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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 09:56

Grotesque défense de luc Chatel face à l'accusation de lancer dans l'arène scolaire des jeunes diplômés sans formation pédagogique !

C'est la rentrée demain et pour 16 000 nouveaux enseignants c'est carrément le baptême du feu : les voilà devant des élèves de primaire, de collège ou de lycée sans jamais avoir mis les pieds devant une classe !

Jusqu'à présent, par le biais des IUFM et des formations d'enseignants, le futur enseignant passait une bonne année en stages avec un enseignant confirmé à côté de lui, en observateur puis, au fur et à mesure, en autonomie. Ainsi se faisait une formation pratique pour le futur enseignant, capable dès lors de prendre en charge seul une classe.

Pour des raisons uniquement financières, la droite en a fini avec ces stages pratiques. Les jeunes diplômés sont largués dans l'arène sans aucune expérience. Imaginez-vous, tout intelligents que vous êtes, face à une classe de cinquième ou de Terminal du jour au lendemain !...

En conférence de presse hier, Luc Chatel défend l'indéfendable. Selon lui, "on ne lâche pas les professeurs comme ça sans aucune formation", en faisant valoir que les stagiaires avaient pu bénéficier de journées d'accueil (entre 1 à 5 selon les académies) ces derniers jours, qu'ils allaient être "encadrés" par un tuteur "tout au long de l'année" et auraient des stages individualisés.

C'est donc une vision nouvelle de la formation : on vous balance aux manettes d'un Airbus, sans copilote mais avec les passagers, en promettant de vous dire au fur et à mesure comment le faire voler et atterrir !

La réalité, c'est bien que ce sont de jeunes diplômés certes pleins de bonne volonté mais complètement inexpérimentés qui vont se retrouver demain face à trente à quarante paires d'yeux.

Les journées d'accueil (Une seule journée souvent !) consistent en un blabla informel entre nouveaux enseignants et recteurs d'académies. On fait mieux côté formation !

Des stages en cours d'année ? Combien, de quelle durée et au bout de combien de temps ? Sachant qu'un stage court ne remplace pas l'expérience d'une année complète de formation pratique (de la rentrée aux conseils de classes et examens de juin), ces petites périodes de "formation" arriveront de plus des mois après la rentrée ! Le temps que les stages portent leurs fruits, le pauvre enseignant n'aura que son courage et sa débrouillardise pour compenser son absence d'expérience. Tant pis pour les gamins !

Enfin, le tuteur étant un autre enseignant qui a également ses classes à gérer, je vous laisse deviner la disponibilté qu'aura le tuteur pour aider le nouvel arrivé.

Au final, cette réforme de la formation des enseignants ne vise qu'une réduction importante du budget de l'Education Nationale : 16 000 nouvelles suppressions de postes cette année et des nouveaux enseignants avec une formation au rabais, c'est autant de milliards d'économisés.

Mais rassurez-vous pour les enfants de nos ministres, de vos patrons et des cadres de l'UMP ! Leurs enfants ne fréquentent pas les mêmes écoles que vos enfants. Les écoles privées où vont les leurs choisissent leur clientèle et n'embauchent que des enseignants expérimentés et sélectionnés. Les jeunes enseignants sans expérience, comme toujours, sont réservés aux quartiers populaires et aux zones rurales.

Un pays qui n'investit pas dans l'éducation de sa jeunesse est un pays qui se condamne.

La priorité de la droite aujourd'hui n'est pas l'avenir de la France et de son peuple mais la réorganisation sociale et financière au profit de ces fainéants de boursicoteurs et spéculateurs (genre Bettencourt) dont la droite est le porte-voix politique.

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 10:43

520 communistes inscrits aux cinquième université d'été du PCF et aucune image dans les médias. On ne peut pas dire que le Parti communiste bénéficie d'une couverture médiatique à la hauteur du poids politique qu'il continue de représenter en France !

 

Avec quelques camarades eurois, j'ai eu le plaisir de participer à l'Université d'été du PCF, vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 août à Seignosse dans le sud des Landes. Une ville connue aussi pour le dérapage raciste de Hortefeuer sur les arabes-auvergnats l'an dernier, premier temps d'un mouvement plus important de déplacement de l'UMP vers l'extrême-droite.

 

En 2009, 400 communistes avaient participé à cette université d'été. Cette année, seul le chiffre du nombre d'inscrits est connu : 520. Un chiffre proche de la réalité, peut être sous-estimé vu le nombre de participants arrivés là en "dernière minute". Parmi les participants, il y avait même des non communistes, intéressés par nos propositions mais non encartés.

 

Première réalité : la jeunesse des participants.

Même si la majorité des militants présents a connu l'époque où le PCF faisait autour des 20 %, une frange importante des participant était étudiante ou tout juste entrée dans la vie active. Jeunes du PCF ou militants des Jeunesses Communistes représentaient allègrement le tiers des présents.

Cette réalité illustre une évolution des effectifs du PCF, en profond renouvellement depuis 5 - 6 ans après le creux des années 90.

 

Deuxième réalité : la richesse et la diversité des débats.

Toutes les échelles de rencontres étaient offertes.

Il y avait évidemment les grands débats comme celui concernant les retraites ou celui sur la réforme des collectivités ; une quarantaine d'ateliers permettaient matins et après-midi aux participants de se partager entre les questions d'écologie, d'urbanisme, d'agriculture, du socialisme en Amérique du sud, de la Palestine, du sport, des mobilisations sociales,... Certains ateliers étaient à visée pratique, sur la rédaction d'un tract par exemple. Sans parler des petits échanges autour d'un "apéro-parlotte", comme celui avec Marie-Georges Buffet et Charles Biétry autour de la Coupe du Monde de football.

Enfin, les rencontres et échanges au hasard entre militants participaient aussi de cette richesse.

 

Troisième réalité : la solidarité et la fête.

En bons communistes, les valeurs de solidarité et de fraternité sont toujours présentes. L'esprit de partage, de fête s'est retrouvé tout au long de ces journées, du petit déjeunes aux concerts reggae et zouk du soir. Les chants révolutionnaires n'ont pas été oubliés, rassurez-vous ! Certains n'ont pas beaucoup dormi.

 

Pour ma part, j'ai trouvé ce bain de discussions intense et enrichissant à l'approche de la rentrée.

Une ambiance relax propre à la détente et à l'échange libéré. Des contacts pris avec des camarades du Pas-de-Calais et des Pyrénées-Orientales (le grand écart nord-sud !) et un bon bain dans l'Atlantique malgré les murs d'eau que sont les vagues landaises complètent ma musette de sensations sur cette cuvée 2010.

 

Au PCF, pas de kador ni d'éléphants mais des dirigeants humains avec qui causer ou petit-déjeuner, sans costards ni cravates. Des dirigeants que l'on peut critiquer ou féliciter, sans que cela ne génère de petites phrases dans les médias.

Au PCF, plus de sujets tabous ou réservés aux "experts" mais des mises à plat pour une mise en commun.

 

La rentrée sera chaude et un demi-millier de militants communistes le sera encore plus !

Pour servir les intérêts du peuple en ces temps de guerre de classe active.

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Le site Belambra de Seignosse

 

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Débat autour du projet européen (samedi 11 h 30)

 

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Apéro-parlotte sur les transformations du PCF (samedi 11 h)

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 09:04

Denis Kessler est ou a été : maoïste, n°2 du MEDEF, Directeur général d’Axa, banquier, président de la fédération française des sociétés d’assurances, président du groupe de réassurance Scor, membre du Conseil économique et social, du Conseil national des assurances, du Comité européen des assurances, de la Commission des comptes de la nation.

Dans un éditorial du journal « Challenge », le 4 octobre 2007, il écrit notamment :

« … Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (…) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme… A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

C’est à ce chantier que le pouvoir s’emploie avec constance, chaque ministre étant doté d’une masse à démolir déguisée en truelle pour bâtir l’avenir.

Rédigé pendant la guerre (fin 1943 début 1944) par un éventail représentatif de la Résistance, le Programme du Conseil National de la Résistance est un programme de rénovation pour construire une vraie « démocratie sociale », avec une économie planifiée et la maîtrise par la Nation de grands secteurs industriels et des principaux moyens de production et d’échanges.

Il allait permettre le redressement d’une France détruite et ruinée. Porteur d’espoir, d’enthousiasme, se référant comme jamais auparavant à la devise « Liberté, égalité, fraternité », il fut d’emblée une épine dans le pied d’un patronat apatride et égoïste.

Par le vice des terribles campagnes médiatiques que notre pays subit depuis des décennies, on s’étonne aujourd’hui, à le lire ou à le découvrir, que ce programme ait été adopté à l’unanimité par des gaullistes, communistes, socialistes, royalistes, chrétiens de droite, bref, un ramassis de bolcheviks dont le MEDEF entend anéantir l’oeuvre sous la bannière de Nicolas Sarkozy.

Le Grand Soir


Programme du Conseil national de la Résistance (version abrégée)

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi-unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Ainsi, les représentants des organisations de Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du Conseil National de la Résistance, délibérant en Assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la libération du territoire, un ordre social plus juste.

I Plan d’action immédiate (…)

II Mesures à appliquer dès la libération du territoire

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la Libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la Nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la Nation pendant la période d’occupation, ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par le gouvernement de l’Axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

- le rétablissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

- la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances de l’argent et des influences étrangères ;

- la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

- l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

- le respect de la personne humaine ;

- l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi.

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

- l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

- une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

- l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

- le retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques ;

- le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

- le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’aménagement du régime contractuel du travail ;

- un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

- la garantie du pouvoir d’achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;

- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ;

- la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

- l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance contre les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan quinquennal rural ;

- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

- le dédommagement des sinistrés et allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui en auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation. Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale. L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N. et de son président le général de Gaulle ! En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 10:06

Habituellement très technique et poli, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU (CERD) a tiré a boulets rouges sur le gouvernement français après les saillies xénophobes de Nicolas Sarkozy et de plusieurs ministres et responsables UMP.

La dérive droitière du gouvernement commence à faire mal à notre pays à l'étranger comme en France.

Les propos ethnicistes du gouvernement sur les gens du voyage, à 95 % français depuis le XVIème siècle, les amalgames répétés et assumés entre immigration et délinquance ainsi que les menaces de déchoir de la nationalité française les seuls citoyens ayant des "origines immigrées", en violation de toutes les conventions internationales, tous ces propos fascisants ont stupéfié la communauté internationale.

Si la presse étrangère s'était déjà fait l'écho de cette inquiétude, la charge la plus virulente vient de l'ONU.

«Une incitation à la haine», une «recrudescence notable du racisme et de la xénophobie», tels sont quelques uns des propos tenus par les experts des Nations-Unis sur la France.

«Comment comprendre que les Roms (…) puissent être extradés comme s’ils n’appartenaient pas à l’Union européenne ?», s’est interrogé l’expert algérien Nourredine Amir, ajoutant «Je ne savais pas que dans un même pays on pouvait faire la différence entre un citoyen de première et de deuxième catégorie».

Sur la déchéance de la nationalité, le Turc Gun Kut a déclaré: «Je ne comprends pas ce que c’est qu’un Français d’origine étrangère» et «je me demande si cela est compatible avec la Constitution».

A croire que seuls les membres de l'UMP se foutent royalement de la légalité et de la constitutionnalité de leurs actions ?

L'UMP dénonce l'ONU

Pour seule réponse, l'UMP attaque l'ONU et ce comité. La palme revient à Christian Vanneste, le déjà condamné pour homophobie député du Nord affirme que la  «constitution même» de ce comité «le rend suspect».

C'est qu'il y a des représentants de pays africains, un turc, un russe et un américain parmi ces experts. La France critiquerai t-elle désormais des régimes qu'elle contribue à maintenir en Afrique depuis des décennies ? Quand les anciennes colonies critiquent l'ancienne métropole, rien ne va plus côté UMP.

En attaquant l'ONU, la France rejoint le camp des régimes habitués à dénoncer l'ONU dès que leurs actions sont mises en cause. C'est sûr qu'au côté de l'Iran, d'Israël ou de la Corée du Nord, la France améliore son image dans le monde !

De premières actions racistes contre les gens du voyage

La semaine dernière, deux aires d'accueil pour gens du voyage ont été saccagées en Haute- Garonne. Lavabos, robinetterie, compteurs d'eau, portes et fenêtres ont été arrachés.

Si le Parquet de Toulouse laisse ouverte l'hypothèse de vandalisme par des gens du voyage (?), la présence d'inscriptions anti-roms laisse plutôt penser à des actes racistes.

Il est sûr que dénoncer une communauté entière (400 000 personnes) comme un foyer de délinquance ouvre la voix à des actes violents. C'est ainsi que sont nés les pogroms en Pologne et Russie tsariste.

Pour couvrir sa politique ultralibérale et cacher son bilan économique calamiteux, le gouvernement UMP utilise l'arme de la xénophobie. Monter une partie de la population contre l'autre, sur critères raciaux ou religieux, est une vieille technique de gouvernement mais une technique qui ouvre la porte des Enfers.

Il est grand temps que le peuple et la gauche réaffirment les valeurs républicaines qui ont pemis à la France d'être unie aux heures les plus sombres de son Histoire et d'acquérir ce modèle social que le Capital mondialisé tente de nous reprendre.

Le samedi 4 septembre, contre les dérives autoritaires et xénophobes de la droite, puis le mardi 7 septembre, contre sa politique sociale et économique, les travailleurs auront l'occasion de réaffirmer leur attachement aux valeurs de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Solidarité sans lesquelles ce monde deviendrait une jungle.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 09:05

Dans un rapport sénatorial consacré à la gestion de la pandémie de grippe A-H1N1 rendu public jeudi, les parlementaires décrivent un gouvernement "empêtré" dans des "contrats déséquilibrés et rigides". Les pouvoirs publics étaient à la "merci des laboratoires", tonne le rapport

Grippe A : Un gouvernement
Un gouvernement "à la merci des laboratoires", "empêtré" dans des "contrats déséquilibrés et rigides", qui ne lui ont pas laissé "beaucoup de choix". Les conclusions du rapport du Sénat sur la gestion de la grippe A-H1N1 par la France sont sans appel. Cette étude, publiée jeudi, est la troisième de la sorte sur la "première pandémie du 21e siècle" après celle, notamment, de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale. Mise en place à la demande du groupe communiste, républicain, citoyen et des sénateurs du Parti de gauche le 10 février 2010, elle souligne le flirt constant du gouvernement avec l'incompétence et le conflit d'intérêt.
Après avoir épluché l'ensemble des contrats et procédé à 48 auditions, dont celle de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, les sénateurs estiment que les pouvoirs publics s'étaient préparés à une pandémie cent fois plus grave que celle qui a faiblement touché la France cet hiver.
Si la stratégie n'a jamais été remise en cause, c'est à cause des contrats signés avec les fournisseurs de vaccin. Ces derniers "se caractérisent par leur remarquable déséquilibre et par la légalité douteuse de certaines de leurs clauses": absence de clauses révision, transfert à l'Etat de la responsabilité des laboratoires du fait des produits défectueux, confidentialité (levée uniquement à la demande des médias), aucune garantie pour l'acquéreur sur l'efficacité des produits et leur sécurité…
Les contrats, signés en mai et en juin 2009, soit plusieurs mois avant le début de l'épidémie dans l'Hexagone, étaient alors "justifiés", expliquent les sénateurs. Mais le manque de latitude qu'ils offraient a figé la stratégie: "le gouvernement français n'a pas eu beaucoup de choix", car il était "enfermé dans une situation dont il n'a pu sortir que par la résiliation des contrats". "Il n'est pas admissible que des autorités chargées d'assurer une mission de service public d'une importance vitale soient à la merci des fournisseurs de vaccins", ajoutent les sénateurs, qui fustigent l'"insuffisante transparence sur les liens d'intérêt de la majorité des experts avec l'industrie pharmaceutique". Heureusement, la France a "payé moins cher que les autres" la résiliation des contrats.
En plus de ces conclusions déjà très dures, les seuls sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen se fendent d'un "commentaire critique" en annexe du rapport. Ils y accusent le gouvernement de n'avoir "pas su prendre les bonnes décisions au bon moment" et de n'avoir pas fait les "révisions nécessaires". "Les scénarios les plus pessimistes ont été privilégiés", ajoutent-ils, décrivant un "déni de réalité".
Au-delà de cette "surestimation constante du risque par le gouvernement", de cette "dramatisation infondée de sa communication", de la "stratégie vaccinale surdimensionnée", il y a eu "gaspillage des fonds publics". "Pourquoi certains gouvernements ont-ils cédé au chantage de l'industrie pharmaceutique alors que d'autres ont tenu bon ? (…) Quel crédit accorder désormais au Gouvernement ?", s'interrogent-ils, laissant en suspens leur réponse.
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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 10:33

Pôle Emploi vient de sortir des chiffres calamiteux pour l'emploi en France en 2009. Avec un recul de 1,5 %, l'emploi salarié atteint son plus bas niveau depuis l'après-guerre ! On attend une déclaration de Sarkozy mettant en cause les Roms ou les immigrés (ou les deux ?).

256.100 postes de travail ont été perdus en 2009, portant à 16.287.700 le nombre de salariés des secteurs concurrentiels, un niveau voisin de 1992, date de la précédente période récession économique en France, souligne Pôle emploi.

Le secteur industriel, dans lequel travaillent 19% des salariés français, a été le plus touché (-5,2%, soit moins 168.200 postes), suivi par le secteur de la construction, employant 9,1% de la population active, qui a perdu 2,9% d'emplois, soit 43.800 emplois, après onze années de hausse consécutive.

Le secteur tertiaire, qui représente 71,9% de la population salariée totale, a enregistré une baisse de 0,4% (- 44.200 postes).

A l'inverse, quelques secteurs ont créé des postes : le secteur de la "santé humaine et action sociale" (+2,8% soit + 39.400 postes), les "services administratifs et de soutien" (+0,5% soit + 7.600 postes), et "l'hébergement et la restauration" (+1,0% soit +8.800 postes). Mais ces hausses ne compensent absolument pas les baisses.

Parmi les secteurs créateurs d'emplois, la tendance risque de s'inverser rapidement à cause de la politique du gouvernement . En effet, les réductions budgétaires annoncées des aides aux départements et la réforme de l'APA (Aide aux Personnes Agées) va automatiquement réduire les dépenses dans le domaine de l'aide à la personne et de l'action sociale. La droite coupe l'un des rares moteurs du marché de l'emploi français.

A ces chiffres de Pôle Emploi, il faut rajouter les postes de fonctionnaires supprimés tous les ans. Avec 100 000 emplois supprimés en 3 ans, l'Etat contribue énormément à la dégradation du marché de l'emploi. N'en déplaisent aux abrutis qui répètent comme des perroquets les discours de la droite sur les fonctionnaires !

Destructions d'emplois : qui est responsable ?

Toutes ces destructions d'emplois sont-elles à mettre sur le dos de la crise ?

L'excuse facile de l'Etat ou de certaines entreprises ne tient pas la route face aux sommes collossales investies par l'Etat pour sauver le système bancaire et financier sans aucun retour sur l'économie réelle et l'emploi.

Ce discours sur la crise ne tient pas non plus face aux nombreux exemples d'entreprises pratiquant les licenciements boursiers ou des délocalisations purement financières. Les salariés de Bosch aux Damps ou de M-Real à Alizay peuvent témoigner de la rentabilité économique de ces deux entreprises pourtant condamnées !

De même, la volonté du gouvernement de maintenir coûte que coûte des avantages fiscaux à destination des familles les plus aisées de France et des spéculateurs entraine une saignée sans précédent dans l'emploi public, éducation nationale, police, santé, environnement, agriculture etc...

Alors, qui accuser si la crise n'est qu'une excuse ?

Bien évidemment, les décideurs dans ce domaine sont avant tout les milieux de la finance et les directions des grandes entreprises. Les Etats n'étant que les exécuteurs politiques des décisions patronales.

Cette opposition entre une crise sociale qui s'approfondit pour une immense majorité de la population et un pouvoir UMP qui oeuvre uniquement au bénéfice des classes possédantes est devenue tellement visible que le gouvernement et Sarkozy éprouvent les plus grandes difficultés pour faire avaler ses réformes au peuple.

On voit bien cette collusion entre droite et mileu de l'argent avec l'affaire Bettencourt-Woerth.

Quand un gouvernement est à ce point coincé, ne lui reste plus qu'une échapattoire : le bouc-émissaire.

Juif dans les années 30, immigré aujourd'hui, le bouc-émissaire à l'avantage d'être responsable de tout ce qui ne va pas dans un pays.

On attend donc un discours du gouvernement pour nous expliquer que ces dizaines de milliers d'emplois disparus en 2009, ce n'est pas la faute du patronat et des spécualteurs mais celle des Roms et des immigrés.

Un peu de patience, cela devrait venir.

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 08:33

Comme en 2007, la filière du pain nous ressort l'excuse du prix des céréales pour nous imposer une hausse des prix qui n'a rien à voir avec celle du blé.

Ce matin, à la radio, j'entendais le patron de la Fédération des artisans boulangers annoncer une hausse de 15 à 20 centimes d'euros du prix de la baguette.

En cause, selon lui, la très forte hausse du prix des céréales sur les marchés mondiaux due aux inondations en Roumanie et à la sécheresse en Russie, deux grandes zones de production céréalière. Les cours actuels à Chicago sont à 230 € la tonne en hausse de 38 % sur le début de l'année.

Selon les professionnels eux-mêmes, le prix du blé rentre pour seulement 5 % dans le prix du pain. En clair, une hausse de 38 % des cours du blé devrait, au maximum, représenter une hausse de moins de 2 % du prix de la baguette (5 % de 38 %). Or, cette hausse sera de 20 % comme l'annoncent les boulangers !

D'autre part, seul 15 % du blé produit mondialement est échangé au niveau mondial. 85 % du blé est consommé dans son bassin de production. Est-ce logique que ce soit le marché mondial qui dicte les cours ?

Autre question : en 2007, le cours des céréales avait déjà flambé sur le marché mondial pour atteindre ponctuellement des niveaux de 280 € la tonne et le prix du pain avait suivi ; entre temps, le cours des céréales a largement baissé, pour atteindre 90 € pendant de longs mois en 2009 ; pourquoi le prix du pain n'a t-il jamais baissé ?

Cette annonce d'une flambée de 15 à 20 centimes du prix de la baguette annonce également des hausses pour tous les produits céréaliers : pâtes, biscottes, céréales pour petit déjeuner,...

Le prix du pain ne connait qu'un sens d'évolution : toujours à la hausse.

Le prix des céréales monte ? Le prix du pain monte.

Le prix des céréales baisse ? Le prix du pain reste à son niveau.

Et tant pis si la filière prend les consommateurs pour des gogos avec cette excuse du prix des céréales, 5 % du prix du pain !

Entre 1980 et aujourd'hui, le cours des céréales est resté au même niveau. Les salaires ont globalement augmenté (en valeur) de 33 % mais le prix de la baguette est passé de environ 0,9 franc à 0,9 euro soit un prix multiplié par 6,5 !

Qui se fait du beurre sur le dos des paysans et des consommateurs ?

Alors que le revenu paysan a chuté de 35 % en 2009, les meuneries, l'industrie agroalimentaire et les boulangeries ont connu une bonne année, dans l'ensemble.

Les communistes dénoncent depuis des années un système économique qui ruine la paysannerie française et vole le consommateur avec des produits dont la qualité sanitaire et gustative n'est pas toujours au rendez-vous.

Là encore, il faut le dire et le dénoncer : cette hausse à venir du prix du pain est une nouvelle arnaque qui va faire flamber les bénéfices des intermédiaires en ponctionnat les maigres revenus des familles populaires, fortes consommatrices de pain et de pâtes.

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 09:26

Ce matin, nouvelle opération commando de la police sur le quartier de la Villeneuve à Grenoble. Bonne ou mauvaise idée, je ne sais pas. En tout cas, l'animation médiatique créée par le gouvernement sur l'insécurité et contre les gens du voyage et les français d'origine étrangère permet de cacher des mesures antisociales bien réelles.

Il y a quelques mois, le gouvernement autorisait GDF-Suez a augmenté de 15 % ses tarifs du gaz.

Aujourd'hui on apprend que ce sont les tarifs de l'électricité qui vont augmenter de 3 %. Avec une inflation de 1,5 %, cette hausse est un mauvais coup pour le pouvoir d'achat de français déjà bien éprouvés par la crise. La nouvelle tombe en plain mois d'août et prendra effet dans quelques semaines. Le gouvernement espère ainsi que la mesure passera relativement inaperçue.

Parallèlement, Christine Lagarde annonce que le crédit d'impôt pour la rénovation des logements disparait et qu'il est remplacé par un crédit à 0 % aux primo-accédants (ceux qui achètent un bien immobilier pour la première fois) sans distinction de revenus. Un changement qui fera économisé 10 milliards d'euros par an à l'Etat mais qui n'est ni une mesure de justice sociale ni une mesure économique : le crédit d'impôt pour rénovation permettait à des familles de moderniser leur logement sur les aspects isolation et chauffage ce qui permettait de diminuer les factures de chauffage et l'impact des logements sur l'environnement ; le crédit à taux 0, sans distinction de revenus, n'aura aucun effet bénéfique sur l'environnement mais permettra aussi à des familles à hauts revenus de bénéficier d'un nouvel avantage fiscal.

Ces mesures sont les premières d'une longue série de mesures d'économies sur les niches fiscales qui concernent les classes sociales les plus modestes. Aucun risque que le gouvernement ne revienne sur les placements dans les DOM-TOM ou sur des crédits- recherche fiscalement invérifiables. Des niches fiscales dont bénéficient les foyers les plus aisés.

Ce matin également a été ajoutée une nouvelle pièce au très lourd dossier Woerth. Celui-ci serait intervenu en 2008 alors qu'il était ministre du Budget pour obtenir un dégrèvement fiscal de 27 millions d'euros sur la succession du sculpteur César. Cette intervention (écrite) aurait été faite après une rencontre avec l'exécuteur testamentaire du sculpteur, Alain-Dominique Perrin, président de la Fondation Cartier pour l'art contemporain, que l'on retrouve parmi les grands donateurs de l'UMP. La collusion entre milieu de la finance et UMP devient chaque jour moins contestable ; on comprend mieux les choix politiques du gouvernement après ça !

Sarkozy et l'UMP perdent pied depuis des mois sur le terrain de la communication malgré le contrôle qu'il exerce sur les grandes chaînes de télévision via les directions des chaînes publliques et les amis patrons des chaînes privées..

Le spectacle honteux des propos ségrégationnistes et xénophobes de responsables de la droite, Sarkozy en tête, cherche à détourner les feux de l'actualité sur des victimes expiatoires.

Pas sûr que les français soient dupes !

Le 7 septembre, les syndicats appellent à la mobilisation contre la réforme des retraites et pour une autre politique sociale.  On pourra y rajouter la défense des valeurs de la République et des Droits de l'Homme.

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 09:53

Depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy aux "affaires", c'est à un véritable détricotage de la France républicaine que nous assistons. L'oeuvre de destruction de la cohérence nationale est marquée par une mise à mal des grands principes qui fondent la République : unité du pays et égalité des citoyens, liberté d'expression, démocratie locale et justice indépendante.

Certains voient dans l'alliance UMP actuelle un assemblage de revanchards de tout bord, depuis les ultralibéraux qui veulent casser les acquis sociaux (genre Kessler) aux conservateurs chrétiens qui en ont après l'avortement et les homosexuels (Boutin, Vanneste) en passant par les anciens cadres d'extrême-droite (Estrosi, Devedjian).

Les derniers gaullistes du défunt RPR ont quitté le bord depuis un moment, qu'il s'agisse de Dupont-Aignan ou de Villepin.

En deux ans, l'UMP et Sarkozy ont accéléré un travail de sape libéral entrepris depuis les années 80, avec les privatisations, mais ont rajouté une touche anti-républicaine marquée à leur politique.

Loin de servir l'unité de la République ou la notion d'égalité des citoyens, la politique de stigmatisation des jeunes, des quartiers difficiles et des populations d'origine maghrébine ou africaine conduit ces catégories de français à une communautarisation accélérée. L'homme ayant besoin de solidarité, quand l'Etat vous abandonne (Services publics, emplois, contrôle au faciès), vous vous repliez sur le groupe proche : votre quartier, votre "communauté", votre "bande".
La politique de Sarkozy est une politique de mise en avant systématique des différences (religieuses, ethniques ou sociales) qui favorise le communautarisme, comme dans les pays anglosaxons, et fragilise le concept de creuset républicain.

Avec Sarkozy est apparue aussi une censure forte des critiques à l'égard du chef de l'Etat. On se souvient des poursuites contre de silmples citoyens pour une reprise du sarkozyste slogan "casse-toi pauv'con !" ou pour avoir lancé "Sarkozy je te vois !" lors d'un contrôle de police. La dernière affaire en date, censurée dans les grands médias, est la mise en garde à vue et la comparution devant un juge de trois jeunes militants communistes (dont deux mineurs) pour injure au Président suite à un collage nocturne d'affiches caricaturant Sarkozy la veille de sa venue à Grenoble. Les propos des responsables UMP vis-à-vis de Médiapart ou de juges avec l'affaire Bettencourt-Woerth montrent que le droit de critique se réduit chaque jour un peu plus en France.

Au niveau démocratique, notons aussi la volonté de la droite de museler les collectivités locales (Communes, départements et régions) en les transformant en simples exécutants des choix de l'Etat et en éloignant leurs élus de la population. En les réformant, la droite revient sur l'un des acquis majeurs de la Révolution française de 1789, la désignation par le peuple lui-même d'élus souverains au niveau local.

La justice fait également partie des institutions républicaines mises à mal. Chacun sait désormais que cette institution manque des moyens humains et matériels pour fonctionner correctement. A cela s'ajoute une réforme judiciaire en cours qui supprimerait le juge d'instruction. Parallèlement, le pouvoir politique se permet désormais (comme Berlusconi) de critiquer publiquement le travail des juges, décrédibilisant de fait l'institution judiciaire auprès des citoyens. Mieux, avec l'affaire Bettencourt, ce n'est même pas un juge qui gère le dossier mais un procureur proche de Sarkozy !

Plus globalement, les attaques incessantes contre les services publics contribuent à fragiliser la présence de la République sur tout le territoire national. On parle assez des zones de "non-droit" dans certains quartiers populaires. Non-droit parce que la police en est absente, comme souvent beaucoup d'autres services publics. Que dire alors de la disparition de l'Etat dans nos campagnes et dans nos petites villes de Province ? Plus de commissariat ou de gendarmerie, plus de Trésorerie, plus de Poste, plus d'école, plus d'hôpitaux de proximité, c'est la disparition de la République ! Autrefois, payer ses impôts c'était en voir le résultat localement. Aujourd'hui, nombre de citoyens de nos cantons paient des impôts pour contribuer au bouclier fiscal de Bettencourt et consorts, à l'achat du nouvel avion présidentiel (175 millions d'euros !) ou aux petites sauteries ministérielles.

Comment s'étonner de cette mise à mal des servies publics de la Nation pour la Nation de la part d'un chef de l'Etat qui disait à Latran le 20 décembre 2007 que "dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur" ?

La "France d'après", celle que souhaite Sarkozy, sera une jungle où les protections sociales et du salarié auront disparu, où seul le communautarisme (ethnique ou religieux) offrira un semblant de solidarité aux habitants de ce pays, une France où les riches auront tirer toute la couverture à eux et vivront tranquillement entre la France et les pays tropicaux, protégés par une justice et une police de classe.

La France de Sarkozy est antirépublicaine, antisociale. Elle est clanique, égoïste, libérale économiquement mais conservatrice socialement.

La France de Sarkozy, c'est la France d'avant 1789, le racisme en plus.

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 08:35

Comme à la pire période de notre Histoire, voici le retour de l'ennemi intérieur, juif hier, immigré aujourd'hui. Ne nous trompons pas de cibles : les diviseurs du peuple sont les responsables de la crise !

 

La dérive xénophobe au sommet de l'Etat se poursuit. Xénophobe et sécuritaire.

Après les déclarations fracassantes des plus hautes autorités de l'Etat au lendemain des événements de Grenoble et de Saint Aignan, la droite souhaite surfer sur l'événement. Pour résoudre les problèmes d'insécurité ou déplacer le débat public sur un sujet qu'elle a choisi ?

La presse ne s'y est pas trompée. Elle annonce le lancement de la campagne présidentielle de 2012.

Sarkozy et son kamp ont donc décidé de nous refaire le coup de 2007. Insécurité et immigration seront donc les thèmes que portera la droite durant les deux prochaines années.

Deux réflexions :

- en parlant immigration et insécurité, la droite évacue complètement le bilan de sa politique économique et sociale ainsi que les nombreuses réformes qu'elle veut mettre en place d'ici fin 2011, sur les retraites, les collectivités locales, l'éducation, les hôpitaux,... ;

- le développement d'un discours qui créé l'amalgame entre immigration et insécurité traduit une dérive xénophobe de la droite française, bien présent depuis 2007 avec la création du honteux ministère de l'identité nationale et du débat porté par Besson ; une mise en valeur des thèses du Front National qui ne pourra que les crédibiliser.

Depuis 2005, Sarkozy construit son personnage autour d'un discours agressif, vengeur et particulièrement anti-immigré. Sa stratégie d'occupation tout azimut des médias nécessite sans cesse de nouvelles actualités, du "buzz" comme on dit sur internet.

Sauf que côté insécurité, le bilan de Sarkozy est plus que négatif. En dehors de la répression des automobilistes, qui rapporte beaucoup, la politique du gouvernement a surtout consisté a supprimé des postes de policiers et de gendarmes (11 000 !) et a supprimé la police de proximité. Conséquence : les forces de l'ordre n'interviennent dans certains quartiers que par à coups, par opération commando, laissant le "territoire" à l'abandon le reste du temps.

Pour donner le change et faire croire qu'il contrôle encore la situation, c'est la surenchère sécuritaire et xénophobe !

Une surenchère d'autant plus facile que l'aile droite de l'UMP est en force au gouvernement (des transfuges du groupuscule fasciste Occident, pour la plupart) et d'autant plus intéressante que le FN est le dernier vivier de voix où l'UMP peut encore puiser.

Les délires amalgamant immigrés et insécurité se transforment en exclusion de la Nation de 400 000 français membres de la communauté du voyage et en menaces diverses au retrait de la nationalité française, concept interdit par toutes les conventions internationales.

La question est de savoir si cette agitation raciste n'est que du blabla pour enterrer médiatiquement l'affaire Woerth ou une volonté réelle d'agir sur ces questions ?

Dans ce dernier cas, la ségrégation des français en fonction de leurs origines ethniques ou de la date de l'acquisition de leur nationalité serait un viol caractérisé de la Constitution, une rupture avec une originalité française datant de la Renaissance et mettrait la France au banc des Nations.

Pendant ce temps là, les vrais délinquants, ceux qui ruinent notre économie en spéculant sur la dette publique et les emplois, ceux qui fraudent en masse le fisc et qui favorisent le dumping social mondial restent p^rotéger par le système et l'Etat.

L'ennemi n'est pas dans nos banlieues pauvres, il est à là où est l'argent, là où se décident nos vies, à la tête des marchés et des banques. L'ennemi, c'est le capitalisme !

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