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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 09:39

Un sondage CSA pour BFM-TV, RMC, 20 Minutes et CSC diffusé jeudi donne Jean-Luc Mélenchon à 17 %.

Encore deux points de plus pour le candidat du Front de Gauche qui passe de 15 à 17 % en une semaine !
Jean-Luc Mélenchon confirme sa position de troisième homme de la campagne et se permet même de s'approcher du candidat de droite à moins de 10 points ! Nicolas Sarkozy totalise 26 % d'intentions de vote, en perte de 3 points.
La progression constante du candidat soutenu par le Parti communiste fait grincer des dents, au Parti socialiste comme à droite et à l'extrême-droite... et dans les médias. Beaucoup plus que lorsque Marine Le Pen était donnée à 20 % !
Hier soir, lors de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2, Jean-Luc Mélenchon a été le seul candidat a être frontalement attaqué par les journalistes présents. Comme de par hasard, c'était sur l'immigration avec l'utilisation d'un document vidéo de Georges Marchais (alors secrétaire général du PCF et candidat à la Présidentielle de 1981) sortie de son contexte et vieille de trente ans ! On aurait aimé les voir aussi pugnaces avec les Hollande, Sarkozy, Le Pen ou Bayrou !...
Ce qui est sûr, c'est que du FN au PS, tout le monde tente de dénigrer le candidat Mélenchon, le Front de Gauche ou ses idées. On revoit même la menace du péril rouge agitée par la droite ! Qu'on se rassure ! Les communistes n'enlèvent plus les petits enfants pour les égorger dans les mines !...
Cette crispation contre le Front de Gauche est le signe que sa montée en puissance inquiète le système et ceux qui le servent, en politique comme en journalisme. Il inquiète également le PS, non pas pour un risque complètement utopique d'absence de la gauche au second tour, mais parce que derrière la Présidentielle, il y a les Législatives et que les socialistes voient déjà se profiler une poussée des candidats Front de Gauche, donc le risque de voir des sièges de députés leur échapper au profit de candidats communistes ou d'autres forces du Front de Gauche !
Il est désormais clair aujourd'hui que la prochaine Assemblée nationale comptera sur un groupe communiste - Front de Gauche très largement renforcé. Peut-être même, les socialistes devront composer avec le FdG pour avoir une majorité ? Inconcevable pour eux !
Pour rompre avec le libéralisme appliqué en France depuis le tournant de la rigueur en 1983, que ce soit sous sa version socialiste (avec des Delors, Rocard, DSK, Valls,...) ou de droite, le choix du Front de Gauche s'impose.
Tout autre choix confirmerait un engagement pour 5 années supplémentaires de libéralisme, avec des variantes autoritaires et liberticides, écologistes ou vaguement sociales.
Le 22 avril, pour imposer un changement de politique qui prenne en compte l'humain d'abord et redonne du pouvoir et des perspectives au peuple de France, le vote utile, c'est le vôtre !
Le Front de Gauche offre le cadre pour une dynamique de rupture avec le capitalisme, la dette des banques et la mondialisation financière. Utilisez le bulletin Mélenchon pour exiger cette rupture !
Affiche-Melenchon-2012---2.JPG

Ce que dit le sondage :
François Hollande repasse en tête au 1er tour de l'élection présidentielle avec 27% d'intentions de vote, malgré un recul de 2 points, et devance Nicolas Sarkozy (26%), qui recule de 4 points.
Au second tour, le candidat socialiste creuse encore l'écart avec 57% (+3) face au président sortant (43%, -3).
Dans cette enquête, le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon conforte sa place de "troisième homme" avec une nouvelle percée à 17%, en hausse de deux points. Il devance la candidate du Front national Marine Le Pen (15%, +2) et le centriste François Bayrou (11%, +1).

Les autres candidats évoluent entre 2,5 % (Eva Joly) et à peine plus de 0 % (Jacques Cheminade).

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 09:14

Les "experts" et les journalistes ont dit que le programme de Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche serait irréaliste. 

Comment écouter des experts qui vantaient la solidité de l'économie mondiale à la veille de la crise de 2008 et des experts qui vantent des programmes d'austérité en Grèce ou en Espagne qui enfoncent ces pays dans la récession et leurs peuples dans la misère ?

A écouter ces "experts", la seule politique réaliste serait celle de l'accélération des mesures d'austérité et de casse des services publics. En clair,ces soit-disant économistes neutres prônent tout bonnement d'appliquer les mêmes remèdes libéraux qui sont appliqués à notre continent depuis trente ans et qui nous ont amené chômage et perte de pouvoir d'achat !

L'expertise de ces économistes a la même valeur que celles des médecins de Molière qui n'ont qu'un seul remède face à la maladie : la saignée.

Les spécialistes économistes qui trustent les plateaux télés sont ceux qui n'ont pas vu venir la crise et qui veulent encore plus de libéralisme.

S'agit-il de mauvais experts ou bien s'agit-il de positions idéologiques ou intéressées ?

Experts... en finances privées

Ils sont pourtant faciles à identifier ces "experts" qui occupent l'espace médiatique français. Tous, sans exception, travaillent pour un groupe financier, bancaire, un cercle d'entreprises. De braves gens qui font le boulot pour leurs patrons mais pas pour le bien commun ! C'est un peu comme si on demandait à un cadre commercial de chez Pepsi de faire l'expert en boissons gazeuses et de trancher entre Pepsi et Coca !

En fait, un expert peut-il, «en toute indépendance», prôner la dérégulation financière quand il occupe simultanément un poste d’administrateur d’un fonds d’investissement ?

Un exemple ? Dans Le Monde du 1er février, l’économiste Olivier Pastré tempête contre les projets visant à sortir de la monnaie unique européenne. Il se fixe une mission : « Expliquer aux Français les plus fragiles et les plus soumis à la désinformation quels sont les risques d’un abandon de l’euro.» Le quotidien du soir présente l’auteur comme « professeur d’économie à l’université Paris-VIII ». Or Pastré préside aussi la banque tunisienne IMBank. Et siège aux conseils d’administration de la banque du Crédit municipal de Paris (CMP Banque), de l’Association des directeurs de banque, ainsi qu’à l’Institut Europlace de finance. C’est pourtant le « professeur à l’université » qui intervient chaque samedi matin dans l’émission de France Culture « L’Economie en questions », dont il est coproducteur. Amusant, non ?

De la même façon, on retrouve, en novembre 2011, dans "la matinale de France Inter", «Jean-Hervé Lorenzi, le président du Cercle des économistes» qui analyse les enjeux du G20 qui va se tenir à Cannes. Rarement présentée, cette association rassemble Jean-Paul Betbèze (chef économiste au Crédit agricole), Laurence Boone (chef économiste chez Merrill Lynch), Anton Brender (chef économiste de Dexia Asset Management), Pastré, etc. Quelques jours plus tard, sur la même radio publique, l’émission « Le téléphone sonne » « tire les leçons » de la réunion. Au micro, « Jean-Hervé Lorenzi, le président du Cercle des économistes ».

C’est également à ce titre que Lorenzi, par ailleurs conseiller du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande, analyse le marché immobilier dans Les Echos, la chute des Bourses sur Europe 1 ou le « fabuleux destin de la France » sur RTL. Pourtant, cette carte de visite omet certains détails. Lorenzi siège aux conseils d’administration de PagesJaunes, d’Associés en finance, de l’Association française des opérateurs mobiles (AFOM), de BNP Paribas Assurance. Il est par ailleurs censeur d’Euler Hermes, membre des conseils de surveillance de la Compagnie financière Saint-Honoré, de BVA, du Groupe Ginger et conseiller du directoire de la Compagnie financière Edmond de Rothschild Banque. N'en jetés plus !...

Christian Saint-Etienne, lui, s’affiche comme professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) sur France 24 et comme économiste et analyste politique dans les colonnes du Point. Jamais comme conseiller scientifique du Conseil stratégique européen, un cabinet de conseil en gestion de patrimoine.

Elie Cohen, lui aussi conseiller de M. Hollande, est « directeur de recherche » au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et professeur à Sciences Po sur France Inter ou dans Le Figaro. Jamais membre du conseil d’administration des entreprises PagesJaunes ou EDF Energies nouvelles.

Jacques Mistral ? Economiste dans les colonnes du Monde et sur France Culture, ou directeur des études économiques à l’Institut français des relations internationales (IFRI) dans l’émission « C dans l’air » (France 5). Pas administrateur de BNP Paribas Assurance.

Daniel Cohen, conseiller de Mme Martine Aubry, se montre plus discret sur son titre de senior adviser de la banque Lazard — qui conseille par exemple le gouvernement grec sur la renégociation de sa dette — que lorsqu’il s’agit de rappeler sa qualité de professeur de sciences économiques à l’Ecole normale supérieure et à l’université Paris-I.

On pourrait continuer ainsi, pas très longtemps d'ailleurs, compte-tenu du faible nombre d'experts appelés à porter la parole unique libérale dans les émissions télés, radio et la presse écrite.

Jamais il n'est question des voix dissonantes comme celles des "économistes atterrés", pourtant nombreux (voir leur site : http://atterres.org) et qui défendent une politique opposée au consensus néo-libéral. Jamais vous n'entendrez parler des réflexions de Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, qui dès mai 2010 tirait la sonnette d'alarme contre l'austérité et la monnaie unique européenne (lire l'interview du Monde) !

Des programmes libéraux-compatibles

Comment s'étonner ensuite que les seuls candidats qui trouvent crédits auprès de ces experts issus de la finance et des médias qui les invitent sont ceux qui véhiculent la pensée unique libérale ?

Cela n'a évidemment rien de surprenant quand on parle des programmes économiques et sociaux des Sarkozy ou Bayrou dont on a vu ce qu'ils pouvaient produire au gouvernement !

Mais, avec des conseillers proches des milieux financiers (Jean-Hervé Lorenzi ou Elie Cohen), comment s'étonner aussi que le programme défendu par François Hollande soit aussi fataliste quant à la possibilité de lutter contre le monde de la finance et le capitalisme ?

Rien que sur les retraites, réforme emblématique de l'ère Sarkozy, le projet Hollande est très en retrait. Il est ainsi écrit : "je ferai en sorte que tous ceux qui ont 60 ans et qui auront cotisé la totalité de leurs annuités [41 ans] retrouvent le droit de partir à la retraite à taux plein à cet âge-là", à la page 16 du programme de François Hollande.
Lue trop vite, la phrase pourrait laisser penser qu'il suffit d'avoir 60 ans et 41 ans de cotisation pour pouvoir partir, alors que la réforme Sarkozy de 2010 fixe, à terme, l'âge légal à 62 ans. Erreur! La simple mention du terme "cotisé" réduit considérablement la portée du dispositif. Car, maladie, chômage ou congés maternité sont aujourd'hui des trimestres "validés" (ou "assimilés") qui s'ajoutent aux trimestres "cotisés" ! Une nuance qui peut coûter deux ans pour une mère de famille par exemple.

Pour ce qui est de la fille Le Pen, ses propositions de casse du SMIC et des syndicats ont de quoi réjouir le patronat ! Pour les salariés, c'est autre chose ! Et ce n'est pas son dernier délire sur la grande distribution qui aura de quoi rassurer les travailleurs ! Elle prône tout bonnement l'interdiction des magasins de la grande distribution dans toutes les communes de moins de 30 000 habitants ! Adieu Carrefour Market à Saint André, à Damville, Adieu Lidl ! Adieu Intermarché à Verneuil !... Dans tout le département, ne resterait qu'une ville avec supermarché : Evreux !
Une autre politique est possible ! Celle du Front de Gauche

Avec un programme en rupture avec la pensée libérale, c'est sûr que le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon  ne rentrent pas dans les dogmes de ces experts en économie libéralisée ! Son programme est, pour ces gens là, incompatible avec leur mode de pensée donc irréaliste.

Pourtant, même en période de crise ou dans une situation de misère, il est possible de faire une politique de relance économique à condition de s'appuyer sur la puissance publique, des nationalisations, la chasse à l'évasion fiscale et l'investissement massif dans la santé et l'éducation publique.

C'est ce qu'a fait l'Argentine du président de gauche Nestor Kirchner, en 2003, après l'effondrement total de son économie.

C'est aussi le cas du Vénézuela du président  Hugo Chavez qui vient d'annoncer une forte hausse du salaire minimum. Partant de l'idée que "dans les années 80 et 90, le salaire minimum a été pratiquement gelé, puis l'inflation a explosé...", il annonce une hausse de 32,25 % du salaire minimum lors d'un Conseil des ministres retransmis à la télévision. La hausse, qui portera le salaire minimum à 362 euros, aura lieu en deux temps, le 1er mai et le 1er septembre. Quatre millions de salariés seront concernés. Un président qui nationalise des secteurs économiques vitaux (pétrole, mines, banques, alimentation,...) et qui augmente les salaires est présenté comme un semi-dictateur par nos grands médias. Faudrait pas que cela arrive en France ?

Et n'oublions pas que les deux grandes périodes d'avancées sociales en France ont eu lieu après de graves crises qui ont touché notre pays : en 1936 avec le Front Populaire (7 ans après la crise de 1929) et en 1947 avec le Conseil National de la Résistance (au sortir de la seconde guerre mondiale).

Loin de la pensée unique néo-libérale véhiculée par des experts et des médias au service du monde de l'entreprise et de la finance, un seul candidat porte un programme en rupture avec trente de libéralisme, Jean-Luc Mélenchon et le programme partagé du Front de Gauche !

Alors, le 22 avril, soit vous souhaitez repartir sur des recettes libérales qui ont montré leur nocivité depuis trente ans, soit vous choisissez un programme de rupture, qui privilégie l'Humain d'abord et relance l'économie en redistribuant les richesses. Ce sont les deux seules alternatives.

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 10:03

Mais où s'arrêteront-ils ? Entre l'enthousiasme des militants et sympathisants et l'inquiétude des patrons et de la droite, le Front de Gauche a provoqué un gigantesque chamboulement politique qui prend de l'ampleur.

Par quoi commencer ? Par ces foules immenses qui participent aux meetings et rassemblements ? Par la dynamique militante qui déborde le cadre des organisations politiques? Par ces sondages qui donnent désormais tous Jean-Luc Mélenchon entre 14 et 15 % ?...

L'actualité m'amène à parler en premier des meetings du Front de Gauche.

Hier, c'est Toulouse qui a connu sa vague rouge. Les avenues et rues adjacentes à la place du Capitole ont dû absorber les dizaines de milliers de participants que ne pouvait accueillir ce célèbre lieu capable pourtant d'accueillir 30 000 personnes. Une foule jeune, enthousiaste, mêlant drapeaux du Front de Gauche, drapeaux communistes et drapeaux de nos partenaires dans une fraternité contagieuse. Au total, ce serait près de 70 000 personnes qui auraient fait le déplacement pour écouter les intervenants de ce rassemblement, malgré la pluie.

Mais Toulouse n'est pas l'exception ! Cette campagne a rapidement nécessité de revoir à la hausse les capacités d'accueil des salles où se tenaient les meetings.

10 000 à Villeurbanne en février, 10 000 à Rouen le 6 mars, 23 000 à Lille la semaine dernière, 9 000 avant-hier à Limoges,... Voilà quelques chiffres qui parlent d'eux-mêmes pour les meetings !

120 000, c'est le nombre de participants à la marche parisienne du 18 mars pour reprendre la Bastille ! Qui dit mieux ?

Côté campagne, ces élections auront permis de redynamiser de nombreux militants et de voir arriver de nombreuses nouvelles têtes, nouveaux adhérents au Parti communiste (beaucoup de jeunes !) ou sympathisants d'autres courants politiques de gauche, convaincus par la démarche de rassemblement lancée par le Front de Gauche et par le charisme de son candidat à la Présidentielle.

Le résultat de cette dynamique sur le terrain se mesure aussi au quotidien, lors des distributions et des initiatives, auprès des habitants des quartiers et des villages, auprès des salariés, aux portes des usines, sur les marchés,...

De semaines en semaines, cela se traduit dans les sondages par des gains d'intention de vote du candidat Mélenchon. 1 % de plus pour tel institut de sondage, 3 % pour tel autre,... au final, ce sont entre 14 et 15 % d'intentions de vote que recueille le candidat du Front de Gauche !

On est loin des 3 à 4 % du mois de septembre !

Malgré toutes les tentatives de détourner la campagne des préoccupations populaires vers des questions de terrorisme, ce sont bien les thèmes de l'emploi, du pouvoir d'achat et de l'avenir des services publics qui occupent le devant de la scène, thèmes portés depuis des années par le PCF et le Front de Gauche.

En même temps, l'épouvantail Le Pen a perdu beaucoup de sa superbe au fur et à mesure que nous démontrions sur le terrain les similitudes entre FN et UMP sur le plan des propositions économiques et sociales. L'effondrement de l'héritière de la maison Le Pen dans les sondages (de 21 % à 13 %) éloigne le spectre d'un nouveau 2002, éliminant du même coup l'argument facile et unique du "vote utile" qu'utilisaient jusque là les socialistes pour détourner les travailleurs du Front de Gauche.

L'emploi de termes hystériques de la part de la droite et du MEDEF contre le Front de Gauche et contre Mélenchon démontre que seule sa candidature fait peur aux défenseurs des riches et du Capital !

En 6 mois de temps, avec les communistes, le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon ont réussi à bousculer les certitudes de "favoris" et de médias qui rêvaient d'une élection pèpère où le peuple aurait suivi, comme un mouton, les prédictions des sondages.

Le Peuple est de retour en politique ! Le mouvement se poursuivra au delà des élections.

 Meeting Rouen Mélenchon - Foule

 Au meeting de Rouen, le 6 mars

Bastille-18-mars-2012---2.jpg

 A la Bastille, le 18 mars

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 A Limoges, le 4 avrilToulouse---Meeting-Melenchon-5-avril---70-000-personnes-1.jpg

A Toulouse, le 5 avril

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 09:36

"L'Institut de l'entreprise" a évalué à plus de 100 milliards d'euros le coût du programme de Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche. Une estimation politiquement orientée mais reprise sans sourciller par tous les médias.

Le Front de Gauche dérange. Avec la montée de son candidat dans les sondages, les défenseurs des monopoles financiers commencent à s'inquiéter.

Voilà donc qu'une structure issue des cercles patronaux attaque le candidat Mélenchon sur le "coût" supposé de son programme ! C'est de bonne guerre : ils ne font que défendre leurs intérêts.

Dans la foulée, c'est l'ensemble des médias qui reprend ces chiffres, sans évidemment les relativiser par l'orientation politique de ceux qui les avancent. Eux aussi défendent ceux qui les financent.

Que nous dit ce fameux "Institut de l'Entreprise" ?

Sans surprise, l'institut patronal place en tête des mesures "coûteuses" le retour du droit à la retraite à 60 ans à taux plein. Il est chiffré par ces experts patronaux à 27 milliards d'euros annuels.

Curieusement, personne ne reprend à la volée le fait que la retraite à 60 ans est encore quasi effective en France puisque la réforme des retraites date seulement de 2010 et se met en place au fur et à mesure ! Cela reviendrait à dire que cette réforme a déjà fait économiser 27 milliards d'euros en 1 an aux caisses de retraite ? C'est pourtant loin d'être le cas !

Dans la même idée, les patrons affirment que le remboursement à 100% des dépenses de santé (optique et dentaire compris), se situerait dans une fourchette de 23 à 76 milliards selon les efforts demandés aux complémentaires. Du simple au triple, soyons précis !

Le coût des mesures en faveur de l'enseignement supérieur a été estimé entre 2,7 et 5,6 milliards d'euros, le doublement du budget public de la recherche à 13,9 milliards et le rétablissement des effectifs supprimés dans l'Education nationale, entre 1,9 et 2,2 milliards.

Sur ce dernier point, personne n'a fait la remarque que les suppressions de 60 000 postes dans l'Education nationale n'ont pas fait économiser autant d'argent à l'Education nationale. D'où vient la différence ? Mystère !

Des coûts ou des investissements ?

Au delà des chiffres énormes annoncés, largement gonflés, l'Institut de l'Entreprise oublie de citer les financements nouveaux que le Front de gauche souhaite mettre en place, notamment en revenant sur les cadeaux fiscaux aux plus riches (niches fiscales, ISF,...), en taxant les revenus du Capital, en revenant sur les allègements de charges sociales, etc...

Et, n'oublions jamais que des salaires qui augmentent (via le SMIC à 1 700 € notamment), ce sont des impôts supplémentaires (Impôts sur le revenu), des cotisations sociales plus élevées (Sécu, retraite) et un supplément de consommation donc de TVA dans les caisses de l'Etat et d'activité pour les entreprises !

Le plus important, c'est que toutes ces mesures sont une redistribution des richesses qui vise à améliorer la vie de nos concitoyens en permettant le retour à 60 ans du départ en retraite, en améliorant la prise en charge des soins médicaux essentiels et en améliorant les services publics.

Il s'agit aussi d'investissements collectifs sur la santé (prévenir plutôt que guérir !) et dans l'enseignement et la recherche. De quoi préparer l'avenir technologique et scientifique de notre pays, donc de nos industries et services.

L'Institut de l'Entreprise, en bon porte-parole des intérêts des actionnaires d'entreprise, voit dans tout investissement collectif un "coût" à supprimer puisqu'il s'agit d'autant d'argent qui ne part pas dans les bénéfices de quelques gros monopoles privés donc dans les poches de leurs actionnaires.

Nationaliser coûterait des sous ?

Pas étonnant du coup que cet institut patronal voit d'un mauvais œil les propositions du Front de Gauche de renationalisations d'entreprises des secteurs de l'énergie et de l'eau.

Selon cet institut, la dette publique serait fortement creusée par la création d'un "pôle 100% public de l'énergie comprenant EDF, GDF, Areva et Total renationalisé". Un trou supplémentaire de 142 à 152 milliards d'euros si ces quatre entreprises étaient entièrement nationalisées, de 102 à 107 milliards si seule Total était concernée (sur la base des modalités retenues par le gouvernement socialiste de 1982).

Braves patrons et braves actionnaires qui se sacrifient ainsi pour la cause commune ! Ces entreprises ne seraient donc pas rentables et l'Etat n'aurait pas intérêt à les nationaliser ? Rien que Total, c'est 10,5 milliards de bénéfices en 2011 !

Reprendre le secteur de l'énergie sous tutelle nationale, c'est recréer des synergies coupées depuis les privatisations successives, réduire les factures des usagers et relancer une politique ambitieuse de l'énergie et de l'eau qui génèrera des bénéfices industriels et économiques à moyen terme.

Mais pour cet institut patronal, c'est autant de marchés sur lesquels les capitalistes ne pourront plus faire de bénéfices !

Des exonérations qui ont créé des emplois ? Où ça ?

Sans surprise non plus, la suppression de l'ensemble des dispositifs d'exonérations de charges sociales ne trouve pas grâce aux yeux des experts patronaux.

Même s'ils reconnaissent que cette mesure produirait 28 milliards de recettes brutes, c'est pour affirmer qu'elles seraient "rapidement compensée par les dépenses d'indemnisation chômage liées à la destruction d'emplois qui en résulterait" qui reprend à son compte le chiffre de 800 000 suppressions évoqué en 2005 dans un rapport du Conseil d'orientation pour l'emploi.

Première question : combien ces exonérations de charges accumulées depuis trente ans ont elles permis de créer d'emplois en France ? Si on se réfère aux chiffres du chômage, on serait tenté de dire aucun.

De fait, les patrons se plaignent toujours du "coût du travail" et des "charges trop lourdes". C'est sûr que considérer le salaire et la protection sociale de ses salariés comme des coûts et non comme un dû pour le travail effectué et les richesses produites, cela amène immanquablement à considérer les humains comme de la matière première que l'on devrait chercher au moindre prix. A ce jeu, les enfants philippins qui bossent dans des conditions dramatiques pour de nombreuses grandes marques de vêtements "coûtent" beaucoup moins chers que des salariés français et permettent de dégager des marges beaucoup plus importantes !

Alors que le travail humain ne coûte plus que 5 à 10 % d'une voiture, on se dit qu'il y a peut-être d'autres économies à trouver avant de casser de l'emploi !

L'institut de l'Entreprise publie une estimation du coût du programme du Front de Gauche étudiée par le prisme déformant de la vision libérale et patronale.

Investissements publics dans la formation et la recherche, accès à la santé, à l'éducation et à la culture, défense des intérêts communs de la nation par des entreprises publiques,... tout cela devient un coût aux yeux des libéraux et des patrons car cela ne rapporte rien aux actionnaires.

Ces chiffres gonflés et orientés sont repris en cœur par des médias qui cherchent depuis des semaines toutes les occasions d'attaquer la seule force politique qui destabilise le ronron politique et médiatique entre forces acquises au libéralisme.

Que cela ne plaise pas aux patrons, on le comprend, mais exiger une revalorisation du SMIC, des pensions de retraite et des minimas sociaux, cela a de l'importance pour des millions de nos concitoyens !

Exiger de meilleurs services publics, recréer des services publics de l'eau et de l'énergie pour garantir à tous un égal accès à un service de qualité au moindre coût, cela cause à une majorité de français !

Exiger que ce soient les grosses entreprises et les plus riches qui paient, quand ce sont eux qui sont responsables de la crise et qui se gavent sur notre dos, cela parle aux millions de chômeurs et de salariés menacés dans notre pays !

Les grands patrons peuvent crier aux loups et la meute des médias reprendre ce cri en cœur, les travailleurs savent bien qu'ils n'auront du gâteau que la part qu'ils arracheront aux capitalistes !

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:30

13 ou 14 % dans les sondages, d'accord ! mais qui sont ces électeurs qui choisissent le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon ?

Une étude de l'IFOP parue dans "l'Humanité" permet de faire un portrait type du sympathisant du Front de Gauche. Ce serait plutôt un homme habitant en région parisienne, salarié du public.

Son âge ? Moins de 24 ans ou alors entre 50 ans et la retraite !

Son métier ? Ouvrier, plutôt "non qualifié", ou alors profession intermédiaire (technicien au sens large) ou cadre dans la fonction publique.

Pour arriver à ce portrait, il suffit de comparer les chiffres de l'étude de l'IFOP par catégorie et de les comparer aux sondages qui donnent actuellement  13 % à Jean-Luc Mélenchon.

On voit ainsi que le FdG rassemblerait 16 % des 18-24 ans et 17 % des 50-64 ans mais seulement 9 % des plus de 65 ans. Le vote Mélenchon et FdG est donc d'abord un vote de gens en activité, notamment jeunes.

Il réalise ses meilleurs "scores" chez les ouvriers "non qualifiés" (20 %) et "qualifiés" (15 %), chez les professions intermédiaires (19 %) et cadres de la fonction publique (17 %), chez les administratifs, commerciaux, techniciens et agents de maîtrise du privé (15 %) et chez les employés (15 %). Par contre, il ne réunit que 9 % du vote des cadres du privé et 8 % des personnels des services aux particuliers (de l'assistante maternelle au coiffeur).

L'électeur Front de gauche est plutôt un homme (15 %) qu'une femme (12 %) mais, sur ce point, l'écart est faible.

17 % des habitants de l'agglomération parisienne s'apprêtent à voter pour lui contre seulement 11 % des habitants des communes rurales.

Au delà des chiffres, ce que montre cette étude, c'est que le vote Front de Gauche rassemble essentiellement des travailleurs salariés confrontés aux dégâts du libéralisme et de la déréglementation sociale : salariés de la Fonction Publique dont l'entreprise se dégrade par manques d'effectifs et de moyens, jeunes en situation de précarité ou en recherche d'emplois, salariés plus âgés qui voient la retraite s'éloigner, etc.

Ce qui est intéressant, c'est qu'une étude du même institut, en février, montrait des résultats forcément inférieurs puisque Jean-Luc Mélenchon n'était crédité que de 8 ou 9 % à l'époque.

En moins de deux mois, le vote Front de gauche a gagné 10 points chez les ouvriers non qualifiés et chez les employés, 9 points chez les cadres de la Fonction Publique. Il semble bien que le travail de conviction autour des salaires, de la réindustrialisation et du développement des services publics commence à toucher en profondeur ceux qui ont tout intérêt à voir se développer la force politique qui défend réellement une politique de croissance des salaires et de l'emploi.

Dernière chose : seuls 8 % des électerus de Ségolène Royal en 2007 s'apprêtent à voter Jean-Luc Mélenchon. En clair, le Front de Gauche n'attire qu'une petite partie de l'électorat socialiste de 2007. Il convainc de nouveaux électeurs venus de l'abstention, de l'extrême-gauche, voir des ouvriers qui comprennent le mensonge Front National.

Si le candidat socialiste patine ou régresse, il ne doit s'en prendre qu'à lui-même ! C'est ce que traduit ce chiffre.

Car, côté programme, le Front de Gauche propose un programme cohérent et offensif contre le grand Capital et la spéculation financière, un programme qui répond aux attentes des travailleurs sur les questions de lutte contre le chômage, de pouvoir d'achat des salariés et retraités, de lutte contre la précarité, pour l'éducation, la santé et les services publics.

Le Front de Gauche, suscite de réels espoirs chez tout ceux qui avaient fini par croire au message des médias sur la fatalité de la crise et du chômage.

Il reste encore quelques semaines pour que s'ouvrent de nouveaux yeux et que se dressent de nouveaux poings !

Tous ensemble, prenons le pouvoir pour reprendre notre destin en main !

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 09:34

Deux sondages en deux jours montrent la poursuite de la poussée du candidat du Front de Gauche et la baisse continue de l'héritière de la maison Le Pen.

Hier, un premier sondage CSA donnait Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou et Marine Le Pen dans un mouchoir de poche. Les deux premiers totalisaient 13 % des intentions de vote et la semi-démente, 13,5 %.

Ce matin, c'est BVA qui publie un nouveau sondage où, cette fois-ci, Jean-Luc Mélenchon passe en tête à 14 % d'intentions de vote contre 13 % pour François Bayrou et Marine Le Pen !

Il faut toujours se méfier des sondages, ne serait-ce que pour leurs marges d'erreur. Cependant, ce qui est significatif, c'est l'évolution des intentions de vote sur le long terme, toujours à la hausse pour le candidat du Front de Gauche, stables pour François Bayrou, et toujours en baisse pour la porte-parole de l'extrême-droite.

Dans ces deux derniers sondages, Jean-Luc Mélenchon gagne 2 % pour CSA et 5 % pour BVA, institut qui le sous-estimait constamment jusque là. Depuis le mois d'octobre, le candidat du Front de gauche est ainsi passé de 4 % des intentions de vote à 14 % soit une progression de 10 points !

A l'inverse, Marine Le Pen est en baisse de 2,5 % pour CSA et de 2 % pour BVA. Depuis l'automne, la fille Le Pen est passée de 22 % d'intentions de vote à 13 %, une chute de 9 points ! Elle qui envisageait de rééditer le coup de 2002 se trouve reléguée à 15 points des deux favoris, dans une dynamique négative. Pourvu que ça dure !

Pour l'extrême-droite, l'absence d'assise militante (même pas
30 000 adhérents, peu d'élus) et un programme fait surtout d'invectives et d'incantations, ont eu raison d'une candidate qui ne tient pas la route dès qu'on lui pose des questions un peu sérieuses. On l'a vu face à Jean-Luc Mélenchon, contrainte de botter en touche constamment ("je ne vous répondrai pas") et de faire mine de lire ses fiches pour échapper à des questions précises (notamment l'avortement).  Cela se voit aussi dans les faibles effectifs qu'elle attire dans ses meetings (3 000 personnes à Rouen, autant à Marseille, une "place forte" de l'extrême-droite).

Par ailleurs, la concurrence à l'extrême-droite est rude depuis que Nicolas Sarkozy a pris les rênes de la droite française, enterrant le gaullisme de la Résistance, pour amener l'UMP sur des positions idéologiques proches de celles de l'extrême-droite et des intégristes catholiques. Ce n'est pas pour rien si Christine Boutin lui a apporté son soutien !

Côté Front de Gauche, la dynamique militante est là.

Des meetings qui font salle comble, comme à Rouen le 6 mars
(10 000 personnes), des militants sur le terrain (comme aujourd'hui à Saint André), une action forte pour revigorer les valeurs de la République dimanche 18 mars (100 000 manifestants soit 3 fois les effectifs du FN !) et un candidat, Jean-Luc Mélenchon, au discours clair, construit et dynamique, le Front de Gauche a réussi à briser l'omerta médiatique qu'il rencontrait en début de campagne et à conquérir les esprits de centaines de milliers de travailleurs, redonnant de la valeur aux sentiments de classe et aux valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de solidarité inhérentes à la gauche française.

Les crimes commis à Toulouse et Montauban sont venus briser l'actualité française de bien triste manière.

On voit aujourd'hui un chef de l'état tenté de redorer son blason avec la mort du terroriste et une leader de l'extrême-droite qui cherche à jouer sur les peurs de l'étranger en surfant sur l'islamisme radical dont se revendiquait l'assassin.

Qu'on ne compte pas  sur nous pour tomber dans le panneau ! La campagne ne changera pas de ton, ni de rythme. Ce serait montrer aux terroristes qu'ils peuvent destabiliser notre pays et ce serait détourner l'attention des travailleurs des programmes politiques des uns et des autres au profit exclusif de ceux qui n'ont que la haine et la vengeance comme slogans.

Emploi, pouvoir d'achat, protection sociale, éducation et formation, services publics,... les politiques de la droite et des capitalistes enfoncent chaque année un peu plus notre pays vers un état de sous-développement et de misère généralisée dont il faut sortir. Ce sont les vrais enjeux de cette élection. C'est sur ces questions que le Front de gauche porte le débat et a des véritables propositions à faire, pour remettre "l'Humain d'abord".

En route vers les 20 % Pourquoi pas ?

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 09:46

Le pari était osé : réunir 25 000 personnes un dimanche de mars à Paris, en pleine campagne électorale. Avec 100 000 personnes, le Front de Gauche a explosé ses prévisions !

Reprendre la Bastille ! C'était le slogan de la mobilisation pour la journée de dimanche 18 mars organisée par le Front de Gauche. Reprendre la Bastille pour que le peuple reprenne le pouvoir en France et avance vers une sixième République, démocratique, sociale et écologique.

Avec la dynamique actuelle de la campagne du Front de Gauche, les meetings se remplissent bien au delà des espérances initiales, au point qu'il faut désormais surdimensionner les salles prévues à l'origine, augmenter les budgets, multiplier les meetings même ! La réussite du meeting de Rouen, le 6 mars dernier, avec ses 10 000 participants en est un exemple concret.

Lancée il y a quelques semaines, l'idée d'une grande marche populaire, le jour anniversaire du début de la Commune de Paris, pour illustrer la volonté du Front de Gauche de changer réellement la démocratie française, cette idée était ambitieuse. L'objectif de 25 000 participants l'était tout autant.

Alors hier, quand la marée humaine aux couleurs rouges du Front de Gauche, du Parti communiste, de la Jeunesse Communiste et des partenaires du Front de Gauche s'est assemblée place de la Nation, au départ du cortège, nous savions que nous vivions une grande journée ! L'objectif était pulvérisé !

Au lieu de 25 000 participants attendus, ce sont 100 000 citoyens qui ont entamé une marche pour une sixième République, pour que le peuple reprenne le pouvoir sur l'oligarchie financière.

100 000 manifestants et combien d'eurois ? Pas facile à dire !

Dans cette foule, il a été difficile de recréer les cortèges prévus sur le papier. les cars d'Evreux, Vernon et Gisors se sont retrouvés, mais ceux de Brionne, Beaumont, Louviers ou Alizay n'ont pu les rejoindre. Et des dizaines de participants, venus en covoiturage, ont rejoint le rassemblement sans jamais retrouver le cortège normand.

Peu importe ! La chaleur humaine, ce sentiment de fraternité qui anime les cortèges de gauche, tout cela compte plus qu'un cortège !

Le flot humain, sur les deux kilomètres de parcours, a bien eu du mal à arriver. Un vrai bouchon !

La prise de parole de Jean-Luc Mélenchon, place de la Bastille, a pris dans cette ambiance un ton particulier, aux accents gaulliens.

La sollenité de l'événement et son succès, ont donné un discours concis, 20 minutes, plein de valeurs révolutionnaires, celles de 1789 et de l'abolition des privilèges, celles de 1871 et de la Commune, celles de 1936 et du Front populaire, celles de 1945, de la Libération et du Conseil National de la Résistance. Des références historiques, oui, mais aussi des exemples de souveraineté populaire et de grandes conquêtes sociales, associant mouvements sociaux et puissance politique des forces révolutionnaires.

De ce discours, retenons la volonté d'une Constitution qui renforce le contrôle du peuple sur son destin, contrôle par le parlement au pouvoir étendu, contrôle des travailleurs sur les décisions stratégiques qui concernent leur entreprise, droit de préemption des entreprises qui ferment par les salariés, droit des femmes à disposer de leur corps, notamment droit à l'avortement, droit de chacun à mourir dans la dignité, droit des homosexuels, droit du sol, et aussi le droit de la Nation de contrôler l'eau et l'énergie, en nationalisant les entreprises concernées.

Le Front de Gauche a appelé à prendre la Bastille. 100 000 citoyens ont répondu présents. La Bastille est tombée.

C'est désormais à la dictature financière de tomber. Le peuple doit reprendre la main sur l'économie et sur les richesses qu'il produit.

Après la Bastille, c'est au tour de la Bourse d'être emportée dans l'insurrection citoyenne. Tel est l'objectif du Front de gauche  !

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 09:52

Devinette :

Combien a coûté l'aller-retour Paris-Nice pour le TGV spécial affrêté par l'UMP pour le meeting de Villepinte ?

Réponse : 10 €.

Combien la SNCF demande t-elle pour un aller-retour Paris-Marseille pour le TGV spécial affrêté par le Front de Gauche pour la manifestation de dimanche ?

Réponse : 130 € !

10 € pour l'UMP et 130 € pour le Front de Gauche pour des voyages équivalents, voilà qui laisse entrevoir pour qui vont les choix politiques de la direction de la SNCF et de son PDG, Guillaume Pépy !

En tant normal, la direction de la SNCF utilise le terme de "clients" pour parler des voyageurs qu'elle transporte. En période de mouvements sociaux, c'est le retour du terme "usager".

Ces gens-là ont le service public à la bouche quand cela sert leurs intérêts ! Le reste du temps, c'est la course au profit et les gros salaires qui les motivent !

Vivement le Front de Gauche et le retour d'un véritable service public !

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 10:02

Pour préparer en musique la marche de demain de Nation (14 h) à la Bastille, voici un titre qui sonne bien la révolte !

Allez Ridan ! Allez JL Mélenchon ! Allez Sandrine Cocagne ! Allez le Front de Gauche !

Reprenons la Bastille ! Place au peuple !

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 11:01

Il a suffi qu’un candidat se prononce pour une taxation augmentée des revenus au dessus d’un million d’euros annuels, pour qu’il y en ait, économistes officiels ou bien pensants reconnus, qui soient saisis d’un sentiment mêlé de colère et d’effroi. « Mais vous vous rendez compte ? Les riches vont partir ! » Autrement dit que va-t-on devenir sans eux ?

En effet la question mérite sûrement d’être posée : que peut devenir un pays sans ses riches et « leurs » limousines, « leurs » propriétés, « leurs » usines. On n’est pas ici à Caracas (au Vénézuela de Chavez, NDR)où, sans doute par "mépris pour les riches" et aucune "reconnaissance de leur réussite", un maire a pu confisquer des terrains de golf pour y construire à leur place des logements sociaux…

Toute la vie française serait menacée jusque dans sa dimension sportive puisque même les footballeurs concernés par cette mesure n’hésiteraient pas à quitter le territoire… et on les comprend. Enfin pas nous, eux. Eux qui se font du souci devant une telle mesure. Et ils expliquent en quoi celle-ci est profondément injuste (sic !).

L’autre matin sur France Inter, des journalistes affublés du titre d’éditorialistes se lamentaient. « Taxer des footballeurs c’est aussi inefficace qu’injuste. On sait tous (Ah bon ?) que si les footballeurs sont bien payés, c’est parce qu’ils ont une carrière courte et que les taxer fortement les empêchera de mettre de l’argent de côté pour l’après compétition ».

Effectivement on n’y avait pas pensé. En dessous d’un million d’euros par an, soit 83 ans de salaire d’un smicard, "on le sait tous", on ne peut pas faire d’économies.

Ce qui est quand même curieux c’est que le même candidat propose dans la foulée d’augmenter le plafond du livret A et cela ne déclenche aucune tempête médiatique.

Pourtant suivant leur logique cela aurait dû !

A quoi ça sert d’augmenter le plafond de ce livret si toutes celles et tous ceux qui gagnent moins d’un million par an – soit 99% de la population (chiffres officiles, NDR) – ne peuvent pas y placer la moindre économie ! Mais passons…

Passons aussi sur le fait que pas un de ces médias bien pensants ne remette en cause le fait que le sport jadis amateur, soit devenu une industrie du spectacle où des hommes (surtout) et des femmes se vendent au plus offrant pour des salaires qui dépassent l’entendement et où la notion de loisir gratuit a complètement disparu.

Passons enfin sur le gadget de l’impôt lié à la nationalité : l’histoire nous montre que les riches n’ont jamais eu de patrie...

Cette question du million acceptable ou dépassable a donc mobilisé les médias pendant quelques jours pour un de ces débats dans lesquels ils tentent de nous entraîner.

Pourtant le débat pourrait être tout autre et poser la question suivante : à partir de quel montant un revenu devient « pas acceptable » pour reprendre l’expression de l’auteur de la proposition qui a occupé la scène ?

On pourrait par exemple s’interroger sur le fait que la CGT revendique selon les branches une échelle des salaires de 1 à 5 ou de 1 à 7, soit grosso modo, avec un SMIC revalorisé, un plafond de revenus de 10.000 € par mois, ce qui fait (à peine ?) 120.000 € par an. On est là très loin du million : c’est trop peu ? Un tel plafond serait-il une catastrophe nationale ? Ce serait contraindre des milliers de gens à la misère ?

Il fut un temps pas si éloigné ou un autre candidat à la présidentielle avait déclaré : « Au dessus de 40 000F par mois on prend tout ! » Ce qui avait bien plu dans les chaumières et fait frissonner dans les châteaux. Si on se rappelle qu’à l’époque le SMIC était aux alentours de 5000F cela reviendrait à peu près à reprendre aujourd’hui la même formule pour celles et ceux qui gagnent plus de 10.000 € par mois soit environ 10% de la population (Il s'agissait du candidat communiste Georges marchais, vous l'auriez deviné ! NDR)

Cela poserait bien sûr bien autrement la question de la répartition des richesses dans nôtre pays et obligerait à répondre à celles et ceux qui diraient affolés « Mais ce n’est pas possible ils vont tous partir ! » qu’après tout les privilégiés de notre temps peuvent partir s’ils le veulent comme l’ont fait avant eux leurs ancêtres aristocrates déchus de 1789. Il existe des moyens de garder la richesse là où elle a été créée.

Cela suppose la maitrise des banques, des entreprises et de la monnaie par le peuple qui crée les fortunes, qu’aujourd’hui ce petit monde s’accapare.

Je vous entends déjà dire « oui mais ça c’est carrément révolutionnaire ! ». Oui sans doute. Et pas hypocrite à la différence de ce débat surréaliste sur les "pauvres" multi-millionnaires par lequel on tente de nous faire croire que François Hollande est de gauche.

Charles Hoareau

Tiré du site Rouge Midi

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