En France comme dans toute l'Europe, les gouvernements proposent une régressions sociale historique comme seule solution à la crise du capitalisme
L'austérité est de rigueur.
L'austérité pour les dépenses publiques, égalitaires et en faveur de tous.
L'austérité pour les comptes-sociaux comme le RMI-RSA, les Retraites, l'Aide Personnalisée d'Autonomie,...
Mais pas d'austérité pour les banques, la finance ou les riches français, toujours protégés par le bouclier fiscal.
Objectif, faire des économies sur les salaires, les dépenses publiques "sociales" pour réorienter cet argent vers le remboursement des sommes versées aux banques et organismes financiers.
La réforme en cours des retraites annonce la couleur des réformes à venir : travailler plus pour gagner moins dans le cadre d'une régression sociale généralisée.
En effet, le gouvernement se préparerait à démolir l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans dès le 1er janvier prochain, en reculant le seuil d’ouverture des droits à 62 ou 63 ans. Un projet qui reviendrait à revenir sur une conquête sociale de près de trente ans, décidée par la gauche arrivée au pouvoir en 1981, et qu’aucun gouvernement s’étant attaqué à la réforme des retraites jusqu’alors, ni celui d’Édouard Balladur en 1993, ni celui de Jean-Pierre Raffarin en 2003, n’avait osé remettre en cause.
Le gouvernement ne s’arrêterait pas en si bon chemin. La durée de cotisation pour prétendre à une retraite à taux plein serait allongée parallèlement au recul de l’âge légal de la retraite, au-delà du calendrier initial mis en place par la réforme Fillon de 2003, qui prévoit une durée de 41 ans en 2012, pour se prolonger et atteindre 41,5 ans en 2020 et 42 ans et un trimestre en 2030.
De même, le gouvernement de droite s'apprêterait à faire les poches des fonctionnaires dans le but de récupérer 3 à 4 milliards d’euros de recettes manquantes à l’horizon 2020, en augmentant les cotisations vieillesse.
Le système capitaliste est en crise. Depuis le krach financier de 2008, chacun sait, y compris au sommet de l'état et dans le secteur financier, que c'est le mode de fonctionnement du capitalisme qui est en cause. La spéculation à court terme et la course au profit maximum ont causé ce krach et la crise économique mais rien n'est fait pour "moraliser" le capitalisme car nos chefs d'états savent que le capitalisme n'est pas moralisable.
En rajoutant de l'austérité dans des pays où l'économie tourne au ralenti, en augmentant la durée de travail des salariés alors que le chômage explose dans les pays développés, les gouvernements occidentaux ne vont qu'accentuer encore un peu plus les conséquences de la crise en enfonçant une frange encore plus large de leur population dans la misère.
C'est au dumping social et fiscal qu'il faut s'attaquer pour résoudre la crise !
Entre une UMP qui veut tuer la retraite par répartition et un Strauss-Kahn qui veut appliquer à l'Europe les recettes de son FMI qui étouffent les pays du Tiers-Monde depuis des décennies, les travailleurs ne doivent compter que sur eux-mêmes et sur la seule force politique qui a toujours défendu les intérêts des travailleurs, la force qui a défendu le Front Populaire n 1936, le Comité National de la Résistance en 1944, les accords de Grenelle en 1968. Cette force c'est le Parti Communiste.
Le capitalisme est en crise. Passons à autre chose !