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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 12:34

Emmanuel Macron marquera à jamais l'image du quinquennat de François Hollande.

Le Président normal qui devait s'attaquer au monde de la finance a pris comme ministre de l'économie un technocrate venu du monde des banques d'affaires.

Emmanuel Macron fait, à son ministère, ce qu'il a fait toute sa vie : enrichir les banques et les spéculateurs. Un homme au service d'une classe sociale, peu préoccupé des difficultés des classes populaires et moyennes.

Cette semaine, on le découvre nostalgique de la monarchie, ce qui, somme toute, est assez cohérent pour ce défenseur des beaux quartiers.

Dans une interview au magazine "le 1", qui parait aujourd'hui, il déclare "La démocratie comporte toujours une forme d'incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même". Tiens donc ? "Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n'a pas voulu la mort" Le voilà historien, spécialiste de la Révolution !
Et de continuer : "La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n'est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d'y placer d'autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment." Et Pétain, peut-être ?
"Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l'espace. On le voit bien avec l'interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au coeur de la vie politique. Pourtant, ce qu'on attend du président de la République, c'est qu'il occupe cette fonction. Tout s'est construit sur ce malentendu. » Heureusement, Macron est là pour nous expliquer ce que notre subconscient nous cache !

Royaliste aujourd'hui, Emmanuel Macron s'est essayé à la démagogie hier.

Déconfit par la résistance du peuple grec et de son gouvernement aux diktats des marchés financiers et de leurs gouvernements, le ministre de Hollande fait dans l'amalgame pour brouiller les pistes et cracher sur les Grecs.

Pour répondre au soutien médiatisé de Marine Le Pen au vote Non des Grecs, plutôt que dénoncer la récupération par l'extrême droite de ce vote, Emmanuel Macron préfère qualifier le Front national de « forme de Syriza à la française, d’extrême droite ».

Comme d'autres à droite, il fait un parallèle entre extrême-droite et gauche radicale, certainement selon le bon vieux discours démagogique qui affirme que les extrêmes se rejoignent. Ce qui est valable pour les sphères ne l'est pas pour les surfaces planes !

Sur le fond, c'est un peu comme mettre sur le pied d'égalité la milice de Vichy et la résistance communiste entre 1940 et 1944 !

A l'image de ses actes et de sa Loi, Emmanuel Macron représente l'archétype du technocrate coupé du peuple, sûr de sa supériorité intellectuelle sur le "petit peuple", méprisant vis-à-vis de ce qui échappe à son schéma de pensée, formaté durant ses études et son passage en banque d'affaire.

Avec de tels cadres, le Parti ex-socialiste n'est pas prêt de recoller les morceaux avec ses électeurs populaires et les militants qui l'ont quitté ces trois dernières années : ils ne font même plus l'effort de cacher leur dérive à droite derrière un semblant de discours social !

Après la loi de surveillance généralisée mise en place par ce gouvernement, ne manque plus que le rétablissement de la monarchie pour que les critiques d'Emmanuel Macron sur "l'incomplétude" de la démocratie ne soient satisfaites.

Un pays sans règles sociales, vendu au capital international, via l'Europe et le TAFTA, où les citoyens sont surveillance et la démocratie sous contrôle d'un homme fort, monarque ou tyran, voilà donc le modèle de société prônée par les nouveaux dirigeants du PS ?

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 09:33

La Grèce doit tenir ses "engagements" et payer ses dettes... mais pas l'UMP/Les Républicains ?

Sarkozy, Juppé et consorts n'ont pas de mots assez durs pour dénoncer le gouvernement grec qui veut renégocier sa dette.

Belle ironie quand on sait que l'UMP est dans la même situation : embourbée dans des dettes qu'elle ne peut rembourser ! !

La preuve, sur "Le Point.fr", avec un article en date du 6 mai dernier dont nous publions ces deux extraits :

"Dette de l'UMP : Sarkozy négocie avec les banques pour sortir de l'impasse Selon Europe 1, Nicolas Sarkozy a fait une proposition aux dirigeants de banques françaises afin de ne pas rembourser la dette de l'UMP avant 2017...

...le temps presse. L'UMP, qui deviendra prochainement Les Républicains, doit normalement rembourser 11 millions d'euros en mars 2016, puis 27 millions en 2017. Mais pour le parti, ces deux échéances sont impossibles à respecter. "On touche 18 millions par an de l'État. Si on lâche 11 millions en mars, on met la clé sous la porte à l'automne", prévient-on à l'UMP, selon Europe 1."

Sarkozy et l'UMP, ceux qui ont alourdi la dette de la France de 600 milliards d'euros pour éviter à leurs copains banquiers de devoir s'expliquer devant la justice et les Français pour banqueroute, ne sont pas à cours d'idées pour donner des leçons et faire payer au contribuable leurs erreurs de gestion et celles de leurs copains !

Que les médias français ne fassent pas eux-mêmes ce parallèle démontre la complicité qui existe entre politiques et médias pour défendre la pensée unique libérale.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 09:25

L'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) est à nouveau dans le collimateur de la droite.

Coup sur coup, François Fillon, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé se sont exprimés pour la suppression de l'ISF. Il ne peut pas s'agit de hasard mais plutôt d'une action concertée.

Encore une fois, sous prétexte de s'attaquer à un impôt qui "dissuade" les riches d'investir, la droite défend une position que l'on peut caractériser de position de classe : défendre les intérêts économique des riches.

Alors que chaque année nous apporte des chiffres de la fraude fiscale, des particuliers comme des plus riches, l'un des rares impôts qui mette particulièrement les plus riches des Français à contribution serait menacé !

Un contribuable salarié paie en moyenne 10 à 15 % d'impôts sur le revenu. Ingrid Bettencourt, femme la plus riche de France, n'en paie que 8 % et Total, géant du CAC 40, ne paie pratiquement pas d'impôts en France.

Autant dire que la droite entend encore renforcer cette inégalité qui permet à ceux qui ont beaucoup de revenus d'échapper à l'impôt, soit par des placements (malheureusement) légaux et des niches fiscales, soit de manière illégale, grâce à l'évasion et à la fraude.

Encore une fois, ce seront les seuls salariés des classes moyennes sur qui reposerait l'impôt !

A l'heure où la Grèce est montrée du doigt comme mauvais payeur, n'oublions pas que ce pays s'est retrouvé embourbé dans la dette après le renflouement exagéré des banques grecques lors de la grande crise capitaliste de 2008, que les plus riches du pays échappent à l'impôt et pratiquent l'évasion fiscale à grande échelle, et que le pays est étranglé depuis 5 ans par des mesures d'austérité qui ont tué son économie et plombé ses classes moyennes.

Exactement ce que vit la France et ce que veut renforcer la droite !

Avec un Parti socialiste qui a définitivement basculé dans le camp libéral et une droite entièrement acquise aux mêmes dogmes, autant dire que l'alternative en France viendra, comme en Grèce ou en Espagne, d'une gauche radicale, une gauche qui assume ses positions de classes en faveur du monde salarié, de l'économie "réelle" et d'un développement économique durable.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 09:38

56 milliards d'euros ont été distribués aux actionnaires des entreprises du CAC 40 : un record depuis 2007, avant la crise financière !

Dans le détail, les rachats d'actions ont bondi de 55% à plus de 10 milliards d'euros, et les dividendes de 25% à 46 milliards, d'après une étude citée dans le quotidien Les Echos à paraître lundi.

Cependant, ce total a été gonflé par deux énormes opérations au caractère exceptionnel : la sortie partielle de Nestlé du capital de L'Oréal, qui a vu le groupe français racheter pour environ 6 milliards d'euros de ses propres actions à son actionnaire suisse, et une distribution d'actions Hermès par LVMH à ses actionnaires. Retraités de ces opérations, les rachats d'actions de l'an dernier sont en légère diminution par rapport à 2013, tandis que les dividendes ressortiraient en hausse de 5,5%. Mieux que l'inflation et le Livret A !

6 groupes cumulent presque 50% des dividendes

"Comme les années précédentes, le trio de tête des versements de dividendes (hors LVMH) représente de l'ordre du tiers des dividendes versés, il est à l'identique de l'an dernier composé de Total, Sanofi et GDF Suez. Si on ajoute EDF, Orange et BNP Paribas, on atteint avec 6 groupes presque 50% des dividendes", précise Vernimmen.net.

Ces chiffres pourraient relancer la polémique sur la propension des grands groupes français à récompenser leurs actionnaires plutôt qu'à embaucher et à investir, alors que le gouvernement a pris des mesures importantes en leur faveur avec le CICE puis le pacte de responsabilité.

Il y a de quoi alors que des sommes fabuleuses sont octroyées par l'Etat aux grands groupes pour favoriser la recherche comme pour le groupe pharmaceutique SANOFI qui touche de l'argent pour développer sa recherche et... licencie des centaines de chercheurs !

Pendant ce temps, on voit le gouvernement, la droite et les médias donner des leçons d'austérité aux Français (comme aux Grecs) pour renflouer les caisses de l'Etat et de la Sécu !

Avouez qu'en prenant une partie de ces 56 milliards d'euros (10 %, c'est déjà presque 6 milliards d'euros !), il y aurait de quoi améliorer les comptes de la République !

Mais, pour les libéraux de tous poils, une économie saine est une économie où les entreprises peuvent faire un maximum de bénéfices, licencier comme elles veulent et produire sans frontières ni contraintes écologiques. Le contraire d'une économie qui fonctionnerait pour l'intérêt de tous.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 08:40

Et de un !

Alors que le Parti socialiste connait une véritable hémorragie d'adhérents, expliquant en partie l'échec de l'aile gauche du PS au dernier congrès socialiste, les députés et sénateurs frondeurs du Parti socialiste n'ont pas eu le courage, jusqu'à présent, d'assumer jusqu'au bout leur refus des politiques libérales appliquées par le gouvernement Valls et le chef de l'Etat.

Avec la démission du PS de Philippe Noguès, député du Morbihan, c'est le premier élu national qui prend ses responsabilités et tire des conclusions radicales de la conversion assumée du PS aux thèses libérales.

Comme il l'explique dans "L'Obs", "les solutions que propose le gouvernement entraînent de plus en plus clairement la gauche vers des positions sociales libérales dans lesquelles je ne me reconnais pas. (…) Le fossé entre les citoyens et la politique n'a jamais été aussi large, et je pense que nos incohérences et nos reniements y sont pour beaucoup."

Il faut désormais espérer que d'autres parlementaires poussent leur logique jusqu'au bout et transforment leur "fronde" stérile en opposition pratique aux politiques qu'ils dénoncent.

Démission ou non, ces députés frondeurs doivent aujourd'hui voter contre tout projet libéral imposé par ce gouvernement.

En s'abstenant jusqu'à présent, ils favorisent finalement l'adoption des lois comme la Loi Macron ou celle sur le renseignement (l'écoute généralisée de la population, à l'américaine !). Conclusion que tire également Philippe Noguès, qui reconnait l'échec du bilan des Frondeurs : "Nous avons un peu dérangé politiquement, mais nos efforts ont été assez vains."

Seule l'émergence d'une véritable opposition politique de gauche, notamment au Parlement avec les élus communistes, Front de Gauche et socialistes "frondeurs", peut mettre en échec la dérive libérale du PS et de son gouvernement.

Ce serait un premier signe envoyé aux travailleurs de l'existence d'une réelle alternative politique, basée sur le refus d'une soumission libérale aux exigences des marchés financiers.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 09:51
Omerta pour le rapport sur le CIR

Nous publions ici un article de Sylvestre Huet, journaliste à Libération, paru sur "Sciences Blog Libération" et qui relate la mise à la trappe d'un rapport parlementaire sur le dispositif Crédit Impôt Recherche.

Pendant que le gouvernement annonce des contrôles renforcés sur les bénéficiaires d'aide sociale, soupçonnés de détourner quelques centaines d'euros par mois pour vivre, les grandes entreprises abusent en tout légalité de milliards d'euros de fonds publics en s'appuyant sur un dispositif généreux et aveugle quant au résultat.

On demande aux chômeurs de prouver qu'ils cherchent un emploi pour qu'ils puissent bénéficier quelques temps d'une indemnité chômage mais on ne demande rien aux grandes entreprises qui touchent des centaines de milliers d'euros pour soutenir une recherche qui n'existe pas !

Comme disait Marx, l'Etat exerce le pouvoir au profit de la classe dominante. La classe bourgeoise, celle des grands actionnaires et des grands patrons, pour ce qui concerne notre pays !

Solidaire

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Le Crédit d'impôt recherche est-il si sulfureux ? Au point qu'il faille organiser l'omerta sur un rapport d'enquête parlementaire à son sujet ?

C'est ce que laisse penser la décision des sénateurs de droite (LR et UDI) ainsi que du Parti Socialiste d'empêcher la publication du rapport de la sénatrice communiste Brigitte Gauthier-Maurin rédigé dans le cadre de la commission d'enquête parlementaire diligentée sur ce sujet. C'est ce que l'on apprenait ce matin au Sénat, après un vote des membres de la commission d'enquête qui a eu lieu mardi. Un vote "incompréhensible", s'exclame le sénateur communiste Eric Bocquet.

D'après la sénatrice, rapporteure de la commission d'enquête, le président de la dite-commission, le sénateur LR Françis Delattre, lui avait pourtant laissé entendre que, au prix de l'abandon de certaines recommandations, le rapport devait être voté. Mais ils semble que des pressions politiques, et d'autres venues de l'industrie et notamment du patron de Renault Carlos Ghosn en direction du Président du Sénat Gérard Larcher, se soient transformées en consignes de vote, condamnant le rapport à la destruction.

Jeté aux oubliettes

Pourtant, le travail était allé bon train durant six mois, depuis que le groupe communiste obtenait la création de cette commission d'enquête. Auditions nombreuses et variées, déplacements à Grenoble ou Sophia-Antipolis, consultation de la base de données du ministère de la recherche sur les bénéficiaires du CIR... mais aussi, puisque la rapporteure "bénéficiait des pouvoirs d'investigation du président de la commission des finances", explique Brigitte Gonthier-Maurin, l'envoi d'un questionnaire détaillé aux entreprises du CAC 40 sur les conditions dans lesquelles elles bénéficient du CIR. Questionnaire auquel elle ne pouvaient légalement se soustraire. Tout ce travail, présenté par un rapport de 264 pages, est donc jeté aux oubliettes.

Le débat public, ainsi que les travaux de l'Assemblée nationale et du Sénat, auraient pourtant été éclairés par ces informations. Qui ne pourrait être curieux de savoir quelles sont les entreprises du CAC 40 qui, grâce au CIR échappent totalement à l'impôt sur les bénéfices des sociétés ? De savoir comment la Société Générale, une banque, ou le grand distributeur Carrefour, ont pu bénéficier à plein de ce dispositif fiscal si avantageux ? Ou par quel système Renault peut justifier de toucher du CIR pour l'activité de recherche d'une filiale sans effectifs ? Mais, le citoyen comme l'élu sera privé de ces informations car la sénatrice communiste est désormais soumise au "secret fiscal", sous peine de poursuites pénales, pour ces informations récupérées dans le cadre de cette commission d'enquête. Dommage.

Six milliards par an de CIR

D'autant plus dommage que les réformes du CIR décidées en 2008 par Nicolas Sarkozy puis confirmées depuis 2012 sont contestées. Ces réformes ont fait exploser cette créance fiscale, qui avait longtemps été de l'ordre de deux milliards d'euros par an. Elle se monte aujourd'hui à six milliards d'euros par an, et pourrait grimper vers les neuf milliards. Il s'agit donc d'une dépense fiscale considérable, présentée par les gouvernements successifs comme un atout majeur pour développer la R&D privée en France. La mécanique de cet essor tient aux mesures prises en 2008: déplafonnement et prise en compte du volume des dépenses de R&D des entreprises et non de leur accroissement. Examiner dans quelle mesure le CIR ainsi réformé atteint ou pas ses objectifs, est ou non détourné de ses buts par les pratiques fiscales des entreprises semble donc une exigence élémentaire de contrôle des fonds publics.

Lors des auditions, une délégation de l'association Sciences en Marche avait pourtant apporté un élément de connaissance à caractère mathématique sur le CIR. Comme le graphique ci-dessous le montre, les entreprises ont subitement annoncé avoir recruté un pourcentage de cadres pour leurs activités de R&D qui a plus que triplé, de manière tout à fait corrélée à l'augmentation du CIR (le décalage d'un an sur le graphique est factice, un peu comme votre déclaration d'impôt qui est faite des revenus de l'année précédente). Or, comme l'activité de recherche réelle de ces entreprises, surtout des grosses qui captent la très grande majorité de l'augmentation du CIR provoqué par les réformes de Nicolas Sarkozy, n'a pas suivi cette augmentation, il y a là l'indice d'une fraude fiscale massive qui aurait mérité un examen minutieux.

De leur plongée dans les chiffres de l’administration pour la période 2007-2012, les scientifiques de Science en Marche ont dressé un constat sans appel : «Aucune corrélation entre le CIR et la création d’emplois de R & D dans l’ensemble des entreprises», constatent-ils. Pire, le groupe des entreprises de plus de 500 salariés, qui capte 63 % du CIR n’a créé «que 18 % des emplois nouveaux de R & D» de la période. Encore pire : trois branches industrielles perdent des emplois de R & D. Le secteur de la pharmacie (dont Sanofi) s’est ainsi octroyé 2 milliards de CIR entre 2008 et 2012 tout en détruisant 2.400 emplois dans ses laboratoires. Le rapport est disponible ici sur le site web de Sciences en marche. Cette étude de Sciences en marche montre que l’inefficacité du CIR est donc solidement établie pour les entreprises de plus de 500 salariés. A l’inverse, il est utile pour les entreprises plus ­petites qui ont créé plus de 80 % des emplois nouveaux durant cette période. Très énervé par cette audition, le président de la commission, Françis Delattre pointe dans un communiqué une section "Sud Cnrs" de son invention qui serait responsable de ces informations.

Un dispositif aveugle

Parmi les informations du rapport, il aurait été intéressant de détailler comment les cabinets de conseil, qui ne font qu'aider les entreprises à rédiger les demandes de CIR, pourraient capter 500 millions sur les six milliards déversés. Ou de se demander si la possibilité d'un chevauchement entre le CIR et le CICE ne serait pas à l'origine d'un double financement, à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros. On comprend en tout cas pourquoi la principale recommandation du rapport était l'exigence d'une étude économétrique pluraliste, ouverte et sincère du CIR.

Une exigence d'autant plus évidente que le CIR, par définition, est un dispositif "aveugle" souligne la sénatrice. Il ne se fonde sur aucune analyse de l'intérêt social ou économique de l'activité de R&D que l'entreprise demande aux contribuables de financer. Il ne vient en appui d'aucune stratégie industrielle, mais repose sur l'idée, vague, selon laquelle tout ce qui est considéré par une direction d'entreprise comme de la recherche est si bon pour la société toute entière qu'il faut l'exonérer d'impôt à ce titre. On attend toujours une démonstration économique de la justesse de cette vague idée. Or, le prix à payer pour les six milliards de CIR, c'est que ces milliards manquent à une politique de la recherche publique ambitieuse ou à un soutien plus fort aux recherches d'entreprises ciblant les objectifs d'une stratégie industrielle concertée avec les pouvoirs publics.

Le contrôle des fonds public, un nouveau tabou

La sénatrice Brigitte Gonthier-Maurin assure avoir rédigé un rapport qui "n'avait rien de révolutionnaire", puisqu'il devait être adopté par d'autres élus, socialistes et de droite. J'ai visé une simple «photographie du dispositif», assure t-elle. Pour en faciliter l'adoption, devant l'offensive de dernière minute des autres membres de la commission, elle a même proposé d'abandonner toutes ses recommandations et de ne faire voter que le rapport. Son insuccès souligne que le CIR fait l'objet d'une posture idéologique maximale, tant à droite qu'au PS, refusant tout questionnement sur sa mise en œuvre. Or, note assez énervé le sénateur communiste Eric Bocquet «il semble que le contrôle des fonds publics devienne un tabou dans notre République !».

Par Sylvestre Huet, le 11 juin 2015

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 09:17

L'utilisation du 49-3 par le gouvernement avant tout débat parlementaire est un moyen de museler la démocratie.

Un gouvernement qui impose une loi en contournant son parlement serait qualifier d'autocratique s'il s'agissait d'un pays étranger. Curieusement, en France, nos médias prennent le sujet avec une certaine distance.

Pourtant, l'importance de la Loi Macron et son contenu ouvertement antisocial n'échappent à personne.

Hormis les syndicats patronaux, des voix s'élèvent un peu partout pour dénoncer le contenu de cette loi et, aussi, la méthode peu démocratique employée par le gouvernement pour faire passer son texte, en force et rapidement.

Travail du dimanche imposé sans compensations salariales, précarité prolongée avec le droit de l'employeur de multiplier les CDD, plafonnement des indemnités pour licenciement abusif,... rien que les grandes mesures de cette loi démontrent qu'il s'agit avant tout de répondre à de vieilles revendications patronales.

Les syndicats de salariés, comme les partis de gauche, ont bien compris le sens de cette loi et refusent sa logique libérale.

C'est bien pour ça que Hollande, Valls et Macron tentent le coup de force contre le Parlement.

En effet, le gouvernement possède encore une majorité à l'Assemblée nationale. Théoriquement.

Sur cette loi, une trentaine de députés socialistes continuent de mener la fronde et refuseraient de la voter.

Le gouvernement le sait et ne souhaite pas se retrouver en difficulté, obligé de revenir en arrière sur sa politique libérale.

Il pourrait bénéficier du soutien de la droite, tant cette loi correspond au programme de celle-ci, mais par opportunisme politique, les députés de droite ne voteront pas la Loi Macron.

Reste le 49-3 et le passage en force avec, à la clef, le risque de voir tomber le gouvernement si une majorité de députés votaient une motion de censure contre lui.

C'est bien là où le gouvernement sait qu'il prend peu de risques car les députés "frondeurs" annoncent déjà qu'ils ne voteront pas la censure !

Autant dire que ces députés "frondeurs" amusent la galerie. Leur opposition à la Loi Macron est tout bonnement stérile puisqu'ils annoncent dès le début qu'ils n'iront pas jusqu'au bout de leur logique et qu'ils capituleront en rase campagne devant le gouvernement !

Le passage en force du gouvernement sur la Loi Macron est bien une mauvais coup au Parlement et à la démocratie.

Ce mauvais coup aura toute les chances de réussir, malheureusement, à cause de la passivité complice de ceux qui se présentent, au PS, comme des "frondeurs", mais qui ne font qu'être une caution de gauche à un gouvernement depuis longtemps convertis aux politiques libérales de la droite.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 08:37

De récentes arrestations arbitraires, de nuit, par le Raid, de responsables nationaux actifs pour la Palestine et prônant le boycott d'Israël, c'est le thème de cette lettre du communiste et universitaire José Fort que nous publions ici.

On peut se demander à quoi se prête la République en devenant le bras armé d'Israël ?

Déjà inféodée militairement à l'OTAN, diplomatiquement aux Etats-Unis et économiquement à l'Europe de Bruxelles, la France est-elle encore une nation indépendante ?

Solidaire

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Dans la nuit de lundi à mardi, à Marseille, à 1h30, le Raid et d’autres forces de police enfonçaient la porte de Pierre Stambul.

Le vice-président de l’Union juive française pour la paix (UJFP) a été frappé, menotté, gardé à vue pendant plusieurs heures puis relâché sans explications, sans excuses.

Dans la nuit de mardi à mercredi, cette fois à Ivry sur Seine à 2h30 du matin, c’est au domicile de Jean-Claude Lefort que des forces de police ont tenté d’arrêter le député honoraire.

Même procédé qu’à Marseille sauf que l’ancien député se trouvait en province. Il a demandé, lui aussi, des explications et des excuses. En vain.

Selon différentes sources, un hacker franco-israélien, vivant en Israël et déjà connu pour s’être attaqué à un journaliste du site Rue 89 serait à l’origine des deux affaires. Peut-il agir de sa propre initiative ?

Trois questions viennent à l’esprit :

1/ Les interventions policières sont-elles devenues, à la lumières des événements survenus ces derniers jours, une pratique « normale » ?

2/ Est-il « normal » qu’aucune excuse officielle notamment des préfets ne soit formulée ?

3/ Le hacker basé en Israël est connu des services de police et du ministère des Affaires étrangères. Le gouvernement français compte-t-il intervenir auprès de Tel Aviv pour mettre fin à de tels agissements ?

José Fort

URL de cet article 28781 http://www.legrandsoir.info/a-marseille-et-a-ivry-au-petit-matin.html

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 10:25

Pierre Stambul, coprésident de l’Union Juive française pour la paix, a été violemment arrêté par le raid, tel un vulgaire terroriste.

Des excuses et des explications, c’est le moins que l’on puisse attendre du ministre de l’Intérieur. Bernard Cazeneuve doit clarifier les événements ahurissants survenus dans la nuit de lundi au domicile marseillais de Pierre Stambul.

Le coprésident de l’Union juive française pour la paix (UJFP) a en effet été frappé à la mâchoire, puis plaqué au sol et menotté par des agents du… Raid ! Pourquoi cette intervention musclée de l’antiterrorisme à l’encontre de ce fils de déporté et survivant du groupe Manouchian, reconnu pour son engagement pacifiste en faveur de la résolution du conflit israélo-palestinien ?

En attendant la réponse officielle, Pierre Stambul, que nous avons joint par téléphone, fustige « l’incompétence » du Raid et de la police, en rappelant que c’est « la quatrième agression du même genre » subie par des militants et élus pacifistes, dont l’autre coprésident de l’UJPF, Jean-Guy Greilsamer.

Le coupable présumé serait Ulcan, un hacker franco-israélien de l’extrême droite sioniste et de la LDJ, ce groupuscule violent, interdit en Israël, mais toujours actif en France, en dépit de l’annonce officielle de sa dissolution par Bernard Cazeneuve, l’été dernier !

Pierre Stambul raconte que le Raid a fait irruption avec force au prétexte qu’il serait en train de tuer sa femme ! Depuis quand l’antiterrorisme intervient-il dans ce genre de cas ?

Pierre Stambul est donc violenté alors que son épouse, Sarah, se trouve pourtant à ses côtés ! La police prend le relais. Il attendra trois heures avant d’être entendu, puis trois autres longues heures pour être enfin relâché !

Pierre Stambul déclare que l’agression dont il a été victime est liée à la « campagne hystérique de l’extrême droite sioniste contre l’appel au BDS » (boycott, désinvestissement, sanctions) contre l’État d’Israël. La LDH et l’AFPS ont aussitôt dénoncé la « criminalisation d’un militant » et « un aveuglement sécuritaire ».

Pierre Stambul a décidé de porter plainte. Des excuses et des explications, donc, au nom du respect des droits et des libertés de la République française !

http://www.humanite.fr/arrestation-arbitraire-expliquez-vous-monsieur-cazeneuve-576395

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 09:26

A vrai problème, mauvaise solution !

Que ne ferait donc pas ce gouvernement pour satisfaire les exigences du patronat !

Dernière mesure annoncer : plafonner les indemnités en cas de licenciement abusif pour les petites entreprises !

Jusqu'à présent, les tribunaux prud'homaux établissent le montant de l'indemnité de licenciement en fonction du préjudice subit et du délit commis.

Les tribunaux de prud'hommes sont composés, ne l'oublions pas, de patrons et de salariés à parité. Il ne s'agit pas de tribunaux révolutionnaires aux mains de gauchistes chevelus qui veulent égorger du patron mais bien de personnes formées, représentant les deux parties, et s'appuyant sur le Code du travail pour régler des conflits entre salariés et employeurs.

Mais, les syndicats patronaux cherchent à raboter les droits des salariés pour rendre plus facile les licenciements et, surtout, supprimer toutes les protections légales contre les licenciements injustifiés.

En plafonnant ces indemnités pour des licenciements, rappelons-le, abusifs, le gouvernement ouvre la voie à une facilitation du licenciement pour sale gueule, pour action syndicale, pour grossesse ou pour tout motif qui poussera un petit patron à abuser de sa fonction.

Le patronat argumentait sur le coût "insupportable" de ces indemnités pour une petite entreprise.

Mais, n'est-ce pas le principe de l'amende de dissuader de recommencer celui qui viole le droit ?

Pourquoi ne pas plafonner les indemnités que doivent payer les chauffards aux victimes de leurs délits routiers ? Ou celles des voleurs qui truandes des personnes âgés ou fraudent sur internet ?... La liste est longue des délits que l'on pourrait plafonner !

Seulement, il n'y a pas de syndicats des fraudeurs ou des chauffards alors qu'il y a des syndicats patronaux et que ceux-ci, on le sait depuis l'élection de François Hollande à l'Elysée, ont trouvé une oreille attentive à toutes leurs exigences.

Le plafonnement des indemnités en cas de licenciements abusifs ne vient pas sauver des entreprises d'un risque de faillite, mais cette mesure va seulement ouvrir la porte à l'arbitraire patronal et augmenter le nombre de licenciements abusifs.

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