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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 10:00

Après les "petites lignes" et le frêt, voilà que c'est le TGV qui plombe les comptes de la SNCF !

Présentés jeudi en conseil d’administration, les comptes de la SNCF accusent, pour l’année 2013, une perte de 180 millions d’euros. Malgré une stabilisation de la dette à 7,4 milliards d’euros en fin d’exercice, les difficultés financières du groupe s’expliquent par la dépréciation de son parc de rames TGV. Une dépréciation record de 1,4 milliard d’euros.

Pour l’expliquer, la direction a souligné «la forte baisse de profitabilité de l’activité TGV (...), aggravée en 2013» et due, entre autres, à l’augmentation du coût des péages que la SNCF verse au gestionnaire d’infrastructures, RFF. Et si, pour l’heure, l’impact de cette dépréciation du parc TGV reste modéré, elle appauvrit, sur le long terme, la richesse de la SNCF.

En clair : des TGV moins attractifs et Réseau Ferré de France qui augmente ses tarifs.

Peut-être serait-il temps de remettre en cause la séparation entre réseau (RFF) et transport (SNCF) voulue par Bruxelles et qui plombe les comptes de la SNCF sans offrir les moyens à RFF d'entretenir le réseau ?

Peut-être serait-il temps d'abandonner la politique du tout-TGV dont on voit les limites économiques ? Les usagers des lignes SNCF régionales et nationales seraient bien heureux de redevenir un sujet d'intérêt pour la SNCF ! Il suffit de regarder le pauvre cadencement des trains de la ligne Paris-Evreux-Bernay-Caen pour le comprendre ! Il y a pourtant là un service public à améliorer, un service qui permet à des milliers d'eurois d'aller travailler su Paris sans utiliser leur voiture ! Cela allège d'autant les comptes de ces familles en évitant d'engorger un peu plus les axes franciliens, avec la pollution que cela impliquerait.

Peut-être serait-il temps aussi d'écouter ce qu'exige la CGT de la SNCF au niveau du frêt ferroviaire ? ! Assez de discours sur l'environnement ou pour dénoncer le transport routier des marchandises ! Des actes !

La gare de triage de Sotteville-les-Rouen est à l'abandon et des milliers de motrices y pourrissent. Je dis bien des milliers !...

La variable de l'emploi

«Ce qui a permis à la direction de présenter des comptes, somme toute “pas trop mauvais”, tient en premier lieu aux effets du crédit impôt compétitivité-emploi (CICE), versé à l’entreprise en 2013, mais aussi au plan d’économies de 225 millions d’euros mis en place sur l’année», explique Véronique Martin, secrétaire fédérale CGT cheminots. Et qui dit plan d’économies dit «suppression d’effectifs et baisse des investissements, donc impact social», précise la syndicaliste.

Et pour l’avenir, la dépréciation des actifs TGV est de mauvais augure. «Le parc de matériel TGV, aujourd’hui, ne vaut plus rien. Ce n’est évidemment pas un bon signe pour le futur», explique-t-elle, y voyant aussi «l’occasion, pour la direction, d’annoncer de nouvelles économies et des modifications dans l’organisation du travail de la branche SNCF voyages, avec, pour conséquence première, la dégradation des conditions de vie et de travail des agents».

Le 12 juillet 2013, l'accident de Brétigny-sur-Orge, dans l'Essonne, causait la mort de 7 personnes et 30 blessés dont 8 graves. L'enquête tend à prouver qu'il s'agit bien d'un défaut d'entretien d'une pièce au niveau de l'aiguillage. L'endroit avait pourtant été contrôlé visuellement quelques semaines auparavant.

Pour des soucis d'économie, la SNCF a supprimé des milliers d'emplois ces dernières années, essentiellement à l'entretien et à la manutention. Cette logique absurde de réduction des coûts par réduction des moyens humains va fatalement accroître les risques d'erreurs, les oublis, les défauts d'entretien et les retards dans les réparations.

Au mieux, ce sont des pannes et des retards. Au pire, des accidents. C'est le drame qui touche la Grande Bretagne après une libéralisation ferroviaire bien plus avancée que chez nous.

Arrêtons de nous soumettre aux exigences de Bruxelles ! Elles visent à satisfaire les intérêts des marchés, non pas ceux des usagers !

Refaisons de la SNCF un grand service public ferroviaire, acteur majeur du désengorgement de nos routes et du transfert des camions sur les trains !

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 10:38

La fermeture de la librairie Chapitre ne nous satisfait pas !

Les salariés de Chapitre à Evreux occupent leurs locaux depuis quelques jours. C'est aussi le cas, à l'appel des syndicats, dans les 23 librairies du groupe dont on annonce la fermeture.

La fermeture de ces librairies, le 10 février dernier, a entrainé le licenciement du personnel. 434 salariés sont concernés en France. L'objectif pour les victimes, c'est d'obtenir des indemnités de licenciements supérieures aux maigres sommes prévues par la loi.

La direction de Chapitre a beau dire qu'elle n'a plus de sous, c'est à la maison mère, Actissia, d'assumer !

Actissia, c'est aussi France-Loisirs et Chapitre.com (qui continue).

A ce titre, les salariés de la librairie qui travaillaient pour France Loisirs à Evreux seront-ils repris dans la nouvelle boutique ? Rien n'est moins sûr !

Autant pour les salariés licenciés que pour la disparition du seul vrai point de culture d'Evreux (Livres, CD, DVD et jeux), les communistes de tout le département déplorent cette fermeture !

Thierry Desfresnes, candidat PCF de rassemblement à gauche à l'élection municipale d'Evreux, ira aujourd'hui à la rencontre des salariés d'Evreux qui occupent les locaux.

Gageons que les communistes et leurs alliés, s'ils obtiennent le mandat de la mairie de 30 mars prochain, auront à coeur de trouver un nouvel occupant pour ces locaux.

Comme le prouve la Fête de l'Humanité, au Bourget comme à Rouen, la culture est une préoccupation majeure des communistes. Question d'émancipation populaire !

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 12:15

Cet article, repris du journal l'Humanité, aurait pu s'intituler "l'enfer du décor" pour une vallée qui se situe dans la même région qu'Hollywood. Il s'intitulait, à l'origine, "Trois leçons de gauche que pourrait retenir Hollande de sa visite dans la Silicon Valley".

On y voit l'autre Amérique, celle que l'on devine dans les séries policières américaines, violente, pauvre.

On y voit aussi une Amréique dont on ne parle jamais, celle des Etats en faillite, des dégâts du libéralisme et de l'évasion fiscale, d'universités, d'écoles et de lycées en difficultés financières. Un peu comme nos universités françaises, depuis la loi Fioraso, ou nos hôpitaux, victimes d'une tarification à l'acte qui plome leurs comptes.

Il est beau le libéralisme et son crédo sur la libre circulation des capitaux et sur la concurrence libre et non faussée !

Il est beau pour Bill Gates et quelques centaines de riches étatsuniens. Il est horrible pour des millions de pauvres et autant de travailleurs pauvres, mal logés et mal payés !

Solidaire


Le président Hollande est ce mercredi en visite dans le berceau de la high-tech. La Californie et ses villes devraient crouler sous les milliards de dollars mais elles sont pourtant étranglées, les inégalités explosent, les services publics, transports et les universités comme Stanford et Berkeley sont en danger. C’est ce que pourrait apprendre François Hollande en visite dans la Silicon Valley, désormais rebaptisée la Homeless Valley (vallée des sans-abris).

La Silicon Valley, c’est 2 millions d’habitants qui travaillent dans les entreprises phares des nouvelles technologies : Apple, Amazon, Intel, Adobe, Microsoft, Google, Facebook et tellement d’autres. C’est aussi une cinquantaine de milliardaire et plusieurs dizaines de milliers de millionnaires qui ont changé la face de la baie de San  Francisco. Une « gentrification » non régulée d’une violence extrême.

Plutôt que des patrons de start-ups, François Hollande pourrait ainsi visiter la Jungle. Le nom de l’un nombreux camp de sans-abris de la vallée, dans lequel quelques centaines de SDF survivent au pied du siège du géant du logiciel Adobe. Des Américains jetés à la rue par des loyers devenus improbables, que rien ni personne ne parvient à encadrer. Ces camps de SDF, il y en a de plus en plus : +25 % en deux ans. Le multimilliardaire Larry Page, fondateur de Google passe devant l’un deux lorsqu’il quitte sa richissime villa pour se rendre à 3 km de là au siège de son entreprise.

En bleu: les sièges d'entreprises, en vert: les villas de milliardaires, en roug

Constater les inégalités extrêmes

Dans cette vallée, un « deux pièces » coûte plus d’un million d’euros. Les travailleurs moyens sont obligés de se loger à des dizaines de kilomètres de leur lieu de travail. Jusqu’à San-Francisco et au-delà. Et les transports publics y dépérissent. Google et consœurs affrètent des bus privés pour leurs propres employés (payés en moyenne l’équivalent de 100 000 euros par an) qui suivent les lignes de bus classiques, mais dans lesquels on trouve la climatisation, des tables et connexions Internet, productivité oblige. A ces mêmes arrêts attendent d’autres travailleurs moins riches (30.000 euros par an le salaire moyen à San Francisco hors Silicon Valley), qui s’entassent dans des bus publics de plus en plus vétustes et engorgés. Les Bus de la ligne 22 sont devenus des lieux d’accueil à SDF, à tel point que la ligne est désormais appelée Hôtel 22.
Les habitants ont manifesté ces dernières semaines contre ces entreprises qui profitent des voies de bus et des arrêts en ne reversant qu’un forfait symbolique (1 dollar par arrêt et par navette) à la municipalité. Ils réclament à ces sociétés plusieurs centaines de millions de dollars pour avoir utilisé des infrastructures publiques sans rien reverser.    

La ruine des services publics et universités

Les Californiens ont très légitimement des craintes sur la survie de leurs services publics. L’Etat de Californie a connu une grave crise budgétaire. C’est que ces entreprises sont expertes dans l’évasion fiscale, y compris sur le territoire américain. Apple, Microsoft, Cisco, Oracle, Harley Davidson et des centaines d’autres profitent du dumping fiscal entre Etats américains et envoient le gros de leurs bénéfices auprès de leur filiale au Nevada ou au Delaware, véritables paradis fiscaux au sein même du pays. Ces groupes profitent de la Silicon Valley, des campus prestigieux de Stanford, de Berkley et même d’UCLA où ils trouvent leurs ingénieurs, mais ne payent que très peu d’impôts.

En Californie ces cinq dernières années, le nombre de fonctionnaires a ainsi été réduit de 30.000, les dotations aux universités, source de la prospérité de l'Etat, ont baissé de 25 %. 1 milliard en moins pour les collèges et lycées publiques, les crèches sont devenues privées. Pour baisser le budget carcéral, l’Etat a également mis dehors 25.000 prisonniers condamnés à des peines légères. La justice a dû accepter d’assigner à domicile des condamnés, avec bracelets électroniques, dans des camps de SDF.

Le nouveau gouverneur démocrate, qui a succédé à Arnold Schwarzenegger, a pu tout de même créer une nouvelle taxe sur les industries high-tech pour freiner le délabrement des universités, ainsi qu’une légère augmentation de l’impôt sur les plus hauts revenus.

Le mythe de la « concurrence libre et non faussée »  

Et c’est avec Pierre Gattaz, le patron du Medef, que François Hollande visite le pays des libertariens. Ceux pour qui l’Etat est l’ennemi n°1 dirigent des entreprises aux capitalisations boursières parfois équivalentes aux PIB de la Pologne ou du Chili. Ces chantres de la non-régulation se sont entendus pour geler les salaires de plus de 100.000 ingénieurs.
Le président français pourrait suivre cette Class Action américaine, qui assigne en justice les patrons de la Valley. Une affaire qui aurait commencé début 2005, entre Apple et Google. Deux patrons qui s’envoient des mails pour se mettre d’accord et inverser la course aux salaires, afin d’arrêter de se « voler » des ingénieurs les uns les autres. Un pacte secret qui a rapidement séduit HP, Adobe, Ebay… Ces 100.000 ingénieurs estiment ainsi que la baisse concertée de leurs revenus représente un manque à gagner de 9 milliards de dollars et les réclament aujourd’hui à ces patrons.
La moralité de ce voyage au pays de l’innovation et de la High-Tech, François Hollande pourrait l’apprendre du chercheur Evgeny Morozov : « l’innovation, ce n’est qu’un euphémisme pour désigner les intérêts financiers des groupes de la Silicon Valley, et non pas un programme économique et social ambitieux ».

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 13:24

Parce qu'elles le valent bien, le groupe L'Oréal vient de racheter pour 6 milliards d'euros d'actions au groupe suisse Nestlé avant de les détruire.

Peu importe au final les raisons stratégiques des uns ou des autres dans cette opération. Le fait est que ce sont 6 milliards d'euros qui ont été dépensés par L'Oréal pour racheter une partie des actions détenues jusque là par le groupe Nestlé et, ensuite, les annulées.

Avoir 6 milliards d'euros de côté pour racheter des actions pour, ensuite, les détruire, ce n'est pas permis à tout le monde ! A l'heure où l'Etat affirme vouloir réduire ses dépenses et cherche du côté des travailleurs comment renflouer les caisses, il y a quand même là matière à reflexion.

D'autant que le géant du cosmétique a dégagé 3 milliards d'euros de bénéfices en 2013 pour un chiffre d'affaires de 23 milliards. On imagine bien que ces 3 milliards iront prioritairement aux actionnaires et au fond de caisse de l'entreprise plutôt que dans les poches des salariés du groupe, qui fabriquent les produits qui font la fortune des actionnaires de L'Oréal !

Pour information, la famille Bettencourt détiendra désormais 33,1 % du capital du groupe L'Oréal. En clair, ce sont les Bettencourt qui toucheront à eux seuls un tiers des dividendes versés aux actionnaires ! 1/3 de tout ou partie de ces 3 milliards d'euros de bénéfice !

Et dire que Sarkozy et les patrons vantent le travail alors que leurs financeurs gagnent de l'argent en dormant ! !...

A côté de L'Oréal, on apprend aussi que les affaires vont bien bien pour les banques Barclays et Société générale. Enfin, elles vont bien pour leurs actionnaires. Moins pour leurs salariés.

La banque britannique Barclays, par exemple, a dégagé un bénéfice net de 540 millions de livres en 2013 (environ 650 millions d'euros) contre une perte nette de 624 millions en 2012. Autant dire que la situation s'améliore nettement.

Par contre, Barclays annonce la suppression de 10 à 12 000 emplois à travers le monde sur un effectif de 140 000. Entre 7 et 9 % de salariés en moins !

Pour expliquer cette saignée, la direction de la banque explique que sa banque d'affaire à plomber son chiffre d'affaire annuel (mais pas ses bénéfices comme on l'a vu !). Par contre, elle ne parle pas du scandale Libor qui l'a mis en mauvaise position !?

Encore une fois, les erreurs stratégiques et les magouilles d'une direction retombent uniquement sur les salariés pour permettre aux actionnaires de retrouver leurs dividendes ! C'est ça le capitalisme !... N'est-ce pas Cazeneuve ?

La banque française Société Générale annonce elle avoir presque triplé son bénéfice net en 2013 par rapport à 2012. Avec 2,18 milliards d'euros, son bénéfice progresse effectivement de 175 % !

Les actionnaires devraient toucher 1 euro de dividende par action contre 0,45 euro l'an dernier pour une action dont le cours navigue entre 46 et 47 euros. C'est un peu plus de 2 % de rendement. Pas mal par rapport au Livret A !

N'oublions pas que la Banque française souhaitait fermer une dizaine d'agences en France en 2013 et supprimer quelques 700 emplois. En 2012, c'étaient 1 500 dont 800 en France.

Les cours "d'économie capitaliste pour les nuls" que rabâchent ensemble nos médias, les "experts" libéraux qui trustent les émissions et nos politiciens de droite ou néo-libéraux du PS, se basent tous sur l'argument qu'une entreprise ne peut embaucher que si elle est bénéficiaire.

On voit bien que, pour le secteur bancaire notamment, il n'y a aucun lien entre bénéfices des entreprises et emplois.

Comme le démontrait déjà Marx à la fin du XIXème siècle, le capitalisme pousse à la concentration des richesses (accumulation capitaliste) dans les mains des capitalistes, qu'ils soient propriétaires ou actionnaires des entreprises, au détriment de l'immense masse de la population qui vit de son travail, qu'il s'agisse de travail salarié ou de travail indépendant.

Le géant du cosmétique L'Oréal se permet aujourd'hui de détruire des actions, de gaspiller 6 milliards d'euros, alors que tant d'efforts sont demandés aux français, y compris aux salariés de ce groupe.

Les actionnaires et grands patrons des grandes entreprises se répartissent des sommes fabuleuses (43 milliards d'euros pour les actionnaires du CAC40) pendant que l'Etat réduit ses prestations, détruit de l'emploi et des services publics pour pouvoir compenser les cadeaux fiscaux qu'il fait aux entreprises.

Au final, en entreprise comme au niveau de l'Etat, ce sont les travailleurs, salariés et inédpendants, qui paient pour les actionnaires et grands patrons du privé.

Un vrai gouvernement de gauche irait taper à la porte de ces géants de l'économie et de leurs grands actionnaires, Liliane Bettencourt en tête, pour exiger qu'ils redistribuent une part conséquente de leurs énormes bénéfices dans le pot commun, que ce soit sous forme d'impôts pour l'Etat et les collectivités locales ou sous forme de hausses salariales pour remercier ceux qui produisent leurs richesses.

Si seulement il y avait un gouvernement de gauche en France ! ! ...

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 11:51

Nouvelle offensive de la France réactionnaire contre l'Education nationale et la lecture.

Comme dans un mauvais rêve, une mauvaise réédition de l'Histoire, l'extrême-droite morale monopolise l'actualité, s'arroge le droit de dicter à l'Education nationale ce qu'elle doit enseigner et quels livres doivent être retirés des rayons des bibliothèques.

Pour ceux qui n'ont pas lu Fahrenheit 451 de Ray Bradbury ou vu le film de François Truffaut, il est encore temps de connaître ces classiques de l'anticipation où une société interdit les livres, brûle ceux qui existent encore.

Comme en Allemagne dans les années 30, sous le nazisme, la destruction d'oeuvres littéraires jugées décadentes est-elle bientôt proche en France ?

Non contents de continuer à dénoncer le mariage pour tous, dans un grand élan d'homophobie assumée, la droite réactionnaire tente de destabiliser l'Education nationale depuis plusieurs semaines, notamment au travers du véritable délire paranoïaque autour d'une théorie du genre dont personne n'a jamais annoncé l'enseignement en France.

C'est que chez les réac', catholiques et musulmans intégristes, néo-nazis et, malheureusement, franges conservatrices de l'UMP, on ne supporte décidément pas l'idée qu'hommes et femmes puissent avoir les mêmes droits, que les femmes puissent concevoir seules leur vie, sans père ou mari pour les commander. Car, au final, c'est bien de cela dont il s'agit.

Dernier délire en date, c'est la mise en avant d'un livre dédramatisant la nudité pour montrer qu'il y a finalement égalité de tous face à la nature. La droite ultra a été chercher un livre publié depuis des années et présent dans une liste d'ouvrages "conseillés" aux enseignants dans l'académie Drôme - Ardèche, pour lancer une nouvelle cabale contre l'Education nationale !

Mieux, les leaders de la Marche pour Tous menacent désormais les élus qui oseraient maintenir dans leurs bibliothèques municipales une liste d'ouvrages à destination des enfants et traitant de l'homosexualité.

Mais où va t-on ? De quel droit ces organisations sectaires (dans le sens large du terme) se donnent-elles le droit de censurer des oeuvres publiques et autorisées par la justice comme par la société ?

Reculer sur ces oeuvres, c'est capituler et permettre à cette droite morale d'avancer d'autres pions, d'exiger de nouveaux interdits !

Dans cette bataille pour la liberté de penser et la liberté de publier, ce qui est inquiétant, c'est de voir un leader majeur de l'UMP, droite dite "républicaine" appeler lui aussi à l'autodafé sans qu'aucun autre leader de droite ne dénonce ou contredise ses propos !

Ce qui est parallèlement inquiétant, c'est que les médias relaient des menaces qui, jusqu'à aujourd'hui, n'auraient même pas mériter un entrefilet dans les rubriques faits divers des journaux. Ce faisant, les médias donnent de l'importance, du poids et de la valeur aux exigences des ces organisations radicales de droite. Ils les amplifient.

Peut-être est-il temps de résister à cette résurgence putride de la haine et de l'intolérance, de ce mouvement de convergence de toutes les extrêmes-droites, religieuses, morales et politiques ?

La France de 1934 et 1936  a su faire front face aux assauts d'une extrême-droite française violente.

Il est encore temps. Mais pour combien de temps ?


Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs, je n'ai rien dit, je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai rien dit, je n'étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher. Et il ne restait personne pour protester...

Pasteur Martin Niemoller (1892-1984), Dachau 1942

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 11:51

Le leitmotiv libéral contre les dépenses publiques est repris en boucle par nos gouvernements, de droite comme socialistes.

Alors ? Utiles ou utiles les dépenses publiques ? Utiles ou inutiles les services publics ? Les fonctionnaires ?

A en croire le Parti socialiste au gouvernement, il faut tailler dans le dépense publique donc dans les services publics et les effectifs de fonctionnaires. Le PS poursuit sa mue libérale et s'approprie un discours et des valeurs de droite.

Pourtant, encore dans l'opposition début 2014, le PS et son candidat Hollande n'avaient pas de mots assez durs pour dénoncer les politiques de Sarkozy et de l'UMP contre les investissements publics et contre le non-remplacement d'un départ en retraite sur deux dans la Fonction publique !

Il y a même eu un voeu de voter par la majorité socialiste en session du Conseil général sur ces questions ! C'était, il est vrai, sous Sarkozy !

Aujourd'hui, le gouvernement décide de diminuer de 1,5 milliards d'euros par an et dès 2014 les dotations de l'Etat aux collectivités locales, régions, départements et communes. Autant d'argent en moins pour les usagers, pour les territoires et pour les entreprises locales ! Car, n'oublions pas que 70 % des investissements publics sont réalisés par les collectivités locales !

Ces 1,5 milliards, ce n'est pas que de l'argent public "économisé", c'est bien de l'investissement utile qui ne sera pas fait : pour les routes, les collèges et lycées, la vie sportive et associative, l'environnement, l'aide aux personnes âgées ou handicapées, l'investissement économique et les infrastructures comme l'internet, l'équipement des collectivités,... bref ! Des tonnes de dépenses qui servent quotidiennement à chacun d'entre nous et à nos proches !

Côté services publics et fonctionnaires, c'est la même chose !

Les sondages sont contradictoires et les français ont beau être harcelés psychologiquement, dressés à haïr les fonctionnaires, il y a quand même une majorité de français qui s'inquiète de la dégradation de l'enseignement, du manque de moyen des hôpitaux, quand on ne les ferme pas tout simplement, de la lenteur de la justice, du manque de policiers, des services publics qui perdent en réactivité, CAF, Sécu, Impôts, etc.

Le discours anti-services publics et anti-fonctionnaires s'oppose aux besoins croissants de nos concitoyens en services de proximité, en mécanismes de solidarité.

Qui peut accepter une fermeture d'école, de bureau de poste, de gendarmerie ou de perception dans sa commune ? Qui souhaite voir disparaître la maternité ou la chirurgie de l'hôpital voisin ? Qui peut souhaiter avoir moins de pompiers, moins d'agents EDF, moins d'agents des routes, notamment en ces temps météorologiques perturbés où ces services publics sont en pointe pour aider les bretons, les habitants du sud-ouest ou du Var sous les eaux ?

Nos concitoyens savent bien que ce sont les agents des services publics qui se dévouent pour aider les sinsitrés. Quelqu'un a t-il vu des agents de Véolia, de Vinci, de Bouyghes, de SFR ou d'une autre grande entreprise privée intervenir bénévolement dans ces régions ? Non.

Le problème n'est pas dans l'esprit de solidarité des personnels de ces entreprises, mais dans les missions que leur attribuent leurs directions. Une entreprise privée fait des affaires, des bénéfices. Elle ne fait ni dans le social, ni dans l'humanitaire !

C'est toute la différence avec le service public et c'est pour cela que réfléchir uniquement en termes de bilan financier, de comptabilité, pour une entreprise publique ou une collectivité locale, c'est faire fausse route. Volontairement.

Quand le Département verse une subvention pour reconstruire des classes d'école dans un village ou pour améliorer la sécurité routière aux entrées d'un hameau, elle ne réfléchit pas rentabilité mais "bien public", "intérêt commun" !

Oui ! Il faut surveiller la dépense publique !

Il faut la surveiller non pas pour la réduire mais pour la rendre efficace, permettre de mener plusieurs opérations utiles avec la même quantité d'argent.

Réduire la dépense publique en réduisant l'argent disponible, c'est supprimer des investissements utiles à tous, à "l'intérêt commun", et c'est réduire aussi les contrats passés avec les entreprises locales, de travaux publics, d'artisanat, de commerce !

Et réduire l'emploi public, en ne renouvelant pas les postes laissés vacants par ceux qui partent en retraite, c'est jouer contre le service public et contre l'emploi ! Contre le service public car, logiquement, les missions remplies par le salarié qui part en retraite ne peuvent être menées complètement par ceux qui restent et qui doivent, déjà, mener les leurs. Contre l'emploi parce que tout emploi de fonctionnaire non renouvelé, c'est un emploi en moins pour un jeune en recherche d'emploi !

Et que dire des blocages de salaires que subissent les fonctionnaires depuis Sarkozy et aujourd'hui encore, malgré le changement théorique de majorité !

Les propos de Vincent Peillon sur le blocage des évolutions de carrière dans l'Education nationale (pour l'instant) ne sont pas là pour rassurer les personnels enseignants et non enseignants de cet important ministère. Ni pour les motiver !

1 milliard d'euros d'économie, certes ! Mais 1 milliard d'euros d'économie sur le dos des personnels !

C'est autant de pouvoir d'achat en moins pour les enseignants et les personnels de l'Education nationale donc 1 milliard de moins en aliments, en courses diverses, en équipement des ménages, en dépenses de loisirs... donc moins d'argent pour notre économie.

Réduire la dépense public, c'est ralentir l'investissement donc l'économie de nos territoires !

Réduire les salaires et le nombre de postes de fonctionnaires, c'est aussi réduire la croissance donc l'économie française !

Réduire le nombre de fonctionnaires, c'est accroître le chômage !

Réduire les services publics, c'est affaiblir les familles en difficultés, les personne fragiles, les territoires ruraux, et laisser au privé des services autrefois gratuits !

Finalement, le seul intérêt de cette course à la réduction de l'investissement public, c'est de laisser le champs libre au secteur privé qui va monnayer chèrement ces services, et c'est trouver un nouvel argument pour financer de nouvelles réductions d'impôts... pour les entreprises.

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:56

Merci aux visiteurs de ce site, aux abonnés notamment !

Grâce à vous, ce blog atteind la 73ème place nationale dans la catagorie "Société" selon le compteur ebuzzing !

C'est le meilleur classement de ce blog depuis l'été 2012 !

Cela va de paire avec le classement "général" qui nous classe au 1 536ème rang français.

On peut trouver ce classement modeste mais notre blog, bien que régulièrement mis à jour, ne bénéficie pas d'un relais national important, comme d'autres, et les blogs communistes sont moins en vue que d'autres catégories politiques.

Et puis, que de chemin parcouru depuis avril 2009 et notre 49 827ème rang ! Il aura fallu attendre juillet 2010 pour entrer dans les 10 000 premiers blogs de France et septembre 2011 pour entrer définitivement dans les premiers 5 000.

Actualité politique, locale, française ou internationale, sujets d'économie ou de société, les communistes qui animent ce blog autour d'Andrée OGER, cherchent avant tout à donner une information différente, libérée des contraintes de marché et des donneurs d'ordres privés des médias traditionnels, pour apporter un éclairage communiste, ouvrier, sur les sujets majeurs de l'actualité.

Merci encore aux lecteurs de ce blog ! N'hésitez pas à le faire connaître !

Un jour peut-être, ce blog entrera t-il dans les 100 premiers du classement ?...

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 12:33

On savait que toute référence au marxisme avait été abandonnée par le Parti socialiste. Mais, on apprend aujourd'hui que ce sont toutes les théories économiques qui ont dû être abandonnées en même temps !

Dans une brillante interview à BFM, hier, Bernard Cazeneuve, ministre du budget de Jean-Marc Ayrault, réussi à prendre de la hauteur sur les questions économiques. Une hauteur stratosphérique ! Il a en effet osé cette véritable perle : « L’entreprise, ce n’est pas un lieu d’exploitation, ce n’est pas un lieu d’accumulation de profits ». Pour sa propre édification le lecteur suspicieux pourra consommer avec modération la vidéo de ce moment.

La conversion au libéralisme de la direction du Parti Autrefois Socialiste n'explique pas tout. Il y a quand même des réalités qu'on ne peut pas nier.

Que le ministre "socialiste" du budget en arrive à nier l'entreprise comme lieu d'exploitation, c'est navrant mais conforme au virage libéral du PS. Nier l'exploitation, c'est renier tout bonnement une base idéologique propre à tous les partis de gauche depuis toujours.

Mais que ce ministre, qui a en charge le budget, rappelons-le, affirme que l'entreprise n'est pas un lieu d'accumulation de profts, on sombre dans le dogmatisme détaché du réel !

Car, même le plus convaincu des libéraux, au MEDEF, dans la presse ou à droite, assume et affirme qu'une entreprise se doit de faire des bénéfices. C'est d'ailleurs l'excuse passe-partout pour justifier licenciements, délocalisations et fermetures d'entreprises ! C'est désormais aussi un critère d'efficacité attribué aux états et aux collectivités par les pourfendeurs des déficits publics : tout doit être rentable ! Tout doit générer des profits !

Qu'un ministre du budget, lui même pris au piège des dogmes de l'équilibre budgétaire, en arrive à nier l'essence même du capitalisme, sonne comme un aveu de déconnexion complète de la réalité. Ou alors, il s'agit de propos politiciens qui visent à endormir les citoyens sur la réalité du monde de l'entreprise et à réaffirmer aux milieux d'affaires que ce gouvernement ne fera rien pour s'attaquer aux bénéfices records qu'elles engrangent... puisque cet argent n'existe pas !

Le capital est au coeur du système économique mondial auquel il a donné son nom. Le profit, ou bénéfice, est le moteur du système capitaliste. C'est aujourd'hui le seul critère de survie des entreprises et l'augmentation chaque année des bénéfices, donc de la part de dividendes redistribuée aux actionnaires, est désormais une obligation.

Cazeneuve définit un monde sans exploitation et sans profits au sein de l'entreprise qui n'existe pas. Un monde de bisounours où patrons et salariés sont du même côté, comme à la belle époque des corporations professionnelles.

On comprend mieux le mépris de ce gouvernement pour les syndicats de travailleurs et l'oreille attentive qu'il tend aux exigences du syndicat patronal, le MEDEF.

Et non ! Ce monde" parfait" n'existe pas.

Le salarié dans l'entreprise n'est pas l'égal de sa hiérarchie, encore moins de son patron.

Le salarié travaille pour payer son salaire et pour dégager une marge financière sur ce travail dans le but de rémunérer les actionnaires. C'est l'exploitation de son travail et cette exploitation permet de dégager des profits.

La soumission complète de ce gouvernement aux lois du marché capitaliste amène ses membres à affirmer des contre-vérités évidentes pour montrer à quel point il rejette tout ce qui pourrait le rattacher à son passé socialiste. Quitte à dire des absurdités grotesques.

La réalité est pourtant là.

L'entreprise est et a toujours été un lieu d'exploitation, un lieu de rapport de force où ceux qui détiennent le capital de l'entreprise, les patrons, les actionnaires, les "capitalistes", cherchent à maximaliser leurs profits au détriment des salariés, ceux qui produisent les richesses de l'entreprise et vivent uniquement de leur propre travail.

C'est le B-A-BA du capitalisme. Il faudrait réviser vos basiques, monsieur Bernard Cazeneuve !

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 08:56

Ce jeudi 6 février, à 14 heures à Evreux, il sera question d'emploi, de salaires, de protection sociale, de retraite.

A l'appel de la CGT, une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle est organisée pour, une nouvelle fois, faire revenir sur le devant de l'actualité les thèmes majeurs des emplois, des salaires, des retraites et de la protection sociale.

Si la droite radicale et les religieux tentent d'occuper la rue ces derniers temps autour de thèmes sociétaux, pour catalyser le mécontentement populaire autour d'exigences rétrogrades, les travailleurs et leurs syndicats doivent ramener les questions majeures au centre de l'actualité : doit-on continuer en France à appliquer une politique d'austérité dont l'inefficacité est prouvée autant en termes de réduction des déficits budgétaires que de croissance économique ?

Les communistes, qui ont soutenu la candidature de Jean-Luc Mélenchon aux Présidentielles 2012, dans le cadre du Front de Gauche répondent NON : assez d'austérité ! Non aux cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et à une TVA en hausse pour les salariés ! Oui à une relance par l'emploi stable et la hausse des salaires et pensions !

Nous serons donc au côté des militants et salariés qui seront en grève, à côté de ceux qui manifesteront !

Peuple de France ! Face aux promesses non tenues, relève la tête et exprime-toi !

Tous dans la rue ce jeudi !

Rendez-vous à 14 heures à Evreux,

devant la Bourse du Travail, rue de l'Ardèche

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 10:51

Une étude officielle met en évidence le rôle des loisirs dans la réussite scolaire.

C'est une étude du Département de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance, au Ministère de l’Education Nationale, qui vaut de l'or ! En 2011, ce sont 27 000 collégiens de troisième qui ont été interrogés sur leurs pratiques de loisirs.

Activités du soir, loisirs de fin de semaine, l'étude a permis de mettre en évidence de poids important des loisirs "numériques" (télévision, internet, SMS, jeux vidéos) par rapport aux activités sportives ou à la lecture.

Dans les activités pratiquées quasi quotidiennement, les deux activités les plus fréquemment pratiqués par les adolescents de 14 ans (et demi) sont l’écoute des musiques actuelles, rock, hip-hop, etc. (79 %) et de téléphoner ou d’envoyer des SMS (78 %). Vient ensuite la communication par internet avec ses ami (e) s (73 %), par exemple avec Facebook. La quatrième activité au dessus de 50 % est la navigation sur internet (61 %). Les autres loisirs concernent la téléréalité (42 %), la recherche d’infos people sur internet, les chansons et les films d’action/policier/fantastiques.

Le premier loisir d’une activité réelle et non virtuelle, les activités physiques ou sportives n’apparaissent qu’à une fréquence de 26 %.

Pour les activités pratiquées chaque semaine, quatre activités dominent aux environs de 90 % : l’écoute des musiques actuelles, le téléphone et SMS, Internet pour la communication et la navigation sur Internet. Viennent ensuite aux environs de 75 % les activités physiques et sportives, les émissions de téléréalité et les films d’action. Parmi ces huit activités au-dessus de 75 %, sept sont des loisirs numériques, musique, téléphone, internet et télévision.

Parmi les activités des adolescents, on trouve, par ordre décroissant, des activités comme voir des copains et copines (68 %), écouter des chansons ou variétés françaises (58 %), regarder des films ou séries comiques (56 %), dessins animés (53 %), des sports (à la télévision, 47 %), jouer aux jeux vidéo d’action (44 %). La lecture n’apparaît pas comme une activité préférée, et c’est le journal ou magazine d’actualités qui sont préférés (34 %) ; viennent ensuite les bandes dessinées (et/ou mangas, comics, 31 %) qui sont lus plus fréquemment que les revues sur l’histoire ou les sciences (22 %) ou les œuvres littéraires de grands auteurs français ou étrangers (16 %). Enfin d’autres activités sont très rares comme de participer à des associations de jeunes ou aller au théâtre (2 %).

Mieux vaut lire que regarder des émissions de téléréalité !

Quand on regarde l'effet de ces différentes pratiques sur l'acquisition de connaissances et sur les perfomarmances cognitives ("intélectuelles", au sens large), es résultats montrent clairement les loisirs positifs ou négatifs pour les performances cognitives scolaires.

La lecture est la plus bénéfique, puisque les changements liés à une pratique fréquente sont favorables à tous les tests, notamment à la compréhension (+10%) et surtout à l’acquisition de connaissances (+20%).

Les jeux vidéo n’ont pas d’influence, et notamment, aucune amélioration pour le raisonnement (quoi qu'en disent certains chercheurs) mais, à l'’inverse, jouer aux jeux vidéo (action, combat, plateforme) n’a pas non plus d’incidence négative.

Téléphoner très souvent a une incidence mais faible, sauf pour l’acquisition des connaissances de ceux qui téléphonent (ou envoient des SMS) (-10 %).

Mais c’est le visionnage très fréquent des programmes de téléréalité (et également les séries romantiques) qui a l’impact le plus négatif sur les performances cognitives et scolaires, de -11 % pour les maths à -16 % pour les connaissances !

En clair, un élève qui lit beaucoup, a de meilleurs résultats qu'un élève qui préfère consommer des émissions de téléréalité !

Mais que lire ?

La raison principale qui explique l'impact positif de la lecture sur la réussite scolaire, c'est la richesse de vocabulaire.

Hayes and Ahrens (1988 ; Cunningham & Stanovich, 1998) ont montré un nombre de 1 000 mots différents en moyenne dans des livres mais jusqu’à 4 000 mots différents dans des magazines scientifiques. Même le vocabulaire de bandes dessinées (867) est plus riche que celui d’émissions populaires en prime time pour les adultes (598 mots) ! Allo quoi ?!!...

Sans compter que la pratique de la lecture facilite la compréhension des textes lus en classe, des énoncés de problèmes (même en maths !) et des leçons à réviser !

Cette étude permet aussi de répondre en partie à une question que se posent certains parents : qu'est-ce qui peut permettre à une famille d'aider ses enfants à réussir à l'école quand elle n'a pas les moyens de leur payer des cours particuliers ?

Et oui ! Même sans études et sans argent, on peut aider nos enfants à l'école ! Tout simplement en les incitant à lire ! Même des bandes dessinés ou des mangas ! Mieux si c'est des romans mais bon !

Ce qui est sûr, c'est que les enfants de riches ne doivent certainement pas passer leurs soirées devant la télé à regarder The Voice ou la Nouvelle Star ! Les cours particuliers y sont de mise !

S'il ne faut pas brider nos enfants et leur mettre la pression, veillons à ce qu'ils pratiquent des activités qui leur permettent d'avoir une vie sociale, hors de leur chambre, éventuellement sportive, mais surtout culturelle ! Les bibliothèques et médiathèques sont là pour ça !

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