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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 14:43

Un petit contre-pied de l'actualité française, en oubliant un temps l'élection présidentielle, et en refusant de sombrer dans la panique organisée après la nouvelle agression islamiste sur Paris.

Cet article sur le Venezuela peut paraître éloigné des réalités françaises. Finalement non !

Les pratiques des Etats-Unis et de leurs vassaux dans les pays considérés comme rebelles, ou la manipulation de l'information par les médias, pour transformer les faits dans le sens des intérêts impérialistes, sont des techniques de communication et de manipulation des opinions publiques qui pourraient, un jour, toucher la France si un gouvernement progressiste arrivait aux affaires.

Solidaire

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Dans le court terme informe et fébrile qui constitue l’horizon mental du consommateur d’actu européen, défile à toute vitesse le film « Venezuela ». Depuis quatre ans, les causes de la guerre économique lancée contre le gouvernement bolivarien sont remplacées par leurs effets, pour en rejeter la responsabilité sur… le gouvernement bolivarien. Plus amusant : ce 30 mars 2017, les grands groupes médiatiques habillés de papiers journaux comme « la Libre Belgique » diffusent la vulgate mondiale d’un « coup d’Etat du président Maduro ». Cette transformation du réel en son contraire par les médias de droite – majoritaires au Venezuela – et par leurs commanditaires internationaux, est tellement énorme et constante qu’elle indiffère la majorité de la population concernée.

L’architecture de la séparation des pouvoirs au Venezuela ressemble à celle de la France, mais en moins monarchique : le pouvoir juridique, législatif et exécutif s’équilibrent de manière plus subtile. Dans ce cas le Tribunal Suprême de Justice a décidé d’assumer les fonctions de l’Assemblée Nationale tant que sa majorité de droite continuera à ignorer les verdicts de la justice – par exemple sur les élections frauduleuses de certains de ses députés – ou de reconnaître les institutions démocratiques – ses députés viennent d’appeler à l’intervention extérieure contre le gouvernement issu des urnes. Comment l’Europe, possédée par les médias, pourrait-elle en être informée ? Comment pourrait-elle faire autre chose que croire au storytelling de la puissance qui veut détruire la démocratie participative du Venezuela avec un arsenal économico-médiatique bien plus puissant que celui qui détruisit le socialisme de Salvador Allende ? « Les médias font passer les coups d’Etat modernes comme étant une défense de la démocratie » explique l’ex-rédacteur en chef du Monde Diplomatique Maurice Lemoine (1).

La voix de Haïti, première république libre d’Amérique Latine, qui vient de s’élever au sein de l’OEA (organisme connu par les historiens pour ses appuis aux interventions de Washington en Amérique Latine) a valeur de rappel moral. Si tant est qu’on peut encore l’entendre au fond de la caverne de Platon.

Thierry Deronne, Venezuela, 30 mars 2017

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Discours prononcé par Harvel Jean-Baptiste, Ambassadeur de Haïti auprès de l’OEA, le 29 mars 2017

Monsieur le Président,

L’Organisation des États américains dont Haïti est membre fondateur depuis sa création en 1948, reconnaît, avec l’entrée en vigueur de sa charte en 1951, quatre langues officielles de travail, dont l’anglais, l’espagnol, le portugais, et le français, qui est également l’une des langues officielles de la République d’Haïti.

Nous considérons que c’est un manque de respect vis-à-vis de la République d’Haïti, lorsque le Secrétaire général s’autorise de faire circuler un rapport qui concernerait une situation dans la région, sans se donner la peine de nous en faire avoir copie dans notre langue officielle qui est aussi, je le répète, l’une des quatre langues officielles de l’organisation.

Sur cette base, la République d’Haïti voudrait demander qu’il soit noté dans les procès-verbaux de ce Conseil permanent, que nous considérons ledit rapport du secrétaire général Luis Almagro concernant une situation au Venezuela comme une rumeur, car nous n’en avons pas pris connaissance selon les normes tracées par l’organisation.

Toutefois, cette rumeur nous préoccupe profondément et à plus d’un titre. Il est surprenant que le secrétaire général, Luis Almagro, recommande la suspension du Venezuela dans l’organisation et exige des « élections générales sans délai et à tous les niveaux » dans ce pays. (1)

Monsieur le Président,

Face à de tels agissements du secrétaire général, la situation est plus que grave pour notre Organisation. Avec de telles recommandations, le secrétaire général n’a pas seulement outrepassé ses prérogatives, il a aussi voué un mépris inadmissible aux principes fondamentaux consacrés dans la charte de l’organisation.

En effet, nous devons rappeler que, selon l’article premier de la Charte de l’OEA, « aucune disposition ne l’autorise à intervenir dans des questions relevant de la juridiction interne des Etats membres ».

De même, selon l’article 2 et 3 de la charte, l’OEA se donne pour principes d’ « encourager et consolider la démocratie représentative dans le respect du principe de non-intervention ainsi que « le respect de la souveraineté et de l’indépendance des Etats ».

Dans ces conditions, nous sommes absolument consternés devant le fait que le secrétaire général de l’OEA peut seulement songer à appeler à « la convocation d’élections générales sans délai et à tous les niveaux » dans un État membre de l’organisation ayant un président en fonction dont le mandat court jusqu’à 2019 !!! (1)

Monsieur le Président,

Le moment est grave. Il dépasse de loin la question du Venezuela. Les agissements du secrétaire général fragilisent notre organisation. Ses actes ne nous rassurent pas du tout pour ce qui concerne la paix et la stabilité dans la région. Si nous laissons le secrétaire général, comme il le fait, s’immiscer sans réserve dans les affaires internes d’un pays et au détriment du principe du respect de la souveraineté des Etats, bientôt Haïti et d’autres pays de la région seront eux aussi victimes de cette même dérive de l’organisation.

Monsieur le Président, Mes chers collègues,

Vous n’êtes pas sans savoir que mon pays, Haïti, est l’un des pays ayant connu une difficile transition vers la démocratie. L’expérience d’Haïti nous enseigne qu’il ne saurait y avoir ni promotion ni protection de la démocratie dans un pays à coups de sanctions. Nous devons donc tirer leçon de l’expérience haïtienne. Seuls le dialogue, la recherche du compromis, la médiation non partisane et sans ingérence, peuvent protéger et promouvoir la démocratie dans la région. Nous profitons à cet effet de l’occasion pour remercier le Conseil permanent de l’OEA, pour le rôle médiateur qu’il a joué sans ingérence et sans menaces de sanctions, dans les négociations haïtiano-haïtiennes qui ont abouti au dénouement heureux du processus électoral en Haïti.

Force est alors de constater que les sanctions ne sont pas la solution.

De ce fait, il est impératif de défendre l’OEA contre toute instrumentalisation qui peut en être faite au détriment des intérêts d’un Etat membre. Ainsi notre appui au Venezuela relève-t-elle fondamentalement d’une question de principe. Si nous autorisons la menace de ce coup d’Etat maquillé contre le gouvernement élu du Venezuela, nous ne pourrons pas empêcher qu’on en fasse de même, à l’avenir, contre d’autres pays des Amériques.

Dans cette perspective, ce qui se passe à l’OEA en cet instant même, augure des jours sombres pour l’Organisation hémisphérique et pour notre région. L’Organisation des Etats Américains n’a jamais été aussi divisée. La convocation d’une réunion du Conseil permanent pour débattre de la situation d’un Etat-membre, sous la menace de suspension de cet Etat, et en cherchant à pousser vers des élections anticipées contre un Président élu, tout cela nous fait craindre la mise en œuvre d’un agenda qui ne correspond ni à l’esprit ni à la lettre de la Charte de notre organisation.

Face à cet agenda qui ne peut que fragiliser l’organisation, la délégation haïtienne voudrait soutenir que la meilleure solution reste et demeure la voie du dialogue. Nous supportons le dialogue et la négociation entre les acteurs vénézuéliens eux-mêmes afin de trouver une issue à la situation politique dans leur pays. Nous soutenons également toutes les formes de médiation non partisane, qui respectent les principes de la souveraineté des Etats et qui croient que, comme nous l’a enseigné l’expérience haïtienne, la solution définitive ne peut venir que des acteurs eux-mêmes, dans le respect des principes constitutionnels qui régissent la vie politique interne du pays. Je vous remercie.

Source : http://www.lenouvelliste.com/article/169601/oea-venezuela-la -position-dhaiti

Notes

1 – Le Venezuela, depuis la révolution bolivarienne, a organisé un nombre record de scrutins (une vingtaine) en 18 ans, reconnus comme transparents par les observateurs de l’Union Européenne, de l’Organisation des États Américains ou de l’Association des Juristes Latino-américains. Selon l’ex-président du Brésil Lula da Silva, il s’agit d’un “excès de démocratie”. Pour Jimmy Carter qui a observé 98 élections dans le monde, le Venezuela possède le meilleur système électoral du monde. En mai 2011 le rapport de la canadienne Fondation pour l’Avancée de la Démocratie (FDA) a placé le système électoral du Venezuela à la première place mondiale pour le respect des normes fondamentales de démocratie.
2 – Maurice Lemoine, Les enfants cachés du général Pinochet (précis de coups d’Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation), Don Quichotte, Paris, 2015

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 12:54

L'arrivée au pouvoir au Portugal de la gauche plurielle (Parti socialiste au gouvernement avec le soutin du Parti Communiste Portugais, des Verts et du Bloc de gauche) avait irrité les chantres de l'orthodoxie budgétaire. Un an et demi plus tard, ce pays fragile de la zone euro affiche un déficit public au plus bas depuis 1974 et rentre dans les clous de Bruxelles.

Même si cette politique n'est pas une claire rupture avec les règles de l'orthodoxie européenne, elle montre qu'il y a des marges de manoeuvres pour une politique alternative même dans ce cadre ! Imaginez ce qu'il serait possible de faire en refusant les règles bruxelloises !

Solidaire

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Portugal : la gauche anti-austérité a divisé le déficit par deux
 
Après avoir divisé par deux le déficit en 2016, à 2%, le Portugal compte le ramener à 1,5% cette année, puis 1% en 2018 avant de viser l'équilibre budgétaire en 2020: ce pari ambitieux figure dans le programme de stabilité adopté jeudi que Lisbonne s'apprête à envoyer à Bruxelles. 

Si le Portugal est encore loin de l'excédent budgétaire affiché par l'Allemagne, il a de quoi faire pâlir d'envie nombre de ses voisins, l'Espagne enregistrant un déficit de 4,5% du PIB en 2016 et la France ratant de peu son objectif avec 3,4%. 

Une politique de relance 

Qui plus est, le Premier ministre socialiste Antonio Costa a réussi le tour de force de juguler les déficits tout en redonnant du pouvoir d'achat aux Portugais, en augmentant le salaire minimum et les prestations sociales. 

«Nous avons eu l'occasion unique d'en finir avec la théorie selon laquelle l'Europe est condamnée à un avenir fait uniquement d'austérité. Le modèle portugais est une recette exportable dans tout le continent», a assuré le ministre des Finances Mario Centeno. 

Cette rigueur dans les comptes a toutefois du mal à passer auprès des alliés du gouvernement minoritaire, le Bloc de gauche appelant les socialistes à «défier la Commission européenne» et le Parti communiste dénonçant «la soumission au diktat de Bruxelles». 

La fin des mesures de rigueur 

Mis en selle en novembre 2015 grâce à une alliance inédite avec la gauche radicale, Antonio Costa a détricoté nombre de mesures de rigueur adoptées par la droite après l'appel du pays à une aide financière internationale en 2011. 

Le gouvernement est ainsi revenu en partie sur la privatisation de la compagnie aérienne nationale TAP, a mis fin aux surtaxes sur les revenus et instauré le retour aux 35 heures dans la fonction publique. 

Pour faire passer pour la première fois son déficit en dessous de la barre des 3% fixée par Bruxelles, le Portugal a dû tailler dans l'investissement public, en chute de 30% en 2016. 

«A court terme, les perspectives de l'économie paraissent radieuses. Mais à la longue, il sera difficile de répondre aux attentes des Portugais, car les coupes dans les dépenses nuiront à la qualité des services publics», s'inquiète le professeur d'économie Joao Duque. 

Optimiste, le gouvernement a revu à la hausse jeudi sa prévision de croissance qui est passée à 1,8%, contre 1,5% auparavant, à l'unisson avec la Banque du Portugal. 

Tirée par les exportations, la croissance a bénéficié du boom du tourisme au Portugal, qui a encore battu tous les records en 2016, avec des recettes de 12,7 milliards d'euros. 

Des emplois dans le tourisme 

Et le tourisme a fourni un quart des emplois créés en 2016 au Portugal, dont le taux de chômage est descendu à 10%, au plus bas depuis 2009. 

Du coup, l'état de grâce du gouvernement de gauche perdure, avec 63% d'opinions favorables ou très favorables, contre 25% d'insatisfaits, selon un sondage de l'Université catholique. 

«Ma situation s'est améliorée avec ce gouvernement. Avant j'avais 400 euros de pension d'invalidité par mois, maintenant je gagne 15 euros de plus», témoigne José Santos, 57 ans, un ancien maçon. 

Un avis qui n'est pas partagé par tous: «Il n'y a pas d'argent, mais les centres commerciaux sont pleins, les gens vivent à crédit et s'achètent des Mercedes. Un jour, ils ne pourront plus payer», s'alarme Jorgeta Guerra, 46 ans. 

Car même si le Portugal est bien parti pour sortir de la procédure de déficit excessif, il croule sous une dette publique de 130,4% du PIB. Et ses taux d'emprunt à dix ans frôlent régulièrement la barre des 4%, nettement au-dessus de ceux d'Italie ou d'Espagne. 

CNEWS Matin
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 10:27

Réchauffement climatique inexorable ?

Malgré les alertes des scientifiques, les travaux des experts climatiques du GIEC et les premières conséquences réelles du réchauffement climatique, nos gouvernements tardent à prendre des mesures efficaces et rapides pour inverser, ou du moins freiner, ce réchauffement climatique. L'article du site actu-environnement, ci-dessous, a de quoi nous alerter !

Cette lenteur des décideurs gouvernementaux va de pair avec l'inertie des pouvoirs publics sur les nombreuses sources de pollutions qui, aujourd'hui, entraînent cancers et maladies graves, allergies, baisses de la fertilité, chez les Humains, et une baisse dramatique de la biodiversité dans la nature (déforestation intensive, sur-pêche,...).

Le poids des lobbies agro-industriels ou des groupes pétrochimiques, pour ne citer qu'eux, contribue à ralentir la réaction de la société toute entière.

L'argent, moteur de l'économie capitaliste, et les intérêts égoïstes des actionnaires des multinationales, sont des arguments dominants face à la survie de l'humanité et au maintien d'un écosystème riche et vivable. On le voit avec le lobbying de Monsanto pour sauver le glyphosate (Roundup) ou les magouilles des constructeurs automobiles pour échapper aux normes antipollutions. On voit le pire arriver avec le discours révisionniste du gouvernement Trump sur la réalité du réchauffement climatique.

Et la question se pose : peut-on changer de politique industrielle et de politique des transports sans s'attaquer au modèle économique en place ?

Remplacer la primauté de l'argent par la priorité à l'Humain d'abord, comme l'exigent les communistes, est le socle qui permettra de réorienter toute la construction économique vers une société plus équitable, plus juste et plus durable.

Solidaire

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Climat : une année 2016 record et des perspectives inquiétantes pour l'avenir

L'année 2016 a encore battu de nombreux records en matière climatique, confirme l'Organisation météorologique mondiale. Les premiers mois de 2017 sont dans la lignée, laissant craindre des bouleversements majeurs.

Les années se suivent et les bilans météorologiques sont toujours plus alarmistes. L'année 2016 n'échappe pas à la règle : elle "restera dans les annales", estime l'Organisation météorologique mondiale (OMM) qui a publié, ce 21 mars, sa déclaration annuelle sur l'état du climat mondial.

Le constat est sans appel : "Température moyenne record, banquise exceptionnellement réduite et poursuite inexorable de la hausse du niveau de la mer et du réchauffement des océans"... Cette déclaration sera présentée aux Etats membres de l'Organisation des Nations unies et à la communauté des climatologues lors d'une réunion de haut niveau sur le climat le 23 mars à New-York.

Hausse des températures et du niveau de la mer

S'appuyant sur les données des différents centres mondiaux d'analyse du climat et des services météorologiques et hydrologiques nationaux, l'OMM revient sur les phénomènes climatiques de l'année passée. "Ce compte rendu confirme que l'année 2016 est la plus chaude qui ait jamais été enregistrée : la hausse de la température par rapport à l'époque préindustrielle atteint, chose remarquable, 1,1°C, soit 0,06°C de plus que le record précédent établi en 2015. Cette augmentation de la température moyenne s'inscrit dans la logique des autres changements intervenant dans le système climatique", note Petteri Taalas, son secrétaire général. Un phénomène de chaleur constante a été observé sur l'immense majorité des terres immergées. Sous les hautes latitudes, des températures annuelles moyennes supérieures de 3°C ou plus à la normale ont été enregistrées, sur le littoral russe, en Alaska, dans l'extrême nord-ouest du Canada et sur les îles de la mer de Barents et de la mer de Norvège.

La température de surface de la mer moyenne a également battu des records, notamment dans les premiers mois de l'année. La banquise n'a jamais été aussi petite depuis 1979, avec un maximum saisonnier de 14,52 millions de km2 ... "Le niveau moyen de la mer s'est élevé de 20 cm depuis le début du XXème siècle, essentiellement du fait de l'expansion thermique des océans et de la fonte des glaciers et des calottes glaciaires", note l'OMM. L'épisode El Niño 2015/2016 serait responsable de cette hausse.

Des phénomènes extrêmes

L'année a également été marquée par des phénomènes extrêmes, amplifiés par l'épisode El Niño. "En début d'année, une grave sécheresse sévissait en Afrique australe où, pour la deuxième année consécutive, les précipitations de la saison des pluies estivale (octobre 2015 –avril 2016) étaient un peu partout inférieures de 20 à 60% à la normale". Début 2017, le nombre de personnes en état d'urgence était estimé à 18,2 millions par le Programme alimentaire mondial... A l'opposé, en Chine, les précipitations ont atteint des records, avec 16% de précipitations de plus que la normale et des crues exceptionnelles.

Canicules et chaleur extrême ont pour leur part touché l'Afrique australe, l'Asie, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Une vague de chaleur tardive a été enregistrée dans de nombreuses régions d'Europe centrale et occidentale pendant la première quinzaine de septembre.

Climat : "Nous avançons désormais en territoire inconnu"

"L'augmentation constante de la puissance de calcul des ordinateurs et le fait que nous disposions de données climatologiques portant sur de longues périodes nous permettent aujourd'hui de mettre clairement en évidence le rapport de cause à effet entre le changement climatique anthropique et un large éventail de phénomènes extrêmes à fort impact, en particulier les vagues de chaleur", souligne l'OMM. L' épisode El Niño, particulièrement "puissant" en 2016, a accentué ce réchauffement.

Le début de l'année 2017 reste alarmant : vague de chaleur en Arctique, tempêtes sur l'Atlantique... "Alors même que le puissant Niño de 2016 s'est dissipé, nous assistons aujourd'hui à d'autres bouleversements dans le monde que nous sommes bien en peine d'élucider : nous touchons ici aux limites de notre savoir scientifique concernant le climat et nous avançons maintenant en territoire inconnu", avertit le directeur du Programme mondial de recherche sur le climat, David Carlson.

La fonte de la banquise et les changements dans l'Arctique bouleversent les régimes de circulation océanique et atmosphérique, "ce qui se répercute sur les conditions météorologiques dans d'autres régions du monde par le biais des ondes du courant-jet, ce courant d'air rapide qui contribue à réguler les températures".

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 09:50

Les médias ont-ils joué à se faire peur aux Pays-Bas ?

Avec 12,6 %, le Parti d'extrême-droite hollandais (PVV) connait certes une croissance de 2,5 points, mais ce parti est loin d'une quelconque possibilité de prendre le contrôle du pays !

Devant lui, 2 partis : les libéraux (20,6 %) et les chrétiens-démocrates (12,7 %). L'autre parti de la majorité de droite fait même jeu égale avec l'extrême-droite. Le D66 fait, en effet, 12,6 % des voix.

En clair, on est très loin du risque annoncé d'un nouveau pays européen, après la Hongrie, basculant vers le brun ! L'extrême-droite représente seulement 1 électeur sur 8. Pardon ! 1 votant sur 8 ! !...

Le Front National, qui comptait sur "l'exemple" hollandais pour tirer son score, en est pour ses frais !

Le parti raciste, anti-musulman et anti-réfugiés hollandais connait une victoire à la Pyrrhus : un gain électoral qui cache une défaite politique.

Espérons que le peuple français inflige une même défaite à l'extrême-droite française ! Et à son aile modérée représentée aujourd'hui par le noyau dur des Républicains autour de François Fillon.

L'avenir de la France et de sa jeunesse ne se situe pas dans un repli identitaire et une nostalgie d'une France idéalisée, mais, au contraire, dans la construction d'une politique alternative autour d'une réindustrialisation de notre économie qui s'appuiera sur des services public forts et une politique environnementale tournée vers la transition énergétique.

L'exemple du scandale Renault prouve qu'il faut tourner la page d'un développement économique basé sur le moindre coût social et environnemental.

L'avenir se situe vers un modèle économique nouveau, celui que portent les communistes et le Front de gauche, celui que porte Jean-Luc Mélenchon aux Présidentielles.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 11:12

Réduite pour certains à une "Fête des mères" élargie, la journée du 8 mars est d'abord, comme le 1er mai, un temps de lutte social et politique pour l'égalité des Droits des Femmes dans une société bien souvent rétrograde et machiste.

L'article ci-dessous, de Nicolas Maury, nous rappelle que cette journée est issue du mouvement communiste et que la lutte pour l'émancipation des femmes est indissociable de la lutte pour l'émancipation de toute l'Humanité.

Comme le disait Marx : "la Femme est le prolétaire de l'Homme". Et comme le dit le "Manifeste du Parti communiste" (de Marx et Engels, en 1848) : "Prolétaires de tous les pays : unissez-vous !".

Alors, Femmes de tous les pays et Hommes qui avez compris que le progrès des droits des Femmes sont des progrès pour toute la société : en avant pour défendre les droits sociaux et politiques des Femmes en France et dans le monde !

Egalité salariale, droit à l'éducation et au choix professionnel, contraception gratuite et accessible, droit à l'avortement, lutte contre le machisme et les violences faites aux Femmes, droits dans l'entreprise (congés maternité,...), ... les combats sont encore nombreux.

Solidaire

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La création d’une "Journée du droit des femmes" a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par les communistes Clara Zetkin et Alexandra Kollontaï, et s’inscrivait dans une perspective révolutionnaire

 
 
Conférence internationale des femmes de 1921, avec Clara Zetkin et Alexandra Kollontaï
Conférence internationale des femmes de 1921, avec Clara Zetkin et Alexandra Kollontaï
 
Ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Petrograd (Saint Pétersbourg), et l’impulsion de Lénine en 1921, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale du droit des femmes devient une tradition dans le monde entier. 

C’est la journaliste allemande Clara Zetkin et la russe Alexandra Kollontaï, qui ont lancé l’idée d’une Journée des femmes 

Directrice de la célèbre revue Die Gleichheit (L’égalité), qu’elle a fondé en 1890, Clara Zetkin (1857-1933) organise les conférences internationales des femmes socialistes de Stuttgart (1907) et de Copenhague (1910) où elle impose son point de vue et est élue secrétaire. 

C’est à Copenhague, en 1910, lors de la seconde conférence internationale des femmes socialistes, qu’elle propose, avec l'aide d'Alexandra Kollontaï (PSDOR) d’organiser une "Journée des femmes" en vue de servir à la propagande pour le vote féminin. La conférence réunit une centaine de militantes, venues de 17 pays. Elles adoptent aussitôt cette proposition, inspirée des manifestations d’ouvrières qui se sont déroulées aux Etats-Unis en 1908 et en 1909. Le 8 mars 1914, les femmes réclament le droit de vote en Allemagne. Elles l’obtiennent le 12 novembre 1918.
 
Clara Zetkin, Alexandra Kollontaï et l'origine communiste de la Journée internationale du droit des femmes
Clara Zetkin, militante féministe, pacifiste et communiste 

« Où sont vos maris, vos fils ? Pourquoi doivent-ils s’entre-tuer et détruire avec eux tout ce qu'ils ont créé ? Qui bénéficie de ce cauchemar de sang ? Tout juste une poignée de profiteurs de guerre. Puisque les hommes ne peuvent plus parler, c'est à vous de le faire. Travailleuses de tous les pays en guerre, unissez-vous ! » 

Clara Zetkin est emprisonnée en 1915 en raison de ses convictions pacifistes. En 1916, elle joue, avec Rosa Luxemburg, un rôle essentiel dans la création du parti communiste allemand. La révolution allemande de novembre 1918 (qui permet le renversement du régime impérial du Kaiser) permet au mouvement féministe d'obtenir le droit pour les femmes de voter et d'être élues. Clara Zetkin adhère au Parti communiste d'Allemagne (KPD), créé en décembre 1918 autour de la Ligue spartakiste. Elle est ensuite députée du KPD de 1920 à 1933. 

En 1920, élue au Reichstag, Clara Zetkin assiste à la montée du nazisme en Allemagne. 

Le 30 août 1932, à 75 ans, elle est chargée, en sa qualité de doyenne du Reichstag, de prononcer le discours d’inauguration du Parlement où dominent les chemises brunes. Elle lance un vibrant appel à lutter contre le nazisme. Ce sera sa dernière manifestation publique. 

En exil à Moscou, elle meurt le 20 juin 1933. 

Elle participe au congrès de Tours, le 18ème congrès de la SFIO, et y joue un rôle décisif dans la victoire du courant révolutionnaire et l'adhésion à la IIIème Internationale. Son arrivée (clandestine, car interdite de territoire par les autorités françaises) et sa présence est décisive sur l'issue du congrès. Par ses discours et son action, elle convainc les délégués de la nécessité de l'adhésion à la nouvelle internationale.
 
Alexandra Kollontaï, au centre, assise à gauche de Lénine lors d'une session du conseil des commissaires du peuple
Alexandra Kollontaï, au centre, assise à gauche de Lénine lors d'une session du conseil des commissaires du peuple
Alexandra Kollontaï, marxiste, féministe et première femme ministre et ambassadrice 

Alexandra Mikhaïlovna Kollontaï (en russe : Александра Михайловна Коллонтай), née le 31 mars (19 mars) 1872 à Saint-Pétersbourg et morte le 9 mars 1952 à Moscou. 

Comme beaucoup de révolutionnaires marxistes (socialistes ou communistes), Alexandra Kollontaï condamne le féminisme de son époque, le considérant comme « bourgeois », puisqu'il détourne la lutte des classes en affirmant qu'il n'y a pas qu'une domination économique, mais aussi une domination des genres. Mais elle travaille cependant à l'émancipation de la femme dans le combat communiste ; elle déclare ainsi : « La dictature du prolétariat ne peut être réalisée et maintenue qu’avec la participation énergique et active des travailleuses. » 

« Lors des conflits et des grèves, la femme prolétaire, opprimée, timide et sans droits, d’un coup apprend à se tenir debout et droite [...] La participation au mouvement ouvrier rapproche l’ouvrière de sa libération. » 

L'action d'Alexandra Kollontaï, en tant que commissaire du peuple (ministre), et de ses consœurs leur permet d'obtenir le droit de vote et d'être élues, le droit au divorce par consentement mutuel, l'accès à l'éducation, un salaire égal à celui des hommes, des congés de maternité et l'égalité de reconnaissance entre enfants légitimes et naturels. Le droit à l'avortement est obtenu en 1920 — il sera limité en 1936 par Staline, puis rétabli après la mort de ce dernier. 

Alexandra Kollontaï devient ambassadrice de l'Union soviétique en Norvège en 1923 et remporte d'immenses succès diplomatiques (elle mène les négociations pour les deux armistices entre l'URSS et la Finlande, en 1940 et en 1944, et pour l'armistice avec la Roumanie en 1944) et commerciaux (en récupérant l'or que l'ancien chef du gouvernement provisoire de la Russie, Aleksandr Kerenski, avait transféré en Finlande).
 
Clara Zetkin, Alexandra Kollontaï et l'origine communiste de la Journée internationale du droit des femmes
 
« 8 mars, jour de rébellion des ouvrières contre l’esclavage de la cuisine ». Affiche soviétique représentant une ouvrières qui tend la main à une femme écrasée par les tâches domestiques (et par une icône religieuse) pour la libérer.
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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 11:08

Trump aux Etats-Unis, Orban en Hongrie ou Erdogan en Turquie,... la violence des discours et la haine s'emparent des pouvoirs.

Une rhétorique du «nous contre eux» dans un monde «de plus en plus divisé et dangereux». C'est, selon Amnesty International, l'une des principales menaces auxquelles a dû faire face le monde en 2016.

Et le résultat, c'est une montée des tensions sociales et raciales, un recul des libertés individuelles.

Même la France est montrée du doigt avec la prolongation continue d'un état d'urgence qui permet aux autorités policières de violer les libertés individuelles. Seuls 0,3 % des décisions prises dans le cadre de l'état d'urgence ont débouché sur une enquête judiciaire pour terrorisme, révèle Amnesty International. Et nombre des assignés à résidence ont perdu leur emploi, ce qui ne fait qu'accroître leur isolement social !

Et que dire de la montée des idées nauséabondes d'une Marine Le Pen ?

Face à une classe politique en pleine déliquescence (Fillon, Macron, PS) et à une Europe devenue une machine folle au service de la finance, seul le discours néo-fasciste de l'héritière de la maison Le Pen trouve grâce aux oreilles de près d'un quart des électeurs !

Pourtant, l'Histoire a connu d'identique soubresauts, dans des périodes de crise économique et politique profonde, en Italie dans les années 20, en France et en Allemagne dans les années 30, en Espagne ensuite. On connait le bilan des régimes d'extrême-droite : Mussolini, Hitler, Pétain ou Franco, ne restent pas, dans l'Histoire, comme des vecteurs de démocratie et de progrès social !

Dans tous ces pays, l'extrême-droite a d'abord chercher à éliminer ses plus durs adversaires, les communistes, avant de détruire le système démocratique et les libertés.

Espérons que les travailleurs, en France comme ailleurs, comprendront vite qu'ils n'ont rien à gagner que la guerre et l'emprisonnement intellectuel en soutenant des démagogues d'extrême-droite.

L'Histoire et l'économie le prouvent, la seule alternative au libéralisme, nouveau nom du capitalisme, c'est l'économie socialiste, qui met l'intérêt commun de la société avant l'intérêt particulier d'une poignée de super-riches.

Aujourd'hui plus que jamais, le peuple de France aurait besoin d'un Parti communiste puissant, fier de son héritage et de ses valeurs.

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 14:15

Un article trouvé sur le site "Initiative communiste".

Où l'on voit qu'il n'y aucune fatalité à la disparition des abeilles et que les produits phytosanitaires ont leur responsabilité dans ce drame écologique.

Solidaire

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Pour cause d’embargo, les agriculteurs cubains n’ont pas eu accès aux produits phytosanitaires pour protéger leurs cultures. Un article publié dans « the guardian » en février 2016, montre que ce fut un mal pour un bien. Bio malgré elle, l’île est aujourd’hui le seul endroit au monde où les abeilles sont en bonne santé. Le miel bio cubain s’exporte très bien, et l’apiculture s’y développe.

Depuis bientôt 25 ans, Cuba n’avait plus accès aux pesticides pour la protection de ses productions agricoles

Après l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991, qui était le principal partenaire commercial de Cuba, l’île a été dans l’incapacité de se fournir en pesticides, par manque de devises étrangères et à cause de l’embargo des États-Unis. Par nécessité, le gouvernement a alors adopté une politique d’agriculture biologique, qui perdure aujourd’hui. Avec l’assouplissement de l’embargo suite à la restauration des liens diplomatiques entre les deux pays, les exportateurs de miel bio cubain constatent une forte croissance commerciale.

la production de miel bio prend une place de plus en plus importante dans les exportations cubaines de denrées agricoles

Longtemps connu pour ses cigares et son rhum, Cuba a désormais ajouté le miel bio à ses principales exportations agricoles. La vitalité de l’apiculture cubaine détonne au regard du reste du monde où l’usage massif des pesticides provoque le déclin des populations d’abeilles.
Selon Théodor Friedrich, représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (ou ONUAA) à Cuba, le miel bio est ainsi devenu la quatrième exportation agricole du pays, derrière le poisson, le tabac et l’alcool, mais devant le sucre et le café, qui sont pourtant des produits réputés.
« Tout le miel cubain est certifié bio. Il a un goût spécifique, très typique, qui en fait un produit très recherché. »

Cuba a produit plus de 7 200 tonnes de miel bio en 2014 pour une valeur d’environ 23,3 millions de dollars, selon les statistiques gouvernementales cités par l’ONUAA. La production du pays est encore minuscule comparée aux poids lourds mondiaux, comme la Chine, la Turquie, et l’Argentine. Mais avec une valeur bien supérieure au kilo, les voyants sont au vert pour les apiculteurs cubains.

Grâce a un environnement protégé, sans pesticides, l’apiculture cubaine est en plein essor

Avec 80 ruches bondées d’abeilles, chacune produisant 45 kg de miel par an, Javier Alfonso pense que les exportations cubaines pourraient connaître une augmentation notable dans les années à venir. Il est pourtant partit de rien. Sa miellerie au bout d’un chemin de terre à San Antonio de los Banos – ville agricole à une heure de route de la Havane -, a été construite avec ses employés.
« Nous ne sommes encore qu’une petite unité de production, mais nous pouvons nous agrandir, dit-il en regardant les rangées de ruches neuves, encore vides. »
Comme les autres apiculteurs cubains, il vend son miel exclusivement au gouvernement, qui le paie selon le prix du marché mondial et prend alors la responsabilité de l’écoulement à l’étranger.
La majorité de l’exportation de miel se fait vers Europe, précise-t-il. Il aimerait pouvoir emprunter de l’argent pour augmenter sa capacité de production, mais c’est difficile d’obtenir un crédit. Par nécessité, lui et son équipe doivent construire eux-même les infrastructures nécessaires au développement de l’exploitation.
« C’est un environnement très naturel pour les abeilles, raconte Raul Vasquez, employé à la ferme. Le gouvernement n’est pas autorisé à nous vendre des produits chimiques. C’est peut-être pour ça que les abeilles ne meurent pas ici ».
Bien qu’encore modeste, la production cubaine de miel bio cherche aujourd’hui à valoriser ses atouts sur le marché américain, alors que les autres pays producteurs sont en situation difficile.

Le contraste est saisissant entre la santé des abeilles de Cuba et celles d’Europe ou d’Amérique

Les apiculteurs, notamment américains et canadiens, se plaignent depuis longtemps de la menace que représente les pesticides pour les abeilles et pour l’ensemble de la filière apicole.
L’ US Environmental Protection Agency a rendu public une étude indiquant que l’usage d’insecticides sur les plants de coton et les arbres fruitiers avait un impact néfaste sur les populations d’abeilles.
« Je ne pense pas qu’il y ait le moindre doute sur le fait que les populations d’abeilles aient baissé, aux États-Unis et en Europe, depuis la 2ème Guerre Mondiale » lance Norman Carreck, directeur scientifique de l’International Bee Research Association, à la Fondation Thomson Reuters. Selon lui, les changements climatiques, la diminution de l’espace disponible pour l’habitat des abeilles sauvages, les maladies et les pesticides sont responsables de ce déclin.
Pour Théodor Friedrich, la faible utilisation des pesticides sur l’île préserve l’apiculture cubaine des problèmes touchant les autres pays exportateurs de miel. Et la production de miel bio à Cuba pourrait devenir une source croissante de revenu pour les fermiers de l’île.
« L’usage de pesticides en général est très limité, explique-t-il. Et c’est pour cela que Cuba n’a pas été victime des pertes qui ont affecté les populations d’abeilles dans les autres régions du monde. »

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 10:24

Si vous êtes convaincus par les affirmations suivantes (des mantras répétés inlassablement par les médias, le patronat et les partis de droite), ne lisez pas l'article suivant !
Liste des affirmations à gober d'urgence pour accepter de devenir rapidement un esclave : "C'est la crise !" ; "L'Etat n'a plus d'argent !" ; "L'Etat ne peut tout faire !" ; "Il y a trop de fonctionnaires !" ; "Il va falloir accepter de travailler plus longtemps pour payer sa retraite !" ; "Il faut accepter le déremboursement des médicaments pour équilibrer les comptes de la Sécu" ; "Les riches fuient la France car ils payent trop d'impôts" ; ...

Solidaire

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Jamais ce décalage entre les plus riches et les plus pauvres n'a été aussi important, dénonce l’ONG britannique Oxfam. Pour la France, les 1 % les plus riches détiennent 25 % des richesses nationales... Tout va bien, on continue

Bill Gates, Amancio Ortega, Warren Buffett, Carlos Slim, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg, Larry Ellison et Michael Bloomberg. A eux huit, ces hommes les plus fortunés de la planète détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, ce qui représente 3,6 milliards de personnes, selon l'ONG britannique Oxfam. 
Dans un rapport publié en amont du Forum économique mondial qui s'ouvre mardi à Davos, elle dénonce une situation "indécente" qui "exacerbe les inégalités". "Il est indécent que tant de richesses soit concentrée dans les mains d'une si infime minorité, quand on sait qu'une personne sur dix dans le monde vit avec moins de 2 dollars par jour", déclare la porte-parole d'Oxfam France Manon Aubry. 
Jamais ce décalage entre les plus riches et les plus pauvres n'a été aussi important. L'an dernier , 62 personnes possédaient autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. En 2015 , elles étaient 80 et l'année précédente 85. 
"Une économie centrée sur l'humain" 
"Les plus fortunés accumulent ces richesses à un tel rythme que le premier 'super-milliardaire' du monde pourrait voir son patrimoine dépasser le millier de milliards de dollars dans 25 ans à peine", écrit l'ONG. "Pour mettre ce chiffre en perspective, Oxfam a calculé qu'il faudrait débourser un million de dollars par jour pendant 2.738 ans pour pouvoir dépenser 1.000 milliards de dollars." 
Son rapport, intitulé "Une économie au service des 99%", dévoile "comment les grandes entreprises et les individus les plus riches exacerbent les inégalités, en exploitant un système économique défaillant, en éludant l'impôt, en réduisant les salaires et en maximisant les revenus des actionnaires". Oxfam, qui a pris l'habitue d'attirer l'attention sur les inégalités croissantes à l'occasion du Forum économique mondial, dénonce "la pression qui s'exerce sur les salaires partout dans le monde", ainsi que les allègements fiscaux dont bénéficient les entreprises ou encore le recours au paradis fiscaux. 
L'ONG, qui s'appuie sur de "nouvelles données plus précises sur la répartition de la richesse dans le monde", appelle les gouvernements à réagir et à se tourner vers une 'économie plus centrée sur l'humain'. 
Quid de la France ? 
La France n'échappe pas aux critiques d'Oxfam. Selon l'étude, 21 milliardaires possédaient autant que les 40% les plus pauvres de la population française en 2016. Dans l'Hexagone, les 1 % les plus riches détiennent 25 % des richesses nationales.Et alors que le niveau de vie mensuel moyen des plus riches est resté stable (+ 272 euros), de 2003 à 2014, celui des plus pauvres a diminué de 31 euros. 
Les Echos

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 14:48

Bref et passionnant ! Le Parti du Travail de Belgique gagne du terrain politique chaque année chez nos voisins. De groupusculaire, le PTB a passé les 10 000 adhérents et a des élus dans de nombreuses communes et conseils territoriaux de Belgique, parfois en lien avec le Parti communiste belge.

Allez le PTB !

Solidaire

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Peter Mertens : « Je pense que chacun doit tirer le bilan du capitalisme et voir où celui-ci nous a menés. Surtout cette dernière phase néolibérale agressive du capitalisme de l’École de Chicago (ce courant économique néolibéral qui domine la politique traditionnelle depuis plus de trente ans, NdlR). La surcapacité qui s’est révélée durant la crise pétrolière de 1973 a été absorbée par un pouvoir d’achat artificiel. On a poussé les gens à acheter à crédit. On a alors créé des bulles financières pour maintenir de manière artificielle le niveau du pouvoir d’achat, et tout s’est effondré avec la crise bancaire en 2008. Ce système mondial et cette vision du monde basée sur l’octroi de tout le pouvoir au marché a volé en éclats. 

Les défis les plus importants pour cette planète ont régressé sous le libéralisme. 

Mais, au lieu de mener un débat de société, on est simplement passés à la vitesse supérieure. On a eu encore plus de néolibéralisme agressif, mais alors sur un mode très autoritaire. Aujourd’hui, huit ans plus tard, la seule chose qui a changé, c’est le fait que les riches sont devenus encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres. Tel est le bilan du néolibéralisme. L’économie est toujours dans l’impasse. Nous injectons 80 milliards d’euros par mois dans l’économie européenne, mais cela va à de nouvelles bulles. Le pouvoir d’achat stagne, les allocations baissent, le marché du travail est chamboulé et le résultat, c’est que les riches sont plus riches et les pauvres plus pauvres. Cela ne marche tout simplement pas. Partout en Europe, tous les libéraux et néolibéraux, du vert au bleu, qui ont œuvré à la privatisation et à la pensée de marché dans laquelle nous sommes aujourd’hui englués devraient être rouges de honte. Les trois défis les plus importants pour cette planète – l’économie, la démocratie et l’environnement – ont régressé sous le libéralisme. 

Le capitalisme a une relation problématique avec les deux sources de la richesse : le travail et la nature. 

Nous devons reposer certaines questions de base. D’où vient la richesse ? Qui produit la richesse ? Et comment allons-nous protéger les sources et les créateurs de richesse ? Les plus importantes sources de richesse sont, d’une part, le travail et, de l’autre, la nature. Le capitalisme a une relation problématique avec les deux, c’est-à-dire une relation d’épuisement avec la nature et une relation d’exploitation avec le travail. Pensez au dumping social, au travail intérimaire, au travail sous-payé, au démantèlement des statuts protégés, etc. Au lieu de poursuivre cet épuisement et cette exploitation des sources de richesse, nous devons peut-être essayer de mettre un autre système sur pied. Un système qui protège les sources de la richesse. Et, pour cela, nous nous basons sur le marxisme. Cela demande bien sûr que l’on sorte des sentiers battus. 


Nous disons que l’Europe a besoin d’investissements massifs. Pas des investissements dans la marge, mais de véritables investissements pour un avenir durable, social et démocratique. Nous avons besoin de milliards pour opérer la transition entre l’énergie fossile et l’énergie durable. » 

Cette réponse est un extrait d'une longue interview de Peter Mertens au magazine Solidaire. Découvrez l'interview intégrale ici. 

PTB

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 09:46

Quel que soit l'avis que l'on peut avoir sur les démarches indépendantistes en Europe, qu'il s'agisse de l'Ecosse ou de la Catalogne, c'est et ce sera toujours aux peuples de décider souverainement de leur avenir.

Ces dernières années, le rejet d'une classe politique espagnole inféodée aux forces du capital et de la finance, comme chez nous, a permis aux indépendantistes de gauche en Catalogne de renforcer leurs positions au point de devenir majoritaires avec l'aide d'autres forces de gauche. C'est le choix du peuple catalan. Il doit être respecté !

La droite fédéraliste du Parti populaire, au pouvoir à Madrid grâce au soutien des socialistes du PSOE, entend bien évidemment défendre l'image d'une Espagne unie (unique ?), dans le schéma de l'Espagne franquiste dont elle est l'héritière.

A l'inverse, la gauche espagnole, héritière de la République espagnole, défend le fédéralisme et le droit des peuples à l'autonomie.

Même si les médias français, une nouvelle fois, font silence sur les événements d'Espagne pour ne pas montrer un puissant voisin où la gauche alternative est désormais aux portes du pouvoir, le coup d'état constitutionnel que tente la droite madrilène contre la Catalogne provoque des réactions un peu partout en Europe.

Nous avons décidé de vous en parler ici, en reprenant l'article de Nicolas Maury.

Solidaire

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Madrid a déclaré la guerre à la Catalogne et entend tout faire pour empêcher l'inévitable : L'indépendance de la Catalogne. Après l'ouverture d'un procès politique contre la Présidente du Parlement de Catalogne, Carme Forcadell (ERC), le Tribunal constitutionnel vient de suspendre le bureau du parlement - article et traduction Nico Maury

 
 
Le bureau du Parlement de Catalogne suspendu par le Tribunal constitutionnel
 
Madrid entend paralyser toutes les actions du Parlement de Catalogne visant à renforcer le processus de souveraineté et le référendum pour l'indépendance. 

La Cour constitutionnelle a notifié aux représentants des coalitions Junts pel Sí (indépendantistes), le CUP (gauche marxiste indépendantiste) et Catalunya Sí que es Pot (groupe politique écolo-communiste et Podemos) au sein du Bureau du Parlement que, à la demande de l' État, une requête visant à suspendre les élus indépendantistes. 


Ainsi Lluís Corominas (Partit Demòcrata Europeu Català / JxSí), Anna Simó (ERC / JxSí), notre camarade Joan Josep Nuet (EUiA / CSQP) et Ramona Barrufet (Partit Demòcrata Europeu Català / JxSí) ont été averti qu'ils seraient traduit devant la justice espagnole et subiront le même sort que Carme Forcadell. 
 
 
 
Carme Forcadell devant la justice pour "désobéissance" et "prévarication" (*) 

Carme Forcadell était convoquée au Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC). Elle est accusée de désobéissance et prévarication pour avoir soumis au vote de la chambre en juillet dernier la résolution de déconnexion unilatérale de la Catalogne. Si elle est reconnue coupable, la présidente du parlement catalan risque la destitution, mais de nombreuses voix indépendantistes s’élèvent déjà pour proposer de la maintenir à sa fonction, dans un nouvel élan de « désobéissance envers l’Etat espagnol ». 

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