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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 11:24

Omniprésente en 2015, d'élections en vague d'attentats, la fille de Jean-Marie Le Pen et compagne du numéro 2 du FN s'absente un mois des médias et... dégringole dans les sondages. La popularité du FN est bien le fruit d'une campagne médiatique bien orchestrée !

24 % de bonnes opinions, c'est encore beaucoup. Mais c'est déjà 3 points de moins qu'en décembre dernier.

Il semble bien que la côte de popularité de Marine Le Pen soit corrélée à ses passages médiatiques. Un lien qui donne raison à ceux qui dénonce l'omniprésence du FN dans les médias ces derniers mois.

Car, le FN a beau continuer de jouer la victime d'un ostracisme médiatique, la réalité montre l'inverse : le FN est bien traité par les médias, voir particulièrement choyé. C'est ainsi que certains ont fini par se poser la question des attentions toutes particulières de BFM à l'égard du FN, alors que la chaîne d'information permanente invitait les caciques du parti d'extrême droite tous les quatre matins.

Et il suffit que n'éclatent plus les bombes et que les médias ne tendent plus micros et caméras à l'égérie frontiste pour que sa cote de popularité perde 3 points.

Le FN cherche en interne une stratégie pour convaincre une majorité de Français de lui céder les clefs du pouvoir. Une recherche qui risque d'être complexe alors qu'un sondage publié aujourd'hui indique que 56 % des Français considèrent toujours le FN comme un danger pour la démocratie.

Peut-être qu'une bonne guerre et une défaite française l'aiderait un peu ? C'est comme ça que la France a connu son seul passage sous tutelle d'extrême-droite. C'était en 1940 avec la capitulation signée par le Maréchal Pétain et la mise en place d'un gouvernement de Collaboration avec le nazisme.

Autre solution : demander un nouveau coup de pouce aux médias ?

Une hypothèse toujours valable car, depuis 2008, le capitalisme connait une crise de fonds qu'il se révèle incapable de dépasser, pris dans ses contradictions entre nécessité de subvenir a minima aux biens primordiaux des populations et sa raison d'être : l'enrichissement d'une classe réduite de possédants (les "capitalistes" : banquiers, actionnaires) et sa garde rapprochée (hauts cadres, classe politique pro-capitaliste, médias,...).

L'extrême-droite a servi de tout temps de soupape de sécurité pour éviter l'effondrement du système, localement ou mondialement. On se souvient du fascisme et du nazisme soutenus par les grands patrons des années trente en réaction à la montée du communisme (après la victoire de la Révolution russe), des dictatures militaires de l'après-guerre en Grèce (les "Colonels"), en Espagne (Franco soutenue par Hitler et Mussolini puis par... les Etats-Unis et l'Europe), au Portugal (Salazar), au Chili (Pinochet), au Brésil, au Paraguay (Stroessner), en Indonésie (1 million de communistes assassinés !), etc.

Ailleurs, le capitalisme et ses régimes "démocratiques" n'hésitent pas à soutenir l'insoutenable et à mener des guerres (sous couvert de démocratie, bien sûr) pour renverser des gouvernements qui n'obéissent pas aux règles du commerce international : Cuba (1961 : échec de "la baie des Cochons"), la Grenade (1982), l'Iraq (1991), la Libye (2011),..

Enfin, quand les états capitalistes n'y vont pas directement, ils soutiennent les pires réactionnaires pour mener à bien le travail de sape d'un régime indésiré : l'Afghanistan des années 80 (régime communiste) et la Syrie actuelle (régime laïque) ont ainsi été les premières victimes de forces obscurantistes se revendiquant d'un islam radical (Al Qaïda, Etat Islamique) qui, aujourd'hui, se retournent contre leur créateur.

Plus proche, l'Ukraine a connu une fausse révolution populaire, menée avec le soutien officiel de l'Occident et de ses médias. Un gouvernement pro-russe, corrompu mais légalement élu, a été renversé au profit d'un gouvernement pro-occidental, lui aussi corrompu... et complètement contrôlé par des forces nationalistes et publiquement néo-nazies. La boucle est bouclée.

La France, comme le reste de l'Europe, souffre non pas d'un manque de libéralisme ou de compétitivité. Elle souffre d'un capitalisme mondialisé qui soumet notre société aux règles mortelles de la concurrence entre travailleurs du monde entier. Quel objectif de compétitivité en France permettra de rivaliser avec des pays pauvres où règne le travail des enfants et une absence de règles de salubrité et de sécurité au travail ?

C'est bien le capitalisme mondialisé qui est en cause dans cette crise aggravée depuis 2008 !

C'est au modèle économique qu'il faut s'attaquer !

En dénonçant les "étrangers", les immigrés ou les migrants, comme responsables de tous les maux de la France, l'extrême-droite permet au système de trouver une voie de défoulement pour des millions de Français qui ne trouvent plus de solutions ou d'explications à l'effondrement du modèle social français. Faillite d'une certaine gauche, la nôtre, et trahison des héritiers de Mittérand.

L'extrême-droite n'est pas une menace pour le système lui-même. C'est la dernière carte de ce système pour assurer sa survie, un système prêt à sacrifier sa classe politique et les libertés fondamentales des citoyens si nécessaires.

Marine Le Pen et ses acolytes n'est donc une menace que pour nos libertés individuelles.

C'est toute la contradiction des médias dominants, coincés entre la nécessité de promouvoir cette solution de secours du capitalisme et crainte de perdre ce qui permet leur existence, la liberté d'expression.

Comme Al Qaïda en son temps, ou comme Hitler avant, il se pourrait bien que la créature et les forces qu'elle représente échappe à ses créateurs. Pour le plus grand malheur de ceux qui y voyait une alternative à un système décrédibilisé.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 15:12

Le Parti communiste organisait ce samedi un rassemblement pour défendre les valeurs républicaines mises à mal par un gouvernement Valls - Hollande qui a complètement versé dans les thèses conservatrices et sécuritaires de la droite et de l'extrême-droite.

Un gouvernement déchéant

En reprenant l'idée de déchéance de nationalité, le gouvernement copie lamentablement la droite et le Front national à des fins politiciennes. Cette mesure est grave car elle ne répond en rien à la demande de sécurité des Françaises et des Français durement touchés par les attentats de 2015. Qui peut croire que la déchéance de nationalité arrêtera un terroriste ? Personne, même pas Manuel Valls qui préfère parler de symbole. Ce qui est d'autant plus grave, car parler de « symbole » pour diviser la communauté nationale en blâmant et stigmatisant une partie des français est irresponsable et inadmissible.

État d'urgence

Cet État d’exception a été mis en place au lendemain des attentats de novembre dernier. Sa première prolongation de trois mois a déjà eu pour conséquence de nombreuses atteintes aux libertés. On se souvient des assignations à résidence des « dangereux » militants écologistes pendant la COP 21 ! Cet état d'urgence encourage également un flou dans les interpellations qui ouvre la porte à toutes les dérives. Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible donc des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat.

Censées accélérer et faciliter la lutte contre le terrorisme, les assignations à résidence et les perquisitions qui ne s'y rapportent pas se multiplient.

Ces abus doivent cesser et l’État d'urgence ne doit pas être prolongé, des lois existent pour lutter contre le terrorisme, encore faudrait il renforcer les moyens de la police et de la Justice.

Le manque de moyens de la Justice est devenu structurant et l'autorité judiciaire est marginalisée au profit du parquet et des préfets, c'est à dire du pouvoir exécutif. La justice doit être indépendante pour qu'elle puisse correctement faire son travail.

La peur pour nous faire taire ?

Avec cette réforme constitutionnelle, ce sont les fondamentaux de la démocratie qui sont attaqués au motif de la défendre. Un climat de peur est encouragé, les médias et les dirigeants politiques parlent tels de véritables chefs de guerre afin que la réduction des libertés fondamentales apparaisse comme une conséquence logique à la période que nous vivons. La polarisation sur les peurs, la panique, la répression syndicale avec les Goodyear cache également de fortes régressions sociales telle que la réforme du code du travail en préparation.

Cet état d'urgence cache, on le voit, de réelles atteintes à la démocratie (lors de la COP21 par exemple) et fait peser de lourdes menaces pour l'avenir comme le montrent les propos de la droite qui dénonce les manifestations de taxis "alors qu'il y a l'Etat d'urgence".

La démocratie est également enterrée avec la réforme constitutionnelle qui a entériné la fusion des Régions et qui amène certaines communes à passer au dessus des citoyens et à fusionner pour éviter des baisses de dotations de l'Etat.

La mobilisation pour la liberté et pour se libérer de l'austérité, c'est cela l'urgence.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 12:00

Avec le débat ouvert sur la déchéance de nationalité, c'est un pas que fait le gouvernement Valls et le Parti "socialiste" vers l'application de l'idéologie raciale du droit du sang, cher à la droite dure et à l'extrême-droite.

De tout temps, la France a agrégé des hommes et des femmes venus de pays proches ou lointains.

Belges, Italiens, Arméniens, Polonais ou Espagnols avant-guerre, Espagnols, Portugais, Marocains, Algériens ou Tunisiens dans l'immédiate après-guerre, constituent les premières vagues d'immigration économique ou politique qu'a connu la France moderne, souvent à la demande du capitalisme français, de son industrie.

Plus récemment, d'autres pays ont vu des jeunes rejoindre notre pays, souvent pour raisons économiques, depuis l'Afrique noire ou l'Asie essentiellement.

Aujourd'hui, ce sont plusieurs dizaines de millions de Français qui comptent au moins un grand parent étranger. Parmi eux, beaucoup possèdent la double nationalité.

Le débat sur l'identité nationale, propulsé dans les médias sous Sarkozy, met en avant des thèses qui sont très éloignées de l'Histoire de la France et de notre héritage républicain, basés tous les deux sur une règle simple : le droit du sol. Tout enfant né en France de parents y demeurant est Français.

Cette règle simple confère à chaque enfant, puis à chaque adulte les mêmes droits et mêmes devoirs.

Insérer une différence selon l'origine des parents, selon les désirs de l'extrême-droite, c'est créer un statut de citoyen de seconde zone, des habitants de notre pays qui ne bénéficieraient plus des mêmes lois, des mêmes règles sociales, que les autres.

Le passé a montré ce que donnait cette différenciation. Sans aller jusqu'à l'Allemagne nazie ou la France de Pétain et leurs statuts des Juifs et des Tsiganes, les Etats-Unis des années 50 et, plus récemment, l'Afrique du Sud de l'Apartheid ont voulu séparer leurs citoyens selon des critères ethniques et raciaux.

En ouvrant la porte à une différenciation entre citoyens Français sur des critères de nationalité des parents, le Parti socialiste glisse le débat sur la lutte contre le terrorisme sur un terrain ethnique et religieux, là où ce sont des dérives sectaires qui sont en cause.

Pire, le gouvernement sous-tend que les Français double-nationaux constituent un vivier à terroristes alors que les observateurs de la radicalisation islamiste attirent l'attention des pouvoirs publics sur ces jeunes Français de culture chrétienne qui se convertissent à l'islam et dont une frange bascule rapidement vers l'islam le plus radical.

Lutter contre la dérive sectaire islamiste ne peut pas rimer avec une ségrégation renforcée des jeunes d'origines immigrée ! Bien au contraire, c'est par l'isolement social de certains jeunes et le rejet raciste qu'ils vivent que s'effectue leur conversion à un message radical de l'islam !

En apportant de l'eau aux thèses néfastes de l'extrême-droite, le gouvernement et le PS ne font qu'attiser le discours de haine porté par les militants et cadres d'extrême-droite.

C'est ainsi qu'une élue FN de Villers-Cotterêts (département de l'Haine), Annie Pirckher, affirme sur les réseaux sociaux : "Pourquoi accorder tant d'indulgence à des êtres qui n'en valent pas le coup", ... "Juste les expédier du haut d'un avion dans leur pays d'origine que cela leurs plaisent ou non, bien sure accompagnés par une centaine de têtes de porcs et déversser du sang de porc par dessus tout. Pour moi c'est le seul chatiment a leurs accordés."

La Haine rajoutée à la Haine.

Acculé économiquement, enfermé idéologiquement dans le plus sectaire des libéralismes, le gouvernement socialiste tente de gagner des points dans l'opinion publique sur le terrain sécuritaire et de la lutte contre le terrorisme. Quitte à sombrer dans le populisme le plus dangereux et à porter un discours qui connait, malheureusement, une certaine audience, celui de l'extrême-droite.

Posons-nous les questions essentielles : qu'est-ce qui amène certains jeunes à basculer dans l'idéologie sectaire et violente du terrorisme takfiriste ?

Répondre à ces questions n'empêche pas de lutter contre les prédicateurs radicaux, ni de condamner ceux qui sombrent dans la violence, mais cela permettrait de réduire considérablement le nombre de candidats au djihad.

Seulement, s'attaquer aux racines du mal nécessite de remettre en cause les fondements même des politiques publiques menées ces trente dernières années et qui ont mené à fracturer l'unité des classes populaires en opposant les Français selon leurs origines, leurs quartiers, leur niveau d'exclusion, des politiques qui ont décrédibilisé le message des enseignants et brisé un système éducatif égalitaire et gratuit.

Au final, ce débat sur la double nationalité apparaît comme une nouvelle fuite en avant d'une classe politique qui veut donner l'illusion du mouvement mais qui refuse de remettre en cause ses choix politiques et économiques.

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 11:26

Facilité par la promotion et la banalisation des propos racistes en politique, la haine s'exprime désormais ouvertement en France.

Le discours lepéniste, martelé depuis trente ans avec le soutien des médias, trouve aujourd'hui une oreille attentive auprès de nombreux citoyens, épuisés par une crise économique apparemment sans fin, par une gauche aujourd'hui alignée sur les dogmes libéraux et décérébrés par des médias vecteurs de jeux débiles et de course à l'argent facile.

L'omniprésence médiatique du FN et les événements terroristes de ces derniers mois ont libéré la parole raciste ces derniers mois. Les actes racistes se multiplient également ces derniers mois dans une dérive logique et mortelle pour la démocratie et la justice française.

Ainsi, les actes islamophobes connaissent une croissance de plus de 200 % depuis début 2015.

Dernier événement en date, la manifestation clairement nationaliste et raciste qui s'est déroulée en Corse ces derniers jours.

Si l'agression dont ont été victimes les pompiers dans le quartier populaire des Jardins de l'Empereur à Ajaccio est totalement inadmissible, la manifestation nationaliste et les violences qui ont suivi le sont encore moins : appliquer une violence aveugle à tout un quartier, saccager des voitures, des scooters, des commerces et un lieu de culte comme punition collective contre des actes de quelques uns porte un nom, celui de pogrom. Ce genre de pratique rappelle les pires années de l'histoire européenne, en Russie tsariste, en Pologne ou en Allemagne durant les années 30.

Pour certains, le raccourci entre la délinquance de quelques uns et la communauté dont ils sont originaires est facile. Un peu comme si des violences anticatholiques avaient touché la France après les révélations de la justice sur le silence du Vatican sur les actes de pédophilies en Irlande et ailleurs ! Un peu comme si les Marseillais avaient saccagé les biens des Corses installés dans leur ville lorsque le grand banditisme y était contrôlé exclusivement par des bandes venus de cette île !... Absurde.

L'époque actuelle fait volontairement l'impasse sur l'analyse sociologique et historique des causes de la délinquance, de la création de ghettos sociaux et de l'exclusion sociale et culturelle qui frappe durement et en premier les familles immigrées pauvres en période de crise. Faire cette analyse, c'est faire aussi le procès d'une économie capitaliste incapable de satisfaire les besoins de la population, et de politiques qui ont concentré la misère et les difficultés, sociales et culturelles, dans des quartiers populaires périphériques. Cela, le système ne le permet pas.

Comme explication à la délinquance et à la radicalisation, ne reste que le discours raciste que véhicule le FN et que relaient de bonne grâce les médias dominants, quoiqu'en disent les frontistes.

Pour les démocrates, pour les militants d'un changement social réel, progressiste, l'heure est au réveil. Ne laissons plus le discours raciste s'exprimer publiquement ! Combattons ce discours avec une analyse qui parte du réel, des choix politiques et économiques qui sont pris et qui mènent nos sociétés au chaos économique et à la guerre civile !

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 13:51

Peut-on parler de poussée de FN ou plutôt de confirmation de ses scores des Départementales ?

En tout cas, les résultats de ce dimanche confirment les résultats des sondages.

Avec un FN en tête sur 36 départements sur 90, l'extrême-droite montre qu'elle a su mobiliser son électorat, voire l'élargir. Mais sur quel programme ?

Avec l'arrivée de marine Le Pen a la tête du FN et d'une équipe rajeunie, le discours s'est voulu à la fois traditionnel, dans la continuité du discours nationaliste et raciste paternel, et rénové, avec une place donnée à des propositions apparemment progressistes. Avec le succès que l'on sait.

En trente ans de libéralisme échevelé, la société française a perdu ses repères, allant de régressions sociales en régressions sociales. La gauche majoritaire, socialiste, s'est convertie à ces thèses libérales, sans renier son passé et son nom. De l'incompréhension au dégoût de générations de travailleurs contre ces renoncements a succédé une confusion entre gauche et droite et un rejet de la chose politique ("Tous pareils !") chez les plus jeunes.

L'extrême-droite s'est glissée dans cette cassure entre les partis politiques et le peuple, pour instiller une division au sein même du peuple français, non pas entre possédants et exploités, entre ceux qui profitent des politiques libérales et ceux qui en sont victimes, mais entre victimes elles-mêmes. Les politiques économiques qui ont mené au chômage de masse et à la création de ghettos sociaux ne sont pas dénoncées : ce sont les victimes de ces politiques qui sont stigmatisées, en premier lieu les populations immigrées et leurs enfants.

Le FN profite d'ailleurs des attentats de janvier (Charlie Hebdo), deux mois avant les élections départementales, puis des attentats de l'automne, avant les Régionales. Au lieu de chercher les causes de ces attentats, causes sociales et causes politiques, le FN utilise les événements pour justifier la haine et la méfiance contre les Français de confession musulmane, et les étrangers en général. On en oublie complètement trente ans de rejet grandissant des jeunes issus de l'immigration qui les rendent poreux à des discours communautaristes, et une succession d'interventions militaires impérialistes qui ont ruiné des pays musulmans laïcs et favorisé l'émergence d'un islamisme politique de plus en plus radical.

Chômage, immigration, terrorisme, insécurité (sociale plus que policière),... tout entre en résonance dans le discours d'extrême-droite !

La même stratégie avait été utilisée à une autre époque en Allemagne. Les Juifs y remplaçaient les Musulmans. On sait ce que tout cela a donné.

Il est malheureux qu'une population française qui a eu accès à l'éducation et qui a accès à l'information et à la culture oublie si facilement les leçons de l'Histoire et abandonne si vite les valeurs de solidarité et de fraternité qui ont fait sa force et ont permis à notre pays de devenir un temps une référence sociale à travers le monde grâce à son Education nationale, ses services publics, ses entreprises nationalisées de pointe et sa Sécurité sociale.

Ne dit-on pas que l'Allemagne des années trente était la société la plus évoluée d'Europe ?...

Alors que la classe majoritaire semble tétanisée face au retour de l'extrême-droite en France, que la droite court désespérément derrière le FN, ses valeurs et ses propositions, pour éviter une fuite de son électorat, la gauche socialiste semble tétanisée, coincée entre des valeurs progressistes et une conversion de ses élites aux théories libérales établies par des penseurs au service des multinationales.

L'extrême-droite a, avec cette opposition, de beaux jours devant elle !

L'alternative ne peut venir que d'une gauche fière de ses valeurs et combative, une gauche qui revienne aux réalités de la lutte des classes et de sa mise en évidence auprès des travailleurs, par delà leurs différences culturelles, par delà les frontières.

Rester ferme sur les valeurs et proposer des solutions en rupture avec les choix libéraux de ces trente dernières années, voilà ce qui, pour nous, représente la meilleure façon de lutter contre la montée des extrémismes, fascisme occidental ou fascisme islamiste.

Affirmer la communauté humaine comme une et indivisible, défendre l'égalité de tous, hommes, femmes, par delà les religions et les cultures, est indispensable pour, ensuite, imposer une laïcité ferme dans la sphère publique, et une lutte contre toute forme de racisme.

Affirmer que la crise n'est pas une fatalité et que la guerre sert les intérêts des multinationales et provoque des crises humanitaires aux conséquences incalculables, est essentiel pour bâtir un programme politique qui remet en cause la loi du plus fort et la course au bénéfice qui caractérisent le capitalisme débridé actuel.

En unissant les travailleurs autour de leurs intérêts collectifs, le combat communiste vise à remettre l'Homme au centre des préoccupations de nos sociétés.

En s'attaquant aux réalités d'un capitalisme inhumain et calculateur, il démolit aussi un discours d'extrême-droite qui entraîne la division de la société, donc son affaiblissement.

Aujourd'hui, l'extrême-droite divise les classes populaires au lieu de les rassembler.

Elle fait ainsi le jeu du système capitaliste.

En montrant les causes profondes de la crise capitaliste et les bénéfices qu'en tirent une poignée de bénéficiaires, le mouvement communiste contribue à l'inverse à rassembler les travailleurs, à les rendre plus forts face au capitalisme mondialisé.

C'est ce qu'on malgré tout compris près de 81 000 électeurs en Normandie, plus de 7 % des votants.

C'est ce qu'ont compris également 11 700 eurois.

Ce rassemblement pour changer profondément de politique, pour rassembler l'Humain et combattre la finance, est aujourd'hui la seule arme contre les politiques libérales, européennes ou françaises. C'est, de ce fait, la meilleure arme contre l'extrême-droite et son discours de division au service de la finance.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 15:39

Paris a connu la pire nuit de terreur de son histoire récente. L'heure est à la solidarité et à l'unité populaire.

Les communistes de France, ceux de l'Eure et ceux de Saint André s'associent à la douleur et à la consternation qui suit les terribles événements de ce vendredi 13 novembre, à Paris comme à Saint Denis. Nos pensées vont vers les victimes, vers leurs proches, vers les forces de l'ordre et vers les secouristes qui ont été en première ligne.

Rien n'excuse de tels actes et les responsables doivent être démasqués, arrêtés et poursuivis en justice.

Les terroristes, en tuant de manière apparemment absurde et aveugle de simples citoyens, cherchent à semer la peur, bien sûr, mais aussi à semer la division au sein de la population de notre pays, à attiser des haines communautaires.

Nous ne devons ni avoir peur, ni nous diviser !

Passée l'heure du recueillement, le peuple français et ses institutions doivent reprendre avec énergie leur vie habituelle : il est hors de question de céder un pouce de liberté, un moment de vie aux barbares abrutis qui se cachent lâchement derrière ces attentats !

Mais le peuple français doit aussi montrer son unité, sa force à déjouer les projets de division des groupes terroristes qui espèrent gagner de nouveaux adeptes en comptant sur la colère et le désœuvrement culturel et social de certains jeunes et sur un rejet renforcé des musulmans de France par une partie de la population française.

Soyons vigilants. Soyons solidaires.

Laissons police et justice trouver les responsables et déjouer les complots que tenteront inévitablement de monter d'autres groupes radicalisés ou de simples individus isolés !

Refusons le discours d'exclusion et d'amalgame qu'avance une nouvelle fois l'aile dure de la droite française !

Il est temps, au contraire, de regarder tranquillement les maux de notre société : l'exclusion scolaire et sociale, la ghettoïsation de nombreux quartiers populaires, abandonnés des pouvoirs publics, le rejet de millions de citoyens d'origine immigrée par une frange grandissante de notre société, la présence de prêcheurs radicaux dans certains quartiers et dans certaines prisons,..

Il faut répondre aux causes de tous ces maux, pas seulement apporter des réponses sécuritaires à leurs seules conséquences ! Ce sont donc des politiques sociales fortes qu'il faut appliquer, sur l'emploi, sur l'école et l'enseignement secondaire, sur la politique urbaine, sur le discours politique, sur l'égalité citoyenne de tous les enfants nés en France, sur la lutte contre les trafics en tout genre et contre l'infiltration islamiste.

Sur le plan international, la France doit réviser ses positions, non pas pour abandonner le terrain de la lutte contre les islamistes mais pas non plus pour justifier le concept de guerre contre Daesh qui sert l'idée d'un conflit de civilisation qui n'existe pas ! La France doit arrêter de soutenir à l'étranger des groupes rebelles qui ont aujourd'hui dérivés, en Libye comme en Syrie, et chercher partout à soutenir les forces républicaines et laïques.

Aujourd'hui, comme au moment des attentats de janvier, solidarité et fraternité doivent guider nos pas : montrons aux terroristes qu'ils ont en face d'eux un peuple français soudé, fier de ses valeurs républicaines et démocratiques, fier d'une diversité qui est source d'enrichissement et qui ne sera jamais cause de division !

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 15:35

Quelle est la différence entre PS et Droite ? Aucune argumente le FN. Et Manuel Valls lui donne des arguments.

S'agit-il de sauver des régions menacées par le FN d'une catastrophe politique et économique ou s'agit-il de sauver un maximum d'élus socialistes ? En tout cas, l'idée de Manuel de Valls de fusionner les listes PS et les listes de droite dans les régions où le FN est en position de gagner ne constitue aucunement une réponse à la crise politique que connait la France.

Alors que le FN construit toute sa stratégie de dédiabolisation sur l'argument que ce parti constitue la seule alternative à une sorte de complot géant de la part d'un "système" qui regrouperait tout le monde sauf lui et le peuple français, l'idée même de fusionner des listes socialistes et de droite aux élections régionales conforte l'idée que droite et gauche, ce serait pareil. En clair, Manuel Valls donne du grain à moudre au FN et à son discours sur l'UMPS.

En tout cas, ce que confirme cette proposition de Manuel Valls, c'est une vision politique qui tourne le dos à l'Histoire sociale de la France, à la réalité d'une lutte des classes qui démontre que l'organisation sociale et politique d'un pays sert avant tout la classe sociale dominante.

Pour Valls, s'il est concevable de s'allier avec la droite, c'est parce que le courant réformiste dont il est issu au sein du PS ne considère plus que la société est au service du capitalisme et que le rôle d'un parti se réclamant du socialisme est de s'attaquer à cette société de l'intérieur, concept de base du réformisme.

Il n'y a donc plus que des différences de valeurs entre droite et gauche pour Valls et les sociaux-libéraux, des différences sur le mariage pour tous ou la fin de vie, mais une même analyse de l'économie, fataliste, laissant les mains libres à un marché et à une concurrence internationale devenus surpuissants grâce, justement, à cette démission d'une partie de la gauche et à la confusion qu'elle entraîne parmi les classes populaires sur l'existence d'une alternative au capitalisme.

Fusionner avec la droite, pour les socialistes, serait donc reconnaître qu'ils ne sont qu'une alternance au sein du système capitaliste et non pas une alternative à ce système ou à ses dérives.

L'extrême-droite à beau jeu de jouer sur la confusion que sème ainsi la classe politique entre gauche et droite pour se donner le rôle d'une alternative qu'elle n'a jamais représenté. Elle constitue uniquement une autre vision du capitalisme, repliée sur ses frontières nationales et rejetant toute diversité, y compris au sein de ses frontières. Une vision de la France et de la société inadaptée au monde d'aujourd'hui et porteuse de conflits et de violence par le message de rejet qu'elle porte en elle.

Oui, il faut faire barrage à l'extrême-droite et à ses idées !

Non, la fusion des listes contre le FN n'est pas une bonne idée !

Combattre l'extrême droite aujourd'hui, c'est montrer qu'il existe une différence entre la gauche et la droite, qu'il existe une porte de sortie à la crise sans fin de ce système capitaliste.

Le Parti socialiste refuse aujourd'hui d'être cette alternative et préfère se noyer dans le conformisme des idées dominantes des grandes écoles économiques libérales.

Avec le Front de Gauche, le parti communiste, lui, n'abandonne pas le combat pour changer la société, pour créer les conditions d'un retour du plein emploi et d'une croissance durable, car il continue de prôner des politiques qui ne s'attaquent pas aux hommes et aux étrangers, mais aux règles mêmes d'un capitalisme mondialisé qui transforme les êtres humains en variables d'ajustement de politiques qui visent uniquement la rentabilité financière des actions et des bourses.

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 13:41

Empêtré dans les affaires de financement de sa campagne, Sarkozy n'en finit pas de faire de la surenchère libérale pour casser les services publics.

Dernier délire en date : confier au privé des missions de police et de gendarmerie considérées comme passives.

Il est ainsi question de la surveillance de bâtiments publics. Le PS au pouvoir a déjà ouvert la porte à ce genre de pratique en autorisant récemment la police ferroviaire à pratiquer des palpations et des fouilles.

Le sujet qui a fait le plus parler les médias, parmi les propositions libérales-sécuritaires de Sarkozy, c'est la privatisation des contrôles radars sur autoroute.

En voulant confier les contrôles de vitesse aux sociétés d'autoroute, Sarkozy ouvre une brèche dans une des fonctions essentielles de notre police : la sécurité routière.

Cette propositions soulève bien des questions.

Ainsi, on imagine bien que les sociétés d'autoroute souhaiteront rentabiliser cette activité de contrôle de vitesse. Il y a aura sûrement un pourcentage de chaque PV qui sera reversé aux sociétés d'autoroute : l'Etat se privera ainsi d'une partie de ses propres financements pour engraisser des sociétés d'autoroute déjà mises en cause pour les bénéfices qu'elles engrangent.

Certains imaginent par ailleurs qu'une hausse des tarifs d'autoroute suivra cette "nouvelle mission" confiée aux sociétés d'autoroute qui parleront de coûts à amortir.

Et même sur le point de la sécurité routière proprement dite, confier les contrôles de vitesse aux sociétés d'autoroute pose une question essentielle : qui prendra en charge les grands délits routiers, notamment les grands excès de vitesse ?

En effet, si ce sont les sociétés d'autoroute qui contrôlent et verbalisent les automobilistes, seules les forces de l'ordre ont la possibilité et la légitimité à intercepter et arrêter des automobilistes au comportement dangereux, notamment pour les grands excès de vitesse. Doit-on imaginer que policiers, CRS et gendarmes déserteront les autoroutes, créant de potentielles zones de non-droits pour le plus grand bonheur des délinquants ? Ou faudra t-il quand même maintenir une présence policière sur ces axes autoroutiers ? Dans ce cas, on ne voit pas très bien quels effectifs libérera la privatisation des contrôles de vitesse par les sociétés d'autoroute ?

Les propositions de Sarkozy, celle-ci comme les autres, ne font qu'avaliser une réalité dont il est également responsable : les baisses d'effectifs dans la police et la gendarmerie réduisent les marges d'intervention des forces de l'ordre auprès de la population.

Plutôt que de revenir sur des politiques de destruction des services publics, par réductions budgétaires et diminution des effectifs de fonctionnaires, Sarkozy préfère s'aligner sur les pires des politiques libérales dans le monde, en Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis, qui préfèrent confier à des entreprises privées certaines fonctions de sécurité publique autrefois dévolues à la police nationale.

C'est ainsi que se créent des ghettos de riches aux Etats-Unis, avec des milices privées qui filtrent les accès aux beaux quartiers, et des zones de non-droit d'où la présence policière est exclue, faute de moyen.

Avec les propositions de Sarkozy sur la sécurité, on reste dans les clous des politiques libérales passées, associant austérité budgétaire et réduction de la présence des services publics, aux dogmes libéraux qui veulent que le privé fait forcément mieux que le public. mais Sarkozy y ajoute une touche conservatrice, voire réactionnaire, avec cette fâcheuse tendance à mettre de la répression partout.

Laisser le contrôle de la vitesse sur autoroute aux sociétés autoroutières, c'est réserver les autoroutes aux plus riches des automobilistes... ou aux pires des délinquants !

Confier des tâches de sécurité publique au secteur privé, c'est perdre l'égalité de traitement entre citoyens sur le territoire national et cautionner la disparition de l'état de droit pour tous, partout en France.

Après les prisons, la police ? Et ensuite une justice privée ?

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 10:27
NOVIDABOR : premier médicament contre la Macronite

Sur Paris, le mouvement Ensemble, partenaire du Front de Gauche, affronte avec humour la Macronite, ce mal sournois qui libéralise le Parti socialiste.

Même s'il ne sera certainement jamais remboursé par la Sécu, Ensemble propose un comprimé contre la Macronite passagère ou aiguë sous forme d'un petit bonbon et d'une notice explicative du Novidabor (Nos vies d'abord).

Le petit sachet sera remis aux militants du Front de gauche, mercredi soir, lors du grand meeting francilien du Front de Gauche à la Halle Carpentier (Paris XIII).

En intro, on peut lire: «Veuillez lire attentivement cette notice, elle comprend des informations importantes pour votre santé mentale. Ce médicament peut être utilisé sans avis médical, en automédication ou sur les conseils d'une personne qui vous veut du bien

L'initiative de Clémentine Autain et d'Ensemble!, une des composantes du Front de gauche, ne passe assurément pas inaperçue !

Dans le document, on retrouve une vraie notice de médicaments qui cause politique.

Un peu d'humour contre la sinistrose et l'apathie de la gauche, deux effets indésirables de la Macronite ! Ce médicament sera, on l'espère, efficace !

Et, le jour des élections, pensez à choisir une médecine alternative, des remèdes efficaces contre les maux de notre société, le chômage, la précarité et l'individualisme, bien loin des remèdes de cheval prônés par les décideurs financiers et appliqués par nos médecins-politiciens libéraux depuis trente ans !

Votez Front de Gauche !

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 10:58

La Conférence sociale de François Hollande ressemble de plus en plus à une grande messe où les syndicats devraient prendre leurs consignes de la part du gouvernement.

La CGT a fait connaître bien avant cette conférence qu'elle ne souhaitait pas cautionner cet événement.

Les médias, toujours prêts à taper sur l'un des derniers syndicats revendicatifs, font un lien avec le mouvement social d'Air France et qualifient cette absence de la CGT de mouvement d'humeur contre l'inculpation de certains de ses militants.

Bien entendu, la vérité est bien éloignée de cette lecture antisyndicale des événements. Déjà l'an dernier, la question s'était posée et le syndicat avait finalement participé à cette conférence sociale malgré le mécontentement d'une grande partie de sa base. Avec le changement de leader, il semble bien que la balance ait cette fois penchée dans l'autre sens.

Cette absence de la CGT, bien plus symbolique et médiatique que les critiques du premier secrétaire de FO, a provoqué la grogne des responsables socialistes, François Hollande en tête.

Voilà tout ce petit monde accuser, de manière à peine voilée, la CGT d'être une organisation qui n'est que dans l'opposition ! Le PS rejoint en cela la droite, qui passe son temps à taper contre l'un des contre-pouvoirs de la démocratie : le syndicalisme ouvrier.

Il est à ce sujet assez clair que l'argument de non-représentativité des syndicats est purement opportuniste : jamais cet argument n'est utilisé par la droite pour qualifier les organisations patronales, le MEDEF en tête, ni même les partis politiques, qui rassemblent encore moins d'adhérents à eux tous que la seule CGT !

Dans ce concert anti-CGT actuel, la palme revient encore une fois à François Hollande lui-même qui affirmait, concernant la CGT, qu'il était "commode de ne jamais s'embêter à signer le moindre accord".

Et bien non ! un syndicat n'est pas là pour signer n'importe quoi simplement parce que le chef de l'Etat le souhaite.

En démocratie, les contre-pouvoirs ont un sens et un rôle même si notre pays souffre particulièrement de la faiblesse de certains d'entre eux : des médias dans les mains des grands groupes économiques qui orientent l'information, un syndicalisme qui souffre de sa division, une justice dénigrée par la police et certains milieux politiques conservateurs, etc.

Un accord doit être signé s'il est bon pour les travailleurs et pour la France. La CGT s'en souvient.

Dans le passé, nombre d'accord ont été signés, souvent avec l'aval des socialistes et des partis de la classe bourgeoise. On ne peut pas dire qu'ils aient tous été de bons accords même si, à l'époque, médias et partis politiques dominants affirmaient le contraire !

Souvenons-nous de Daladier signant l'annexion de la Tchécoslovaquie par l'Allemagne nazie en 1938 pour "préserver la paix" ! Un bon accord ?

Souvenons-nous des pleins pouvoirs votés par la classe politique française, députés socialistes compris, en 1940 alors que les députés communistes étaient en prison ou cachés ! Un bon accord ?

Souvenons-nous des accords de Maastricht en 1992, du Traité Constitutionnel Européen, en 2005, ou du Traité de Lisbonne, en 2007, tous défendus par les "grands" partis de droite, par le PS, les Verts et les grands groupes médiatiques ! De bons accords ?

La propagande du système, à grands coups de médias et de pseudo-experts, tente de marteler dans les esprits qu'il n'existe pas d'alternative aux politiques libérales actuelles et à l'austérité, que les syndicats réalistes sont ceux qui acceptent de capituler devant les exigences toujours plus fortes des actionnaires et des marchés financiers.

Cette conférence sociale sera un progrès le jour où elle ne servira pas de tribune au patronat, par le biais de son syndicat, le MEDEF, pour exiger toujours plus de reculs sociaux et d'efforts de la part des salariés. Ce jour-là, gageons que la CGT reviendra y siéger.

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