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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 15:28

Malgré une loi votée en 2013 et une décision du Conseil constitutionnel en avril 2015, les sociétés qui gèrent l'eau continuent de pratiquer coupures d'eau et réductions des débits, quitte même à nier au consommateur la réalité de cette loi.

En France, ce sont pourtant près de deux millions de personnes qui ne disposent pas d’un accès suffisant à l’eau, du fait de leur situation précaire, ou de pratiques douteuses de leur fournisseur.

Les coupures d’eau pour impayés sont pourtant théoriquement interdites pour la résidence principale depuis avril 2013 (loi Brottes, décret d’application du 27 février 2014). Les entreprises de distribution d’eau, Véolia, Saur et Suez notamment, ne semblent pas pressées d’appliquer la loi qui va à l’encontre d’habitudes commerciales bien établies.

En France, il est désormais formellement interdit, depuis le vote de cette loi, de procéder à des coupures d’eau chez les particuliers pour factures impayées, quelle que soit la période de l’année.

La Fédération Professionnelle des Entreprises de l’Eau (FP2E) admettait 100 000 coupures en 2010.

Si les Entreprises de l’Eau ne veulent pas respecter la nouvelle loi, c’est parce que celle-ci sape les fondements mêmes de leur modèle de gestion. "La coupure d’eau est notre seule arme contre les mauvais payeurs" affirmait un dirigeant de Véolia. La coupure d’eau est un moyen de pression pour ne pas négocier, pour que les usagers acceptent les conditions que leur imposent les sociétés de distribution.

La pratique de couper l’eau reste très largement le fait des entreprises privées. La grande majorité des coupures vient de Véolia, suivi par la Saur, puis par Suez. "90% des cas concernent Véolia. Cette entreprise semble avoir fait de la coupure d’eau une véritable stratégie commerciale".

En effet, aux impayés, s’ajoutent rapidement des pénalités de retard, des frais supplémentaires de coupure, puis pour le rétablissement de l’arrivée d’eau, de sorte que les dettes des usagers peuvent rapidement exploser, pour le grand bénéfice financier des opérateurs.

Il est important de rassurer les usagers sur l’application de la loi Brottes, face au pouvoir économique. Dans la plupart des cas, il s’agit de personnes isolées qui ont besoin de soutien pour faire valoir leurs droits, face aux grands groupes.

Ce scandale s'ajoute à celui de l'opacité des tarifs de l'eau, variables d'une commune à l'autre souvent sans raison valable. Systématiquement, ces tarifs s'effondrent lorsqu'une commune reprend le contrôle de sa ressource en eau et met la distribution de l'eau en régie.

Si vous êtes concernés par cette question, n'hésitez pas à vous rapprocher d'une organisation de consommateur ou contactez l'association France-Libertés !

Sensibilisez vos élus ! Exigez que cette loi soit appliquée sur votre commune ! Exigez de vos députés et sénateurs qu'ils fassent respecter la loi par ces multinationales de l'eau !

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 10:14

Plus sarkozyste que SARKOZY, Nadine MORANO en avait adopté la dialectique réactionnaire. Peut-être un peu trop ?

Celle qui fût un temps l'une des plus fidèle lieutenante de Nicolas SARKOZY serait-elle en train de tomber en disgrâce ? C'est ce qui arrive à celui qui en fait trop aux yeux du chef.

Ses derniers propos sur la "race blanche" pour qualifier l'identité de la France sont effectivement inqualifiables. Ou plutôt si : ce sont des propos typiquement d'extrême-droite, un vocabulaire digne des années 40 et encore employé par les quelques nazillons et identitaires que connait la France et qui fricotent avec le Front National.

Faut-il rappeler à quoi à mener la classification des humains par races il y a quelques décennies ?

Faut-il rappeler que l'Histoire de France, depuis la Préhistoire, est faite de mouvements migratoires, d'un mixage de populations de toutes origines, depuis les Celtes, les Grecs ou les Romains jusqu'aux immigrations italiennes, espagnoles, belges ou polonaises des années 30 aux années 70 en finissant par les immigrations asiatiques, maghrébines ou subsahariennes depuis les années 60 jusqu'à aujourd'hui ? D'ailleurs, la France révolutionnaire de 1789 définissait l'identité française comme une reconnaissance des valeurs de la Révolution sans tenir aucunement compte des origines géographiques ou de la religion du citoyen.

Faut-il aussi rappeler que la France, c'est aussi les Antilles, la Réunion ou les îles du Pacifique, des bouts de la Nation où la couleur de peau est loin de correspondre à l'image d’Épinal pétainiste de madame Morano ?

Certains, à droite, font les vierges effarouchées, faisant mine de découvrir la bêtise crasse de Nadine MORANO.

Pourtant, l'ancienne ministre de Nicolas SARKOZY a pondu des phrases terribles par le passé, affirmant même un jour "Moi, je trouve que Marine LE PEN a beaucoup de Talent" (Sud Radio, 14 juin 2012).

Le 30 juillet dernier, sur RTL, elle affirmait que "Les Migrants, c'est la gauche !", une réflexion absurde de la part de celle qui fait étalage de sa méconnaissance complète de l'Histoire de France en déclarant, toujours à propos des Migrants, "on dit qu'ils quittent leurs pays, qu'ils fuient la guerre. Heureusement qu'on n'a pas fait pareil en 39-45 ou en 14 !"

Cette bêtise et ce manque d'humanité et de compassion pour ceux qui fuient la guerre l'amène naturellement à épouser des thèses ultra-conservatrices proches du FN.

Il semble que la coupe soit pleine pour certains éléments les moins conservateurs de la droite.

La levée de bouclier dans la grande Région Est (Alsace-Lorraine-Champagne) s'est traduite par une demande des têtes de liste de la droite dans tous les départements concernés demandant que Nadine MORANO ne soit plus tête de liste dans le sien, la Meurthe-et-Moselle, obligeant Nicolas SARKOZY à réagir et à demander une sanction contre son ex-groupie.

Si la sincérité de la sanction est plus que douteuse, l'affaire semble pour le coup loin d'être close puisque Nadine MORANO s'est engagée à "dézinguer" Nicolas SARKOZY s'il se présentait à la Présidentielle de 2017 !

Ambiance fraternelle à droite.

Le carriérisme et les valeurs réactionnaires de la droite n'amènent que haine et esprit de vengeance.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 15:46

Pôle Emploi veut surveiller les chômeurs ? Mais qui surveille l'emploi des fonds publics et des allègements fiscaux par les entreprises ?

L'annonce d'une mise en place d'un dispositif pour "repérer les chômeurs ayant baissé les bras" est présenté par ses promoteurs comme un moyen de remotiver ses chômeurs, de leur éviter de sombrer dans le chômage de longue durée.

Cette présentation positive est loin de la réalité.

Là où a été testé ce dispositif, de nombreuses radiations ont été prononcées. D'ailleurs, ce dispositif de radiation existe bel et bien. De là à penser que ce nouveau système est là pour radier massivement et, ainsi, permettre de baisser artificiellement les chiffres du chômage...

Ne soyons pas candides ! Il existe bel et bien des fraudeurs au chômage. Il y aura toujours des profiteurs, quel que soit l'époque et le système.

Cependant, la généralisation d'un système de surveillance n'est pas synonyme d'élimination des seules brebis galeuses. Aujourd'hui, les convocations Pôle-Emploi se font régulièrement par téléphone et le simple fait de ne pas décrocher au moment de l'appel justifie une radiation pour "absence à une convocation officielle" : c'est une réalité même si le candidat peut justifier de son impossibilité de répondre au téléphone (entretien d'embauche, entretien social, rendez-vous médical,...).

Encore une fois, ce dispositif permet de mettre la culpabilité du chômage sur le chômeur.

Si quelqu'un est au chômage, c'est parce qu'il ne veut pas travailler. C'est ce que disent aussi les imbéciles des jeunes ou des fonctionnaires.

Cette stratégie, ce discours, permettent d'éviter d'aborder les responsabilités des choix économiques et des politiques industrielles.

On en arriverait presque à plaindre les grands groupes quand ils licencient !

De la même façon, mettre sous surveillance les chômeurs, cela évite, de la part de l'autorité de tutelle de Pôle Emploi, l'Etat, de remettre en cause ses politiques d'incitation à l'embauche auprès des entreprises.

Depuis des dizaines d'années, allègements fiscaux et réductions de charges se succèdent, s'accumulent, pour, soi-disant, stimuler l'embauche en entreprise.

Avec près de 4 millions de personnes en recherche d'emploi, on voit toute "l'efficacité" de ces dispositifs. C'est le cas du Crédit Impôt - Compétitivité Emploi ou du Crédit Impôt Recherche, deux dispositifs mis en place sous François Hollande. Des milliards d'euros partent ainsi en fumée, pour le grand bénéfice des actionnaires et pour le grand malheur des comptes de l'Etat et des comptes de la Sécu.

Mais là, par contre, il n'est jamais question de mettre en place un système de contrôle des entreprises. On ne mord pas la main de son maître.

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 10:18

"Ras-le-bol de ce ministre !". Martine Aubry y a été fort contre Emmanuel Macron !

Revenant sur les attaques de l'ancien banquier d'affaire Emmanuel Macron contre les 35 heures et le statut des fonctionnaires, l'ancienne ministre et toujours maire de Lille a eu des mots très durs contre l'actuel ministre de l'économie et, indirectement, contre le premier ministre Manuel Valls.

Qu'est-ce qui motive donc cette sortie de la part d'une personnalité du PS qui s'était faite très discrète depuis des mois ?

Si on ne peut qu'être d'accord avec les critiques formulées contre le très libéral ministre de François Hollande, le bilan passé de Martine Aubry au gouvernement et son soutien officiel à la motion majoritaire au dernier congrès du PS, au côté des soutiens à Valls, nuancent ses critiques, ou, plus précisément, jettent un doute sur la réalité des désaccords politiques entre Martine Aubry et la politique gouvernementale actuelle.

Si certains médias y voient une résistance d'un courant socialiste "traditionnel" (comme si c'était un défaut), d'autres (ou les mêmes, d'ailleurs !), y décernent une posture médiatique après la défaite de son poulain à la tête de la puissante fédération du Nord et avant des élections régionales qui s'annoncent dangereuses pour le PS, notamment en Nord-Picardie.

On pourrait dire qu'il y a un peu des deux.

A l'origine des 35 heures, Martine Aubry ne peut que modestement apprécier les critiques formulées par Emmanuel Macron, critiques qu'on entend habituellement dans la bouche des grands patrons du syndicat MEDEF ou dans la bouche de leurs porte-paroles politiques, à droite.

Parallèlement, une partie du PS continue de vanter les mérites des services publics et de la solidarité (le "Care" si cher à Martine !) bien que ce parti ait constamment saboter les entreprises publiques et diminuer les recrutements dans les services publics quand il se trouvait au pouvoir.

Cet écart entre discours et acte, proche de la schizophrénie, est la principale cause du rejet du PS, et plus généralement de la politique, par les électeurs.

Alors que le Parti socialiste perd des militants, déçus par la politique libérale de Hollande et Valls, et que sa base électorale se détourne de lui, un certain nombre de cadres historiques sont tentés de freiner cette dérive. Martine Aubry fait-elle partie de cette minorité ou essaie t-elle de capitaliser les déçus du PS avant une campagne des Régionales qui s'annonce désastreuse pour ce parti ?

En tout cas, la fuite des militants et des électeurs de gauche risque de favoriser, à nouveau, une montée d'une droite de plus en plus réactionnaire (on le voit sur l'économie comme sur les réfugiés) et son aile d'extrême-droite.

Il semble bien difficile de créer, en France, une dynamique alternative à gauche, capable de démolir la pensée unique défaitiste et libérale qui inonde les esprits depuis trente ans. Diffiile mais pas impossible !

C'est à ce rassemblement que doivent oeuvrer tous ceux qui, politiquement, syndicalement ou ailleurs, s'énervent de voir fondre les valeurs de solidarité et de fraternité qui ont constitué les bases de notre société républicaine depuis l'après-guerre et qui ont permis, un temps, à notre pays de proposer une situation de quasi plein emploi et d'avantages sociaux importants à son peuple.

Le chantier est immense.

Les socialistes sincères ont certainement plus à apporter au sein de ce travail pour le rassemblement de la gauche de transformation sociale que dans des combats internes au Parti socialiste qui n'ont jamais permis de freiner, depuis les années 80, sa dérive vers la sociale démocratie et aujourd'hui vers le social-libéralisme.

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 08:44

Dérive vers l'extrême droite et la xénophobie ou volonté de créer de la polémique sur les peurs pour cacher ses responsabilités dans les crises humanitaires actuelles ?

Si le FN défend logiquement des positions xénophobes, les positions adoptées par la droite française sur la question de l'accueil des réfugiés montre la rupture historique entre les partis qui la représente aujourd'hui, les Républicains comme l'UDI et la tradition démocrate-chrétienne et gaulliste issue de la Résistance.

Ces dernières semaines, c'est la foire à l'amalgame ! L'utilisation du terme "Migrant", par la presse et la droite, sème la confusion entre immigrés économiques et réfugiés de guerre, ces dizaines de milliers de personnes, souvent des familles, fuyant la guerre.

Pire ! Des politiciens de l'aile droite du parti Les Républicains font monter la tension en parlant d'islamistes infiltrés parmi ces réfugiés. La droite hongroise, elle, joue sur la peur des "maladies" dont elle accuse les réfugiés d'être porteurs. A chacun sa méthode de stigmatisation.

Certains maires de droite vont jusqu'à refuser de prendre sur leurs communes des réfugiés non chrétiens. Et pourquoi pas parquer les musulmans dans des camps avec mirador ? Voilà une idée qui ne devrait pas déplaire aux plus radicaux à droite !...

Cette honteuse démagogie tente de détourner l'attention des Français, et leur potentielle solidarité, du drame humain qui pousse des familles avec enfants à quitter leur pays et à traverser, avec tous les dangers que cela représente, la mer et les Balkans, pour trouver refuge dans des pays qu'ils espèrent en paix.

Car, ce qui pousse ces gens sur les routes, ce n'est pas l'envie de profiter d'un quelconque système d'aide sociale français (ou allemands) mais bien la guerre.

En Syrie, cette guerre a déjà coûté la vie à des dizaines de milliers de civils. Femmes, enfants et vieillards compris. Qui n'aurait pas envie de fuir le danger d'une mort imminente, pour lui et sa famille ?

Ce drame humain, c'est celui qu'ont connu des millions de Français en 1914 puis en 1940. C'est celui de millions de citoyens soviétiques, lors de l'avancée de la Wermacht en 1941. C'est celui de millions d'Allemands, à la fin de la guerre, lors du redécoupage des frontières au profit de la Pologne.

Que ce serait-il passé pour ces gens si les politiciens de l'époque avaient décidé de les considérer comme des potentiels délinquants ou des porteurs d'épidémies ?...

Les réfugiés, fruits des guerres semées par l'Occident

La démagogie et la stigmatisation de ces réfugiés cherchent donc à éluder les raisons de ces mouvements massifs de population. Et pour cause !

Depuis des décennies, l'Occident, derrière les Etats-Unis, manipule les oppositions dans les pays arabes et musulmans, suscite des guerres, arme les plus radicaux et pousse au renversement de gouvernements qui lui résistent.

L'Afghanistan progressiste des années 80, balayée par les Talibans, a ouvert le bal. L'Iraq moderne est revenue au Moyen-Âge après deux guerres du Golfe, la Libye riche et pétrolière a sombré dans le chaos avec le renversement de Kadhafi, la Syrie laïque et industrielle est désormais menacée de tomber aux mains des pires islamistes après 4 ans de guerre civile.

A chaque fois, l'argument de la démocratie nous a été servi là où les intérêts économiques et politiques des pouvoirs occidentaux et des multinationales étaient menacés.

Pour reprendre la journaliste américaine Diana Johnstone, "..Malgré tout, et en pratique, la plupart des gens vivent mieux sans voter que sans toit sur la tête, ou sans tête du tout.»"

Aujourd'hui, ces peuples n'ont ni droit de vote, ni toit sur la tête. Et certains n'ont plus de tête du tout.

Ces politiciens qui se déchirent sur le droit d'accueil des réfugiés veulent faire oublier leurs responsabilités dans cette situation.

Aux peuples de faire renaître le meilleur d'eux-mêmes, de tendre la main à ceux qui sont menacés dans leur vie même, et d'exiger de leurs dirigeants qu'ils arrêtent d'ajouter de l'huile sur le feu pour trouver des solutions qui permettent à ces civils de retrouver leurs pays et leurs proches.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 12:26

La feuille de route de la nouvelle ministre du travail comporte un volet "simplification" du Code du travail.

Le sujet revient régulièrement et chaque gouvernement, depuis une dizaine d'années, contribue successivement à apporter sa pierre à une oeuvre de simplification qui, à chaque fois, se traduit par des pertes de protections pour les salariés.

Car, ne l'oublions pas, le Code du travail est avant tout le cumul de règles qui encadrent le marché du travail, permettant d'équilibrer les forces entre un salarié, qui doit trouver du travail pour vivre, et un employeur, qui n'a que l'embarras du choix et se trouve de ce fait en position de force.

Les libéraux de tout poil, de droite comme du PS, défendent depuis des années l'argument d'une législation trop complexe qui "empêcherait" les patrons d'embaucher.

Avec la force des médias, ils en arrivent même à retourner la culpabilité des licenciements et du chômage sur le dos des salariés !

Ainsi, si chômage il y a, c'est parce que les salariés sont trop protégés, que les patrons paient trop de charges sociales (qui servent à financer la Sécu et les retraites), et que le temps de travail est trop court.

Droite et Parti socialiste, en bonnes courroies de distribution du patronat, détricotent minutieusement les trois volets du marché du travail : purges successives dans le Code du travail, multiplication des allègements de "charges" et remises en cause de la réglementation du temps du travail (avec, récemment, la loi Macron et le travail du dimanche généralisé !).

Le bourrage de crâne général fait oublier que la part des richesses produites chaque année en France qui va au financement du Capital (les actionnaires, notamment) s'accroît sans cesse et que nombre de licenciements sont aujourd'hui le fruit d'une course à la rentabilité et non pas dus à des faillites ! C'est ainsi que nous avons quasiment perdu nos industries textiles, sidérurgiques ou électroniques.

Un sondage, aujourd'hui, tendrait à prouver qu'une large majorité de Français (75 %) serait d'accord pour "simplifier" le Code du travail.

Encore faudrait-il qu'ils sachent de quoi on parle ?

Le gouvernement entend ainsi renverser la base même de la réglementation du travail qui veut que tous les salariés aient les mêmes droits essentiels, à entreprises comparables.

Ainsi, ce seraient les accords d'entreprise qui primeraient sur les accords de filière ou les accords nationaux !

Quel avantage pour les salariés ? Jusque là, une entreprise peut accorder à ses salariés uniquement des avantages SUPÉRIEURS à ceux de l'accord de branche ou l'accord national.

Si de nouveaux accords sont signés, ils seront donc logiquement plus défavorables aux salariés que les accords professionnels actuels !

Dans un contexte de chômage de masse, il est évident que se sont les salariés qui sont en position de faiblesse dans les négociations actuelles. En atomisant le code du travail, ce phénomène s'accentuera encore plus puisque des entreprises de la même branche pourront avoir des accords d'entreprise différents. Celle qui aura un accord plus avantageux pour ses salariés pourra alors faire pression sur ceux-ci en invoquant une perte de "compétitivité".

Les Français ne s'y trompent pas car le même sondage qui indique qu'une majorité de Français est d'accord pour simplifier le Code du travail (75 %) montre qu'ils sont aussi une majorité (57 %) à refuser une législation qui permettrait aux entreprises d'embaucher et de licencier plus facilement ! Il ne s'agit que d'une apparente contradiction : les Français, majoritairement salariés, refusent une "simplification" qui les rendraient socialement vulnérables.

Encore une fois, le débat sur la simplification du Code du travail montre bien qui est du côté des salariés et qui est du côté du patronat. L'alliance de classe entre le syndicat patronal, le MEDEF, les partis politiques de droite et libéraux (FN, Républicains, UDI, PS) et leurs médias, pousse à une réduction continue des protections légales du temps de travail, du contrat de travail et des rémunérations pour plonger les salariés dans l'arbitraire d'un marché de l'emploi libéralisé.

En face, certains syndicats de salariés et la gauche combative constituent, malheureusement, les seuls remparts contre cette vague libérale.

Loin d'être réservé à une élite de juristes, le débat sur la "simplification" du Code du travail concerne tous les salariés et leurs familles, d'autant plus qu'aujourd'hui la classe politique est au service des multinationales et des marchés financiers.

Soyez vigilants et à l'écoute des informations que vous donneront vos organisations syndicales et les partis politiques qui défendent encore aujourd'hui les intérêts des salariés, de la classe ouvrière ou de la classe moyenne !

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 15:19

Patronat et gouvernement n'entendent pas revenir sur des politiques en total échec sur le plan économique et sur le plan social.

Les chiffres du chômage ne sont pas connus pour ce mois-ci mais la tendance des derniers mois restera, de toute façon, mauvaise. Plus de 5 millions de travailleurs sont privés d'emplois, complètement ou en recherche un, soit qu'ils occupent des emplois précaires, soit qu'ils subissent des partiels imposés.

Le gouvernement a beau hausser le ton dans les médias pour exiger que le patronat donne des "contreparties" aux nombreux et important allègements dont il a bénéficié depuis l'arrivée de François Hollande à l'Elysée, il affirme en même temps qu'il ne touchera pas à ces allègements. Des rodomontades de pure forme, en clair.

Parallèlement, voilà Valls et Sapin qui annoncent des allègements d'impôts pour l'année prochaine. Bon, les mauvaises langues y voient l'approche des Présidentielles 2017.

Le ministre des finances, Michel Sapin, parle d'alléger l'impôt sur le revenu, l'impôt le plus juste puisqu'il est progressif selon les revenus, et l'impôt qui ne touche que 50 % des Français, ceux qui sont au dessus d'un revenu minimum imposable. En clair, cet allègement ne concernerait pas les Français les plus pauvres ! Drôle de mesure de gauche ?

Une vraie mesure d'allègement serait de baisser la TVA sur les produits de première nécessité ou de consommation courante (alimentaire, énergie, eau,...) ou, mieux, d'en finir avec une CSG ou une CRDS qui avaient été mis en place... pour quelques années seulement et qui sont aujourd'hui encore en activité !

Bref ! Ce gouvernement n'entend pas revenir sur les milliards d'allègements octroyés aux grandes entreprises et qu'elles engrangent pour le plus grand bénéfice de leurs actionnaires. Il n'entend pas non plus mener une réforme fiscale juste et équilibrée.

Pendant ce temps là, le patronat tient ses journées d'été sur le campus d'HEC à Jouy-en-Josas (et pas dans une "vulgaire et inutile" fac de lettres) et défend ses intérêts de classe en demandant encore plus d'efforts de la part du gouvernement. Entendez par là :plus d'efforts de la part des salariés !

Le patron du syndicat patronal MEDEF exige que les réformes aillent "beaucoup plus loin sur le social, le fiscal et les dépenses publiques". Dans le sens du libéralisme bénéfique pour les multinationales, bien entendu.

Gageons qu'un Emmanuel Macron ou qu'un Manuel Valls sauront venir faire des courbettes aux grands patrons de ce pays à ces universités d'été et y prendre leur plan de travail pour l'année à venir.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 10:29

8 % de baisse au plus fort ce lundi après 3 % la semaine dernière.

Mais qu'est-ce qui fout en panique les spéculateurs ? Le nouvel attentat dans le Thalys ? Le chômage qui continue de monter ? Les difficultés des étudiants pour faire face aux hausses des droits d'inscription et à la pénurie de logements accessibles ?...

Non. Ce qui panique les boursiers, ce sont les chiffres de l'économie chinoise, moins bon qu'attendus. Cela a suffi pour que la panique gagne les places boursières. Moins bon, cela veut dire moins de bénéfices, moins d'achat de biens d'équipements et de produits de luxe occidentaux et français donc moins de bénéfices en Occident.

Encore une fois, ce que certains appellent l'économie réelle (la production, les populations, les besoins sociaux,...) ne compte pas pour les spéculateurs boursiers. Leur seul critère, c'est le taux de rendement des actions : 12 %, 14 %, plus ! !...

Comme on le voit avec la Grèce, ce système économique et le système politique qui le sert font peu de cas des réalités quotidiennes des populations et ne se soucient que de leur taux de profit.

Peut-on réformer un système basé uniquement sur le profit ? Peut-on moraliser des algorithmes qui orientent les investisseurs ?... Certainement non.

Doit-on se féliciter de ce nouveau coup de mou boursier ? L'expérience du krach de 2008 montre qu'une crise financière affecte toute l'économie.

Au final, c'est bien le système lui même qu'il faut remettre en cause.

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 14:19

Encore une fois, les superlatifs manquent pour qualifier la qualité de l'affiche musicale de cette édition 2015 de la Fête de l'Humanité !

Texas, Shaka Ponk, Manu Chao, les innocents, la famille Chédid, Method Man and Redman, Juliette Gréco, Youssoupha,... Il y en aura pour tous les goûts !

SHAKA PONK

Le groupe français n'en finit pas de proposer à son public des albums dynamiques et ​joyeux, agrémentés de concerts purement déments ! A voir absolument !


MANU CHAO

Le plus sud américain des'artistes français nous fait l'honneur d'être à nouveau présent à l'Humanité, entre deux voyages. Une présence qui devrait dépoter !


TEXAS :

25 ans et toujours autantd'énergie ! Autour de sa chanteuse, Sharleen Spiteri, le groupe nous propose une pop-rock toujours mâtinée de blues et de country. Le dernier album, sorti en février, en est une belle illustration.

 

METHODMAN & REDMAN

ça va rapper ferme à l'Huma ! Les deux artistes new-yorkais balanceront leur flow sur la grande scène pour la première fois.

 

YOUSSOUPHA

Du rap ! A nouveau ! Mais du rap en français de la part de cet artiste français d'origine congolaise et sénégalaise, engagé et fier de ses origines. Son dernier album, sorti début 2015, s'intitule d'ailleurs "Négritude" et a été un véritable succès.

 

TRIGGERFINGER

Stoner rock ou desert rock ? Les belges de Triggerfinger nous propose un rock hypnotique, alliant modernité et rétro. A découvrir !

 

SOVIET SUPREM

Comme son nom l'indique, le groupe (français) s'inspire allègrement de l'iconographie soviétique pour proposer une musique aux influences électroniques et balkaniques.



A côté de quelques artistes, beaucoup d'autres :

Juliette Gréco, Les Innocents, la famille Chedid (Louis, Mathieu, Anna et Joseph), Tiken Jah Fakoly, Divertimento (classique), Les Hurlements d'Léo,... et tant d'autres !

Tout un programme pour le plus grand festival populaire de France, proposé par le journal "L'Humanité" et les communistes pour 22 € seulement les 3 jours !

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 09:00

Les filières de production agricoles connaissent des crises successives d'années en années.

Les départs ne sont plus remplacés dans certaines filières de production, comme dans la production laitière ou porcine.

Pourtant, les volumes de production se maintiennent bon an mal an, signe d'une concentration de la production au sein d'exploitations de plus en plus grosses. On pense à la ferme des "Mille vaches", en Picardie, qui a suscité une forte opposition locale et nationale, pour ce qui est une réelle usine à lait, bien loin de l'exploitation familiale et de l'idée de développement durable.

Mais l'actualité, c'est la crise porcine.

La filière porcine illustre parfaitement les conséquences de la dérive du système capitaliste en agriculture.

L'ouverture des frontières aux produits concurrents, hors de tout contrôle sur les normes sociales et environnementales de production de ces produits, l'absence de règles sur la répartition des bénéfices au sein de la filière, au détriment des paysans et la concentration dans le domaine industriel et dans la distribution ont tiré les prix d'achat vers le bas sans réelle chute des prix de vente au consommateur.

De fait, les agriculteurs français se retrouvent coincés entre des prix d'achat à la baisse, du fait des importations européennes (Allemagne, Danemark,...) et des coûts de production qui montent, non pas par le seul fait de l'impôt et des charges sociales, mais surtout par le renchérissement des produits alimentaires utilisés pour nourrir les porcs, notamment les céréales. D'ailleurs, les céréaliers de la FNSEA, le premier syndicat chez les éleveurs porcins, se félicitent des prix qui grimpent !

En exigeant des baisses de charges (sociales), les éleveurs se trompent de cible. Ils sont d'ailleurs trompés par des syndicats agricoles contrôlés par les grands céréaliers et qui ne veulent surtout pas qu'on parle de baisser le prix de leurs productions !

Ils auraient d'ailleurs raison. Le problème n'est pas là, ni dans celui des charges sociales qui permettent de financer la Mutualité agricole, la Sécu du monde paysan, et les retraites des aînés. Le problème réside bien dans cette concurrence effrénée entre distributeurs et industriels qui pousse à importer massivement et à moins chers des produits étrangers. Comme dans l'industrie.

Et, comme dans l'industrie, c'est le prix qui compte ! Et le bénéfice que l'on peut tirer de ces importations.

Peu importe dans quelles conditions sont produits les porcs, le lait ou les fruits et légumes importés ! Qui s'intéresse dans la grande distribution aux Marocains exploités dans des serres surchauffées du sud de l'Espagne, sous payés, pour des journées à rallonge, sous la chaleur et soumis aux pesticides utilisés pour faire pousser les fruits et légumes exportés dans le nord de l'Europe ? L'Espagne n'est qu'un exemple.

Ce modèle s'est aggravé avec les lois mises en place par Nicolas Sarkozy, dès le début de son quinquennat, les lois LME et LRE, qui ont renforcé le pouvoir de la grande distribution dans les filières alimentaires. Et dire que nombre d'agriculteurs continuent de faire confiance à la droite et à ses représentants !...

Aujourd'hui, sous un gouvernement qui se dit socialiste, les distorsions de marché s'accentuent. La concurrence exacerbée entre grandes enseignes de la distribution et entre grands groupes agro-industriels entraine une pression plus forte sur les coûts d'approvisionnement. Les agriculteurs en font les frais et la course au gigantisme, dans les exploitations et les coopératives, ne suffit plus pour réduire les frais.

Le système marchand autour de l'agriculture est à bout. L'étranglement des producteurs, dans de nombreuses filières, risque d'entraîner l'effondrement de toutes ces filières, industriels compris.

Il est temps de rechercher d'autres voies d'organisation des filières, mettant en avant le revenu du paysan et le respect de l'environnement au travers de productions durables.

Cela passe notamment par le respect de règles strictes de production pour les produits importés et par la mise en place de calendriers d'importations pour les fruits et légumes notamment.

Cela passe aussi par l'activation d'un outil jamais utilisé en France, celui du coefficient multiplicateur, qui permet d'établir une règle de calcul du prix de vente à partir du prix d'achat au producteur. Ainsi, pour un coefficient 1,20, si l'agriculteur vend sa production 1 € le kilo, la prix de vente sera de 1,20 € au consommateur avec une marge de 20 centimes à se répartir dans la filière. Si ce prix d'achat est de 1,50 €, le prix de vente est de 1,80 € soit une marge de 30 centimes pour la filière. Ce coefficient multiplicateur pousse à monter les prix d'achat au producteur dans les limites de ce qui est admissible pour le consommateur.

Face aux crises agricoles qui se succèdent, des solutions existent pour éviter l'étranglement économique des paysans.

Elles passent par une remise en cause du modèle économique existant dans la filière depuis l'après-guerre. Une remise en cause qui menace les intérêts financiers de la grande distribution comme de l'agro-industrie, mais aussi les intérêts économiques de certains acteurs du monde paysans, grands céréaliers qui contrôlent les grands syndicats agricoles, responsables des coopératives et des outils économiques de la filière.

Droite et PS n'ont jamais remis en cause le pouvoir des puissants.

C'est bien, là aussi, d'une gauche radicale et combative que viendra la solution politique à des crises agricoles structurelles.

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