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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 09:42

Entre flambée des prix des médicaments quand ils ne sont plus remboursés et suppressions de postes, le secteur pharmaceutique est devenu extrêmemnt rentable. Au point que la recherche médicale ne l'intéresse plus.

C'est un article dans l'Humanité Dimanche de cette semaine qui m'a mis la puce à l'oreille. En page 38, l'hebdomadaire révèle que le laboratoire appartenant à l'Association française contre les myopathies, organisatrice du Téléthon, vient d'obtenir le droit de produire et commercialiser des médicaments contre les maladies rares.

Le laboratoire de l'AFM, Généthon BioProd, est situé à Evry, dans l'Essonne, et est spécialisé dans la recherche sur les technologies innovantes, notamment la thérapie génique, pour les 6 000 maladies rares recensées.

C'est que l'industrie pharmaceutique traditionnelle, privée, trouve peu d'intérêts à travailler sur ces maladies rares, pour la simple raison, comme leur nom l'indique, que leur rareté (moins d'un individu sur 2 000) ne permet pas un retour sur investissement apte à satisfaire les actionnaires.

Et oui ! Les pharmaciens d'aujourd'hui ne sont pas des philanthropes ! Ils ne sont pas là pour sauver l'humanité mais réaliser des bénéfices maximum.

Le cas du laboratoire Servier et du scandale du Médiator est là pour le montrer :  ce qui compte, c'est ce que rapporte les médicaments ! Alors, pensez donc ! Que voulez-vous que ces gestionnaires de fortunes fassent avec des gamins malades ?...

Dans notre département, quand on parle de l'industrie pharmaceutique et de sa motivation à multiplier les dividendes, on sait de quoi on parle : les licenciements dramatiques chez Glaxo à Evreux, la menace lourde qui pèse sur le site MSD d'Eragny-sur-Epte, aux portes de Gisors ou les licenciements successifs chez Sanofi démontrent que la rentabilité est devenue la seule boussolle qui gouverne ces groupes pharmaceutiques.

MSD, deuxième plus grand groupe mondial dans le domaine, veut fermer le site Gisorsien alors que celui-ci est spécialisé dans des produits à haute valeur ajoutée : antidiabétiques, traitements de la stérilité féminine,... mais cela ne suffit pas à faire le bonheur des actionnaires, semble t-il ?

Pour Sanofi, c'est toute la partie recherche qui s'effondre plans sociaux après plans sociaux. Or, la recherche est le moteur de l'avenir dans cette branche.

La recherche privée est donc en panne. Le gouvernement français, comme les gouvernements étrangers, tente bien d'alimenter le secteur privé en détournant les moyens des laboratoires de recherche publics, universitaires notamment, vers le privé, via des partenariats. Mais rien n'y fait : seuls les maladies "rentables" sont étudiées. Tant pis pour les autres !

On sait pourtant que nombre de maladies pourraient être vaincues à faible coûts par la vaccination, dans le Tiers-Monde notamment, ou que des maladies autrefois disparues réapparaissent en France, misère et destruction de la couverture sociale oblige...

Certains pays progressistes, comme l'Afrique du Sud, ont obtenu la possibilité de produire des médicaments génériques à bas prix, pour leurs populations, comme dans le cas du SIDA. En clair, ces traitements pourraient être beaucoup moins chers si l'Etat y mettait le nez.

Que ce soient de simples citoyens, déjà durement pénalisés par la crise, qui doivent financer la recherche médicale alors que quelques grosses multinationales du médicaments accumulent des dividendes énormes est en soit un gros problème.

La question se pose donc : si le secteur privé s'avère incapable de mener une activité de recherche au bénéfice de l'ensemble de la société, s'il préfère licencier et gonfler ses tarifs sur le dos de la Sécu et des patients, peut-être faudrait-il que l'Etat reprenne en main ce secteur vital, dans le sens premier du terme ?

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 10:21

par Jean LEVY

 

Le Monde ne fait pas la Une de sa découverte.

Il faut la chercher dans un article, en bas de la page 3, dans son édition datée du 12 mai, sur la situation politique dans le Bade-Wurtemberg.

Les élections récentes, dans ce land, lui fournissent l’occasion de rappeler qui gouverne effectivement dans nos « démocraties ».

Après avoir rappelé le succès des Verts, arrivés en tête de la « gauche », unis au SPD, et leur victoire dans cet Etat-Région du sud de l’Allemagne, Le Monde commente l’évènement :

« Commencera alors une expérience inédite : une coalition de gauche dirigée par les Verts (…) Une fois élu, Winfried Kretschmann, (le patron des Verts), devra donner des gages aux vrais patrons du Bade-Wurtemberg : les industriels de l’automobile, notamment Mercedes, Porsche, Audi et Bosch ».

Le quotidien ne s’offusque, en aucune manière, de sa « révélation ».

Cette réalité dépasse les limites de ce land et les frontières de l’Allemagne. Nous en faisons tous les jours l’expérience en France. Pour faire court, disons que le pouvoir réel, dans notre pays, se trouve dans les mains des dirigeants du CAC 40.

100 familles sont aux commandes. Elles tiennent les manettes de notre économie : les banques et la finance, l’énergie, ce qu’elles nous ont laissé d’industries. Elles dictent ainsi leur loi au faux semblant des gouvernants, président et ministres, choisis par eux dans un panel aménagé, offert aux électeurs. Comme une offrande, ou plutôt  une offense, faite à la « démocratie ».

Pour parodier de Gaulle, face au putsch des généraux à Alger, en avril 1961*, disons que « Le pouvoir a une apparence, un quarteron de politiciens aux ordres. Il à une réalité : un groupe d’intérêts privés. Ce groupe et ce quarteron possèdent un savoir-faire expéditif et limité. Mais ils ne voient et ne comprennent la nation et le monde que déformés à travers leur frénésie de profits. Leur entreprise conduit tout droit à un désastre national. »

Certes, la prise du pouvoir par le capital n’a rien d’un putsch. Il s’agit d’une conquête de la bourgeoisie entreprise depuis la Révolution française.

Aujourd’hui, le pouvoir est accaparé par une frange étroite de cette bourgeoisie, quelques centaines d’hommes (et de femmes), les plus riches de notre pays, qui mettent celui-ci en coupe réglée. Ils démantèlent tous les acquis sociaux, fruits de la lutte ouvrière et populaire. Ils détricotent les lois protégeant encore les salariés. Elles sont autant d’entraves à l’accroissement de leur fortune.

Pour ces 100 familles qui gouvernent la France, le droit du travail, la santé publique, l’école, la sécurité sociale, ont un coût qui ampute leurs profits.

Seuls comptent les dividendes. Leurs montants guident leur choix économique : fermer les usines, délocaliser celles-ci, là où le coût du travail est moindre, ne plus produire pour mieux spéculer. La rotation du capital est leur bible.

La France, pour ces 100 familles, c’est une salle de marchés.

Mais les frontières limitent encore leurs ambitions. Il leur faut un plus  vaste monopoly à leur jeu d’argent. L’Europe constitue un champ d’action plus conforme à leur désir de puissance, en réduisant les peuples à la mendicité, avec toujours plus de plan d’austérité. « BusinessEurope », le Medef de notre continent, fait la pluie et le beau temps, sous l’habit de l’Union européenne.

Celle-ci est, de nos jours, ce qu’était l’Europe des rois coalisés contre notre République, à Valmy, et la Sainte Alliance des Princes, en 1815, du temps de la contre-révolution et de la royale restauration.

C’est aujourd’hui, l’instrument de contrainte des peuples par gouvernements interposés. Que ceux-ci soient « Bleus » ou « Roses », ils appliquent, à la lettre, la loi dictée par leurs maîtres, la loi du marché, du Bade Wurtemberg jusqu’à l’Elysée.

 


 

*DISCOURS DU GENERAL DE GAULLE, DU DIMANCHE 23 AVRIL 1961

  • « Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite. Il a une réalité : un groupe d'officiers, partisans, ambitieux et fanatiques. Ce groupe et ce quarteron possèdent un savoir-faire expéditif et limité. Mais ils ne voient et ne comprennent la nation et le monde que déformés à travers leur frénésie. Leur entreprise conduit tout droit à un désastre national. »
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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 08:24

Dans une Europe où les thèses d'extrême-droite se banalisent, faut-il laisser la mémoire historique être falsifiée ?

Révision en France

Depuis plusieurs mois, une véritable offensive en faveur de la réhabilitation de Louis Renault est en marche. Le 2 mars dernier, c'est la télévision publique qui prêtait main forte aux descendants de Louis Renault en diffusant un reportage en faveur du patron de Renault lors du journal télévisé de David Pujadas. Seuls quelques historiens justifiant l'activité du patron français par la "contrainte" de l'occupation eurent droit à la parole.

Louis-Renault---Adolf-Hitler.JPGLe 13 juillet 2010 déjà, à la demande de la famille Renault, c'est le musée de la mémoire d'Oradour sur Glane, village martyr du nazisme, qui avait dû retirer une photo montrant Louis Renault au côté d'Adolf Hitler avec la mention "Louis Renault fabriqua des chars pour la Wehrmacht" pour illustrer la collaboration. La Cour d'Appel de Limoges considérait que cette photo, antérieure à la guerre, ne pouvait servir de preuve et qu'il lui était attribué "une inexacte fabrication de chars". Depuis quand des juges se permettent-ils de s'ériger en spécialistes de l'Histoire et de rejeter des faits historiques avérés ?

Hier, les petits enfants de Louis Renault qui lorgnent vers l'héritage potentiel que leur offrirait la réhabilitation de leur parent, sont revenus à la charge, à nouveau relayés par les grands médias.

Cette falsification de l'Histoire, qui provoque un tollé dans les milieux de la recherche historique et chez les anciens résistants, vise t-elle plus largement que le seul cas Louis Renault ?

On sait qu'une partie du grand patronat voue une véritable haine au Conseil National de la Résistance qui pris des mesures de nationalisation et de confiscation de biens de collaborateurs et des mesures sociales fortes comme la retraite, la Sécu ou le statut de la Fonction Publique. On sait à quel point le gouvernement sarkozyste, fortement influencé par l'extrême-droite et le patronat, détricote consciencieusement toutes ces mesures.

L'Histoire a montré également l'important soutien du patronat français et de la bourgeoisie à l'extrême-droite française dans les années 30 notamment aux groupes paramilitaires (Croix de Feu,...) ou terroristes (La Cagoule) par peur d'une révolution bolchévique en France. Ce n'est pas pour rien qu'une partie de la bourgeoisie française avait adopté le slogan "Plutôt Hitler que le Front Populaire".

Réhabiliter le collaborateur Louis Renault reviendrait à remettre en question la vérité historique d'une page sombre de notre Histoire où les classes sociales possédantes ont fait majoriatirement le choix de la défaite et de la collaboration contre le peuple de France, de peur de voir celui-ci basculer dans le socialisme.

C'est une réalité historique que l'on retrouve partout en Europe à cette époque (à commencer par l'Allemagne ou l'Espagne de Franco) et partout dans le monde par la suite, comme lors des coups d'Etat militaires en Grèce ou en Amérique du sud (Chili d'Allende).

Dans le cas de Louis Renault, la résistance (sans jeu de mot) s'organise. Vous trouverez en bas de cet article une lettre du 18 avril du grand résistant et ancien député communiste Pierre Pranchère.

Révision à l'est

Parallèlement, dans la grande entreprise d'éradication du combat communiste menée depuis l'effondrement de l'Union Soviétique, certains pays vont très loin dans le révisionnisme historique.

C'est le cas de la Lettonie qui n'a pas de mots pour dénoncer l'Union Soviétique au point que, au musée de Riga, on ne célèbre pas le 8 mai 1945 comme jour de Libération mais comme début de ... l'occupation !

D'ailleurs, ce musée insiste sur le fait que l'armée hitlérienne a été accueillie en 1941 en "libératrice".

Silence sur l'annihilation quasi complète de la communauté juive locale par les milices lettones ! Silence sur les arrestations, assassinats et déportations d'opposants au nazisme, notamment de partisans communistes.

Le pays célèbre même la légion lettone de waffen SS tous les 16 mars !

Le revisionnisme est tellement poussé que le gouvernement "démocrate" letton a entamé des poursuites contre un vétéran de guerre, le letton Vassili Kononov, accusé de "crimes de guerre" par la cour suprême lettone en 2004. Pendant ce temps, un ancien commandant de la waffen SS siège toujours comme député en charge de la commission de la citoyenneté (!) après avoir eu en charge les relations avec l'Otan (tout est dit !).

L'affaire est arrivée en Cour Européenne des Droits de l'Homme. Et le résultat n'est pas assuré malgré une argumentation pourtant clairement pro-nazie du gouvernement letton qui qualifie la condamnation des responsables nazis de "justice des vainqueurs qui a permis aux criminels alliés de rester impunis" et qui demande à la CEDH de "corriger les défauts de Nuremberg".

Dans les faits, c'est la première fois qu'un combattant de la liberté risque une condamnation comme "criminel de guerre" !

En France comme dans l'ex-bloc soviétique, tout est fait dans cette guerre des classes qui tait son nom, pour que la classe capitaliste au pouvoir puisse réécrire l'Histoire à son avantage, quitte à falsifier les faits et à remettre en selle l'extrême-droite. Le péril est grand de voir une nouvelle fois la peste brune accéder au pouvoir dans un pays européen. Ce sera à coup sûr le déclenchement d'un important retour en arrière social et démocratique.

La réhabilitation du patronat français et le soutien des médias dominants à la candidature Le Pen sont la version française de ce rapprochement idéologique.

Il faut croire que le capitalisme et le patronat ne sont pas sûrs de leur système et de leur pouvoir pour envisager à ce point le recours à un pouvoir fort et antidémocratique ?

Comme dans les années 30 en France, c'est la solidarité de classe, par delà les origines, et le combat pour changer la société qui pourront faire barrage à l'effondrement républicain que constituerait une victoire d'une alliance MEDEF - UMP -FN.


Pierre Pranchère

Résistant à l’âge de 15 ans à l’AS puis aux FTP
Ancien député de la Corrèze de 1956 à 1958 et de 1973 à 1978
Député honoraire au Parlement Européen
Secrétaire général du Collectif Maquis de Corrèze.

LA FLAMME DE LA RÉSISTANCE, L’HONNEUR DE LA FRANCE

La décision prise par le gouvernement de la Résistance présidé par le général de Gaulle, au début de l’année 1945, de nationaliser les usines Renault pour collaboration avec l’ennemi fut ratifiée par l’Assemblée Constituante, le 16 janvier 1945. Cette assemblée était l’émanation des forces patriotiques adhérentes au Conseil National de la Résistance. Elle fut constituée selon les dispositions de l’ordonnance du 21 avril 1944 signée par de Gaulle.

Les délégués constituants ne sortaient pas de l’ENA qui n’existait pas alors, mais des terribles épreuves de la clandestinité et des durs combats libérateurs. La Gestapo, la milice et la police pétainiste à leur trousse, ils avaient risqué l’arrestation, la déportation, les tortures et la mort. Certains d’entre eux avaient été blessés, emprisonnés, torturés. Tous avaient perdu des proches compagnons. La décision de nationaliser Renault fut prise par celles et ceux qui avaient rétabli l’honneur de la France bafouée. Mettre en cause cette décision historique serait une injure à la mémoire de toutes les victimes de la barbarie nazie et pétainiste, une insulte à la Résistance à ses combattants et à ses héros.

L’ordonnance du 16 janvier est incontestable. Elle accable Louis Renault : « ses prestations à l’armée allemande précise-t-elle, ont, durant l’occupation, été particulièrement importantes et ne se sont trouvées freinées que par des bombardements répétés dont les usines de Boulogne-Billancourt et du Mans ont été l’objet de la part de l’aviation alliée ». Ajoutons un élément significatif. En 1943, après un bombardement allié particulièrement dévastateur, Louis Renault fit déblayer très vite les ateliers détruits à Boulogne-Billancourt. En un temps record il les rééquipa en machines neuves et remit en marche la production au service de l’armée hitlérienne.

Louis Renault et ses semblables du haut patronat furent le fer de lance de la collaboration, le déshonneur de notre pays. La collaboration qui coûta très cher à notre peuple et aux peuples de l’Union Soviétique. En 1941, Hitler dans sa marche triomphante disposait de presque toutes les ressources économiques et stratégiques de l’Europe. Les chars et les camions Renault étaient du nombre.

Le Musée de la Seconde Guerre Mondiale à Moscou qui contient les différents types d’armes utilisées par l’armée nazie atteste de l’importance des productions Renault. D’autre villes et musées peuvent aussi en témoigner. Nous savons qu’à Léningrad, après le siège atroce, un char Renault, prise de guerre, fut exposé sur une place.

1340 chars, prise de guerre des allemands sur le sol français, furent reconditionnés avec enthousiasme dès août 1940 par Louis Renault. En 1941, Renault produisit à un rythme effréné une commande de chars pour l’Allemagne devant être livrée le 15 juin, c’est-à-dire avant l’agression du 22 juin contre l’URSS. Louis Renault continua sa collaboration avec Hitler jusqu’en 1944. Seules l’insurrection et la libération y mirent fin.

Dans la guerre hitlérienne en URSS, les chars Renault du type FT 17 et R 35 occupèrent une place de choix dans les combats contre les unités de partisans qui ne disposaient pas de blindés et de canon antichars. Le FT 17 dans la défense des aérodromes, le second dans l’attaque frontale des unités engagées en coordination avec le front de l’Armée Rouge. Les chars Renault opérèrent aussi contre les partisans yougoslaves. La traque des partisans par les chars Renault s’est combinée avec les horribles massacres des populations civiles commis par les divisions SS, dont la sinistre Das Reich : « nous avons pris en Russie l’habitude de pendre, nous avons pendu plus de 100000 hommes à Karkov et à Kiev, ici ce n’est rien pour nous » (Kowatsch au préfet Trouillé, le 9 juin 1944 à Tulle).

Qui pourrait oublier le prix payé pour la victoire par les peuples de l’Union Soviétique, vingt cinq millions de morts, des millions d’handicapés et presque la totalité des familles atteinte par cette effroyable tragédie ?

La tentative de réhabilitation de Louis Renault, lancée par France 2, le 2 mars 2011, qui refuse toujours un droit de réponse, a du plomb dans l’aile du fait de la puissante riposte qui monte de la France entière et de l’argumentation irréfragable développée par l’historienne Annie-Lacroix-Riz.

La Résistance et ses racines vivantes, qui écrasa hier la collaboration et ses maîtres nazi-fascistes, doit aujourd’hui tailler en pièces cette infâme campagne menée par les néo-pétainistes et leurs émules.

La flamme de la Résistance ne s’éteindra pas. Elle a été, elle est et sera toujours l’honneur de la France.

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 09:20

Xavier Bertrand était tout heureux hier de donner SES chiffres des heureux bénéficiaires de la "prime aux salariés" tant annoncée. 4 000 000 de salariés seraient concernés sur les 36 000 000 que compte notre pays. Tout est dit.

Les entreprises concernées par la "prime aux salariés" sont celles de plus de 50 salariés dont la maison-mère réalise des bénéfices et reverse des dividendes en hausse depuis deux ans minimum. Des conditions sommes toutes draconiennes qui écartent à la base les centaines de milliers de PME et les 6 millions de travailleurs du secteur public. Sans parler des retraités !

Selon les estimations du gouvernement, il y aurait officiellement 4 millions de salariés concernés. Rien par rapport aux 36 millions de salariés en France ! En admettant déjà que ce chiffre de 4 millions ne soit pas gonflé.

Se pose ensuite la question du montant de la prime. Le gouvernement annonce des primes pouvant aller jusqu'à 1 200 € défiscalisés. En dehors du fait qu'il s'agit encore d'argent qui ne contribuera pas à améliorer les comptes sociaux de la Sécu et des retraites, puisque défiscalisés, notez-bien qu'il s'agit d'un montant maximum !

Soyons optimistes et retenons les plafonds gouvernementaux de 4 millions de salariés et de 1 200 euros !

Cela représente une somme maximale théorique de 4,8 milliards d'euros.

Rien que les 40 plus grosses entreprises du CAC 40 ont distribué l'an dernier 40 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires !

En clair, le gouvernement propose de redistribuer pour 4,8 milliards d'euros à 4 millions de salariés quand 40 milliards d'euros ont été distribués à quelques dizaines de milliers d'actionnaires ?

J'insiste : il ne s'agit que des 40 plus grosses entreprises du CAC 40 et il s'agit d'une hypothèse haute concernant le nombre de salariés susceptibles de toucher cette prime. On peut donc aisément imaginer les sommes fantastiques qui ont été servies à des particuliers en général actionnaires de plusieurs entreprises tandis qu'on promet une hypothétique aumône à une minorité de ceux qui produisent les richesses.

Car, n'oublions pas que cet argent promis à la redistribution est de la plus-value, c'est-à-dire du bénéfice sur le travail des salariés, de l'argent qui est gagné en ne payant pas le salarié à hauteur de ce qu'il rapporte.

En même temps que des chiffres gonflés sont annoncés au sujet de la prime aux salariés, le gouvernement planche sur l'allègement de l'ISF, vous savez  ? l'ISF, Impôt de Solidarité sur la Fortune, sensé prélever une faible partie des énormes richesses des classes possédantes pour le bien commun !

Pendant que le gouvernement annonce avec fracas la remise en cause du bouclier fiscal (enfin !), il remet en cause également l'ISF. On redonne d'une main aux riches ce qu'on leur prend de l'autre.

Des exemples sont donnés pour faire "pleurer" dans les chaumières sur quelques cas isolés de personnes retraités dont la maison a pris beaucoup de valeur avec la spéculation immobilière (genre l'île de Ré) mais qui n'ont pas beaucoup de retraites. Et on nous annonce une exonération d'ISF si la somme exigée est inférieure à 1 500 € ; pour l'Impôt sur le Revenu, cette exonération est sous les 100 euros ! ! On ne vit pas dans le même monde !

Ce qu'oublie de dire le gouvernement mais que révèle le Syndicat National Unifié des Impôts (SNUI), c'est que les plus riches des riches bénéficieront aussi de cette réforme et que les économies pour ces gens là tourneront autour de 14 000 € par an !

Alors, effectivement, quand on regarde le grand cadeau qui sera fait à une petite partie de ceux qui travaillent et qui n'atteindra certainement jamais les 1 200 € et qu'on compare avec le cadeau qui va être fait aux plus riches, qui ne travaillent pas mais spéculent, et qui atteindra souvent les 14 000 €, on se dit qu'encore une fois ce gouvernement roule pour les nantis et jette comme d'habitude de la poudre aux yeux des travailleurs pour les leurrer.

Si le gouvernement avait réellement l'intention d'améliorer le pouvoir d'achat des français, il devrait augmenter le SMIC, obliger les entreprises bénéficiaires à augmenter les salaires, à payer les charges sociales en retard, augmenter les pensions et mener une politique de baisse des prix, notamment par une baisse de la TVA et des taxes sur les produits essentiels. Là, oui, ce serait une véritable politique autour du pouvoir d'achat !

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 08:35

En pleine guerre des chefs, le Parti socialiste utilise la figure paternelle de François Mittérand, trente ans après son élection, pour valoriser son image de parti de pouvoir. Mais que retenir des quatorze ans de Mittérand à l'Elysée ?

10 mai 1981 au soir, la France retient son souffle. Un vent d'espoir souffle sur la France populaire. A 20 heures, c'est la libération, François Mittérand est élu président de la République avec 51,76 % des voix face à Valéry Giscard d'Estaing, président sortant et battu.

Je me souviens comme beaucoup de ce soir là, de ma première coupe de Champagne à 10 ans et de l'espoir qui se levait chez mes parents, modestes salariés.

Quatre ministres communistes entrent au gouvernement : Marcel Rigout (Formation professionnelle), Anicet Le Pors (Fonction Publique), Jack Ralite (Santé) et Charles Fiterman (Transports).

Ce gouvernement durera cahin-caha jusqu'en 1984 après le tournant de la rigueur insufflé par Pierre Mauroy, premier ministre, Laurent Fabius, ministre de l'industrie, et Jacques Delors, ministre des finances.

Les communistes sortiront du gouvernement en 1984. Trop tard !  L'alliance derrière le PS aura permis à celui-ci de passer électoralement devant le PCF, puis, le tournant de la rigueur et la désillusion populaire seront reprochés aux communistes, dont on attendait beaucoup. De 20 % en 1978, le PCF passe à 10,5 % aux Européennes de 1984. Une fonte qui précède largement l'effondrement des pays de l'est (1989-1991) à qui certains attribuent le recul du PCF.

Le PS et Mittérand resteront aux manettes jusqu'en 1995 après une nouvelle victoire aux Présidentielles de 1988 et malgré (ou grâce ?) le passage de la droite de Jacques Chirac à Matignon de 1986 à 1988.

Quatorze ans de Mittérandisme : du plus et beaucoup de moins

Aujourd'hui, le Parti socialiste tente de ne garder de cette époque que les bons aspects. Il y en a, heureusement.

Mais les années Mittérand, c'est aussi et surtout le début de la fin du progrès social. A partir de 1983, et pour la première fois depuis la Libération, les avantages sociaux reculent, le pouvoir d'achat se dégrade dans la continuité de l'ère Giscard, les années fric prennent le dessus, dévalorisant l'être humain et le travail.

En 1995, les dégâts sont là : la finance a pris le pouvoir sur l'économie française grâce à l'Europe de Bruxelles ; le PS s'est converti au social-libéralisme ; les électeurs sont déboussolés devant ce bilan et ne voient plus de différence entre cette gauche de gouvernement et la droite ; le Front National a émergé et pourra désormais gangréné le débat démocratique et diviser les travailleurs au bénéfice du patronat.

Côté positif, c'est au cours des premières années, de mai 1981 à mars 1983, que les mesures les plus bénéfiques au peuple, les plus progressistes seront prises.

Pour le pouvoir d'achat, dès les premiers mois, le SMIC augmente de 10 %, le minimum vieillesse de 20 % et les Allocations familiales de 25 %. C'est la création de l'Impôt sur les Grandes Fortunes qui financera en grande partie ces mesures. Une forme de redistribution sociale des richesses digne d'un gouvernement de gauche.

Pour le bien-être des travailleurs, sont décidés en 1982 le passage aux 39 heures (contre 40 auparavant), la cinquième semaine de congés payée (4 auparavant), les chèques vacances et la retraite à 60 ans, acquis que la droite nous a fait perdre l'an dernier malgré l'opposition majoritaire du peuple.

Sur le plan démocratique, c'est la création des Comités d'entreprise et des Comités d'Hygiène et de Sécurité du Travail (CHSCT) ainsi que les premières mesures d'égalité hommes-femmes.

Toujours sur le plan démocratique, le gouvernement reprend, au nom du peuple français, le contrôle de secteurs clés de l'économie à l'oligarchie capitaliste : nationalisation des 36 banques de dépôt (aujourd'hui privatisées), de Rhône-Poulenc (Chimie), de la Compagnie Générale des Eaux (CGE, aujourd'hui Vivendi) ou de Péchiney (Métallurgie).

Sur le plan sociétal et culturel, l'abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l'homosexualité, la suppression de nombreuses mesures sécuritaires de la droite ou la Fête de la musique sont des décisions de cette époque.

Côté négatif, les premières mesures qui annoncent l'austérité sont prises dès 1982 avec la dévaluation du franc et la suppression de l'indexation des salaires sur les prix qui, désormais, fera perdre du pouvoir d'achat aux travailleurs tous les ans, l'augmentation des prix terminant dans les caisses des entreprises donc dans la poche des actionnaires.

En mars 1983, c'est officiellement la rigueur.

Les dépenses déclinent. L'Etat, donc la gauche, abandonne les charbonnages puis la sidérurgie. 24 000 emplois disparaitront dans ce secteur en trois ans malgré une immense manifestation à Paris le 13 avril 1984. 7 300 emplois disparaissent à la suite dans le groupe Peugeot - Talbot.

En quelques années, le PS devient "réaliste", c'est-à-dire qu'il se convertit à la logique du marché capitaliste.

Les entreprises publiques sont massivement privatisées, les logiques de marché et de rentabilité deviennent des critères de gestion de celles qui restent publiques, on met en avant les entrepreneurs comme le triste sire Bernard Tapie (celui du scandale du Crédit Lyonnais, aujourd'hui LCL).

L'argent devient le dogme. La gauche devient europhile, dans la logique de sa conversion à la mondialisation capitaliste. D'ailleurs, Jacques Delors devient vite président de la Commisiion européenne.

Idéologiquement, la bataille politique de conversion au marché doit tordre le coup aux tenants du socialisme, idéologie du partage et du vivre ensemble. Dans cette logique, le socialisme est accusé de mener fatalement au goulag et les défenseurs du socialisme, au PS ou au PCF, deviennent des archaïques staliniens.

Le progrès social disparait des objectifs de la gauche au profit d'une intégration européenne qui démentèlera notre société, notre système social et notre industrie, au seul profit des grandes multinationales et des spéculateurs.

La désillusion est grande. L'abstention monte et le FN est mis en avant pour récupérer le mécontentement populaire.

Au final, quel bilan ?

En 1981, l'espoir était grand de voir la France s'ouvrir sur le Monde et les travailleurs attendaient que la gauche améliore leur quotidien.

En 1995, avec la victoire Jacques Chirac, une page se tourne.

Aux yeux des travailleurs, la gauche a trahi ses engagements de 1981 en se convertissant au libéralisme. C'est le début de la confusion entre gauche et droite dans l'esprit des travailleurs.

Le PCF, érodé par son passage au gouvernement et sa stratégie d'alliance avec le PS, subit également une forte campagne anticommuniste dans le sillage de l'effondrement des pays de l'est. Les communistes mettront des années avant de remonter la pente politiquement. Les séquelles sont toujours là, avec une certaine difficulté à parler de socialisme même entre communistes.

Les années Mittérand seront les années fric. Ce seront aussi des scandales d'écoutes téléphoniques, de sacralisation du Président, surnommé le Sphinx, et de surprotection de ses proches.

Trente ans après l'élection de Mittérand, un quart de siècle après la fin de son règne, la gauche est toujours affaiblie idéologiquement. Le PS reste fortement imprégné de social-libéralisme, au point d'envisager de mettre l'un des plus libéraux à la tête de l'Etat en 2012 ! Les électeurs ne s'y trompent pas avec une abstention qui progresse dangereusement d'élection en élection, surtout dans les quartiers populaires.

L'ère Mittérand, c'est aujourd'hui la mort du progrès social, la confusion idéologique droite-gauche, la tentative d'en finir avec l'espoir d'une société débarrassée de l'exploitation capitaliste de l'Homme, et la prise du pouvoir de la finance sur la société. Les quelques bonnes mesures prises les premières années n'y changeront rien.

Comme mes parents et comme des millions de travailleurs, je me souviens de ma première coupe de Champagne le 10 mai 1981 au soir, et je me dis, avec eux : "si j'avais su !".

Alors aujourd'hui, désolé, je ne lèverai pas ma coupe de Champagne pour fêter ce souvenir douloureux, cette gigantesque désillusion que fût l'élection de François Mittérand à l'Elysée !

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 09:27

Depuis les ultra-conservateurs américains jusqu'à nos conservateurs français, une idée simple permet d'expliquer les inégalités sociales : si certains sont pauvres ou au chômage, parfois les deux, c'est tout bonnement leur faute ! Ben tiens !

Il est tellement confortable, quand une société va mal, de considérer ses victimes comme responsables de leur sort ! De la même façon, confondre les conséquences et les causes, cela permet de ne pas remettre en cause la société et de chercher des outils de coercition, de contrôle, pour "punir" ces coupables tout trouvés.

C'est ce qui arrive par exemple sur les questions de délinquance de jeunes ou d'immigration clandestine. Réduire la délinquance des jeunes, c'est en mettre un maximum en prison ; lutter contre l'immigration clandestine, c'est les isoler du reste de la population dans des baraquements avant d'en renvoyer un maximum par avion.

Dans ce cas, ce sont aux conséquences que l'on s'attaque. La répression dans ces deux domaines ne règle pas les question du pourquoi ? Pourquoi de la délinquance des jeunes ? Comment la prévenir ? Pourquoi des gens risquent-ils leur vie pour traverser des déserts et des mers, dans des conditions dangereuses, pour venir chez nous ? Que faire pour qu'ils trouvent des perspectives d'avenir dans leur propre pays ?...

Répondre au pourquoi, chercher les causes, c'est souvent remettre en ause le fonctionnement, voir les fondements, de notre société. Chose que ceux qui en profitent le plus ne veulent pas entendre.

Alors, pour répondre à des problème concrets, rien de tel que la stigmatisation : la personne mise en cause, ou le groupe social complet, deviennent entièrement responsables de leur situation, comme si le contexte général, la société, l'éducation, le monde, n'avaient aucun impact.

C'est cette démarche intellectuelle qui amène régulièrement la droite à dénoncer les fonctionnaires. Les documents sont complexes, les fonctionnaires mettent du temps à traiter les dossiers, les services publics fonctionnent mal  ? C'est parce que ce sont des fainéants ! L'argument simpliste passe souvent. Pourtant, cette affirmation, qui met tout le monde dans le même sac, ne répond pas aux questions de savoir si les moyens matériels et humains existent pour faire le travail demandé ? ou si ce n'est pas le législateur qui est responsable des réglementations, trop complexes ou lourdes,  qu'on demande ensuite aux fonctionnaires de faire appliquer ?

L'exécutant devient le responsable des dysfonctionnements et des manques de moyens de l'Etat.

Dans le même ordre d'idées, ce week-end, une importante personnalité de la droite a reporté ses responsabilités sur les "pauvres" et les chômeurs.

Ainsi, Laurent Wauquiez tire désormais a vu sur les bénéficiaires du RSA, dénonce l'assistanat comme étant "le cancer de la société française", veut obliger les bénéficiaires du RSA à donner une "contrepartie" de "5 heures de service social" par semaine pour la collectivité et suggère de plafonner le montant des aides sociales à 75 % du SMIC pour assurer « une vraie différence de revenus entre celui qui travaille et celui qui est aux minima ».

Son discours sent le rance et la démagogie des propos du RPR en 1988, avant le RMI.

Le RSA est un minimum social qui ne dépasse pas les 466 euros par mois, loin du "plancher" de 950 € pour le seuil de pauvreté ! Et loin des 1 070 € du SMIC !... 

D'ailleurs, une partie des bénéficiaires du RSA sont des "travailleurs pauvres" dont le revenu du travail est tellement bas qu'il doit être complété par le RSA pour les sortir de la pauvreté !

D'autre part, les bénéficiaires du RSA sont tenus de chercher un emploi et sont suivis par Pôle Emploi et des entreprises d'insertions. Pour en être dispensé, il faut être gravement malade et ne pas bénéficier d'aides au handicap. 20 heures de "service social", c'est autant d'heures en moins pour l'insertion et c'est autant d'heures "économisées "pour payer de vrais salariés avec de vrais salaires sur ces taches !

Cela rejoint une proposition de loi UMP présentée en avril par le député lorrain Pierre Lang (rien à voir avec Carl Lang, l'ex-leader frontiste ?) pour l'aile droite de l'UMP.

En voulant faire travailler les bénéficiaires du RSA en échange de cette aide sociale et en voulant "plafonner" les aides sociales, Laurent Wauquiez sous-entend que certains peuvent vivre largement au dessus du SMIC, sans travailler, avec les minimas-sociaux.

Un mensonge évident que démentent les chiffres des montants du RSA et du taux de fraude (moins de 2,5 %, erreurs de l'administration comprises !).

Venant d'un ancien ministre en charge du dossier, il s'agit probablement d'un discours démagogique pour plaire à une partie de l'électorat.

On aimerait autant que Laurent Wauquiez et ses amis de l'UMP dénoncent avec les mêmes termes et la même énergie les bénéficiaires des jetons de présence dans les conseils d'administration d'entreprises, autour de 3 000 € par séance tout de même, soit 6 fois le RSA ! Car, là par contre, le "service social" rendu est loin d'être évident !

Encore une fois, en ciblant les chômeurs et les bénéficiaires du RSA, la droite joue la politique de division des travailleurs, montrant du doigt des boucs-émissaires pour leur mettre sur le dos une partie des difficultés causées par le système capitaliste lui-même et les inégalités qu'il génère.

Wauquiez et la droite veulent faire travailler les chômeurs et les pauvres gratuitement ? Qu'ils commencent déjà par créer des vrais emplois, stables et bien payés, en arrêtant de supprimer des emplois publics et en obligeant les entreprises bénéficiaires à réinvestir dans les salaires et l'emploi ! Le jour où le chômage aura quasiment disparu, il sera temps de demander des explications à ceux qui ne travaillent toujours pas !

En attendant, si la misère grandit en France, ce n'est pas de la faute des pauvres.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 21:54

Vladimir Bizet-Sefani, conseiller municipal de Lanester, a crié à plusieurs reprises : "Votre politique est une insulte aux valeurs de la résistance. C'est la mort de la liberté, de l'égalité et de la fraternité !". Jusqu'à l'intervention du service de sécurité. Une demi-douzaine de gardes du corps l'ont expulsé. Il a été conduit à la gendarmerie

L'interview vidéo de l'élu communiste expulsé

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 08:41

L'Assemblée nationale a entamé la discussion autour d'un projet de loi gravant dans la Constitution française les obligations du pacte pour l'euro défendu par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy à l'échelle européenne. Une super-austérité permanente qui réjouit Bruxelles, la Bourse et les spéculateurs.

Avez-vous entendu parlé de ce projet de loi constitutionnel ? Non ? Pourtant, si cette modification de la Constitution passait, notre pays serait définitivement bloqué dans ces choix économiques, incapable d'impulser une dynamique publique d'investissements pour relancer l'emploi et la croissance par l'obligation qui lui serait faite d'être dans les clous des déficits publics admis par Bruxelles.

Nos journalistes préfèrent actuellement se consacrer à des sujets plus "vendeurs" comme un mariage princier, la béatification d'un leader religieux ou l'assassinat politique d'un leader terroriste que faire leur travail d'information sur des choix politiques qui gouverneront la vie quotidienne des français pour les décennies à venir. Les médias comme outil d'abrutissement de masse.

Le budget national sous la supervision des eurotechnocrates libéraux

Le projet de loi constitutionnel porte le qualificatif de "relatif à l'équilibre des dépenses publiques".

Dans les faits, il s'inscrit dans le projet de directive européenne sur les cadres budgétaires nationaux inspiré des préconisations de l'ancien directeur du FMI, Michel Camdessus. Vous savez le FMI ? L'affameur du monde que dirige actuellement l'espoir de la gauche libérale, Dominique Strauss-Kahn !...

Ce projet constitutionnel, défendu par la droite UMP-NC de messieurs Le Maire et Morin, propose "d'inscrire dans notre Constitution, trois séries de dispositions de nature à modifier de manière radicale la gouvernance de nos finances publiques". Par cette phrase, l'importance du texte est annoncée.

Ce projet institutionnalisera des lois-cadres qui auront pour but "d'encadrer les composantes de de l'évolution des finances publiques" en fixant "le montant maximal des dépenses de l'Etat et de la Sécurité sociale pour chacune des années de la programmation" : en clair, les budgets des ministères et de la Sécu seront encadrés sur plusieurs années, sans possibilité d'en sortir, donc d'effectuer des corrections sociales comme pourrait l'être, par exemple actuellement, une baisse des taxes sur les carburants pour soulager les finances des familles.

Je vous épargne d'autres dispositions qui alourdirait trop cet article mais, je vous garde le pire pour la fin !

En effet, une des dispositions est "d'inscrire dans la Constitution le principe d'une transmission systématique à l'Assemblée Nationale et au Sénat des programmes de stabilité, avant qu'ils soient adressés à la Commission européenne dans le cadre du volet préventif du pacte de stabilité et de croissance". Cette disposition est la clé de voûte de la démarche puisque, au final, c'est la Commission européenne qui aurait son dernier mot sur ces lois cadres donc sur les orientations budgétaires de notre nation.

Ce projet de modification constitutionnelle n'est ni plus ni moins que la mise sous tutelle des finances publiques françaises sous l'autorité des technocrates non élus de Bruxelles avec, comme dogme unique, l'austérité budgétaire.

On voit bien à qui profite le crime dans une Europe soumise au capitalisme débridé : en tenant les Etats par les cordons de leurs bourses, l'Europe bloque par là-même toute capacité d'un pays européen de se rebeller contre les politiques libérales d'austérité et de réduction de la sphère publique qu'elle défend pour le seul bénéfice des grands groupes privés.

Si, à l'avenir, un gouvernement progressiste arrivait au pouvoir en France, cette modification constitutionnelle serait là pour l'empêcher de prendre des mesures sociales ou d'engager une politique forte d'investissements publics, voire de reconquête des services publics. Des choix qui déconviendraient à Bruxelles donc aux capitalistes. Resterait toujours la solution plus radicale de sortir de l'Europe me direz-vous ! Sauf que cela nécessiterait une majorité plus difficile à réunir à l'échelon nationale !...

Euro-austérité mais euro-bénéfices

Et pendant que la droite française cherche, pour le compte de Bruxelles et des financiers, à constitutionnaliser l'austérité, Bruxelles s'appuie sur des gouvernements locaux et sur le FMI pour enfoncer encore plus un certain nombre de peuples européens dans une cure d'austérité dramatique sur le plan social. C'est le cas en Grèce ou au Portugal, pour ne parler que de ces deux pays.

Les médias se félicitent ainsi d'une enveloppe de 78 milliards d'euros sur trois ans accordée au Portugal par l'Europe et le FMI. Sauf que cette argent vient en contrepartie de mesures radicales de réductions des dépenses sociales (baisse des pensions de retraite,...) et de coupes dans le budget de l'Etat (suppressions de milliers d'emplois publics, fermetures d'écoles,...). Une enveloppe qui va permettre finalement au Portugal de rembourser ses dettes auprès des marchés financiers, dettes contractées pour compenser justement l'effondrement des marchés financiers en 2008 et 2009, mais une enveloppe qui ne servira pas du tout à venir au secours d'une population portugaise qui souffre grandement  de cette crise capitaliste.

Parallèlement, ce jour amène son lot de bonnes nouvelles pour les classes possédantes, grands patrons et nantis de notre belle société capitaliste.

Le journal économique "Les Echos" publie ainsi les revenus d'un certain nombre de grands patrons français du secteur bancaire. Il y a encore peu, Sarkozy et son régime bombaient le torse face aux marchés financiers et annonçaient une "moralisation du capitalisme". Plus près de chez nous, traders et grands patrons des banques allaient devoir rabaisser leurs prétentions financières. Blablabla !...

Pour les traders, c'est reparti comme avant. On spécule sur les matières premières (énergie et alimentation comprises) contre les finances publiques en toute impunité.

Pour les grands patrons, les affaires reprennent. Hier, je vous parlais des 505 % d'augmentation du gérant de Michelin.

Ce matin, c'est le PDG de la Société Générale et le directeur général de BNP-Paribas qui font l'actualité. Le premier, Frédéric Oudéa, a touché, en 2010, la coquette somme de 4,35 millions d'euros. Le second, Baudouin Prot, émarge quant à lui à 2,71 millions d'euros.

En terme de moralisation du système financier, il était annoncé un gros encadrement des bonus pour ces patrons. Quand on sait que 73 % des revenus du PDG de la Société Générale et que 62 % des revenus du DG de BNP-Paribas sont variables, on voit que le montant et le poids des bonus est loin d'avoir baissé !...

Autres chiffres, ceux du bouclier fiscal.

Et les chiffres sont particulièrement scandaleux. Scandaleux et illustratifs d'un système fscal qui permet aux plus riches de s'en sortir très facilement, à la différence du simple salarié dont les maigres revenus ne peuvent échapper au regard du Fisc.

Ainsi, en 2010, le bouclier aura coûté 591 millions d'euros aux caisses de l'Etat et bénéficié à 14.443 contribuables selon la "situation provisoire" établie par Bercy en date de février 2011. C'est 5 millions de plus que la "situation provisoire" publiée l'an dernier. Une situation provisoire qui avait été revue à la hausse quelques mois plus tard.

Pour imaginer ce que l'Etat aurait pu faire avec cet argent, 591 millions d'euros, cela représente environ 23 500 emplois payés un peu au dessus du SMIC.

Mieux, les 925 contribuables "les plus aisés" parmi les 14.443 qui bénéficient du bouclier concentrent à leur profit 60% des sommes rendues par le fisc soit un chèque moyen de 381.000 euros ! Calculez le nombre d'années de revenus que cela représente pour vous ! Scandaleux.

Le coup fatal est donné quand on apprend que, parmi les bénéficiaires, il y a 32 contribuables dont le revenu annuel déclaré est inférieur à 3.467 euros alors que leur patrimoine est de plus de 16,48 millions d'euros ! Cela fait 790 000 euros de patrimoine minimum pour un revenu mensuel officiel de moins de 300 euros ! Moins que le RSA ! On nous prend pour des quiches ? De l'art de défiscaliser ses revenus pour cacher au fisc ses vraies ressources... La recette se répand puisqu'on apprend qu'ils n'étaient que 17 dans ce cas en 2009.

L'insolence des nantis dans ce pays atteind des sommets.

Avec l'appui des médias et de l'appareil d'Etat, ils tentent chaque jour de consolider un peu plus leurs positions dominantes et de prévenir tout risque d'un retournement de situation politique en leur défaveur.

C'est le sens de la loi constitutionnelle proposée par l'UMP et le Nouveau Centre, partis des classes favorisées.

C'est donc bien la conquête de l'appareil d'état par des défenseurs des intérêts populaires qui permettra d'inverser cette concentration des richesses par les plus riches. Pour cela, le seul choix est celui des forces qui prônent la rupture avec le capitalisme et son système inégalitaire, des forces qui sont regroupées au sein du Front de Gauche avec le Parti Communiste. Toute autre voie n'est que vent ou somnifère pour stériliser le mécontentement qui monte.

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 08:28

Hier, c'était le premier mai. 300 personnes seulement avaient fait le déplacement sur Evreux.

A croire que tout va bien en France et que les salariés sont contents de leur sort et de l'avenir qui leur est promis ?

Dans le cortège, cinq forces représentaient l'essentiel des manifestants : la CGT, pour une grosse part, la FSU, le PCF (une trentaine de militants clairement "badgés"), le NPA (avec sono) et un cirque installé dans le quartier de Nétreville, victime d'une nouvelle décision aberrante du maire d'Evreux.

Il est vrai aussi que la publicité faite autour de ce rassemblement, dans un quartier populaire d'Evreux, pour changer, était plutôt discrète. S'il n'y a rien d'étonnant de la part de grands médias qui résument désormais le premier mai au seul muguet, on aurait pu attendre une meilleure information de la part des syndicats. Bref ! Passons.

Selon un sondage paru dans "L'Humanité Dimanche" de ce week-end, 76 % des salariés considèrent que l'augmentation des salaires est la priorité des priorités pour eux. Une information intéressante au moment où le gouvernement joue la carte de sa "prime de 1 000 euros" pour convaincre (tromper) les salariés sur sa volonté d'agir sur les salaires.

Par le biais de la CGT, on apprend ainsi que les salariés de Total, par exemple, ne toucheront pas un centime de cette prime car, pour cela, il faut que les dividendes versés aux actionnaires progressent. Pourtant, Total a réalisé l'an dernier 10,3 milliards d'euros de bénéfices, en hausse de 32 % ! ! Mais comme les actionnaires ne toucheront "que" 5 milliards d'euros (soit 3 600 000 smics !) c'est-à-dire autant qu'en 2009, Total ne rentre pas dans la catégorie des entreprises concernées. Facile, non ? Si une entreprise comme Total n'est pas concernée par cette prime de 1 000 euros, on se demande qui l'est ?...

Heureusement, certains salariés obtiennent de belles augmentations ! Jusqu'à + 505 % !...

Non, vous ne rêvez pas ! + 505 %.

Certes, il ne s'agit pas de n'importe quel salarié. il s'agit du  gérant de Michelin, Michel Rollier.  Ce monsieur gagnera 4,5 millions d'euros en 2011, soit près de 274 années de SMIC en une seule année !

Comme les dirigeants de Michelin sont généreux, pendant que le gérant s'augmente de 505 %, les salariés qui les nourrissent seront royalement augmentés de 1,4 %. Moins que l'inflation. Quelle juste répartition des richesses !

En dehors du record Michelin, les autres patrons du CAC 40 sont bien lotis quand même : les 40 patrons en question se partageront la coquette somme de 98,3 millions d'euros cette année, sans les à-côtés évidemment. Une hausse de 24 % sur 2009 tout de même.

Quand on vous dit que les caisses sont vides et qu'il faut que les salariés fassent des efforts ! ! On sait pourquoi les caisses sont vides, désormais.

Mais, ne soyons pas trop chauvins, nous ne sommes pas les seuls concernés.

Pendant que le Congrès américain sabrait les dépenses sociales pour faire des "économies" et que de nombreux états républicains remettent en cause les droits syndicaux et licencient des enseignants, les chiffres des salaires des grands patrons US viennent de sortir. Et, là aussi, tout va pour le mieux ! Une hausse moyenne de 20 % est annoncée pour les patrons des 200 plus grosses entreprises du pays soit 8,2 millions d'euros en moyenne. A peu près 15 fois l'inflation, it's cool !

Le pompon revient à Phillipe Dauman, patron de Viacom, qui va gagner cette année 60,3 millions d'euros. Une hausse de 149 % en un an.

On est encore loin des 505 % du gérant de Michelin cependant.

Comme vous le voyez, si vous êtes grand patron, vous n'aviez effectivement aucune raison de manifester hier.

Pour tous les autres, entre des salaires bloqués (fonctionnaires,...) ou à la peine, et des prix qui explosent, peut-être y-avait-il motif à sortir quelques heures ce dimanche ?

Allez ! La session de rattrapage existe. C'est celle de la lutte, pour commencer, puis celle des urnes, accessoirement.

A condition de lutter tous ensemble, privé et public, français et immigrés, jeunes et moins jeunes, contre le seul adversaire que nous avons : le capitalisme.

Le printemps pourrait être chaud, pas seulement au niveau des températures. C'est aux travailleurs de le décider.

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 08:14

Vous n'en avez certainement rien à faire mais c'est pas grave ! Les grands médias n'en ont que pour le mariage du prince William et de sa future. Affligeant.

A moins de vivre dans une grotte ou de volontairement refuser toute nouvelle du monde, personne ne peut oublier qu'un mariage royal occupe depuis déjà une semaine la une des grands médias français, publics comme privés.

On se demande d'ailleurs si cela se passe bien à Londres ou s'il s'agit d'un mariage royal français ? On en viendrait même à oublier que la France est une République et que c'en est fini des titres héréditaires de chef d'état, caractère commun aux monarchies et à certaines dictatures. Certaines sont d'ailleurs les deux à la fois ! Regardez l'Arabie Saoudite !

C'est vrai qu'avec la cinquième République, le Président de la République est vite devenu une sorte de monarque, bien loin des valeurs républicaines de pouvoir du peuple par le peuple. Ce n'est pas pour rien si on surnommait François Mittérand "le sphinx" et si certains comparent Nicolas Sarkozy à "Napoléon le petit" !

Pour en revenir à nos moutons royaux, les médias français vont donc dépenser des sommes faramineuses pour couvrir un événement qui n'aura strictement aucune influence sur la vie du français, moyen ou pas. Les histoires d'amour, de pouvoir, de sous ou de c.. de la monarchie anglaise ont très peu de chances d'avoir des retombées en France, à part quand une "pauvre" fille anglaise, tombée dans la marmite infernale de la royauté, finit tristement dans un accident de voiture sous un pont parisien. Espérons pour elle que la nouvelle mariée aura un meilleur sort !

Alors, pourquoi cette débauche de moyens (publics pour certains) pour un événement qui ne nous concerne pas ?

La tradition, direz-vous ! Certes, nos médias sont coutumiers des mariages princiers. Mais le monde change !...

Peut-être faut-il voir cela comme le moyen d'endormir le bon peuple, notamment certaines âmes romantiques, avec une histoire de prince charmant qui épouse une belle et jeune paysanne ? Sortez les mouchoirs !

En guise de prince charmant, vous avez l'héritier d'une dynastie qui a couvert les atrocités commises par les troupes anglaises en Inde (famine organisée dans les années 20), en Irlande ou en Afrique du Sud, un prince qui regrette de ne pas avoir été casser du pachtoune en Afghanistan. Romantique.

Côté paysanne, la future est une fille de la bonne bourgeoisie, riche, très riche. Une roturière, certes, mais pas une pauvresse !

En tout cas, le conte de fée britannique va coûter la bagatelle de 36 millions d'euros ! Sans compter les frais liés aux milliers de policiers et autres forces de sécurité déployés depuis plusieurs jours par l'état.

On rappellera juste que la situation économique en Grande Bretagne est extrêmement mauvaise avec 20 % des jeunes au chômage, une pauvreté qui progresse et un conflit dur contre l'explosion des droits universitaires qui secoue encore le pays !

On rappellera aussi aux médias français que la situation française est elle aussi difficile, que nombre de nos compatriotes sont en grande difficulté, y compris des travailleurs avec emploi !

Tout cet étalage d'argent, ce gaspillage indécent d'argent public pour le mariage privé d'une monarchie désuète et rétrograde est mal venu au moment où les gouvernements britanniques et français serrent toujours plus le garrot de l'austérité sur leurs populations.

A cela s'ajoute le fait que la France est en guerre en Afghanistan et en Libye, et que au moins six français viennent de décéder dans un odieux attentat à Marrakech.

Ce cirque médiatique est déployé pour détourner l'attention des populations de la cruelle réalité de cette société.

Les histoires de princesse n'existent que pour faire rêver les pauvres paysannes, les consoler de leur misère quand d'autres vivent dans l'opulence.

La réalité, c'est que les lendemains qui chantent se construisent dans la lutte, pas dans les contes.

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