Services publics : Londres renationalise !
La privatisation d'un service public, c'est comme livrer un chien aux puces : les parasites vont se gaver jusqu'à épuisement de l'animal !
L'article suivant montre que même là où le discours libéral a fait le plus de dégât, au Royaume-Uni des Margaret Thatcher et Tony Blair, le retour au public de services privatisés est en discussion !
Et, nous, en France, nous allons nous perdre dans les mêmes erreurs ?
Le fait est que même Sarkozy, pourtant loin d'être un vilain communiste partisan de la collectivisation, reconnaissait au pire moment de la crise financière de 2008 que la France avait échappé aux conséquences désastreuses subies par d'autres pays, comme l'Espagne, grâce à son modèle social et ses services publics, présentés comme des "amortisseurs sociaux".
Alors ? Pourquoi Macron et les partisans de La République En Marge s'entêtent-ils à vouloir détruire le modèle social français ?
Un petit rappel basique du sens de la "Lutte des Classes" nous indique qu'Emmanuel Macron sert en premier les classes sociales dominantes, celles de la haute bourgeoisie qui vivent d'abord des bénéfices de leurs placements. Privatiser des services publics pour que des entreprises privées fassent des bénéfices sur le dos des usagers, assécher les finances de l'Etat pour qu'un maximum d'argent reste dans les poches des plus riches (suppression de l'ISF) ou des entreprises (allègements de charges), tels sont des objectifs qui se comprennent parfaitement quand on sait pour qui travaillent Macron et son gouvernement !
Et la question, alors, n'est plus de vouloir simplement changer de gouvernement, ou de majorité, mais bien d'imposer un changement d'orientation complet de notre société, en s'appuyant d'abord sur les besoins du peuple et de la Nation.
Qui d'autres que des forces foncièrement anticapitalistes et révolutionnaires, prônant une société de solidarité et d'égalité, peuvent porter ce changement politique ? En clair, seuls les partisans du renversement du capitalisme peuvent mettre une fin définitive à ces pseudo-alternances qui ne servent qu'à donner l'illusion au peuple qu'un jour il aura enfin un gouvernement qui l'écoutera !
Solidaire
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Dans les années 1980, le Royaume-Uni de Margaret Thatcher privatisait à tour de bras les chemins de fer, l'exploitation du gaz et de l'électricité... Mais ces dernières années, le royaume a entamé le mouvement inverse, en renationalisant des services qui avaient été laissés au secteur privé.
C'est le cas de la prison de Birmingham, 1 550 détenus, réputée être la plus violente d'Angleterre. Il y a 7 ans, cette prison est aussi devenue la première enceinte pénitentiaire privée du pays, gérée par une entreprise de sécurité. Mais en août 2018, lors d'une visite, un inspecteur du ministère de la Justice n'en croit pas ses yeux : émeutes, gardiens dépassés et terrorisés, hygiène désastreuse. Il demande à l'État de reprendre le contrôle de la prison en urgence et de la nationaliser.
Les trois quarts des Britanniques y sont favorables
Il ne s'agit pas d'un cas isolé. Cette année, le gouvernement britannique a procédé à plusieurs nationalisations, y compris dans les chemins de fer. La ligne qui relie Londres à Édimbourg (Ecosse), considérée comme peu rentable, a vu l'entreprise privée qui la gérait se désengagé. L'État a dû reprendre le flambeau.
Sous la direction de son leader, Jeremy Corbyn, l’opposition travailliste appelle désormais à renationaliser les compagnies d’eau, d’électricité, de gaz et de trains. Une promesse qui trouve un écho dans la population : les trois-quarts des Britanniques y sont favorables.
France Info
