de groupies et colleurs d'affiche de leur leader incontesté. Et c'est la droite qui traite les communistes d'archaïques et de staliniens ?... On rêve !

Le souci, c'est que ces primaires amènent peu ou prou au même résultat.

Les socialistes ont débattu et voté un programme il y a quelques mois. Qui aujourd'hui, hormi au PS, est capable d'en donner le titre et les principales propositions ?

Avec ces primaires, même si théoriquement c'est ce programme qui fait socle commun, chaque candidat présente ses propres propositions et joue de ses atouts, voire de ses atours, pour élargir le cercle de ses soutiens. On ne parle plus collectif, on ne parle plus de l'opinion des adhérents.

Qui plus est, avec tout un chacun qui pourra voter pour l'un ou l'autre des six postulants, les adhérents du Parti socialiste se verront submergés par le nombre et, au final, pas sûr que ce soit le candidat qu'auraient désigné les socialistes "encartés" qui sorte vainqueur de la compétition ! Là aussi, je ne sais pas si tous les militants se rendent compte de la double dépossession démocratique dont ils sont finalement victimes : ni le candidat, ni son programme final ne sont de leur responsabilité. Le choix du candidat revient à choisir celui qui "passe le mieux", qui présente bien, qui s'exprime bien, qui peut "battre Sarkozy"... Oui, mais pour quoi faire ? Pour quelle politique économique ?

D'ailleurs, quand on regarde la politique dans le pays qui chérit tant les Primaires, les Etats-Unis, on ne peut qu'espérer autre chose pour la démocratie française ! La possibilité faite aux citoyens américains de "désigner" leur favori chez les Républicains comme chez les Démocrates n'a pas empêché la fonte de la participation électorale, y compris aux Présidentielles avec moins d'un électeur sur deux, ni l'émergence de forces réactionnaires et populistes, comme le Tea party.

En France, l'érosion de la participation citoyenne et la croissance des forces populistes et réactionnaires au sein de la droite sont déjà en cours. On ne voit pas en quoi la recette américaine des primaires donne à terme un autre résultat que celui qu'elle a donné outre Atlantique ?

A gauche, il n'y a heureusement pas que le Parti socialiste !

Le Parti communiste est parti dans une autre conception de la politique. Avec le lancement du Front de gauche, en 2008, il a voulu rassembler largement d'autres forces politiques progressistes et des militants de tous horizons, adhérents ou non d'une organisation politique.

Pour ces Présidentielles comme pour les Législatives, ce sera le programme d'abord ! Le candidat pour les Présidentielles, Jean-Luc Mélenchon, a été désigné démocratiquement par le vote des adhérents des partis rassemblés au sein du Front de Gauche, sur la base du programme partagé par tous.

N'oublions pas qu'à gauche comme à droite, les véritables primaires seront celles du Premier tour des élections, présidentielles et législatives ! Ces premiers tours constituent les seul rendez-vous officiels pour désigner quel candidat de gauche affrontera le candidat de droite au second tour ! 40 millions d'électeurs français sont appelés à cette "Primaire".

C'est cette bataille là qu'il faut gagner à gauche !

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 09:19

La plus grande fête populaire de France ouvre ses portes vendredi qui vient.

600 000 visiteurs sont attendus pour l'édition 2011 de la Fête de l'Humanité. Trois jours à 20 € pour déambuler au milieu des centaines de stands, écouter les dizaines de concerts et participer aux centaines de débats organisés sur trois jours. Sans compter les expos, les attractions et le village du livre avec sa centaine d'auteurs présents.

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La météo s'annonce bonne pour ces trois jours de Fête ce qui devrait permettre l'épanouissement de ce climat particulier à l'Huma, subtil mélange de familles et de jeunes, de militants et de simples spectateurs, un climat de solidarité et de fraternité à l'image de ce grand rêve qu'est le communisme.

Parmi les surprises de cette édition 2011, la venue d'Avril LAVIGNE, la jeune star pop canadienne, qui remplace au pied levé le groupe (canadien lui aussi) SUM 41 dont le chanteur s'est blessé au dos.

Pour ceux qui souhaitent l'écouter, le concert d'Avril LAVIGNE s'est vendredi soir à 22 heures sur la Grande Scène.

L'affiche musicale est alléchante, avec également SOPRANO, Gaëtan ROUSSEL, Cyril MOKAIESH ou Dick ANNEGARN le vendredi, Yvan LE BOLLOC'H, Souad MASSi, ROCE, NO ONE IS INNOCENT, Bernard LAVILLIERS, PATRICE, Joan BAEZ ou The TING TINGS, le samedi, les percussions de l'Orchestre de Radio France, Nolwenn LEROY, HK et les Saltimbanks ou Yannick NOAH le dimanche (lire : Huma concerts).

Coté Village du Monde, de l'Afrique à l'Amérique du sud en passant par l'Europe, l'Asie et le Moyen-Orient, des dizaines de stands accueillent les visiteurs, pour échanger, débattre, danser ou se restaurer.

Politiquement, cette année, l'honneur est fait aux révolutions arabes du printemps, aux luttes des Indignés, de Madrid à Athènes, à la solidarité avec le peuple palestinien et au 140ème anniversaire de la Commune de Paris. Entre expos, invités exceptionnels et débats, ces événements seront mis en avant pendant les trois jours.

La Fête de l'Humanité, ce sont aussi des centaines de stands français, de tous les départements, de nombreuses communes ou sections, de syndicats et associations progressistes.

Les communistes de Saint André seront sur le stand de la Fédération de l'Eure, associé au stand d'Evreux, avenue Yasser Arafat, près de la Grande Scène.

Sur ce stand, entre deux discussions, vous pourrez profiter d'un verre au bar ou bien d'un repas à la "Tarterie Normande" qui vous propose, cqfd, des tartes salées et sucrées et une boisson pour 7 euros.

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Si vous cherchez un moyen de transport, outre le covoiturage, vous pourrez réserver une place dans le bus qui passe par Evreux ou celui qui passe par Vernon. Contactez pour cela la Fédération au 02.32.39.46.82 !

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 09:59

Qui peut encore croire que la droite de Sarkozy gère bien les affaires de la France ? Qui peut croire encore que plus de rigueur et une fonction publique qui s'appauvrit sont des solutions à la crise ?...

La bourse provoque la crise, les banques s'effondrent, la droite éponge les dettes des banques et explose les dettes de l'état, les banques spéculent sur les dettes des états, les bourses perdent confiance et s'effondrent, l'inflation repart, les salariés paient les dettes des banques et de l'état. Voilà en résumé le bilan politique de la droite !

Car, rien n'y fait ! Les spéculateurs continuent de spéculer. La Bourse de paris, comme ses consoeurs, continue de plonger. A raison de - 2 % à - 3 % par jour, le CAC 40 s'enfonce chaque jour un peu plus dans le rouge, signe de fuites des spéculateurs de l'économie réelle vers des marchés spéculatifs considérés comme plus rentables, comme les matières premières ou l'or.

Parmi les valeurs qui souffrent le plus, il y a les banques, notamment la Société générale, BNP-Paribas et le Crédit agricole, qui perdent chaque jour 2 à 7 % de leur valeur !

Malgré cela, tout va bien dans le secteur bancaire selon les autorités financières françaises et le gouvernement ! On se demande alors pourquoi ces baisses si tout va bien ?

Histoire de nier les évidences, la droite continue de prôner l'austérité et la rigueur pour réduire l'endettement du pays. Sauf que la dette de la France n'est désormais plus dûe à des dépenses trop importantes mais au coût élevé des remboursements de la dette. C'est le principe du surendettement : la France doit emprunter pour rembourser ses dettes ! Dans le cas d'un foyer, on annule une partie des dettes. C'est ce qu'on devrait faire avec la France sachant que cette dette a été contracté auprès des banques qui sont à l'origine de la crise : en fait, les banques prêtent à l'Etat l'argent que celui-ci a versé pour combler leurs énormes déficits ! C'est un peu comme si un ami vous prêtait avec des intérêts de l'argent que vous lui aviez donné : une belle arnaque !

Après trois ans de crises successives, il est désormais faux de nier la réalité : c'est le capitalisme lui-même qui est en crise ! La machine infernale capitaliste s'est emballée et spécule sur les déficits qu'elle génère elle-même.

Le malheur, c'est de demander toujours aux travailleurs de combler ces déficits.

Victimes de la crise économique que provoque la crise financière, les travailleurs sont donc les seuls qui sont ciblés pour contribuer au comblement de la dette de l'Etat. Et parallèlement, pour réduire ses dépenses, l'Etat réduit ses services publics ce qui revient à demander aux citoyens, donc aux travailleurs, de mettre la main à la poche dès qu'ils souhaitent accéder à un service autrefois assuré par l'Etat. C'est le cas en matière de santé (frais médicaux non remboursés, cliniques privées, forfait hospitalier,...), c'est le cas en matière d'éducation (Ecoles privées, cours particuliers, droits d'inscription en hausse,...), c'est le cas avec les coûts de la justice, les frais de sécurisation du domicile, les coûts de l'assainissement, etc..

Partout en Europe, c'est donc la même rengaine : il faut réduire la dette en demandant aux premières victimes de la crise de payer pour ceux qui en sont la cause et qui continuent d'en profiter.

Au final, cette rigueur favorise le chômage et pressure les salaires et pensions, ce qui ralentit la croissance et, donc, réduit les rentrées financières des Etats via les impôts. Ce qui accroît la dette et nécessite encore plus de rigueur... C'est ce qui arrive à la Grèce donc la croissance plonge de 5 % chaque trimestre, ce qui veut dire que le pays produit chaque trimestre moins de richesses que le trimestre précédent : la pays tout entier s'appauvrit.

En France, c'est la même politique que met en place la droite. Si les choses s'accélèrent actuellemnt, cela date de 2007 avec la cure d'amaigrissement des services de l'Etat : ces suppressions de postes par dizaines de milliers chaque année (non remplacement des départs en retraite) favorisent la montée du chômage. Maintenant, les taxes que l'on rajoute sur les ménages vont, comme en Grèce, ralentir encore plus la croissance donc diminuer les recettes de l'Etat.

La preuve que tout cela n'est que paroles : la montée de l'inflation.

Avec la dette publique, l'inflation a toujours été l'obsession des milieux financiers et le dada de la banque Centrale Européenne. Désormais, non seulement c'est la crise et les dettes publiques ont explosé, mais en plus, l'inflation remonte !

Avec + 0,5 % en août, les prix montent de 2,2 % en 1 an, loin des 1 % prônés par la BCE. Et encore ! Si on retire le secteur de l'automobile (en baisse) ou les produits saisonniers frais (les fruits et légumes de saison), la hausse serait plus forte.

Si ces mesures ne marchent pas, alors pourquoi les prendre me demanderez-vous ?

Par dogmatisme libéral, d'une part. La droite française est calée sur les dogmes libéraux hérités des années Bush. Peu importe la réalité, c'est la libéralisation totale de l'économie donc la disparition des contrôles publics et des barrières réglementaires sur le marché de l'emploi qui devraient tout régler selon les libéraux.

Mais il y a aussi un gros aspect, celui d'une politique délibérée car "de classe". La droite, de tout temps, est au service des classes possédantes : grands patrons, spéculateurs et financiers. C'est encore plus vrai avec Sarkozy, "président des riches", avec sa bande du Fouquet's et ses dizaines de mesures en faveurs des possédants : Bouclier Fiscal, Loi TEPA, Loi LME, suppression de la taxe professionnelle, de l'ISF, assouplissement du marché du travail (réforme du Code du travail), ouvertures de services publics à la concurrence, recul de l'âge de départ en retraite, ...

Depuis des années, tous les gouvernements qui se sont succédés, "gôche" comprise, multiplient les mesures de libéralisation de l'économie et de casse du modèle social et du service public français. C'est le règne de la mondialisation capitaliste, de la concurrence libre et non faussée, valeurs défendues par l'Europe capitaliste et les traités européens successifs.

En trente ans, la chasse aux dépenses publiques, aux fonctionnaires et les pressions sur les salaires et les pensions n'ont réduit aucun problème économique et social français. Chômage, précarité, délinquance, fuites des emplois, Sécu,... tout va de mal en pis !

C'est donc ces choix politiques libéraux qui détruisent notre pays et détruisent les autres pays européens en ouvrant grand les vannes de la spéculation et de la mise en concurrence des travailleurs.

C'est donc d'une autre orientation politique que viendra le changement, d'une politique sociale qui vise le renforcement du contrôle populaire sur l'économie. Seule le Parti Communiste et ses alliés du Front de Gauche sont aujourd'hui en capacité de représenter une alternative crédible et porteuse de cette politique.

Le capitalisme est en crise. Ce n'est pas en lui donnant toujours plus le contrôle de nos économies et de nos vies que nous sortirons notre pays de l'ornière où il s'enfonce.

L'heure est au renversement de logique, à la remise en cause du modèle capitaliste pour un modèle social qui replace l'humain au centre des choix, un modèle socialiste moderne, écologique et démocratique.

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