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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 10:34

Sondages négatifs, absence de majorité parlementaire, 49-3, CRS : méthodes autocratiques d'un gouvernement à bout de souffle.

Les représentants gouvernementaux ne parlent plus des bénéfices supposés de leur Loi sur le Travail. Avec plus de 70 % d'opposants dans les sondages et un Parlement muselé sur le sujet, il est clair désormais que la bataille est perdue pour ce gouvernement et les députés socialistes et radicaux qui le suivent encore.

Alors que le mouvement social a choisi de continuer le mouvement, il ne reste au gouvernement que la force, celle de la police et des CRS, pour tenter de briser une contestation syndicale qui, finalement, n'est que l'expression d'un rejet populaire de la loi.

D'ailleurs, les sondages confirment le soutien des Français au mouvement en cours, malgré les pénuries de carburants et les conséquences financières que risque d'entraîner une paralysie de l'économie si le gouvernement reste intransigeant et sourd.

Valls, El Khomri et Cazeneuve jouent un jeu dangereux, celui d'un durcissement et d'un élargissement du mouvement, celui d'une radicalisation de la répression du mouvement social, au plus grand bénéfice des grandes entreprises, celles du pétrole notamment.

D'ailleurs, l'absence de François Hollande dans les médias est évidente, lui qui truste habituellement les JT au moindre sujet. S'agit-il de sacrifier le soldat Valls pour protéger le candidat Hollande ou d'une stratégie pour faire revenir en pacificateur le président Hollande dans quelques semaines ?

Autres absents : les députés socialistes et radicaux favorables à la casse du code du travail. Croient-ils que les électeurs les oublieront en juin 2017 ?

Alors que la grève s'étend à l'ensemble des raffineries françaises et à d'autres secteurs d'activité, dans les transports et l'énergie notamment, il est désormais évident que le mouvement social semble grossir avec le temps, avec le soutien de la CGT, bouc-émissaire du gouvernement, mais aussi de FO, de Solidaires ou des syndicats lycéens et étudiants.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement.

C'est lui qui porte la responsabilité de cette situation en imposant aux salariés, aux syndicats et même aux parlementaires, une loi que tout le monde rejette.

Le dernier moyen d'expression du peuple, le mouvement social, doit être écouté.

Hollande et Valls doivent prendre l'initiative du retrait de la Loi El Khomri. Tout autre choix de sa part sera pénalisant pour notre économie et pour le climat social dans ce pays.

Pour l'aider à faire le bon choix, vous pouvez vous associer dès demain à la nouvelle journée d'action intersyndicale.

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Détails des initiatives prévues pour demain jeudi 26 mai par la CGT de l'Eure :

UL Pont-Audemer
barrage filtrant au rond-point décathlon à Pont-Audemer à partir de 05h30. Si en nombre possibilité d’un deuxième point de filtrage à l’opposé de la ville.

Nestlé Purina

Initiative barrage filtrant et distribution de tract à Montfort sur Risle à partir de 06h00

UL Vallée de la Risle Charentonne

initiative barrage filtrant et distribution de tract au niveau du rond-point de la ZI de bernay à partir de 06h00.

UL Pont-Audemer UL Vallée de la Risle Charentonne

Après les deux initiatives du 26 mai 2016, rendez-vous à Pont-Audemer pour faire le point. Si assez nombreux, il n’est pas à exclure une manifestation dans les rues de Pont-Audemer.

VALLEE RISLE ET CHARENTONNE ET PONT AUDEMER

RDV au rond-point de la zone industrielle de BERNAY (près de la CEISA) à le jeudi 26 mai à 6H00 pour distribuer le tract (joint à ce mail) intersyndical d’appel à la manif du 14 juin.

Selon le nombre que nous serons, nous envisagerons de démultiplier la même action sur d’autres endroits de la localité, et si possible rejoindre les camarades à Pont Audemer pour une manif en ville à partir de 10H00.

UL GISORS

RASSEMBLEMENT A LA MAIRIE 10H30 PRISE DE PAROLE · DISTRIBUTION DE TRACTS ZONE INDUSTRIELLE JUSQU’A 14H

UL EVREUX

Rassemblement et barbecue devant le MEDEF 30 rue Jacquard - ZI de la Madeleine - EVREUX de 12H à 14h.

Ul LOUVIERS

- dans un premier temps s'adresser aux salariés d'ECOPARC à Heudebouville en faisant une distribution de tracts à l'entrée de 7h30 à 8h30.

Rendez vous sur le parking du bar/restaurant en face de l'entrée à 7h15.

- dans un deuxième temps au rond point de Criquebeuf sur seine pour continuer la distribution de tracts dans la matinée.

- puis suivant les effectifs disponibles, il est envisagé une distribution de tracts à Louviers au carrefour de la patinoire à 16h.

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 15:12

L'actualité se télescope : pendant que le gouvernement tente toujours de passer en force sur la Loi El Khomri, ou "Loi de casse du droit du travail", le directoire de Renault passe en force pour imposer une rémunération extravagante du patron Carlos Ghosn.

Pour les Français, rien à faire ! C'est toujours Non !

Dans un sondage paru aujourd'hui, 74 % des Français se déclarent toujours opposés à la Loi El Khomri en discussion actuellement à l'Assemblée Nationale.

Même si le sondage ne précise pas pour quelles raisons les personnes interrogées sont opposées à cette loi, on peut y voir certainement le fruit du travail d'information et de mobilisation mené sur le terrain par les syndicats ouvriers, par les associations et syndicats de jeunes, et par les forces politiques de gauche dont le Parti communiste.

Aujourd'hui, malgré quelques concessions, ce texte reste fondamentalement néfaste pour les salariés, ne serait-ce que par la primauté des accords d'entreprises sur les accords de branches. La loi El Khomri prévoit toujours qu'une entreprise peut imposer à ses salariés des conditions de travail et des accords sociaux moins bons que les accords négociés pour la branche d'activité à laquelle est rattachée l'entreprise.

Nombre de salariés ont compris qu'il s'agissait de faire pression sur leurs maigres avantages sociaux en introduisant une nouvelle forme de concurrence déloyale entre les entreprises sur le plan social franco-français.

On comprend pourquoi le seul syndicalisme partisan de la Loi soit le syndicalisme patronal, MEDEF en tête !

Du libéralisme français au libéralisme mondial : tout dans le dos des citoyens !

En même temps que la fronde anti-Khomri s'ancre en France, voilà qu'est ressorti le dossier des négociations sur l'accord transatlantique de libéralisation des échanges (TAFTA) !

Un retour surprise pour un dossier que tentent vainement de dénoncer tous les progressistes depuis des années. Les déclarations vindicatives de certains dirigeants européens face aux exigences américaines a amené les grands médias à en parler... quelques jours.

Pourtant, comme la Loi El Khomri, les négociations sur le TAFTA sont porteuses de lourds dangers pour l'Europe. Sur le plan de l'emploi, mais aussi sur le plan de la sécurité sanitaire comme de la protection de l'environnement ! En effet, ces négociations posent comme préalable que les lois nationales (et européennes) ne doivent pas entraver le commerce entre l'Amérique du Nord et l'Europe : peu importe comment sont produites les marchandises, elles doivent circuler ! C'en est fini de l'interdiction du bœuf aux hormones, du poulet lavé à l'eau de javel, de l'interdiction de certains procédés chimiques dans les procédés industriels ou dans la composition des produits !...

Cet accord, s'il venait à être signé par les gouvernements européens, serait un cheval de Troie pour détruire nos industries chimiques ou agroalimentaires, mais aussi nos services.

On se demande ce qui justifie cette poussée de sang de la part de nos gouvernements ?

Depuis des années, ne sont-ils pas en train de négocier cet accord dans le dos de leurs citoyens et, même, dans le dos de leurs parlements ? En effet, ne l'oublions pas, si on connait les grandes lignes idéologiques de l'accord de libre échange TAFTA, on n'en connait pas la teneur car les documents sont uniquement accessibles aux chefs de gouvernements qui ne doivent pas en divulguer le contenu ! ! Et certains osent encore parler de démocratie ?

Renault : ils foulent même les droits des actionnaires !

Avec l'affaire Carlos Ghosn, patron de Renault, on atteint le summum de la caricature du capitalisme !

Malgré le vote négatif des actionnaires, le Conseil d'administration de Renault a validé la rémunération du PDG à plus de 7,2 millions d'euros. Cumulé à sa rémunération de PDG de Nissan, Carlos Ghosn touche ainsi 15 millions d'euros par an.

Pour quel travail et quel résultat ?

Alors que le gouvernement entend pousser le simple salarié vers plus de précarité et vers un nouveau recul de ses droits sociaux, le grand patronat et les gros actionnaires continuent d'accumuler des richesses et des privilèges démentiels.

Pendant que la droite dans les départements fait la chasse aux fraudeurs aux allocations sociales, ces quelques milliers de personnes en France qui, volontairement ou non, truandent la société de 100 à 500 euros par mois, quelques autres milliers de personnes, tout en haut de l'échelle sociale, et quelques grosses entreprises, truandent la société de plus de 60 milliards d'euros cumulés, comme le laissent entrevoir les scandales des Panama papers et du Lux Leaks.

Même si les partisans et les artisans du système, le capitalisme pour le nommer, tentent de gommer les notions de classes sociales, jouent la confusion entre droite et gauche, arment les extrémistes, de droite en Europe ou islamistes ailleurs, la réalité économique est toujours là pour montrer que notre monde est riche, immensément riche, et que notre pays demeure l'un des plus riches sur cette planète.

Toutes les politiques menées depuis trente ans, qui ont accompagné l'explosion du chomâge et de la précarité, permettent de maintenir le peuple en état de peur, peur de sombrer socialement, peur du voisin, de l'étranger, peur de se rebeller et de se faire repérer.

Aujourd'hui, refuser la loi El Khomri, le TAFTA ou le salaire du PDG de Renault, c'est refuser cette société, ce système capitaliste qui enfonce le monde dans le chaos, la pauvreté et la crise écologique, pour maintenir aux affaires une classe sociale réduite de quelques milliers de privilégiés et tous ceux qui les servent, dans les médias, en politique ou au sommet des entreprises.

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 09:13

Les casseurs ont rempli leur mission médiatique : faire oublier le succès de la mobilisation contre la Loi de casse du Travail.

Il fallait s'y attendre. Après plusieurs grandes manifestations où les forces de police avaient pour consigne de ne faire aucun cadeau aux manifestants, les casseurs pointent le bout de leur nez pour le plus grand plaisir des médias et du gouvernement.

Ainsi, le succès des rassemblements de ce jeudi 28 avril, avec autour de 500 000 manifestants en France, a été effacé par des reportages sur les quelques centaines de casseurs qui, au travers du pays, ont effectué leur boulot de casseurs.

Car, le premier gros résultat d'hier, c'est avant tout que la mobilisation ne faiblit pas. Certes, on peut ergoter sur l'évolution positive ou négative des manifestants sur telle ou telle commune depuis la dernière mobilisation. L'important, c'est de voir que l'union syndicale reste entière, malgré les effets d'annonces du gouvernement ces dernières semaines, et que le mouvement s'inscrit dans la durée, comme semble s'inscrire dans la durée le mouvement "nuit debout".

C'est bien ce qui ennuie le gouvernement et les médias.

A moins d'un an des élections présidentielles, le credo libéral est aujourd'hui saturer de forces politiques et de candidats potentiels, entre les possibles candidats PS (Hollande, Macron, Valls,...) et les possibles candidats de la droite UDI/Républicains (une douzaine, pour l'instant !).

La crainte des médias et du système, ce n'est pas simplement une éviction pure et simple du PS au second tour de la Présidentielle, laissant la droite face au FN, car un front républicain devrait rapidement balayer l'héritière de la PME pétainiste. Non, la crainte des médias et du système serait l'émergence d'une force à gauche qui balaierait la social-démocratie.

Car, la droitisation complète du PS depuis l'élection de Hollande a laissé orphelins des milliers de militants socialistes sincères et des millions d'électeurs.

La réforme du Code du travail est aujourd'hui tellement marquée du sceau du libéralisme mondialisé qu'elle cristallise tous les courants de la gauche, depuis les communistes jusqu'aux progressistes modérés. Si cette mobilisation continue de perdurer, quoi qu'il advienne de la réforme au Parlement, elle pourrait bien se transformer en coalition politique avant les élections de 2017, sous une forme négociée ou de manière disparate, diffuse. Cela pourrait aboutir à un vote important pour des candidats de cette gauche anti-libérale aux Législatives de juin 2017 tandis que le PS souffrirait d'une désertion de ses électeurs.

En clair, une gauche diverse mais réellement anti-libérale pourrait émerger électoralement en 2017 et dépasser le Parti socialiste et ses alliés. Le système perdrait l'un de ses appuis comme il l'a déjà vécu en Grèce ou en Espagne, voire pire, au Portugal, où un gouvernement anti-austérité est arrivé au pouvoir l'an passé.

Alors, la répression policière et l'arrivée des casseurs constituent des outils efficaces pour les défenseurs du système actuel en détournant l'information et en réduisant la sympathie des citoyens vis-à-vis du mouvement social actuel.

Comme toujours, ceux qui se targuent d'être les plus anti-système et les voyous servent le mieux le système capitaliste en place.

Aux organisateurs et aux travailleurs de garder leur ligne de conduite, celle de la construction d'une mobilisation majoritaire, populaire et constructive face à une classe politique et médiatique acquise au modèle capitaliste libéral.

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 13:44

L'attitude d'Emmanuel Macron rappelle de plus en plus celle de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de Jacques Chirac.

Tuer le père, attitude pédo-psychiatrique bien connue qui s'applique aussi en politique.

Emmanuel Macron joue désormais sa carte individuelle et tente de s'émanciper de son mentor politique, François Hollande, quitte à le poignarder dans le dos.

Ces dernières semaines, en créant son mouvement "En Marche", Emmanuel macron a signifié à son propre camps sa volonté de créer son propre mouvement politique, d'échapper à un parti socialiste qui l'a pourtant fait émerger. Le narcissisme de l'ancien banquier est tel que son mouvement reprend ses initiales "EM" ! Même Sarkozy n'avait pas osé !

Après des mois de déclarations à contre-courant du message gouvernemental, Emmanuel Macron a voulu marquer sa différence et rappeler son orientation libérale, sa formation professionnelle dans le monde de la finance avec laquelle il n'a pas rompu.

En martelant qu'il n'est pas "l'obligé" de François Hollande, Macron poursuit sa campagne d'enterrement de son lien avec François Hollande.

Ce qui est fou, c'est de voir comment un type inconnu il y a quelques mois peut se sentir pousser des ailes, croire qu'il est devenu l'icône d'un pays prêt à lui céder l'écharpe présidentielle, alors que ses troupes restent modestes et que sa côte de popularité reste largement négative ! ?

En ce sens, la comparaison avec Nicolas Sarkozy est évidente : on retrouve l'image de l''individu narcissique prêt à tuer ses pères et mères politiques pour se construire une carrière présidentielle.

Alors que le naufrage du PS semble complet, que l'équipage a fuit le navire social démocrate par milliers (le PS ne compte plus que 80 000 adhérents maximum !) et que le capitaine continue de suivre sa boussole libérale malgré la colère qui gronde, certains rêvent aujourd'hui de profiter de la putréfaction de l'échiquier politique pour accéder au pouvoir.

Chacun joue la démagogie et la confusion pour cela.

Au sein de l'entreprise familiale Le Pen - Maréchal, le discours ouvriériste et pseudo-républicain cache un programme qui allie nationalisme et libéralisme sur le plan économique, conservatisme et racisme sur le plan social et politique.

Chez les partisans d'Emmanuel macron, c'est la pseudo-analyse du dépassement du clivage gauche-droite qui sert de ligne de conduite.

Comme l'affirme le banquier Macron, "le vrai clivage aujourd'hui, il est entre les progressistes et les conservateurs".

Mais, pour Macron, les progressistes sont ceux qui prônent la libéralisation économique et les conservateurs, ceux qui la refusent. Une inversion des valeurs au service, une nouvelle fois, des milieux financiers et des grandes entreprises.

Emmanuel Macron rêve d'enterrer un peu plus encore l'idée même de progrès social et de redistribution des richesses pour construire sa propre carrière politique au service de ses amis banquiers.

Qu'il continue de rêver à une gloire future !

Nous, communistes, à la veille de notre congrès et d'un travail de réflexion sur notre stratégie politique pour 2017, nous serons là pour combattre la propagande libérale, qu'elle soit enrobée du qualificatif social, de "valeurs" européistes ou camouflée derrière le nationalisme.

Le vrai clivage aujourd'hui, il est comme du temps de Karl Marx, entre possédants et exploités, entre ceux qui vivent de leur argent (les capitalistes) et ceux qui vivent de leur travail (les prolétaires), entre la foule des travailleurs (salariés, paysans et petits artisans) et les grands patrons et actionnaires. Aujourd'hui, comme hier, le clivage est un clivage de classes sociales.

Dans ce combat, Macron a depuis longtemps choisi son camp, comme François Hollande.

Nous sommes avec ceux qui sont debout, qui veulent renverser la pyramide sociale et remettre l'Humain au sommet des préoccupations de ce monde.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 13:27

 

Bien évidemment, le FN nie en bloc et hurle au complot. La stratégie habituelle.

« Un système offshore sophistiqué a été mis en place entre Hong Kong, Singapour, les îles Vierges britanniques et le Panama » par des proches de Marine Le Pen, affirme ce mardi matin « Le Monde » en s’appuyant sur les documents des « Panama papers ». Selon le quotidien, ce système, « organisé par le premier cercle de fidèles de la présidente du Front national », « a été utilisé pour sortir de l’argent de France, au moyen de sociétés-écrans et de fausses factures avec la volonté d’échapper aux services antiblanchiment français ».


Au centre de ce dossier : Frédéric Chatillon, un proche de Marine Le Pen et patron de la société Riwal, prestataire du FN, mis en examen, de même que cinq autres personnes physiques et trois personnes morales, dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales du Front national de 2012 . Lundi, alors que le directeur du « Monde » avait indiqué que des révélations à venir dans cette affaire allaient concerner « un grand parti politique français », Frédéric Chatillon avait pris les devants sur d’éventuelles révélations, s’expliquant sur des investissements en Asie.

Faire sortir 316. 000 euros de France

Florian Philippot, le vice-président du FN, avait, lui, affirmé sur i-Télé que le parti français évoqué « ne pouvait pas être le FN », qui est un « parti assez pauvre » et qui « évidemment n’a pas de compte offshore ou Panama ou je ne sais quoi ». Dans un communiqué, le FN avait expliqué qu’il « ne tolèrera pas que soit portée atteinte à l’honneur et à la réputation de ses dirigeants, de ses adhérents et de ses électeurs, et n’hésitera pas en conséquence à engager des poursuites judiciaires contre tous ceux qui se compromettraient dans la diffamation la plus grave ».

« Le Monde », s’appuyant sur des documents provenant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, met notamment en avant le rôle de Frédéric Chatillon mais aussi de l’expert-comptable Nicolas Crochet. Selon le quotidien, « en 2012, juste après l’élection présidentielle », les deux hommes se seraient organisés « pour faire sortir 316. 000 euros de Riwal et du territoire français ». S’en suivrait un montage complexe, passant notamment par l’acquisition d’une société-écran baptisée Time Dragon et basée à Hongkong, dont la maison mère est domiciliée aux îles Vierges britanniques via la firme panaméenne Mossack Fonseca.

Le système passerait également par une société hongkongaise appartenant au frère de Nicolas Crochet, Ever Harvest Garments, une « fausse facture censée régler la réalisation des sites Internet du Rassemblement Bleu Marine pour les législatives », et divers transferts de fonds.

L’ancien majordome de Jean-Marie Le Pen visé

« Le Monde » s’est aussi intéressé à Gérald Gérin, ancien majordome de Jean-Marie Le Pen, qui a reconnu être l’ayant droit depuis 2008 du trust Balerton Marketing, une entité créée en 2000 et qui apparaît sur les fichiers du cabinet Mossack Fonseca. Il en est devenu l’ayant-droit après la mort du frère de Jany Le Pen, Georges Paschos, premier bénéficiaire de cette société-écran.

« Les registres de la firme livrent des documents-clefs : l’acte de naissance de Balerton (le 15 novembre 2000, sur l’île de Tortola, sous le numéro d’immatriculation 416881), le nom de son représentant légal (l’avocat suisse Marc Bonnant) et la mention d’un compte en banque à Guernesey », indique le quotidien. « Le magot de Balerton se divise en billets (97.000 euros), en titres (pour l’équivalent de 854. 000 euros), en lingots (26) et autres pièces d’or », ajoute Le Monde.

« Si le mystère demeure sur le véritable bénéficiaire de ces fonds, les magistrats ont entre les mains de multiples éléments qui permettent d’établir un lien entre les époux Le Pen et les avoirs détenus par Balerton Marketing Ltd », dont Gérald Gérin est l’ayant-droit.
L’existence de ces avoirs avait été révélée par Mediapart en 2015. La cellule de renseignements financiers Tracfin avait par la suite envoyé un signalement au parquet de Nanterre concernant des soupçons de compte bancaire caché en Suisse détenu par Jean-Marie Le Pen. Gérald Gérin se défend pour sa part d’avoir servi de prête-nom à l’ex-chef du FN.

http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/021818121308-panama-papers-des-revelations-sur-le-fn-1211693.php?DQkLxX317wDhtqC0.99

L'enquête du Monde : http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/05/panama-papers-comment-des-proches-de-marine-le-pen-ont-exfiltre-de-l-argent-de-france_4895769_4890278.html

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 13:32

Mobilisation réussie contre la Loi El Khomri. Continuons la mobilisation !

5 000 manifestants à Evreux, un chiffre important et en forte hausse. La capitale de l'Eure suit en cela la courbe de croissance d'une mobilisation nationale qui a réuni près d'1,2 million de manifestants ce 31 mars.

Et cette mobilisation est à l'unisson d'une opinion publique qui s'exprime à plus de 70 % contre le projet de loi de casse du Code du Travail.

 
Tour de France des mobilisations (mis à jour)
 
"Il y a une très forte mobilisation. (...) ça va au-delà de ce qu'on avait prévu", s’est réjoui le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. "Il faut que le gouvernement prenne en compte ce qu'il se passe dans la rue." "Les premières manifestations sont beaucoup plus importantes que le 9 mars. Le gouvernement doit ouvrir les yeux", a réagi sur Twitter son homologue de FO, Jean-Claude Mailly.

Au côté des salariés, ce sont les étudiants et lycéens qui se sont fortement mobilisés avec près de 200 lycées bloqués.

Le spectre du CPE hante le pays. Il est encore temps d'arrêter la crise sociale qui menace.

Le gouvernement doit comprendre qu'il court à l'échec. S'il veut sauver les meubles, il doit montrer qu'il écoute la population et l'électorat de gauche.

Pour notre part, comme avec les syndicats et les organisations de jeunesse, nous continuons d'exiger le retrait immédiat de ce texte de loi !

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 13:47

Répression contre une manifestation d'opposition... en Chine, ....à Cuba,... au Vénézuéla... euh !!! non ! En France ? !

Titre provocateur pour une violence inadmissible quel que soit le contexte, ici, celle d'un policier français contre un jeune lycéen. Quelle que soit la raison pour laquelle le mineur avait été interpellé par la police (d'évidence peu graves puisqu'il a été libéré), il était sous le contrôle de la police donc sous sa responsabilité.

La vidéo qui tourne sur le net à ce sujet est édifiante car elle montre à quel point le jeune était passif, sans aucune agressivité, et donc, à quel point la violence de ce policier était gratuite.

Ce n'est pas la première fois que de telles images sont montrées en France, signe qu'il existe au sein de nos forces de l'ordre un certain laisser-aller quant au respect de la personne humaine (pour être poli). Souvenons-nous de Rémi Fraisse, décédé en Octobre 2014 au Lac de Sivens, ou, il y a plus longtemps, de Malik Oussekine, décédé en 1986 durant le mouvement Devaquet.

Hier, face à des lycéens qui lancent des œufs, on peut parler de réaction disproportionnée. Heureusement que nos forces de l'ordre ont été moins agressives lors des manifestations d'agriculteurs ces dernières semaines car les "troubles à l'ordre public" étaient autrement plus importants !

Notre précédent article parlait des violences policières aux Etats-Unis et du non respect des Droits de l'Homme dans ce pays en concluant que de telles violations des Droits valaient des qualificatifs peu flatteurs à certains pays.

Il est clair que la Patrie des Droits de l'Homme ne mérite pas son nom quand ceux qui ont pour mission d'en faire respecter les Lois se conduisent de cette façon.

Au delà de la justice qui doit être rendu à ce jeune lycéen, c'est aux responsables de l'Etat, au Ministre de l'Intérieur et aux Préfets de police de donner les ordres à leurs troupes pour que, sur le terrain, elles gardent une certaine neutralité quant à la contestation sociale qui s'organise.

Quant on compare la discrétion des policiers face aux débordements agricoles en Bretagne ou au Salon de l'Agriculture, on en arrive à se demander pourquoi les mouvements de jeunes et les mouvements sociaux, en général, sont si souvent confrontés à des actes de violence gratuite de la part des forces de l'ordre ?

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 09:51

La Loi El Khomri va aggraver la précarité des jeunes et des femmes.

Alors que la jeunesse se mobilise à nouveau contre la loi El Khomri, nous revenons brièvement sur les conséquences de cette loi au travers d'un exemple concrète et simple, qui brise le discours de propagande du gouvernement.

Valls ou El Khomri défendent l'idée que cette loi permettrait de réduire la précarité des jeunes. Argument faux, uniquement utilisé pour convaincre les plus suivistes des partisans du gouvernement. En tout cas, ceux qui restent.

Ainsi, la Loi El Khomri permet de déroger localement au paiement des heures supplémentaires.

Imaginons un grand magasin franchisé (Supermarché, magasin de vêtements, etc.).

Beaucoup d'emplois y sont à temps partiel imposé. C'est le cas des caissières qui ont des contrats de 30 h hebdo maximum. Pas de quoi vivre dignement, notamment pour les nombreuses mères isolées qui occupent cette fonction ! Cela d'autant plus que les employeurs ne se gênent pas pour modifier au jour le jour la durée de travail de leurs employées en fonction de l'affluence en magasin ce qui perturbe grandement la vie familiale.

Avec cette loi, l'employeur pourra imposer de déroger aux accords nationaux notamment vis-à-vis du paiement des heures supplémentaires.

Pensez-vous que cela arrangera la situation financière des employé(e)s du magasin ?

Avec le chômage actuel, croyez-vous que ces salarié(e)s auront la possibilité de refuser cette décision, voire de quitter leur emploi pour aller chercher mieux (moins pire !) ailleurs ?

La réponse est bien entendue NON aux deux questions.

De fait, les employé(e)s de ces magasins, notamment celles qui occupent des emplois peu rémunérés et avec des temps partiels imposés (comme les caissières), se verront contraintes de travailler plus longtemps certaines journées en perdant des contreparties financières.

Il s'agit bien d'une précarisation aggravée.

Malgré les discours et les pseudos-reculades, la Loi El Khomri reste profondément déséquilibrée et renforce un peu plus le pouvoir de l'employeur au détriment des droits des employés.

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 15:43

Une première mobilisation réussie le 9 mars, quoiqu'en disent les médias !

Entre 400 000 et 500 000 manifestants à travers la France, dont beaucoup de jeunes. Deux rassemblements dans l'Eure, à Evreux et Louviers. La journée de mobilisation du 9 mars a été un beau succès au regard du peu de temps laissé pour mobiliser salariés et jeunes.

Si les étudiants mobilisent à nouveau le mercredi 17 mars, les syndicats, eux, se concentrent sur la journée du 31 mars.

Face à un gouvernement arc-bouté sur son texte, il y a fort à parier que la mobilisation va monter d'un cran !

Depuis l'élection de François Hollande, nous n'avons eu de cesse de dénoncer des choix politiques qui tournent le dos aux engagements électoraux du candidat socialiste. Encore une fois, après la Loi Macron et les nombreux cadeaux au patronat (comme avec le Crédit d'impôt Compétitivité Emploi), le gouvernement a fait le choix d'une politique de droite musclée.

La déchéance de nationalité, mesure exigée par le FN, défendue et votée par une coalition surprenante de députés socialistes et de droite, a clairement montré le basculement du gouvernement et de l'appareil socialiste dans le camp de la droite.

Avec cette réforme du Code du Travail, c'est clairement le choix du patronat qui est fait par ce gouvernement. Il n'y a d'ailleurs qu'un seul syndicat pour soutenir ce texte : le MEDEF, syndicat patronal !

Même au sein du PS, la pilule a le goût de cyanure et nombreux sont les militants et cadres socialistes à refuser le suicide politique, le renoncement complet aux idéaux réformistes.

On a d'ailleurs vu de nombreux socialistes, y compris dans l'Eure, participer aux manifestations de mercredi. C'est le cas du Mouvement de la Jeunesse Socialiste, dont les drapeaux ont été remarqués dans les cortèges.

C'est à ce moment crucial de la vie de la gauche française qu'Emmanuel Macron choisit de jouer sa partition personnelle en sortant du chapeau une association de groupies, la "Gauche Libre", qui revendique 2 500 adhérents. Un chiffre bien entendu sujet à caution pour une association qui aurait pu aller plus loin dans la logique et s'intituler "La Gauche Libérale". Voire "les Libéraux".

Il n'y a donc plus de gauche au pouvoir en France. Il n'y a plus d'écologistes non plus mais des personnalités qui furent des cadres d'Europe Ecologie Les Verts.

Alors, sans regrets, allons combattre cette droite drapée dans les couleurs d'une gauche socialiste moribonde !

Le 31 mars, sonnons le tocsin de cette réforme du code du travail et entamons le travail de reconstruction d'une vraie gauche, une gauche des valeurs de progrès, une gauche au service des travailleurs et de la jeunesse !

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 11:35

Les blocages routiers, les dégradations au Salon de l'Agriculture et les insultes au Président de la République, sont des signes évidents du désarroi qui secoue le monde agricole français, celui de l'élevage en particulier.

Nombreux sont les Français qui comprennent la détresse du monde paysan mais qui s'interrogent sur le sens des blocages routiers ou des dégradations régulières d'infrastructures publiques commises par ces mêmes paysans : quel sens donné à des actions qui perturbent le quotidien des Français sans toucher les principaux responsables de la crise agricole actuelle ?

Nous faisons partie de ceux-là.

La destruction du stand du ministère de l'agriculture hier ou les insultes au Président de la République sont des signes du drame que traversent beaucoup d'agriculteurs mais ne se justifient pas pour autant. Les mêmes auraient-ils osé les mêmes actions du temps de Nicolas Sarkozy ? C'est pourtant ce dernier qui, au début de son mandat présidentiel, a donné les clefs de la filière agricole à la Grande distribution au travers des Lois LME et LRE !...

Malheureusement, nos agriculteurs restent sous le feu d'une propagande qui les conduit à poursuivre dans la voie d'un modèle agricole en pleine faillite.

Tout comme ceux qui prônent toujours plus d'austérité et de libéralisme économique pour soigner les maux de l'austérité et du libéralisme, le monde agricole prône la poursuite d'un modèle agricole qui a dévoré ses propres enfants, faisant disparaître 1 exploitation chaque minute en France.

Course à l'agrandissement, culte de la productivité et du rendement, et simplification des pratiques agricoles sur l'exploitation, sont les maîtres mots de ceux qui orientent les choix de la profession, depuis le syndicalisme dominant en passant par les coopératives, les chambres d'agriculture ou les organismes techniques. La crise agricole, qui ne date pas d'hier (malheureusement !), a obligé certains à mettre de l'eau dans leur vin en parlant vente à la ferme ou diversification. Des solutions individuelles qui ne remettent pas en cause le schéma dominant : produire en masse au moindre coût pour proposer des produits "compétitifs" aux industriels de l'alimentation et aux marchés mondiaux.

Dans ce système productiviste, c'est la course aux charges réduites qui doit dégager une marge financière sur l'exploitation. La question des prix d'achat trop bas est posée, les coupables connus mais, derrière, ce sont toujours des baisses de charges sociales qui sont exigées, rarement des hausses de prix ! Les producteurs de porcs bretons ou les producteurs laitiers connaissent par cœur ce système où leur survie n'est plus une préoccupation de la part des acheteurs industriels ou même de certaines de leurs propres coopératives.

Mais quand la profession agricole va t-elle remettre en cause son modèle de développement économique ?

A l'heure de la mondialisation économique, on comprend que certains agro-businessmen voient tous les bénéfices qu'ils peuvent tirer de cette frénésie exportatrice de l'agriculture française. On lit régulièrement dans la presse agricole des textes autour de la "vocation" de la France à nourrir le monde. Le revers de la médaille, c'est qu'une frontière ouverte l'est dans les deux sens et que les importations au moindre coût font mal à notre agriculture.

Et, pour importer moins cher, le libéralisme permet l'entrée en France de produits élaborés selon des critères sociaux et environnementaux douteux, à coup d'hormones pour le bœuf américain, de saccage des dernières forêts tropicales pour le soja ou l'huile de palme, à coup de pesticides interdits ou d'OGM, y compris en Europe, ou en surexploitant de la main d'oeuvre immigrée, voire des enfants.

Baisser les charges ne résoudra pas ce problème !

Simplifier la paperasserie serait certainement une bonne chose, pour le confort de vie des agriculteurs en tout cas, pas sur leur niveau de vie !

L'environnement et le social pour sauver l'agriculture ?

Certains demandent d'en finir avec les "contraintes" environnementales. C'est vivre hors du temps ! Les préoccupations de santé publique et la prise de conscience collective des dégâts des pesticides et du réchauffement climatique sur l'environnement et la survie même de l'Humanité, rendent ce discours complètement décalé et obsolète.

Bien au contraire, renforcer les règles environnementales et sociales est la solution pour notre agriculture, à la fois pour la rendre pérenne, en garantissant la survie des sols et des écosystèmes, mais aussi pour lutter contre ces importations à bas prix qui ne respectent aucun de nos critères de respect de l'environnement et des règles sociales.

On le voit bien avec la bio. Des règles environnementales strictes et des coûts du travail supérieurs n'empêchent nullement la filière bio de progresser, en termes de surfaces cultivées et d'emplois agricoles, comme en termes de vente au consommateur. 10 % de hausse du marché bio l'an dernier : quelle autre filière agricole peut en dire autant ?

Des prix, pas des primes !

La deuxième piste pour sortir de la crise agricole, c'est de remettre en cause le pouvoir des grandes centrales d'achat et des géants de l'agro-industrie dans la filière.

Depuis des années, le PCF exige la mise en place d'un coefficient multiplicateur qui permet d'encadrer l'écart entre le prix d'achat au producteur et le prix de vente au consommateur. Ainsi, des poires achetées 0,30 € le kilo au producteur dans la Drôme ne pourraient pas finir à 2,50 ou 3 € sur l'étal du supermarché. Avec un coefficient de 1,5, ces poires seraient vendues à 0,45 € le kilo au consommateur !

Avec un tel coefficient, un géant de la distribution qui veut faire sa marge sur le prix de vente aura tout intérêt de mieux rémunérer le producteur :

  • acheté 0,30 € au producteur, le kilo de poires laisse 0,15 € de marge pour le grossiste, le transformateur et le distributeur ;
  • acheté 1 € le kilo (cas extrême !), la marge monte à 0,50 € par kilo !

Autre piste proposée, celle de l'établissement d'un calendrier des importations avec les autres pays producteurs. En calant des périodes d'importations pour les fruits et légumes étrangers (Marocains, espagnols,...), on évite la concurrence avec les produits français en période de récolte.

Le modèle agricole français est à bout de souffle.

Baisse des charges sociales et suppression des règles environnementales n'offriront au mieux qu'un répit aux exploitations de taille modeste.

Redonner du souffle à l'agriculture française passe par la mise en place d'un nouveau modèle agricole, basé sur la qualité, la proximité et le respect de valeurs environnementales et sociales fortes, un modèle qui permettra de proposer des produits de bonne qualité au consommateur tout en protégeant nos producteurs des importations lointaines et ne respectant pas ce cahier des charges.

Redonner du souffle à l'agriculture française passe également par la redéfinition des règles de répartition des richesses au sein de la filière, de manière à ce que le producteur puisse vivre de son travail.

Finalement, comme les salariés, les paysans doivent faire face à une confiscation du produit de leur travail par une minorité. Les consommateurs salariés et les paysans ont beaucoup plus de points communs qu'ils ne le perçoivent.

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