Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Andrée OGER, conseillère départementale communiste de l'Eure Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.

Dès vendredi matin, accroître la riposte politique aux attaques du Capital.

Solidaire

Le gouvernement et la droite, par le biais des médias, préparent déjà l'après-journée de mobilisation interprofessionnelle. Face à un PS ambigü sur les questions de la crise, de la réforme des retraites et de la réforme territoriale, le peuple ne peut compter que sur ses forces et celles du Parti communiste pour défendre ses intérêts.

 

Pour rendre compte de la journée de mobilisation interprofessionnelle, les médias utilisent les méthodes traditionnelles de désinformation pour ne pas parler du fonds et des propositions alternatives avancées par les syndicats et l'opposition.

 

Comme d'habitude, on nous parle des "désagréments" pour les "usagers" des transports en commun ("Clients" quand il faut payer, "usagers" quand il y a grève), désaccord syndicaux (merci FO !) ou anticipation sur l'échec annoncé (par les médias) de la journée en comparaison avec des manifestations passées.

Evidemment, à aucun moment, on ne vous parle plus de trente secondes du pourquoi de la journée de grève. Personne ne reprend, ne serait-ce que partiellement, le communiqué de presse des syndicats appelant à cette journée. Il ne faudrait surtout pas inciter à la grève !...

 

Mieux, certains journalistes (propagandistes de droite) tentent de tordre la vérité des chiffres, ceux des sondages dont ils sont friands et qui TOUS confirment l'opposition de la population à la réforme des retraites et le soutien des français à la journée de mobilisation. Selon les sondages, ce sont entre 55 et 66 % des français qui refusent la remise en cause de la retraite à 60 ans et les deux tiers qui seraient prêts à se mobiliser ! !

 

Aucun journaliste ne rappellera d'ailleurs les mensonges de Sarkozy sur cette question.

 

Le 27 mai 2008, interrogé sur RTL sur la proposition de Laurence Parisot (Medef) de repousser l'âge légal du départ à la retraite à 63,5 ans, le chef de l'Etat avait répondu : "Je dis que je ne le ferai pas pour un certain nombre de raisons et la première, c'est que je n'en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle". "Ce n'est pas un engagement que j'ai pris devant les Français", avait-il ajouté, "je n'ai donc pas de mandat pour faire ça et ça compte pour moi". "Je me suis engagé à faire et à mettre en oeuvre tout ce que j'ai promis, je n'ai pas parlé des 63,5 ans", avait-il insisté.

Un mensonge de plus, me direz-vous ? Est-ce une raison pour ne pas en parler ?

 

Histoire de noyer l'opinion sous des sujets sécuritaires, Sarkozy profite de la mort d'une policière municipale pour nous sortir son couplet sur l'insécurité. Personne ne vient d'ailleurs le questionner sur son bilan malgré ses années de responsabilités au ministère de l'intérieur et ces trois dernières années en charge de l'Etat.

La bonne vieille technique du contre-feu.

 

Une gauche pas si claire non plus

 

Et pendant ce temps là au PS, Martine Aubry défend un programme sur les retraites que l'on pourrait qualifier de "pas trop mal mais peut mieux faire".

 

Sauf que. On entend quand même un certain nombre de hauts responsables du Parti Socialiste tenir des propos beaucoup plus en phase avec ceux de l'UMP qu'avec ceux du monde du travail.

 

Sans surprise, celui qui montre le plus d'inclinaisons pour les théories les plus libérales et réactionnaires, c'est Dominique Strauss-Kahn. On ne peut être de gauche ET directeur du FMI, institution libérale s'il en est une !

Interviewé l'autre soir par la télévision française, il avait décalré, entre autres perles : " On vit cent ans, on ne peut pas continuer à avoir la retraite à 60 ans ! " De qui parle t-il ? Des milliardaires qui bénéficient de cliniques privées et de médecins particuliers comme ceux qu'il cotoîe dans les sauteries entre banquiers et financiers ? Pas des ouvriers, pas de ceux qui meurent de l'amiante, des produits chimiques, de la dureté physique ou psychique de leur métier.

Et, quand bien même on vit plus longtemps qu'hier, faudra t-il revenir en arrière, perdre dix ou vingt ans d'espérance de vie comme en Afrique ou en Russie, apys fortement "aidés" par le FMI ?

 

D'autres responsables du PS brillent par leurs déclarations clairement libérales. A commencer par Gérad Collomb, maire de Lyon, deuxième ville de France.

Selon lui, "on" est obligé de prendre en compte" un allongement du temps de la vie et "porter à 61 ans par exemple l'âge légal de la retraite ne serait pas un drame". Il en profite pour dénoncer son petit camarade François Hollande qui penserait comme lui mais qui ne déclarerait rien "pour ménager l'avenir" (les Présidentielles ?).

Et, Gérad Collomb, pour finir, rajoute à propos de la journée d'action de ce jeudi 27 mai :   "Moi, je n'irai pas manifester, ce n'est pas mon rôle de manifester, chacun dans sa fonction". Ah tiens ! L'élu n'a pas à être du côté de ses administrés ? A moins que cet élu ne soit que l'élu des beaux quartiers et de la bourgeoisie lyonnaise ?

 

La gauche est dans la rue

 

L'Histoire nous l'a montré maintes fois en France, en 1871, en 1936, en 1944, en 1968... Elle nous le montre encore dans de nombreux coins du Monde, en Amérique latine, en Grèce, au Népal,... Ce sont les peuples qui font l'Histoire quand ils prennent leur destin en main !

 

Il est probable que cette journée de mobilisation ne soit pas miraculeuse. Il est certain qu'il en faudra d'autres.

 

Mais, ce qui est clair également, c'est que la majorité de la population de ce pays sera victime d'une politique imposée par le Capital et que cette majorité de la population s'en rend compte. Le soutien aux grèves est là pour l'illustrer.

 

C'est à chacun d'entre nous de prendre en main son destin ! La délégation de pouvoir ne marche pas en cas de crise.

 

Le Parti communiste veut être l'outil politique au service du peuple contre le capitalisme et ses outils, gouvernement, Union européenne, FMI, comme en 1917, comme en 1936, comme en 1944, comme en 1968.

 

Retrouvez-nous dans les manifs, sur les marchés ou dans les réunions publiques !

Rejoignez-nous et participez au travail d'éveil populaire que nous menons !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires