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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:07

Petit retour sur la soirée électorale de dimanche et la mise sous silence des résultats du Front de Gauche et des écologistes. Comme un goût de manipulation avant les présidentielles.

Je ne sais pas si vous avez suivi la soirée électorale qui a suivi le premier tour des élections cantonales dimanche soir ?

Pour ceux qui ont regardé les différentes éditions spéciales sur les chaînes, il apparaissait clairement que seuls trois forces politiques étaient mises en avant, le PS, l'UMP et le Front National : un mépris évident pour la démocratie et les électeurs qui ont choisi d'autres forces électorales dans ce pays.

Ainsi, pendant toute la soirée sur France 2, les seuls comptabilisations nationales qui étaient présentées concernaient le Parti socialiste (en y intégrant d'ailleurs les radicaux et divers gauche !), la droite sarkozyste UMP-NC (en y intégrant aussi les divers droite) et le Front National.

Tant pis pour les près de 10 % d'électeurs qui avaient choisi un candidat présenté par le Parti communiste ou ses partenaires du Front de Gauche !

Tant pis pour les 8 % d'électeurs qui ont opté pour un candidat écologiste présenté par Europe Ecologie - Les verts !

Tant pis pour les candidats MODEM, NPA ou les "divers", très nombreux !

De la même façon, les plateaux télévisés de France 2 et TF1 ont uniquement accueilli le trio PS, UMP et FN. Une première historique, antidémocratique et qui marque les choix politiques engagés par les rédactions de ces grands médias, proches du gouvernement.

Ainsi, ce sont près de la moitié des électeurs de gauche (20 % sur 45 %) qui ont été écartés des principaux médias français. Le FN pourra toujours se dire victime d'ostracisme, on voit bien depuis quelques temps que les grands médias lui servent largement la soupe !

Le Parti communiste, par le biais de son secrétaire national Pierre Laurent, a officiellement protesté contre cet état de fait. On attend encore des explications (pour les excuses, faut pas rêver !).

Même dans l'Eure, les "accidents" sont curieusement orientés. La Préfecture a tout bonnement oublié de mettre en ligne le canton de Pont-de-l'Arche dans les résultats départementaux (consultez le Fichier officiel des résultats) ! Le "hasard " veut qu'il s'agisse du canton du seul conseiller général sortant communiste, Gaëtan LEVITRE. malgré un appel du secrétaire départemental du PCF hier matin, l'erreur n'était toujours pas corrigée aujourd'hui !... Etonnant, non ?

Troïka présidentielle

Cette orientation volontaire des comptes-rendus médiatiques des élections cantonales fait suite à plusieurs mois de propagande quasi exclusive des potentiels candidats issus du PS, de l'UMP, du Nouveau Centre ou du FN en vue des Présidentielles. Pour Marine Le Pen, c'est même devenu une promotion intense. Pas un jour sans qu'elle soit dans les médias, présentée comme l'empêcheuse de tourner en rond, comme l'aile sociale d'un FN toujours d'extrême-droite (que l'on sache ?) !... Plus libérale encore que Sarkozy, fille d'un cadre de la nomenklatura bourgeoise (son papa) et responsable d'un parti éclaboussé par les scandales lorsqu'il était au pouvoir à Orange et Marignane, cela fait d'elle la roue de secours du capitalisme et non une révolutionnaire potentielle !

C'est bien pour ça que les médias et le gouvernement préfèrent pousser la fille du milliardaire Le Pen dans l'arène politique, créer la division dans la population française sur des thèses racistes et ségrégationnistes, plutôt que de permettre l'épanouissement libre d'un débat démocratique sur les préoccupations des français : l'emploi, le pouvoir d'achat et l'avenir de leurs enfants.

Il a été décidé en haut lieu que la campagne présidentielle de 2012 se jouerait entre un dirigeant du FMI et deux candidats de la droite dure, UMP tendance tea-party et extrême-droite.

Les patrons et les actionnaires peuvent dormir tranquilles ! Aucun de ces candidats ne changera quoi que ce soit à l'ordre économique actuel, bien au contraire !

Le troisième homme de 2007 a fait long feu. Exit Bayrou ! Aujourd'hui, le troisième homme est une femme, plus réactionnaire et haineuse que son prédecesseur. Aveu de faiblesse d'un capitalisme au bord du précipice qui doit recourir à l'extrême-droite pour détourner la colère populaire !

Comme dans les années trente, la montée de la peste brune en pleine crise sociale et identitaire de l'Occident est pleine de menace.

Encore une fois, contre le système politique et médiatique, les communistes et les démocrates devront trouver les ressources pour ouvrir des perspectives positives au peuple de France et éviter le chaos qu'offre à chaque fois l'arrivée au pouvoir dans un pays de l'extrême-droite.

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 09:53

18 mars 1871 - 18 mars 2011 : 140 ans après le début de la Commune de Paris, premier gouvernement du peuple par le peuple dans l'Histoire moderne du monde, l'exemple de la révolte parisienne reste une référence pour tous les révolutionnaires français, communistes en tête. L'exemple d'une gestion démocratique de la ville par sa population, d'une armée du peuple et, malheureusement, l'exemple d'une trahison de la France par ses élites (à la manière de la capitulation de 1940) et d'une répression aveugle qui illustre le rôle de l'Etat comme force au service de la classe possédante. Marx aura beaucoup appris de la Commune pour bâtir son oeuvre politique.

Un peu d'Histoire :

Après l'échec de la révolution de juin 1848 et l'installation de l'Empire autoritaire, la condition ouvrière s'était déjà détériorée. A la veille de la guerre de 1870, l'AIT (première interrnationale) comptait plus de 10 000 membres actifs en France à Paris, Marseille, Lyon et Rouen. Les grèves se multiplient chez les bronziers, les ouvriers du bâtiment et les mineurs. En 1869, l'AIT publie le Programme de Belleville: suffrage universel intégral, liberté totale de réunion, de presse et d'association, instruction primaire obligatoire, gratuite et laïque, séparation de l'Eglise et de l'Etat, suppression de l'armée de métier.

Pour rétablir l'ordre impérial et bourgeois, la France prend prétexte de la succession du trône d'Espagne pour déclarer la guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870. Mais le 19 septembre, l'armée Prussienne met le siège devant Paris. Gambetta s'échappe en ballon et organise la résistance à partir de Tours.  Le froid et la faim exaspèrent les rancoeurs envers l'occupant, les bonapartistes et les libéraux. Le 7 octobre, les parisiens manifestent aux cris de " Vive la Commune ". Le 31 octobre,  la chute du fort du Bourget entraîne une insurrection populaire. Le 22 janvier 1871, le général Vinoy, commandant de la place de Paris, réprime une nouvelle émeute : bilan 30 morts. Le 28 janvier, le gouvernement signe l'armistice avec Bismarck. Le 8 février, des élections législatives ont lieu, sous la botte prussienne. Les droites, dirigées par Adolphe Thiers, l'emportent, alors que Paris élit Gambetta, Victor Hugo et Garibaldi. La nouvelle assemblée réunie à Bordeaux, cède l'Alsace et la Lorraine, laisse les Prussiens défiler dans Paris, s'installe à Versailles, la ville des Rois. Mais Thiers va prendre d'autres mesures impopulaires. Il déclare la fin du moratoire sur le paiement des loyers et supprime la solde de 30 sous des gardes nationaux.
Dans la foulée, le 18 mars, les Versaillais tentent de voler les canons de la garde nationale, entreposés à Montmartre. La foule s'y oppose et fusille les deux généraux qui menaient ce rapt. Le Comité central de la garde nationale s'installe alors à l'Hôtel de Ville, siège du pouvoir parisien. Dans son appel du 22 mars 1871 aux électeurs, il précise sa conception de la démocratie " Les membres de l'Assemblée, sans cesse contrôlés, surveillés, discutés par l'opinion, sont révocables, comptables et responsables. Quand nous pourrons avoir les yeux partout où se traitent nos affaires, partout où se préparent nos destinées, alors, mais alors seulement, on ne pourra plus étrangler la République ".
Les élections du Conseil général de la Commune se déroulent le 26 mars : 230 000 électeurs sur 485 000 y participent. Sur 65 conseillers, 25 sont des ouvriers (Varlin, Camelinat, Franel.) Il y a des Républicains comme Jules Ferry, des Radicaux comme Delescluze, mort au combat, des Blanquistes comme Ferré, des Socialistes (on dirait "communistes" aujourd'hui !), des Proudhonniens et des Bakouniniens de l'AIT (courants anarchistes).

Commune-de-Paris---decret.jpgFin mars 1871, La Commune se proclame gouvernement de la France, et prend contact avec la province. Mais les Communards ne sont guère plus de 60 000, contre 130 000 Versaillais qui ont remplacé les Prussiens  aux portes de Paris. Le 2 avril, les combats commencent à Courbevoie et dix jours plus tard, la Commune reprend Neuilly. Mais le 30, les  Versaillais prennent le fort d'Issy, puis celui de Vanves. A cause d'une trahison, ils entrent dans Paris par la porte de Saint-Cloud le 21 mai 1871.  Va alors débuter la semaine sanglante où Paris se couvre de plus de 500 barricades. Les derniers combats auront lieu dans le cimetière du Père Lachaise, puis à Belleville....

commune-de-paris-1871-barricade-rue-saint-sebastien-paris-x.jpg

A l'aube du 28 mai1871, 147 communards, derniers survivants des combats qui s'étaient déroulés au cimetière du Père Lachaise, furent fusillés, sans jugement contre un mur du cimetière qui prendra, en leur mémoire, le nom de "Mur des Fédérés". Cette tuerie, n'est pas comme une bavure perpétrée dans le feu de l'action, mais un assassinat prémédité, et minutieusement organisé. Par ailleurs 20 000 communards ont été massacrés pendant la semaine sanglante, il y aura eu 38 000 arrestations et 400 déportations vers les bagnes (dont Louise Michel). La classe ouvrière parisienne est décimée ( Il manquera 12 000 ouvriers de la chaussure, 6 000 de l'ameublement, 5 000 du vêtement, 3 000 plombiers, 1 500 bronziers), Paris vivra en état de siège jusqu'en 1876. La bourgeoisie va pouvoir oeuvrer à ses affaires tranquillement.
" Le cadavre est à terre, mais l'idée est debout " avait écrit Victor Hugo.
La commune de Paris reste encore très actuelle car plus que jamais dans cette époque troublée, le combat continue contre le capitalisme, l'étatisme, le militarisme (cf nos aventures en Afhanistan et, bientôt, en Libye), la misère, l'exploitation, la manipulation des consciences.

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 09:46

Une fois n'est pas coutume, nous reprenons ici un courrier d'André GERIN, député communiste du Rhône, en direction du secrétaire national du PCF, Pierre LAURENT, sur la question du nucléaire.

S'il s'agit avant tout de la volonté d'éclaircir la position du PCF sur ce sujet, cette lettre pose clairement les problèmes actuels de la filière nucléaire française :

- il est utopique de vouloir sortir maintenant du nucléaire (80 % de notre électricité) sans préparer de solutions de remplacement ;

- la mise en sous-traitance d'activités de plus en plus nombreuses au sein des centrales nucléaires doit être arrêtée et ces activités réintégrées au sein d'EDF qui doit, elle-même, redevenir une entreprise entièrement publique dégagée des intérêts financiers et industriels privés ;

- information et contrôle des citoyens doivent être renforcés sur le nucléaire comme sur les politiques énergétiques de notre pays.

Solidaire


Catastrophe nucléaire au Japon ?
Le PCF doit faire des propositions inédites.


Le séisme, le tsunami intervenus au Japon, puis, à présent, la menace nucléaire placent l’humanité devant des défis majeurs. Nous devrions tirer des leçons pour la France sur des points ultra-sensibles mis en évidence par la centrale nucléaire de Fukushima, les inondations et les incendies, questions névralgiques incontournables.

Les avancées scientifiques et technologiques rythment les progrès de la civilisation mais elles supposent le respect de conditions sans lesquelles elles peuvent produire le contraire de ce que nous en attendions. Elles n’acceptent pas d’être dévoyées.

Le progrès n’a de sens que s’il est au service de l’Homme et de son environnement. Si cette exigence est perdue de vue, nous le payons au prix fort.

Je ne suis pas du tout parmi ceux qui demandent la sortie du nucléaire. De ce point de vue, l’attitude électoraliste des verts ne m’étonne pas mais je suis scandalisé par les déclarations irresponsables de Jean-Luc Mélenchon. Il s’agit de redéfinir les conditions dans lesquelles l’énergie nucléaire constitue une avancée pour la civilisation humaine, au-delà de l’audit décidé par le gouvernement et des mesures urgentes à prendre.

Je propose donc que le Parti communiste soit audacieux en ce domaine avec des propositions inédites.


1°) Exigeons la renationalisation d’EDF et donc la maîtrise publique de tous les secteurs de l’énergie en mettant un coup d’arrêt aux privatisations, à la logique du profit pour le profit, qui ne place pas par la sécurité comme priorité à l’exploitation de cette énergie.

Cette nationalisation doit être d’un type nouveau. Elle est à construire avec les salariés et les citoyens, sur de nouveaux critères de gestion fondés sur le partage du pouvoir. Il faut extraire le nucléaire de la dictature du marché si nous voulons le rendre sûr et fiable.


2°) Réintégrons toutes les activités d’entretien et de maintenance abandonnées depuis les années 1970. Il faut en finir avec la sous-traitance, les délocalisations, l’externalisation, qui fragilisent les centrales nucléaires, qui mettent en cause la sécurité des sites et l’environnement (l’exemple le plus connu récemment : la centrale du Tricastin).


3°) Traitons les citoyens en adultes. Exigeons la mise en place de moyens sans précédents en utilisant toutes les technologies nouvelles de communication. Ces solutions peuvent contribuer à l’information, à la formation, à l’éducation pour rendre accessible la connaissance, la maitrise des enjeux des défis technologiques.


4°) L’ouverture d’une chaine de télévision publique est indispensable pour traiter de manière permanente les grands défis du progrès et de la science en lien avec l’éducation nationale. Il s’agit ainsi de contribuer à la transparence sur les enjeux du nucléaire comme de toutes les avancées scientifiques, (la chimie, la génétique, la biologie, la géologie). Ainsi nous combattrons la marchandisation et les dangers qu’elle représente sur tout ce qui touche la vie humaine et la planète.


5°) La mise en place de conseils de surveillance dans toutes les régions est nécessaire. Elle pourrait se faire sous l’égide de France 3 avec les salariés du nucléaire, les élus et les habitants pour une information et une relation beaucoup plus régulière afin de sortir d’une vision technocratique réservée aux spécialistes et aux experts.


6°) Abandonnons la dissuasion nucléaire. Il faut arrêter l’apocalypse de l’arme nucléaire et chimique (cette situation nous remet en mémoire la bombe atomique de Hiroshima). Consacrons ces centaines de milliards d’euros à des budgets pour la recherche civile, les énergies renouvelables, pour le bien-être de l’humanité.


Telles sont les propositions que je formule et qui font partie du nécessaire débat des communistes avec l’ensemble de la population.

Le 16 mars 2011
André GERIN

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 10:57

Les chiffres de l'inflation pour le mois de février ont été publiés. C'est une nouvelle hausse des prix de 0,5 % en un mois que nous venons de vivre.

Sans surprise, l'énergie continue de flamber à la suite du pétrole : +1,1 % après +3,7 % en janvier. En un an, cette hausse aura été de 15 % ! ! Pourtant, depuis deux semaines, le prix du baril de pétrole baisse (de 119 € le 24 février à 111 € hier) mais les tarifs à la pompe comme ceux du fioul domestique continuent de grimper. La marge des pétroliers doit être bonne actuellement ! Comme celle de l'Etat qui engrange plus de taxes ainsi. Ceci explique peut-être l'inertie du gouvernement contre cette hausse inexpliquée du prix des carburants ?

L'alimentaire grimpe aussi (+ 0,3 %) tout comme les tarifs des "services" (+ 0,7 %).

Curieusement, il n'y a que les salaires et les pensions qui ne grimpent pas ?

Car, du côté des dividendes des actionnaires, les revenus sont en croissance constante.

En clair, la flambée des prix ne pénalise que les petits consommateurs puisque les marges des entreprises, donc les dividendes aux actionnaires, progressent.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste exigeait ce week-end un "tarif maximal à la pompe pour les carburants" afin de lutter contre un véritable "racket " des pétroliers dont bénéficie aussi l'Etat.

Alors que l'inflation générale représente désormais une hausse de 1,7 % des prix en une année, les tarifs des carburants pénalisent sérieusement les familles modestes et les classes moyennes.

Il est plus que temps de penser à baisser les taxes et contrôler les prix. En attendant d'augmenter le SMIC, les pensions et les salaires.

Cela aurait certainement un plus gros impact sur l'économie et le pouvoir d'achat des français que d'organiser un débat sur la laïcité et l'islam !

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 10:09

Un décret très discret vient de faire passer la franchise hospitalière de 18 à 24€. Soit une augmentation de 32%... et une économie de 500 millions pour la Sécu, sur le dos des patients. Il n'y a pas de petit profit.

Franchise hospitalière

Déremboursement de nombreux médicaments, hausse du tarif des généralistes, réduction des indemnités journalières, restriction de la prise en charge des affections longue durée, pour ne citer que les mesures les plus emblématiques : le désengagement de la Sécurité Sociale se poursuit avec l'augmentation du forfait hospitalier.

De 10,67€ en 2003 à 24€ en 2011...

Un nouveau texte, publié le 23 février dernier sans aucune discussion préalable, fait passer la limite de déclenchement de la franchise hospitalière de 91€ à 120€. Concrètement, jusqu'à présent, les patients devaient payer une franchise correspondant à 20% de la facture, avec un montant maximum de 18,2€ (20% de 91€). Et la Sécu remboursait le reste. Désormais, le montant maximum est porté à 24€ (20% de 120€). Soit une augmentation de 32% (+225% depuis 2003).

Économie espérée pour la Sécu : 500 millions d'euros

Bien sûr, les mutuelles prendront en charge la différence, répercutant la douloureuse sur leurs assurés, qui passeront (encore) à la caisse : entre 2001 et 2008, la cotisation moyenne est passée de 382€ à 551€ par personne, soit un bond de 44%. Résultat : 5 millions de Français ne peuvent plus se payer de mutuelle et 9 millions se privent de soins pour raison financière.

Que les pauvres se rassurent, c'est pour la bonne cause : ces économies permettront de financer la suppression de l'ISF. A votre santé...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:25

Baisser les taxes sur les carburants ? C'est niet de la part du gouvernement ! Et pourtant...

1,6 % de la production mondiale, voilà ce que représente la Libye sur le marché pétrolier. C'est pourtant l'argument majeur des spécialistes économiques pour justifier la flambée actuelle des cours du pétrole au niveau mondial.

Encore une fois, les économistes le reconnaissent, il y a une grande part de spéculation. En clair, jouant sur un risque de pénurie complètement relatif, des investisseurs financiers font des placements, achètent et revendent des stocks de carburants dans le but unique de faire monter les prix et de gagner de l'argent.

Par ailleurs, le prix du baril est actuellement à 120 € alors qu'il était monté à 147 € en juillet 2008 lors de la précédente flambée. Pourtant, même avec la baisse de l'euro face au dollar, les prix des carburants à la pompe ont dépassé les records de 2008 ! Par quel mystère ?

Là, c'est silence radio côté économistes et gouvernement.

Peut-être faudrait-il demander des explications à nos raffineurs, vous savez Total (stations Total, Elf), Exxon (Esso) ou Shell (Shell), et à la grande distribution ?

La principale entreprise française en ce domaine, Total, a réalisé l'an dernier 10 milliards d'euros de bénéfices dont 5 milliards ont été redistribués sous forme de dividendes aux actionnaires de Total.

Pour imager un peu, les dividendes aux actionnaires de Total représentent le salaire annuel brut de 300 000 smicards !

Mais côté gouvernement, il y a aussi une part de responsabilité.

D'une part, le gouvernement laisse les marchés entièrement libres de fixer les prix (donc de faire des bénéfices incroyables sur notre dos). D'autre part, il refuse de baisser les taxes sur les carburants.

Pourtant, les taxes sur les carburants représentent 50 à 60 % du prix du litre. Une partie (la TIPP) est fixe, l'autre (la TVA) varie en fonction du prix du pétrole. Depuis des années, existe la possibilité de mettre en place une TIPP flottante afin d'amortir les fluctuations des prix à la pompe.

Donc, de baisser les taxes ou de TIPP flottante, il n'est pas question de la part du gouvernement. "On ne peut pas prendre des mesures de ce type-là à une époque où l'on doit impérativement tenir les finances publiques", selon Christine Lagarde, ministre des économies sur les dépenses sociales. Ben voyons !

On ne peut pas limiter la flambée du prix de carburants qui concernent l'ensemble des français, notamment en zone rurale, mais on envisage de supprimer l'ISF qui ne concerne que les plus riches ?

Au delà des carburants, l'envolée de nombreux produits de première nécessité, dans le domaine de l'énergie (gaz et électricité) ou de l'alimentaire (2 à 3 % de hausse moyenne attendue), et la baisse de remboursements de santé (déremboursement de médicaments, hausse de 25 % du forfait hospitalier) vont accroître les difficultés financières de la grande majorité des familles de France. Certains se restreignent déjà sur le chauffage ou l'alimentation, ne sortent plus pour économiser du carburant, ne se soignent plus qu'en dernier ressort.

A nouveau ce matin, les bons résultats des entreprises françaises qui composent le CAC 40 (les 40 plus grosses, pour simplifier) étaient à la Une des journaux économiques.

Les 40 entreprises du CAC 40 vont distribuer 40 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires : 1,2 millions de smic bruts annuels !

Par comparaison, l'ensemble des taxes sur les carburants représentent 25 milliards d'euros de rentrées fiscales dans les caisses de l'Etat et l'Impôt sur le Revenu, 44 milliards.

Alors, non  Mme lagarde ! De l'argent il y en a pour les finances publiques si on cherche vraiment au bon endroit !

Ce n'est pas encore au consommateur de payer pour améliorer les bénéfices des grandes entreprises, de l'énergie ou de l'alimentaire, ni à financer les efforts fiscaux pour les plus riches !

Les communistes exigent depuis des années la fin de la TVA, cet impôt malhonnête qui prélève le même montant que l'on soit riche ou pauvre.

A nouveau, les communistes affirment : "Les tarifs explosent ? Baissons les taxes !"

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 09:42

On connaissait déjà les envies d'alliance avec le FN du mouvement "Droite Populaire" au sein de l'UMP. Il aura suffit d'un seul sondage donnant l'héritière de la maison Le Pen au second tour des présidentielles pour que d'autres élus passent le pas.

Pauvre droite française ! Héritier du gaullisme et, donc, de la Résistance (avec les communistes), le RPR s'est sabordé sous la houlette de Jacques Chirac à la création de l'UMP. C'était alors en premier lieu une machine électorale en faveur de Chirac pour les présidentielles 2002.

Avec l'arrivée de Sarkozy aux manettes de l'UMP en 2004, le parti gaulliste a rapidement dérivé vers une version française du parti Républicain américain, avec, comme aux Etats-Unis, la montée en puissance des courants réactionnaires et catholiques traditionnels.

On connait la suite : provocations multiples contre les jeunes des quartiers populaires, vulgarité du chef de l'Etat et esprit bling-bling, puis course sécuritaire, liberticide et raciste. Avec des anciens durs de l'extrême-droite au gouvernement et la création du ministère de l'Identité Nazionale, la mue du parti gaulliste en parti nationaliste-libéral était achevée.

A trop courir derrière les thèses du Front National, la droite "officielle" a fini par faire passer l'idée que ces thèses étaient finalement acceptables donc, pour certains, valables. Le siècle des Lumières est enterré, l'esprit de la Révolution française et sa devise "Liberté-Egalité-Fraternité" sont mis au rencart, les valeurs de solidarité et de travail pour le bien de tous sont abandonnés au profit des valeurs de l'argent, de l'individualisme et du repli sur soi.

La dynamique de la jeunesse et l'ouverture de la France ont été remplacées par la peur des autres et l'esprit grippe-sou qui caractérisent les vieux bourgeois du XIXème siècle.

L'UMP d'aujourd'hui, c'est une idéologie de vieux qui se méfient des jeunes, des étrangers et de la nouveauté.

Un terreau idéologique perméable aux thèses du Front National.

La crise du capitalisme étant passée par là, les promesses de Sarkozy ayant été toutes violées, les français ont perdu toute confiance en Sarkozy et en l'UMP. Face à un PS qui préfère se vautrer dans une guerre des chefs plutôt que proposer une rupture avec le libéralisme économique qu'il a accompagné durant des décennies, l'absence quasi totale dans les médias de la gauche anticapitaliste laisse un boulevard à l'extrême-droite. Face aux peurs de l'avenir de nombreux français, le FN a beau jeu de mimer le défenseur du peuple face à des élites corrompues, lui qui défend des thèses économiques libérales identiques à celles de l'UMP et du MEDEF !

Forcément, le FN engrange. Savoir quel sera le score de la fille à papa Le Pen en 2012 est un pari risqué mais il aura suffi d'un sondage (douteux selon toute vraisemblance scientifique) pour que la panique gagne le marais politique, du PS à l'UMP.

C'est surtout à l'UMP que la panique gagne vraiment les rangs.

Certains prennent peut-être conscience de la dérive de leur politique et du risque de faire revenir en France une peste brune qu'il nous a fallu combattre à l'explosif et au fusil entre 1940 et 1944.  Ainsi, Nathalie Kosciusko-Morizet, membre du bureau politique de l'UMP affirmait hier que, pour les élections cantonales des 20 et 27 mars, il faut avoir "des principes très clairs", a-t-elle estimé. "Par exemple, s'il y a un 2e tour Front national/Parti socialiste dans un canton, on ne considère pas que la politique est un continuum et que tout se vaut. Moi, dans ce cas-là je dis clairement: on vote PS". Des propos qui ont été fortement critiqué par la direction de l'UMP pour qui FN et PS, ce doit être la même chose, probablement.

Cette confusion politique au sein de l'UMP sert de tremplin à l'aile droite de l'UMP, avec la Droite Populaire de Christian Vanneste (député du Nord) et de Franck Gilard (député de l'Eure, la honte !) qui prônent clairement l'alignement de l'UMP au côté du FN.

Plus dramatiques sont les propos de la députée de Seine-et-Marne Chantal Brunel pour qui "Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout remettons-les dans les bateaux ! ". C'est beau l'humanité selon Brunel ! Et pourquoi pas dans des trains direction la Pologne ?

Bien que dénoncés, ces propos sont quand même édifiants de la part d'un parti issu du gaullisme.

Pour beaucoup d'électeurs de droite, sincèrement républicains et démocrates, la dérive du seul parti officiel de la droite française vers l'extrême-droite doit être difficile à vivre.

Quant au sondage de l'institut Harris, son exploitation à outrance par les médias servira une cause commune à gauche et à droite, celle du "vote utile". De Hollande à Copé, les ténors des deux bords se servent déjà de ce sondage pour agiter la menace d'un 22 avril 2002 et du risque supposé de voir le parti fasciste au second tour.

Une stratégie facile pour prôner le vote utile dès le premier tour en éliminant toute conccurence à droite (Villepin, Bayrou) comme à gauche (Verts, communistes, NPA) et, surtout, éviter un débat de fonds sur ces trente ans de choix politiques et économiques qui mènent notre pays au bord de la misère en favorisant très généreusement une élite vivant de la spéculation et de ses rentes.

Qu'on ne compte pas sur les communistes pour hurler avec les loups en rentrant dans le rang !

Qu'il s'agisse du libéralisme assumé de l'UMP, caché du FN ou honteux du PS, il s'agit toujours de libéralisme !

La rupture et le changement, viendront obligatoirement de ceux qui prennent clairement la voie d'une rupture avec ce libéralisme, les forces anticapitalistes comme celles qui travaillent avec le Parti Communiste au sein du Front de Gauche.

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 09:49

Comme chaque année, ce 8 mars est la journée internationale du Droit des Femmes.

Cette journée est l'occasion de rappeler les inégalités criantes qui pésent encore sur la moitié de la population française, que ce soit en termes de salaires, de carrière professionnelle ou de violences.

Encore aujourd'hui, à qualification égale, une femme gagne 27 % de moins qu'un homme. Et une étude récente montre qu'avoir des enfants retarde l'évolution de carrière des femmes cadres alors que cela accélère la carrière des cadres hommes ! ?

Le combat pour le droit des femmes est toujours d'actualité, surtout dans une société française où les conservatismes politiques et religieux reprennent du poil de la bête.
Il en est ainsi de la parité en politique, déjà peu respectée à droite particulièrement, qui va souffrir un peu plus avec la disparition des élus locaux que sont les conseillers généraux et régionaux au profit d'élus territoriaux élus par circonscription.

Au niveau de la sexualité et du droit des femmes à disposer de leur corps, les difficultés toujours plus importantes pour trouver un centre d'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) constituent aussi un moyen pour les élus de la droite catholique d'étouffer la Loi Weil de 1976.
Dernière remise en cause du droit des femmes, un petit amendement voté à l'initiative de députés de droite à l'Assemblée Nationale supprime le dépistage automatique de la trisomie 21 chez les femmes pour le remplacer par un dépistage sous avis médical. Combien de femmes découvriront à l'avenir la trisomie de leur enfant seulement à la naissance de celui-ci ?...

Le combat féministe est un combat permanent, indissociable du combat pour l'émancipation humaine. Pour cela, les femmes et les hommes conscients de l'enjeu, ne peuvent pas compter sur une droite et une extrême-droite qui considèrent les femmes comme des reproductrices et des mères au foyer avant de les considérer comme des citoyennes égales des hommes.

Dans les années 20, les communistes présentaient des femmes aux élections à une époque où les femmes n'avaient pas le droit de vote. Par égalitarisme, le communiste se doit d'être féministe ! Aujourd'hui encore, à quelques jours des cantonales et à une année des présidentielles et des législatiives, défendre les droits des femmes, c'est mettre en déroute la droite réactionnaire et soutenir les candidats communistes et du Front de Gauche.

N'oublions pas cette phrase de Marx qui disait, sur cet aspect de l'inégalité sociale que "la femme est le prolétaire de l'homme" ! Alors : prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

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Olympe de Gouges (1766, guillotinée en 1793), femme révolutionnaire et féministe de la Révolution Française.

Elle écrit en 1788 une lettre au peuple "contre l’inégalité entre les classes”, propose des réformes sociales pour les femmes et les ouvriers ( des projets de soins), propose de distribuer les terre en friche aux paysans……
Très visionnaire elle propose un impôt sur la fortune et de limiter le train de vie du Roi.
Olympe de Gouges fut une féministe jusqu’au bout, elle qui dans son combat écrivit :” En tant qu'êtres de raison, les femmes appartiennent à la communauté humaine et naissent donc avec les mêmes droits naturels que les hommes".

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Louise Michel (1830 - 1905), femme révolutionnaire et anti-cléricale de la Commune de Paris (1870). En 1870, elle est élue présidente du Comité de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement de Paris. Très active pendant la Commune, Louise Michel fait partie de la frange révolutionnaire la plus radicale et se porte même volontaire pour aller seule à Versailles tuer Adolphe Thiers. Surnommée la Vierge Rouge, elle est condamnée à la déportation à vie et envoyée en Nouvelle Calédonie où elle reste jusqu'en 1880. Accueillie à son retour par la foule à Paris, Louise Michel reprend son activité militante. Elle donne des conférences, intervient dans des meetings, défend l'abolition de la peine de mort, les ouvriers et les chômeurs.

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Rosa Luxemburg (1870 - 1919), révolutionnaire allemande. A la suite de la tuerie du dimanche rouge le 22 janvier 1905 à Saint-Pétersbourg, la Révolution éclate en Russie. Rosa Luxemburg regagne Varsovie en décembre et participe au mouvement insurrectionnel qui suit en Pologne. Arrêtée, elle est démasquée et frôle l'exécution. Quelque temps plus tard elle est libérée et assignée à résidence en Finlande.

Pendant cette période, elle est exclue du SPD (Parti Social-Démocrate) et organise de façon clandestine le mouvement révolutionnaire spartakiste (Ligue Spartakus), ancêtre du Parti Communiste d’Allemagne (KPD). Elle rédige le programme et précise la tactique de ce Parti, fondé en décembre 1918. Rosa Luxemburg dirige le journal de sa formation politique : « Die Rote Fahne » (Le Drapeau Rouge). Elle écrit des textes où elle critique l’évolution de la Révolution russe. L'insurrection dite spartakiste se déclenche le 5 janvier 1919, mais le mouvement échoue et la répression est sanglante. Elle est arrêtée avec Karl Liebknecht et assassinée le 15 janvier 1919 par une unité de Corps Francs, sur ordre de Gustav Noske « commissaire du peuple » social-démocrate chargé de la répression de l'insurrection.

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 10:37

La technique du bouc-émissaire reprend de la vigueur. Après les jeunes de banlieues, après les Rroms, revoilà les immigrés et l'Islam.

Alors que le capitalisme est à bout de souffle et que nombre de nos concitoyens comprennent que les richesses existent pour faire vivre dignement tous les habitants de notre pays, une stratégie se met en place pour orienter la colère populaire vers des victimes de la crise : les immigrés.

En 2007, Sarkozy avait fait campagne sur deux sujets, le "travailler plus pour gagner plus" et la lutte contre la délinquance.

Quatre ans plus tard, le bilan de la droite sur ces questions est affligeant. Comment pourrait-il en être autrement quand toute la politique de Sarkozy et de sa majorité UMP - Nouveau Centre repose sur la multiplication des cadeaux aux couches privilégiées de notre pays et sur la chasse aux dépenses publiques pour financer ces cadeaux ?

Comment ne pas se rappeler de 2008, lorsque les spéculateurs boursiers et les banques ont provoqué la crise économique la plus importante depuis 1929 ? 

A l'heure de payer l'ardoise, le gouvernement se tourne vers les victimes d'années de financiarisation et de spéculation effreinée, c'est-à-dire vers nous, le peuple. Nous sommes ainsi doublement victimes : victimes de la crise capitaliste qui a vu tant d'emplois disparaître et tant de familles perdre leur maison ; victimes une deuxième fois par la politique d'austérité qui nous est imposée pour rembourser la dette et pour consolider les bénéfices des grandes entreprises.

Les responsabilités apparaissaient tellement évidentes aux yeux de nombreux salariés que les défenseurs du capitalisme ont dû trouver rapidement une parade pour détourner l'attention des travailleurs. Rappelez-vous des grands scandales autour de la fermeture de Continental, de Molex,... !

L'inquiétude gagne beaucoup de français face à la dégradation de l'économie, à l'insécurité de l'avenir au niveau de l'emploi, des retraites, du pouvoir d'achat.

Face à une colère diffuse qui pourrait se cristalliser sur le système économique, le capitalisme, qui en est la cause, les responsables politiques qui font tourner le système ont cherché des exutoires à cette colère. Le grand classique est la stigmatisation d'une partie de la population : le transfert de la peur de l'avenir vers la peur d'une catégorie sociale ou d'une communauté. Après le débat sur l'identité nationale, ce sont les Rroms qui ont servi l'an dernier de défouloir.

Cette année, sentant la défaite arriver, la droite joue le tout pour le tout et préfère monter les travailleurs les uns contre les autres plutôt que justifier ses choix politiques. Il est sûr qu'elle a bien du mal à expliquer pourquoi elle veut supprimer l'ISF alors que les revenus des actionnaires flambent cette année et qu'on supprime tant d'emplois dans les services de l'Etat.

Aller expliquer aux français que la priorité est de réfléchir à la compatibilité entre Islam et laïcité alors que la crise bat son plein, c'est bien évidemment pointer du doigt les musulmans et créer un lien inconscient dans les esprits des français entre immigration et crise économique.

De la même façon, alors que les peuples arabes se soulèvent contre les dictatures qui asservissent ces pays depuis des décennies, le gouvernement français ne trouve pas d'autre commentaire à faire que s'inquiéter d'une possible arrivée massive d'immigrés clandestins depuis la Tunisie ou la Libye.

Il est sûr qu'il est difficile pour un gouvernement de droite d'avoir de la sympathie pour des révoltes populaires. D'une part car ces révoltes arabes pourraient donner des envies à un peuple français qui s'est fait voler son vote contre le dernier traité Européen, malgré son NON de 2005, et qui s'est fait imposer une  réforme des retraites qu'il refusait massivement.

D'autre part, car ce gouvernement est totalement empêtré dans des scandales qui touchent plusieurs (ex) ministres et le Président même au sujet des bonnes relations qu'entretenaient nos dirigeants politiques avec ces dictatures. Jouer la peur absurde de "l'invasion" de la part de peuples libérés, c'est dévaloriser l'exploit de ces peuples.

Le résultat de cette stratégie de tension contre les travailleurs étrangers ou musulmans, c'est la banalisation des thèses racistes de l'extrême-droite, une sorte de validation à rebours des théories ségrégationnistes de Le Pen.

Là aussi, entre un Hortefeux condamné pour injures raciales, des anciens cadres de l'extrême-droite au gouvernement ou proches du pouvoir (Longuet, Devedjian, Madelin) et des ministères comme ceux de l'Immigration et de l'Identité Nationale, la droite française a déjà entamé sa métamorphose de la droite républicaine vers la droite nationaliste-libérale.

Depuis des décennies, les classes capitalistes au pouvoir et leurs partis politiques ont été tentées par des régimes fascistes quand leur monopole sur les richesses de leur pays était menacé. C'était le cas de l'Allemagne de Weimar qui céda le pouvoir en 1933 au parti nazi d'Adolf Hitler pour faire face à la contestation sociale grandissante. Cela a aussi été le cas avec l'Italie mussolinienne des années 20. Cela a été le cas de l'Espagne républicaine écrasée en 1939 par une armée au service des nantis et de l'Eglise catholique, appuyée par Hitler et Mussolini.

Cela a été le cas avec le Chili d'Allende, renversé par l'armée avec le soutien de la bourgeoisie chilienne et des Etats-Unis en 1973. On pourrait multiplier les exemples vu le nombre de dictatures qui se sont succédées avec l'appui silencieux des occidentaux en Amérique du sud, en Grèce, au Portugal, en Indonésie, en Afrique,... durant des décennies.

Loin d'être l'allié de la démocratie et du mieux-être social, l'extrême-droite s'attaque aux pauvres parmi les victimes du capitalisme, réduit les libertés des travailleurs et leurs possibilités de lutte. Elle est, de fait, l'allié du capital.

Ce n'est pas pour rien si le FN est pour la suppression de l'ISF et du SMIC, le recul de l'âge de départ en retraite, le remplacement des syndicats par des corporations qui réunissent patrons et salariés (!), la hausse de la TVA,...

Les milieux des affaires et de la finance connaissent leurs alliés, comme la droite. Le Pen, lui-même, fait parti de ce monde des affaires comme milliardaire.

L'utilisation des thèses racistes et communautaristes détourne la colère des travailleurs du capitalisme et des spéculateurs, causes du chômage et de la misère, et amène au pouvoir, dans le pire des cas, les pires partisans du capitalisme.

Antifascisme et anticapitalisme sont indissociables pour combattre cette société inégalitaire et égoïste, l'extrême-droite n'étant que la branche la plus radicale du capitalisme et du libéralisme.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 09:42

La France va mal, elle n'est plus compétitive. Les caisses sont vides. Mon oeil ! Pendant que des millions de français plongent dans la misère et que d'autres craignent de les suivre, nos entreprises et leurs actionnaires engrangent des bénéfices sans cesse en hausse.

La crise économique dont on nous parle a été causée par l'explosion des bulles spéculatives qui avaient enrichi quelques milliers de grands spéculateurs à travers le monde. L'effondrement des banques et du monde de la finance a été rattrapé par l'injection de milliers de milliards d'euros de la part des Etats, 250 milliards d'euros rien que pour la France ! Mais cet argent, c'est de l'argent public donc l'argent de nos impôts et de nos taxes.

Les gouvernements des pays capitalistes ont ainsi remboursé des dettes privées, causées par la spéculation, avec de l'argent public. Ces remboursements ont été dans les poches des banques donc... de ceux qui ont créé les dettes !

En clair, les Etats ont entièrement compensé les pertes des spéculateurs et c'est désormais aux travailleurs, ceux qui ne spéculent pas, de payer les pots cassés.

Alors que la Bourse est repartie à la hausse et que les spéculateurs ont repris leur odieux commerce sur d'autres marchés (produits aliementaires, immobilier, énergie), les gouvernements comme celui de Sarkozy tentent d'imposer une cure d'austérité terrible aux peuples. Cela bien sûr pour épurer les dettes contractées par les Etats au profit des spéculateurs mais aussi pour revenir sur des acquis sociaux qui "coûtent" au Capital (comme les retraites), histoire de profiter du discours sur la crise pour pousser leur avantage.

Car, pendant que chômage et misère progressent, les richesses produites en France continuent de s'accroître. Un paradoxe qui montre bien que le problème de la France, comme des autres pays capitalistes, est avant tout un problème d'orientation de l'argent, vers les investissements et les salaires ou vers les profits.

Une misère qui s'accroît en France

4 millions de travailleurs en France sont au chômage. Chômage total ou travailleurs ne travaillant que quelques jours chaque mois.

Des millions d'autres travailleurs connaissent la précarité (CDD, intérim à répétition), le temps partiel imposé (notamment les femmes) ou travaillent pour des revenus indignes, ceux qu'on appelle les travailleurs pauvres, mais aussi bon nombre de petits paysans.

8 millions de personnes vivent désormais avec moins de 950 euros par mois. 9,5 % des actifs (1 sur 10 !) est dans cette situation !

Plus largement, un quart des salariés vit avec moins de 0,73 SMIC annuel.

Des millions de français vivent le mal logement, y compris des familles de salariés.

Les Restaus du coeur ont connu une hausse de 5 % des repas distribués l'an dernier, signe d'un nouvel appauvrissement de la population.

Dans l'Eure, le nombre de bénéficiaire de l'ancien RMI (le "RSA Socle") est passé de 8 000 à 10 000 entre juin 2009 et juin 2010.

Pour l'avenir, chacun ressent que les hausses actuelles de l'énergie (carburants, gaz,...) et les annonces de hausse dans l'alimentaire (3 % en moyenne, jusqu'à 25 % sur des produits de base) vont encore contribuer à accroître les difficultés des familles françaises.

Un pays qui produit des richesses grâce à ses atouts

Cette avalanche de mauvais chiffres rejoint le discours de la droite et de l'extrême-droite sur la nécessité de faire des coupes dans certains budgets pour équilibrer les comptes de l'Etat. La droite diminue drastiquement le nombre de fonctionnaires ; l'extrême-droite veut rajouter à cela la coupe des aides sociales et des retraites aux immigrés et à leurs familles. Ces mesures ne font (ne feraient) qu'accroître encore plus la crise, diminuant le nombre d'emplois disponibles pour nos jeunes et nos chômeurs, privant des millions de salariés de ressources qui font tourner le commerce donc l'économie.

Et pourtant, la France est un pays riche, très riche. Ses salariés sont compétitifs, qualifiés et nous possédons des atouts économiques et technologiques importants.

Le Produit Intérieur Brut est sur ce point un bon indicateur puisqu'il reprend l'ensemble des richesses créées dans un pays. Les chiffres cités ici sont ceux de la Banque Mondiale, des chiffres 100 % officiels.

En France, le PIB est passé de 45 milliards d'euros en 1960 à plus de 2 000 milliards d'euros en 2008, une hausse du PIB de 4 454 % en 48 ans ! !

La part mondiale du PIB français est passée de 4,66 % à 4,71 % sur la même période malgré l'émergence de nouvelles puissances comme la Chine ou la Corée. Où donc est le déclin économique de la France ?

En ramenant ce PIB par habitant, on trouve la richesse produite par chaque habitant chaque année. Et, là aussi, les chiffres sont clairs : le PIB par habitant est passé d'environ 5 500 euros en 1960 à environ 17 400 euros en 2009 soit une hausse du PIB par habitant de 219 % en 48 ans ! Pas mal, non ?

Ces chiffres confirment les statistiques que l'on entend rarement dans les médias qui montrent que les travailleurs français sont aussi rentables que d'autres travailleurs, y compris les allemands, à qui on nous compare souvent. Par exemple, la productivité des salariés français est de 124,3 % de la moyenne européenne c'est-à-dire que le travailleur français rapporte 24,3 % de plus que la moyenne des travailleurs des 27 pays de l'Union européenne. Pas mal non plus ?

Et puis, la France continue d'avoir de solides atouts industriels, dans l'automobile, l'aéronautique, la chimie, le pharmaceutique, la cosmétique, le luxe mais aussi dans l'agriculture et l'agroalimentaire, le tourisme (première destination mondiale). De quoi bâtir une politique économique intéressante.

Une autre redistribution des richesses est possible

Mais tout cet argent produit profite de moins en moins aux producteurs des richesses, paysans ou salariés.

Total a ainsi connu une hausse de ses bénéfices de 32 % en 2010 et redistribue 5 milliards d'euros à ses actionnaires. L'Oréal, l'entreprise de Liliane Béttencourt, a connu une hausse de ses bénéfices de 25 % !

Les exemples pourraient être multipliés longtemps.

La réalité française aujourd'hui, c'est que nous vivons dans un pays riche et puissant mais que cette richesse est de plus en plus détournée vers une infime minorité de la population. Les classes populaires s'enfoncent dans la pauvreté et la classe moyenne est laminée par une inflation qui réduit son pouvoir d'achat.

Depuis des décennies, notre pays régresse socialement, comme nos voisins européens.

Des décennies de choix politiques libéraux et dérégulateurs entrainent notre pays vers le bas, amènent délocalisations, chômage et pression sur les salaires.

Quand on regarde les richesses créées et les dividendes redistribués aux actionnaires, on comprend que cette évolution n'est pas une fatalité. Pour l'inverser, il faut arrêter de donner les rênes du pouvoir à ceux qui, depuis trente ans, se succèdent au gouvernement pour faire la même politique .

Le choix est donc dans les mains du peuple, des travailleurs. Nous sommes la France face à une petite minorité.

A nous d'imposer nos choix, pour le bien de la majorité.

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