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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 11:28
"L’Humanité" des débats. L’héritage des idées neuves

par Alexandre Zourabichvili, juriste

Qu’elle est l’appréciation actuelle de l’opinion russe sur la révolution d’Octobre ?

Il y a quatre-vingt-dix ans le 7 novembre 2007 que la révolution socialiste a éclaté en Russie. On entend aujourd’hui un peu tout et n’importe quoi sur la signification de cette révolution. Il est cependant certaines informations dont les médias (en particulier en France) ne parlent pas, peut-être parce qu’elles sont dérangeantes. En Russie, le Centre Youri-Levada, principal centre d’enquêtes d’opinion indépendant, réalise chaque année, et depuis 1990, à la veille de cet anniversaire, un sondage sur la perception par la population russe de cet événement historique.

En 1990, 49 % des Russes considéraient la révolution d’Octobre comme un événement positif, contre 30 % qui en avaient une vision négative. Le sondage réalisé cette année (octobre 2007) indique qu’à présent 55 % de la population russe considère la révolution d’Octobre comme un événement positif, contre 25 % d’opinions négatives. Parmi ces 55 %, plus de la moitié (31 % des sondés) considèrent que la révolution a permis de « donner une impulsion au développement économique et social du peuple russe », les autres (24 % des sondés) considérant que la révolution a « ouvert une nouvelle ère dans l’histoire du peuple russe ». Les 25 % d’opinions négatives se divisent entre ceux qui pensent (17 % des sondés) que la révolution a « freiné le développement économique du pays » et ceux pour qui la révolution a été une « catastrophe » (9 % seulement de la population, contre 13 % en 1990). 19 % des sondés (contre 22 % en 1990) n’ont pas formulé d’opinion.

Ces résultats sont d’autant plus intéressants qu’ils viennent après quinze ans d’une intense campagne d’anticommunisme dans les médias russes, lancée en 1992 sous la présidence de Boris Eltsine, alors que ce dernier avait besoin de consolider rapidement son pouvoir et de légitimer la capture, par ses amis oligarques et « nouveaux riches », de pans entiers de l’économie (industries, richesses nationales). L’objectif de cette campagne est aussi, aujourd’hui, de tenter de contenir l’influence du KPRF, le Parti communiste de la Fédération de Russie, devenu principale force d’opposition au gouvernement. Les principales têtes de liste de ce parti aux prochaines élections législatives, Guenadi Ziouganov et Jaurès Alferov (prix Nobel de physique et vice-président de l’Académie des sciences de Russie), ne manquent pas de faire des parallèles entre le degré de paupérisation et d’inégalités sociales de la « Russie profonde » qui existait à la veille de la révolution d’Octobre et la situation de la Russie actuelle, épuisée par des années d’« expériences » néolibérales et en panne grave d’investissements, notamment dans l’éducation, la santé et la science.

L’anniversaire de la révolution d’Octobre passe, cette année, d’autant moins inaperçu en raison d’une série de plusieurs événements politiques et culturels qui a commencé avec la tenue, il y a quelques jours à Minsk, d’un grand symposium international auquel ont pris part des délégations de partis communistes ou de gauche de plus de 80 pays. Ces mêmes délégations se sont ensuite rendues à Moscou pour des manifestations. La participation à ces divers événements rappelle, par le nombre de pays représentés, l’ampleur de l’influence de la révolution d’Octobre. Rappelons que cette révolution a catalysé bien des luttes en Asie (dont la révolution chinoise de 1945), en Afrique, en Amérique latine contre le colonialisme et l’impérialisme, pour l’indépendance nationale et pour le développement. Tous ces pays, qui représentent ensemble près de 40 % de la population de la planète, s’efforcent de développer, chacun à sa manière, les idées nées d’Octobre. L’Europe a été également représentée aux manifestations de Minsk et de Moscou, et pratiquement dans sa totalité (à l’exception, semble-t-il, de la France ?). Sont venus également l’Australie, le Canada, les États-Unis, le Proche-Orient (Liban, Syrie, Palestine, Jordanie), l’Afrique… et les anciennes républiques soviétiques qui ont vu ces dernières années (re)surgir des partis communistes, y compris dans les régions autonomes et les zones de conflits les plus durs (Abkhazie, Ossétie du Sud, Transnistrie).

L’état de l’opinion publique en Russie, quatre-vingt-dix ans après la révolution d’Octobre et les événements récents ci-dessus, traduit une réalité : les idées nées de cette révolution demeurent vivantes. N’en déplaise à certains qui, en France, s’empressent de déclarer péremptoirement qu’« il faut tourner la page de la révolution d’Octobre ».

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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 16:05
 

Enzo Rossi, entrepreneur italien dans l’industrie des pâtes a tenté une expérience pour le moins originale. En effet, ce patron a voulu se mettre dans la peau de ses salariés en vivant dans les mêmes conditions financières qu’eux. C’est ainsi que pendant un mois il ne s’est versé que 1000 euros par mois :

« Je me suis octroyé 1 000 euros de salaire et 1 000 euros à ma femme qui travaille avec moi, explique Enzo Rossi. 2 000 euros pour une famille de quatre personnes, beaucoup de gens vivent avec moins que cela. »

Au final Enzo Rossi s’est rendu compte de la difficulté de la chose : « Nous avons fait les comptes ; ce que nous devions mettre de côté pour rembourser l’emprunt, l’assurance voiture, les factures. Avec le reste nous devions affronter les dépenses quotidiennes », détaille-t-il. « Nous avons fait attention à tout, mais au bout de vingt jours, plus rien. » Le dernier matin, Enzo Rossi entre dans le bar du village avec son ultime billet de vingt euros en poche : « J’ai eu l’impression d’être sous l’eau, à vingt mètres de profondeur, sans réserve dans la bonbonne d’oxygène. »

Depuis il a décidé d’augmenter de 200 euros par mois chacun de ses employés en expliquant : « Selon les statistiques, le coût de la vie s’est alourdi de 150 euros par mois. Pour des gens comme moi, ce n’est rien. Pour les ouvriers, cela représente près de 2 000 euros par an ».

Sur cette décision il explique que « Les ouvriers doivent être sereins pour être efficaces. S’ils ne savent pas comment boucler leurs fins de mois, ils ne seront pas psychologiquement tranquilles, ce qui n’est pas bon pour la productivité. » et rajoute simplement : « Les profits que je tire de la transformation de la farine et des œufs doivent bénéficier aussi aux paysans qui me fournissent la matière première ainsi qu’aux travailleurs de l’usine. »

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 13:18
  de Gérard Filoche

TF1, faisant un reportage pour les 90 ans de la plus importante révolution du monde avec la révolution française du 14 juillet 1789, a choisi de traiter la "prise du Palais d’hiver" du 7 novembre 1917 en enquêtant... sur l’Adn de la "princesse Anastasia" afin de savoir si elle avait bien été exécutée en 1918 avec tout le reste de sa famille, ou si la légende de sa survie (qui avait donné lieu à 5 ou 7 fausses princesses "Anastasia" au XX° siècle) avait un "gêne" de vérité.

C’est un peu comme si la commémoration de la prise de la Bastille donnait lieu à un reportage concentré sur les ossements de Louis XVII.

C’est une certaine façon de traiter l’histoire.

France inter le 6 novembre 2007 traite de la révolution russe qui a donné un « régime bureaucratique pendant 70 ans jusqu’à la chute du Mur de Berlin ». Un peu comme si Napoléon III était le continuateur des sans-culottes et comme si la Révolution française s’était achevée à Sedan en 1870 en étant responsable de la débâcle impériale.

Personne ne mentionne qu’il y a eu une Restauration en Russie, dés 1927-1937 comme il y en a eu une en France en 1800-1815.

Napoléon 1er était aussi éloigné des sans-culottes du 14 juillet que Staline était éloigné des bolcheviks d’octobre 17. À tel point que Staline a exécuté, fusillé, emprisonné 90 % de ceux qui avaient fait la révolution.

De même qu’il y a eu la Terreur, et Thermidor, il y a eu la dictature de Staline et les procès de Moscou.

De même que Napoléon 1er a tyrannisé l’Europe, de Madrid à Rome, de Vienne à Moscou, Staline a tyrannisé l’Europe de Varsovie à Prague, de Bucarest à Budapest.

Mais dans un cas comme dans l’autre, ce n’est pas l’héritage de la révolution : c’est l’héritage de la contre-révolution.

La contre-révolution, en France, a été longue, de Thermidor au Triumvirat, du Consulat à l’Empire et à sa « nouvelle noblesse ».

La contre révolution, en Russie, a été longue, des répressions de 1927 au « congrès des vainqueurs » de 1935 et aux purges de 1937 à 1939, à sa nomenklatura.

Mais au terme de ces deux contre-révolutions, des guerres terribles avaient eu lieu, avec les « chouans » ou avec les « blancs », les « émigrés » ou les coalisés ( six troupes internationales ont attaqué les bolcheviks, troupes française, américaines, japonaises, anglaises, avant qu’Hitler ne les attaque aussi…)

En Russie, la prise du Palais d’hiver ne sera pas moins pacifique que la prise de la Bastille.

Ce sont les contre-révolutions qui feront des massacres, des malheurs, des ruines, des pandémies : les guerres napoléoniennes ou la guerre civile entretenue par les putschistes tsaristes, Kornilov, Koltchak, Denikine, Von Sternberg, et autres oiseaux de proie barbares.

En fait, la confusion vient de là : ce 7 novembre 1917, ils ne commémorent pas les révolutions, mais les contre-révolutions.

Sinon, cela resterait une fête de commémorer Octobre 17 autant que de commémorer le 14 juillet 1789.

D’autant qu’octobre 1917 venait du refus du peuple de continuer la terrible guerre conduite par le tsar et qui venait de produire 7 millions de morts du seul côté russe, autant de morts en un seul pays que du côté de tous les autres « alliés » français, anglais, américains, réunis.

Vous comprenez si c’était une fête que d’arrêter cette abomination qui conduisait le peuple russe à la famine et à la ruine totale ?

Vous comprenez si les mencheviks qui avaient pris le pouvoir en février, et qui n’avaient pas arrêté la guerre, ont été vite minorisés.

Vous comprenez pourquoi les bolcheviques sont passés de 40 000 à 400 000 membres en quelques mois et ont gagné toutes les élections fin août, septembre, avant de concrétiser par la prise du pouvoir en octobre : c’étaient eux ou Kornilov, eux ou la poursuite de la boucherie de 1914-1917.

Vous comprenez pourquoi les bolcheviks devaient signer la paix à Brest-Litovsk à tout prix ?

Et pourquoi cette révolution, c’était la paix ! La fête et la paix !

Alors pourquoi la guerre civile ? Jamais les pays riches en Europe et en Amérique, ne supportaient que des Communards (comme ceux de mars-mai 1971 à Paris) prennent le pouvoir à … Moscou. Il fallait les écraser. Ils ont donc alimenté la guerre civile qui a suivie : elle aussi a fait 6 à 7 millions de morts dans une violence épouvantable (comme celle que Franco, Hitler et Mussolini ont alimenté un peu plus tard contre la République en Espagne entre 1936 et 1939).

Mais en Russie, ce ne sont pas les Versaillais, ni les Franco-Hitler-Mussolini qui ont gagné, ce sont les bolcheviks, les Communards, les sans culottes…

Mais cela a été une victoire à la Pyrrhus : pour gagner, seuls contre tous et de justesse, ils ont dû payer un tel prix que leur ruine était inscrite dans leur victoire ! Pays détruit, économie exsangue, analphabétisme, famines, pandémies (typhus et choléra), cadres bolcheviques anéantis, et ils ont été isolés, et rongés de l’intérieur, la défaite n’est pas venue du dehors, elle est venue du dedans, comme Lénine l’avait d’ailleurs pressenti, décrit, dénoncé avant de mourir…

Un des plus illustres inconnus d’octobre 17, Staline, a imposé peu à peu, de 1927 à 1937, sa dictature contre les révolutionnaires célèbres, Lénine, Trotski, Boukharine, Zinoviev, Kamenev et les autres…

1917-2007 : être historien en Russie ?

Il y a un Musée d’histoire à Moscou qui s’arrête au XIX° siècle… Ça doit être dur d’être professeur d’histoire en 2007.

Raconter comme nos gandins parisiens que « Staline était dans Lénine » et la « contre-révolution dans la révolution » ? Comme lors de la contre-révolution blanche en France, refuser de prononcer les « r » pour manifester son regret de la mort du roi Louis XVI ?

L’histoire n’est pas écrite par les seuls vainqueurs, contrairement à ce qu’on dit, et puis les « vainqueurs » changent avec le temps : l’humanité se souvient du nom de Spartakus, pas du nom du gouverneur romain qui a décidé de son exécution.

L’histoire change donc : la Commune de Paris n’avait pas la même presse en 1881 (on se contentait, devant l’interdiction de l’évoquer, de chanter « le temps des cerises » - chanson préférée de ma mère),

en 1891 (les héros survivants, d’abord envoyés au bagne, avaient été graciés en 1985)
en 1901, (l’approche du « Bloc des gauches » était imminente)
en 1911 (le nationalisme était reparti),
en 1921, (le mouvement socialiste et communiste divisé ne l’appréhendait pas de la même façon)
en 1931.. 1941 (n’en parlons pas…) `
en 1951…1961…
en 1971 pour son centenaire où des centaines de milliers de manifestants, après mai 68, lui rendirent un immense hommage. On verra en 2011 selon qu’on aura réussi à battre Sarkozy avant ou non

Qu’en sera t il d’Octobre 1917 dans la Russie et dans le monde en 2017 ? En 2067 ?

Iékaterinbourg, c’est l’ancienne Sverdlosk… Une phrase banale du guide « Lonely Planet » présente Iekaterinbourg et évoque « le crime de Sverdlovsk » qui a ordonné l’exécution de la famille du Tsar… Mais il n’évoque pas les crimes commis par le tsar, avec 7,5 millions de morts, conséquence de son engagement dans la guerre de 1914-17. La Russie, à elle toute seule, a payé un tribut supérieur à celui de tous les « Alliés » réunis, entre 1914 et 1917.

Octobre 17 : « Dix jours qui ébranlèrent le monde » (relire John Reed). Qui peut les effacer ? Pas Hachette, ni Lagardère, ni Dassault, en tout cas, en dépit de leur main mise sur nos médias, notre « culture » ! Les médias français, 90 ans après, ne trouvent qu’à présenter un livre de gribouillis dessinés sur les « notes » des dirigeants bolcheviques et retrouvés dans des fonds d’archives.

Mais nul ne souligne que finalement la révolution d’Octobre fut une révolution pacifique : la thèse à la mode à Paris et dans l’univers libéral, c’est que « c’était un putsch ». Mais allez donc défendre que la révolution de 1905 était un « putsch » et que la révolution de 1917 était étrangère à la tentative qui l’avait précédé 12 ans plus tôt ? Allez donc prouver que les masses n’y ont pas joué de rôle ou défendre qu’il eût été préférable de maintenir le tsar en place (il y en a qui s’y exercent).

Le mouvement – avec la journée des femmes - qui a chassé le tsar en février 17 avait commencé par lui demander respectueusement du « pain » et la « paix ». À manger ! Stop à cette guerre infâme ! Au début, pas plus irrespectueusement que le peuple de Paris vis-à-vis de la boulangère et de son petit mirliton…

Le tsar, embringué dans sa sale guerre et dominé par ses courtisans, a refusé : ni pain, ni paix. Louis XVI était parti à Varenne, rejoindre ses amis émigrés qu’il aimait davantage que son peuple… Ils ont connu un sort commun.

La prise de la Bastille, c’était un « putsch » ? Il y a eu de nombreux épisodes de la Révolution Française entre le 14 juillet 1989, la Constitution de 1993, les clubs, les jacobins, des coups de force, des soulèvements de masse, les enragés, la conjuration des émigrés, Valmy, la Terreur, le Mouvement des égaux, et Thermidor, le triumvirat, l’Empire…Il y a aussi de multiples épisodes, de façon condensée, entre février et octobre 17 : le gouvernement provisoire, les journées de juillet, le putsch de Kornilov, les élections à la douma d’août septembre…

Les bolcheviks archi-minoritaires en février. Lénine exilé estimait en janvier 17 qu’il ne verrait sans doute jamais la Révolution – lorsqu’il rentre en avril et dit que le pouvoir peut être pris - thèses dites d’avril - il passe pour fou, Trotski rentre en juin 17. Ils sont devenus majoritaires en août, septembre, octobre. Ils gagnaient en influence, ils sont passés de plusieurs milliers à plusieurs centaines de milliers, tout simplement parce qu’ils continuaient à exiger la paix, le pain, la terre, alors que le gouvernement mencheviks cadets continuait la guerre et faiblissait devant les candidats dictateurs qui fomentaient déjà la contre-révolution….

Qui allait gagner ? Le putsch de Kornilov ? Non, c’est la résistance vive, massive, ouvrière, paysanne, de ceux d’en bas qui souffraient de la guerre infâme menée par le tsar puis par Kerenski : Kerenski tomba tout simplement parce qu’il ne voulait pas donner satisfaction au peuple, pour les mêmes raisons qu’était tombé le tsar, (et Louis XVI) Pas besoin d’invoquer un « putsch » pour comprendre.

(Lire « l’histoire de la révolution russe » de Trotski où celui-ci fait litière, preuves, chiffres, arguments à l’appui de l’argument misérable du « putsch », ou relire encore et encore John Reed, ce journaliste américain et voir « Red » de Warren Beatty pour ne pas parler des films d’Eiseinstein ).

Les bolcheviks, faut-il le rappeler aux ignorants involontaires, gagnent la majorité à toutes les élections qui se tiennent fin août, courant septembre 17, dans les grandes villes. Mais évidemment, ils ne s’appuient que sur 2,5 millions d’ouvriers, et il y a 150 millions de paysans. Ce n’était pas en Russie que la situation était “mûre” pour une révolution socialiste, mais en Allemagne, en Grande-Bretagne, en France… (Les bolcheviks n’ont jamais cessé de le répéter, c’était leur obsession, jusqu’à ce que Staline dise le contraire avec son « socialisme dans un seul pays »).

Pour autant fallait-il « laisser » gagner les « blancs » réactionnaires et autres ignobles forbans ? Le choix n’était pas entre révolution et nouvelle société réformée, il était entre la prise du Palais d’hiver, et les dictatures des Kornilov, Dénikine, Wrangel, Koltchak, le "Baron fou" Urgern Von Sternberg en Mongolie, à Ulan-Baatar et autres barbares. Qui a idée aujourd’hui de ce qu’étaient ces barbares ?

(« Une statue de plus de cinq mètres représentant l’amiral Alexandre Koltchak, grand chef des forces armées “blanches” durant la guerre civile russe, a été inaugurée fin décembre 2004, le jour du 130° anniversaire de sa naissance, à Irkoutsk (Sibérie, à côté du lac Baïkal).

La statue réalisée par Viacheslav Klykov a été érigée dans l’enceinte de la cathédrale de Znamensk où sont enterrés de nombreuses personnalités de l’histoire russe.

Le monument se situe non loin de l’endroit où l’amiral Koltchak avait été fusillé et son corps jeté en février 1920 dans la rivière Angara. Une plaque à la mémoire de l’amiral a aussi été inaugurée à Omsk sur ce qui fut le bâtiment de l’état-major des “blancs” lors de la guerre civile russe.

L’amiral Alexandre Koltchak, né en 1874 fut un acteur de la guerre perdue russo-japonaise. Lorsque la révolution éclata en 1917, il démissionna du commandement de la flotte de la mer Noire, puis il gagna la Sibérie où il instaura un gouvernement militaire il commit de nombreux crimes de guerre avec son armée jusqu’à la Volga avant d’être isolé et vaincu par les bolcheviques et d’être fusillé.

La guerre civile, en Russie, commença après la victoire des bolcheviks. La première armée blanche (anti-bolchevique), que l’on appela l’"Armée des volontaires", fut formée durant l’hiver 1917-1918, dans le pays cosaque au sud, sous le commandement du général Denikine. Une autre armée se créa en Sibérie occidentale autour d’un contingent de 45 000 anciens prisonniers de guerre tchèques, armés par le gouvernement tsariste pour combattre l’Allemagne. En novembre 1918, l’amiral Alexandre Koltchak prit le commandement de cette armée, s’auto proclama "chef suprême de toutes les Russies" et installa sa capitale à Omsk.)

D’autres armées, plus modestes, se formèrent au nord-ouest, au nord et en Sibérie orientale.

À peine signé, le traité de Brest-Litovsk fut violé par l’Allemagne qui envahit l’Ukraine, la Géorgie et la Crimée, en avril 1918. Les Britanniques, hostiles au régime bolchevique depuis le traité de paix qu’ils considéraient comme une trahison, apportèrent leur soutien militaire aux armées blanches. Ils occupèrent Mourmansk (mars 1918) puis Arkhangelsk (août 1918), à l’extrême nord de la Russie, dans le but prétendu de contrer l’avancée allemande sur Petrograd (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) ! ; ils décidèrent les Japonais, aidés d’un corps expéditionnaire américain, à occuper Vladivostok en Sibérie orientale (avril 1918), avec pour objectif prétendu de réactiver le front oriental. Les contingents français et américains déployés sur le territoire russe se retirèrent après l’armistice. Les Britanniques restèrent jusqu’à l’automne 1919. Leur soutien aux forces anti-bolcheviques fut surtout une aide financière et en matériel militaire. Devant ces assauts, l’Armée rouge fut créée début 1918 Au plus fort du conflit, elle devait compter près de cinq millions d’hommes.

Les batailles décisives de la guerre civile eurent lieu en 1919. Koltchak lança au printemps 1919 une offensive contre Moscou ; il atteignit les rives de la Volga, où il fut arrêté par l’Armée rouge et contraint de se replier. Son armée se désintégra peu de temps après et il fut fait prisonnier et exécuté “ (le 6 février 1920).(lire Corto Maltese d’Hugo Pratt)

Le peuple, qui accueille parfois avec joie les soldats de l’ancien régime, se plaint bientôt des rapines et du retour des gros propriétaires. Ce sont des révoltes à l’arrière qui gênent souvent les offensives blanches.

Koltchak et Denikine s’aliènent les paysans en abolissant le décret sur la terre, par leurs mesures autoritaires, les exactions, les pogroms. Leur seul programme est l’ordre ancien. Koltchak était avide de l’or russe, c’était l’un de ces aventuriers, assassins sans scrupules, tortionnaires, mercenaires, comme la majorité de ces « blancs » qui essayèrent de défendre en Sibérie, et fort heureusement en vain, l’affreux monde décadent des tsars.

Avertis par le massacre de la Commune de Paris, et par les massacres répressifs semblables de décembre 1905, les bolcheviks (et les mencheviks) savaient à quoi s’en tenir en cas de contre-révolution... Les Versaillais sont les mêmes partout, les russes blancs les valaient bien !

Les épisodes suivant la prise du pouvoir l’ont prouvé : la guerre contre-révolutionnaire a été organisée en provenance du monde entier avec une violence inouïe et le maximum de moyens pour écraser les bolcheviks isolés (et qui « attendaient » la révolution allemande, persuadés que, sans elle, ils périraient – ce qui fut le cas). C’est cette guerre civile alimentée de l’extérieur (il y a eu six corps expéditionnaires étrangers contre la jeune révolution, dont ceux de France, du Japon et des Usa !) Ce n’est pas le prétendu « putsch » qui a ruiné le pays, mais cette guerre civile qui a provoqué plus de 6 millions de morts, de 1918 à 1921, auxquels il faut ajouter dans les années suivantes, 7 millions de morts de famine, de pandémies (typhus, choléra).

Les révolutionnaires russes gagnèrent et périrent à la fois. Pas comme les Communards, directement sous les chassepots des mercenaires de la classe dominante. Car la classe dominante était exsangue : c’est donc de l’intérieur de leurs rangs épuisés, isolés, que la contre-révolution gagna. Comme les conquérants de Cinggis Xan, ils furent assimilés par les survivances de l’appareil d’état tsariste, s’y intégrèrent, s’y transformèrent, la nouvelle bureaucratie poussée sur l’ancienne, s’érigea en détruisant ce qui restait de tradition bolchevique.

La bureaucratie stalinienne a autant de rapport avec la révolution d’Octobre, que l’empire napoléonien avec les sans-culottes de la Bastille. Staline et Napoléon 1er ne sont pas dans la continuité de Robespierre, Saint-Just, Babœuf, Lénine ou Trotski. Staline était un intrigant chauvin et malsain, un « brutal argousin grand-russe », (selon l’expression de Lénine dans son « Testament »). Napoléon un intriguant ambitieux, violent, sans scrupule.

Il est enfin normal que Staline (comme le traître français Adolphe Thiers) soit aujourd’hui chassé des places, des statues, des hommages de tout genre : il représente la barbarie, pas Octobre.

On préférera aussi Varlin, Delescluzes, Rossel, Louise Michel à Adolphe Thiers.

C’est pour cela qu’à ce jour, la Russie actuelle n’a pas osé, ni pu, ni voulu chasser Lénine : il est partout, en statue, en rues, en images, en édifices de toutes sortes… Après avoir cessé dans les années 90, les longues files d’attente ont repris sur la place Rouge pour visiter ce désastreux Mausolée où il est embaumé. L’enlever aujourd’hui n’a plus le même sens.

Staline n’est pas, quoiqu’en disent nos nombreux thuriféraires réducteurs de révolution, « dans la continuité » de la révolution russe, il en est au contraire l’agent exterminateur. Il a fallu qu’il tue la quasi-totalité des révolutionnaires d’Octobre, qu’il extermine non seulement les racines, la culture, les idéaux des bolcheviques, mais l’immense majorité des bolcheviques eux-mêmes pour imposer son pouvoir.

De 1927 à 1937, la contre-révolution triomphe, et ce qui en reste, la barbarie stalinienne n’a plus rien à voir avec les tentatives socialistes du début, encore moins à voir avec le communisme, bien sûr.

Les capitalistes du monde entier ne seront pas rassurés pour autant par la victoire de Staline (même s’ils applaudiront aux procès de Moscou) et les grands trusts allemands conféreront à Hitler, le pouvoir et la tâche d’en finir vraiment avec le spectre, même dégénéré du bolchevisme.

S’ensuit la 2° guerre mondiale qui fera 20 millions de morts en Urss. Une deuxième tragédie, qui épuise le peuple lequel lutte de toutes ses forces contre l’envahisseur nazi (en dépit de toutes les crimes et erreurs militaires de Staline, en dépit du fait qu’il avait décapité l’Armée rouge, en dépit de son refus jusqu’au dernier jour de croire à l’agression d’Hitler). (lire « Vie et destin » de Vassilii Grosman, remarquable grand roman, sur la résistance populaire anti-nazi, en dépit du régime stalinien).

Mitterrand disait en 1989 qu’il fallait prendre la Révolution française comme « un tout, dans ses différentes phases ». François Furet et autres interprètes libéraux comme Michaël Winnock, se sont surtout employés à déconsidérer les mouvements populaires, et à valoriser, disons, « les restaurations ».

1789 et 1871, 1917, c’étaient d’autres temps, d’autres mœurs, mais les leçons sont toujours là, sur la rapacité, l’avidité, la férocité des classes dominantes dès que leurs pouvoirs et leurs fortunes sont en jeu (Chili 1973, Indonésie 1965, Nicaragua 1980, Grenade…). Elles préfèrent non pas une « démocratie » mais n’importe quelle dictature à leur solde.

La réaction capitaliste d’aujourd’hui en Russie, c’est Attila, après cinquante ans de bureaucratie stalinienne, ils essaient d’éradiquer jusqu’au souvenir d’un secteur public, d’une économie mixte, d’un intérêt général… Mais Attila, on ne sait pas d’où il venait, et on ne sait plus rien de lui et il fut éphémère.

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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 17:54
Ah l'Angleterre ! L'exemple économique que nous vantent nos politiciens de droite et leurs amis journalistes ! Son faible taux de chômage, ses "socialistes" convertis à la "modernité",.... Voilà une réalité de cette "belle Angleterre" que l'on nous montre comme exemple. SolidaireDentiste.jpg

LONDRES (AFP) - Face à la pénurie de dentistes du secteur public, certains Anglais sont contraints de s'arracher eux-mêmes des dents, d'éliminer la plaque dentaire avec un tournevis, voire de recoller une couronne avec de la colle forte, selon une enquête rendue publique lundi.

"J'ai dû m'arracher quatorze dents avec des pinces", témoigne une personne interrogée. "Je me suis arraché une dent. C'est plus facile que de trouver un dentiste", a répondu une autre.

"J'ai bouché une dent avec du mastic", admet un patient, tandis qu'un autre dit avoir recollé une couronne avec de la colle extra-forte et un troisième avoir utilisé un tournevis pour enlever la plaque dentaire.

Le sondage, mené auprès de 5.212 personnes résidant en Angleterre, révèle que 6% des personnes interrogées disent avoir dû se soigner elles-mêmes car elles n'arrivaient pas à trouver un dentiste appartenant au National Health System (NHS), le système public britannique.

Le NHS est notoirement engorgé et, face aux difficultés d'obtenir un rendez-vous auprès d'un des quelque 20.000 dentistes du secteur, de nombreux Britanniques optent pour le système privé en dépit d'un coût beaucoup plus élevé.

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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 15:54

Après les Pays Baltes, l’Ukraine rend hommage aux Nazis

Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a publié ce 12 octobre un Décret (Ukaz) sur la célébration des 65 ans de l’Armée d’Insurrection Ukrainienne (UPA) issue de l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens. Il oblige toutes les administrations locales et régionales à accorder leur soutien social et médical aux “anciens combattants du mouvement de libération nationale”. Il invite à prendre ou accélérer les mesures pour ériger à Lviv (Lvov) un monument à l’ancien chef nazi puis commandant de l’UPA Roman Choukhevitch (Egalement ancien commandant du bataillon ukrainien de la Wehrmacht “Nachtigall” participant à l‘invasion de l’URSS et aux pogromes de l’été 1941, de la police auxiliaire nazie chargée de lutter contre les Partisans) et pour aménager à Kiev un parc en l’honneur de l’UPA.

C’est un tournant officiel décisif dans la voie de la reconnaissance de l’UPA, qui reste à être entérinée par le Parlement (Rada) ce qui est loin d’être acquis, vu l’opposition du Parti des Régions, des communistes, des socialistes, des organisations d’anciens combattants et des mouvements juifs. Mais le président Iouchtchenko bénéficie, dans ces initiatives très controversées, de la bienveillance des Etats-Unis et de l’Union Européenne, l’OUN et l’UPA faisant figure, malgré leurs liens avec les nazis, de précurseurs de la lutte anticommuniste (et indépendantiste actuelle contre la Russie.)

La Marche pour cette reconnaissance est prévue ce dimanche 14 octobre, à l’initiative du mouvement “Svoboda” (néo-nazi, ex Parti social-national) rallié par d’autres organisations nationalistes. Le PC et des groupes de gauche annoncent une contre-manifestation “antifasciste”. De nombreuses régions, surtout à l’Est et au Sud du pays, s’opposent à la “réhabilitation des nazis”. Par contre, l’UPA bénéficie du soutien des régions de l’extrême-Ouest (Galicie, Volhynie, et dans une moindre mesure Transcarpatie) où étaient implantées, dans les années trente, l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens (OUN, fasciste) ainsi que l’UPA qui en est issue.

C’est dans ces régions également que les troupes allemandes avaient été accueillies en “libératrices” en juin 1941 et que débutèrent les grands massacres de Juifs, de communistes, de prisonniers de guerre, de Tziganes, de malades mentaux, perpétrés par les Einzastgruppen SS avec le concours des auxiliaires nationalistes ukrainiens.

D’importantes forces policières sont mobilisées pour protéger les célébrations à Kiev. Des organes de presse favorables au président accusent les communistes de vouloir “semer le désordre”.

Nicolas Maury PCF Istres

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 15:57

Son message révolutionnaire continue d’inspirer tous ceux qui refusent la fatalité d’un monde livré aux ravages du néolibéralisme.

Quarante ans après son assassinat en Bolivie, le visage d’Ernesto Che Guevara hante toujours le monde des vivants, que la mort et le temps n’ont pas réussi à effacer. Che est Che. La légende a survécu à la chute du mur de Berlin et aux déceptions nées des luttes de libérations nationales. Che, icône médiatique, figure du héros révolutionnaire, est un mythe. Son prestige reste intact, notamment auprès des jeunes, il serait lui-même très étonné d’être plus célèbre que jamais. Son éthique et son courage sont cités en exemple. Récupéré, enjeu de débats, il a aussi ses détracteurs. Pour certains il n’aurait été qu’un Saint-Just, implacable, ayant envoyé au poteau d’exécution des tortionnaires de la dictature de Batista. Peu importe que dans la Sierra Maestra cubaine il ait soigné et libéré des soldats…

Pour pouvoir comprendre Ernesto Che Guevara, il faut plonger juqu’aux racines de ce continent latino-américain, pauvre et humilié. Cette prise de conscience s’est forgée chez le Che lors de son périple latino-américain, alors que régnaient sur le continent les dictatures des Trujillo, Somoza, Stroessner et Batista, installés par les Nord-Américains et leurs multinationales. Au Guatemala le jeune Guevara assiste, en 1954, au renversement du gouvernement progressiste de Jacobo Arbenz durement châtié, avec la CIA en sous-main.

Che marxiste, Che communiste « vagabond », Che internationaliste écrira réellement son épopée révolutionnaire un peu plus tard à Mexico où il se lie d’amitiés avec les rebelles cubains et Raul Castro. Il rencontre - Fidel en pleine préparation d’un débarquement à Cuba. Une nuit durant, les deux hommes discutent, ébauche d’une complicité future entre « frères d’armes ».

Ernesto s’embarque avec les hommes de Fidel sur le Granma. Cap sur Cuba. Il est le médecin de l’expédition et s’affirme comme un chef militaire. Il sera fait commandant. L’expédition du Granma est un échec, les douze survivants, parmi lesquels Fidel, Raul et Che, organisent une guérilla, bénéficient du soutien des paysans, puis des citadins, montent des coups spectaculaires, utilisent les médias. La révolution des « barbudos » est en marche.

Fin 1958, Ernesto sera à la tête de la colonne qui libère Santa Clara. Début 1959 il entre à La Havane avec Camilo Cienfuegos et prépare l’arrivée de Fidel. Che devient citoyen cubain, occupe les plus hautes fonctions de la révolution. Anticonformiste, il n’hésite pas à délaisser ses responsabilités successives pour dialoguer avec la population, couper la canne à sucre ou jouer aux échecs, son éternel béret orné d’une étoile vissé sur la tête.

Ambassadeur itinérant de Cuba, il prononce un plaidoyer devant les Nations unies, en faveur de la révolution et des peuples surexploités. Il effectue plusieurs missions dans les pays de l’Est, conteste l’orientation de la politique économique de l’URSS, et son impérialisme vis-à-vis des pays du tiers-monde. En 1965, en accord avec Fidel Castro il décide d’abandonner toutes ses fonctions officielles. Ce qu’il veut c’est partir, allumer un foyer partout où un combat s’impose contre l’impérialisme. Il s’envole pour l’Afrique, se bat au Congo, revient après cet échec et prépare son expédition en Bolivie. Après onze mois de guérilla dans une région hostile, Che à la tête d’une poignée de guérilleros est capturé le 8 octobre 1967 lors d’une embuscade tendue par les rangers boliviens et des agents de la CIA dans le Quebrada del Churo, et exécuté le lendemain dans l’école du village La Higuera. Pendant trente ans son corps et ceux de quelques-uns de ses compagnons seront enfouis dans une fosse commune sous la piste du petit aérodrome de Vallegrande.

Quarante ans après sa disparition, le mythe, celui qui fait agir, maintient l’esprit de - révolte et l’engagement, apparaît comme un contre-feu au délire néolibéral ambiant. Car pour tous ceux qui n’acceptent pas la fatalité et veulent changer le monde dans un projet révolutionnaire de notre temps, Che reste bien vivant.

http://www.humanite.fr/2007-10-08_I...

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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 18:33
Le capitalisme montre son vrai visage en Birmanie. Face à la mobilisation pacifique d'une population avide de démocratie et de profiter, enfin, des richesses naturelles de son pays, le régime dictatorial capitaliste n'a pas hésité à faire donner la troupe !Birmanie.jpg
Le bilan de ce mercredi : 4 morts, des centaines de blessés et des centaines d'arrestations !
En 1988, 3 000 birmans avaient été tués dans des circonstances similaires. Le peuple birman peut toujours attendre l'aide des "grandes démocraties" capitalistes : le bloc occidental continue de soutenir économiquement et militairement le régime birman malgré des gesticulations de façade à l'ONU.
Comme au Chili avec Pinochet ou comme avec l'apartheid jusqu'en 1991, les "grandes démocraties" ont des critères particuliers pour choisir les bons ou les mauvais régimes : capitaliste ? Bon régime ; Socialiste ? Mauvais régime.
Rappelez-vous la chute de la RDA ! Des milliers d'allemands demandant plus de démocratie. Combien de morts alors ? Aucun. Aujourd'hui, les allemands de l'est déchantent (chômage de masse, salaires toujours inférieurs à ceux de l'ouest,...) et l'ex parti communiste réalise près de 25 % des voix !
Mais la Birmanie, ce n'est pas un régime ennemi : les industriels occidentaux y ont beaucoup d'intérêts !
Alors, militaires birmans ! Tuez tranquillement civils et bonzes ! Les armées occidentales ne sont pas prêtes à vous chasser du pouvoir !
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 17:40
res

Avec 8,14 % des voix, le Parti Communiste (KKE) renforce sa position à Gauche, le parti social-démocrate PASOK recule encore.
La participation au scrutin a été massive avec un taux de participation de 74,13% sur les 8.980.869 inscrits, et seuls 2,66% des bulletins blancs ou nul.

La droite grecque a emporté les élections législatives. Les conservateurs de la Nouvelle Démocratie ont été reconduits pour quatre ans à la tête de la Grèce à l’issue des élections législatives de dimanche mais avec une majorité plus étroite (La Nouvelle Démocratie voit le nombre de ses élus passer de 165 à 152 mais conserve la majorité absolue dans le parlement de 300 sièges.)

Les socialistes du PASOK qui n’atteindraient pas le score de 2004, ils recueillent 38% des voix et 102 députés soit 15 de moins qu’en 2004.

Le parti communiste (KKE) sort renforcé de cette élection, avec 22 députés et 8,14 % il renforce sa position sur le pays. Avec près de 100.000 électeurs de plus qu’aux dernières législatives de 2004, ce qui lui vaut 2% supplémentaires et presque le doublement du nombre de députés élus, le Parti communiste grec (KKE) s’estime largement gagnant. Sa secrétaire générale Aleka Papariga a ainsi choisi de remercier en premier lieu "les électeurs qui ont osé voter pour la première fois le parti ". Aleka Papariga a noté toutefois que les deux grands partis, ND et PASOK, conservent un pourcentage élevé des voix qui ne "reflète pas le mécontentement populaire".

le KKE rencontrera les travailleurs pour faire obstacle aux réformes anti-populaires attendues, assurant aussi que son parti ne devra pas décevoir ses jeunes électeurs, et rappelant que la dynamique du parti n’est pas un phénomène de dernière minute, mais s’est créée peu à peu ces dernières années et comporte le sens de la radicalisation qui s’étend continuellement.

L’extrême gauche menée par la coalition SYRIZA obtient 14 députés et 5,03%

La droite traditionaliste LAOS (nationalistes-orthodoxes) entre pour la première fois dans le parlement avec au moins 10 députés (3,73%), laissant ainsi planer le suspens sur la capacité de la ND de disposer d’une majorité absolue.

Nicolas Maury

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 08:28
Companero Allende ? Presente !

s

11 septembre 1973 ... 9 Heures du matin, heure locale, les sbires de l’impérialisme américain abattent un gouvernement démocratiquement élu, assassinant plus de 3000 personnes, en emprisonnant plus de 150 000 ... contraignant à l’exil plus de 160 000 chiliens ...

Tout ça pour offrir un labo de "sciences économiques" grandeur nature à une petite bande de gendres idéaux de l’amérique qui étaient en train de théoriser le meilleur des mondes ...

Te recuerdo Amanda
la calle mojada
corriendo a la fabrica donde trabajaba Manuel
 
La sonrisa ancha, la lluvia en el pelo,
no importaba nada
ibas a encontrarte con el,
con el, con el, con el, con el
 
Son cinco minutos
la vida es eterna,
en cinco minutos
 
Suena la sirena,
de vuelta al trabajo
y tu caminando lo iluminas todo
los cinco minutos
te hacen florecer
 
Te recuerdo Amanda
la calle mojada
corriendo a la fabrica
donde trabajaba Manuel
 
La sonrisa ancha
la lluvia en el pelo
no importaba nada,
ibas a encontrarte con el,
con el, con el, con el, con el
 
Que parti a la sierra
que nunca hizo dao,
que parti a la sierra
y en cinco minutos,
qued destrozado
 
Suenan las sirenas
de vuelta al trabajo
muchos no volvieron
tampoco Manuel
 
Te recuerdo Amanda,
la calle mojada
corriendo a la fabrica,
donde trabajaba Manuel.

Victor Jara était l’un de ces 3000 assassinés , assassiné pour avoir osé des chansons d’amour alors que le seul avenir que prévoyait la bande à Friedman pour les décennies à venir, c’était un monde de Haine ... Genre écraser les mains d’un guitariste avant de le laisser mourir ... Nous sommes de sales cons, nous n’oublions jamais rien ... Nous n’oublions pas ce monde ou l’Amérique n’habillait pas encore des oripeaux moisis d’une démocratie qui n’est qu’une copie du Coca cola de l’Américan Way of Life les dictateurs qu’elle maintenait sous perfusion à travers le monde, jusqu’à nos frontières ... Nous n’oublions rien ...
Même pas que nos morts ne valent pas les leurs ... 11 septembre 1973 - 11 septembre 2001 ...
Companero Allende ... Présente !
J’espère juste qu’un de ces jours, notre mot d’ordre sera à nouveau "et hop, Franco, plus haut que Carrero" ...

Patrick
http://soumission.sociale.over-blog.com/


Chile Memoria Obstinada pt I
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 17:56

Alors que notre président Français prépare l’opinion à l’alternative des bombardements de l’Iran indispensables pour contrer une nucléarisation de ce pays, le président US sur le même registre prévoit la nécessaire intervention pour sauver le monde d’un holocauste nucléaire...

Il faut sans doute prendre trés au sérieux l’initiative sans précédent de hautes personnalités US écrivant AU PEUPLE AMERICAIN mais aussi à TOUS LES PEUPLES DU MONDE, pour les mettre en garde contre la préparation avancée d’une provocation organisée autour de Dick Cheney et GWB pour justifier l’attaque de l’Iran...

Seuls les PEUPLES DE LA TERRE peuvent imposer LA PAIX, en Orient comme en Occident, à des dirigeants devenus déments. Réveillons nous et ne laissons pas se développer en Europe l’idéologie de la guerre préventive, celle que les néoconservateurs ont défini comme devant être faite contre " tous ceux qui menacent de se défendre !" . Ci dessous la Dépêche d’origine US :

Infowars.net, par Steve Watson, le 27 août 2007

Un groupe d’anciens responsables du gouvernement avec des candidats au Congrès, des auteurs et des activistes a publié une alerte urgente selon laquelle une faction du gouvernement alliée à Dick Cheney projette de mettre en scène un événement ou une provocation terroriste en prétexte au lancement d’attaques militaires contre l’Iran et à la mise en application de pouvoirs d’urgence aux USA.

L’ancienne député Cynthia McKinney, avec l’ancien diplomate et colonel de réserve de l’armée Ann Wright ont apposé leur signature sur une lettre publique avertissant que d’énormes indications braquent un événement prochain.

Les actuels candidats députés Cindy Sheehan et Craig Hill sont aussi parmi les signataires à la lettre.

Voici la lettre en entier : Aux Américains, et aux individus pacifiques de partout :

De grands indices portés à notre attention prouvent que les partisans, les contrôleurs, et les alliés du vice-président Dick Cheney sont déterminés à orchestrer et à fabriquer un nouvel incident type 9/11, et/ou une nouvelle provocation de guerre type Golfe du Tonkin, dans les semaines ou les mois à venir. Cet événement servirait de prétexte à l’administration Bush pour lancer une offensive de guerre contre l’Iran, très probablement avec des armes nucléaires, et pour imposer un régime de loi martiale ici aux États-Unis. Nous invitons la Chambre des députés à procéder immédiatement à la mise en accusation de Cheney, en mesure d’urgence pour éviter une guerre plus étendue et plus catastrophique. Dès que l’impeachment sera en route, il sera plus facile aux officiers militaires dévoués et patriotes de refuser les ordres illicites venant de la faction de Cheney. Nous avertissons solennellement les peuples du monde que toute attaque terroriste avec des armes de destruction de masse ayant lieu à l’intérieur des États-Unis ou ailleurs dans l’avenir immédiat doit être considérée à première vue de la responsabilité de la faction de Cheney. Nous invitons les dirigeants politiques responsables partout à commencer immédiatement à immuniser l’opinion publique de leurs pays contre une opération terroriste sous fausse bannière.

(Signé) Un groupe de leaders de l’opposition politiques US rassemblés dans la manifestation au domaine de Bush à Kennebunkport dans le Maine, du 24 au 25 août 2007

CYNTHIA MCKINNEY, ancienne député de Géorgie

CINDY SHEEHAN, candidate au Congrès de Californie

CRAIG HILL, candidat au Congrès du Parti Vert du Vermont

BRUCE MARSHALL, délégué syndical, Tribune de Philadelphie

JAMILLA EL-SHAFEI, Département de la Paix de Kennebunk

WEBSTER G. TARPLEY, auteur

ANN WRIGHT, colonel de réserve de l’armée US, ancien diplomate

Dr. DAHLIA WASFI, www.liberatethis.com

GEORGE PAZ MARTIN

JOHN KAMINSKI, président des avocats pour la démocratie du Maine

La lettre a été signée par le groupe de protestation contre la guerre ce week-end qui a vu quatre mille personnes marcher près de la résidence de la famille Bush à Walker’s Point à Kennebunkport.

L’avertissement suit de près une avalanche récente de bulletins d’informations et d’histoires indiquant que le « bavardage » sur un événement terroriste a atteint un nouveau sommet.

Des indices supplémentaires de l’imminence de quelque forme d’événement ont surgi avec l’étrange activité du marché boursier se produisant exactement comme dans les semaines et les jours précédant le 9/11.

Original : http://infowars.net/articles/august...

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info

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