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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 09:49

Andrée OGER et les communistes du sud de l'Eure vous souhaitent à tous une bonne année 2014 !

En souhaitant que 2014 voit le retour de la fraternité, de la solidarité, et d'une prise de conscience collective que seule le rassemblement de tous, au delà de nos différences géographiques, ethniques et religieuses, permettra au peuple en marche d'imposer à ses élites la fin de ses privilèges fiscaux et le retour à une économie centrée sur la satisfaction des besoins humains, dans le respect de la nature et des générations futures.

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 10:18

Pour une fois, la nouvelle a percé le blocus médiatique français. Elle a certes été largement tronquée, mais elle est significative. Quand des pays comme les États-Unis, Israël ou la France exportent des armes, Cuba exporte ses médecins et ses médicaments.

Les médicaments sont le deuxième produit d'exportation cubain après le nickel, avec 600 millions de $.

En dix ans, comme le souligne la dépêche de l'AFP reprise dans divers journaux, Cuba est passée de la « pénurie à l'exportation de médicaments ».

Le secteur de la santé est incontestablement le principal secteur d'activité cubain, prioritaire pour le gouvernement, ainsi que potentiellement le premier secteur d'exportation loin devant le tourisme, les cigares ou le sucre associés de façon folklorique à l'île.

Les chiffres sont controversés – si on y intègre l'aide médicale apportée par les médecins cubains, et les revenus générés par les échanges en nature – mais le secteur pourrait rapporter entre 3 à 6 milliards d'€ par an à Cuba.

En dépit de l'embargo américain sur les produits médicaux – soigneusement passé sous silence dans les médias – Cuba produit désormais les deux-tiers des produits consommés sur l'île, 583 des 881 produits disponibles dans le pays.

Le système cubain socialisé a permis le miracle dans un tel contexte de garantir à sa population l'accès gratuit à des soins de qualité, d'offrir aux populations du monde entier des soins médicaux en toute solidarité, tout en restant à la pointe de la recherche bio-médicale mondiale.

Cuba à la pointe de la recherche médicale mondiale

Le succès des exportations cubaines doit beaucoup à la priorité accordée par l'Etat cubain à la recherche dans les bio-technologies, l'industrie pharmaceutique et plus largement dans le secteur de la santé.

Ainsi, « BioCubaFarma », créée en 2012 de la fusion de l'entreprise productrice de médicaments et du pôle scientifique de biotechnologie, réunit 38 grandes entreprises et rassemble 20 000 travailleurs, chercheurs et scientifiques pour l'essentiel.

Grâce à ce nouveau pôle d'innovation de niveau mondial, Cuba a exporté 50 produits de bio-technologie et de l'industrie pharmaceutique dans une cinquantaine de pays, en 2012.

Cuba est à la pointe de la recherche mondiale dans les bio-technologies, en particulier dans la confection de vaccins.

En 2008, c'est à Cuba qu'a été élaboré le premier vaccin contre le cancer du poumon, dans le Centre d'immunologie moléculaire (CIM).

Le CIM a aussi mis en place un traitement révolutionnaire pour les tumeurs du cerveau, le « nimotuzumab », qui pourrait empêcher la progression de ses tumeurs cancéreuses, en limitant le fractionnement cellulaire.

Le scandale sanitaire qui touche l'université de Princeton, aux Etats-unis, nous fait prendre conscience qu'alors que les Etats-unis n'ont toujours pas développé de vaccin contre la méningite type B – faute de volonté politique et de priorité économique – Cuba, si !

Le vaccin cubain contre la méningite B, en service depuis vingt ans, est désormais utilisé dans toute l'Amérique latine, et a permis de vacciner près de 55 millions de personnes contre cette maladie potentiellement mortelle.

Le dernier médicament cubain contre le diabète, Heberprot-P, est sorti en août et a déjà été acheté par 14 pays, dont les géants émergents chinois et russes. Des projets de vaccins contre la choléra, et diverses formes de cancer, sont toujours à l'étude dans les centres de recherche cubains.

On le sait, car cela fait parfois la une des journaux mais Cuba est aussi une destination touristique prisée … des patients européens ou canadiens. 20 000 étaient à Cuba l'an dernier pour bénéficier d'opérations chirurgicales de haute précision en orthopédie, cardiologie ou ophtalmologie.

Les médecins cubains, une aide solidaire pour les pays du Tiers-monde

Ces prouesses fructueuses, répertoriées dans les articles de presse, ne doivent pas faire oublier que Cuba a toujours fait primer l'aide solidaire sur les profits égoïstes.

50 000 Cubains travaillent actuellement dans plus de 70 pays du globe pour soigner, vacciner, opérer les populations parmi les plus pauvres du monde. Cuba accorde aujourd'hui une aide médicale supérieure aux pays du Tiers-monde à celle de tous les pays du G-8 réunis !

Quelques exemples :

En Afrique, 4 000 professionnels de la santé aident aux campagnes de vaccination de masse. Dans 16 pays d'Afrique, le programme de lutte cubain contre la malaria a été appliqué avec succès. Au Ghana, le taux de mortalité du à la malaria a pu être baissé l'an dernier de 70 %.

En Amérique latine, dans un pays comme le Venezuela, l' « Operacion Milagro » (opération miracle !) a permis de traiter les problèmes de vue de près de 6 millions de Vénézuéliens. Le programme s'étend désormais à 12 autres pays du continent.

La mission « Barrio Adentro » au Venezuela, animée par les médecins cubains, a contribué à l'accès de plus en plus généralisé pour les habitants les pauvres du pays à des soins de santé. De 1995 à 2005, par exemple, le taux de mortalité infantile a baissé de 50 %.

Même un pays comme le Brésil, sixième puissance économique au monde, a sollicité dernièrement l'aide de 6 000 médecins cubains pour intervenir dans les régions les plus sinistrées du pays. L'OMS classe Cuba à la 39 ème place, le Brésil à la 125 ème.

Cuba a également toujours été prêt à apporter une aide aux victimes de catastrophe. C'était le cas d'abord en 1986 pour Tchernobyl, ce fut le cas pour l'ouragan Katrina aux Etats-unis en 2005 (refusée par le gouvernement américain), ou encore lors du tremblement de terre à Haiti, en 2010.

Cuba avait alors envoyé à Haïti une brigade d'intervention « Henry Reeve » de 3 000 hommes, installé une trentaine d'hôpitaux de campagne pour assister les sinistrés. Aujourd'hui encore, il reste 500 médecins sur place venant de Cuba, dont la moitié sont des haïtiens formés à Cuba.

Car l’École latino-américaine de médecine (ELAM) accueille chaque année de 10 à 15 000 étudiants venant de près de 50 pays, leur offrant une formation de haute qualité en échange d'un hébergement et de frais d'inscription totalement gratuits.

Au total, en plus de cinquante ans de la solidarité médicale : 135 000 médecins cubains ont prodigué des soins à près de 100 millions de personnes à travers la planète.

La réussite du système socialiste : de meilleurs résultats de santé qu'aux États-Unis … pour beaucoup moins cher !

Et pour le peuple cubain, les résultats du système de santé entièrement gratuit donnent le vertige.

Chaque année, Cuba forme plus de médecins (10 000) aujourd'hui qu'il n'en comptait au moment de la révolution, 6 000 en 1959. Avec 75 000 médecins et 1 médecin pour 160 habitants, Cuba connaît la plus forte densité de médecins du continent américain.

Une espérance de vie supérieure à 78 ans, un taux de mortalité de 4,5 enfants décédés pour 1 000 en font le pays d'Amérique latine avec les meilleurs indices de santé, selon l'OMS, dépassant même régulièrement les États-Unis, pourtant première économie du monde.

Aujourd'hui, contrairement à tous les autres pays du Tiers-monde, les problèmes de santé sont ceux de pays développés. Les premières causes de décès restent le cancer et les maladies cardio-vasculaires.

A noter que le système cubain, tout en assurant une densité d'offre de santé maximale, est un système bien moins coûteux que celui américain.

En 2006 Cuba investissait 350 $ par habitant et par an, soit 7 % du PIB, tandis que les États-Unis dépensaient 6 700 $ par habitant et par an, soit 15 % du PIB, tout en laissant près de 50 millions de ses concitoyens sans couverture santé.

Pendant qu'Israel est le quatrième exportateur d'armes mondial (7 milliards de $ en 2013), concurrençant la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, Cuba est un des leaders mondiaux du secteur de la santé : deux conceptions du monde strictement opposées !

Plus que jamais, vive Cuba socialiste !

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 10:19

L'étude Séralini sur les dangers du maïs Monsanto disqualifiée par le milieu scientifique. Une bonne opération pour Monsanto mais également pour les écologistes radicaux opposés aux OGM.

Début décembre, l'éditeur de la revue dans lequel paraissait l'étude du professeur Gilles-Eric Séralini sur le maïs OGM NK 603, a annoncé qu'il la retirait de la littérature scientifique.

L'éditeur a estimé que le nombre de rats soumis à l'étude était insuffisant pour tirer des conclusions. "Cette rétractation survient après des analyses longues et complètes de l'article publié et des données qu'il mentionne, effectuées en parallèle d'une enquête sur l'évaluation par les pairs de cet article", indique Elsevier dans son communiqué. "En fin de compte, les résultats présentés, qui ne sont pas inexacts, ne sont pas concluants et sont par conséquent en deçà des normes de publication de Food and Chemical Toxicology (FCT)", ajoute-t-il.

Bien évidemment, cette mesure a provoqué la colère de Eric-Gilles Séralini qui donnait dans la foulée une conférence de presse pour annoncer qu'il avait reçu une lettre lui demandant de retirer son étude. Il jugeait les critiques qui lui sont faites "inacceptables", expliquant que "ce retrait ne serait pas autorisé par les normes éthiques internationales auxquelles adhère la revue (nommées COPE), puisqu'il y a ni erreur ni fraude. Par contre, la courte étude de Monsanto publiée dans la même revue pour prouver l'innocuité de leur produit comporte erreurs ou fraudes, et ne fait pas l'objet d'une controverse". Il menace le FCT de poursuites si elle ne renonce pas à sa décision.

Dès sa publication il y a un an, l'étude du biologiste français a été contestée. L'autorité européenne de sécurité des aliments et l'Inra ont jugé qu'elle n'était pas "fiable, valide et de bonne qualité". Bruxelles a même jugé que l'étude était "insuffisante". 700 scientifiques avaient également signé une pétition demandant au professeur Séralini de communiqué tous ses résultats. Six Académies avaient enfin estimé que cette étude n'avait "aucune conclusion fiable".

Qu'est-ce qu'une bonne étude ?

Lors de sa sortie, nous avons traité l'information sur ce blog : Des rats développant des cancers à cause des OGM et pesticides ? Quand la science est détournée pour les profits

Déjà à l'époque, nous prenions nos distances avec cette étude, non pas pour en critiquer les conclusions mais la méthode !

Pour tout scientifique qui se respecte, lorsque l'on mène une expérience, il est nécessaire de vérifier deux éléments de base :

  • la taille de l'échantillon doit être suffisament importante pour être sûr qu'une différence entre deux situations (deux traitements, deux régimes, deux milieux,...) est bien causée par le facteur que l'on étudie ;
  • si on étudie plusieurs facteurs (dans ce cas, l'effet de l'alimentation en OGM et l'effet toxique du Roundup), il faut s'assurer qu'aucune autre variable ne vient parasiter la comparaison entre les différents lots (de souris ici).

Dernier élément important d'une étude : la répétabilité

En clair, l'étude doit fournir les éléments qui permettent à d'autres de vérifier l'authenticité des résultats et de pouvoir refaire l'expérience en étant sûr d'arriver peu ou prou aux mêmes conclusions.

Pour prendre un exemple fourni par notre agronome, Eric Ruiz, lorsqu'une coopérative agricole teste des nouvelles semences de blé, elle fait appel à plusieurs agriculteurs (une dizaine serait bien) à qui elle confie à chacun un essai.

Chaque agriculteur mène cet essai sur une parcelle homogène (sol, pente,...) où il délimite des carrés dans lesquels il sème une variété de blé différente par carré. En général, chaque semence est semée dans 4 carrés différents, répartis au hasard, de manière à réduire d'éventuels risques de fausser les résultats à cause d'un défaut dans un carré (gros caillou dans le sol, saute du tracteur,...). Dans ces essais, l'une des variétés testées (au minimum) est une variété courante de semence adaptée à la région. Elle sert en quelque sorte de "témoin", de référence. Ensuite, l'agriculteur mène sa saison de manière identique sur toute la parcelle, donc pour toutes les variétés : engrais, herbicides, fongicides,...

A la fin de la saison, chaque carré est moissonné séparément. On mesure pour chaque carré (et pour chaque variété de semence) le rendement, l'humidité, le taux de protéines,... Bref ! Tout ce qui compte pour le producteur et le client de la coopérative céréalière.

Au final, la coopérative centralise l'ensemble des essais menés par ses agriculteurs et compare les résultats de chaque semence testée mais aussi des variations entre essais (entre paysans) et au sein de chaque essai (entre carrés) selon des règles statistiques.

Ainsi, on peut avoir pour une variété de référence un rendement moyen de 80 quintaux et un écart-type de 2 quintaux (la probabilité d'avoir 80 quintaux à 2 quintaux près dans 95 % des cas). Si une "nouvelle" variété est à 85 quintaux à 3 quintaux près, on peut conclure qu'il y a de fortes chances que cette nouvelle variété soit plus productive que la variété témoin.

Par contre, si la "nouvelle variété" a un rendement moyen de 81 quintaux à 2 quintaux près, la différence entre la variété de référence et la nouvelle (1 quintal) entre dans la variabilité considérée comme "naturelle" (car constatée dans les essais) des deux variétés et devient statistiquement trop faible pour aboutir à une conclusion. En effet, la variété de référence a 95 % de chance de produire entre 78 et 82 quintaux par hectare et la nouvelle entre 79 et 83. Trop près pour être significatif de quoi que ce soit !

Cet exemple sur les semences répond aux règles statistiques : un échantillon relativement important d'essais (10 essais et 4 répétitions par semence dans chaque essai), un seul facteur qui varie par modalité de l'essai (on ne change que la semence, pas le sol, ni le traitement, ni la dose d'engrais, ni le paysan !). Pour la répétabilité, les données de ces essais permettent de vérifier la qualité de l'étude et, éventuellement, de renouveler l'expérience l'année d'après.

Manipulation / Manipulations

Dans le cas de l'étude Séralini, plusieurs doutes entrent en compte, la première étant la taille des échantillons. Seuls trois rats étaient testés par modalité ce qui est très faible (on table d'habitude sur 20 ou 30).

Autre souci, les conclusions des études qui mettaient le cocktail OGM + Roundup dans une situation plus favorable que l'OGM seul ou le Roundup seul. Un paradoxe médical.

Enfin, il semblerait que Séralini refuse la communication complète de son protocole d'essai, ce qui empêche toute autre équipe scientifique de refaire l'expérience à l'identique pour confirmer (ou non) ces résultats.

Bref ! Un gros doute se porte sur la méthodologie adoptée par Gilles-Eric Séralini.

Mais pourquoi de tels erreurs chez un scientifique ? Faut-il pour autant nier les résultats de cette étude ? 

Séralini est connu pour son opposition aux OGM. A t-il voulu a tout prix, et donc au mépris des protocoles scientifiques, apporter des éléments contre cet OGM Monsanto et les OGM en général ? C'est à craindre.

Le fait est que le bruit autour de cettte étude a renforcé l'opinion des anti-OGM et a peut-être convaincu de nouveaux opposants aux OGM. Le rejet de l'étude Séralini apportera de l'eau au moulin de ceux qui y voient un complot d'un milieu scientifique qui serait contrôlé par Monsanto et les firmes industrielles.

De quoi éloigner de la science de nombreux écologistes sincères. Une bonne affaire pour les radicaux écologistes, partisans d'une baisse drastique de la population mondiale (à moins de 300 millions d'habitants) et de la décroissance économique.

Inversement, ce déclassement de l'étude Séralini risque de renforcer le camp des pro-OGM, notamment des firmes privées comme Monsanto. Cela risque de décrédibiliser à long terme les scientifiques qui seraient amenés à publier des conclusions défavorables aux OGM dans les années à venir.

Comme en septembre 2012, nous rappelons donc ce que nous proposions à l'époque :

  • un moratoire sur l'emploi des OGM en France comme en Europe et l'interdiction d'importer des produits issus des OGM venant d'autres pays ;
  • la mise en place d'études rigoureuses sur les OGM par des organismes scientifiques publics (INRA, INSERM, CIRAD) pour en vérifier l'utilité et l'inocuité.

Sans ces deux mesures, on laisse le champ libre aux firmes semencières multinationales, Monsanto en tête, dans leur recherche effreinée de bénéfices sans considération pour le paysan, le consommateur et l'environnement.

L'accord transatlantique que négocient l'Europe et notre gouvernement avec les Etats-unis pour ouvrir nos marchés risque fort d'ouvrir la vanne aux importations de produits agricoles aujourd'hui interdits en Europe, OGM en tête.

Laissons donc de vrais scientifiques, neutres sur ce sujet, étudier consciencieusement les intérêts et dangers des OGM ! Halte aux commerçants sans âmes et sans conscience mais également aux écologistes partisans du retour au Moyen-Âge !

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 09:34

Les expériences afghane et iraquienne n'ont-elles servies à rien ? L'occident et la France continuent de s'allier avec le diable un peu partout dans le monde.

Une Libye en ruine et devenue la base arrière des islamistes dans le Sahel confirme le bilan désastreux des ingérences néocoloniales des occidentaux, France en tête, dans les affaires internes d'autres nations.

Il y avait pourtant eu l'Afghanistan et l'Iraq !

Depuis 1979 et la volonté des occidentaux de renverser coûte-que-coûte le gouvernement pro-soviétique de Kaboul, les Etats-Unis et ses satellites ont fait le choix de favoriser les groupes islamistes radicaux dans les pays musulmans. Ils pensaient ainsi trouver la parade aux régimes laïcs et nationalistes qui prenaient de l'importance dans le monde arabo-muslman.

Comme dans Frankenstein, le monstre échappe à son maître.

Ben Laden, envoyé en mission en Afghanistan par les services secrets américains, s'est retourné contre les Etats-Unis. La situation politique et militaire y est toujours incertaine, 12 ans après les attentats du Wold Trade Center !

Même chose en Irak où, en 1991, les Etats-Unis flanqués de ses petits alliés britanniques puis français ont fait la peau à Saddam Hussein, en l'accusant d'abriter Al Qaïda. Si l'accusation s'est avérée fausse, le renversement du régime laïc iraquien a en revanche permis l'installation d'Al Qaïda en Irak !

20 ans après, les mêmes calculs auront provoqué les mêmes conséquences en Libye. Le renversement du régime laïc de Mouammar Kadhafi a laissé place à un chaos sécuritaire d'où émergent des groupes islamistes armés qui, maintenant, viennent destabiliser les pays voisins, le Mali en tête.

Enfin, la Syrie laïque connait à son tour un scénario voisin. Les exigences démocratiques du peuple syrien ont été cannibaiisées par les enjeux géopolitiques internationaux et régionaux, provoquant l'arrivée massive dans ce pays de dizaines de milliers de combattants islamistes venus de partout, y compris d'Europe et de France, pour mener le Djihad contre le régime syrien avant de l'étendre à tout le Moyen-Orient.

Oui ! Cette politique d'appuis des occidentaux à des forces islamistes partout où des régimes laïcs déplaisent, est une erreur dramatique. Les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis !

Plus au nord, aux portes de l'Europe, se joue un scénario voisin.

En Ukraine, les luttes d'influence entre l'Union européenne et la Russie poussent les européens à s'appuyer sur des alliés peu recommandables, en l'occurrence sur le parti néo-fasciste Svoboda dont le service d'ordre à pour symbole la croix gammée inversée de la division SS ukrainienne Galicia.

Quel que soit le pays, les conséquences humaines des ingérences occidentales ont toutes été catastrophiques, ruinant l'économie de ces pays, entrainant un effondrement sanitaire, détruisant les services publics et provoquant une corruption permanente. Les tensions créées dans ces pays, sur des bases ethniques et religieuses, n'en finissent pas d'alimenter un cycle de violence dont les victimes sont avant tout les civils.

L'actualité syrienne montre comment les djihadistes du monde entier sont désormais seuls face au peuple syrien et à son gouvernement, après avoir éradiqué une Armée Syrienne Libre sensée représenter nos intérêts dans ce pays. Exactions, massacres religieux et pénuries sont les conséquences que vivent au quotidien des civils syriens qui n'ont certainement jamais souhaité l'arrivée des barbus afghans, saoudiens, tchéchènes ou libyens.

L'ingérence de l'Occident en Ukraine risque de provoquer elle aussi des conséquences terribles pour ce pays et ses habitants, comme cela a déjà été le cas avec le blocage des versements des aides sociales aux plus démunis par l'opposition. Comment qualifier la présence et les prises de parole de dirigeants allemands et nord-américains dans des rassemblements de l'opposition ?

Qu'aurait-on dit si des dirigeants russes ou iraniens étaient venus prôner le renversement du gouvernement français lors des manifestations contre le mariage pour tous ?

Ce qui est certain, c'est que l'ingérence des occidentaux dans les affaires intérieurs d'autres pays n'aura servi que les intérêts économiques des marchands d'armes et des groupes pétroliers.

Pour le reste, depuis l'Afghanistan, chaque intervention militaire nouvelle accroît l'instabilité mondiale et favorise le développement du terrorisme en plus de ruiner les peuples concernés et de les renvoyer dans des conditions de vie moyen-âgeuses.

Il est temps que la France réfléchisse au sens de ses actions au niveau international. S'aligner constamment sur les Etats-Unis et les intérêts de quelques groupes de défense ou de pétrole est incompatible avec l'objectif d'un monde pacifié et les intérêts du peuple français.

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 10:12

En toute discrétion médiatique, un vote important pour l’avenir des travailleurs a eu lieu jeudi dernier à l’Assemblée nationale, puisqu’il s’agissait de voter la Réforme des retraites proposée par le gouvernement Hollande - Ayrault.

Comme durant tous les débats parlementaires, et au côté des syndicats de salariés dans la rue, les députés communistes et du Front de gauche se sont opposés à cette réforme.

Comme sous Sarkozy et Fillon, le PCF refuse ce qui est un nouveau recul de civilisation qui va entrainer un départ à la retraite à taux plein de plus en plus tard et une baisse des pensions de retraite.

Non ! Mourir au travail n’est pas un progrès social !

Les communistes contestent l’idée que l’allongement (moyen) de l’espérance de vie entraine "naturellement" un recul de l’âge de départ en retraite ! Ce qui devrait être un progrès de civilisation deviendrait un handicap social ?

Que dire du chômage des jeunes, déjà très fort, qui va s’aggraver avec ce recul de l’âge de départ en retraite ?

Que dire du recul de l’espérance de vie "en bonne santé" (sans grand handicap ou maladie) que connait désormais notre pays ? Que dire des inégalités de santé à la retraite entre travailleurs selon leurs classes sociales, ouvrier ou haut cadre ?

Et que penser de partis, PS et EELV, qui manifestaient contre la réforme Sarkozy de recul de l’âge de départ en retraite et qui, aujourd’hui, aggravent cette réforme ? Hypocrise et jeu politicien ?

Nous considérons qu’il existe des financements pour revenir à la retraite à 60 ans à taux plein pour 37,5 annuités. Pour cela, c’est du côté du capital, de la spéculation et des gros actionnaires qu’il faut regarder et arrêter de considérer les travailleurs et les retraités comme des "coûts" qu’il faudrait absolument réduire !

L'alignement vers le bas des avantages sociaux et des salaires, la précarisation du travail, le chômage de masse, la surconsommation et la pollution, voilà ce qu'enfante ce capitalisme ! Voilà notre ennemi commun !
Union européenne, Banque Centrale européenne, FMI, Bourses, gouvernement,... Ces institutions brisent les acquis sociaux des travailleurs et aggravent la crise économique pour permettre au système capitaliste de se sauver d'une crise financière dont il est responsable et pour accroître les bénéfices des actionnaires !
Nos médias, dans ce jeu, assurent le lavage de cerveau collectif, l'endoctrinement aux thèses dominantes sur une fausse fatalité de la crise et sur le mensonge du "coût du travail". Jamais nos médias n'abordent le coût du capital ni les conséquences écologiques et sociales des délocalisations financières !
En 2014, rebellez-vous contre ce système !
Soutenez ou, mieux, rejoignez la seule force politique qui aujourd'hui en France propose une réelle alternative à ce modèle dominant, qui propose de rompre avec le capitalisme !
Être de gauche aujourd'hui sans être anticapitaliste est impossible. Le capitalisme ne le permet plus.
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 10:35

Avec un an et demi de recul, on ne peut plus parler d'errements mais de choix libéraux assumés.

Cela ressemble à la méthode Coué : se répêter sans cesse que tout va mieux. Cela y ressemble tellement que l'on peut se demander s'il s'agit d'aveuglement complétée de surdité ou bien d'une façon de mentir aux français en tentant de camoufler les raisons des choix gouvernementaux.

SMIC : toujours plus minimum

Il y a eu, il y a quelques jours, la minable revalorisation du SMIC de 1,1 %. Une revalorisation qui représente la somme royale de 15 euros par mois, bien loin des records atteints par les salaires et avantages financiers des grands patrons.

Ces 1,1 % de hausse du SMIC représentent l'équivalent de la hausse des prix mais seront avalés par la hausse de la TVA qui se met en place au 1er janvier.

En clair, le pouvoir d'achat de millions de salariés payés au SMIC va reculer cette année encore.

Mais qu'est-ce que valent ces millions de petites gens qui vit dans des HLM et des villages perdus par rapport à quelques centaines de grands patrons et haut cadres que fréquentent régulièrement nos élites socialistes et écologistes ?...

Chômage : moins de plus ou plus de moins ?

Pour le chômage, le discours actuel est le même que celui des dizaines de gouvernements précédents : "Attendez un peu ! Le chômage va bientôt baisser !". Certains parlaient de "bout du tunnel" (Valéry Giscard d'Estaing), ceux d'aujourd'hui parlent de "courbe du chômage qui va s'inverser" ou même "qui a commencé" à s'inverser.

Malheureusement, face à une croissance annoncée comme "poussive" à seulement 0,9 %, l'INSEE ne croit pas à une baisse du chômage en 2014. Le chiffre habituellement avancé pour une baisse notable du chômage, c'est une croissance de 3 %. On en est loin !

Qu'à cela ne tienne, François Hollande réinvente l'économie et disqualifie l'INSEE !

Le locataire de l'Elysée (à titre gracieux), trouve quand même le moyen de dire tout et son contraire en quelques phrases histoires de faire rentrer les chiffres réels dans ses hypothèses farfelues.

Il reconnait d'abord que la situation est défavorable : "Est-ce qu'avec 0,9% de croissance, le chômage se réduit ? Non, puisque vous savez qu'en France, il y a une augmentation de la population active".

Et, dans la foulée, il entre dans une démonstration pour prouver que sa politique peut transcender la réalité : "Alors pourquoi je confirme l'inversion de la courbe de chômage ? Parce que nous avons mis en place une politique pour les jeunes avec les contrats de génération avec, surtout, les emplois d'avenir et, pas simplement pour les jeunes, les emplois aidés".

Les chiffres ne sont pas bons ? Qu'importe la réalité ! C'est moins bon que si c'était mieux mais moins pire que si c'était pire donc ce sera mieux...

Réforme des Retraites : vote en catimini

De la même façon, mais plus discrètement, la majorité parlementaire socialiste, écologiste et radical de gauche a entériné hier une réforme des retraites qui recule l'âge de départ en retraite et va dégrader les montants des pensions.

Malgré l'opposition de gauche à cette réforme, menée par les députés communistes et Front de gauche, et partagée par quelques courageux députés de l'aile gauche du Parti socialiste, la réforme a été votée hier.

Si nos médias ont bien fait leur travail d'amuseurs de galerie en omettant complètement de traiter du sujet, on peut regretter le silence de crypte des syndicats de travailleurs depuis quelques semaines. pas un rassemblement d'organisé ce jour là !...

Sale boulot

Avec tous ces sujets, et tous ceux qui précédaient, comme les 20 milliards d'euros d'allègements supplémentaires pour les entreprises ou l'accord national interprofessionnel de début d'année qui commence à nuire aux travailleurs victimes de plans sociaux, le bilan socialiste depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande et de sa majorité est aussi libéral et antisocial que celui de leurs prédecesseurs !

Toutes ces décisions, l'incapacité des socialistes à remettre en cause leurs choix et les conséquences de leurs choix, tout cela peut s'expliquer par la conversion des partis socialistes européens au libéralisme dans les années 80-90 mais aussi par le fruit du bombardement médiatique permanent sur la "fatalité" du capitalisme et la "nécessité" de faire des "efforts" pour rendre "compétitive" notre économie et "réduire la dette publique". Ce conditionnement idéologique est puissant et touche d'ailleurs toute la population, pas que les socialistes !

Mais, au niveau de son élite, on peut réellement hésiter entre aveuglement et hypocrisie.

Coupés des réalités du terrain, ne fréquentant que d'autres hauts cadres politiques ou des personnes issues des classes possédantes, les dirigeants socialistes ont soit sombré dans l'autoconviction et l'autosatisfaction, incapables d'entendre et de voir la souffrance et la colère sourde des français, soit ils servent désormais les intérêts d'une élite sociale dont ils font souvent partie (voir les patrimoines des dirigeants socialistes) et jouent la comédie devant micros et caméras pour tromper leur monde.

Sur le terrain, nombre de militants socialistes ou d'électeurs de gauche s'intérrogent et s'inquiètent des choix gouvernementaux. C'est aux actes que l'on doit juger les gens, non pas à leurs promesses !

Pendant que ce gouvernement s'évertue à faire le sale boulot du capitalisme, stérilisant toute opposition populaire, c'est aux militants sincères du PS, dans les associations et syndicats, d'agir avec ceux qui souhaitent réellement mettre en place une politique au service du peuple et des travailleurs

L'année 2014 peut donner aux militants et sympathisants de gauche l'occasion de se rassembler, dans les luttes, dans les campagnes contre la hausse de la TVA et pour une fiscalité juste et dans les campagnes électorales, municipales et européennes.

Comme toujours, c'est aux militants politiquement conscientisés d'aider le peuple à reprendre son destin en main.

Le passé nous a montré l'exemple de nombreuses fois. Un nouveau Front populaire est possible.

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 10:21

Angela Merkel réélue chancelière en Allemagne : merci les socialistes allemands !

On savait que la conversion de la social-démocratie, qui fut un temps une composante de la gauche, au libéralisme, touche tous les pays d'Europe !

Après la Grèce, c'est en Allemagne que vient de se mettre en place un gouvernement de "grande coalition" réunissant la droite et les socialistes locaux.

Pourtant, une alternative existait avec la possibilité d'une coalition SPD-Verts-Die Linke, en clair une alliance à gauche, avec les Verts et la Gauche radicale allemande. Die Linke est le partenaire du PCF et du Front de Gauche au niveau européen.

Mais les sociaux-démocrates allemands ont fait le choix de s'allier avec la droite. Tout un symbole ! Ou plutôt, tout un message envoyé au peuple allemand ! Celui d'un ancien parti de gauche convertit au libéralisme.

Gouverner avec Merkel, c'est accepter la ligne économique libérale allemande et sa doctrine inamovible sur l'euro fort qui fait tant de mal aux économies du sud de l'Europe.

L'alliance avec la droite ne surprend pas des allemands qui se souviennent encore du passage à la chancellerie d'un Gerhardt Schoeder. Sa réforme Hartz IV a détruit le système de rémunération des chômeurs, les soumettant désormais à une obligation de travail pour des salaires qui descendent parfois à seulement 1 € de l'heure ! De l'esclavage pour le plus grand bonheur des patrons !

L'exemple allemand se répète ailleurs, en Grèce, comme nous l'avons dit, mais aussi en Espagne, au Royaume-Uni et, soyons francs, en France également.

En Grèce, donc, où socialistes du PASOK alliés à la droite de la Nouvelle Démocratie appliquent consciencieusement les ordres de la Troïka (Banque Centrale Européenne, Europe, FMI), ordres qui enfoncent le pays dans la misère et le chômage sans parvenir à régler cette fameuse dette que devait justement aider à régler les ordres de la Troïka !

Idem en Espagne, où le PSOE (Parti socilaiste "ouvrier" espagnol, on ne rigole pas !) a été laminé aux Législatives il y a 2 ans après avoir géré la crise capitaliste en bon petit soldat du système.

Quant aux Travaillistes britanniques, bien malin celui qui voit une politique différente entre l'ère Tony Blair (Travaillistes) et l'ère Cameron actuelle (droite) !

Au final, quand on regarde la France, on ne peut pas être surpris de l'alignement des dirigeants socialistes et de leur gouvernement sur les dogmes libéraux en cours partout en Europe. Comme tous leurs partenaires "socialistes" européens, ils ne jurent que par l'austérité, la réduction des déficits publics et la réduction du "coût du travail".

De bons gestionnaires, peut être ? Mais, est-ce suffisant pour être qualifié de parti de gauche ?

Le PS reproche régulièrement aux communistes et au Front de gauche de s'opposer, dans la rue et au parlement, aux décisions gouvernementales. Peut-être que si le PS abandonnait sa politique de gestion du capitalisme pour une politique offensive de réforme contre le Capital, il y aurait plus de points d'accords avec la gauche de transformation sociale ?!

L'alignement, en Allemagne comme partout en Europe, de la social-démocratie sur le libéralisme a provoqué partout un effondrement électoral de la gauche, et engendre la montée de mouvements populistes ou, pire, d'extrême-droite.

Restent aux européens une seule vraie alternative, tournée vers la rupture avec le système capitaliste et son culte du bénéfice aux actionnaires, une alternative réellement de gauche.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 10:21

Six mois après la relance de la fabrication de papier, c'est la fabrication de pâte à papier qui va repartir !

La lutte exemplaire des salariés de la papeterie d'Alizay trouve aujourd'hui un nouveau rebondissement positif et attendu avec le rachat au Conseil général des derniers terrains du site par le groupe thaïlandais Double A afin de relancer la fabrication de pâte-à-papier, arrêtée depuis mars 2009.

Certes, le rebondissement était attendu depuis la signature de l'accord de reprise du site par Double A mais la la vente des terrains, hier, sur le site eurois, rend concrète la relance du site papetier.

Ce sont entre 100 et 150 salariés supplémentaires qui rejoindront les 180 salariés actuels du site. Sans compter les emplois créés via la sous-traitance et avec l'installation d'une chaudière biomasse qui fournira la chaleur au site !

Pourtant, qu'elle a été dure à obtenir cette victoire !

Aujourd'hui, il est de bon aloi de se pavaner sur le site, de s'attribuer toute la gloire du sauvetage de ce site et des emplois créés.

Ce n'était pas le cas il y a quatre ans, lorsque le propriétaire finlandais, M-real, annonçait la mort du site. Il aura fallu toute la force des syndicats CGT et CGC du site et le soutien sans faille du maire communiste d'Alizay et conseiller général, Gaëtan Levitre, pour organiser la résistance et le soutien aux travailleurs en lutte.

Trois ans de lutte, de manifestations, de blocages de rond-points et de péages autoroutiers, de rendez-vous en préfecture et sous-préfecture, de motions en conseils municipaux et au Conseil général !

Trois ans de lutte pour retrouver sur le terrain les élus locaux, heureusement, mais peu de partis politiques en dehors du Parti communiste et du NPA.

D'autres, à gauche, conseillaient aux salariés d'accepter le Plan social et le chèque de licenciement qui allait avec ! Où en serait le site aujourd'hui si les salariés avaient écouté ces oiseaux de mauvaise augure ? Fermé comme Florange, à coup sûr !

Les 300 salariés du site n'auraient pas eu la chance de retrouver un poste de député européen comme ce sera le cas d'Edouard Martin, le leader de la CFDT Florange, future tête de liste PS aux Européennes de juin prochain dans la criconscription nord-est !

Le site d'Alizay est sauvé d'abord grâce à l'ôpiniatreté de ses salariés et de leurs syndicats CGT et CGC mais aussi grâce au soutien permanent d'un Parti communiste puissant sur le canton de Pont-de-l'Arche et soutenu par sa direction départementale, par les communistes de Seine-Maritime et par le PCF nationalement.

A la différence de Florange et de tant d'autres sites industriels, la papeterie d'Alizay a été sauvée. Alizay est un symbole d'une industrie française que l'on peut maintenir si la volonté politique est là !

La relance de la pâte-à-papier annonce de longues années de plein-emploi sur le site. La création d'ici 2015 d'un port fluvial entre la papeterie et la Seine, notamment pour le transport du bois, créera de nouveaux emplois.

Maintenir et développer l'activité industrielle est donc possible.

Pour cela, il faut compter sur la mobilisation des travailleurs concernés et de la population locale, mais aussi sur une volonté politique inébranlable.

Au delà des beaux discours et des caméras, les salariés de la papeterie d'Alizay et les habitants des communes voisines savent bien que c'est le Parti communiste, ses élus et ses militants, qui ont tenu trois ans durant le gouvernail politique de la lutte pour sauver le site papetier.

Tout le reste n'est que communication.

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 12:08

Le Smic en France est revalorisé automatiquement chaque 1er janvier en fonction de l'évolution des prix (intégrant le loyer et l'énergie) et de l'évolution du salaire réel de base des ouvriers et employés, selon les nouvelles règles instituées en février 2013. Le gouvernement avait alors précisé que la croissance, aujourd'hui atone, serait un "élément d'appréciation" pour décider d'un éventuel coup de pouce...

Selon Michel Sapin, la nouvelle hausse de 1,1 % constitue déjà un "gain de pouvoir d'achat" puisqu'elle est supérieure à l'inflation (+0,7 % sur les 11 premiers mois de l'année). Le problème, c'est que la hausse de la TVA du 1er janvier vient rabattre les cartes.
Selon l'Insee, cité par FranceTVInfo, "l'impact en cas de répercussion intégrale serait une hausse des prix de 0,5 %". Pas vraiment de quoi parler de gain de pouvoir d'achat si l'on additionne les deux mesures.
"En pratique, la répercussion de la hausse de la TVA n'est jamais intégrale, elle devrait se situer autour de 70 %", déclare la même source. Au final, les prix n'augmenteraient donc que de 0,35 %. Qu'il s'agisse de 0,35 ou 0,5 % en plus de l'inflation (0,7 %), l'augmentation du Smic sera complètement absorbée par l'inflation et la hausse de la TVA...
Cette dernière a pour mission de redistribuer un crédit d'impôt de 20 milliards d'euros aux entreprises. Selon la théorie gouvernementale, elles pourront ainsi augmenter leurs marges et embaucher.
Mais une chose est sûre : alors que le consommation des ménages devait augmenter de 1,15 % en 2014, elle ne progressera finalement que de 0,8 % à cause de la hausse de la TVA. Le moteur principal de la croissance française sera donc étouffé par cette hausse ! On rappelle également que le pouvoir d'achat des ménages a reculé de 0,9 % en 2012, du jamais vu depuis 1984. !
Les syndicats réclament au gouvernement d'aller plus loin pour relancer le pouvoir d'achat. Pour la CGT, le salaire minimum devrait aller "dans un terme rapide à 1700 euros bruts par mois". La CFTC estime qu'il "doit tendre vers le salaire de dignité".
Le numéro un de FO Jean-Claude Mailly a réclamé dimanche un coup de pouce d'"au moins un point". Pour lui la hausse légale de 1,1 % "est très nettement insuffisante" alors que "près de 30% des salariés à temps partiel sont au Smic et notamment des familles monoparentales". Pour lui, "l'une des raisons pour lesquelles l'économie française patine, c'est que la consommation n'est pas assez élevée" et la relancer "passe aussi par l'augmentation du Smic".

Malheureusement, avec ce gouvernement et cette majorité, les promesses se sont transformées en cauchemar.

Difficile de satisfaire aux attentes des multinationales et des grandes fortunes sans taper dans la poche et les droits sociaux des travailleurs !... Sauf si les travailleurs se font entendre !

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:41

C'est la nouvelle idée stupide : envoyer les députés travailler dans le privé !

On connaissait les stages d'énarques en grande entreprise. Le futur diplômé de l'ENA passe une semaine en observation dans une grosse boîte, comme les élèves de troisième, et ressort en ayant acquis la compétence nécessaire pour devenir un haut cadre de la République (c'est dit sur un ton ironique, cqfd !).

Voilà maintenant qu'un club de réflexion (Dites Think tank pour être up to date !) veut envoyer les députés en entreprise ! Une bonne idée ? Pas sûr !

La réflexion de ce club, c'est que les députés légifèrent sur les entreprises mais que seulement 20 % d'entre eux ont travaillé dans le privé.

Sans surprise, ce club très sélect, qui s'intitule "En temps réel", regroupe de grands dirigeants d'entreprise (lire : http://entempsreel.com/lequipe/).

Rien d'étonnant donc au fait que ce club économique fasse la promotion du monde merveilleux de l'entreprise. Par contre, la méthodologie rejoint la démagogie en cherchant à dévaloriser un monde politique qui serait bien loin des réalités des français, ici, celles du monde de l'entreprise privée. Un discours qui irait finalement bien dans la bouche du Front National !

Notez que ces cadres du privés veulent envoyer les députés en stage dans le privé : le secteur public n'ayant pas d'importance ni d'avenir à leurs yeux, pourquoi en parler ? Hein ?...

Selon ce club de patrons, les voies d'accès à la députation restent principalement la politique locale et la constitution d'un « fief », les instances des partis ou les cabinets ministériels ou encore les syndicats et associations. « Les cursus impliquent peu d'expériences en entreprise », résume l'auteur.

Mince ! Ce n'est pas Total qui donne les investitures des députés, comme il le fait en Françafrique ?...

Si, dans sa circonscription, « le député est le recours le plus manifeste pour les personnes ou acteurs économiques en difficulté, il reste que les visites aux entreprises ne font absolument pas partie des priorités des uns ou des autres, ce qui est conforme aux autres données que nous avons quant à la perception qu'ils en ont ».

C'est bien là que se situe l'action de lobbying de ce club : le rôle du député est-il de visiter et de soutenir les entreprises ? Ou bien, le rôle du député est-il de représenter la population de sa circonscription et les intérêts de la France ?

On touche avec ce club la question cruciale : la politique est-elle au service de l'économie privée ?

D'évidence, pour ces dirigeants d'entreprise, c'est oui !

En bons libéraux, l'idée est que c'est le marché, les entreprises, qui font l'économie et que les élus du peuple ne sont là que pour faciliter les affaires.

Pour nous, c'est l'inverse : c'est aux élus du peuple de donner les grandes orientations économiques, les choix stratégiques de développement, pour garantir un droit constitutionnel oublié, celui du plein emploi !

Certes, il y aurait beaucoup à redire sur des élus qui sont le plus souvent coupés des réalités populaires après 20 ou 30 ans de politique. Si jamais ils les ont connu ces réalités populaires !

La fin du cumul des mandats et un véritable statut de l'élu, qui permettrait de garantir le retour à l'emploi d'un salarié qui en fin de mandat électoral, cela permettrait de faire revenir à l'Assemblée et ailleurs des ouvriers, des employés, des techniciens ou des cadres de tous secteurs économiques, privés ET publics !

Car, aujourd'hui, où sont les ouvriers et les employés à l'Assemblée ?... Dans les services, pas sur les bancs des députés !

Mais puisque le club En Temps Réel veut renvoyer du monde sur le terrain, pourquoi ne pas renvoyer les grands patrons et les gros actionnaires (ceux qui n'ont jamais bossé du tout !) sur le terrain social ?

Si les députés perdent contact avec le terrain, les grands patrons et les nantis de la Bourse prennent chaque jour des décisions qui détruisent l'emploi et le pouvoir d'achat de milliers de travailleurs.

Confions leur un petit studio dans un quartier populaire, un SMIC (ou moins, comme les caissières de supermarché) et laissons-les travailler deux ou trois mois minimum pour qu'ils voient ce que c'est que la vie d'un smicard, les difficultés à payer son loyer, son électricité, à faire ses courses !

Là, sir je persiste à le proposer, on va me traiter de stalinien qui veut envoyer les riches en camps de travail ! C'est que la vie de millions de français, aujourd'hui, s'apparente à un véritable camp de travail !

Par contre, comment appelle t-on quelqu'un qui veut envoyer des députés travailler ? Un gentil libéral conscient des réalités économiques ?

La démagogie des milieux économiques n'a pas de limite si elle permet de faire passer l'idée que le rôle des hommes politiques, donc des institutions de la République, c'est de soutenir le capital, les grandes entreprises et le marché libre et concurrentiel, sans jamais lui donner d'ordres et de limites.

Envoyons donc tous ces nantis à Pôle-Emploi partagé le quotidien des 5 millions de français qu'ils contribuent à laisser sans emploi !

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