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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 09:10

Radios et télévisions pro-gouvernementales colportent l'information officielle : le chômage a baissé en mars. Une information complètement fausse mais qui sert de propagande à un an des présidentielles.

Une baisse de 0,1 % du nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi fin mars 2011, telle est la bonne nouvelle que répandent nos grands médias nationaux, d'Etat ou aux mains des groupes privés.

Au total, 2,68 millions de personnes seraient sans aucun emploi (catégorie A) soit 21 100 de moins qu'un mois plus tôt, ce qui représente une baisse de 0,8%. Si on s'en tient à ce résultat, l'évolution peut sembler bonne.

Sauf que, il y a tout de même 700 000 chômeurs de plus en France aujourd'hui qu'en 2008 rien que dans la catégorie A, ceux privés totalement d'activité ! Un chiffre qui contrebalance déjà pas mal les cris de victoire des forces gouvernementales.

Mais, si on regarde l'ensemble des chômeurs, la baisse se transforme en hausse ! Car, le chômage, ce n'est pas que des salariés privés entièrement d'activité : un contrat d'intérim pour quelques heures un week-end vous fait sortir de la Catégorie A.

Si on regarde l'ensemble des chômeurs, ceux sans aucune activité et ceux ayant eu une activité réduite, le nombre de demandeurs d'emplois inscrits à Pôle Emploi est en hausse de 0,1 % en mars soit 4 700 personnes.

La hausse du chômage est de 3,8 % en un an et la France compte désormais 4,306 millions de demandeurs d'emploi !

Il faudrait aussi rajouter tous les chômeurs radiés des listes de Pôle Emploi, pour raison administrative ou autre, mais là, pas de chiffres.

Avec une hausse de 0,1 % en un mois et de 3,8 % en un an, on est donc loin des chiffres glorieux dont se gargarisent notre gouvernement et ses médias.

Après la nouvelle virée ardennaise du Président des riches et après l'annonce d'une prime de 1 000 euros qui ne concernera au mieux que quelques milliers de salariés, l'offensive sociale de la droite est bien faiblichonne. Dur effectivement de rejouer le président du pouvoir d'achat quand on a autant de casseroles accrochées aux fesses : austérité, centaines de milliers de suppressions d'emplois dans la fonction publique, politique fiscale favorable aux nantis (bouclier fiscal, ISF,...), absence de sanctions contre les banques et les traders à l'origine de la crise, réforme des retraites qui plombe les pensions des futurs retraités, etc...

Ce portrait de la France d'aujourd'hui pourrait paraître négatif et amener de nombreux salariés à une morosité paralysante, voire à un rejet de la politique. Des réactions qui mènent tout droit dans la gueule du fascisme des centaines de milliers d'électeurs, convaincus que la blonde harpie du Front National ferait mieux que la droite alors que son programme économique est calqué sur celui de l'UMP, le racisme en plus.

PCF muguet - Format webBien au contraire, cette situation économique désastreuse ne fait que confirmer l'état de délabrement du capitalisme, son incapacité à répondre aux besoins de la société, à résoudre ses problèmes et à mener au progrès social. La situation actuelle prouve la nécessité de renforcer l'alliance à la base de tous les travailleurs, autour des forces de transformation sociale, pour imposer au pouvoir une meilleure répartition des richesses, comme cela a été le cas dans les grandes dates de notre histoire qu'ont été le Front populaire, la Libération ou mai 68.

Si on veut voir réellement reculer le chômage et la misère, il faut que le peuple prenne son destin en main.

Pour cela, il faudra un printemps social, un printemps de luttes !

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 09:00

C'est "le Canard Enchaîné" qui lache la bombe ce matin. Liliane Bettencourt, première fortune de France, ne sera imposée qu'à 4 % de ses revenus. Merci qui ?

Pendant un an ou deux, révèle "le Canard enchaîné", la femme la plus riche de France verra «sa ponction fiscale divisée par quatre, passant (pour l'impôt sur le revenu et l'ISF) de 40 millions, en 2010, à 10 millions. A comparer avec des revenus tournant autour de 250 millions». ce qui représente «un taux d'imposition direct global d'environ 4 % de ses revenus effectifs, soit le taux appliqué à un contribuable touchant 1 300 euros net par mois», selon le journal. 

Première chose, un revenu annuel de 250 millions d'euros, ça laisse rêveur. Ou ça vous met en colère ! 250 millions d'euros par an, c'est plus de 20 millions d'euros par mois. Avec un SMIC mensuel brut (avant les charges sociales) à 1 365 euros, Liliane Bettencourt gagne donc l'équivalent des revenus mensuels bruts de 14 652 salariés payés au SMIC !

Petite précision pour ceux qui considèreraient que "elle le vaut bien" : Liliane Bettencourt n'a jamais travaillé de sa vie ; elle a seulement hérité sa fortune de son père (Eugène Schueller) et c'est une armée d'avocats qui a fait fructifier son capital.

Voilà une conséquence pratique des réformes fiscales menées par Nicolas Sarkozy et son gouvernement UMP - Nouveau Centre ! Combien y aura t-il d'autres Liliane ?

Et pour ceux qui, par ailleurs, imagine que le Front National ferait mieux, nous leur rappellerons que le Front National est pour la suppression de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (que paye le fondateur de la maison Le Pen) et pour la suppression du SMIC. Sarkozy puissance deux.

A la baisse : les impôts de Liliane et le pouvoir d'achat des fonctionnaires

Pendant ce temps là, le gouvernement annonce sans sourciller que le salaire des fonctionnaires sera bloqué pour l'an prochain. Bloqué, cela veut dire que les fonctionnaires vont perdre du pouvoir d'achat car il faut tenir compte de l'inflation, notamment des hausses de l'énergie et de l'alimentation dont nous parlons souvent sur ce blog.

Le blocage des salaires des fonctionnaires, cela signifie que 5 millions de salariés vont donc perdre des revenus soit à peu près autant de familles. Il s'agit peut-être d'une technique mystérieuse des penseurs libéraux pour relancer la consommation des ménages ? Il est plus probable que ce gel des salaires, qui arrive après plusieurs années de surplace, entraine une nouvelle baisse de la consommation (1 salarié sur 6 est concerné !) donc aggrave la crise, notamment dans le commerce et l'artisanat. Et puisque l'on parlait SMIC, n'oublions pas que des dizaines de milliers de fonctionnaires sont payés au SMIC, avec les difficultés que cela entraine pour faire vivre une famille.

Tension sur les prix de l'électricité

Le dernier carré de partisans de Nicolas Sarkozy, retranché dans les beaux quartiers, va certainement argumenter que le gouvernement agit sur les prix, notamment avec l'annonce du blocage des prix de l'électricité. Vaste fumisterie que cette annonce après une hausse de 6 % des tarifs d'EDF en une année, près de trois fois l'inflation ! Et cela sans aucune garantie que ces tarifs ne reprendront pas leur course folle après... les présidentielles.
Ahh !... L'ouverture du marché de l'électricité à la concurrence !... On allait voir ce qu'on allait voir : le consommateur allait voir dégringoler les prix. Comme pour la téléphonie, appels ou renseignements, les banques et les assurances : la privatisation et la concurrence, c'est le paradis pour les usagers qu'ils disaient.

Les seuls qui ont le sourire aujourd'hui, dans le secteur énergétique comme dans la téléphonie ou le secteur bancaire, ce sont les actionnaires.

Il y a au moins une constante dans la politique de la droite, sous Sarkozy comme sous Chirac, c'est qu'elle est aux petits soins pour les grandes fortunes, financières ou industrielles. Tout est fait depuis des décennies pour ouvrir de nouveaux marchés aux capitaux en privatisant et en supprimant des fonctionnaires, ou pour accroître les revenus des plus riches, en multipliant les cadeaux fiscaux et en comprimant les salaires.

On comprend mieux pourquoi les gens comme Liliane Bettencourt, Martin Bouyghes ou Vincent Bolloré, la bande du Fouquet's en clair, sont si proches de Nicolas Sarkozy !

Avec un taux d'imposition de 4 % pour la deuxième fortune féminine mondiale, ça y est, c'est sûr ! La France est enfin bien placée en terme de fiscalité au niveau mondial !

Allez Nico, encore un effort ! A 0 %, nous pourrons nous retrouver classés dans la rubrique des paradis fiscaux !

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 08:59

Partager les bénéfices des entreprises : voilà une revendication parfaitement légitime !

Sauf que, une fois de plus, la droite tord le sujet pour mieux le neutraliser. La revendication sociale devient ainsi un objet de propagande qui produira peut-être une loi qui, elle-même, n'aura aucun impact significatif sur le revenu des salariés. Par contre, cette annonce donnera l'illusion d'un virage social entrepris par le gouvernement de Sarkozy. Au moins jusqu'en mai 2012.

En effet, quand on se penche sur cette proposition de Sarkozy, les modalités d'application restent pour le moins douteuses. Xavier Bertrand précisait hier, au conditionnel, que cette mesure concernerait les entreprises dont les bénéfices PROGRESSENT, qu'il s'agirait d'une PRIME donnant droit à des EXONERATIONS FISCALES et que, même si elle est obligatoire, elle se négocierait PAR ENTREPRISE.

Voilà une proposition qu'elle est floue ! !...

Une entreprise dont les bénéfices sont importants mais ne progressent pas (?) ne serait pas tenue d'accorder cette prime. On connait les multiples techniques fiscales permettant aux entreprises de diminuer artificiellement leurs bénéfices : en transférant des charges d'une filiale à l'autre, en créant des provisions sur bénéfices,... Rien de plus simple !

D'autre part, le fait qu'il s'agisse d'une prime m'amène à deux commentaires : un, cette prime peut très bien sauter dès l'année prochaine ; deux, une prime n'entraine pas de gains pour les diverses caisses sociales dont nous bénéficions (Sécu, Retraites,...). Une augmentation de salaire serait nettement plus intéressante pour tous, à hauteur de la hausse des bénéfices ou des dividendes des actionnaires ?

Indiquer que des exonérations sociales seront octroyées aux entreprises, c'est nous prendre vraiment pour des billes !

Cette mesure est sensée obliger les entreprises qui font de gros bénéfices à partager une petite partie de cet argent avec les salariés. Or, si des exonérations de charges sont mises en place, l'Etat compensera ce que les entreprises donneront ! Résultat neutre pour les bénéfices des actionnaires mais nouveau manque à gagner pour les caisses de l'Etat donc... pour le contribuable. Ce sera donc nos impôts qui financeront ces primes ! On prendra dans la poche des salariés concernés l'argent qu'on leur reverse pendant que les entreprises s'en sortiront finalement sans rien débourser. De la poudre aux yeux !

Enfin, cette loi précisera que les négociations se feront par entreprise. Une nouvelle fois, c'en est fini de la négociation de branche ou de la négociation nationale. Comment se passeront les choses dans les boîtes nombreuses qui n'ont pas de syndicat ? Chaque entreprise pourra négocier un accord qui dira quoi ? En effet, si la règle est que les entreprises dont les bénéfices progressent doivent donner une prime de 1 000 euros à leurs salariés, pourquoi devrait-on négocier dans chaque entreprise ? A moins que les patrons n'obligent leurs salariés à des "compensations" du type suppression de RTT ou de pauses ?...

Plus globalement, cette loi ne résout pas la question des dizaines de milliers d'entreprises qui ne rémunèrent pas leurs actionnaires faute d'actionnaires comme les PME ou les entreprises artisanales.

Cette loi résout encore moins la situation des millions de fonctionnaires d'Etat, fonctionnaires de collectivités territoriales (Régions, départements, communes, intercommunalités) ou d'entreprises publiques.

De là à considérer comme démagogique cette proposition de proposition de loi, il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement ! Il s'agit en effet d'une loi qui concernera un nombre finalement assez réduit de salariés, pour qui les bénéfices seront au mieux réduits par rapport aux enjeux économiques et aux sommes colossales en circulation et qui coûtera finalement plus aux caisses de l'Etat qu'aux caisses des entreprises.

Comme lors des grands cirques internationaux sur la moralisation du capitalisme, la droite française et son mentor Nicolas Sarkozy roulent des mécaniques en remuant du vent.

Si certains travailleurs comptent sur la mansuétude de cette droite au service de la finance pour retrouver un peu d'air et bénéficier des fruits de leur travail, ils se trompent douloureusement.

A nous de rappeler aux travailleurs le bilan de quatre ans de sarkozysme et de trente ans de libéralisme afin que le show social de la droite soit un bide.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 09:09

De Villepin à Sarkozy, en passant par Le Pen, la droite française se découvre un penchant social à moins d'un an des Présidentielles.

La course à gauche ? Les discours enflammés de Villepin pour un revenu citoyen et de Sarkozy pour obliger les entreprises à redistribuer des miettes de leurs bénéfices aux salariés nous rappellent la Présidentielle de 1995 et le duel Chirac contre Balladur pour savoir qui serait le plus social des deux.

Entre une gauche social-démocrate qui tente d'apparaître modérée pour rassurer un électorat centriste et une droite qui, depuis des décennies, joue la carte sociale pendant les campagnes électorales pour mieux servir les intérêts de la finance et du patronat une fois élue, on comprend mieux pourquoi plus d'un électeur sur deux ne fait plus confiance aux hommes politiques dans ce pays !

Car, ne nous y trompons pas ! Ce virage social des différentes composantes de la droite ne vise qu'un objectif : tenter d'apparaître comme étant à l'écoute des soucis des français, en terme de lutte contre le chômage, la précarisation sociale et la perte de pouvoir d'achat.

L'ultralibéralisme économique associé au conservatisme social de la droite et de l'extrême-droite ont entrainé notre société dans une récession économique et démocratique profonde. Le chômage de masse et la précarisation des emplois sont devenus des généralités dans les grands pays capitalistes ; les destructions de services publics, notamment dans les domaines de la santé ou de l'éducation, entrainent la réapparition de problèmes sanitaires que l'on croyait quasiment disparus en Europe (Galle, tuberculose,...) et la rupture sociale de couches de plus en plus nombreuses de citoyens ; les mesures de contrôle social (vidéosurveillance, contrôle des médias et de l'internet, fichage systématique, restrictions syndicales et politiques,...) éloignent nos pays des canons démocratiques dont ils se font officiellement les défenseurs à l'étranger,...

Depuis des décennies, en France, les mesures économiques et sociales prises vont toutes dans le même sens : celui des allègements de "charges" pour les entreprises, les diminutions des droits du travail pour les salariés, la réduction de la sphère publique par des privatisations successives (automobile, industrie, banques, énergie, poste,...) ou par le non remplacement des fonctionnaires,...

Quel est le résultat de ces politiques ? La France va t-elle mieux ? Les salariés vivent-ils mieux maintenant que dans les années 80 ou même 90 ? Le chômage recule t-il ? Avons-nous l'impression que notre pays progresse économiquement, socialement ou écologiquement ?

Si vous répondez OUI à ces questions, c'est que vous faites partie de ces quelques milliers de foyers français privilégiés par les gouvernements successifs ces dernières années, ces français dont les revenus confortables viennent avant tout des bénéfices de vos placements et des dividendes de vos actions. Vous qui bénéficiez depuis 2007 et l'arrivée de Sarkozy à l'Elysée d'un nombre incroyable de nouvelles niches fiscales, d'un plafonnement des prélèvements à 50 % de vos revenus (le bouclier fiscal) et qui allez bientôt bénéficier d'un nouvel allègement de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune.

Pour les dizaines de millions de français qui répondraient NON à ces questions, comme certainement vous, cher internaute, l'avenir peut paraître bien sombre.

Posons-nous la question de savoir s'il est possible d'inverser les choses ? Non pas d'inverser l'Histoire, de faire dans la nostalgie, mais de rebondir, de repartir vers l'avant, vers une société de progrès tenant compte des connaissances actuelles et des nécessaires réflexions sur l'avenir de la planète, sur le réchauffement climatique et la pollution qui menacent aujourd'hui la survie même de l'espèce humaine ?

Au moins trente ans de politiques libérales et de dérégulation économique et sociale ont amené notre monde au bord du chaos. Arrêter cette course vers l'autodestruction de l'humanité nécessite de changer profondément ces choix politiques, de redonner de l'air à ceux qui vivent de leur travail, de remettre du lien social, de la protection sociale, dans cette société et de réfléchir à notre développement économique en tenant compte de ses conséquences sur l'environnement.

Ces ruptures avec le système économique actuel, chacun le ressent, plus ou moins consciemment. "On ne peut plus continuer comme ça !", reflexion souvent entendue qui peut s'appliquer autant à la fuite des entreprises, à l'appauvrissement généralisé de la population ou aux menaces écologiques qui approchent.

La droite et le patronat entendent aussi cette réflexion. Ils savent pertinnement que leurs politiques, si elles sont expliquées crûment, franchement, ne passeront pas dans l'opinion et auprès d'un électorat inquiet. C'est pourquoi, depuis plusieurs dizaines d'années, la droite change son discours à l'approche des élections pour donner l'impression d'avoir changé, d'avoir compris. Tout ça, pour revenir à ses dogmes ultralibéraux dès les élections passées.

La nouveauté, c'est de voir le FN changer également son discours politique et économique en seulement trois mois. Comme si tous les cadres et penseurs du FN étaient tombés en même temps dans un pot de peinture rouge ! Là non plus, ne nous y trompons pas ! La fille du milliardaire Le Pen, filleule d'un proxénète, est à la tête d'une organisation de droite radicalement antirépublicaine et antidémocratique. Son crédo, c'est aussi le libéralisme et la casse des acquis sociaux, comme tout parti de droite qui se respecte.

Le changement de discours des partis de droite et d'extrême-droite est purement électoral. 2012 approche. Il faut s'assurer le vote de la multitude, de ces millions de salariés, de paysans, d'artisans et de commerçants qui sont volés et méprisés toute l'année.

Baignés par l'idéologie ultra-libérale depuis leur plus jeune âge, fréquentant les classes aisées et les beaux quartiers depuis toujours, les caciques de la droite, FN compris, sont au service exclusif de leurs amis de classes.

Non, définitvement. Ne laissons personne tomber dans le panneau d'un quelconque virage social de la droite française !

La rupture avec les choix politiques de ces trentes dernières années et avec les dogmes capitalistes , seules les forces qui la prônent depuis toujours peuvent l'incarner.

Présent en force au moment des grandes conquêtes sociales, des luttes et des mouvements de 1936, 1947, 1968 ou 1981, le Parti communiste est de ces forces sur lesquelles le peuple peut compter.

Aux pâles copies de forces de progrès que tentent d'incarner la droite et son extrême, choisissez plutôt l'original, le Parti communiste !

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:44

Les prix explosent et le pouvoir d'achat des français baisse. Heureusement, le gouvernement et la droite prennent le sujet à bras le corps en permettant à 300 000 foyers au patrimoine étoffé d'échapper à l'ISF, l'Impôt de Solidarité sur la Fortune. François Baroin, ministre du budget, est d'ailleurs fier d'annoncer que 200 000 foyers qui risquaient de devoir le payer dans les années à venir, en seront dispensés. Merci pour eux !

C'est formidable de voir un gouvernement à ce point au service des plus riches !

Certes, le gouvernement fait tomber l'indéfendable bouclier fiscal devenu tellement impopulaire en cette période d'austérité, mais, pour rendre aux riches ce qu'il cède sur ce dossier, voilà qu'il annonce enfin officiellement une grosse mesure d'assouplissement de l'ISF.

Le calcul va être simple entre la suppression d'un bouclier fiscal qui coûte 800 millions d'euros à l'Etat tous les ans et un allègement de l'ISF qui va coûter 1,7 milliards d'euros.

En clair, suppression du bouclier fiscal et allègement de l'ISF reviennent à reverser aux plus riches foyers français la coquette somme de 900 millions d'euros !

Mais qui va payer la différence ? Si on en croit le gouvernement, les caisses de l'Etat sont vides et l'austérité entraine des blocages de salaires pour les fonctionnaires, des suppressions de dizaines de milliers d'emplois dans la fonction publique tous les ans et des investissements de l'Etat en chute libre.

Parmi les pistes un temps évoquées, le gouvernement a renoncé à taxer l'assurance-vie des plus aisés. Pas question non plus de créer une tranche d'impôt sur le revenu supplémentaire à 45%, pourtant plébiscitée par plusieurs parlementaires. Plusieurs mesures sont annoncées sur les résidences secondaires des non résidents (les étrangers avec maison en France) et quelques mesures sur les évadés fiscaux sans que rien ne soit vraiment évalué.

Dans le meilleur des cas, ces nouvelles mesures compenseront ces 900 millions manquants. Dans le meilleur des cas.

Au final, cette décision d'allègement de l'ISF permettra à certains possesseurs de biens, immobiliers notamment, de ne plus payer cet impôt. Cela créera un appel de riches contribuables vers ces biens pour défiscaliser leur patrimoine. Cool !

Salariés, agriculteurs ou artisans qui vivez péniblement les fins de mois et qui vous inquiétez de la hausse actuelle ou annoncée de l'énergie et des produits de premières nécessités, vous constaterez l'important travail effectué par le gouvernement et la droite UMP-Nouveau Centre pour permettre aux plus riches d'échapper à toute imposition.

En attendant, réitérons à nos élus de droite, députés, sénateurs, conseillers généraux ou maires, notre opposition à ces allègements fiscaux qui ne bénéficient qu'aux plus aisés et exigeons des mesures de justice sociale pour améliorer le revenu de ceux qui créent les richesses, en faveur du revenu et en faveur d'une baisse des prix, par la baisse de la TVA notamment.

Entre allègements fiscaux pour les plus riches et mesures d'austérité pour le peuple, la droite applique une politique de classe qui sert les seuls intérêts des nantis sans combattre les causes des difficultés des français et des diccidultés des finances publiques.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 09:21

Quand on parle d'une caste de privilégiés protégés par le système :  les suites de la fausse affaire d'espionnage chez Renault sont là pour montrer comment les hautes sphères patronales peuvent échapper à leurs responsabilités.

Novembre 2010, deux salariés de chez Alten se voient confirmer leurs licenciements pour des propos tenus sur Facebook en octobre 2008. Ces deux salariés avaient critiqué leur entreprise sur le réseau social et avaient été dénoncés par un de leur collègue à la direction d'Alten pour qui les propos tenus étaient "un dénigrement de l'entreprise" et une "incitation à la rébellion". Rien de moins !

Janvier 2011, trois cadres de Renault sont mis publiquement en accusation puis licencier pour espionnage en faveur d'une puissance étrangère. Une accusation et des licenciements qui se révèlent rapidement infondées et, au final, reposer sur une arnaque financière de la part d'un "enquêteur" privé.

Avril 2011, à la suite de ce scandale qui va coûter au minimum 5 millions d'euros à l'entreprise, trois hauts cadres de Renault sont relevés de leurs fonctions dont le directeur juridique du Groupe Renault. Relevés mais pas licenciés ! Le numéro deux du groupe, Patrick Pélata, fer de lance de ces accusations, démissionne de ses fonctions mais... sera replacé dans le groupe, probablement chez Nissan. Quant au numéro un de chez Renault, Carlos Ghosn, dont les interventions médiatiques avaient institutionnalisé les accusations : rien.

C'est ce qu'on appelle la justice et la démocratie dans le système capitaliste !

Si vous êtes simple salarié, vous devez fermer votre gueule, ne pas critiquer votre entreprise, ne pas relever non plus d'éventuelles risques à la santé des salariés, sous peine de licenciement.  Evitez aussi de vous syndiquer, surtout à la CGT, et d'aller revendiquer des hausses de salaires ! C'est très mal vu.

Si vous êtes haut cadre d'une grosse entreprise et que vos choix stratégiques entraînent des milliers de licenciements, plongeant des milliers de familles dans la difficulté et coûtant des millions d'euros à la collectivité qui doit prendre en charge ces nouveaux chômeurs, ou si vous licenciez abusivement des salariés et que le scandale éclate publiquement, vous n'êtes comptable de rien aux yeux de la justice, ni même, aux yeux de votre propre entreprise.

La démocratie en système capitaliste, comme la justice, s'arrêtent aux portes des entreprises.

Le bide de l'affaire d'espionnage chez Renault rejoint au palmarès des scandales économiques les dossiers du Crédit Lyonnais, d'Arcelor-Mittal, de Continental, de Molex, ou de l'effondrement des marchés spéculatifs en 2008.

Pour chacun de ces dossiers, des hauts cadres ont oeuvré dans l'unique but de satisfaire les actionnaires, provoquant des désastres économiques et humains considérables. Les conséquences sur les familles des salariés salis ou licenciés et le coût exorbitant des prises en charge par les collectivités publiques de ces salariés (indemnités chômage, RSA, aides sociales diverses,...) pèsent sur le climat social français et sur la dette publique.

Alors quand on vient nous parler d'austérité, de la nécessité de réduire le train de vie des administrations, de l'impossibilité de baisser les taxes sur les carburants, n'oublions pas que derrière ces discours fatalistes se trouve une réalité toute autre, celle d'un système politique et juridique qui est là avant tout pour protéger les intérêts sociaux et financiers des hautes sphères de la société, grands patrons ou gros actionnaires !

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 08:36

Une fois n'est pas coutume, j'aborderai sur ce blog un débat interne au PCF : celui sur les présidentielles.

Et oui ! Certains regardent toujours le parti communiste comme une sorte d'organisation monolithique où les décisions sont prises par la direction nationale, voire par le seul secrétaire national, avant d'être relayée vers des adhérents réduits à de simples exécutants. C'est cette image d'Epinal que véhiculent les médias. C'est de bonne guerre ! ils sont là, après tout, pour défendre le système capitaliste et nous vendre la soupe de l'économie de marché, à force de publicités, d'émissions de télé-achat, de jeux débiles où l'on gagne beaucoup d'argent,... De politique et de débat citoyen, il n'en est pas question à la télévision.

Cette organisation pyramidale, on la trouve sur la droite de l'échiquier politique, à l'UMP et au FN, notamment, où c'est le National qui donne les consignes et désigne les candidats. On l'a bien vu dans l'Eure aux législatives de 2007 avec le parachutage de Bruno Le Maire ou aux dernières cantonales avec le renvoi de Myrtil Visquenel, conseiller général de Cormeilles, remplacé par plus gradé que lui, l'ex-ministre Hervé Morin. Casse-toi de là que j'm'y mette !...

Au Parti communiste, on tente de faire vivre une démocratie interne. Pas toujours facile, la démocratie ! Elle doit permettre la libre expression de tous et le choix collectif mais elle ne doit pas cristalliser les débats, créer des clans, diviser.

L'actuel débat sur les élections présidentielles en est l'illustration.

Le débat ne date pas du week-end dernier, ni même d'il y a quelques mois. C'est un débat qui prend ses racines dans le lancement par le PCF du Front de Gauche à l'automne 2008.

La question qui travaille les communistes n'est pas de savoir qui doit porter les couleurs du Front de Gauche aux présidentielles 2012 mais de définir un objectif et un contenu à cette candidature. Quel message doit porter ce candidat ? De là viendra le choix du candidat soutenu par les communistes.

Sur cette question, les avis sont partagés.

D'un côté, une grande partie de la direction nationale, autour de Pierre Laurent et Marie-Georges Buffet, considère qu'il faut regarder l'ensemble Présidentielles-Législatives et porter un message de rassemblement autour du Front de gauche. Pour eux, c'est Jean-Luc Mélanchon qui porte le mieux ce message pour les présidentielles. C'est ce qu'ils ont exprimé lors du Comité national de ce week-end.

D'un autre côté, une partie importante des membres du Comité national, notamment de nombreux secrétaires départementaux (qui représentent les fédérations), considèrent que ce message du Front de Gauche ne peut être porté que par un candidat capable de rassembler l'ensemble des forces qui composent le Front de Gauche, et, dans ce cadre, la force essentielle de ce Front, les militants du Parti communiste. Un candidat qui se doit d'être rassembleur et qui, pour cela, doit  travailler collectivement et n'exprime pas des positions qui n'ont jamais été discutées ou n'apparait pas constamment comme agressif, ce qui est malheureusement le cas de Jean-Luc Mélanchon. Dans ce cadre, de nombreux militants et responsables du PCF soutiennent la candidature de André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme. Son écoute, son esprit de synthèse et son excellent travail de rassemblement en Auvergne lui valent une bonne image au sein du PCF.

Troisième approche, bien différente, celle d'André Gérin, député du Rhône, et, depuis peu, d'Emmanuel Dang-Tran, membre du Comité national du PCF. Ceux que les médias qualifient caricaturalement d orthodoxes ou d'identitaires, défendent l'idée d'une candidature avant tout communiste. partant du constat que l'existence et le travail militant du Front de Gauche ne tiennent que par l'implication des militants communistes, ils considèrent que la dynamique de rassemblement populaire peut se faire autour d'un candidat communiste. Face à un système capitaliste en crise profonde et à une régression sociale majeure, ils proposent de défendre des mesures radicales, en rupture avec le système actuel, notamment la sortie de l'Union européenne et de l'Euro, perçus comme des outils de destruction des acquis démocratiques et sociaux des peuples européens.

Quatre stratégies sont donc avancées. Elles représentent trois postures différentes : une candidature du Front de Gauche autour d'un candidat non communiste, une candidature du Front de Gauche autour d'un candidat communiste ou une candidature de rassemblement autour d'un candidat communiste.

Même si Pierre Laurent et Marie-Georges Buffet se sont exprimés pour la première solution et soutiennent la candidature de Jean-Luc Mélanchon, le vote du texte du Comité National, plus consensuel, n'a recueilli que 83 voix en sa faveur avec 30 votes contre et 9 abstentions, soit 69 %, ce qui laisse présager des débats riches, voire vifs, dans les cellules et les sections !

Loin d'être clos, le débat démocratique sur la stratégie des communistes pour les Présidentielles va se poursuivre jusqu'au mois de juin. Débats en cellules et sections et vote des adhérents en juin permettront aux militants communistes d'arrêter leur position.

Qui de Mélanchon, Chassaigne, Gérin ou Dang-Tran aura le soutien du PCF ? La question est loin d'être aussi clairement tranchée que le disent les médias.

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 09:12

Et deux de plus ! Hier, Jean-Louis Borloo et Nicolas Hulot sont venus rejoindre la longue liste des postulants-présidents qui cherchent à capter l'électorat centriste.

Difficile de s'y retrouver au niveau du centre-droit ! On avait François Bayrou et le Modem avant qu'Hervé Morin ne tente d'occuper le terrain avec son Nouveau Centre. Désormais, il faut compter avec Jean-Louis Borloo et ses Radicaux Valoisiens. Sans parler de l'écologiste télévisé, Nicolas Hulot, candidat vert estampillé TF1 compatible, qui va draguer au delà de l'électorat écologiste traditionnel, vers le centre de l'échiquier. Lui aussi.

C'est que la dérive nationale-populiste de l'UMP laisse un champs politique vide entre elle et une gauche sociale-libérale incarnée par Dominique Strauss-Kahn ! Une partie de l'électorat de droite ne se retrouve heureusement pas dans le discours de plus en plus droitier de Nicolas Sarkozy et de son parti. Morin, Borloo et consorts l'ont bien compris.

La grande question, c'est de savoir à quoi rime cette multitude de candidatures ?

S'agit-il de désaccords de fonds ou simplement de stratégies politiciennes ?

Economiquement, de Bayrou à Borloo et Morin, rien de bien nouveau. Tous défendent le modèle capitaliste actuel et l'Europe libérale. En tant que ministre de l'éducation, Bayrou a laissé un souvenir très amer aux étudiants et lycéens des années 90. Morin et Borloo, en bons petits soldats de Sarkozy, sont responsables comme leur mentor de la crise actuelle en France. Sur le fonds idéologique, ces deux là sont entrés au gouvernement de Fillon dès le départ, avec son ministère de l'identité nationale. Il n'y a donc finalement pas de gros désaccords politiques entre les uns et les autres.

L'UMP est née d'une fusion entre UDF et RPR qui a entrainé la création du Modem autour de François Bayrou puis du Nouveau Centre de Hervé Morin.

Dans les deux cas, il s'agit de tactique politicienne.

Bayrou a tenté de récupérer ceux de l'UDF qui refusaient d'intégrer l'UMP pour constituer une force au service de ses ambitions présidentielles. Le résultat en 2007 a été presque bon. Presque puisque Bayrou est resté aux portes du second tour. Depuis, le Modem a pris le bouillon et certains s'en sont éloignés.

Morin a servi de voiture-balai de l'UMP. Face au Modem, le Nouveau-Centre c'est le parti Canada-Dry ! Il donne l'impression d'un vrai parti, avec un vrai leader mais ce n'est pas un vrai parti, juste une coquille-vide pour capter les centristes ne voulant pas entrer à l'UMP tout en les gardant dans le giron de l'UMP.

Borloo, lui, a joué la carte de la fidélité jusqu'à hier. Aujourd'hui, sa possible candidature aux présidentielles résonne curieusement. Beaucoup de buzz dans les médias, certes, mais quelles conséquences sur l'électorat ? Face à un centre politique hyper-demandé, la candidature Borloo est-elle sérieuse ? Ou s'agit-il d'une mission suicide pour plomber les candidatures de Bayrou et de Morin ?

Quant à Nicolas Hulot, toute sa popularité tient à ses émissions télévisés. Que propose t-il sur le plan économique pour créer des emplois et sortir la France du marasme économique où l'a plongé le capitalisme et l'Europe du traité de Lisbonne ? personne ne le sait mais ce n'est pas ça qui compte ! Hulot est un produit marketing : on vote pour l'emballage, pour l'image qu'il renvoie, pas pour ce qu'il contient !... Qu'il soit sponsorisé par TF1 et Bouyghes, dont on connait les liens avec l'UMP, laisse entrevoir la peur qu'il inspire à l'Elysée !

Petit écart politique pour soulever la question du sieur de Villepin. Le tenant du RPR de grand papa est un peu écarté des médias ces temps-ci. Encore un qui est noyé (volontairement) sous le buzz des candidatures de centre-droit !

Récapitulons : Hulot pour les écolos-centristes, Bayrou, pour les centristes-"indépendants", Morin, pour les centristes de droite, Borloo pour les centristes-ex sarkozystes et Villepin pour la droite post-chiraquienne. Que de monde !

Depuis 2007, la droite a laissé toute la panoplie d'offres susceptibles de plaire à un électorat "modéré" : un parti centriste "indépendant" (Modem), un parti centriste lié à la majorité (le Nouveau Centre) et un centre intégré à la majorité (Radicaux de Borloo). Une véritable gouttière politique pour draîner les électeurs modérés vers l'UMP donc vers Sarkozy.

A cela, s'ajoute un candidat vert poussé par les médias qui neutralisera politiquement les voix écolos (Hulot n'appèlera pas à voter à gauche au second tour).

Au final, le paysage politique du centre ressemble à une galerie d'individualités qui défendent tous peu ou prou une vision identique du capitalisme, un libéralisme moins radical que celui de Sarkozy mais tout aussi pro-européen.

Le capitalisme s'offre donc à droite trois solutions possibles : la continuité avec Sarkozy, l'accélération et la fermeté politique avec Le Pen ou une gestion des acquis avec le centre.

Dans les trois cas, salariés, paysans ou petits patrons, nous ne verrons pas nos conditions de vie s'améliorer.

Face à un système financier qui cannibalise l'économie et enfonce dans les difficultés de plus en plus de français, c'est d'une force ayant la volonté de dire stop dont nous avons besoin ! Du social-libéralisme à l'extrême-droite, les solutions proposées n'offrent qu'encore plus d'allègements fiscaux pour les grosses entreprises et pour les grandes fortunes et toujours plus d'efforts demandés à ceux qui ne vivent que de leur travail.

La solution est à gauche, dans une gauche de combat qui veut remettre l'économie au service de l'Homme et les services publics au service de la société. Cette gauche a besoin de la mobilisation et de la créativité de tous, loin des querelles de personnes et du spectacle affligeant que nous donne la droite actuellement.

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 10:13

La chronique de Pierre Ivorra - l'Humanité

 
Ce que gagnent les compagnies pétrolières sur un litre de SP95
Hors taxes publiques, la formation des prix des carburants est de plus en plus opaque et complexe. En février dernier, le cours de référence Opep (l’Organisation des pays producteurs de pétrole) était de 100 dollars le baril de 159 litres, ce qui donnait le litre à 0,629 dollar, soit environ 0,46 euro. Ce prix de référence est déterminé à partir d’un panier de bruts produits par les membres de l’organisation allant du Sahara Blend algérien au Merey vénézuélien. Cependant, au fil des années, le prix du Brent, le pétrole de la mer du Nord, s’est imposé comme la référence mondiale bien que ses volumes échangés soient très en deçà de ceux de l’Arabie saoudite.
Aujourd’hui, le Brent serait utilisé pour fixer les deux tiers des pétroles bruts vendus dans le monde. Qu’exprime cette évolution ? D’abord cette réalité : les livraisons de l’Opep ne représentent que 36 % de la production mondiale. Ensuite et surtout, il y a là l’un des effets de la prise de pouvoir de la finance sur l’activité physique et du rôle grandissant des marchés à terme, notamment celui de Londres, dans le domaine des matières premières. Comme nous l’avons déjà fait remarquer dans nos colonnes, ces marchés sont très spéculatifs.
Pour se protéger des évolutions de cours ou de taux de change, les intervenants achètent et vendent du pétrole virtuel dans des quantités bien plus importantes que le pétrole réel sortant effectivement des puits. Aussi, dans des situations où la demande est supérieure à l’offre, la spéculation fait gonfler les cours comme un soufflé.
Elle y parvient d’autant plus facilement qu’en raison de la surexploitation des travailleurs, des économies de coûts permises par les nouvelles technologies et du soutien sans faille des États, il y a une énorme quantité de capitaux accumulés dans le monde qui ne trouvent pas dans l’activité réelle les moyens de se rentabiliser et qui, de ce fait, se rabattent sur les marchés financiers.
Les pétroliers qui interviennent à la fois sur ces marchés spéculatifs, et par ailleurs exploitent et vendent le pétrole réel, en tirent des profits colossaux.
En France, pour un litre de SP95 à 1,46 euro, 0,84 euro échoit à l’État.
Sur le prix hors taxe de 0,62 euro, on peut considérer qu’au plus 0,15 euro, soit environ 26 %, tombe dans l’escarcelle des pétroliers. C’est considérable. C’est d’ailleurs ce qui explique les énormes profits réalisés par ces derniers en 2010. Dix milliards d’euros de bénéfices pour Total qui fait aussi bien qu’en 2009 ; vingt milliards de dollars pour Shell qui les augmente de 61 % ; trentre milliards pour Exxon Mobil qui les booste de 58 % .

Ne serait-il pas temps de rétablir un contrôle des prix, pour les carburants comme pour d'autres produits de base (alimentation, énergie, loyers) ?

L'Etat ne doit-il pas d'urgence bloquer ces prix qui pénalisent surtout les salariés, notamment ceux qui doivent habiter loin de leur travail, notamment les ruraux et les grands banlieusards ?

Avec les communistes, exigeons d'urgence une baisse des taxes sur ces produits !

Solidaire

Affiche-PCF-baissez-les-taxes.jpg

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 10:10

En recevant des élus ruraux de l'UMP, Nicolas Sarkozy a dû reconnaître les limites de sa politique de suppression d'emplois dans le domaine public. Va t-il en changer ? Non !

Nicolas Sarkozy "assume" mais "a conscience des limites" de sa politique de réduction des dépenses publiques (RGPP) dans le domaine de l'école, selon des députés UMP du collectif Droite rurale qui l'ont rencontré mardi à l'Elysée.

"Il nous a rappelé son choix de réforme avec la RGPP, tout en étant conscient, notamment pour l'école, que toute réforme peut avoir des incidences peut-être un peu lourdes sur les territoires ruraux et qu'il était disposé à réfléchir avec les parlementaires à une adaptation", a dit à la presse Pierre Morel-à-L'Huissier. "Un peu lourde" ? Le mot est faible ! 16 000 postes disparaissent par an depuis trois ans dans l'Education nationale, au point que le ministre de l'Education conseille désormais aux proviseurs de collèges et lycées d'aller chercher des enseignants de remplacement ... à Pôle-Emploi ! Les conséquences de la suppression de dizaines de milliers d'emplois tous les ans dans l'Education, ce sont des classes de maternelles et de primaires qui ferment, des options qui disparaissent en collège et lycée et des sections de bac qui ferment. Le milieu rural est particulièrement touché car les classes sont en général moins nombreuses et toute fermeture de classe a des conséquences en cascade sur les villages (dont les écoles ferment, comme dans le Vexin), les cantines scolaires et le temps de transport des enfants. Classes surchargées et temps de transport à rallonge ne sont pas des éléments favorables à la scolarité des enfants. Les lycéens du plateau de Saint André et leurs parents le savent bien.

"Sur l'école, il est conscient des problématiques que peut poser la RGPP et il est conscient qu'il faudra une réponse d'assouplissement", a-t-il ajouté, "au cas par cas". Fait-on une politique au cas par cas ? La République, c'est l'égalité de traitement pour tous ! Si la politique pose problème, changeons de politique !

"Il a dit qu'à un moment, cela aura sa limite de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux. Cela ne peut pas être reconduit indéfiniment", a renchéri Céleste Lett. Et pourtant ! C'est bien le leitmotiv de la droite depuis 2007 et ce n'est qu'un début ! la politique de Sarkozy aujourd'hui est celle de Thatcher en Angleterre au début des années 80. L'état de délabrement des écoles, des hôpitaux et des trains britanniques nous montre vers quoi nous allons. Trente ans après Thatcher, tout le monde s'accorde à dire que la politique libérale de la droite anglaise a été une catastrophe mais la politique d'austérité actuelle des LibDem après celle des sociaux-démocrates (Travaillistes) continue dans la même voie.

Sur la démographie médicale, Nicolas Sarkozy "proposera une mesure très concrète liée à la rémunération et à une valorisation du temps de travail du praticien en zone rurale", a aussi dit Daniel Spagnou. A quand une véritable politique de formation ? A quand un élargissement des numerus-clausus, une obligation d'installation dans le public des médecins formés aux frais de l'Etat ? A quand un arrêt de la politique de fermetures des hôpitaux et maternités en zones rurales ?... Pas un mot !

Le chef de l'Etat a rappelé "les gros efforts faits dans le domaine agricole", tout en disant que "la prise en compte n'avait pas été suffisante antérieurement et qu'il avait tenu à corriger le tir". En libéralisant encore plus la PAC, Sarkozy pense t-il sincèrement corriger le tir de sa politique agricole ? Les agriculteurs eurois qui dénoncent les marges abusives attendent certainement autre chose que des satisfecit de la part du chef de l'Etat.

"Ce qu'on a bien senti, c'est qu'il est très attaché à ses réformes, qu'il est conscient que ses réformes peuvent poser problème, conscient qu'il peut y avoir un désamour par rapport à sa personne parce qu'il fait bouger les lignes". C'est sûr qu'avec moins de 30 % d'opinion favorable, on peut parler de désamour ! Un désamour plus grand pour ceux qui sont du mauvais côté de la "ligne", les travailleurs, que ceux qui sont du bon côté de la "ligne", les capitalistes et autres rentiers. Cette "ligne", c'est la ligne d'affrontement entre classes sociales, celle qui détermine comment se répartissent les richesses créées par le Travail entre Travail (salaires et mesures sociales) et rémunération du Capital (dividendes et spéculation).

Pour rappel, la révision générale des politiques publiques (RGPP), destinée à réduire les dépenses publiques, inclut la règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Elle s'est traduite par le "départ" de 100.000 fonctionnaires sur la période 2009-2011. Cette année, ce sont 34 000 fonctionnaires de moins qui sont annoncés.

Faites le calcul, 134 000 fonctionnaires de moins, ce sont 134 000 emplois de moins à proposer aux 4 000 000 de chômeurs français. Ce sont des enseignants, des policiers, des infirmières, des médecins, des assistantes sociales, des agents des impôts, des douanes, des forêts,... qui n'enseignent plus, ne protègent plus, ne soignent plus, n'assistent plus les plus démunis, ne contrôlent plus les fraudeurs,... 134 000 fonctionnaires en moins, ce sont des services publics qui se dégradent, donc des français qui continuent de payer, via leurs impôts, des prestations publiques de moins bonnes qualités.

Tout ça pour pouvoir rembourser aux actionnaires des banques la dette accumulée par Sarkozy en 2008 pour renflouer... les banques et leurs actionnaires !

Que Sarkozy reconnaisse enfin que sa politique a un impact négatif sur la population, même s'il ne le fait qu'à mots couverts, est déjà un aveu d'importance. Il faut croire que certains élus locaux commencent à craindre le mécontentement de leurs électeurs, parents d'élèves ou enseignants, personnels de santé ou patients, postiers ou usagers, dont les mobilisations se multiplient ces derniers temps.

Allez ! Encore un effort et Sarkozy fera son coming-out politique, reconnaissant publiquement ce que chacun sait ou pressent : il fait une politique libérale au service exclusif des grandes fortunes et au détriment du bien commun et du pays.

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