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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 10:05

Le retour en forme du site "Les mots ont un sens" !

Un sujet que nous avons déjà abordé (Véridique : les politiques d'austérité sont fondées sur... deux erreurs de débutant ! ) : les erreurs bêtasses des experts en divination économique dont les dogmes servent à justifier l'austérité et la rigueur.

Sauf qu'on voit que tout cela est erroné et que, finalement, ce sont bien les communistes et les opposants à l'austérité qui ont raison : l'austérité ne fait que renforcer la crise !

Mais alors ? Pourquoi insister ?

Si certains parlent de dogmatisme, comme celui des extrémistes religieux mais en économie, nous préférons une autre explication, beaucoup plus rationnelle et logique : l'objectif des politiques d'austérité n'est pas de juguler la dette des états et de combattre la crise (30 ans de recul et tout va mal !) mais plutôt de favoriser l'accumulation de richesses en haut de l'échelle sociale, dans les classes ultrafavorisées qui possèdent des millions d'euros en capital (obligations, actions, etc...) et qui contrôlent les partis politiques bourgeois et les grands médias.

Cet article devrait, nous le pensons, apporter un peu plus de motivation à ceux qui nous soutiennent, notamment ceux qui défileront demain avec nous à Paris, contre la hausse de la TVA et pour une réforme fiscale juste.

Solidaire


Après le FMI, c'est maintenant à un éminent membre la Commission Européenne de le reconnaître, en toute discrétion : la rigueur est une erreur catastrophique qui a fait perdre 4,78 points de PIB et 1,9 point de chômage à la France entre 2011 et 2013. C'est ballot !

 

La Commission Européenne admet que la rigueur est une erreur

L'Humanité relève, un mois après le New-York Times, un rapport de la Commission Européenne intitulé "Les consolidations budgétaires et leurs retombées dans la périphérie et le noyau de la zone euro". Son rédacteur n'est autre que Jan In't Veld, un économiste connu et respecté, modélisateur en chef de la Commission. D'après le bonhomme, qui confirme ainsi plusieurs estimations récentes de cadres du Fonds Monétaire International (FMI), le "coefficient multiplicateur" utilisé par les puissances publiques pour évaluer l'effet négatif des politiques d'austérité sur l'économie est largement sous-évalué.

Résultat : L'austérité aurait en réalité fait perdre 4.78 points de Produit intérieur brut (PIB) à la France entre 2011 et 2013. Et tous les pays européens sont touchés : l'Allemagne aurait perdu 3,9 points, l'Italie, 4,86, l'Espagne, 5,39, et la Grèce, 8,05 points. Le chômage est aussi concerné : sur la même période, 1,9 point de chômage est imputable à l'austérité en France. 1,7 point en Espagne et en Allemagne, et jusqu'à 2,7 points en Grèce.

Selon l'économiste, cet effet imprévu s'explique par le fait que les mesures négatives, appliquées dans tous les pays européens au même moment, se cumulent et interfèrent entre elles, de telle façon que leur incidence s'en trouve démultipliée. Et le plus dur est à venir... Si les États arrêtaient immédiatement leurs politiques de rigueur, la France, l’Espagne, le Portugal ou la Grèce ne combleront qu’en 2018 leur retard de croissance dû aux seules mesures d’austérité prises entre 2011 et 2013. Problème : ces Etats, ayant voté le Pacte budgétaire européen, se sont eux-mêmes interdits d'autre politique que l'austérité.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 09:37

Source : blog de Danielle Bleitrach

"Un monde changeant" par Fedor Loukianov  

L’Ukraine inflige un camouflet à l’Union européenne en suspendant de fait les démarches d’adhésion, ce qui est considéré comme une nouvelle victoire diplomatique de la Russie. Ce mouvement vers la Russie mais aussi la Chine se retrouve en Asie centrale cette fois impulsée par la Chine. L’Inde elle-même, un des fidèles alliés des Etats-Unis est en train de renforcer ses relations face à la politique des Etats-Unis et le danger que celle-ci fait peser sur les pays émergents. Il ne s’agit pas d’un mouvement récent, mais bien d’une œuvre de longue haleine initiée par Poutine et qui a pris corps dans l’Organisation de Coopération de Shanghai, au départ une coopération formelle et dans laquelle, Poutine a tout fait pour rapprocher la Chine de l’Inde. Avec les inquiétudes actuelles qu’inspire la politique des Etats Unis et de l’OTAN au proche orient en particulier en Iran, il y a une stratégie de développement qui tente d’être imposée et qui isole les plus bellicistes et poursuit l’édification d’un monde multipolaire privilégiant les rapports sud-sud. (note de Danielle Bleitrach)

Un changement d’époque se produit parfois de manière très prosaïque. La semaine dernière, le report du sommet UE-Russie est passé presque inaperçu. Il a été reporté à fin janvier.

Il y a encore quelques années les liens entre l’Union européenne et la Russie semblaient être une priorité absolue. Et pour cause : l’UE représente plus de la moitié des échanges commerciaux de la Russie, elle est une source de modernisation et le destin culturel et historique de la Russie y est intimement lié. Pendant la seconde moitié des années 1990 Moscou avait même insisté sur des réunions régulières au sommet deux fois par an.

L’UE n’avait accordé cet avantage à personne d’autre – ni les USA, ni la Chine, l’Afrique, ni l’Ukraine. Moscou faisait exception : à première vue l’ordre du jour était si chargé, si prometteur, qu’il fallait signer de nombreux contrats au plus au niveau.

Mais au milieu des années 2000 déjà la fréquence des sommets a commencé d’être pénible. Les bureaucrates se creusaient le cerveau pour trouver de nouveaux sujets de discussion et des accords à signer. Après tout, les chefs d’Etat ne pouvaient pas se rencontrer pour rien, sans donner de résultat. Le portefeuille a rapidement maigri. Pendant ce temps, les questions litigieuses demeuraient et la base sur laquelle les deux puissances devaient construire l’avenir avait disparu. A l’heure actuelle les relations UE-Russie ne sont plus qu’une caricature d’elles-mêmes : on parle des visas et des droits des homosexuels, c’est tout. Les liens économiques en sont restés au niveau interétatique bilatéral – Bruxelles n’est pas indispensable à leur développement.

Pourtant personne ne voudrait renoncer à l’un des sommets : cela signerait la dégradation des relations. Au final tout s’est terminé par une note technique indiquant que le calendrier, chargé, ne permettait pas un tel sommet pour l’instant. Personne n’a rien annulé, il s’agit simplement d’un "manque de temps"… Mais à quoi sont si occupés Moscou et Bruxelles ?

L’Europe cherche à surmonter sa crise intérieure et tente de construire de nouvelles relations avec les USA, ce qui est loin d’être une mince affaire. D’une part, elle abandonne ses ambitions du passé faute d’avoir réussi à devenir un centre d’influence autonome. Et il faut encore s’entendre sur les conditions d’action du patronat américain sur le Vieux Continent, cette fois dans le cadre d’une zone de libre échange transatlantique. Enfin, plus l’Europe découvre l’envergure des écoutes de leurs alliés par les Américains, plus l’irritation monte. Bien qu’il s’agisse d’une sainte colère.

La Russie, elle, se tourne vers d’autres horizons. Ces trois dernières semaines le président russe a accueilli à Moscou le premier ministre indien, s’est rendu au Vietnam et en Corée du Sud. Le premier ministre russe a effectué une visite en Chine avec une grande délégation et les ministres des Affaires étrangères et de la Défense ont participé à la première réunion 2+2 de l’histoire avec leurs homologues japonais. Un tournant vers l’Asie ?

Ces quatre derniers siècles, tous les événements majeurs se produisaient à l’Ouest de la Russie : l’eurocentrisme de la conscience politique russe était donc logique. Mais au XXIe le Pacifique reprend à l’Atlantique sa place centrale. Il y a 300 ans le statut de grande puissance était défini par la présence en mer Baltique ou en mer Noire. Aujourd’hui il dépend du positionnement du pays dans l’océan Pacifique.

La Russie se retrouve dans une situation inhabituelle. Pour la première fois depuis des décennies son orientation culturelle et historique – elle restera européenne tant que le pays sera peuplé par les Russes et d’autres peuples qui y vivent depuis des siècles – ne coïncide pas avec les axes prioritaires de son développement politico-économique (vers l’est).

Par conséquent trois quarts du territoire russe se trouvent en Asie tandis que trois quarts de sa population vivent dans la partie européenne. Pour cette raison le problème de la reconquête et de l’intensification de l’exploitation de la Sibérie et de l’Extrême-Orient, en l’absence desquelles la Russie ne peut pas espérer jouer un rôle important en Asie, est très pertinent. Les méthodes de mobilisation n’y peuvent rien. Un programme complexe de mesures économiques et la promotion de cet espace sont nécessaires pour attirer le capital humain à l’extrémité orientale du pays. L’objectif ? Qu’elle ne soit pas perçue comme une sinistre périphérie mais comme la région la plus prometteuse du pays.

Depuis 2009 la Russie évoque la nécessité d’une stratégie asiatique globale, qui inclurait le développement de ses propres espaces dans cette région du monde et son positionnement en Asie-Pacifique. Les deux sont inséparables. Depuis cette date s’est tenu le sommet de l’APEC (Coopération économique pour l’Asie-Pacifique), un ministère du développement de l’Extrême-Orient a été créé, la diplomatie russe s’est activée sur l’axe asiatique et dans l’ensemble le thème de l’Asie occupe plus de place à l’ordre du jour national. Ces premiers pas sont principalement rituels, symboliques – bien qu’ils soient souvent coûteux, comme le sommet – et peu de choses pouvant réellement changer la situation ont été faites. Mais la Russie n’a pas le temps d’hésiter.

Il lui faut profiter du dynamisme de l’Asie pour faire percer sa région asiatique. Car c’est en Sibérie et en Extrême-Orient que verront le jour les riches perspectives de coopération économique avec les voisins asiatiques mais aussi avec l’Europe et l’Amérique.

D’ailleurs, le projet russe d’Union eurasiatique doit aussi être adapté pour relever les défis de l’axe asiatique. Dans un article de campagne en 2012, Vladimir Poutine avait dit que selon lui le début de l’intégration européenne était un premier pas vers la mise en place d’un grand espace économique de l’Europe à l’Extrême-Orient. Cette orientation est bien plus sensée que de se battre avec l’UE pour l’Ukraine ou les pays de l’ancienne périphérie soviétique.

Pour l’instant l’Asie est dans l’incertitude et n’est pas encore leader dans la politique mondiale. Le continent regroupe des puissances ayant un immense potentiel mais qui ne savent pas encore exactement comment l’utiliser – et sont en conflit entre elles. La nouvelle Asie en construction a besoin de la Russie comme facteur de stabilité, comme acteur indépendant qui a des relations constructives avec toutes les principales forces et aide à maintenir l’équilibre. C’est pourquoi les dirigeants russes sont attendus aujourd’hui partout – à Pékin, Tokyo, Hanoï, Jakarta, Séoul et Singapour. Cela ne durera pas. Si la Russie n’adopte pas une approche active et créative, l’Asie se fera sans elle et elle devra alors s’y adapter.

Il est donc préférable d’éviter, en effet, de perdre du temps avec les dirigeants européens dans des réunions rituelles. La mise est plus élevée dans le Pacifique.

La Russie est-elle imprévisible? Peut-être, mais n’exagérons rien: il arrive souvent qu’un chaos apparent obéisse à une logique rigoureuse. D’ailleurs, le reste du monde est-t-il prévisible? Les deux dernières décennies ont montré qu’il n’en était rien. Elles nous ont appris à ne pas anticiper l’avenir et à être prêts à tout changement. Cette rubrique est consacrée aux défis auxquels les peuples et les Etats font face en ces temps d’incertitude mondiale.

Fedor Loukianov, rédacteur en chef du magazine Russia in Global Affairs.

Fedor Loukianov
© RIA Novosti. Alexei Naumov
09:23 15/11/2013

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 10:32

Une mise à plat de la fiscalité dit Ayrault ? Chiche !

Contre l’injustice fiscale et sociale, le Parti communiste et ses partenaires du Front de gauche appellent à une grande marche le dimanche 1er décembre à Paris pour une révolution fiscale, la taxation du capital et l’annulation de la hausse de la TVA prévue au 1er janvier.

Cette marche se dirigera vers le « portique » de Bercy, symbole de la politique du gouvernement Ayrault plus favorable au Medef et à la finance qu’aux salariés et à la grande masse de la population. Elle débutera à 13 h 30, Place d'Italie.

Cette manifestation aura lieu au moment du vote du budget d’austérité auquel nous nous opposons.

Cette politique continue à entraîner le pays dans la stagnation économique, elle amène toujours plus de chômage et de licenciements. Après Sarkozy, elle aggrave l’injustice fiscale en augmentant les impôts pour la grande majorité de la population tout en multipliant les cadeaux au patronat et en continuant la destruction des services publics et de la protection sociale. C’est inacceptable et cela bafoue le principe républicain d’un impôt juste.

La hausse de la TVA prévue le 1er janvier en est l’exemple le plus scandaleux puisque prévue pour pallier une partie des 20 milliards d’Euros accordés au patronat avec le Crédit Impôt Recherche sans aucune conditionnalité. C’est pourquoi nous exigeons son annulation immédiate.

La colère populaire contre les conséquences de l’austérité est juste et légitime. La droite, le Medef, l’extrême droite essaient aujourd’hui de la dévoyer. Leurs objectifs n’ont rien à voir avec les intérêts du peuple : il ne faut pas les laisser faire !

C’est pourquoi le Front de gauche conçoit cette initiative comme la plus ouverte possible. Il appelle en conséquence tous ceux et celles, organisations et personnalités, qui refusent cette politique socialement et écologiquement désastreuse à prendre des initiatives localement et à faire de cette marche la leur. Nous sommes donc disponibles à la préparer ensemble.

Il est temps pour ceux qui ont voulu la défaite de Nicolas Sarkozy et enragent de voir sa politique continuer à être appliquée, de se mobiliser le plus largement possible dans l’unité.

Déjà, le NPA et le M'PEP ont décidé de s'associer au PCF et au Front de Gauche ce dimanche 1er décembre.

Vous aussi, salariés ou artisans, électeurs ou sympathisants de gauche comme de droite, si vous êtes révoltés par l'insolence de quelques grands patrons qui se gavent sur des entreprises qui licencient, si vous refusez des hausses de taxes et de CSG quand les footballeurs exigent d'échapper à l'impôt, vous avez votre place à notre côté !

Contactez-nous ! Covoiturage et cars sont prévus depuis l'Eure (02.32.39.46.82 ou pcf-eure-sud@orange.fr).

Affiche - Manif 1er décembre 2013 - FiscalitéMais, pour les communistes, cette marche n'est que le début d'une grande mobilisation citoyenne que nous souhaitons impulser pour arriver au printemps 2014 à des Etats Généraux de la fiscalité.

Si vous souhaitez en savoir plus, contactez-nous !

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 10:51

Sarkozy ou Hollande, les réformes des retraites se suivent et se ressemblent.

Les premiers votes sur la réforme des retraites version Hollande-Ayrault pouvaient laisser croire qu'une majorité de députés s'opposerait au gouvernement.

Si la droite s'oppose uniquement par jeu politicard à une réforme qui accentue les dégâts de leur réforme de 2009, les députés communistes et Front de Gauche cherchaient à apporter une argumentation solide pour une autre réforme, permettant un retour à la retraite à 60 ans à taux plein et 37,5 annuités. Dans ce combat, un certain nombre d'élus socialistes et écologistes avaient pris leurs distances avec l'orientation antisociale de la réforme gouvernementale.

Malheureusement, ces députés issus de la gauche du Parti socialiste se sont dégonflés sous la pression du gouvernement. Malgré quasiment aucune évolution du texte entre la première lecture (le premier passage à l'Assemblée) et la deuxième, ce sont une majorité de ces députés qui, finalement, s'est pliée aux ordres de Matignon, et a voté la réforme.

De 19 députés socialistes abstentionnistes au premier vote, seuls 11 ont maintenu leur vote cette fois-ci.

2 députés de la gauche du PS étaient carrément absents de ce scrutin majeur : Jérôme Guedj, "leader" du courant "Maintenant la Gauche" et Mathieu Hanotin ("Un Monde d'Avance") !

De toute façon, l'abstention de 11 députés socialistes pouvait être considérée comme une pure opposition de façade car avec 8 députés qui ont changé de vote, le texte a pu être adopté !

En effet, avec 577 députés, la majorité se situe à 289 députés. Or, 291 députés ont voté ce texte (socialistes, radicaux et 2 députés d'outre-mer) !

Salutations à Henri Emmanuelli ou Razzy Hamadi qui auront contribué à reculer l'âge de départ en retraite des français !

Et Salutations aux députés socialistes eurois qui ont, eux aussi, choisi de faire reculer l'âge de départ en retraite de leurs électeurs !

Avec une gauche comme celle-là, pas besoin de droite !

Les grands patrons du CAC 40 peuvent dormir tranquilles, comme les quelques milliers de rentiers qui vivent du travail des autres, Liliane Bettencourt en tête ! La réforme fiscale annoncée par Ayrault sent déjà le Sapin puisque l'une des pistes envisagées est de créer une propgressivité de la CSG. La CSG, taxe du "socialiste" Rocard qui devait être temporaire !

Par contre, pas question de rétablir une vraie progressivité de l'Impôt sur le Revenu avec de nouvelles tranches pour les riches contribuables ou de revoir entièrement la politique d'exonérations de cotisations sociales des entreprises qui coûte 200 milliards d'euros aux comptes publics chaque année !

Et pas question de légiférer sur les hauts revenus des grands patrons ni d'interdire les "retraites chapeau" qui saignent nos grandes enteprises !

On apprend ainsi que l'actuel président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, pourrait quitter le constructeur automobile avec un gros chèque : une retraite chapeau de 21 millions d'euros, engagement acté par des documents officiels établis en 2012 ! Tout ça pour 4 ans d'ancienneté !

PSA, vous savez ? Le constructeur automobile en crise qui vient de fermer Aulnay en licenciant des centaines de travailleurs ! PSA, donc, va octroyer à son PDG la coquette somme de 2 700 euros par jour (PAR JOUR !) pour sa retraite ! !...

Et on nous dit que c'est la crise, que les entreprises soufffrent, qu'il faut encore alléger leurs charges, baisser le "coût du travail", travailler plus longtemps pour mourir plus jeune, etc ! !...

2 700 euros par jour pour un dirigeant licencieur mais de nouveaux trimestres de cotisation exigés aux travailleurs !

Oui, effectivement, avec une gauche comme ça, on n'a pas besoin de droite !

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 09:35

L'actualité ukrainienne vue par les médias français : un exemple de manipulation de l'info.

Beaucoup de citoyens se méfient des médias. A juste titre.

Contrôlés en très très grande majorité par des groupes privés, nos médias (Télés, radios et journaux) servent les intérêts de leurs propriétaires, forcément partisans d'un capitalisme mondialisé, linéraux et pro-européens.

Hier, l'Ukraine revenait sur le devant de la scène.

Pourquoi aujourd'hui ? Tout simplement parce qu'un débat secoue ce pays de l'ancienne Union soviétique : faut-il se rapprocher de l'Union européenne ou rester lié à la Russie voisine ?

Le débat n'est pas récent et traduit des clivages politiques et géographiques forts dans ce pays : l'ouest de l'Ukraine penche vers les partis pro-européens et libéraux, comme celui de Ioulia Timochenko, tandis que l'est, plus industriel et russophone, penche pour le parti au pouvoir, plus "social-démocrate" et plus "sensible" aux milieux économiques pro-russes.

Ces différences se notent depuis des années dans les élections.

L'actualité européenne de l'Ukraine, c'était la signature ou non d'un accord d'association entre ce pays et l'Union européenne. Cet accord constitue habituellement le prélude à une intégration complète à l'UE.  Evidemment, les pro-européens en Ukraine étaient pour et les opposants à l'Union européenne, contre.

Mais, en France, évidemment, il n'y a qu'une seule solution présentée comme juste, celle de l'intégration de l'Ukraine dans l'Europe libérale. La façon dont le sujet a été traité dans la presse écrite et à la radio laisse penser que les ukrainiens seraient pour mais que le gouvernement ukrainien, pour des raisons que l'on ne nous explique évidemment pas, est contre. La manipulation vient aussi de ce silence sur les arguments du gouvernement : puisqu'on ne les connait pas (par la faute des médias français, mais bon !), ces raisons sont obscures donc, "logiquement", ce sont de mauvaises raisons.

C'est ainsi que le traitement partiel de l'info, ne présentant qu'un avis sur la question, laisse penser que l'Ukraine est gouvernée par un régime autoritaire qui n'écouterait pas les "légitimes" attentes d'un peuple ukrainien "évidemment" favorable à l'Europe...

C'est vrai que cette Europe fait rêver les peuples de l'est ! Ils y sont accueillis à bras ouverts, comme les Rroms !

Avec le taux de croissance le plus bas du monde et un chômage en forte augmentation, comme la précarité et la pauvreté (voir ce qu'en disent les mêmes médias avec les Restos du Coeur !), cette Europe est un véritable Paradis au point que les prochaines élections européennes risquent fort de connaître une abstention largement majoritaire et que, parmi les votants, ce sont les partis les plus critiques qui risquent d'emporter la donne, en France et ailleurs !...

Sérieusement, c'est prendre les ukrainiens pour des abrutis que laisser croire qu'ils ne connaissent pas la situation catastrophique de l'économie européenne, qu'elle soit sous gouvernement de droite (Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Grèce,...) ou social-démocrate (France, Italie,...).

Et c'est tenter de manipuler les français que de leur présenter une situation ukrainienne de manière aussi orientée politiquement !

Le comble, c'est qu'hier, à l'issue d'une manif pro-européenne moyennement réussie (quelques dizaines de milliers de manifestants), quelques milliers d'opposants au gouvernement (légal) ukrainien ont tenté d'encercler le siège du gouvernement pour le bloquer. Ce à quoi, la police ukrainienne a mis bon ordre, à coup de gaz lacrymogène. C'est ce que fait toute police dans tout pays du monde quand un groupe tente d'envahir ou de bloquer les institutions. Je défie d'ailleurs quiconque de bloquer l'Elysée, Matignon ou l'Assemblée nationale sans rencontrer CRS, gardes mobiles et policiers !

Cette action peu démocratique a eu droit à quelques lignes (de soutien) dans la presse écrite et à du temps d'antenne dans les radios. Pendant ce temps, le Parti communiste d'Ukraine, fort de ses 3 millions de voix et 13,2 % aux dernières législatives (28 octobre 2012) a réuni 4 millions de signatures pour exiger un référendum sur l'intégration européenne, pétition recueillie lors d'une campagne ouvertement contre cette intégration. Mais, de cette campagne et de cette large pétition, rien.

Après le parti pris total des médias en faveur d'une Révolution orange, aujourd'hui connue pour avoir été soutenue financièrement par Washington, et d'une Ioulia Timochenko, aujourd'hui emprisonnée, nos médias continuent leur parti pris pour les forces europhiles en Ukraine, quoi qu'elles pèsent socialement et électoralement.

Cette ligne politique de soutien à l'Europe libérale, c'est celle que nous avons subi en France lors de la campagne de 2005 sur le référendum concernant le TCE, le Traité Constitutionnel Européen. Des opposants à l'Europe réduits au silence, insultés ou caricaturés, voilà le traitement démocratique de l'info par des médias au service de l'argent !

La lecture orientée des événements en Ukraine, comme les partis pris anti-vénézuéliens et anti-syriens mais pro-Qatar ou pro-israéliens, viennent d'abord de choix idéologiques des rédactions dont la déontologie s'arrête là où commencent les intérêts économiques et financiers des groupes privés qui les détiennent. Les médias publics se font, eux, l'écho de la pensée dominante, notamment celle du gouvernement en place.

Le traitement médiatique orientée de la situation ukrainienne malgré une opposition populaire forte à l'intégration européenne, montre que la neutralité médiatique n'existe pas, sur ce sujet comme sur d'autres.

Les médias, comme le gouvernement, l'éducation ou la justice, ne sont jamais neutres. Ils font partis des infrastructures qui permettent au système économique dominant de maintenir son contrôle sur la société.

Dans cette organisation sociale en faveur du système dominant, les médias français sont là pour rendre l'information conforme aux attentes des donneurs d'ordre économiques, distillant une angoisse sociale, une peur du déclassement et de l'insécurité défavorables à des mobilisations sociales, conditionnant les esprits à la fatalité d'une crise dans un système capitaliste inamovible, traitant l'information étrangère selon des filtres qui orientent la pensée en faveur d'une vision binaire ou capitalisme rime avec démocratie et perfection tandis que toute action ou tout pays troublant ce jeu sont automatiquement dénoncés, décrédibilisés, diabolisés.

L'actualité ukrainienne sert insidieusement de moyen de propagande en faveur d'une Europe dont aujourd'hui ne veulent plus une majorité des citoyens européens.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 10:03

Hier soir s'est terminée en musique la dixième édition de la Fête de l'Humanité normande.

Un samedi bondé et un dimanche plus militant, cette édition de la Fête de l'Humanité normande aura attiré une foule importante, attirée par des concerts de grande qualité, des stands accueillants et un nombre de débats extrêmement nombreux cette année.

Les stands eurois ont aussi fait le plein cette année, notamment le restaurant eurois, agrandi cette année, et qui a fini le week-end avec seulement de quoi nourrir une famille nombreuse : on n'est passé pas loin de la rupture ! Ouf !...

La grande information de cette fête, c'est Pierre Laurent qui l'aura donnée en exclusivité française lors de son discours de dimanche après-midi !

Le secrétaire national du Parti communiste français a annoncé une initiative nationale de longue haleine du Front de Gauche et du PCF pour mobiliser la population et les élus sur la question de la fiscalité. Pour le PCF, l'objectif est de créer une véritable dynamique populaire pour une grande réforme fiscale, cette grande réforme annoncée par François Hollande durant la campagne présidentielle et... qu'on attend toujours.

De mobilisations locales et mobilisations nationales, l'objectif des communistes est d'arriver à de véritables états généraux de la fiscalité au printemps 2014, pour une fiscalité juste et solidaire !

Pour Pierre Laurent, la contribution du Capital à la solidarité nationale, budget de l'Etat et des organismes sociaux compris, ne cesse de décroître de réformes fiscales et réformes fiscales.

Ainsi, les cotisations sociales des entreprises (Sécu et retraites) se montent aujourd'hui à 138 milliards d'euros chaque année, réduites de 200 milliards d'euros d'allègements de "charges" par des exonérations qui s'accumulent à chaque nouveau gouvernement. Et le patron du patronat, le MEDEF, exige 100 milliards d'euros d'exonérations supplémentaires ! Deux tiers des cotisations sociales actuelles !...

Encore faut-il préciser que ce sont artisans et PME qui sont aujourd'hui ceux qui contribuent le plus au financement des organismes sociaux et de l'Etat. Les grandes entreprises défiscalisent à tout va. Ainsi, Pierre Laurent citera Google qui ne paie pas un centime d'impôt en France, grâce à un jeu de domiciliation à l'étranger de ces sociétés !

C'est donc une véritable remise à plat de la fiscalité que souhaitent les communistes, une réforme juste de l'impôt qui allègerait le poids des taxes et impôts sur les salariés, les artisans et les petites entreprises mais qui obligeait les grandes entreprises capitalistes à contribuer correctement au financement d'un pays et d'un Etat qui leur apporte une main d'oeuvre bien formée (grâce à son système éducatif), en bonne santé (grâce à son système social et sanitaire) et des infrastructures de qualité (transports, routes, télécoms,... grâce au service public et aux investissements de l'Etat et des collectivités.

Dès dimanche prochain, 1er décembre, les communistes et le Front de Gauche mobilisent à Paris pour une fiscalité juste !

Rendez-vous pour une marche nationale à 13 h 30, Place d'Italie à Paris, dimanche prochain.

Huma Rouen 2013 - Dimanche 24 novembre - meeting

Huma Rouen 2013 - Dimanche 24 novembre - Pierre Laurent

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 09:48

Rejettant la notion de surcoût du travail, la CGT s'attaque au surcoût du capital qui représenterait un poids de 93 milliards d'euros pour les entreprises et les salariés. La centrale estime que la trop forte et injustifiée rémunération du capital (via les intérêts et les dividendes) entrave le développement économique

93 milliards d'euros c'est le montant du coût du capital
La CGT ne veut plus entendre parler du "coût du travail". En revanche, elle veut sensibiliser les salariés au "coût du capital". Pour ce faire, la centrale syndicale va lancer en décembre une grande campagne sur ce sujet pour mobiliser les esprits contre "la pensée unique que les gouvernements et le patronat européens mettent en œuvre dans le seul but de réduire ce qu'ils appellent le coût du travail", selon les termes de Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT.
La CGT veut faire comprendre que le coût du travail n'est pas la principale raison des difficultés de l'économie française. Pour elle, "ce sont avant tout le manque d'investissements et de budgets de recherche, l'insuffisante rémunération des qualifications et la ponction financières des actionnaires" qui constituent les principaux obstacles à la croissance.
Le surcoût du capital représenterait 93 milliards d'euros
Et ce en raison "du coût du capital et de son surcoût". ce concept constitue le nouveau cheval de bataille de la CGT qui s'appuie pour ce faire sur une étude publiée par le Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques (Clersé), une structure de recherches commune à l'Université Lille 1 et au CNRS, qui tend à démontrer que le " coût du capital " est surévalué en France. Selon l'étude, ce surcoût atteindrait 93 milliards d'euros qui pèsent sur les entreprises.
" L'acquisition des biens capitaux par les entreprises se « charge » ou « se surcharge » d'un coût financier qui est déterminé par les modalités d'approvisionnement des entreprises en capitaux liquides nécessaires au financement des ces acquisitions. Ce coût qui s'ajoute au coût réel du capital est formé concrètement de revenus prélevés sur l'entreprise - les intérêts et les dividendes - qui n'ont, en dehors du risque entrepreneurial, aucune justification économique. Ils relèvent pour une bonne part d'un phénomène de pure rente dont la société dans son ensemble aurait intérêt à se libérer (…). C'est cette part dispensable de la rente financière que nous qualifions de surcoût du capital ".
En d'autres termes, pour la CGT, ce surcoût, qui trouve son origine dans la "financiarisation de l'économie ", est constituée de la part de la rente financière qui pourrait être éliminée "sans dommage pour l'accumulation du capital productif ".
C'est le besoin de financer ce surcoût de capital qui, selon la CGT, pousse les entreprises à renoncer à des projets économiques susceptibles d'entraîner un retour sur investissements inférieurs à 15 %.... Pas assez rémunérateurs. Toujours pour la CGT, c'est encore pour cette raison qu'un salarié " consacre maintenant 45 journées de travail à l'actionnaire, contre 12 jours en 1981".
Créer un indice du coût du capital
La centrale de Thierry Lepaon veut donc que le gouvernement prenne le coût du capital en considération. Constatant qu'il existe bien un indice du coût du travail, elle propose que soit mis en place un groupe de travail, sous l'égide du Conseil national de l'information statistiques (Cnis), pour élaborer "un indice du coût du capital, permettant de définir l'impact de la financiarisation sur le développement des entreprises, de l'emploi, des salaires, de la protection sociale et des services publics".
Thierry Lepaon réitère également sa demande au Président de la République d'organiser un débat contradictoire sur la répartition des richesses créées par le travail pour déterminer " quelle part va à la rémunération du travail, quelle part va à l'investissement, quelle part va à la rémunération du capital, quelle part va au financement des politiques d'intérêt général via l'impôt".
La CGT a donc trouvé son nouveau mantra. Elle veut même organiser une vaste journée d'action - qu'elle espère intersyndicale - sur ce sujet début 2014. Mais elle a conscience que, d'ici là, il faudra faire œuvre de pédagogie auprès des salariés pour expliquer le problème.
A noter que le déficit des comptes de l'Etat tourne autour des 80 milliards d'euros, celui de la Sécu à moins de 8 milliards d'euros. Le coût du Capital en France est donc supérieur aux dettes deux cumulées  de la Sécu et de l'Etat  !
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:44

Le Parti communiste du Chili (PCCh) parvient à doubler son nombre de député à la Chambre des députés du pays. Parmi élus Camila Vallejo et Karol Cariola, deux anciennes responsables du syndicats étudiant de la FECh (Federación de Estudiantes de la Universidad de Chile) - article et traduction Nico Maury

Karol Cariola et Camila Vallejo
Karol Cariola et Camila Vallejo
Le Parti communiste du Chili (PCCh) parvient a conquérir de nouveaux sièges de députés. Il recueille 219.751 voix, 3,62% des suffrages et obtient 6 députés (+3).
Lors des élections du 13 décembre 2009, 3 députés communistes avaient été élus, une situation tant attendue depuis 1973, date a laquelle les communistes avaient été victime de la dictature de Pinochet. En 2009, le PCCh obtenait 132.505 voix (2,02%).
On constate donc une progression des communistes : 87.246 voix nouvelles sont gagnées. Et 6 des 8 candidats communistes sont élus au Parlement du pays.
- District 2 : Hugo Gutierrez, député communiste sortant obtient 28,81% des voix (21.938 suffrages), il est réélu député
- District 3 : Cristián Cuevas, Président de la Confédération des travailleurs du cuivre, Secrétaire de la CUT, il obtient 12.807 voix (21,1%), il n'est pas élu
- District 5 : Lautaro Carmona, Secrétaire général adjoint de la Jeunesse communiste du Chili , secrétaire général adjoint du Parti communiste du Chili, Député sortant, est réélu député avec 23.208 suffrages (41,80% des voix)
- District 8 : Daniel Nunez est élu député avec 13,36% des voix (13.393 suffrages)
- District 19 : Karol Cariola, Secrétaire général de la Jeunesse communiste du Chili, ancienne Présidente du syndicat étudiant Fédération étudiante de l'Université de Concepción, a été élue députée avec 38% des voix (35.604 suffrages)
- District 20 : Lorena Pizarro Sierra recueille 12,78% des voix (31.285 suffrages), il n'est pas élu.
- District 26 : Camila Vallejo Dowling, ancienne figure de proue du mouvement étudiant chilien de 2011, elle est élue députée avec 43% des voix (62.505 suffrages)
- District 28 : Teillier Guillermo del Valle, Président du Parti communiste chilien, député sortant, est réélu avec 41,03% (53.248 suffrages).
Au Sénat, le candidat communiste Mardones Abernego Riquelme, obtient 4,32% des voix.
Michelle Bachelet en tête au premier tour des Présidentielles
L'ex-présidente socialiste Michelle Bachelet est arrivée dimanche largement en tête du premier tour de la présidentielle chilienne, avec un programme portant sur le renforcement des services publics et le droit des femmes.
Michelle Bachelet créditée de 46,73% des voix contre 25 % à la candidate de droite Evelyn Matthei, frôle l’élection dès le premier tour. Un second tour aura lieu le 15 décembre. Cela reste une maigre victoire pour les conservateurs qui n’étaient crédités que de 14 à 21% des voix, selon les instituts de sondages. La droite parle de « triomphe morale », on dira plutôt que les conservateurs évitent une humiliation. "Cela leur donne de l'espace, et leur permettra de perdre d'une manière digne" car l'élection de Michelle Bachelet sera "presque une formalité" en décembre, affirme l'universitaire Cristobal Bellolio.
11 élus communistes aux élections régionales
On note aussi la percée des communistes aux élections régionales. Le PCCh passe de 4 élus à 11.
- Région de Arica y Parinacota, le PCCh obtient 3.304 voix soit 5,47% des suffrages et 1 élu
- Région de Antofagasta, le PCCh obtient 4,61% (6.933 suffrages) et 2 élus
- Région de Atacama, le PCCh obtient 7,14% (6.311 suffrages) et 2 élus
- Región de Coquimbo, le PCCh obtient 4,92% (11.099 suffrages) et 1 élu
- Región de Valparaíso, le PCCh obtient 4,44% (28.406 suffrages) et 2 élus
- Región Metropolitana de Santiago, le PCCh obtient 6,31% (145.773 suffrages) et 1 élu
- Región del Libertador General Bernardo O'Higgins, le PCCh obtient 3,91% (12.200 suffrages) et n'a pas d'élu
- Región del Maule, le PCCh obtient 2,83% (10.876 suffrages) et n'a pas d'élu
- Región del Biobío, le PCCh obtient 5,09% (37.097 suffrages) et 1 élu
- Región de la Araucanía, le PCCh obtient 1,23% (4.155 suffrages) et aucun élu
- Región de Los Ríos, le PCCh obtient 2,98% (4.107 suffrages) et aucun élu
- Región de Los Lagos, le PCCh obtient 3,54% (9.353 suffrages) et aucun élu
- Región Aisén del General Carlos Ibáñez del Campo, le PCCh obtient 3,64% (1.246 suffrages) et aucun élu
- Región de Magallanes y de la Antártica Chilena, le PCCh obtient 7,98% (4.339 suffrages) et 1 élu.
Dans un pays profondément marqué par la dictature de Pinochet, dictature au service des monopoles privés et des entreprises venues des Etats-Unis, la population chilienne se bat depuis des années pour retrouver un peu d'espace et de droits.
C'est le cas dans le domaine de l'éducation avec des universités entièrement payantes et privées, une orientation que prend l'université française à chaque réforme (libérale) menée par un gouvernement de droite comme de gauche ces 20 dernières années (relire : Mobilisation historique pour l'Education au Chili. A quand la France ?  ou Les chiens errants du Chili manifestent aussi  ).
Ces bons résultats communistes, entre 13 % et 42 % selon les districts, illustrent la reconnaissance du travail militant et de la validité des propositions communistes qui s'opèrent lorsqu'un peuple en mouvement.
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 10:29

Pendant que les médias nous amusent avec le foot, le gouvernement tente de passer en force sa réforme des retraites au Parlement.

"Indignité", c'est le qualificatif donné par André Chassaigne au gouvernement pour ce débat essentiel sur les Retraites.

Le député communiste "plainds" ce gouvernement incapable de trouver une majorité au Parlement et obligé de faire voter et revoter ses textes avant de tenter le passage en force sur l'ensemble des amendements passés.

Ainsi, le gouvernement tente de forcer la main aux opposants à cette réforme, y compris dans son propre camps. Si les députés votent majoritairement contre, ils bloqueront de fait également un amendement qu'ils ont adopté, contre l'avis du gouvernement, sur la revalorisation des petites retraites.

Les communistes, et leurs partenaires du Front de Gauche, poursuivent leur lutte pour une autre réforme des retraites, une réforme viable et possible si elle prend en compte les revenus du capital dans son financement. Une chose a priori incompréhensible de la part d'une majorité sociale-démocrate complètement lobotomisée par le discours libéral.

On sera curieux de voir ce que voteront les deux députés socialistes de l'Eure, Jean-Louis Destans et François Loncle ?

Globalement, les communistes refusent de voter le budget 2014 de l'Etat, lui aussi marqué du sceau de l'austérité et de la soumission aux exigences de la haute bourgeoisie et de la finance.

Et l'avenir s'annonce également tendu, avec une idée qui irait parfaitement au Front National ou à un parti à la fois autoritaire et pro-patronal : la suppression annoncée des élections prudhommales après celles de 2015 !

Cet acquis du monde du travail, obtenu de haute lutte et qui permet aux salariés de désigner leurs juges aux prudhommes, est également un moyen de "compter" les forces syndicales françaises, leur représentativité. Qu'un gouvernement qui se dit de "gauche" ose seulement y penser est un signe gravissime de la conversion complète de l'élite du Parti socialiste aux thèses néolibérales.

Que reste t-il de gauche et de "socialiste" au parti socialiste ? en tout cas, rien de socialiste !...

En tout cas, pour les communistes, deux rendez-vous sont donnés, au delà de la Fête de l'Humanité à Rouen ce week-end :

- Mardi 26 novembre : nouvelle journée de mobilisation pour les retraites à l'appel des syndicats CGT, FO et FSU ; rendez-vous devant la Préfecture à Evreux à 10 h ! Les communistes et leurs élus y seront !

- Dimanche 1er décembre : grande manifestation nationale pour la justice fiscale à Paris à 10 h 30, de la place d'Italie à Bercy.

Offensifs et combatifs, les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche ne plieront pas devant le patronat et la finance ! Rejoignez-nous !

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 09:56

Dixième anniversaire pour la version normande de la Fête de l'Humanité : ça se fête !

C'est devenu un rendez-vous incontournable en Normandie ! Pour les concerts, le débat à gauche et les rencontres que l'on y fait, la Fête de l'Humanité en Normandie est désormais un moment fort de l'automne.

Cette année encore, la Fête de l'Humanité se tiendra dans les halls couverts et chauffés du Parc Expos de Rouen. La fête ouvrira ses portes le samedi matin, dès 10 h et continuera jusqu'à dimanche soir.

Des stands

Au programme, plusieurs dizaines de stands. Dieppe, Elbeuf, Grand-Couronne, Le Havre,... pour la Seine-Maritime notamment, mais aussi Evreux, Alizay, Brionne pour l'Eure accueilleront les visiteurs autour d'un verre, d'un repas, de crêpes ou d'une expo.

De multiples associations, des syndicats CGT, des collectivités ont aussi leurs stands. Le Département de l'Eure, dont Andrée Oger est vice-présidente, vous proposera une exposition sur l'eau et des produits fermiers issus de fermes euroises.

Des débats

Des débats nombreux sont organisés. Trois temps forts auront lieu sur la Fête :

- l'inauguration de la Fête, samedi à 12 h 30, avec le discours de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Huma et député européen ;

- le débat du samedi à 15 h sur le thème "une fiscalité juste et solidaire : c'est possible !" présidé par Thierry Foucaud, maire de Oissel et vice-président du Sénat, débat qui accueillera des représentants des forces politiques parlementaires (de gauche et de droite !) ;

- le meeting du dimanche à 15 h 30 avec Pierre laurent, secrétaire national du Parti communiste français.

A noter également que notre camarade Eric Ruiz anime un débat le samedi à 14 h 30 intitulé "relocaliser nos assiettes : du champs à la fourchette", débat d'actualité sur les enjeux communs entre paysans, salariés de l'agroalimentaire et consommateurs.

Des concerts

Enfin, la Fête, c'est aussi de la musique et des concerts !

Des groupes normands seront présents, notamment le samedi dès 17 h 30, comme Battan L'Otto (en italien : excellent !) ou Back Two.

Le samedi soir, la scène de l'Huma accueillera successivement :

- Boulevard des Airs (20 h 30) qui revendique des influences comme Brassens, Brel, Marley, Red Hot Chili Peppers ou Rage Against the Machine ; leur musique est une rencontre entre la chanson française, le rock, le reggae, le jazz et les rythmes de fanfares balkaniques. Le groupe propose une musique vivante, aux textes éloquents en français, en anglais et en espagnol ;

- Lilly Wood and The Prick (22 h 30), Victoire de la musique 2011 dans la catégorie « Révélation du public » face à Ben l’Oncle Soul, Camélia Jordana et Zaz, présente un rock Pop et électro dans la veine de Johnny Cash, Patti Smith ou The Kills ;

Le dimanche soir, sur la scène de l'Huma, vous verrez :

- Thomas Pitiot (16 h 30), après plusieurs albums et plusieurs centaines de concerts, ce chanteur mukti-facettes a fait sa place dans l’univers de la nouvelle scène chanson française en imprimant une marginalité bien vivante où se mêlent les sonorités africaines ;

- Féfé (18 h 30), ancien membre des groupes de rap OFX et Saïan Supa Crew, se joue des frontières entre le hip hop, la chanson et la soul.

Vous pouvez encore réserver vos vignettes d'entrée auprès des communistes. C'est seulement 15 € pour les deux jours ! 22 € sur place !

Alors ? Contactez-nous au 02.32.39.46.82 ou sur pcf-eure-sud@orange.fr !

 

 

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