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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 10:02

Vraie nature ou mimétisme ?

L’UMP sort l’artillerie lourde pour séduire les électeurs frontistes rassemblés sous la bannière sarkozyste le temps de la présidentielle, mais qui pourraient bien faire faux bond aux régionales. Démagogie, xénophobie, incitation à la haine : le parti présidentiel abuse de toutes les touches d’un clavier très droite extrême avec l’ambition que les électeurs choisiront la copie plutôt que l’original.
Registre « plus raciste que moi, tu meurs » sur le site officiel du parti sarkozyste, destiné essentiellement aux adhérents et sympathisants : une photo enlevée plus tard car tombant sous le coup de la loi. On y voit cinq personnes. Leur couleur de peau est manifestement noire. Ils déambulent sur un trottoir entre deux bâtiments d’une cité forcément de banlieue. En blanc, une phrase incrustée : « Délinquance des mineurs, en finir avec l’angélisme. » Le message n’est pas subliminal. Il associe sans barguigner jeunes, Noirs, violence. Mais aussi dénonciation conforme à la rhétorique lepéniste : « l’angélisme ». Comme un appel à l’action directe quand « les autres partis n’ont pas le courage ». Juste à côté de la photo, un bandeau vertical : « Réagissez : qu’est-ce qu’être français aujourd’hui ? »

La boucle est bouclée. Quand on franchit les bornes il n’y a plus de limite

"L'Humanité" du 28 janvier 2010

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 09:52
La droite n'en finit plus de nous démontrer l'iniquité du système capitaliste ! Pendant que Sarkozy traine ses moonboots à Davos, la majorité UMP continue de taper sur les familles populaires.

Le sommet de Davos s'est ouvert hier.
Le meilleur du gratin de l'élite capitaliste s'est une nouvelle fois donné rendez-vous dans cette riche station suisse.

Je noie la crise dans le Champagne

Joyeux sujet à l'honneur des débats cette année : la définition d'un capitalisme post-crise. Pour les barons du capitalisme, la crise est donc passée. Tant mieux !...Nous, on ne s'en rend pas bien compte.

Comme partout où il y a des micros et des caméras, Nicolas Sarkozy a voulu faire son numéro de grand leader mondial. Sauf que son numéro de Zorro du capitalisme a semble t-il fait flop ! Même si chacun sait que ses véléités de moralisation du capitalisme ne sont que des slogans pour calmer le bas-peuple, ces messieurs de la finance ont un certain amour-propre. Se faire remonter les bretelles par un de ses serviteurs, quand on est baron, ça ne passe pas !
Chez ces gens-là, on ne hue pas monsieur, on ne hue pas. On se tait.
Et c'est ce qui s'est passé. A plusieurs reprises, les envolées de notre grand leader sont tombées à plat, comme lorsqu'il s'est vanté d'avoir fait virer un PDG de banque à cause des pertes générées par un de ses traders : seules deux personnes (des indiens) ont applaudi dans la salle. Et, pour son final, seule une petite moitié de la salle a poliment applaudi à son départ. Une véritable insulte dans ce milieu !

Jeunes et pauvres : hors des villes !

Pendant ce temps, à l'Assemblée nationale, la droite continue de plomber les libertés des citoyens et de piocher dans les poches des plus pauvres.

Ainsi, les préfets pourront instaurer des couvre-feux pour les mineurs de 13 ans de 23 h à 6 h du matin.
De même, les directeurs des grosses polices municipales deviendront officiers de police judiciaire, comme les officiers de la police nationale mais ... sans la même formation et sous le contrôle non pas de l'Etat mais du maire ! Opposants aux maires : attention !
Pour compléter le tout, un amendement permet de sanctionner les vendeurs à la sauvette, avec la création d'un délit ad hoc passible désormais de six mois d'emprisonnement et de 3.750 euros d'amende, peines aggravées lorsque le délit est commis "en bande organisée" ou "de manière agressive". Evidemment, cette peine ne concerne pas les fournisseurs internet, les cuisinistes ou les vendeurs de fenêtres qui vous harcèlent régulièrement (et parfois agressivement !) pour vous caser leur camelote ! Non, cette loi touchera d'abord les plus pauvres qui vendent des babioles au black.

Et le plus malsain, c'est que désormais les Présidents de Conseils généraux pourront suspendre les allocations familiales aux parents qui ne s'occupent pas bien de leurs rejetons ! Ben tiens ! Comment faire des économies dans les CAF en faisant croire qu'on va résoudre un problème certainement ancien alors qu'on enfonce financièrement des familles populaires !...

La morale de tout ça, c'est qu'il n'y a pas de morale !

Si vous êtes automobiliste et que vous faites un excès de vitesse de 2 km/h, vous êtes punis.
Si vous êtes vendeur à la sauvette de savonettes, vous êtes punis.
Si vous travaillez en France, que vous payez vos impôts, vos loyers mais que vos papiers d'identité ne sont pas bien français, on vous expulse.
Si vous êtes salariés et qu'une machine explose dans votre entreprise et que vous êtes blessés, on vous imposera vos indemnités d'accident du travail.
Si votre entreprise à délocaliser en Tunisie, en Turquie ou ailleurs et que vous n'avez pas trouvé de boulot depuis un an, vous ne toucherez plus les indemnités chômage.

Par contre :
Si vous êtes traders et que vous avez dilapidés des centaines de millions d'euros d'argent appartenant, au final, à des clients de votre banque, vous toucherez quand même votre bonus.
Si vous êtes chef d'entreprise ou actionnaire et que vous licenciez cent ou deux cents personnes pour accroître simplement vos bénéfices, et ben.... vous pourrez bénéficier du bouclier fiscal.
Si vous êtes un grand banquier et que vous êtes à Davos, vous aurez eu droit cette année à un confortable salaire, à des tonnes de primes et stock-options et... à une leçon de morale de l'abbé Sarkozy !

"Moraliser le capitalisme" ? Et pourquoi pas revitaliser les morts ?

Le capitalisme, c'est : tu as de l'argent et tu achètes ce que tu veux : les biens, les terres et les hommes.
Pas de place pour la morale !

A l'inverse des propos de Sarkozy, nous pensons qu'il existe un autre modèle économique, qui a marché, qui marche encore, mais qui a les défauts de la nouveauté : le système socialiste.
Ce système met en priorité non pas le profit mais les besoins de la population.

Au regard de notre époque, le système capitaliste vieux de plus de 200 ans a failli : il ruine des continents entiers, affame un milliard d'habitants de cette planète et maintient des centaines de millions d'autres citoyens dans la misère et est la cause d'une catastrophe écologique mondiale dont nous ne sommes qu'aux prémices !

Il est plus que temps de passer d'un système économique individualiste et égoïste à un système universaliste et solidaire. En inventant le système politique démocratique qui va avec.
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 09:18
La commission santé du Conseil de l’Europe a démarré hier ses auditions sur les réalités de la pandémie. Malaises et soupçons autour d’une psychose bien orchestrée.


La grippe A n’était-elle finalement qu’une « fausse pandémie » ? Et la psychose développée à son sujet n’avait-elle pour but essentiel que d’engraisser des laboratoires pharmaceutiques qui ont pu jouer de l’influence qu’ils exercent au sein de l’OMS et dans les administrations des grandes puissances pour sonner l’alerte sur toute la planète ? C’est à ces questions que va s’efforcer de répondre l’enquête déclenchée par le Conseil de l’Europe, sous l’impulsion du député allemand Wolfgang Wodarg, dont nous avions révélé, dans notre édition du 7 janvier, l’impressionnant dossier à charge.

L'OMS sur la défensive

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les choses ont démarré très fort, hier, à Strasbourg. Les membres de la commission santé de l’organisme qui rassemble 47 pays européens avaient en effet décidé d’auditionner le numéro deux de l’OMS, Keiji Fukuda, et l’un des hauts représentants de l’industrie européenne du vaccin, Luc Hessel (ancien dirigeant du groupe français Sanofi). Tous deux ont tenté de justifier les dispositions adoptées ; Fukuda affirmant, droit dans ses bottes, que la « pandémie grippale » était indiscutable et justifiant toutes les décisions prises à haut niveau. Assailli de questions par les parlementaires européens, il est toutefois apparu très vite sur la défensive. Il fut ainsi incapable de donner des réponses réellement satisfaisantes quand il lui fut demandé s’il y avait eu ou non « allégement » de la définition conduisant à la proclamation d’une pandémie. Usant d’une langue de bois à toute épreuve, il s’est réfugié derrière « les dispositions réglementaires adoptées par les experts envoyés par les pays membres de l’OMS ».

Et à la question qui découle de la première – cette instance et un certain nombre d’États n’ont-ils pas été placés sous influence par les puissants groupes pharmaceutiques ? –, il s’est borné à répéter à l’envi que l’OMS « prenait très au sérieux les conflits d’intérêts » et disposait pour cela « de normes strictes demandant à ses experts de signaler leurs engagements » dans le secteur privé. Avant de concéder un peu plus tard, poussé dans ses retranchements : « Il faut faire la part entre la vie publique et la vie privée. Et ce n’est pas toujours facile… » « Nous avons, nous aussi, nos codes », a surenchéri sans rire Luc Hessel, sans indiquer ce qu’il entendait précisément par là. I

Il faut clarifier réellement la situation

Il en faudra donc beaucoup plus pour détourner la grande majorité des élus présents à cette audition de la nécessité d’une enquête approfondie qui clarifie réellement la situation. « Il s’agit de pousser à une réorganisation, une démocratisation de l’OMS, pour lui rendre la crédibilité dont elle a besoin », ont souligné plusieurs intervenants. Avis partagé par le professeur Ulrich Keil, éminent épidémiologiste de l’université de Münster (Allemagne), qui a travaillé également au sein de l’OMS et qui, à ce titre, était invité lui aussi à plancher devant les élus du Conseil de l’Europe. « Il convient à tout prix de ne plus se fourvoyer dans la proclamation d’une pandémie, a-t-il indiqué, alors que tous les experts un peu sérieux savaient, dès le départ, que l’affection n’était pas grave. »

« C’est un enjeu décisif », a relevé Keil. Car, sans avoir toute la confiance des opinions publiques, l’OMS ne pourra renouer avec ses heures de gloire, celles qui « lui ont per mis d’éradiquer la variole ou la polio en organisant la vaccination de toute la planète ». L’opération grippe A constitue un vaste détournement de fonds publics, « lesquels, ont ajouté plusieurs élus, manquent pour des campagnes de prévention » vraiment utiles contre le diabète, le cancer ou le développement de remèdes contre les maladies tropicales.


Bruno ODENT, "L'Humanité" du 26 janvier 2010


Commentaire :

Deux compléments :

Au delà du catastrophisme volontairement déployé il y a quelques mois sur cette question, il y a aussi le scandale franco-français de la campagne de vaccination : gaspillage d'argent public, quantités démentielles de vaccins, antiviraux et masques, désorganisation de la campagne de vaccination, absence de suivi des antécédents médicaux des vaccinés, etc...
A l'heure où la droite nous parle de caisses vides, la dilapidation d'argent publique ne semble pas lui poser autant de problèmes quant il s'agit d'aider les actionnaires des banques, de l'industrie automobile ou de l'industrie pharmaceutique !

Deuxièmement, le bénéfice dégagé par ces groupes pharmaceutiques avec cette campagne de vaccination ne profite qu'aux actionnaires. Glaxo ou Sanofi, par exemple, continuent leurs politiques de casse de l'emploi et des salaires malgré l'important manne publique qui leur tombe dans la poche. Les licenciés de Glaxo Evreux ou les grevistes de Sanofi-Pasteur à Val-de-Reuil n'ont pas vu l'ombre d'un centime de ces commandes !

Il est temps de donner un coup de pied dans la fourmilière !
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 09:41

Triste décor pour une triste soirée hier sur TF1. Deux ans et demi après son accession au pouvoir, Nicolas Sarkozy a abusé de nouveau de ses effets de manche pour nous faire gober son discours. Mais l'énergie n'y est plus ou ce sont les français qui n'y croient plus ?

De nos jours, à la télévision, vous n'avez que deux types d'interviews présidentielles : celle avec des journalistes condescendants ; celle avec un "panel" de français sélectionnés.
Dans le premier cas, vous n'aurez que des questions faussement revêches et aucune critique des propos présidentiels quand des contre-vérités sont avancées.
Dans le deuxième cas, les français sélectionnés, quelque soient leurs qualité, se retrouvent à faire la discussion avec un expert en communication politique, surentraîné à ce genre de débat. Là non plus, les possibilités de déstabiliser le Président sont faibles.

Hier soir, c'est directement TF1 qui a choisi les français du panel ! Gage de représentativité et de neutralité, pour sûr !

Dans le lot, seuls deux vilains canards avaient été choisi : Pierre le Menahes, l'ouvrier syndicaliste et Sophie Poux, l'agricultrice. Bien que pugnaces, l'entrainement de Sarkozy lui a permis de dérouler ses mensonges.

Par exemple, son discours sur sa volonté de "ne pas laisser tomber les agriculteurs" cadre mal avec la crise historique qui affecte toutes les productions agricoles. Le gouvernement aide les agriculteurs ? Pourtant, ceux-ci ont perdu 35 % de leur revenu en 2009 ! La grande distribution a vu son pouvoir renforcer sur la filière dès 2007 par des lois (LME, LRE) proposées et votées par la droite. Et au niveau européen, la France est d'accord avec l'abandon des mécanismes de régulation des marchés et d'importations qui permettaient de stabiliser les prix et de garantir une sécurité alimentaire et sanitaire à l'Europe. La droite a depuis bien longtemps laissé tomber les agriculteurs !

Sur l'automobile, le syndicaliste Pierre Le Menahes a tenté de contrer le discours mensonger de Sarkozy sur les aides gouvernementales qui auraient permis de sauver la filière automobile.
Les licenciements chez Renault et PSA quelques semaines seulement après le versement de 6 milliards d'euros ou les nombreux emplois perdus dans la sous-traitance montrent bien que cet argent n'a pas servi l'emploi ! Les salariés de Bosch à Pont-de-L'Arche en savent quelque chose !
La prime à la casse a permis aux fabricants auto de faire fondre leurs stocks de petites voitures, pour la plupart produites à l'étranger. Sa fausse colère  à ce sujet ("je n'accepterai jamais que des voitures [Renault, ndlr] vendues en France soient construites à l'étranger") cache mal une réalité actuelle et l'absence de volonté de la droite de s'opposer aux grands groupes industriels.
Et l'avenir n'est pas rose comme on le voit avec les menaces de délocaliser la fabrication de la Renault Clio de Flins en Turquie.

Pour les retraites, il faut craindre le pire.
Malgré ses déclarations mielleuses sur sa volonté de ne pas baisser le montant des pensions et d'augmenter le minimum vieillesse, il a quand même affirmer vouloir traiter la question dans son ensemble, dans les secteurs public et privé. Sur quelles pistes ? Sarkozy a repris l'idée d'un allongement de la durée de cotisation avec prise en compte de la pénibilité du travail. En route pour la retraite à 61, 62 ou 65 ans ?...

Enfin, le ponpon, ce sont ses propos sur le marché de l'emploi.
Voilà que, malgré les prévisions de tous les plus grands économistes mondiaux, Sarkozy nous annonce  que « le chômage va baisser dans les semaines et les mois qui viennent » ! il est bien le seul à le croire.

Je ne sais pas quels seront les chiffres d'audience de ce mauvais show télévisé. Avec "Jeanne d'Arc "(Qui, elle aussi,  voulait bouter les étrangers hors de France et entendait des voix !), "la Menace Fantôme" (Et un Sénat de la République manipulé par un Palpatine qui souhaite devenir empereur) ou "le grand bleu" (Qui n'est pas qu'une frontière à surveiller !), la concurrence était rude.

Une émission finalement sans surprise, avec beaucoup de mots creux, de voeux pieux et la présentation de la prochaine cible de la réforme antisociale menée par la droite : la retraite.

Pour finir,les propos plus qu'inquiétants d'un gérant de cabinet boursier (Olivier Delamarche, Platinum gestion) sur BFM : "on sait que ça va se finir mal, on continue à accélérer en vue du mur qui arrive dans la joie et la bonne humeur." "Si on regarde les chiffres, je ne vois pas de bonnes nouvelles, notamment un taux de chômage jamais vu". "En dehors de ça, c'est la catastrophe !" " Tout le monde est content des gains de productivité ? Evidemment : les entreprises virent tout le monde. Les chiffres d'affaires ne sont pas bons. Les entreprises ne vont pas pouvoir continuer à virer 50 % de leur personnel tous les mois. Je ne vois pas bien ce qui va pouvoir sauver une économie moribonde et sous perfusion"... A bon entendeur ! ...

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 10:09

Il fallait à tout prix sauver le système bancaire et financier mondial ! Que n'a t-on entendu parler du risque d'écroulement du système bancaire fin 2008 et début 2009 !

En quelques mois, comme la plupart des états capitalistes, la France a su mobiliser des ressources insoupçonnées : plus de 200 milliards d'euros pour le secteur bancaire ! 6 milliards d'euros pour le secteur automobile, etc ...

La droite criait sur tous les toits qu'il fallait agir pour sauver notre économie d'un risque d'effondrement total.

Un an après, les banques et organismes financiers ont repris leurs spéculations boursières. Comme les grandes entreprises, elles ont renoué avec les bénéfices, versant des centaines de millions d'euros de dividendes à leurs actionnaires. La Bourse  En mars 2010, les traders français vont se partager 1 milliards d'euros de primes, 285 700 euros par trader pour les "bons résultats" des organismes financiers ! ! Aux Etats-Unis, les cinq plus gros établissements bancaires ont provisionné 62 milliards d'euros pour rémunérer leurs équipes dont la moitié sous forme de primes pour les traders.

Tout ce petit monde oublie que les "bons résultats" des organismes spéculatifs reposent sur les centaines de milliards d'euros d'argent publique versés par les états au creux de la crise.

Quel résultat pour nos économies ? Aucun. En tout cas, aucun effet bénéfique.

Le chômage continue de monter, les entreprises de licencier ou délocaliser, les salaires de stagner. Certes, certains ont obtenu de bonnes augmentations ces derniers temps. On pourrait parler de Broglio, ci-devant patron de la future entreprise privatisée EDF. On pourrait citer d'autres grands patrons français.

Pour les salariés, la situation continue de se dégrader. Comme pour de nombreux agriculteurs ou artisans.

Dans les faits, cet argent a servi à renflouer les caisses des organismes financiers et de quelques grosses entreprises (Renault ou PSA, par exemple) mais l'économie réelle donc la population n'a pas vu un seul de ces euros se transformer en résultat concret sur l'emploi, les salaires, les investissements ou l'accès au crédit.

Maintenant, arrive l'heure pour l'Etat de régler l'addition.

Le gouvernement vient subitement de se rendre compte que l'explosion du déficit de l'Etat (dont il a la gestion, cqfd !) a fait passer ce déficit largement au dessus des sacro-saints critères libéraux du traité de Maastricht. Avec 8 % du PIB, ce déficit explose la barre théorique des 3 % maximum autorisés par la Banque Centrale Européenne.

C'est désormais à la population de raquer ! L'Etat doit faire 100 milliards d'euros d'économies, selon Eric Woerth !

50 milliards viendraient de l'arrêt du plan de relance. Restent 50 milliards à trouver. Rien que ça.

Et devinez où vont se faire les économies ? Dans les services publics, l'assurance-maladie et les collectivités locales !

Va t-on demander aux banques et organismes financiers des comptes sur l'utilisation des centaines de milliards d'euros d'argent publique qui leur a été généreusement donné ? Non.
Va t-on demander au secteur automobile de nous expliquer pourquoi il continue de licencier et de délocaliser (La Clio, par exemple) alors qu'il a touché 6 milliards d'euros de l'Etat et que les ventes automobiles ont augmenté ? Non.
Va t-on suspendre le bouclier fiscal et ses 15 milliards d'euros annuels de cadeaux aux familles aisées de France ? Non.
Va t-on faire un geste pour le million de chômeur qui arrive en fin de droits cette année ? Non.

"On ne prête qu'aux riches" dit le proverbe.
La réalité le prouve encore.
Quant il a fallu sauver le secteur bancaire, la droite a su trouver des sommes faramineuses et n'a pas tenu compte des critères de Maastricht.
Le résultat sur l'économie et sur la population a été nul. Tout cet argent n'a servi qu'à éponger les ardoises et payer les gros actionnaires et les traders.
Et maintenant, c'est aux victimes de payer l'addition finale ?

Ne payons pas leur crise ! Faisons le savoir dans la rue et dans les urnes !

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 14:50
Le scandale qui secoue actuellement EDF au sujet du salaire de Henri Proglio cache un scandale encore pire : le bradage du marché de l'électricité au privé avant 2015 ! A vos porte-monnaies !

2 millions d'euros annuels, c'était la rétribution annoncée pour Henri Proglio, à la fois patron d'EDF (1,6 millions d'euros) et de Véolia (440 000 €). A ceux qui hurlaient au scandale, Christina Lagarde et la droite répondaient encore la semaine dernière qu'il gagnait moins que d'autres patrons.
Nous voilà bien heureux de voir l'UMP se convertir à l'alignement des salaires vers le haut ! D'habitude, la droite, c'est plutôt le nivellement vers le bas.

En tout cas, cette histoire a quand même obligé la classe des profiteurs a baissé d'un ton. Proglio annonce lui-même qu'il renonce à ses indemnités de présence au Conseil d'administration de Véolia. Brave homme qui devra se contenter de 1,6 millions d'euros pour vivre annuellement ! Heureusement que la voiture, l'électricité et les voyages professionnels sont payés par EDF !...

Mais derrière cette indécence à l'heure où tant de français ont du mal à payer leurs factures EDF, c'est de l'avenir de l'électricité dont il est question.

Les centrales électriques dans les mains du privé ?

François Fillon, par une lettre du 19 septembre 2009, s'engage auprès de Bruxelles à livrer un quart de la production électrique nationale au privé, centrales nucléaires comprises.

Les entreprises seront ensuite libres de vendre cette électricité produite en France ...à l'étranger. Alors que la pénurie menace l'hexagone, cette politique provoquera une fuite de production importante vers l'étranger au dépend de la population et des entreprises françaises.

Une hausse de plus de 50 % des tarifs de l'électricité en perspective ?

Autre promesse : la fin du tarif réglementé pour 2015 et l'alignement sur le marché européen. Or, le MWh (Méga Watt heure) était à plus de 100 € ces derniers temps alors que le tarif réglementé français est de 60 € !

Cette hausse, de plus de 50 %, affecterait durement les ménages, notamment tous ceux qui se chauffent à l'électrique. mais cette hausse aurait également un impact énorme sur les entreprises, notamment celles qui consomment énormément d'électricité comme les cimenteries ou la sidérurgie, accroissant l'écroulement de notre économie donc la hausse du chômage.

Dogmatisme libéral !

Pendant que le gouvernement annonce la suppression de la taxe Professionnelle pour "accroître la compétitivité des entreprises", il concocte en secret un projet qui fera exploser les charges des entreprises !

Paradoxal ? Non !

La Taxe Professionnelle profite aux communes et aux départements, donc aux populations qui bénéficient des investissements publics dans les routes, les écoles, les centres sportis ou culturels, les associations,...
A l'inverse, la hausse des tarifs de l'électricité profitera uniquement aux actionnaires privés des compagnies électriques.

Derrière le scandale du salaire du patron d'EDF se cache un autre scandale, celui de la privatisation de l'électricité avec ses dangers en terme de sûreté nucléaire, d'entretien des réseaux, d'approvisionnement et de flambée des prix.

Décidément, c'est quand on annonce la mort d'un service public qu'on se rend compte de son incontournable utilité !

(Dossier complet dans "L'Humanité" du vendredi 22 janvier 2010)
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 09:44
Alors qu'hier les élus communistes et républicains organisaient un rassemblement devant le Sénat, les élus de cette institution commençaient le débat sur la réforme institutionnelle qui va chambouler le paysage démocratique français. A droite, on considère qu'un référendum sur ce sujet est inconcevable car la question est trop compliquée !

Plus de 300 élus avaient fait le déplacement hier devant le Sénat à l'appel de l'ANECR, l'Association Nationale des Elus Communistes et Républicains. 9 élus eurois participaient à l'initiative, élus d'Evreux, de Gisors et de Vernon.

L'objectif du rassemblement était d'alerter l'opinion publique sur cette réforme gravissime qui va porter un coup fatal à la démocratie locale française, héritage de la Révolution française.

Comme d'habitude, les grands médias nationaux évitent soigneusement de parler des sujets qui peuvent desservir leurs maîtres, crise économique, chômage, scandale de la grippe A ou opposition aux réformes. Le malheur qui frappe Haïti, après la neige et les fêtes de fin d'année, tombe presque à point pour monopoliser l'attention de l'opinion publique. Et tenter de montrer que le gouvernement est actif sur le sujet.

Pourtant, cette réforme remet en cause le pouvoir des assemblées locales, des maires, des départements et des régions pour les transformer en simples exécutants de décisions prises plus haut. Alors que l'Assemblée nationale se trouve de plus en plus corsetée par les décisions européennes, c'est toute l'architecture démocratique française qui se désagrège au profit d'une structure européenne dirigée par des technocrates non élus, les commissaires (politiques) européens.

Changer les régles de fonctionnement de la démocratie française est un sujet qui mérite un débat publique national.

C'est pourquoi, les sénateurs communistes et apparentés ont déposé 219 amendements à ce projet de réforme et ont demandé un qu'un référendum soit organisé.

Ce n'est pas le choix de la droite qui préfère agiter le chiffon brun de la haine raciale avec son débat sur l'identité nationale.

Plus fort, l'UMP refuse l'organisation d'un référendum national sur la réforme des collectivités locales ! Le texte serait trop "compliqué" pour se prêter à un référendum !...
Pourtant le traité Constitutionnel Européen n'avait pas été jugé, lui, trop "compliqué" pour organiser un  référendum en 2005 ! Il est vrai qu'au moment du lancement de la campagne du référendum, le OUI était donné largement gagnant.

L'UMP considère t-elle que les français sont tous trop cons pour décider de leur avenir ? Ou est-ce la peur du vote démocratique ?

Alors que l'UMP est au plus bas, que le capitalisme et ses piliers financiers sont décrédibilisés, la droite française s'attaque aux règles démocratiques françaises pour éviter toute remise en cause du pouvoir de la finance sur la société française.

L'absence de débat publique sur une réforme qui remet en cause plus de 200 ans d'acquis démocratiques illustre la peur du pouvoir de voir le peuple exiger des comptes à un système politico-économique qui envoie la planète au fond du gouffre économique et écologique.
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 09:24

Le Parti Communiste Français regrette la prise de position de Martine Aubry sur l’âge légal du départ en retraite

Le PCF défend la retraite à 60 ans !
La Première secrétaire du Parti socialiste a déclaré dimanche sur RTL qu’il devait passer à 61 ou 62 ans. "Dans un contexte de casse de grande ampleur de notre protection sociale, la droite n’avait pas besoin d’un tel renfort", estime le PC. "En tenant de tels propos, Martine Aubry répond à l’appel au consensus de Nicolas Sarkozy", ajoute-t-il, proposant de "faire cotiser les entreprises en taxant les revenus financiers des entreprises en fonction de leur politique en matière d’emploi et d’investissement".

Evoquer l'âge de 61 ou 62 ans tout en prenant en compte la pénibilité et l'emploi des seniors comme l'a fait dimanche la patronne du PS, "c'est renoncer à gauche à une réforme juste et efficace" des retraites, déplore Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

"Il faut se ressaisir!", lance-t-il à l'adresse de la numéro un socialiste, dénonçant "une sortie irresponsable" et "totalement désespérante pour l'électorat de gauche". Pour le PCF, "ce n'est pas la meilleure façon d'amorcer le débat à gauche que d'accompagner la droite et le Medef" sur cette question.

Les communistes proposent notamment de "faire cotiser les entreprises en taxant les revenus financiers des entreprises en fonction de leur politique en matière d'emploi et d'investissement".


Commentaire

Après Ségolène Royal qui s'allie à la droite centriste du MODEM pour les Régionales, Dominique Strauss-Kahn à la tête du très libéral FMI, voilà maintenant que la première secrétaire du PS se range derrière l'UMP et le patronat pour briser l'un des derniers acquis sociaux de ce pays.

Attention camarades socialistes ! Il est temps de remettre vos cadres sur de bons rails avant de voir votre parti finir comme le Labour britannique ou le SPD allemand !

Malgré la déroute du système capitaliste, les sirènes du social-libéralisme attirent encore une frange de la gauche.

Ceux qui s'y refusent, depuis le NON de gauche au référendum sur le Traité constitutionnel européen, ont rejoint le Front de Gauche lancé par le PCF en octobre 2008.

Les électeurs ont désormais le choix à gauche.

Solidaire
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 09:55
Coup de semonce ou coup médiatique ? La SNCF parle d'étudier la rentabilité de certaines lignes TGV ... pour mieux les supprimer ?

Cela fait grand bruit depuis quelques jours : la rentabilité de certaines lignes TGV ne serait plus assurée pour cause de crise économique. Les passagers auraient désertés certaines lignes comme celles desservant Nantes ou Strasbourg.

Et voilà que l'on parle de réduire le nombre de TGV sur ces lignes !

Les mauvaises langues y voient déjà un coup médiatique de la SNCF pour forcer les pouvoirs publics, Etat et Régions, à cracher au bassinet pour conserver leurs TGV. D'autres s'empressent de conseiller des "économies de structure" en supprimant des postes de contrôleurs dans les TGV.
Dans les deux cas, c'est le citoyen qui sera perdant : soit on tapera dans les maigres budgets des Régions, les privant de ressources pour d'autres investissements (Lycées, entreprises, infrastructures,...), soit on déshumanisera encore un peu plus les trains (1 seul contrôleur par TGV ?) et les gares, privant nos jeunes d'emplois potentiels.

Cette annonce pose quand même un certain nombre de questions plus fondamentales :

Moins de deux ans de crise et la SNCF condamne 20 ans d'investissements ?

La SNCF justifie ces remises en question par la baisse de fréquentation due à la crise. Or, la crise n'a commencé qu'en octobre 2008 soit depuis un an et demi. Alors que des infrastructures comme le TGV mettent 20 ans à être amorties, peut-on fermer des lignes pour une baisse de fréquentation, espérons-le temporaire ?
La SNCF aujourd'hui, gérée comme une entreprise purement privée, se permettrait ainsi de gaspiller des milliards d'euros d'investissements publics dans des lignes TGV.
Un peu comme ci EDF décidait de couper certains réseaux électriques pour une baisse temporaire de consommation.

La droite prise à son propre piège

Autre sujet qui transparait dans ces débats : la contradiction politique des élus de droite.
On a vu notamment les élus régionaux alsaciens s'élever contre l'annonce de suppressions de TGV entre Paris et Strasbourg. Pareil avec certains maires de droite dont les gares pourraient ne plus être desservies.

Belle contradiction entre le discours libéral de ces élus, qui dénoncent les services publics et souhaitent les voir gérer comme des entreprises privées, et la réalité de ces discours lorsque l'entreprise en question est effectivement gérée comme une entreprise privée !

Et oui ! Messieurs les élus de droite, lorsqu'on ne met plus que le pognon comme critère de gestion d'un service public, il ne faut pas s'étonner que les dirigeants de ces services publics ferment des services "non rentables" !

Les limites de la politique du tout TGV

Depuis les années 80, l'Etat et la SNCF ont opté pour le tout TGV.
Des milliards d'euros d'argent public ont été investis dans ces lignes en achats de terrains (et procès, parfois), travaux de terrassement, de construction de la ligne et des gares, d'achats de rames TGV, etc...
Nombreux ont été les responsables syndicaux et de gauche à dénoncer ce choix, à l'heure où les lignes classiques et celles de banlieues commençaient à vieillir et à saturer.

Où sont les investissements dans les trains de banlieue et les trains régionaux ? Certes, les Régions ont dû investir dans l'achat de rames pour les TER mais rien n'a été fait pour les infrastructures.
Les usagers des lignes Paris-Caen, Paris-Granville ou Paris-Rouen connaissent ces soucis de pannes, d'engorgement à l'approche de Paris ou de fréquence inadaptée des trains.

Si le TGV a permis d'orienter une partie des touristes et quelques hommes d'affaire vers le train plutôt que l'avion ou la voiture, le salarié condamné aux transports en commun pour aller travailler a été sciemment abandonné.

La fréquentation touristique baisse ? La fréquentation des TGV baisse. Logique.

Les services publics doivent-ils être rentables ?

Et plus largement, on en revient à la question de la rentabilité des services publics.

Devra t-on un jour donner son numéro de carte bleue par téléphone au SAMU ou aux pompiers lorsqu'on appelera à l'aide ?
Cela peut paraître absurde mais c'est déjà ce qu'il se passe lorsque vous voulez être soignés à l'hôpital : en fonction de vos moyens, de votre mutuelle, vous n'avez pas accès aux mêmes hôpitaux/cliniques, ni aux mêmes soins. Idem pour les lunettes, pour le dentiste,...

La question se pose aussi pour l'électricité, l'eau, les transports collectifs, l'école, la police, la Poste,...

Un service public est un service essentiel à la population, à la société. Il doit donc être assuré par une entreprise publique, garante de l'intérêt collectif et du meilleur prix d'accès pour tous.

Livrer un service public au privé c'est casser la notion d'égalité d'accès au service car les actionnaires cherchent avant tout le profit et n'assureront pas au même prix, ou pas du tout, des prestations jugées trop coûteuses.
De même lorsque l'entreprise publique est gérée comme une entreprise privée : on le voit avec la Santé ou avec les transports.

Cette remise en question de lignes TGV par la SNCF est une conséquence des politiques libérales appliquées aux entreprises publiques depuis plus de vingt ans : développer les prestations rentables et restreindre les prestations coûteuses.

Ce n'est pas en mettant de nouveaux millions d'euros publics sur la table ou en supprimant des postes qu'on changera le fond du problème à la SNCF comme ailleurs, c'est en changeant la politique de ces entreprises, en remettant l'intérêt de la population au coeur.

La SNCF assure chaque jour le transport de millions de salariés vers leurs entreprises, évitant par là même la saturation complète du réseau routier. Elle permet également de maintenir l'activité économique et humaine dans certains territoires isolés de notre pays. La SNCF assure donc une mission essentielle de service public qui doit redevenir le coeur de son activité, loin des stratégies de concurrence avec d'autres moyens de transport.

En France, comme dans notre Région, c'est d'abord à l'usager et à l'activité économique que doit servir le rail. L'amélioration des lignes classiques et régionales, le développement du ferroutage sont au coeur du programme des communistes. Cette crise du TGV démontre qu'il est plus que temps de changer de politique.
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 10:51

Encore 23.526 adhérents perdus à l'UMP ! Exactement un an auparavant, le parti présidentiel affichait 277 171 militants "encartés". Il a donc perdu, selon ces données officielles, annoncées lundi 11 janvier, 8,49 % de ses adhérents.

Encore 23.526 adhérents perdus à l'UMP

Ils étaient 370.247 a avoir rejoint l'UMP en 2007 et ils ne sont plus que 253.645 aujourd'hui soit une chute de 116.602 adhérents. Xavier Bertrand s'était fixé comme objectif de mettre un terme à l'hémorragie des adhérents. Or, depuis sont accession au "trône", le parti continue de perdre des militants.

Selon le mouvement politique, en 2009, 213 596 anciens adhérents ont renouvelé leur cotisation. Les 40 049 restant sont de nouveaux membres.

Après l'annexion des partis centristes composant l'UDF par le RPR, ce parti qui se définit comme "Mouvement Populaire" a prouvé qu'il n'avait pour seuls maîtres le MEDEF et les banquiers. Loin du parti regroupant toutes les sensibilités de droite, l'UMP recycle les idées nauséabondes du fasciste Le Pen et du FN.

Loin des attentes "populaires" et des traditions sociales, républicaines ou gaullistes d'une partie de son électorat, l'UMP se marginalise politiquement. Ce qui le sauve, c'est de n'avoir aucun concurrent à droite, une opposition socialiste inconséquente et un contrôle complet de tous les leviers du pouvoir (Parlement, médias, police, patronat).

N'oublions pas que, malgré l'absence de vraie concurrence à droite, l'UMP n'a réalisé qu'un piètre 27,88 % des voix aux élections européennes de juin 2009. Pour un parti qui se définit comme celui de la MAJORITE présidentielle, quelle curieuse majorité !..

Une UMP qui perd des adhérents et qui est dans une dynamique électorale descendante et un PCF qui remonte dans les élections et qui a gagné 5 000 adhérents sur 2009 à 134 000 adhérents ; voilà pourquoi le vieux gag utilisé autrefois par certains humoristes pour se moquer du PCF peut être retourné à l'UMP : en 2009, c'est à l'UMP qu' "il y a de moins en moins d'abonnés au numéro que vous avez demandé !"
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