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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 10:27

Huit militants CGT de General Motors Strasbourg ont été retenus dans leur local, vendredi, après leur refus de signer l’accord de reprise proposé par GM Company.

 

Après le chantage à l’emploi et les reculs sociaux, l’atteinte à la liberté syndicale fait son entrée à General Motors Strasbourg. Vendredi dernier, huit militants de la CGT ont été retenus pendant plusieurs heures par une cinquantaine de salariés qui voulaient les contraindre à signer l’accord de reprise proposé par la direction de GM Company. Le projet préserve l’emploi pour trois ans en contrepartie d’une diminution de 10 % des coûts salariaux et avait été approuvé par référendum interne par plus de 70 % des salariés.

La CGT s’est refusée, depuis le début des négociations, à céder au chantage à l’emploi et à entériner le gel des salaires pour deux ans et la suppression de jours de RTT. En outre, la tentative de la direction de modifier le projet après le référendum en y ajoutant l’annualisation du temps de travail, qui n’avait jamais été négociée avec les syndicats, puis son retour en arrière devant la colère des salariés, n’a pas facilité les négociations…

Les tensions étaient déjà palpables jeudi, lors du vote du CE et des délégués syndicaux, puisqu’une trentaine de cadres se sont rassemblés devant les locaux de la CGT pour la pousser à signer l’accord le lendemain. Vendredi matin, la CFDT, majoritaire parmi les 1 150 salariés, ainsi que FO et la CFTC ont finalement approuvé la proposition de la direction de GM Company. Après 14 heures, une soixantaine de personnes ont bloqué huit délégués de la CGT dans leur local puis dans les ateliers.

 

Une pratique digne d’une dictature

 

Selon Robert Roland, responsable du syndicat, ils étaient composés de cadres, de chefs de service et de techniciens envoyés par la direction pour faire plier la dernière organisation réticente. Jean-Marc Ruhland, responsable CFDT, assure que de nombreux ouvriers étaient également présents, et que le mouvement était spontané.Les délégués CGT auraient été invectivés et même menacés de mort, et certains d’entre eux se seraient trouvés au centre d’une bousculade. Le syndicat dénonce une pratique digne d’une dictature et tient à rappeler ses droits : «On est en démocratie, on a tout à fait le droit de ne pas signer !» Cinq syndicalistes ont d’ores et déjà porté plainte.

Un représentant de la direction de GM Strasbourg a signalé que l’offre de reprise de GM Company requérait la signature de tous les délégués syndicaux. Selon Robert Roland, le groupe veut s’assurer la paix sociale : «Il cherche à casser toute forme de contestation, et veut des syndicats godillots aux ordres du patron.» La direction a repoussé la date butoir de la signature, prévue le 23 juillet, au 28, et la CGT redoute de nouvelles tentatives de pressions. Si elle persiste et refuse de signer, GM Company devra se prononcer sur le maintien de son offre.

 

Aude Fredouelle, "L'Humanité" du 26 juillet 2010.

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 10:55

Vous vous rappeler des engagements du gouvernement sur les chômeurs en fin de droit ?  

En début d'année, la CGT mettait sur le devant de la scène la situation dramatique d'un million de salariés dont les droits aux allocations chômage arrivent à leur fin dans le courant de l'année. En période de chômage, on sait ce que cela veut dire pour des chômeurs de longue durée ou des salariés âgés !  

Le gouvernement avait ouvert des négociations, soit-disant pour ne pas abandonner ces chômeurs.  

Au final, le dispositif du plan "Rebond" mis en place fin avril par le gouvernement n'offrait une solution qu'à 325 000 chômeurs sur le million de chômeurs en fin de droit.  

Trois mois après, seuls un peu plus de 1 000 chômeurs ont vu leur dossier aboutir !  

On récapitule :

- 1 000 000 de chômeurs en fin de droit ;

- 325 000 seulement concernés par le plan gouvernemental ;

- 1 000 dossiers rêglés.

 

Et que dit le secrétariat d'Etat à l'emploi ? "Le calendrier est conforme".  

C'est vrai que 0,1 % de dossiers réglés en trois mois, c'est un bon rythme !  A cette vitesse, il faudra 3 000 mois pour règler l'ensemble des dossiers soit 250 ans ! ! .

Curieusement, pour le bouclier fiscal, les remboursements du fisc sont beaucoup plus rapides !
Ah oui ! Le montant de l'aide prévue dans le plan "Rebond" du gouvernement pour les chômeurs en fin de droit est de ... 460 € par mois ! Royal !
Nouvel exercice mathématique : combien d'allocations de 460 € aurait-on pu payer si on n'avait pas offert 30 000 000 d'euros à Liliane Bettencourt au titre du Bouclier fiscal ? Réponse : 65 217 allocations !
C'est sûr que la mère Bettencourt attendait certainement après ce chèque ! Pensez donc ! Quand on sort hebdomadairement 50 000 € en liquide pour les dépenses courantes...
Dans l'esprit de ces gens là, les pauvres n'ont pas les mêmes besoins que les riches. Ils peuvent bien se passer de 460 € ! Ce n'est même pas le prix du kilo de caviar.
La droite au gouvernement l'a bien compris : en temps de crise, il faut se donner des priorités ! Les chômeurs et les pauvres attendront.
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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 10:01

La France, un pays qui s'appauvrit ? Voilà une affirmation qui n'est pas tout à fait vraie !
En France, seuls les pauvres et les classes moyennes s'appauvrissent.

 

Vous ne payez pas l'Impôt sur la Fortune ?

Vous ne faites donc partie des 562 000 foyers français qui font une déclaration à l'ISF.

562 000 foyers, c'est plus que l'an dernier à la même époque (539 000). 23 000 foyers ont donc déjà rejoint le club très sélect des foyers dont le patrimoine dépasse les 780 000 euros. La crise est profitable pour certains.

Pour ceux qui ne verraient pas ce que cela représente, 780 000 euros c'est l'équivalent de trois très belles maisons avec terrain (260 000 euros chaque) ou quatre maisons dans nos villages (195 000 euros chaque). Il s'agit là, je le rappelle, du minimum pour être assujetti à l'ISF !

Au final, en 2009, 559.227 contribuables avaient payé l'ISF, contre 565.966 en 2008. 2010 va donc probablement dépasser le score de 2008.

L'ISF a rapporté dans les caisses de l'Etat 4,031 milliards d'euros en 2007, 3,810 milliards en 2008 et seulement 3,266 milliards en 2009. Pour 2010, on en est déjà à 3,29 milliards d'euros et l'année est loin d'être finie !
Malgré tout, la collecte de l'ISF à tendance à baisser.

Certains diront que cette baisse est dûe à la crise. Plus logiquement, ce sont les nouvelles niches fiscales permises par la loi TEPA ("paquet fiscal") qui sont à l'origine de cette érosion.

Le ministère du budget le reconnait : les "réductions d'impôts" prévues par la loi Tepa progressent. Plus de 140.000 réductions d'impôts pour investissement dans une PME ou un don à un organisme ont généré un total de réductions d'impôts de 838 millions d'euros. 6 000 euros en moyenne ! Pas mal, non ?

On est encore loin du chèque de 30 millions d'euros à Liliane Bettencourt mais c'est un bon début !

En soignant le portefeuille de son milieu social, le gouvernement ne fait finalement que défendre les intérêts des siens, tout comme il le fait avec le bouclier fiscal, les mesures sur les transmissions de patrimoine ou le soutien aux marchés financiers. Ce qu'on appelle une politique de classe.

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 10:29

Les crises ont toujours été des moments favorables pour les partis d'extrême-droite.

 

On le voit encore actuellement ou une vague brune monte un peu partout en Europe comme lors des dernières élections européennes avec le JOBBIK hongrois (nationaliste et anti-roms), le LAOS grec ou, plus récemment, avec les élections législatives belges et hollandaises.

 

La stratégie du tous pourris.. sauf moi !

 

En France, le cadavre du FN retrouve de la chair depuis quelques temps. L'arrivée de Marine Le Pen permet au parti d'extrême-droite de se vernir d'une teinte moins agressive, un brun moins criard. Mais le fonds idéologique reste le même.

La stratégie frontiste n'a pas changé. Pour se faire monter, l'extrême-droite tente de se désolidariser du système politique en jouant la carte de la dénonciation d'un supposé "establishment" qui, ô surprise, regrouperait tous les partis sauf lui ! Le FN ne ferait pas parti de l'échiquier politique français, il serait en dehors, au delà.

Quand on regarde le programme et les idées du FN, pourtant, il n'y a pas d'idées neuves, pas de rupture avec le système.. Tout est récupération des vieux slogans des années 30, revisitée à la sauce actuelle, sans remise en cause du système à l'origine de la crise.

On se souvient de l'affiche des années 80 où le FN résolvait de manière insolente le chômage avec l'équation : "trois millions de chômeurs ce sont trois millions d'immigrés de trop !". Un slogan calqué sur l'affiche du parti nazi dans les années 30 qui précisait "400 000 juifs, 500 000 chômeurs, la solution est simple !". On sait ce que cela a donné !

Plus récemment, le vieux leader d'extrême-droite s'est lancé dans une nouvelle diatribe anti-système à l'occasion d'un déplacement dans la Drôme.

Comme d'habitude, Le Pen tente de surfer sur les scandales actuels pour gonfler ses rangs. Le tour de force actuel est de rajouter les syndicats à la dénonciation habituelle partis politiques. Selon lui, les syndicats seraient silencieux sur le scandale Woerth-Bettencourt car corrompus eux aussi. Ils "toucheraient des enveloppes". Que les syndicats refusent de hurler avec les loups pour se concentrer sur l'essentiel, la réforme des retraites, est considérer comme un silence coupable par le milliardaire de Saint Cloud.

Dans son bel amalgame habituel, Le Pen mélange ainsi droite-gauche-mouvement social pour apparaître comme la seule vierge du troupeau et, accessoirement, la seule alternative possible.

Je ne sais pas ce que feront (font ?) les syndicats par rapport à ce nouveau vomi oral du leader décati mais le mieux est peut-être de regarder ce que propose le FN ?

Car de nombreux électeurs du FN votent pour ce parti sur des bases racistes ou par rejet de la classe politique. Le repli sur soi est un phénomène fréquent quand on se sent en danger et l'extrême-droite sait parfaitement surfer sur ce sentiment.

 

Qui connait les propositions économiques du FN ?

 

Penchons-nous sur un dossier d'actualité, celui des retraites.

 

Par le biais du racisme, le FN s'attaque au régime de retraite collectif en séparant droits sociaux des étrangers et droits sociaux des "français", créant deux caisses dont l'une serrait encore plus déficitaire : celle des "français" ! Eh oui ! Les immigrés sont plus actifs, plus jeunes donc moins malades, ils pourvoient plus à l'équilibre de la Sécu qu'une population "française de souche" vieillissante !...

Toujours dans le domaine social, le FN défend l'idée d'une Sécu qui ne prendrait en charge que les "gros risques" (?). Charge à chacun de payer une assurance privée pour les actes mineurs (visite chez le médecin, le dentiste, petite chirurgie, médicaments,...). En tout cas, ceux qui auront les moyens de le faire !

D'autre part, en séparant les "immigrés" des autres travailleurs (vive l'Apartheid ?), le FN crée un vivier de travailleurs qui seront sous-payés, sous protégés ce qui entrainera un dumping social interne à la France qui tirera vers le bas l'ensemble des salaires et des conditions de travail de la population.

Le FN ne préconise d'ailleurs rien d'autre qu'un abaissement généralisé du coût du travail en exigeant des allègements de charges pour les entreprises, la suppression de la taxe professionnelle, une baisse de l'impôt sur les sociétés mais aussi une plus grande flexibilité du marché du travail et la remise en cause des 35 heures.

Pour les riches, le FN exige en plus une réduction des droits de succession et la suppression des prélèvements sur les plus-values boursières.

 Par ailleurs, le FN veut supprimer l'impôt sur le revenu qui serait compensé par une hausse de l'impôt indirect et particulièrement de la TVA. Or, si l'impôt sur le revenu est progressif (les riches paient plus que les pauvres), la TVA est payée de la même façon quels que soient vos revenus ! En clair, les riches paieront moins mais les pauvres, dispensés d'impôt sur le revenu paieront plus par le biais de la TVA !

Je vous passe ses autres propositions comme la taxation des importations (merci le pouvoir d'achat !), les réductions des dépenses publiques au profit unique de la police et de l'armée ou le retour des femmes au foyer.

Un programme digne des libéraux de l'UMP ! La chasse aux immigrés comprise.

 

Le FN : un parti de petits patrons au service du grand capital

 

Le FN compte nombre de petits patrons dans ses rangs et prône une politique ultralibérale. Le Pen lui même est milliardaire et n'a jamais travaillé de sa vie, comme sa fille. On est loin du parti ouvrier qu'il prétend être !

Par son programme, c'est un parti qui défend le capitalisme dans sa version la plus radicale. Le racisme en plus.

Rien de surprenant.

L'Histoire a montré que l'extrême-droite a toujours été du côté du patronat contre les travailleurs. C'était déjà le cas du temps des ligues fascistes dans la France des années 30 où nombre de patrons scandaient "plutôt Hitler que le Front Populaire !". De nombreux patrons français ont volontairement collaboré avec l'occupant allemand sous Pétain, comme par exemple la famille Renault (d'où la nationalisation de la régie Renault en 1945) ou les fondateurs du groupe ... L'Oréal !

C'était aussi le cas en Espagne avec Franco, au Portugal avec Salazar, en Grèce ou en Amérique du sud avec les dictatures militaires ou les bourgeoisies locales et les Etats-Unis ont soutenu jusqu'au bout ces régimes qui réprimaient le mouvement social et la gauche, notamment communiste.

 

Les barricades n'ont que deux côtés

 

Comme nous l'a enseigné Marx, toute l'histoire du monde se résume à une lutte entre classes possédantes et classes exploitées. Aujourd'hui, les classes possédantes (grande bourgeoisie, spéculateurs,...) tentent de reprendre les acquis sociaux, et donc les richesses, qu'elles ont dû céder aux travailleurs au fur et à mesure des grands rendez-vous sociaux qu'ont été le Front Populaire, la Libération ou mai 68.

Dans cette opposition, il n'y a que deux camps : ceux qui défendent le système capitaliste et ceux qui s'opposent à lui.

Parmi ceux qui défendent le système capitaliste, vous avez la droite classique, émanation de la bourgeoisie, mais aussi les sociaux-démocrates (qui veulent néanmoins l'aménager, l'adoucir) et l'extrême-droite, qui ajoute un volant nationaliste et antisocial au libéralisme.

Le camp des opposants au capitalisme est plus réduit, il va d'une gauche socialiste radicale aux différents courants révolutionnaires. Le Parti communiste fait parti de ceux qui prônent un dépassement du système capitaliste, démocratique mais radical.

En bon parti d'extrême-droite, le Front National joue sur les peurs, sur les insatisfactions sociales et le rejet de la classe politique pour apparaître come une véritable alternative politique.

Malgré un discours apparemment ouvriériste et antisystème, le FN ne propose qu'une version encore plus agressive du capitalisme avec des propositions économiques et sociales très voisines de celles du patronat ou de l'UMP.

Le FN est un parti de l'establishment capitaliste.

Si demain le peuple français reprenait confiance en lui et décidait de se lever contre l'injustice que constitue le capitalisme, nul doute que les profiteurs du système actuel, patrons en tête, scanderaient comme en 1936, "plutôt Le Pen que le Front populaire" !

 

   Affiche FN Affiche nazi

                                            1983 : comparaison d'une affiche du parti nazi et du FN

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 09:24

Un Etat en situation de banqueroute ? C'est ce qu'avait laissé entendre Fillon il y a un an. Pourtant, les chiffres montrent que les caisses sont pleines. Alors pourquoi tant de rigueur ?

 

J'écoute quotidiennement France Info, le temps de faire le tour des infos d'une radio diffusant, malheureusement, les messages bien pensants et la parole gouvernementale.

Ce matin, un journaliste de la radio faisait un reportage tendant à montrer les efforts des ministères pour se serrer la ceinture en supprimant des postes de membres de leur cabinet. Certains ministres s'attendant à être remerciés à l'automne, le journaliste alla même jusqu'à parler de "climat de plan social" !

Un beau reportage en forme de bras d'honneur pour tous ceux qui connaissent réellement un plan social. Avec leurs indemnités, leurs "droits acquis" et certainement des mandats locaux, nos futurs "licenciés" n'ont certainement pas les mêmes inquiétudes que ces dizaines de milliers de salariés qui se retrouvent du jour au lendemain sans emploi et avec une indemnisation minimum !

 

Des caisses pas si vides

 

Tous ces efforts apparents du gouvernement et le message médiatique qui les accompagne tendent à montrer que la crise est une réalité et qu'il n'y a plus de sous dans les caisses de l'Etat. L'autre message, c'est de faire croire que tout le monde participe à l'effort de réduction des dépenses.

Tout cela n'est évidemment qu'apparent.

Si on se penche sur les chiffres du budget de l'Etat, on se rend compte qu'il y a encore pas mal d'argent dans les caisses.

Ainsi, les recettes de l'Etat se montent à 308 milliards d'euros en 2010. Un beau chiffre à comparer aux budgets antérieurs :

 

- 308 milliards d'€ de recettes en 2010 dont 49 milliards d'Impôts sur le revenu (IR), 35 milliards d'Impôts sur les Sociétés (IS) et 126 milliards de TVA ;

- 353 milliards d'€ de recettes en 2006 dont 57 milliards d'IR, 49 milliards d'IS et 163 milliards de TVA.

- 237 milliards d'€ de recettes en 2002 dont 54 milliards d'IR, 50 milliards d'IS et 144 milliards de TVA.

 

D'autres sources de financements viennent s'ajouter à celles-ci, notamment des taxes comme la TIPP.

Le constat c'est que les recettes de l'Etat fluctuent d'une année sur l'autre mais que, globalement, l'impôt sur le revenu baisse d'année en année comme l'impôt sur les sociétés.

Deux baisses qui s'expliquent par l'appauvrissement de la population française, d'une part, mais surtout par la diminution de la tranche supérieure de l'IR, par les nombreuses nouvelles niches fiscales et par les cadeaux fiscaux aux entreprises mis en place ces dernières années.

N'oublions pas, par exemple, que le bouclier fiscal coûte à l'Etat 15 milliards d'euros tous les ans et que la Taxe Professionnelle, acquittée par les entreprises, vient d'être supprimée cette année !

N'en reste pas moins un budget globalement stable.

Si déficit il y a, ce n'est pas parce que les recettes s'effondrent mais c'est surtout parce que les dépenses augmentent !

Mais où augmentent-elles ?

Pas dans les salaires des fonctionnaires, bloqués à + 0,5 % cette année, soit moins que l'inflation !

Pas non plus dans la masse salariale des fonctionnaires puisque le gouvernement supprime près de 35 000 emplois par an !

Pas dans les programmes industriels, d'équipement ou d'investissement financés par l'Etat puisque celui-ci annonce une "rigueur" dans ce domaine !

Pas dans les reversements aux collectivités, au titre de l'APA (Personnes Âgées), du RSA (Insertion) ou des aides aux handicapés, car ces reversements ne suivent pas la courbe de croissance des versements effectués par les départements !

 

Finalement, quand on regarde ce budget de l'Etat, il devient évident qu'une part toujours plus importante ne profite pas au plus grand nombre, aux plus démunis ou aux fonctionnaires.

La solution est peut-être à chercher dans tous ces allègements fiscaux consentis aux plus riches par le biais de niches fiscales incontrôlables (investissement immobilier dans les DOM, par exemple), par le biais du bouclier fiscal ou par le biais des allègements d'impôts en faveur des entreprises.

Quant aux recettes, elles pourraient augmenter rapidement, non seulement en s'attaquant à tous ces allègements pour les plus riches et les entreprises (le Capital), mais aussi en augmentant les salaires : cela entrainerait une hausse des rentrées par le biais de l'Impôt sur le Revenu et par le biais de la relance de la consommation (hausse des revenus de la TVA et de l'Impôt sur les Sociétés).

Et que l'on ne vienne pas nous dire que c'est la crise et que l'économie va mal !

Car, bien qu'en baisse pour la première fois en 2009 (par rapport à 2008), le Produit Intérieur Brut (ensemble des richesses créées en France) est de plus de 1 907 milliards d'euros. Il était de 1 441 milliards d'euros en 2000 et de 1 033 milliards d'euros en 1990 ! +874 milliards d'euros en 20 ans !!

D'autre part, le PIB français est attendu en hausse cette année.

Notre pays est de plus en plus riche (PIB) et l'Etat voit ses recettes évoluer doucement d'années en années.

 

Une conclusion : la richesse existe et l'Etat a de l'argent ; la seule question est donc bien celle de la répartition des richesses. Qui s'attaquera à cette question résoudra toutes les autres.

 


En cadeau, un graphique de l'INSEE qui illustre le taux de marges des entreprises en France (la part des profits sur la valeur ajoutée, c'est à dire la richesse créée dans l'entreprise) : 37 % tout de même début 2010 !

 

Marge-des-entreprises.jpg

 

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 09:03

Le grand mot est lâché ! Fillon admet enfin que sa politique est une politique de rigueur.

 

Christine Lagarde, ministre des économies, avait fait rire (jaune) avec son concept de ri-lance, accouplement des concepts opposés de rigueur et de relance. Il a fallu attendre un voyage au Japon pour que le gouvernement, par le biais de son premier ministre, reconnaisse enfin que sa politique économique n'est rien d'autre qu'un plan de rigueur.

 

En lachant le mot, Fillon a certainement avoué ce qu'il n'aurait pas dû ; un effet du décalage horaire ?

Pour se rattraper, le voilà qui tente d'adoucir le thème en affirmant que cette rigueur ne concerne que les "investissements" de l'Etat. Une pirouette qui cache mal la réalité.

 

Car, la rigueur de la droite, c'est d'abord des coupes claires dans les effectifs de la fonction publique et des réductions financières importantes pour les programmes sociaux, les ministères et les collectivités locales.

 

Emplois publics supprimés = baisse de qualité des services publics et moins d'emplois pour nos jeunes

 

Côté effectifs publics, la purge continue dans tous les ministères : intérieur, éducation, environnement, agriculture, travail,...

 

Comment l'état peut-il affirmer que les services publics vont continuer à offrir la même qualité de services alors que les effectifs baissent ?

 

Ainsi, après une baisse de 5 000 postes dans la police nationale ces dernières années, ce sont 3 000 à 5 000 postes supplémentaires qui devraient disparaître d'ici 2013. Pour la gendarmerie, la baisse représentera 3 500 postes.

Commissariats et gendarmeries n'ont pas fini de fermer, notamment dans les petites villes et les zones rurales !

 

Dans l'éducation, la purge continue.

Alors que des dizaines de milliers de postes ont été d'ores et déjà supprmés, ce sont 16 000 postes supplémentaires qui disparaitront dans l'éducation l'an prochain. Le premier secteur touché sera l'école primaire où le nombre de postes de professeurs des écoles mis au recrutement chute de moitié : seuls 11 000 postes seront à pourvoir dans le primaire en 2011 contre 15.600 en 2009, 18.600 en 2008 et environ 22.000 postes en 2007 !

De nouvelles fermetures de classes et d'écoles en perspective !

 

Pour l'agriculture, ce sont 650 emplois qui seront supprimés en 2011.

 

Au final, Sarkozy et son gouvernement se vantent de la suppression de 31.400 équivalents temps plein (ETP) en 2011, 32.800 ETP en 2012 et 33.000 ETP en 2013. Au total, 100 000 emplois de fonctionnaires vont disparaître en trois ans.

 

Cela représente une garantie de dégradation importante de la qualité des services publics et la garantie de voir disparaître ces services dans nos petites communes (gendarmeries, écoles, trésoreries, hôpitaux, ...) comme cela a déjà été le cas depuis 20 ans et comme on l'a vu récemment avec les fermetures de tribunaux ou de bureaux de Poste. Cela représente également 100 000 emplois de moins sur le marché du travail alors que le chômage continue de monter.

 

Rigueur pour les jeunes, les retraités, les familles mais pas pour les plus riches

 

Cette rigueur assumée va toucher les jeunes, par le chômage, par la dégradation de l'encadrement éducatif et par la suppression du cumul Aide au Logement / demi-part sur l'impôt sur le revenu.

 

Cette rigueur va toucher les retraités, par le biais de l'APA (recalculée et difficilement finançable par des départements financièrement étouffés) et par le biais des baisses de pensions à venir (réforme des retraites).

 

Cette rigueur va toucher les familles, par les mesures déjà citées, par le chômage et par la suppression des mesures fiscales en faveur de l'emploi de personnes à domicile.

 

Mais, qu'on se rassure ! Cette rigueur ne touchera pas les quelques milliers de nantis de ce pays.

 

Quand on sait que le 1 pourcent de français les plus riches ne paie que 20 % d'impôts sur ses revenus, on se rend compte qu'il y a dans ce pays une énorme anomalie par rapport à nombre de salariés beaucoup moins riches, notamment des cadres, dont le taux d'imposition est au dessus des 20 % !

 

Ni Sarkozy, ni Woerth n'ont l'intention de toucher au bouclier fiscal ou de s'attaquer réellement à la spéculation financière. La libre circulation des capitaux va offrir encore de belles années à l'évasion fiscale.

 

Combien d'infirmières, d'enseignants ou de policiers aurait-on pu payer avec les 30 millions d'euros versés en 2009 à Liliane Bettencourt au titre du bouclier fiscal ? Près de 1 000 ?

 

Un gouvernement, un état au service du capital

 

Cette rigueur, appliquée aux travailleurs mais épargnant les plus riches, va de pair avec une collusion entre milieu de la politique et milieu des affaires.

 

Certains font mine de découvrir que la droite fréquente les mêmes milieux que la haute bourgeoisie.

 

Si l'UMP fait parfois de bons scores dans des quartiers ouvriers, on n'a jamais vu le PCF, même à sa meilleure époque, faire de bons scores à Neuilly ou dans le seizième arrondissement de Paris ! C'est que le réflexe de classe est clair dans les milieux bourgeois !

 

Politiciens de droite et grands patrons ont grandi ensemble, fréquentés les mêmes écoles, les mêmes églises et habitent les mêmes communes.

 

La droite est la branche politique de la bourgeoisie. Elle est là pour défendre ses intérêts. C'est pour cela qu'elle bénéficie de financements importants de ce milieu là.

 

Le système politique et les choix gouvernementaux sont aussi là pour servir les intérêts de la bourgeoisie, du capitalisme. En ce sens, la constitution européenne, notamment le Traité de Lisbonne (ratifié par les parlementaires de droite et certains socialistes), institue le libéralisme en dogme fondateur de l'Europe.

La France n'est plus qu'une entité administrative qui retranscrit en droit français les politiques libérales décidées par l'Europe.

 

Les politiques actuelles, qu'il s'agisse de la rigueur ou de la réforme des retraites, ne sont pas des conséquences logiques d'une crise à laquelle on ne peut rien. Il s'agit de choix volontaires basés sur des objectifs politiques en faveur des classes dirigeantes.

 

D'autres choix sont possibles. Des choix en faveur du plus grand nombre, pour une meilleure répartition des richesses, pour défendre l'emploi et les services publics, contre le dumping social et les délocalisations, pour un meilleur contrôle du peuple sur les décisions économiques et politiques qui le concernent.

 

Ces politiques ne seront mises en place que par si le peuple français se mobilise.

 

Rendez-vous le 7 septembre dans la grève et dans la rue, le 6 septembre dans l'Education.

Une date à retenir pour dénoncer les réformes antisociales et refuser cette collusion entre l'état et les marchés financiers.

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 09:13

Qui a dit que l'allongement de l'espérance de vie entrainait nécessairement le recul de l'âge de départ en retraite ?

 

Pendant qu'une gigantesque offensive antisociale menée par les partis bourgeois (droite et sociaux-démocrates) menace d'emporter un ensemble important d'acquis sociaux en Europe, comme la retraite par répartition, les gouvernements progressistes sud-américains continuent de réformer leurs pays au bénéfice des travailleurs.

 

Ainsi, en Bolivie, le président Evo Morales et son gouvernement viennent-ils de présenter une loi abaissant l'âge de départ en retraite de 65 ans à 58 ans ! Cet âge sera même abaissé à 56 ans pour les métiers difficiles comme pour les mineurs de fond. Bien entendu, cette réforme s'accompagne d'un maintien des conditions de départ en retraite.

 

Tout l'inverse de la situation française (et européenne) qui voit reporter l'âge de départ en retraite avec, en parallèle, une dégradation du montant des pensions !

 

Pourquoi ce qui est possible en Bolivie est-il impossible en France ?

 

Les médias sont bien silencieux sur ce sujet, préférant appuyer la réforme gouvernementale en faisant des reportages dans des pays où la situation des retraités est pire. Sous-entendu : "regardez ce qui se passe ici et contentez-vous de ce que vous avez !".

 

La république des coquins

 

La différence entre la Bolivie et la France, c'est la différence entre un ensemble de pays sud-américains (Vénézuela, Bolivie, Cuba, Equateur, Salvador,...) et l'Union européenne.

En Amérique, vous avez des régimes (démocratiques) dont le crédo est le progrès social et la libération de leur peuple du joug de l'impérialisme occidental, donc du capitalisme.

En Europe, vous avez une Union européenne dont le crédo unique est le libéralisme économique selon le dogme de la libre circulation des capitaux et des marchandises. Tout pour le commerce et la finance !

 

En France vient s'ajouter la dérive affairiste du pouvoir, l'acoquinement de l'état et du milieu des affaires déjà visible au soir de l'élection de Sarkozy avec cette fameuse soirée au Fouquet's. Rolex, yacht de Bolloré, bouclier fiscal, voyages en avion, cigares, appartements d'état prêtés à des proches, permis de construire, affaire Bettencourt, vente de l'hippodrome de Compiègne,... les scandales politico-économiques qui affectent le gouvernement se multiplient dangeureusement.

 

La Françafrique est chez nous ! A quand le bourrage des urnes ?

 

Pendant que certains pays cherchent à améliorer le sort de leur population, usé par cinquante ans de régimes dictatoriaux impitoyables au service de multinationales occidentales, les gouvernements européennes travaillent contre leur peuple pour augmenter la rentabilité des capitaux financiers en pillant les acquis sociaux.

 

Ce qui est possible en Amérique latine est possible en France.


La condition, c'est que le peuple reprenne son destin en main. Socilament, lors des mouvements sociaux, et politiquement, en virant cette clique de truands et ceux qui ferait quasiment la même chose à leur place.


Evidemment, l'objectif est de se choisir des représentants qui veulent changer réellement la réalité de cette société, briser le contrôle d'une poignée de spéculateurs et de milliardaires sur le destin de 62 millions de français.

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 10:34

 

par Jean LEVY

 

Simone Veil et Michel Rocard s’expriment dans les colonnes du Monde pour adjurer la « classe politique » à cesser la polémique au sujet de « l’affaire Bettencourt ».

 

En signant ensemble cette contribution, ils se réfèrent au Club Vauban, dont ils font partie.

 

Et de rappeler l’esprit de ce club :

« Le Club Vauban a été fondé il y a près de trente ans autour d’une idée simple : rien n’est plus essentiel que de favoriser le dialogue entre tous ceux qui de droite, de gauche ou de centre, ont en charge l’intérêt public (…) Sans dialogue, il n’existe pas de débat, pas d’échanges d’idées, donc pas de démocratie ».

 

Qui ne souscrirait pas à cette dernière phrase ?

 

Le Club Vauban réunirait-il dans ses rangs l’ensemble de la société française, dans sa diversité ?

 

Les deux signataires feignent de le penser :

« Les membres de cette coopérative de réflexion viennent d’horizons différents. Ils n’ont pas les mêmes opinions politiques ou sociales. Ils n’ont pas les mêmes références, ni les mêmes convictions… »

 

Un bel ensemble qui suppose, cependant, une restriction :

« même s’ils sont tous favorables à l’économie sociale de marché et à la construction européenne ».

 

L’aveu est de taille. Pour Simone Veil et Michel Rocard, la pluralité de pensée exclut naturellement les Français qui ne portent pas l’Union européenne dans leur coeur. Ce qui fait du monde, tout de même. La majorité, si on en croit les sondages. Pour eux et pour tous ceux qui sont « favorables à l’économie sociale de marché et à la construction européenne », le débat ne peut se concevoir qu’entre eux. Pas de place pour les « mal pensants », les « euros sceptiques » et les ennemis des salles de marchés, sociales ou pas.

 

La pensée unique est devenue le critère de la démocratie.

 

Le Monde applique depuis longtemps, à l’égal des autres médias, cette règle : toutes les opinions sont bonnes, de gauche comme de droite, pour ou contre Sarkozy, à condition qu’elles relèvent de la même logique, celle du marché.

 

« Kommunistes pas français » nous serinait l’occupant, il y a soixante dix-ans.

 

La nouvelle Propaganda Abteilung a étendu le concept à tous les adversaires de la construction européenne.

 

Au nom de la démocratie, cette fois.

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 08:32
Amis pauvres, nous voilà rassurez ! La crise est terminée pour les riches.
Grâce aux bons résultats de leurs entreprises et grâce à la spéculation, les fortunes s'envolent et le classement des grandes richesses évolue. Et vous, vous êtes classés où dans ce classement ?
 
Le patron du groupe de luxe LVMH dispose d'une fortune de 22,7 milliards d'euros et repasse devant Gérard Mulliez. Liliane Bettencourt occupe la troisième place. Bernard Arnault retrouve son trône. Le patron de LVMH, numéro un mondial du luxe, est redevenu l'homme le plus riche de France, selon le classement publié ce mercredi sur le site Internet de Challenges. Sa fortune est estimée à 22,7 milliards d'euros, en forte hausse en raison du bond de 40% de l'action de LVMH, dont il détient 47% du capital, en un an.

Bernard Arnault avait abandonné la première place de ce classement à Gérard Mulliez et sa famille en 2008. Les propriétaires du géant de la distribution Auchan redescendent à la deuxième place, avec une fortune de 19 milliards d'euros. Liliane Bettencourt, fille du fondateur de L'Oréal, complète le podium, avec une fortune en hausse de 40% à 17 milliards d'euros.

 

Suivent la famille Louis-Dreyfus (8,5 milliards d'euros), l'héritier d'Hermès Bertrand Puech (8,5 milliards), l'industriel Serge Dassault (6,8 milliards), François Pinault (6,2 milliards), les frères Wertheimer, propriétaires de Chanel (4,5 milliards), Jacques Servier (3,8 milliards, groupe pharmaceutique Servier) et Jean-Claude Decaux, le fondateur du groupe du même nom (3,2 milliards).
+ 25 % pour les 500 plus gros patrimoines de France

Selon Challenges, la fortune totale des 500 plus gros patrimoines professionnels français a augmenté de 25% en un an, passant de 194 à 241 milliards d'euros. "Pour les riches, 2010 est l'année de la sortie de crise", explique l'hebdomadaire qui met en avant la hausse des valorisations des entreprises cotées en Bourse.
En 2007, elle avait atteint le niveau record de 280 milliards d'euros.
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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 09:00

Parmi toutes les tentatives de réformes en cours, il en est une qui touche à la démocratie locale, aux communes, départements et régions : la réforme territoriale.

 

Redéfinir la France sur le modèle régionaliste et libéral européen, tel est la ligne de conduite de la droite française au travers de toutes ses réformes. La réforme terrioriale réorganise l'aspect politique de la société française selon ce modèle.

 

Lancé à l'automne 2009, le projet sarkozyste comprend plusieurs aspects importants :

- Limitation des champs d'intervention des collectivités aux stricts délégations légales par la suppression de la "clause générale de compétence" ;

- Incitation forte (pour ne pas dire obligation) des communes à intégrer des communautés de communes pour leur déléguer de nombreuses compétences ;

- Création d'une nouvelle strate administrative, la métropole, chapeautant des territoires fortement urbanisés ;

- Suppression d'un élu territorial sur deux par regroupement des conseillers généraux et conseillers régionaux en un conseiller territorial qui assure les deux rôles.

 

Loin du discours sur la "simplification du mille-feuilles administratif" et la démagogique volonté de diminuer par deux les "trop nombreux" élus territoriaux, cette réforme territoriale entraine des risques bien plus évidents :

- alourdissement administratif avec la création des métropoles ;

- disparition du pouvoir municipal par transfert de compétences des communes vers les communautés de communes ; le maire devenant un simple exécutant de tâches administratives (naissances, décès, mariages, cérémonies officielles, chiens écrasés) ;

- disparition des départements, mis sous la coupe des régions ;

- recentralisation des pouvoirs vers Paris par la disparition de la clause générale de compétence qui permettait aux régions et départements d'intervenir sur des sujets de leu choix (soutien économique, financement des clubs sportifs et associations, environnement,...).

 

Plus globalement, en vidant de leurs fonctions les communes et les départements, toutes ces mesures entrainaient un éloignement des centres de décision politiques des citoyens. La population aurait moins de prise sur les décisions la concernant et les technocrates européens, libéraux, plus de facilités pour imposer leur dogmatisme économique.

 

Le schéma caché, c'est la mise en place de super-régions et de métropoles dont la fonction sera de servir de forces de frappes économiques dans le cadre d'une Europe libérale et aux frontières économiques ouvertes à la mondialisation. Quitte à ce que les régions françaises se fassent concurrence entre elles !

 

Ce schéma, c'est celui qui prévaut en Europe avec les lander allemands, les régions italiennes, les autonomies espagnoles,... Le remplacement du modèle républicain de Nation par celui d'Europe fédérale des Régions.

 

Tout ça, bien entendu, uniquement pour faciliter la compétitivité économique, donc l'explosion des bénéfices des entreprises.

 

En clair, cette réforme territoriale est le volet politique de la réforme sociale en cours (retraites, services publics, éducation, Sécu, droit du travail, Justice,...).

 

La réforme plombée au Sénat

 

Les communistes et leurs élus ont alarmé de nombreuses fois citoyens et élus locaux des pièges de cette réforme.

 

Il semble que la prise de conscience et le mécontentement d'une partie de la base commence à prendre de l'ampleur.

 

Coup sur coup, deux aspects majeurs de la réforme territoriale ont été invalidés par les sénateurs.

 

Un premier amendement, présentée par la sénatrice communiste Nicole Borvo, au nom de son groupe, rétablit la compétence générale des collectivités mercredi 1er juillet. Il a été adopté par une majorité de sénateur.

 

Un deuxième amendement, le 6 juillet, est présenté par les sénateurs centristes. Il a fait tomber le mode de désignation des futurs conseillers territoriaux décidé par le gouvernement. Ce qui bloque complétement la loi.

 

En rétablissant la clause générale de compétence, le Sénat redonne le pouvoir aux départements et régions.

En mettant en échec le gouvernement sur les conseillers territoriaux, c'est le kidnapping de l'UMP sur la démocratie qui est battu en brêche !

 

La bataille n'est pas encore gagné sur ce dossier mais la blessure est profonde.

 

Pris entre une crise capitaliste majeure gérée dans le seul intérêt des possédants et des scandales politico-économiques dignes d'une dictature africaine, le gouvernement est en mauvaise posture.

Son agressivité sur le dossier Woerth et le manque d'enthousiasme des députés et sénateurs de droite pour le soutenir en sont les symptômes apparents.

 

La possibilité existe d'affaiblir encore le camp du patronat et de créer les conditions d'une alternative enfin en faveur des travailleurs (les vrais, ceux qui se lèvent tôt !).

 

Restons mobilisés ! Mobilisons ceux qui ne le sont pas encore !

 


 

Pour cela, deux rendez-vous :

 

Mardi 13 juillet à partir de 11 h 30 devant la Préfecture et toute l'après-midi, rassemblement le jour de la présentation en conseil des sinistres du projet de réforme des retraites.

 

Mardi 7 septembre, journée interprofessionnelle de grève et de manifestation à l'appel de l'intersyndicale CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et CFTC.

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