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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 09:08

La lutte des classes. La notion avait semble t-il perdu de sa vigueur après trente ans de comprimission de la gauche avec le libéralisme. La réalité est pourtant là et trois ans de droite, en pleine crise du capitalisme, font nettement ressortir la dureté d'un capitalisme offensif qui mène sa politique de classe contre les travailleurs.

Jusqu'aux années 80, cahin-caha, la France comme les autres pays européens a connu une évolution sociale positive avec, en 1981, les derniers grands progrès sociaux qu'ont été la cinquième semaine de congés payés, la suppression de la peine de mort et la retraite à 60 ans.

C'est l'intégration européenne de plus en plus poussée qui servira de moyen de contournement des règles sociales nationales pour entamer un gigantesque retour social en arrière en faveur du capitalisme. Sous l'image d'Epinal d'une Europe qui a amené la paix et qui permet aux citoyens européens de circuler librement, s'est en fait établi, lentement, le cadre d'un libéralisme débridé mettant en concurrence les travailleurs européens, brisant les services publics, confiscant les droits démocratiques acquis par les peuples au bénéfice d'une technocratie européenne soumise aux grands lobbies économiques et financiers. De Maastricht en 1992 à Lisbonne en 2007 en passant par Barcelone en 2002, tous les traités et accords européens n'ont amené que libéralisation et ouverture des marchés, libre circulation des marchandises et des capitaux sans jamais apporter cette fameuse harmonisation sociale par le haut qu'on nous promet à chaque nouveau traité.

Dans chaque pays de l'Union européenne, les droites se servent de ces traités pour réformer en profondeur, c'est-à-dire supprimer les acquis sociaux les uns après les autres, vendre les services publics aux grosses entreprises privées et alléger les charges des entreprises et des plus riches sans que jamais ni le chômage ni la précarité ne reculent, bien au contraire !

Reculs sociaux sur reculs sociaux mais toujours plus d'argent pour les riches !

En France, concrètement, je ne remonterai pas aux années 80 pour illustrer les nombreux reculs sociaux enregistrés par notre peuple.

Si on se réfère aux dernières années, la liste des services publics qui se dégradent devient longue. Le système de santé est à bout par manque de personnel, manque de moyens, menaces de fermetures d'hôpitaux, comme l'éducation, la justice, la police ou même Pôle Emploi.

Les privatisations successives n'ont fait que dégrader les prestations pour des tarifs toujours plus élevés (EDF, GDF, autoroutes, Air France,...) ou entrainer la désindustrialisation du pays (Renault, Thomson, Bull,..).

Les taxes nouvelles (CSG, CRDS) frappant les salariés se sont maintenues et amplifiées bien qu'annoncées comme temporaires tandis qu'entreprises et riches foyers fiscaux accumulaient les exonérations comme le bouclier fiscal et les mesures du TEPA en 2007 (15 milliards par an !) ou la suppression de la Taxe Professionnelle cette année. A la place, un nouvel impôt sera mis en place, largement supporté par les ménages, donc les travailleurs (c'est déjà le cas à la CAPE de Pacy-Vernon malgré la bataille des élus communistes).

La volonté de supprimer l'ISF dès l'an prochain alors que les jeunes mariés et jeunes pacsés paieront plus d'impôts illustre également au bénéfice de qui est menée la politique actuelle.

La "crise" : illustration de la réalité du capitalisme

Alors que trente ans de libéralisme n'ont mené qu'à enfoncer le monde dans le chômage et l'épuisement des ressources naturelles, une crise financière d'une ampleur inégalée est intervenue en 2008.

La spéculation de plus en plus débridée, incontrôlée, a entrainé vers l'abîme l'ensemble du système financier mondial, ruinant des pays entiers (Islande, Irlande, pays baltes) dont on vantait la dérégulation sociale poussée.

Ceux qui ont le mieux résister, de l'avis même des libéraux et des économistes mondiaux, ce sont ceux dont le système social a servi d'amortisseur, la France en premier. Système aujourd'hui encore attaqué par la droite(retraites, Sécu, hôpitaux).

Pour sauver le système financier et permettre aux spéculateurs de ne pas perdre trop d'argent, les pays capitalistes ont investi des sommes pharaoniques d'argent public dans les banques. A elle seule, la France a dépensé pour plus de 250 milliards d'euros d'argent public, provoquant l'explosion de la dette nationale ! Merci Sarko ! Quel gestionnaire !..

Deux ans après, les banques et organismes spéculatifs sont sauvés et ont repris leurs activités spéculatives. La crise n'a pas servi de leçon. De toute façon, les états sont là pour protéger le système capitaliste, alors, pourquoi changer ?

Par contre, saisissant l'occasion de cette crise et l'effondrement financier des états, entreprises et états capitalistes mettent en exécution des plans de délocalisation d'entreprises et la remise en cause de nouveaux pans d'acquis sociaux partout en Europe.

Car, s'il ne s'agit pas d'actions concertées, comment expliquer que la même année tant de pays européens envisagent de repousser l'âge de la retraite et tous au même âge, 67 ans ?

Comme je le disais dans un article précédent, ce report de l'âge de départ en retraite est planifié depuis le sommet de Barcelone en 2002 (Retraites : la droite joue l'enlisement et l'affrontement ).

Au final, cette crise n'aura rien changé dans le mode de fonctionnement du capitalisme mais aura permis une nouvelle remise en cause d'acquis sociaux dans l'ensemble des pays occidentaux.

La moralisation du capitalisme tant annoncée par notre petit leader n'aura été qu'un discours creux, un effet d'annonce pour faire passer la pilule.

Deux ans après la crise, la Bourse et les dividendes des actionnaires ont repris le chemin de la hausse, comme les salaires des grands patrons. Pour les salariés, ceux qui se lèvent tôt, c'est un nouveau tour de vis, une nouvelle dégradation des conditions de vie. La réforme des retraites en est un exemple.

Il y a donc bien deux mondes : celui de la finance et du grand capital, favorisé et protégé par l'Etat, et celui du travail, pressurisé et mis en compétition. Deux mondes qui ont des intérêts divergents, opposés.

Pour conclure sur cette réalité de la lutte des classes aujourd'hui, je citerai le milliardaire américain Warren Buffet qui disait le 26 novembre 2006 : "Il y a une lutte des classes aux Etats-Unis, bien sûr, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous gagnons." Une pensée claire et sincère qui s'applique aussi à la France.

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 14:47

Comme disait Sarkozy : "quand il y a une manif, plus personne ne s'en aperçoit !". A trop appliquer la consigne de leur mentor, les ministres sarkozystes sombrent dans le ridicule.

Automobiliste comme beaucoup d'eurois, je suis régulièrement amené à faire le plein de mon véhicule. Et comme beaucoup d'automobilistes actuellement, j'observe avec inquiétude mon réservoir baisser alors que les pompes ferment les unes après les autres et que les files s'allongent aux pompes restantes. Pénurie ou pas pénurie, la folie s'est emparée d'une partie de la population qui s'est précipitée dès les premiers blocages de raffineries avec force bidons pour faire des stocks, entrainant ou accélérant le phénomène de pénurie donc les queues aux pompes.

Ce qui assez stupéfiant, c'est de voir une Christine Lagarde à la limite de l'agressivité tenir un discours surréaliste en minimisant complètement la pénurie. Seules 2 % des stations services seraient à cours de carburant selon ses chiffres soit un peu plus de 200.

Nous voilà rassurés ! Seule l'Eure doit connaître cette pénurie, semble t-il ?

Sauf que, de reportages en coups de fil, on se rend compte que ce sont des régions entières qui sont touchées par le phénomène. 2 % des pompes, vraiment ?

Ce problème de décompte des pompes à sec, entièrement ou partiellement, me rappelle un autre problème de décompte : celui du nombre de manifestants.

Cette fois, la parole est à Eric Woerth, vous savez, celui qui traine dans une affaire louche d'avantages fiscaux et de légion d'honneur en échanges de financements occultes du parti présidentiel !

Eric Woerth, toujours ministre et toujours défenseur de la réforme des retraites, a un problème de vue. De journées de manifestations en journées de manifestations, Eric et ses amis voient de moins en moins de manifestants. La mobilisation sociale baisse, selon eux.

Etrangement, presse locale et manifestants ne voient pas la même chose !?

La réponse se trouve peut être dans le bidonnage des chiffres des préfectures, dénoncé par un syndicat de policiers. Un peu de méthode Coué par dessus et voilà comment la propagande gouvernementale peut annoncer depuis des semaines la fin du mouvement populaire d'opposition à la réforme des retraites.

Nous voilà donc avec un gouvernement qui ne voit ni les sondages, ni les manifestations, ni les sites en grève, ni les pompes à essence vides. Il serait temps que ce gouvernement se rappelle que répêter inlassablement un mensonge ne le rend pas vrai pour autant !

Loin de la propagande gouvernementale, le mouvement social s'amplifie, touche désormais les lycéens, les étudiants et les camionneurs. La France sera bientôt à sec. Le gouvernement n'a qu'une décision à prendre pour que les choses rentrent dans l'ordre : retirer sa loi et ouvrir de vraies discussions avec les syndicats et les partis d'opposition.

Encore 3 millions de manifestants

Si les chiffres des préfectures continuent de jouer la baisse, ceux qui ont assisté à une manifestation samedi 16 se sont rendus compte de l'importance des cortèges et du dynamisme des manifestants.

Les syndicats parlent de 3 000 000 de manifestants nationalement.

Dans l'Eure, plusieurs rassemblement étaient organisés mais le plus important restait celui d'Evreux.

6 000 manifestants se sont retrouvés au Bel-Ebat à 10 h 30 soit autant que le samedi 2 octobre. On notait la présence de nombreuses familles, peu de lycéens (samedi oblige !) et beaucoup de salariés du privé.

Les communistes avaient fait le déplacement en nombre avec un cortège de 230 militants, sans parler des militants syndicaux et des jeunes communistes, très mobiles dans le cortège. Avec notre sono, le cortège était plutôt dynamique et remarqué.

Le sentiment général est à une certaine exaspération. Pas de fatalisme ni de dépit, mais bien l'exaspération face à un gouvernement qui joue le pourrissement, l'affrontement avec les jeunes, pour ne pas reculer.

L'enfermement du gouvernement dans cette attitude puérile ne tiendra pas longtemps face à une mobilisation qui est en passe de paralyser l'économie.

Nouvelle épreuve pour Sarko et sa bande : mardi 19 octobre.

Rendez-vous à 14 h 30 au Bel-Ebat à Evreux.

Manif Retraites 16 oct 2010 - 06

Manif Retraites 16 oct 2010 - 11

Manif Retraites 16 oct 2010 - 02

Manif Retraites 16 oct 2010 - 35

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 09:05

Pourcentage de grévistes :

Déclaration de la Fédération CGT des cheminots lue sur le blog de Jean Lévy

La Fédération CGT des Cheminots est aujourd’hui fondée à dénoncer et à contester les chiffres donnant le pourcentage de grévistes cheminots fournis par la direction SNCF à la presse dans le cadre du conflit social en cours.

 En effet, la Fédération CGT des cheminots peut affirmer de source sûre et vérifiée, que la consigne suivante a été donnée aux directions locales SNCF lors des réunions avec les managers et dirigeants avant-hier, le 12 octobre 2010 :

« Le nombre de grévistes et le pourcentage afférant doivent être fournis à la Direction nationale pour transmission à l’Elysée avant toute communication à la presse ou aux organisations syndicales. L’Elysée donnera par la suite les chiffres à communiquer officiellement ».  

Par conséquent, la Fédération CGT des Cheminots est légitime à condamner et contester la véracité des chiffres concernant la réalité du nombre de grévistes à la SNCF et ce depuis le 12 octobre.

Cette situation atteste de la mainmise de l’Élysée et de la majorité gouvernementale sur la Direction SNCF à l’instar des injonctions de Xavier BERTRAND (UMP) lors du conflit d’avril 2010 sur les retenues de jours de grève des cheminots. Les pourcentages officiels étant le fruit d’une manœuvre politique.

Elle atteste de la fébrilité du gouvernement et de la majorité parlementaire, face à un mouvement social interprofessionnel qui s’amplifie, à l’appui d’une opinion publique favorable, contre le projet de loi portant réforme des retraites.

Cette manœuvre renforce la détermination de la Fédération CGT des Cheminots à poursuivre la mobilisation pour gagner une réforme des retraites justes socialement et efficace économiquement.


Fédération CGT des Cheminots

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 10:47

 

Le secrétaire national du PCF a estimé que le gouvernement, "fébrile et inquiet" au lendemain d'une nouvelle journée d'action contre la réforme des retraites, tentait une "nouvelle et misérable manoeuvre" en cherchant à faire passer les jeunes pour des "classes dangereuses".

"Fébrile et inquiet au lendemain de la journée du 12 octobre, le gouvernement tente une nouvelle et misérable manoeuvre", écrit le secrétaire national du Parti communiste français dans un communiqué.

"Après avoir méprisé les salariés, c'est maintenant au tour des jeunes d'être dénoncés à la vindicte populaire comme des classes dangereuses", affirme Pierre Laurent.

"Mais quel danger y a-t-il à voir des milliers de jeunes se préoccuper de leur avenir et manifester leur désaccord avec cette réforme des retraites ?", demande-t-il.

"Les jeunes n'ont ni besoin de tuteurs syndicaux, ni de professeurs de politique pour s'engager" et ils "ont toutes les raisons d'être inquiets : le recul de l'âge légal va (les) priver d'un million d'emplois potentiels", argue-t-il.

"Résistance, Mai 68, mobilisation anti-Le Pen en 2002, CPE, l'engagement de la jeunesse dans les mobilisations a toujours été un gage de progrès dans la société" et nous avons "besoin de cette solidarité d'actions entre générations", conclut-il.


Commentaires :
On peut déjà noter que les consignes préfectorales semblent être à une fermeté confinant à l'agressivité vis-à-vis des lycéens. Plusieurs blessés sont déjà enregistrés chez les lycéens dont un à Caen suite à un tir tendu de lacrymogène le mardi 12 (5 heures d'opération) et un autre à Montreuil hier suite à un tir de flash ball. Dans ce dernier cas, le jeune risque d'avoir des séquelles oculaires : la même situation qu'il y a un peu plus d'un an dans le même département !
La droite panique. Elle est prête à mettre en danger des jeunes et des manifestants pour casser le mouvement.
N'empêche que, la mobilisation lycéenne gagne du terrain, dans l'Eure y compris où Evreux, Brionne, Gisors, Vernon, les Andelys, Bernay et Pont-Audemer connaissent des mobilisations.
Avec les salariés, demain, cela peut faire du monde.
De quoi faire paniquer encore plus la droite !
Solidaire

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 09:20

Encore une fois, la droite au gouvernement tente de passer en force une grande réforme sans écouter le rejet très majoritaire de cette réforme par le peuple français.

Réforme universitaire "Devaquet" en 1986, réforme des retraites Juppé en 1995, Contrat Première Embauche de Villepin en 2006, voici quelques exemples de grandes réformes que la droite a voulu passer en force contre l'avis majoritaire du peuple français. A chacune de ces réformes, un grand mouvement de mobilisation a embrasé le pays, entrainant avec lui une large partie de l'opinion publique. A chacune de ces réformes, la droite a répondu par le déni démocratique, le pourrissement et a laissé la situation dégénéré, laissant la police et les CRS libres de casser du manifestant.

Avec la réforme des retraites actuelle, la droite sarkozyste prend le même chemin. Un chemin qui risque d'être d'autant plus violent que le discours de la droite s'est radicalisé et rapproché de celui de l'extrême-droite.

Un projet libéral

Chacun le voit depuis le début, le gouvernement n'a jamais cherché à créer un consensus sur le dossier des retraites.

Son orientation libérale est claire.

L'objectif n'est nullement de sauver le système de retraite actuel, un système par répartition basé sur la solidarité nationale et le partage des dépenses entre salariés et entreprises, en clair, entre travail et capital. Les projections faites par le gouvernement lui-même indique en effet que sa réforme aboutira de nouveau à un déficit dès les années 2020.

L'objectif de la réforme est double :

- destabiliser encore plus le marché du travail et les repères sociaux pour précariser encore plus l'emploi et soumettre ainsi les salariés aux exigences des entreprises ;

- diminuer le coût des charges sociales des entreprises en les dégageant des retraites et, parallèlement, ouvrir un nouveau débouché pour les capitaux an amenant doucement les salariés qui en ont les moyens vers un système spéculatif (donc dangereux) de retraite par capitalisation, type fonds de pension.

Pour arriver à leurs fins, la droite et le gouvernement n'ont bien entendu rien à faire des contre-propositions syndicales ou de la gauche.

En cela, la droite française ne fait que suivre des consignes édictées par le capital européen lors du sommet de Barcelone en mars 2002. A cette époque Jacques Chirac, alors président de la République, et Lionel Jospin (?), son premier ministre, avaient signé un texte final prévoyant privatisations, flexibilisation et ... recul de cinq ans de l'âge de départ en retraite. Le texte affirmait en effet "il faudra rechercher d'ici à 2010 à augmenter progressivement d'au moins cinq ans l'âge moyen effectif auquel cesse dans l'union européenne l'activité professionnelle".

Où l'on voit bien que le recul de l'âge de départ en retraite est d'abord un choix idéologique libéral et non une obligation économique.

Une gestion autoritaire de la contestation

Bien évidemment, entre les voeux des capitalistes et de leurs porteurs d'eau politiques, il y a juste un petit problème : la résistance populaire.

Pour contourner le problème, plusieurs étapes se succèdent.

En premier lieu, il faut créer un déficit, en créant par exemple des exonérations de charges ou en chassant mollement la fraude fiscale. Par la suite, vous bombardez le public de messages alarmistes pour créer un sentiment d'urgence. Puis vous entamez une campagne de désinformation sur les causes de ce déficit (l'allongement de la durée de vie) qui amène à des conclusions apparement logiques : puisqu'on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps.

Si la contestation existe et que vous arrivez à la contenir, l'affaire est faite.

Si la contestation prend de l'ampleur et que vos arguments tombent les uns après les autres, l'objectif est de briser la contestation. Dans ce cas, la méthode consistera à diviser l'opinion publique, à jouer sur les peurs et à créer des tensions pour générer des violences, toujours défavorables au mouvement. Le temps est votre allié. Il faut laisser pourrir le mouvement, épuiser financièrement les grévistes, les démoraliser, jouer les brutalités policières ou les agressions par des casseurs.

J'exagère ?

Regardez-bien ce qui se passe actuellement ! Le gouvernement refuse tout débat (pourrissement), accélère le débat parlementaire (passage en force, démoralisation) et envoie les forces de l'ordre contre les plus faibles, les lycéens (Un blessé grave de 17 ans à Caen hier).

Cette méthode a été employée par le passé lors des grands mouvements sociaux qu'ont pus être le Front populaire ou mai 68 mais aussi dans ceux déjà cités comme le mouvement contre le projet Devaquet (1986), le projet Juppé (1995) ou le CPE (2006).

Ceux qui ont vécu le mouvement étudiant de 1986 (j'étais lycéen !) se rappellent de l'assassinat de Malik Oussékine, 22 ans, le 6 décembre 2006 par des voltigeurs (duo de policiers montés sur cyclomoteurs) alors qu'il était réfugié dans un hall d'immeuble. 400 000 manifestants parisiens lui avaient rendu hommage lors de son enterrement, 1 000 000 dans toute la France. Le projet Devaquet avait été finalement retiré.

On se souvient aussi des violences policières lors de différents mouvement étudiants et lycéens depuis mais surtout des bandes de casseurs descendus de banlieues dans les manifs anti-CPE sans que la police, pourtant bien au courant, ne les empêche d'approcher.

Aujourd'hui, l'irruption des lycéens dans le débat sur les retraites fait peur au pouvoir. La droite craint un embrasement, une extension du mouvement qui aurait la sympathie de l'opinion publique. Ceci explique les violentes diatribes sur la "manipulation" dont seraient victimes les lycéens, vieil argument de vieux bourgeois qui prennent les jeunes pour des marionnettes !

Entre libéralisme politique et autoritarisme social, la droite utilise les armes habituels de l'Etat capitaliste pour imposer au peuple une réforme vécue comme une agression.

Aux salariés de rester mobilisés et solidaires pour mettre en échec, une nouvelle fois, cette stratégie.

 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 18:08

La période actuelle le montre bien : les choix politiques effectués par la droite et le gouvernement impactent directement la vie des travailleurs. La contestation sociale menée par les syndicats nécessite plus que jamais un relai dans la sphère politique.

Il est de coutume de vouloir saucissonner la société française : jeunes contre vieux, français contre immigrés, salariés du public contre salariés du privés, etc...

Pour préserver "l'indépendance syndicale" ou pour lutter contre une éventuelle "récupération politique", certains prônent la séparation entre la sphère sociale et la sphère politique. Erreur primordiale qui mène le mouvement social à n'être qu'en contestation donc toujours sur la défensive. Au final, une séparation qui mène le mouvement social à l'échec.

En effet, il n'y a rein de plus imbriquer que la lutte sociale et la lutte politique ! La politique n'est-elle pas justement la discipline qui agit sur le fonctionnement de la société, les modes d'échanges et les relations entre individus ?

Si lutter dans une entreprise isolée pour des augmentations de salaires ou pour l'amélioration des conditions de travail ne nécessite pas forcément l'intervention des acteurs politiques, ilen est tout autrement dès que la lutte syndicale concerne un sujet  touchant l'organisation même de la société. Le combat actuel contre la réforme des retraites en est la parfaite illustration.

Un combat syndical contre des choix politiques

La forte mobilisation sociale actuelle, fruit des efforts de mobilisation des centrales syndicales concerne un sujet de société, celui de maintenir ou non un mécanisme de solidarité (la retraite par répartition) pour garantir aux salariés âgés une fin de vie digne et agréable.

La réforme portée en France par la droite rejoint le cortège de réformes identiques dans l'ensemble des pays européens selon une ligne politique décidée à Bologne bien avant la crise mondiale de 2008. Le passage de la retraite partout en Europe à 67 ans répond avant tout à un choix idéologique libéral pour répondre aux attentes des grandes entreprises capitalistes : briser l'un des derniers repères social, privatiser les retraites (en poussant ceux qui le peuvent vers la retraite par capitalisation) et augmenter artificiellement la masse de main d'oeuvre pour maintenir la pression sur l'ensemble des salariés (chômage + précarité).

En s'unissant contre cette réforme, les syndicats français sont dans leur rôle mais se trouvent bloquer par un pouvoir qui ne veut pas reculer car cette réforme est la pierre angulaire de sa contre-réforme sociale et qu'une victoire du peuple en France fragiliserait les contre-réformes en cours dans d'autres pays européens.

Des choix politiques qui nécessitent des réponses...politiques

En France, comme dans tout pays, quel que soit le modèle social (capitalisme, communisme,...) ou politique (monarchie, démocratie présidentielle ou parlementaire, dictature), ce sont toujours les hommes politiques qui font les lois et les règlementations. Que ce soit sur un plan fiscal, social, adminsitratif, ...

Tôt ou tard, le mouvement social devra trouver des relais politiques pour porter ses exigences. C'est ce qui s'est passé en 1936 avec le Front Populaire (alliance politique de gauche autour des exigences du mouvement social) ou les acquis de la Libération (programme du Conseil National de la Résistance).

Les syndicats ne font d'ailleurs rien d'autres qu'appliquer ce raisonnement dans le cadre de cette réforme : l'équivalent de l'UMP et du gouvernement Sarkozy sur le plan social, c'est le MEDEF, et c'est bien au gouvernement, donc à la sphère politique, que s'attaquent les syndicats.

Le Parti Communiste, traditionnel relai du mouvement populaire

Qu'il s'agisse d'opposition au projet de loi ou d'une contre-proposition, le mouvement social a besoin de trouver des porte-paroles politiques, des forces capables de porter le message populaire dans les instances démocratiques et au pouvoir. C'est le jeu de la démocratie, même s'il s'agit de nos jours d'un jeu pipé par le contrôle des médias par les puissances d'argent.

Depuis des mois, les communistes sont en première ligne pour informer, sensibiliser la population aux dangers de la réforme des retraites en cours. Ils le font dans le cadre syndical mais ils le font aussi dans le cadre politique.

Le "plus" de ce cadre politique, c'est de permettre de mettre en avant les cohérences entre les nombreuses réformes engagées par la droite, de démontrer l'orientation politique de ces choix et de proposer d'autres choix de société donc d'autres réformes. C'est ainsi que les députés et sénateurs communistes ont été en première ligne pour s'opposer au Parlement au passage de cette éforme et c'est aussi pourquoi ils ont proposé une contre-réforme du financement des retraites préservant l'âge de départ à taux plein à 60 ans.

Cette position du PCF en relai du mouvement social est sa position traditionnelle, celle qu'il porte depuis le Front Populaire de 1936 dont il a été un grand acteur et qu'il a porté aussi en 1945 (la retraite et la Sécu, ce sont des ministres communistes !) comme en 1968 !

Pour les communistes, le mouvement social a besoin de ses deux jambes pour avancer : le mouvement syndical et l'organisation politique.

C'est pour cette raison que les militants communistes sont tellement impliqués dans le mouvement syndical, sur le terrain et à tous les niveaux de responsabilité.

Aujourd'hui, pour défendre les retraites, comme autrefois, le mouvement social a besoin d'unité, unité syndical et unité avec les forces politiques qui en sont le relai. Les communistes sont au sein du mouvement social en cours. Ils y seront jusqu'au bout, en arborant honnêtement et fièrement leur identité politique.

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:34

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité.

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

PRESSENZA Boston, 21/09/10

article sorti des enfers du blog d'el diablo

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 08:35

En ces temps de dérive xénophobe et autoritaire du capital et en plein mouvement social, un peu d'Histoire avec le début du Front Populaire.


1936-2006
Première partie: "La riposte ouvrière au coup de force fasciste de février 1934"

En janvier 1934 un scandale financier éclate, le scandale Stavisky qui éclaire sur la corruption de l’état bourgeois ; en s’assurant des complicités dans les hautes sphères du pouvoir, de la justice et du monde de l’argent.
Les ligues factieuses voient dans ce scandale le moment idéal pour jouer de populisme et de démagogie, avec le soutien de la presse. Cette démagogie trouve un écho favorable dans la petite bourgeoisie et dans le gouvernement Chautemps et sa majorité socialiste.
I- le coup de force fasciste du 6 février
La démission du gouvernement Chautemps et la formation du gouvernement Daladier (Radical) permet aux ligues de se coordonner pour se réunir devant l’Assemblée afin empêcher l’investiture du nouveau gouvernement. L’assaut est mené contre le palais Bourbon mais échoue.
Le 7 les ligues gagnent la bataille parlementaire, les partis fascistes obtiennent le départ de Daladier et s’allient avec les forces du grand capital dans un gouvernement « d’union nationale » dirigé par Pétain, Laval, Tardieu et Herriot (Radical).
L’émeute fasciste du 6 montre le danger du coup d’état fasciste, et l’importance de mener une riposte.
II- rôle décisif du PCF le 6 février
L’Humanité appelle la classe ouvrière a contre manifester le 6 au soir, des batailles de rue se déroulent entre les ouvriers et les factieux. Maurice Thorez a la chambre lance un appel « a tous les prolétaires et à nos frères les ouvriers socialistes pour qu’ils viennent dans la rue chasser les bandes fascistes. Dans la foulée le Bureau Politique du PCF décide de créer des fronts uniques socialo-communistes pour créer une grève politique visant a briser les ligues et la grande bourgeoisie.
Le 7 la CGTU (minorité issue d’une scission de la CGT en 1921, proche du PCF et dirigé par Benoît Frachon) appel a l’unité d’action avec la CGT (réformiste, proche de la SFIO et dirigée par Léon Jouhaux, fondateur de FO en 1947), les travailleurs luttent contre la police qui a interdit la manif anti fasciste. Le PCF invite « les travailleurs communistes, socialistes, confédérés et unitaire, les sans parti, a se rassembler, dans leurs localités, de venir ensemble a la manifestation ! … ». Le gouvernement interdit la manifestation et la répression est féroce (9 morts 66 blessés et des milliers d’arrestations). Le gouvernement espérait écraser la contestation or il se produit l’inverse, en effet, l’unité commence à se faire et a s’organiser entre la base socialiste et les communistes.
III- le 12 février
La CGT et la SFIO se décident à passer à l’action, ils appellent à la grève générale pour le 12, aussitôt le PCF et la CGTU se décident à réussir la grève et l’unité, ils appellent à participer aux mouvements massivement. Prés de 4500000 manifestants battent le pavé, au coude a coude se trouvent socialistes, communistes, confédérés et unitaires.
Le PCF apparaît comme l’organisateur de la riposte, il parvient à déjouer le complot fasciste au gouvernement et fait de la classe ouvrière une force révolutionnaire unie et combative. Il brise les interdits des dirigeants socialistes et développe l’idée de l’action commune. Le PCF et le prolétariat apparaissent comme le moteur de la lutte anti fasciste.
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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 08:40

Les parlementaires UMP ont beau joué la diversion, le mouvement social prend de l'ampleur. Le 12 octobre s'annonce comme une nouvelle étape dans la construction d'un puissant rapport de force contre le gouvernement.

Des mesurettes par ci par là : voilà la seule solution trouvée par l'UMP et le Nouveau Centre pour donner l'impression d'écouter le peuple ! Les mères de trois enfants nées dans les années 50 et quelques parents d'enfants handicapés seraient concernés. Pas de quoi changer le fonds de la réforme !

En même temps, une partie des députés UMP est partie au charbon pour créer une nouvelle diversion en mettant en avant une polémique autour du bouclier fiscal. En surfant sur le rejet populaire du bouclier fiscal, peut-être espèrent-ils limiter la casse et sauver leurs sièges aux législatives de 2012 ? Pas sûr que leur volonté de supprimer l'ISF en même temps ne leur revienne pas dans la figure comme un boomerang !

Entre mesurettes et contre-feux, les salariés ne sont pas dupes. De sondages en sondages, la conviction populaire est clairement que cette contre-réforme des retraites est injuste et injustifiée.

Pour le gouvernement, la situation commence même à sentir le roussi. Les appels à la grève reconductible touchent de plus en plus de secteurs.

Ports, SNCF, RATP, transports Urbains, chimie, énergie, fonction publique, ... les secteurs de l'économie où des préavis de grèves RECONDUCTIBLES ont été lancés se multiplient.

Bouches-du-Rhône, Paris, Cantal, Bas-Rhin,.. les Unions Départementales de certains syndicats, notamment la CGT, appellent à durcir le mouvement. Au niveau national, la CGT hausse également le ton.

Les jeunes commencent également à bouger. La rentrée passée, les informations commencent à circuler et la jeunesse comprend qu'elle sera doublement victime de cette réforme : rapidement par le nombre d'emplois non libérés à cause des salariés ne pouvant prétendre à la retraite et lentement par le report même de l'âge de départ en retraite. Si les universités se mobilisent doucement, ce sont les lycéens qui sont à la tête du mouvement avec plus de 100 lycées déjà affectés par des grèves et des manifestations !

Décidément, l'automne social s'annonce chaud pour le gouvernement et la droite !

Loin de retombée comme le rêve la majorité, la mobilisation sociale commence à faire tâche d'huile.

Continuons à mobiliser autour de nous ! Pour le 12 octobre et au delà !

Et puis, faisons payer politiquement le soutien de nos élus eurois de droite à cette réforme, conseillers généraux ou députés, lors des élections cantonales de mars prochain et lors des élections législatives de 2012 !

Lycéens, Etudiants, Travailleurs, tous unis pour les retraites
Istres, Lycée Rimbaud hier matin
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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 09:04

Encore un organisme à museler pour le gouvernement : la Cour des Comptes. Elle vient d'apporter de manière diplomatique de l'eau au moulin des syndicats qui dénoncent depuis un moment les exonérations de charges et d'impôts sur les heures supplémentaires et la baisse de la TVA dans la restauration.

Le bon vieux slogan simpliste de Sarkozy "Travailler plus pour gagner plus" est vraiment mort. Son auteur ne le prononce plus depuis déjà longtemps et, maintenant, ce sont même des organismes d'état qui montre la nocivité des mesures sarkozistes qui en découlent.

Travailler plus coûte moins cher que d'embaucher

Rien que pour les heures supplémentaires, la Commission des Prélèvements Obligatoires (CPO, commission de la Cour des Comptes) affirme que les dérogations de charges et d'impôts coûtent environ 4,1 milliards d'euros à l'Etat, qui doit d'une part rembourser la Sécurité sociale du manque à gagner (2,9 milliards en 2010) et d'autre part se prive de recettes d'impôt sur le revenu.

Selon le rapport du CPO, organe rattaché à la Cour des comptes, l'effet sur l'emploi du dispositif est "ambigu". "Si la réduction du coût du travail consécutif à l'allègement des prélèvements peut être favorable à l'emploi, l'accroissement de la durée du travail incite les entreprises à substituer des heures de travail aux hommes", souligne ainsi le rapport présenté mercredi à la commission des Finances de l'Assemblée. En outre, "certaines évaluations empiriques laissent penser" que des hausses d'heures supplémentaires déclarées ne correspondent pas nécessairement à une hausse du nombre d'heures effectuées, ajoute le rapport, parlant d'"optimisation".

En clair, les entreprises se sont saisies de ce cadeau pour pousser les salariés (les cadres principalement) à multiplier les heures sup' plutôt que d'embaucher. Dans certains cas, cette "optimisation" va jusqu'à camoufler des heures habituellement effectuées en heures sup' pour économiser des charges et éviter d'augmenter les salaires. Et oui ! Plus besoin d'augmenter votre paie puisque l'économie d'impôt que vous effectuez vous permet de gagner plus ! Une sacrée économie pour les entreprises (pas de charges sociales !), quelques sous de plus dans la poche des salariés concernés et pas toujours volontaires (vu comment on est payés !...) mais des chômeurs privés d'opportunités d'embauches (l'équivalent de 80 000 emplois !), une Sécu qui creuse sa tombe et un Etat (donc le contribuable) qui en est de sa poche.

Restauration : l'Etat paie la note

Dans un autre domaine, le débat sur la baisse de TVA dans la restauration rebondit

Là encore, la CPO est particulièrement critique, estimant le coût de la réduction de la TVA à 5,5 % dans la restauration à 3 milliards d'euros sans que l'emploi n'y ait gagné. Je serais tenter de dire que le consommateur non plus n'y a rien gagné : quelsu'un a t-il vu les ardoises s'alléger ?...

La baisse de la TVA aura simplement servi à la droite à satisfaire des commerçants traditionnellement classés à droite. Tout le reste n'est qu'habillage !

Supprimer le bouclier fiscal et l'ISF : une fausse bonne idée

Sous pression de toute part, le gouvernement et ses parlementaires UMP cherche des parades pour donner l'impression d'écouter le vent de fronde qui gronde dans le pays.

Le bouclier fiscal étant devenu le symbole de la politique de classe menée par la droite au pouvoir, nombreux sont maintenant les caciques de l'UMP à prôner sa suppression Mais comme dans toute décision de la droite il y a toujours un revers. C'est comme ça que de nombreux élus UMP, comme Pierre Méhaignerie, proposent de supprimer le bouclier fiscal ET l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). Sauf que, le bouclier fiscal, ce sont 670 millions d'euros versés pour l'essentiel aux très grosses fortunes et que l'ISF, cela représente 3 milliards d'euros !

La droite, en gros, nous prend pour des cons ! Elle propose de reprendre 670 millions d'euros aux riches mais de leur en reverser 3 milliards !...

Décidément, il n'y a rien à tirer de cette droite ! Au service des classes possédantes, il n'y a rien de surprenant, ceci étant.

Par contre, la panique commence à gagner la majorité comme on le voit sur le bouclier fiscal ou sur les mesurettes d'aménagement de la contre-réforme des retraites. Poussons un peu et c'est elle qui battra en retraite !

Tous dans la rue le 12 octobre !

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