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Andrée OGER, conseillère départementale communiste de l'Eure Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.

Nouvelle hausse de la pauvreté en France ! Mais aussi des grandes fortunes !...

Solidaire

Une nouvelle fois, la pauvreté progresse en France !

L'étude de l'INSEE, sur l'année 2018, montre que 500 000 Français supplémentaires sont tombés en situation de pauvreté monétaire.

L'Institut public explique en partie cette hausse par l'augmentation des "revenus financiers des capitaux mobiliers" qui entraînerait mécaniquement une hausse du revenu médian français (50 % des Français gagnent plus, 50 % gagnent moins : à ne pas confondre avec le revenu moyen !) ce qui entrainerait automatiquement une hausse du revenu sous lequel on est considéré comme pauvre.

Néanmoins, en cherchant à minorer cette hausse (par souci de précaution ? par ordre de la hiérarchie ?), l'INSEE se prend les pieds dans le tapis et montre que de nombreux facteurs sont oubliés :
- en faveur des riches, elle n'a pas intégré la "réforme de l'ISF" (la suppression !) ;
- en défaveur des classes populaires, les effets de la baisse des allocations logement sont oubliés même si l'INSEE explique que les effets des baisses des loyers ne sont pas non plus intégrées (baisses loin de compenser la baisse des allocations !) ;
- l'INSEE dit n'avoir pas non plus intégré les effets du "chèque énergie" : on aimerait savoir effectivement combien de familles ont pu y avoir accès et à quelle hauteur ce chèque compense les hausses des prix du fioul et de l'électricité ! 

Ce que ne nous dit pas l'étude de l'INSEE, c'est que pendant que la pauvreté gagne du terrain en France, nos milliardaires, eux, voient leurs fortunes explosées !

En 2018, la richesse des milliardaires français a cru de 30 % pour atteindre les 265 milliards d'euros ! Une hausse due à la croissance des marchés actions (de la spéculation) et à la reprise de la croissance de l'activité des entreprises qu'ils dirigent (pour les grands patrons).

Le plus riche Français est Bernard Arnault, patron du groupe de luxe LVMH, avec 60 milliards d'euros de fortune ! Comment peut-on justifier une telle fortune pour un homme qui ne fait que coordonner et représenter un groupe dont la richesse est le produit du travail de milliers de salariés bien souvent payés au SMIC ? Rien qu'avec la moitié de sa fortune, on pourrait distribuer plus de 3 000 euros aux 9,3 millions de Français en situation de pauvreté !

La deuxième plus grande fortune de France est Françoise Bettencourt Meyers, actionnaire majoritaire de L'Oréal, avec 35 milliards d'euros. Mais cette richesse, est-ce qu'elle la vaut bien ? En dehors du fait d'être la fille de Liliane Bettencourt, elle même fille du fondateur du groupe, qu'a t-elle fait dans la vie pour "mériter" cette fortune ? Rien.

Encore une fois, sur la pauvreté comme sur le chômage ou le déficit de la Sécu et des régimes de retraite, il faut distinguer ce qui est réel de ce qui est de la propagande pour défendre le système actuel et ces quelques milliers de familles qui en sont les grandes bénéficiaires.

La France est un pays riche, en pointe technologiquement, avec de bons services publics et une démographie positive. La dégradation de l'emploi, des salaires, des retraites et des services publics ne sont pas causés par un manque d'argent ou d'activité mais bien par une répartition des richesses qui est de moins en moins égalitaire et qui concentre ces richesses dans les mains du petit nombre de familles qui compose les classes les plus aisées.

En mangeant des parts de gâteau de plus en plus grosses, ces riches familles laissent de moins en moins de miettes pour les millions de Français qui composent le bas de l'échelle sociale.

C'est la réalité d'un capitalisme où les classes populaires et les classes moyennes ne sont plus en capacité de mener une lutte des classes suffisante face aux appétits de ces classes aisées.

Encore une fois, plus il y a de riches, plus il y a de pauvres. Mener un combat contre la pauvreté, c'est mener un combat contre le capitalisme lui-même.

Solidaire

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Orange avec AFP-Services, publié le jeudi 17 octobre 2019 à 07h35

L'Insee a observé une hausse importante du nombre de personnes en situation de pauvreté monétaire en 2018, après une relative stagnation en 2017. Près de 500.000 personnes de plus étaient désormais touchées par le phénomène. 

La pauvreté progresse en France.

Tel est le constat dressé par l'Insee dans ses données provisoires publiées mercredi 16 octobre. En 2018, 14,7% de la population française vivait sous le taux de pauvreté, soit une augmentation de 0,6% par rapport à l'année précédente. Au total, quelque 9,3 millions de personnes (8,8 millions en 2017) étaient en situation de pauvreté monétaire, soit sous le seuil de pauvreté, rapporte l'institut de la statistique, selon une méthode dite de microsimulation, réalisée à partir d'un échantillon représentatif de ménages. Cette hausse importante fait suite à un taux stable en 2017, précédé d'un recul de 0,2 point du taux de pauvreté en 2016, après deux années de hausse en 2015 et 2014.

L'Insee l'impute d'abord à la forte augmentation "des revenus financiers des capitaux mobiliers", désormais soumis au prélèvement forfaitaire unique, ou "flat tax", abaissant la fiscalité dans ce domaine. Or la progression des revenus des plus riches augmente mécaniquement le seuil de pauvreté, fixé à 60% du revenu médian. 

L'institut de la statistique met aussi en avant l'effet de la baisse des allocations logement dans le parc HLM, mais ne tient pas compte de la baisse équivalente des loyers. En l'incluant, la hausse du taux de pauvreté "serait plus modérée", autour de 0,2 point. Par ailleurs, les inégalités de niveau de vie connaissent leur "plus forte hausse depuis 2010" mais restent toutefois "en dessous du pic atteint en 2011", estime l'Insee. Ces données provisoires n'intègrent pas la réforme de l'ISF, qui "aurait eu un effet à la hausse sur les indicateurs d'inégalités", ni le chèque énergie qui aurait eu l'effet inverse.

En parallèle de ces chiffres , l'Institut des politiques publiques a publié une étude indiquant que les classes moyennes allaient être les principales bénéficiaires du budget 2020. Le document met notamment en exergue l'effet des mesures d'urgences prises par le gouvernement après le mouvement des "gilets jaunes", qui se traduit par une augmentation sensible du pouvoir d'achat.

 

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