Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Andrée OGER, conseillère départementale communiste de l'Eure Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.

Europe : Paris et Berlin prônent une super austérité

Solidaire

Pendant que Sarkozy amuse la galerie en France a fricoté avec les thèses nauséabondes du FN, il continue de servir les intérêts de la finance internationale au niveau européen en prônant une austérité renforcée pour les peuples.

Ce jeudi, un conseil européen se réunit pour adopter un "pacte pour l'euro". il s'agit d'une initiative de Nicolas Sarkozy et de la conservatrice allemande Angela Merkel pour "sauver l'Euro" mis à mal par les spéculateurs financiers.

Aux peuples de rembourser l'argent que les spéculateurs financiers leur doivent !

C'est que le milieu de la finance a de la ressource. Celle des états. Responsable de la crise en 2008, à force de montages financiers douteux pour gagner rapidement beaucoup d'argent, le secteur de la finance a été renfloué grâce aux milliers de milliards d'euros injectés par les états occidentaux pour empêcher l'effondrement total de l'économie.

Cette injection d'argent public a logiquement aggravé fortement les dettes des états. Rien qu'en France, ce sont 250 milliards d'euros que Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont dilapidé pour sauver le secteur financier et bancaire français.

En clair : les spéculateurs de la finance ont créé un trou énorme qui menaçait d'engloutir l'économie mondiale ; les états capitalistes ont injecté des sommes énormes pour combler ce trou ce qui a déplacé ce trou du secteur privé vers la dette publique ; les spéculateurs privés, revenus à flot, spéculent désormais contre les états, sur leurs dettes, pour faire des profits, menaçant à nouveau de plonger l'économie mondiale dans un nouveau gouffre.

Et vers qui se retourne t-on pour exiger le comblement de ces déficits ?

Vers les spéculateurs, à l'origine de la crise ?

Vers les grandes fortunes et les gros actionnaires qui accumulent des dividendes colossaux depuis deux ans ?

Vers les travailleurs européens, victimes directes de cette crise dont ils ne sont pas responsables ?

Vous l'aurez compris, ce ne sont ni les coupables, ni leurs commanditaires qui seront mis à contribution mais les victilmes, les travailleurs, salariés, paysans et artisans.

Pour "sauver" la monnaie unique européenne, menacée par les spéculateurs, ce sera aux peuples européens de faire un effort. Un gros effort.

Comment ? Par une austérité renforcée pardi !

Au programme : modération salariale, restrictions fortes des dépenses publiques et des dépenses sociales.

Concrètement, les salaires et pensions de retraite devront suivre les gains de productivité du Capital, gains de productivité dont on sait qu'ils ont explosé depuis 50 ans sans que jamais les salariés n'en voient es bénéfices.

Pour les dépenses publiques, il s'agira d'une application stricte et dogmatique des critères de Maastricht, votés en 1992 par toute la classe politique, socialistes compris, sauf par les communistes ! Le déficit publique devra déscendre sous la barre arbitraire des 3 % et la dette publique sous les 60 % du PIB. En clair, de nouveaux tours de vis dans les services publics sont à prévoir avec des dizaines de milliers de suppressions de postes à prévoir, une dégradation des services rendus (comme dans l'éducation, la santé, les routes ou même la sécurité) et moins d'investissements publics sur les territoires.

Pour les dépenses sociales, c'est d'un nouveau recul de l'âge de départ en retraite qu'il s'agit !

Refusons d'avaler la pilule de cyanure de l'austérité !

Après la grande mobilisation de l'an dernier pour défendre le droit à la retraite à 60 ans, un nouveau durcissement de nos conditions de vie se prépare. Discrètement et sans que les médias n'en parlent.

On voit bien à quoi sert toute cette agitation autour des idées nauséabondes du Front National : détourner la colère et le mécontentement populaire des vrais enjeux qui se déroulent au niveau européen.

En mettant dos-à-dos différents groupes de victimes du capitalisme, travailleurs locaux et travailleurs immigrés, droite et extrême-droite servent avant tout les intérêts des milieux financiers et du patronat.

Ce n'est pas vers Marine Le Pen que doivent se tourner nos regards mais vers vers Bruxelles et vers Berlin, dont les décisions vont réellement aggraver la crise économique et sociale que traverse notre pays !

Des syndicats d'une quinzaine de pays, des ONG et des économistes organisent actuellement la riposte.

Une conférence sociale de printemps sera organisée à leur initiative le 9 avril.

Une euro-manifestation sera organisée à Budapest, en Hongrie, le même jour par la Confédération Européenne des Syndicats. Pour la France, CGT, FO, Solidaires et FSU seront partie prenante de ces initiatives.

Ici aussi, refusons cette nouvelle aggravation de l'austérité et exigeons que les responsables de la crise, milieux de la finance en premier, ne profitent pas de leur crise mais prennent leurs responsabilités !

Refusons la division entre travailleurs orchestrée par la droite et l'extrême-droite ! Construisons ensemble cette alternative politique au libéralisme qui profitera à tous !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires