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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 11:56

Les journalistes ont fait une découverte : les français sont inquiets pour leur avenir et leurs principales inquiétudes sont l'emploi et le pouvoir d'achat. Va t-on enfin parler de tout cela dans les médias nationaux ? Pas sûr !

L'INSEE vient de publier une étude périodique sur le moral des ménages.

Pour ceux qui vivent de leur travail et qui, de ce fait, côtoient d'autres travailleurs, les conclusions de cette étude ne sont pas surprenantes. Les français ont le moral dans les chaussettes et sont inquiets pour leur avenir et celui de leurs enfants.

Ainsi, 56 % des français voient leur pouvoir d'achat se dégrader en 2011. 14 % de plus qu'en janvier La flambée de l'énergie et des hausses attendues dans l'alimentation sont à l'origine de ce pessimisme général. Ce chiffre ne tient pas compte de ceux qui considèrent que leur pouvoir d'achat va stagner, sinon il y aurait fort à parier que les résultats frôleraient les 70 ou 80 %.

Deuxième sujet d'inquiétude : l'emploi.

71 % des français déclarent être moins confiants en l'avenir économique du pays que le mois dernier (!) et la crainte d'une hausse du chômage progresse encore de 4 %.

Est-ce un hasard si le gouvernement nous annonce des résultats spectaculaires au niveau du chômage pour janvier ? Par quelle bidouille arriveront-ils à faire chuter le nombre de chômeurs ? Peut-être que l'inquiétude concernant les chômeurs arrivant en fin de droit en décembre dernier a t-elle fini par se réaliser ? Rappelez-vous du débat lancé par la CGT sur le million de chômeurs qui arrivaient en bout de course entre septembre et décembre !

Pour nous tous qui vivons au sein de la population "normale", loin des beaux quartiers fréquentés par l'élite politique et médiatique française, ces chiffres ne font que traduire la réalité de l'opinion de ceux que nous croisons tous les jours.

Exigeons que le débat politique revienne sur ces questions d'emploi et de pouvoir d'achat !

Interpelons nos élus locaux et nationaux quand nous les voyons !

Qu'ils arrêtent de sortir des épouvantails et des faits divers à longueur de semaine pour faire diversion !

Au PCF, nous avons fait le choix de mener de front le débat sur l'avenir industriel de notre pays. Un avenir créateur d'emplois et de richesses économiques sans lequel toutes les autres discussions sonnent creux, y compris les mesures assassines contre la Sécu et les retraites.

C'est notre spécificité politique y compris dans le débat des cantonales en cours. Saisissez-vous de ces élections pour exprimer votre rejet des politiques libérales qui mènent notre économie dans le mur, notre jeunesse à la misère et le monde au chaos écologique !

Mais, au delà, contactez-nous ! Discutons. Le Parti Communiste est le parti de l'humain, celui du peuple. Nous avons besoin de tous.

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Published by Solidaire - dans En France
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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 09:59
Il a beau avoir fait de longues études, notre Bruno Le Maire, le voilà coincé sur un simple problème de conversion. Le gros souci, c'est que cela touche l'agriculture... dont il est sensé être le ministre !

Hier soir au Grand Journal de Canal+, un nouveau ministre de Sarkozy s'est fait bêtement piégé par l'équipe de Michel Denisot. Après Darcos en avril 2008 (voir la vidéo) qui ne sait pas faire une règle de trois alors qu'il est ministre de l'éducation, c'est au tour de Bruno Le Maire.

A la question de Ariane Massenet sur ce que représente un hectare en mètres carrés, notre bon ministre de l'agriculture ne donne pas de réponse. C'est un peu ennuyeux dans le cadre de ses fonctions quand on sait l'importance que revêt cette unité de mesure en agriculture, pas seulement pour calculer les surfaces mais aussi pour les aides compensatrices !

Deuxième piège, Bruno Le Maire ne reconnait pas le cri du dindon !

Certes, ce n'est pas l'animal le plus représenté sur les exploitations françaises mais tout de même ! Une telle ignorance est affligeante ! En bon parisien, peut-être croit-il que les poissons sont naturellement carrés et pânés et que les oranges poussent dans des filets ?...

Affligeant !

On ne saurait que rappeler la formation technocratique et parisienne de ce genre de cadres du régime. Bruno Le Maire ne connait pas grand chose à notre département, encore moins à Evreux dont il est un conseiller municipal fantôme, et peu de chose à l'agriculture. En tout cas, rien de concret. La preuve.

Son bilan au ministère de l'agriculture est désastreux pour le revenu paysan (relire : Bruno Le Maire "très déterminé"...à couler l'agriculture ). Seuls les céréaliers s'en sortent bien cette saison grâce à la flambée du cours des céréales. Le ministre et le gouvernement n'y sont pour rien.

A trop suivre les consignes libérales des patrons de l'agroalimentaire et de la distribution, notre ministre appuie toutes les mesures qui affaiblissent notre agriculture et qui entrainent la disparition de 3,5 % des exploitations françaises tous les ans !

Et dire que c'est lui qui incarne l'espoir de la droite dans l'Eure !

 

 

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Published by Solidarité - dans En France
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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:40

Les tarifs du gaz devraient à nouveau flamber au printemps. Une hausse qui suit celle du pétrole mais aussi celles de l'alimentation. De quoi lancer un débat sur ... la laïcité et l'Islam ( ? ) selon le gouvernement.

5 % de hausse au 1er avril. Près de 11 millions de foyers français sont concernés par cette hausse annoncée des tarifs du gaz. En un an, le prix du gaz aura augmenté de 20 % ! Une flambée qui a des répercussions évidentes sur le budget des familles, surtout que d'autres augmentations se succèdent depuis des mois !

Je ne parlerai pas des hausses de certains "services" comme les assurances ou les mutuelles. Il y aurait pourtant beaucoup à dire.

Pour rester dans le domaine de l'énergie, chacun peut constater l'envolée des prix des carburants à la pompe. Sur Evreux, difficile de trouver du gazole à moins de 1,28 € désormais. Quant au sans plomb, il va bientôt retrouver son record de 1,50 € le litre : 10 francs !

Bien évidemment, le fioul domestique connait la même évolution. Avec le gaz, il s'agit du mode de chauffage le plus fréquent en maison individuelle mais aussi dans l'habitat collectif. Ces deux hausses vont donc affecter durement de nombreuses familles.

Avec les tarifs de l'énergie, ce sont aussi les prix de l'alimentation qui connaissent une hausse importante ces derniers mois. L'an dernier, le prix du pain avait déjà connu une forte hausse. Il faut s'attendre à une nouvelle hausse cette année : la faute à la spéculation des financiers et à la disparition des mécanismes de régulation des prix au niveau européen mais les journalistes vous parleront d'une "forte demande mondiale".

A côté du pain, les tarifs des fruits et légumes ont aussi augmenté cet hiver. Là, on nous parle du froid. Ben voyons !

Et, pour ceux qui sont attentifs, c'est aussi le prix du lait qui connait une petite hausse en magasin. Sans que les producteurs ne voient leur revenu augmenter, d'ailleurs.

Se battre pour notre pouvoir d'achat

Le constat est donc simple : tous les tarifs des produits et des services de base connaissent une hausse forte ces dernières années.

Pour l'alimentation, la cause est la dérégulation des marchés agricoles.

Pour l'énergie, la cause est la dérégulation des marchés de l'énergie sous la pression de Bruxelles et la privatisation des opérateurs (GDF est devenu GDF-Suez depuis quelques années !).

Pour les services, la cause est également une dérégulation des tarifs après des années de privatisation et de rachats entre entreprises de services (rappelez-vous l'époque où nos assureurs et nos banques étaient publiques ! !).

Bref ! La fameuse dérégulation libérale préconisée par l'Europe et appliquée avec zèle par nos gouvernements a entrainé une flambée des tarifs mais pas d'amélioration des services. Loin de là.

Une nouvelle fois, ce sont les actionnaires qui ont profité de la situation. Les actionnaires et l'Etat, par le biais des taxes, notamment sur les carburants.

N'est-il pas temps de changer la donne et de réclamer une redistribution des richesses que produisent les travailleurs et dont profitent les actionnaires ?

Un plafonnement des tarifs, des prélèvements dans les bénéfices des entreprises pour financer les services publics et une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité et l'énergie permettraient de redonner de l'air aux consommateurs et aux caisses de l'Etat. C'est ce que proposent les communistes !

Les prix flambent ? Parlons de l'Islam !

Une nouvelle fois, les causes de cette dégradation des conditions de vie des travailleurs ne sont pas à chercher bien loin. Après l'effondrement des marchés immobiliers et spéculatifs en 2008, c'est à nouveau dans la nature même du capitalisme que se trouvent les raisons de cette dégradation du pouvoir d'achat du consommateur.

Les belles déclarations de nos chefs d'Etat et de certains grands pontes de la finance n'ont rien changé à la réalité du système économique capitaliste. Celui-ci est tourné vers la rentabilité financière. C'est sa raison d'être. On ne peut pas moraliser le capitalisme : autant tenter de rendre végétarien un crocodile !

Comme dans toutes les périodes de crise, les hommes de main du capitalisme, notamment au sein des partis politiques qui le servent, cherchent à détourner l'attention de la population. La technique du bouc-émissaire est formidable et tellement simple.

Trouver une minorité dans la population pour cristalliser sur elle toutes les angoisses de la population est tellement commode !

Au Moyen-Âge, au moment des grandes épidémies, les populations, aidées par l'Eglise et la noblesse, mettaient sur le dos des juifs et des étrangers la diffusion volontaire des maladies.

On se souvient aussi des pogroms antisémites en Russie et en Pologne puis de la politique antisémite menée par l'Allemagne nazie et par l'extrême-droite européenne au vingtième siècle. Avec les conséquences que l'on sait.

Les Roms et gens du voyage ont connu le même sort à la même époque.

C'est désormais au tour des populations issues de pays musulmans. Qu'ils soient musulmans ou non, pratiquants ou non, le fait d'être noirs ou arabes suffit à classer hommes, femmes et enfants dans la catégorie des menaces.

Comme lors de la grande crise de 1929, l'effondrement du système capitaliste permet l'émergence d'un courant raciste et nationaliste. Comme en Allemagne ou en France dans les années 30, le pouvoir économique préfère favoriser la montée de ces sentiments dans la population de peur d'une prise de conscience collective des réelles inégalités sociales et des avantages que possèdent réellement certaines minorités de la population.

Pendant qu'on parle de l'Islam et de la laïcité, on ne parle plus du bouclier fiscal, des délocalisations pratiquées par une bourgeoisie et des actionnaires bien de chez nous ("de souche", comme dirait Marine !), de la remise en cause de l'ISF, des tarifs qui flambent, du recul de l'âge de départ en retraite, de la précarité, de l'éducation nationale et de la justice qu'on étouffe, ....

Qui connait les positions du FN parmi ceux qui considèrent ce parti comme une alternative à une classe politique usée ? Il vaudrait mieux que l'électorat populaire se penche sur la question car le programme du FN, au delà d'être raciste, est avant tout libéral, comme celui de l'UMP, au service du patronat et des actionnaires !

Qui sait que le FN voulait repousser l'âge de la retraite à 70 ans (programme de JM LE Pen en 2007), diminuer l'Impôt sur le revenu pour augmenter la TVA (ce qui pénalise fortement les plus modestes), supprimer l'ISF, ... ?

L'extrême-droite, c'est d'abord des choix politiques de droite et ensuite des idées conservatrices, nationalistes et racistes.

Combattre les hausses de tarifs et la baisse du pouvoir d'achat des travailleurs, c'est d'abord s'attaquer au système qui entraine cette dégradation de nos conditions de vie.

Améliorer le quotidien des français, c'est se battre pour plus d'égalité, pour plus de fraternité, pour une meilleure reconnaissance du travail, de l'éducation et de la culture, c'est recréer des solidarités face à l'égoïsme capitaliste, c'est recréer un nouvel ordre mondial où chaque peuple compte pour un et où on ne pille pas les richesses d'un pays au profit de quelques milliers d'actionnaires.

Comme en 1936 ou en 1944, nous sortirons la France et le Monde par le haut, par l'union et la solidarité des travailleurs, pas par la division et la haine.

Le changement se situe à gauche de l'échiquier, parmi les adversaires déclarés du capitalisme, de la droite et de son extrême.

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:50

Les déclarations ce week-end de jean-Claude Trichet, président de la BCE, révèle les objectifs véritables des politiques européennes : réduire la part des salaires dans le total des richesses produites, officiellement pour freiner l'inflation, en réalité pour accroître la part de bénéfices à destination des actionnaires.

Ainsi, selon le patron de la Banque Centrale Européenne sur Europe 1 ce week-end, "nous ne pouvons rien contre l'augmentation immédiate des prix du pétrole ou des matières premières. Mais en revanche, nous devons éviter à tout prix ce que nous appelons les "effets de second tour", c'est-à-dire que les autres prix se mettent à bouger". M. Trichet a précisé qu'il entendait par là "tous les autres prix, y compris bien entendu les salaires". Interrogé sur l'hypothèse d'augmenter ces derniers, il a estimé que "ce serait la dernière des bêtises à faire".

Par ses déclarations, Jean-Claude Trichet révèle deux vérités concernant les politiques européennes auxquelles les gouvernements successifs en France se soumettent de plein gré :

- l'Europe et la BCE ne feront jamais rien pour réguler les marchés ;

- le but de la BCE est de limiter les hausses de salaires.

Hausse des prix au profit des spéculateurs

En affirmant que rien ne peut éviter les hausses du pétrole et des autres matières premières, le patron de la BCE fait clairement référence aux outils de régulation des marchés qui ont été abandonnés ces dernières années. Plus aucune politique de contrôle des prix n'est donc à l'ordre du jour. La régulation du marché est donc laissée au seul vœu d'une moralisation du capitalisme qui se ferait de manière spontanée. Autant allumer des cierges à l'Eglise avant que traders et outils informatiques ne découvrent les vertus de la solidarité et de l'humanisme !

Au moment où se tient le Salon de l'Agriculture, Jean-Claude Trichet devrait réfléchir aux conséquences annoncées la semaine dernière par la FAO, l'organisation de l'agriculture et de l'alimentation de l'ONU, sur les conséquences prévisibles de l'explosion des cours des denrées alimentaires au niveau mondial. Dans de nombreux pays du Tiers-Monde, comme malheureusement pour beaucoup de nos concitoyens, l'alimentation représente une part essentielle du budget familial. La hausse de l'alimentation va automatiquement amener des familles au bord de la famine et des peuples au bord de l'émeute comme cela s'est déjà vu il y a trois ans. Même en France, les associations caritatives rencontrent des difficultés pour financer leurs achats alimentaires !

Alors que les paysans, notamment les éleveurs, ont du mal à boucler leur budget, ce sont les marchés, donc les spéculateurs, qui font flamber les prix de l'alimentation. En pleine révolte égyptienne, un pseudo-spécialiste de l'économie affirmait à la télévision que ces événements expliquaient en partie la flambée du cours des céréales ! Depuis quand le fait que des consommateurs ne puissent pas acheter de nourriture fait-il augmenter les prix ? Le principe de l'offre et la demande aurait dû, au contraire, faire baisser le cours des céréales puisque l'Egypte, gros importateur, s'était retirée des marchés ! Il n'y a qu'en période de marché noir que les vendeurs font grimper les prix en comptant sur les besoins impérieux des acheteurs et leur obligation d'acheter à n'importe quel prix s'ils veulent nourrir leur famille.

Dans la réalité, la flambée des cours des matières premières ressemble clairement aux mécanismes spéculatifs du marché noir. On cherche encore la moralisation du capitalisme.

Lutte contre l'inflation au détriment des salaires et des paysans

Pour ce qui est de l'inflation, en bon penseur libéral, Trichet ne voit qu'une solution pour limiter l'inflation : bloquer les salaires.

Evidemment, si vous refusez de contrôler les marchés et que ceux-ci spéculent sur l'énergie et les matières premières, vous abandonnez un moyen majeur de contrôle de l'inflation. Reste le blocage des salaires.

Le résultat de cette politique, c'est que les denrées de base voient leurs prix s'envoler (pétrole, alimentation, énergie,...) mais que les acheteurs finaux, les travailleurs, ne voient pas leur revenu augmenter donc perdent du pouvoir d'achat.

Mais où va donc la hausse des prix puisqu'elle ne va pas dans les salaires ou dans la rémunération des paysans ?

Cette politique de maîtrise de l'inflation par la limitation des salaires, c'est un moyen de laisser les marchés accroître leurs marges. Ce que Marx exprimait dans l'idée d'un accroissement de la plus-value qui va au Capital et une baisse de la part qui va au Travail, salarié ou paysan.

Cette idée de faire supporter l'effort sur les seuls salariés, c'est l'idée qui gouverne toutes les politiques économiques de ces dernières années en Europe avec les milliers de milliards d'euros d'argent public déversées sur les marchés pour sauver les banques européennes fin 2008 qui se transforment en plans de super austérité pour les peuples européens avec, à la clé, des licenciements massifs dans les services publics, des investissements publics en chute qui pénalisent les PME et des réductions de salaires jusqu'à 20 % pour les fonctionnaires.

Obtenir une augmentation du pouvoir d'achat pour tous les travailleurs, c'est d'abord briser le consensus qui règne en Europe sur la soumission des politiques au libéralisme et aux marchés. Un consensus qui réunit largement en Europe, depuis la droite, bien entendu, jusqu'aux sociaux-démocrates et aux écologistes. En fait, tous les défenseurs des différents traités européens qui, depuis Maastricht en 1992 jusqu'au TCE en 2005 et au Traité de Lisbonne en 2007, ont transformé l'Europe et la France en vaste casino pour les spéculateurs du monde entier.

Dans ce domaine, réorienter l'argent vers les salaires et les services publics a toujours été le crédo des communistes et leur position sur ces différents traités européens allait dans ce sens, en appelant à voter contre.

Il n'y a rien à attendre de cette Europe, de cette BCE ou du FMI. C'est la mobilisation populaire, sur le terrain et dans les urnes qui fera reculer le libéralisme et les marchés. Un rapport de force que construisent les communistes en rassemblant largement autour d'eux avec le Front de Gauche.

Le 20 mars, si votre conseiller général est renouvelable, pensez-y ! Votez pour un candidat d'une gauche combative, prêt à porter le fer au sein de l'assemblée départementale et au delà en votre nom !

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 09:30

L'actualité internationale dans les pays arabes est riche et passionnante. Elle nous renvoie un reflet inquiétant de l'état de notre propre régime.

Tunisie et Egypte étaient considérées il y a encore deux mois comme des bastions du capitalisme totalitaire, avec des régimes dictatoriaux dirigés par des chefs d'Etat depuis 23 ans pour la Tunisie et plus de 30 ans pour l'Egypte. Histoire de coller à l'apparence démocratique qui permet aux "démocraties" occidentales de faire admettre à leurs peuples que nos gouvernements fréquentent ces régimes, des élections y étaient organisées régulièrement. Des élections falsifiées bien évidemment.

Surprise ! Ces dictatures réputées stables, pratiquant l'emprisonnement arbitraire, la torture, le contrôle politique et policier de la société et des médias, ces dictatures se sont effondrées en quelques semaines sous la pression d'une foule importante, certes, mais qui n'a représenté au mieux que quelques centaines de milliers de manifestants en Egypte, pour une population de 80 millions d'habitants.

En France, pays dit démocratique, ce sont jusqu'à 3,5 millions de personnes qui ont manifesté l'an dernier au cours de 8 journées d'action organisées par l'ensemble des syndicats français. 8 journées d'action sur 4 mois de temps (juin puis septembre à novembre) soutenues par 70 % des français.

Ce mouvement populaire (vu son soutien par le peuple) ne visait pas la chute du régime mais seulement à empêcher le vote d'une loi, certes cruciale, mais ne remettant pas en cause le système politique ou économique français. Et le gouvernement français n'a pas cédé.

Nous avons donc d'un côté de la Méditerranée des régimes dictatoriaux qui se sont effondrés en peu de temps sous le coup de manifestations populaires massives mais minoritaires, et, de l'autre côté de la Méditerranée, un régime se disant démocratique, confronté à une longue mobilisation massive ET majoritaire mais qui a refusé d'écouter son peuple et lui a imposé sa loi.

Ce reflet de notre République que nous renvoient les pays arabes doit nous rendre modeste vis-à-vis de notre "modèle démocratique" et nous alerter sur la réalité d'un système politique vérrouillé qui, comme dans n'importe quelle dictature, bloque les aspirations populaires au profit d'une caste minoritaire proche du pouvoir.

La démocratie parlementaire en France n'est qu'une façade qui permet à la dictature de l'argent et des marchés financiers de contrôler les principaux leviers de la société, de saper ceux qui lui résistent comme les services publics, en amusant la galerie avec des élections qui ne proposent souvent que des variantes du même système, depuis la sociale-démocratie à l'extrême-droite.

L'alternance politique ne suffira pas pour permettre au peuple de reprendre le contrôle de son destin.

C'est en s'attaquant au cœur du système, à la dictature de l'argent, que nous pourrons imposer d'autres choix de société, remettre l'humain au centre des choix politiques et économiques.

Viser ce changement radical et prendre ses responsabilités dans les instances politiques actuelles pour construire cette perspective, c'est le choix des communistes depuis toujours.

Loin de ceux qui divisent les travailleurs pour finalement les désarmer face à leurs maîtres, les communistes se battent pour une prise de conscience de notre force collective et la construction d'un rapport de force qui devienne majoritaire et change le cours de l'Histoire.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 10:05

Est-ce que la Société Générale va reverser une partie de ses bénéfices à l'Etat pour rembourser les tomberaux d'argent public qui lui ont été donnés par Sarkozy fin 2008 au pire moment de la crise ? Telle est la question.

C'est qu'aujourd'hui, la Société Générale a annoncé ses résultats pour 2010. Et ils sont florissants !

Pensez donc ! La banque de Kerviel annonce 3,917 milliards de résultat net pour 2010, un résultat multiplié par 6 en une année ! Pas mal, non ?

Le reste des banques françaises suivra dans la journée et il se dit déjà que les affaires marchent bien.

Les bons chiffres s'accumulent à la Bourse pour les grandes entreprises : les dividendes vont être généreux pour les actionnaires, merci pour eux !

Et comme le gouvernement de Sarkozy - Morin - Le Maire parle de supprimer ou d'alléger l'ISF, l'Impôt sur la Fortune, cette année pourrait être exceptionnelle pour les plus riches !

Le revers de la médaille, c'est qu'il faut bien que quelqu'un paye les déficits créés par tout cet argent versé aux banques et aux nantis !

Qu'on ne compte pas sur la droite pour aller réclamer aux actionnaires de ces grandes banques et entreprises le paiement de la crise !

Alors, pour équilibrer les comptes, l'Etat réduit ses dépenses en supprimant des emplois et des investissements, ou en réduisant ses dotations aux collectivités locales. En conséquence, moins de fonctionnaires et moins d'investissements, ce sont des services publics qui se dégradent comme on le voit avec la Justice, l'Education ou les Hôpitaux et des emplois qui ne sont plus proposés aux jeunes diplômés. Et la baisse des dotations de l'Etat aux collectivités, mairies, départements ou régions, ce sont des collectivités qui serrent leurs dépenses donc leurs investissements et leurs aides aux habitants et associations, freinant l'activité économique locale.

Au final, vous avez un Etat dans le rouge, des services publics qui se dégradent, un marché de l'emploi qui se dégrade et une économie qui ralentit. Rien de gênant pour ces messiers des beaux quartiers et le premier d'entre eux, l'ancien maire de Neuilly, Nicolas Sarkozy.

La question n'est donc plus de savoir si la Société Générale, les grandes banques et entreprises vont ou non donner de leurs importants dividendes à l'Etat mais de quel droit ces entreprises font-elles payer leurs dettes à la collectivité alors qu'elles gardent pour une poignée l'intégralité des dividendes ?

Dettes nationalisées et bénéfices privatisés, tel est le principe capitaliste qu'applique à fond la droite de messierus Sarkozy, Morin et Le Maire.

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 09:50

Le 8 février 1962, la police réprimait une manifestation antifasciste à Paris. Bilan : neuf morts, 250 blessés. L’histoire d’un crime d’État

8 février 1962 : Massacre d'Etat à Charonne
Dans le Monde, Maurice Duverger s’étonna : " C’est la première fois qu’un gouvernement fait tuer ceux qui soutiennent son action. " Dans l’Humanité Dimanche, Jérôme Favard rectifia : " Ce qui devrait être son action. " C’est au moment où de Gaulle négociait avec le gouvernement provisoire algérien (GPRA) et provoquait ainsi remous et ruptures dans l’armée et la droite que sa police massacra les manifestants au métro Charonne, le soir du jeudi 8 février 1962.
En Algérie, la guerre avait continué, redoublé même. Le FLN ne cédait pas. La France s’enlisait. Et la France se révoltait : la lutte pour la paix y gagnait en ampleur, déstabilisant le pouvoir gaulliste dont la nouvelle Constitution garantissait cependant l’exercice et que protégeait le refus par les socialistes de Guy Mollet de la main tendue par les communistes de Maurice Thorez. Alors de Gaulle avait amorcé un véritable virage, secouant son camp. Celui-ci se fissura. Une partie des officiers de l’armée et des " compagnons " de 1958 firent sécession. Brutalement. L’OAS, l’Organisation de l’armée secrète, se mit à l’ouvre en Algérie et en France. Les attentats succédèrent aux attentats, tous plus sanglants les uns que les autres. Les complots se multiplièrent jusqu’aux tentatives de putsch.

 

Daniel Féry, 16 ans, assassiné par le préfet Papon
Daniel Féry, 16 ans, assassiné par le préfet Papon
La manifestation du 8 était organisée à l’appel des syndicats CGT, CFTC, FEN, SNI, UNEF. Le PCF et la Jeunesse communiste en étaient partie prenante. Le rendez-vous est donné à 18 h 30 à la Bastille. Il n’y a ni pancartes ni banderoles. Des petits calicots, qu’on plie dans la poche et qu’on ressort pour porter à bout de bras : " OAS assassin ! ", " Union sans exclusive contre le fascisme ", " Paix en Algérie ". La police armée de longs bâtons, les " bidules ", casquée et enveloppée dans des cirés noirs, barre l’accès de la place. Hommes, femmes arpentent les trottoirs. Des cris fusent : " OAS assassin ! ". La chaussée est envahie...
On estimera les manifestants à soixante mille. En plusieurs cortèges : boulevard Voltaire, boulevard Beaumarchais, dans les rues avoisinantes. Tous essuieront des charges. On matraque sans mesure.
Boulevard Voltaire, la manifestation se regroupe au métro Charonne. Les consignes des organisateurs sont strictes : éviter tout contact avec les forces de l’ordre. Des responsables syndicaux CGT et CFTC, hissés sur des épaules, lisent une déclaration commune. Paul Laurent et Léo Figuère, dirigeants nationaux du PCF, appellent à la dislocation. " Pendant ce temps, témoigne Jean Faucher, futur président de Tourisme et Travail, dans le Réveil du 16 février, une masse noire venant de la Nation se dirige vers nous. Des élus, ceints de leur écharpe, vont au devant. Les policiers avancent plus vite, puis chargent avec leurs longues matraques noires... " · ce moment précis, André Dupont, secrétaire de la section communiste d’Issy-les-Moulineaux, se trouve à proximité des flics face aux élus. Il raconte (le Travailleur du 17 février) : " C’est alors que j’ai vu et entendu un homme en civil, vêtu d’un pardessus genre " tweed " (peut-être marron clair, il m’a semblé) hurler aux forces de police qui l’accompagnaient : " Ça ne fait rien. On s’en fout, cognez ! ".
On relèvera huit morts, tués sur le coup ou décédés quelques heures après à l’hôpital. L’agonie de la neuvième victime durera trois mois. L’histoire est terrible. L’une de ces victimes, Fanny Dewerpe, de son nom de jeune fille Kapciuch, avait échappé aux rafles du temps où Papon s’y adonnait volontiers, son beau-frère avait été fusillé en 1944, son mari, René, avait été matraqué à mort le 28 mai 1952 au cours d’une manifestation pour la paix laissant une veuve de vingt-trois ans et un fils de deux, Alain, désormais totalement orphelin. Daniel Fery, lui, était le benjamin. Il ne devait jamais fêter ses seize ans.
Le ministre de l’Intérieur, Roger Frey, accusa les communistes. Il prétendit que " des groupes organisés de véritables émeutiers, armés de manche de pioche, de boulons, de morceau de grille, de pavés ont attaqué le service d’ordre... " (allocution radiotélévisée du 9 février). Un an plus tard, dans un entretien accordé à Notre République, organe de son parti, l’UNR, ancêtre du RPR puis de l'UMP, il suggérait que des éléments de l’OAS avaient revêtu des uniformes de police... La fédération de la Seine du mouvement gaulliste dénonça " avec indignation la manouvre du Parti communiste qui s’efforce de salir la police parisienne après avoir lancé contre elle ses sections spécialisées " (sic).
Neuf morts sur ordre du très zélé préfet de police de Charles De Gaulle, Maurice Papon. es victimes étaient pour la plupart communistes. Trois travaillaient à l’Humanité. Daniel Féry, quinze ans, était parmi eux.
La population française est largement choquée par ce déchaînement de répression: entre 500 000 et un million de parisiens assistèrent aux funérailles des victimes .
crédit : Nicolas Maury
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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 10:46

Tout était minutieusement préparé pour mettre en valeur Sarkozy. Le nouveau Sarko show télévisuel n'a pas convaincu en dehors de la garde présidentielle de l'UMP.

Le rendez-vous était pris et annoncé sur tous les médias, Sarkozy allait rencontrer les français en direct à la télévision.

Bon. D'accord. Pas tous les français. 

Exit le syndicaliste ! Exit les éventuels militants politiques !

Il fallait de bons clients, pas trop agressifs.

Le choix de TF1, la chaîne de l'ami Bouyghes, et le choix du présentateur, le spécialiste de la France traditionnelle, Jean-Pierre Pernaud, devaient garantir tout dérapage anti-sarkozyste.

Du coup, le spectacle a été triste. Une sorte de reprise des vieux standards de l'ancien candidat Sarkozy pour préparer la campagne du futur candidat Sarkozy : délinquance, pouvoir d'achat, immigration, ... sans la fraîcheur (forcément !), sans l'émotion (y-a t-il jamais cru ?),  sans la contradiction.

Déjà l'an dernier, le même spectacle n'avait pas permis à Sarkozy de rattraper une image de marque fortement atteinte. Malgré les 8,3 millions de spectateurs annoncés par Médiamétrie, pas évident que le show d'hier fasse mieux.

Pas de réponse face à la colère du monde de la Justice ! Seule une concertation est annoncée mais pas de moyens !

Pas de réponse face à la colère des enseignants et des parents d'élèves face aux milliers de suppressions de postes prévus dans l'enseignement à la rentrée !

Pas de réponse face au scandale des voyages ministériels qui défraient actuellement l'actualité !

Pas de réponse face au chômage qui continue d'exploser malgré les promesses de Sarkozy il y a un an ! Rien en dehors d'une nouvelle tentative d'échapper à ses responsabilités en accusant les 35 heures.

Pas de réponse face à l'appauvrissement généralisé du pays de la part de celui qui se désignait comme le "président du pouvoir d'achat" !

Rien sur les sujets d'actualité qui intéressent les français : emploi, pouvoir d'achat, justice, éducation,...

Mais par contre, quelques gestes en direction de l'extrême-droite sur les créneaux polémiques de l'insécurité et de l'immigration.

Face à un panel pasteurisé de français, avec un Jean-Pierre Pernaud protégeant son invité de toute tentative d'émancipation du panel, cette absence de réponses sur les questions qui intéressent les français n'a pas pu faire mieux que le spectacle au moins plus vivant de l'an dernier.

Reste une impression d'ennui. On n'attendait pas grand chose, on n'a rien eu.

Pendant ce temps, les égyptiens écoutaient le leur de président, l'ami de Fillon, et attendaient aussi une grande nouvelle. Qu'ils n'ont pas eu non plus.

Cela fait au moins une chose en commun entre français et égyptiens : deux peuples qui ne croient plus en leur président et qui ont été déçus par des interventions médiatiques qui devaient faire date.

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 11:01

Peut-être est-il temps pour le gouvernement de faire appel à ses amis dictateurs et à leurs avions ? Après les fortes mobilisations sur le dossier des retraites, voici de nouvelles manifestations !

Quand on gouverne pour un minorité, le risque, c'est de voir la majorité s'en rendre compte et exiger au minimum des explications. La démagogie, l'insulte et la division sont en général utilisés pour empêcher une grande partie de la population de prendre conscience que c'est l'ensemble du peuple qui est victime des agissements de ses dirigeants et non une partie du peuple à cause de l'autre.

La remise en cause de la retraite à 60 ans a déjà été un échec politique pour la droite. Même si la réforme est passée, grâce à un système politique qui permet de ne pas tenir compte de l'avis du peuple (comme pour les traités européens), l'opinion publique, les travailleurs, ont bien compris que cette réforme se faisait contre eux, pour l'intérêt exclusif des financiers, des assureurs privés et des employeurs.

Désormais, les politiques de suppressions de postes dans la Fonction Publique commence à bloquer le fonctionnement des services publics : manque de personnel pour l'entretien des routes, absence de remplaçants dans les écoles et classes surchargées, justice débordée, police absente, hôpitaux sâturés, pour ceux qui restent,...

Peut-être que vingt ans de propagande anti-fonctionnaires seront effacés par la dure réalité des choses ? Car, dénigrer le travail des fonctionnaires, c'est à la fois opposer salariés du secteur public et salariés du secteur privé (comme ci les uns n'avaient pas besoins des autres) et justifier la privatisation des services publics au service d'intérêts privés.

A trop tailler dans les effectifs de l'Education nationale, beaucoup de parents d'élèves comprennent enfin que les grèves enseignantes, loin d'être corporatistes, défendaient avant tout le service de l'Education nationale qui donnera ou non à leurs enfants les armes pour progresser dans la vie, pour choisir leur avenir.

A trop tailler dans le budget et les effectifs de la Justice et des services de police et pénitentiaires, le suivi et la réinsertion des délinquants devient impossible et les drames se multiplient.

Toujours à l'origine de ces situations, il y a la volonté de réduire les dépenses collectivement utiles de l'Etat au bénéfice des cadeaux fiscaux consentis aux entreprises et aux nantis. Il est temps que cela change car c'est désormais le fonctionnement même des rouages de la République qui sont en danger.

Cet après-midi, à 14 h 30, deux manifestations seront voisines : celle des personnels de la Justice, devant le palais de Justice, et celle de l'Education, devant l'Inspection académique. Toutes deux à la Cité administrative, à 200 mètres l'une de l'autre.

Il est temps que toutes ces luttes convergent et que chacun comprenne que tous ces combats sont liés.

Les communistes seront là pour y travailler.

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:49

La coupe était pleine. Les déclarations populistes de Sarkozy ont fait déborder la colère des juges.

Depuis des années, juges et avocats manifestaient leur exaspération vis-à-vis d'un pouvoir politique manipulant l'émotion populaire au moindre crime pour se faire de la publicité sur le dos de la justice.

Depuis l'arrivée de Sarkozy, les lois sécuritaires se multiplient mais les résultats ne suivent pas. Et pour cause ! Les tribunaux ferment les uns après les autres, des postes de juges et de greffiers ne sont pas pourvus et même les effectifs de police et de gendarmerie plongent. Le mouvement des CRS et des gendarmes mobiles, ces derniers jours, montre jusqu'où va la schizophrénie gouvernementale, entre déclarations fracassantes et actes qui désarment police et justice.

Aujourd'hui, la France se retrouve dans une situation à l'italienne avec un président obnubilé par l'apparence et le clinquant, hyperprésent, faisant des déclarations à l'emporte-pièce et refusant en bloc toutes critiques, servant uniquement les intérêts de cette minorité de nantis dont il est proche, crachant à la face des juges dès qu'il le peut.

Comme en Italie, mouvements sociaux et révolte des juges traduisent l'exaspération populaire contre la dérive monarchique et populiste du pouvoir.

D'une affaire dont la fin s'annonce très probablement aussi triste que sordide (le corps de la pauvre Laëtitia n'a toujours pas été retrouvé), est parti un mouvement de colère spontané des personnels de la justice. De Nantes, tout d'abord, puis, par contagion, ce sont aujourd'hui près de 150 tribunaux qui sont mobilisés, avec reports d'audiences et journée d'action jeudi prochain.

La mèche qui a allumé le conflit, ce sont les déclarations de Nicolas Sarkozy accusant les juges et enquêteurs de Nantes d'être directement responsables de la récidive de l'accusé dans ce dossier, donc, d'être responsables de la mort probable de Laëtitia.

Obéissant à leur chef, les déclarations du Garde des Sceaux (le ministre de la justice) puis celles de François Fillon n'ont fait qu'aviver le feu qui couvait dans les rangs de la magiistrature jusqu'à cet embrasement général.

Le premier ministre qualifiait hier ce mouvement de "réaction excessive" et appelait les magistrats "à la responsabilité".

En quelques mots, nous voilà donc au coeur du problème français actuel : les magistrats aujourd'hui, comme les syndicats hier sur le dossier des retraites, devraient être "responsables" ; par contre, Nicolas Sarkozy et ses ministres, peuvent accumuler bévues et erreurs, complaisances et condamnations, propos scandaleux et insultes sans soucis.

Le président étant "irresponsable" devant la justice durant son mandat, tout lui serait donc permis ?

Rappelons-nous, pour Sarkozy, du Karcher dans les banlieues, du "casse-toi pov'con !", du Fouquet's dès le soir de son élection, du yacht de Bolloré, de son fiston et de l'EPAD, de son superbe avion à plusieurs dizaines de millions d'euros stationné à Evreux, de ses propos insultant contre le mouvement social, contre les juges, de ses propos sur l'Afrique et les africains !

Rappelons-nous, pour ses ministres des 12 000 € de cigares de Christian Blanc, de l'affaire Bettencourt et de l'hippodrome de Compiègne pour Woerth, du cas Dati, du scandale sur les dépenses pour la grippe aviaire de Bachelot, des 116 000 € de voyage aux Antilles et du permis de construire illégal de Joyandet, des deux condamnations dont une pour propos racistes de Hortefeux, du scandale du Médiator qui touche des proches de Xavier Bertrand, des actes et propos d'Alliot-Marie sur la Tunisie,... ! Et j'en oublie certainement !...

Sans parler des suites de Karachi...

L'exécutif de l'Etat se trouve donc intouchable, inattaquable, inamovible, tout comme le sont les grands patrons et les directoires des grandes banques et grandes entreprises, malgré leur avidité et leur égoïsme qui a provoqué des dizaines de milliers de drames sociaux partout en France et qui ruine les comptes de l'Etat.

L'exaspération du milieu judiciaire face au manque évident de moyens humains et matériels est l'une des nombreuses conséquences de la politique menée par la droite, au nom du FMI et de l'Union Européenne, pour réduire à néant les services publics. Comme chacun a pu le constater sur les routes en décembre, comme le ressentent de plus en plus de parents d'enfants scolarisés, d'habitants des zones rurales ou de banlieues, de patients à faibles revenus, la présence de l'Etat et des services publics se réduit d'années en années, isolant les habitants et dégradant des services qui autrefois fonctionnaient bien.

Sur Nantes, des salariés ont décidé de se joindre au mouvement des magistrats le jeudi 10, jour également d'une grève dans l'Education Nationale.

La réponse est peut-être là, dans la création d'un Front de lutte regroupant tous les corps de métiers, tous les citoyens pour exiger l'arrêt du démantèlement de notre République et le retour de l'Humain comme priorité dans notre société.

Ce jeudi 10 est une première porte qui s'ouvre. A chacun d'y mettre le pied puis l'épaule pour que d'autres salariés s'y engouffrent.

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