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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 10:26

La méthode Coué est à l'honneur du côté de ce qui reste de la majorité municipale à Evreux.

C'est le Paris-Normandie de jeudi dernier qui m'a fait réagir ! En page 9, socialistes et écologistes réagissent à l'annonce de la présence d'une liste soutenue par les communistes aux Municipales de mars à Evreux. Et leurs réactions sont assez méprisantes.

Que le PS et leurs partenaires au gouvernement, écologistes et radicaux, se serrent les coudes autour du maire sortant, Michel Champredon, c'est normal. D'accord nationalement, ils sont d'accord localement. Point.

Mais, les six ans passés ont montré de nombreuses fois les points de désaccords profonds des élus communistes et d'une partie des élus de gauche avec le maire actuel et son équipe.

Logique donc que les communistes souhaitent porter un programme alternatif sur une liste qu'ils ne partageront pas avec ceux avec qui ils sont en désaccords. C'est une question d'honnêteté vis-à-vis des électeurs mais aussi une question d'honnêteté personnelle !

D'évidence, certans ont du mal à comprendre cette notion d'honnêteté en politique ! Pour les socialistes comme les écologistes, ce serait uniquement par "souci d'exister" que les communistes feraient bande à part ! Quelle pauvreté intellectuelle !

D'abord, il ne s'agit nullement d'une liste communiste mais bien d'une liste de rassemblement à gauche soutenue, bien évidemment, par les communistes, mais aussi par le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon et de nombreux ébroïciens engagés dans le milieu associatif et même... par certains socialistes connus !

Evidemment, l'ex-directeur de cabinet de Michel Champredon, récemment bombardé au Cabinet du maire de Val-de-Reuil, et responsable socialiste... à Evreux (on s'y perd un peu !), Timour Veyri, sort l'argument habituel de la "division" à gauche qui risquerait de faire basculer la mairie à droite !

Eh Timour ! Rien ne t'empêche de retirer ta liste !.... Et oui ! Pourquoi nous ?

Le coup de la division, on nous la fait à chaque élection ! Il faudrait désormais qu'aucun candidat de gauche ne se présente là où se présente déjà un candidat socialiste ! Si ça ressemble pas au principe du parti unique ?... On n'en est pas loin, en tout cas !

Toujours aussi loin des réalités, l'analyse du premier des socialistes ébroïciens voit dans les "derniers scrutins", un poids des communistes qui serait insignifiant.

Passons sur Thierry Quennehen, grand leader populaire d'Europe Ecologie Les Verts sur Evreux, qui considère les communistes "en perte de vitesse" : il faudra qu'il nous rappelle les derniers résultats locaux et nationaux des candidats de son mouvement et les effectifs de son parti sur l'Agglo, qu'on rigole un peu ! Pour rappel, Thierry, Eva Joly a fait 2,62 % aux Présidentielles sur la ville : sacrée vitesse !...

En tout cas, nos grands analystes politiques oublient les 12,35 % de Jean-Luc Mélenchon aux Présidentielles de 2012 sur Evreux !

Et si Sandrine Cocagne et Thierry Desfresnes ont obtenu 8,50 % des voix sur Evreux-sud tandis que Valéry Beuriot et Laurence Chapelle 6,20 % sur Evreux-Nord, c'est dans le contexte législatif actuel, particulièrement favorable au parti du président sortant puisque les Législatives sont désormais subordonnées aux Présidentielles.

Encore une fois, socialistes, radis-caux et écologistes qui se partagent les rênes du gouvernement, avec le bilan politique désastreux qu'on connait, devraient regarder les résultats électoraux de leurs candidats aux élections partielles depuis juin 2012 et les sondages pour les prochaines élections ! Ils seraient certainement un peu plus modestes et mesurés dans leurs propos.

Il suffit enfin de faire un tour en ville, de discuter avec les commerçants ou les automobilistes pour se rendre compte que Michel Champredon et son équipe ont aujourd'hui une popularité au plus bas. Si la ville bascule à droite, ce ne sera pas la faute aux communistes !

D'ailleurs, cela fait des années désormais que nos 8 élus sortants tirent la sonnette d'alarme et appellent le reste de la majorité à changer de politique et à changer de méthode. En vain.

C'est ce que Thierry Quennehen appelle "faire cavalier seul" !

Pour ma part, je dirais que c'est refuser d'être "un mouton de Panurge" qui se jette à la mer en suivant le premier du troupeau, comme dans la farce de Rabelais.

La campagne électorale ne fait que commencer et personne ne peut prédire ce que feront les électeurs.

Pour leur part, les communistes ont choisi d'être logique avec leurs idées et les affrontements des années passées avec le maire sortant en faisant liste à part, mais toujours dans le souci de rassembler largement sur un programme progressiste.

Il est à craindre malheureusement que quelque soit leur résultat, les partisans du maire sortant ne tirent aucune leçon du scrutin. Qu'ils gagnent et ils auront la grosse tête ! Qu'ils perdent et se sera la faute à quelqu'un d'autre, au contexte national ou à la météo !

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 10:44

Nelson Mandela, homme d'exception, combattant obstiné pour l'égalité et la paix.

C'est une page de l'Histoire de l'Humanité entière qui se tourne.

Nelson Mandela, par son combat et ses valeurs, a dépassé le cadre sud-africain pour devenir un symbole pour tous les humanistes, pour tous les militants de la solidarité, de l'égalité et de la paix.

Nelson-Mandela 1Fils d'une famille royale Xhosa, l'un des grands peuples sud-africains, Mandela n'aura eu de cesse de mener le combat pour l'émancipation non seulement des noirs d'Afrique du Sud, mais aussi de tous les sud-africains opprimés par un système capitaliste qui s'appuyait sur l'oppression raciale.

En ce sens, Mandela est devenu aussi la clé de voûte de la réconciliation nationale en Afrique du Sud, à sa libération, le 11 février 1990, après 27 ans de prison dans des conditions d'isolement particulièrement dures.

Pas de haine chez cet homme. Sa clairvoyance, son intelligence auront éviter le pire dans une Afrique du Sud qui aurait pu sombrer dans un déchaînement de rancœurs.

Mandela, ce n'est pas un combat solitaire. C'est le combat de tout un peuple autour de l'ANC (le Congrès National Africain) regroupant les opposants à l'Apartheid, noirs, blancs, indiens ou métis. C'est aussi l'union avec le SACP, le Parti communiste sud-africain, particulièrement puissant, et le COSATU, la grande centrale syndicale du pays. anc sacp cosatu

Le combat contre le régime raciste d'Afrique du Sud, c'est aussi un combat international relayé fortement par les communistes de France.

En 1984, 200 jeunes communistes envahissent l'ambassade d'Afrique du Sud, début d'une campagne de fonds pour le boycott de l'Afrique du Sud et la libération de Nelson Mandela.

Le 1er juin 1985, ce fut le rassemblement de 60 000 jeunes à Beaubourg puis un vote national, pour exiger le boycott, recueillant 600 000 signatures de lycéens et étudiants.

Albertini - Manif 1985Le 20 mars 86, Pierre-André Albertini, jeune coopérant français originaire d'Evreux, est condamné à 4 ans de prison par le régime de Prétoria pour avoir sympathisé avec la cause des combattants pour la liberté. S'engage alors une campagne redoublée de la JC et des communistes eurois. Plusieurs manifestations sont organisées à Evreux !
9 mai 87, nouvelle manif nationale au Trocadero pour Mandela et Albertini. Pierre-André sera libéré en septembre ! Il reviendra à Evreux, où vivent toujours ses parents et où sa fille est conseillère municipale (Bisou Alice !).
Mars 88, Dulcie September, représentante de l'ANC en France, est assassinée à Paris. L'émotion est forte et les manifs nombreuses.

Inconnu en France en 1985, Nelson Mandela devient une icône de la jeunesse et des milieux progressistes.

La pression populaire oblige les pays occidentaux, soutiens zélés au régime raciste de Prétoria, à suspendre d'abord les ventes d'armes avec l'Afrique du Sud, puis de nombreuses autres collaborations économiques et militaires. Les peuples boycottent de plus en plus les produits sud-africains, obligeant le régime a cherché une porte de sortie.

Ce sera donc fait le 11 février 1990 avec la libération de Nelson mandela, devant les caméras du monde entier. Un grand moment de télévision. Nelson-Mandela 2

Rapidement, les règles de l'Apartheid tombent, malgré les réticences des plus acharnés de l'extrême-droite boer.

L'ANC, légalisée, remporte haut la main les élections. Elle les remportera toujours depuis.

La lutte des races enfin abandonnée, c'est la lutte des classes qui reprend enfin sa place !

L'Afrique du sud d'aujourd'hui a beaucoup changé mais les richesses restent concentrées dans les mains d'une petite minorité, en majorité blanche malgré l'émergence d'une bourgeoisie noire.

Le combat d'aujourd'hui, notamment des syndicalistes du COSATU et des communistes du SACP est de poursuivre l'œuvre d'émancipation longuement et superbement portée par Nelson Mandela. Une émancipation sociale, cette fois-ci.

La "nation arc-en-ciel" peut être fière de Nelson Mandela.

Elle lui rendrait honneur en poursuivant son combat.

Pour notre part, fiers de nos engagements anti-Apartheid, nous exprimons notre tristesse auprès des sud-africains, de nos camarades militants anticolonialistes.

Et si le combat n'est pas terminé en Afrique-du-Sud, nos yeux se tournent aujourd'hui vers la Palestine, qui vit aussi sous un régime d'Apartheid et de violence, de la part de l'occupant israélien, et vers le Sahara Occidental, dont le peuple est lui aussi opprimé par l'occupant marocian depuis 1976.

Amandla !

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 09:26

Alors que le Parti socialiste était dans l'opposition, François Hollande et Jean marc Ayrault, simple députés, prenaient position contre la "TVA Sarkozy", c'est à dire contre la hausse de la TVA qu'ils qualifiaient d'injuste.

Mais ça c'était en 2012 ! Depuis leur arrivée aux commandes du pays, les actes n'ont pas suivi, loin de là ! Sur le sujet de la TVA, ce sont eux qui s'apprêtent désormais à l'augmenter au 1er janvier 2014 !

Et ils se demandent pourquoi les français ne leur font plus confiance ?

Pour mémoire, nous vous mettons dans cet article, un florilège d'affiches, promesses, petites phrases et autres issues des responsables socialistes de 2012 dénonçant la "TVA sociale" de Sarkozy.

Comme pour la réforme des retraites Fillon-Sarkozy, qu'ils ont combattu en son temps pour en produire une qui amplifie le recul social de la précédente, ou comme pour les cadeaux fiscaux aux grandes entreprises (ni aux PME, ni aux artisans !), leur politique a bien du mal à se différencier de celle de l'UMP et de l'UDI sur le fonds.

Si la droite et le grand patronat réussissent à imposer leurs vues à ce gouvernement, c'est certainement par manque de cohésion, de solidarité, du monde du travail.

Salariés du public comme du privé, travailleurs indépendants, petits artisans et même patrons de PME, nos intérêts sont les mêmes ! Face aux géants de l'économie que sont les grandes banques, les géants de la distribution et quelques grands groupes industriels internationaux, notre intérêt à tous est de renforcer notre économie en la réindustrialisant, en fournissant des emplois durables et bien rémunérés, en garantissant à tous un système de santé et de retraite de qualité.

On est loin des politiques menées en France et dans les grands blocs capitalistes mondiaux, Europe ou Amérique du Nord !

De même, travailleurs peu qualifiés, ouvriers, techniciens ou ingénieurs, de la production industrielle comme des services, publics et privés, travailleurs français ou immigrés, nos intérêts sont également communs. Ne nous laissons pas diviser, saucissonner en catégories que certains partis opposent pour stériliser tout mouvement collectif, toute cohérence des luttes !

Le Parti communiste, avec le Front de Gauche, a lancé une grande campagne autour de la fiscalité, notamment contre cette honteuse hausse de la TVA et pour faire participer plus fortement les hauts revenus et la spéculation aux budgets collectifs.

Soutenez cette campagne ! Relayez-là !

C'est un combat commun qui nous concerne tous, par le biais de notre pouvoir d'achat, du financement des services publics, de la Sécu et des Retraites, et du financement des investissements publics, dans les transports, la santé ou l'économie.

Une affiche du PS contre la hausse de la TVA (2012)
Une affiche du PS contre la hausse de la TVA (2012)

Le tweet indigné de JM Ayrault alors député d'opposition (2012)
Le tweet indigné de JM Ayrault alors député d'opposition (2012)

La promesse du candidat François Hollande (2012)
La promesse du candidat François Hollande (2012)
La campagne du PS (2012)
La campagne du PS (2012)

Le meilleurs pour la fin ! Et pour finir, avec les jeunes loups du MJS : "La droite c'est la TVA" ... on peut rajouter, le PS aussi
Et pour finir, avec les jeunes loups du MJS : "La droite c'est la TVA" ... on peut rajouter, le PS aussi

Florilège de matériel du Parti socialiste sur la TVA en 2012 :

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 11:46

La France recule dans le domaine éducatif. Un effet des politiques de restriction dans l'enseignement ?

Une étude internationale de l'OCDE nommée "Programme international pour le suivi des acquis des élèves" (PISA), publiée tous les trois ans et réalisée dans 65 pays ou économies, montre une France qui recule globalement dans le classement mondial, mais, surtout, une France où les inégalités sociales se retrouvent fortement dans l'éducation.

Ainsi, la France se classe dans la moyenne en maths (25e) comme en sciences (26e) et légèrement au-dessus de la moyenne en compréhension de l'écrit (21e). Mais l'OCDE tire la sonnette d'alarme sur les inégalités.

Si l'Hexagone compte "à peu près autant d'élèves très performants" en maths par rapport à 2003, il a aussi "beaucoup plus d'élèves en difficulté", ce qui "sous-entend que le système s'est dégradé principalement par le bas entre 2003 et 2012". Les inégalités se sont "surtout aggravées entre 2003 et 2006". En clair, sous l'ère Chirac, avec Luc Ferry et François Fillon, ministres de l'éducation de Jean-Pierre Raffarin, puis Gilles Robien, ministre de l'éducation de Dominique Villepin. Rendons à César...

"En France, la corrélation entre le milieu socio-économique et la performance est bien plus marquée que dans la plupart des pays de l'OCDE", souligne l'enquête. "Lorsqu'on appartient à un milieu défavorisé, on a aujourd'hui clairement moins de chances de réussir qu'en 2003".

Voilà qui est clair ! Si le choix des collèges et lycées pèse fortement sur la réussite dans les études futures, donc dans "l'ascension sociale" des jeunes, ce choix n'est offert dans la réalité qu'aux jeunes issus des classes aisées car les jeunes issus de milieux défavorisés ont déjà décroché pour une bonne part ou "choisissent" des filières bien moins amibitieuses.

L'ascenseur social est définitivement en panne. Il s'agit désormais d'un système éducatif à l'américaine, visant la reproduction sociale : les jeunes issus des classes possédantes ont de bonnes écoles (souvent privées), font de bonnes études et prennent des postes à responsabilité tandis que les gamins de milieux populaires doivent se débrouiller avec un enseignement moins performant, dans des classes bondées, sans le soutien de parents parfois en difficultés, professionnelle, économique et/ou ne pouvant soutenir pédagogiquement leurs enfants, n'ayant pas, pour la plupart, poursuivi de longues études. Sortir de son milieu devient difficile !

C'est d'autant plus vrai que Pisa ne teste pas les programmes scolaires mais l'aptitude des élèves à appliquer les connaissances acquises à l'école aux situations de la vie réelle, et à analyser, raisonner et communiquer de manière efficace. Bref ! Un système qui ferait des têtes bien faites, des citoyens conscients et libres, plutôt que des têtes bien pleines, des machines à appliquer des leçons bien apprises.

Plus basiquement, un rapport de l'inspection générale de l'Education nationale montre que la plaie est plus profonde : 20 % des enfants ne maîtrisent pas les fondamentaux en fin de CM2. Fondamentaux, c'est-à-dire : lire, écrire et compter.

En lecture, "la majorité des maîtres ne disposent pas des cadres théoriques minimaux, ce qui ne leur permet pas d'être lucides quant à leurs pratiques". Et pour cause ! Les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM) ont été supprimés sous la droite ! Plus de formation initiale, d'enseignement de la pédagogie, mais des jeunes diplômés d'universités catapultés dans des classes, sans vraiment de préparation !... Des maîtres qui ont de la bonne volonté mais qui doivent se débrouiller seuls, surtout avec des programmes qui deviennent lourds et incohérents, où la maîtrise de la langue (écrite et orale) doit désormais laisser de la place à la maîtrise d'une langue étrangère (l'anglais, en clair) et d'autres activités à la mode.

Au delà de la suppression des IUFM, rétablis par la gauche en 2013 (faudra attendre un peu pour les résultats), c'est bien aussi toute une politique de réduction des moyens de l'éducation qui est en cause, avec des milliers de postes d'enseignants et d'accompagnants scolaires qui ont disparu sous Sarkozy ! On se souvient de la suppression des RASED, ou des nombreuses fermetures de classes ou d'écoles ces dernières années ! Un courant qui ne s'inverse malheureusement pas avec l'arrivée de François Hollande !

Des gamins fatigués par des transports scolaires, notamment en zones rurales ou en ZUP, voilà qui ne peut pas faciliter la réussite scolaire ! Nous en savons quelque chose dans notre canton, notamment pour nos lycéens qui passent deux heures minimum en bus pour aller au lycée d'Evreux !

Ce n'est pas faute d'avoir exiger, avec Andrée OGER, la construction d'un lycée en Vallée d'Eure !

Fragiliser la formation des enseignants et supprimer des postes, c'est aussi maintenir le contrôle de la société par la classe possédante, un moyen aussi d'appauvrir le bagage théorique des jeunes, donc leur capacité de réagir en citoyen face aux réformes, aux crises sociales.

L'éducation publique, laïque et gratuite est un fondement de toute société démocratique qui souhaite l'épanouissement de sa population. A l'inverse de la France et de l'Europe d'aujourd'hui où règne un capitalisme libéral pour qui l'éducation publique est un marché qui échappe au secteur privé et pour qui chacun doit accéder à une éducation selon ses moyens, une éducation à la carte qui permettra aux élites de s'autoreproduire et laissera la majorité espérer au mieux de gagner au loto pour rejoindre cette élite sociale.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 09:34

Depuis la place d’Italie jusqu’à Bercy, les organisateurs ont annoncé pas moins de 100 000 marcheurs. Des manifestants contre la hausse de la TVA et pour une révolution fiscale, rassemblés notamment à l’appel du Front de gauche, qui n’a pas été le seul à participer au succès de cette marche.

 Marche pour la justice fiscale: PLUS DE 100 000 à PARIS !

Les travailleurs sont aussi venus en nombre, les égoutiers de Paris, les syndicalistes de la CGT finances, CGT Air France, travailleurs en lutte de Petroplus, PSA Poissy, Sanofi… Il y avait également toutes les formations du Front de gauche, du NPA et de Lutte ouvrière. A l’arrivée à Bercy, les porte-paroles des formations représentées ont successivement pris la parole.
Jean-Luc Mélenchon a parlé en premier
« Salut et honneur à ceux qui ont sacrifié tant de temps et d’argent pour être ici. J’adresse un salut spécialement chaleureux aux organisations syndicales de branches ou d’entreprises en lutte qui ont co-organisé cette marche avec nous » a commencé le co-président du PG. Puis citant Hugo, il déclame: « C’est de l’enfer des pauvre qu’est fait le paradis des riches », il poursuit : « Notre marche dit avant toute chose : dans l’épreuve que vit le pays, nous autres, nous ne perdons pas le message de notre cœur ni celui de notre intelligence. L’ennemi ce n’est pas l’immigré, ni le fonctionnaire ni le travailleur révolté, nous ne nous trompons pas de colère. L’ennemi, il y en a un, c’est la finance française et mondialisée. […] L’ennemi, c’est celui qui fait flotter sa barque personnelle sur l’océan du malheur des autres. […] Nous sommes le matin qui va se lever sur l’année 1788. Nous faisons éclater cette réalité insupportable : le problème n’est pas le coût du travail, c’est celui du capital ! […] 100 ans après la création de l’impôt sur le revenu, le système fiscal protège aujourd’hui la finance. Le niveau d’imposition des plus hautes tranches contribue moins qu’il y a 10 ans. Si on avait maintenu les impôts tels qu’ils étaient en 2000, il y aurait eu 100 milliards d’euros supplémentaires dans les caisses… » Jean-Luc Mélenchon a invité toute l’opposition de gauche, les syndicats, les associations écologiques, à se rassembler à nouveau pour préparer une nouvelle journée de mobilisation contre la hausse de la TVA en janvier. Il a conclu en citant à nouveau Victor Hugo, dans l’espoir que cette marche inspire nos voisins européens : « ce que Paris conseille, l’Europe le médite. Ce que Paris commence, l’Europe le continue ! »
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
« Si nous sommes ici à Paris sachez bien que nous ne sommes pas seul, il y a eu d’autres rassemblements à Bordeaux, à Toulouse et même à Tulle… L’heure est à la mobilisation pour imposer une nouvelle politique pour la France. C’est à nous de repartir en campagne pour rétablir l’espoir, sur les ruines de ce qu’a détruit ce gouvernement qui a oublié ce qu’être de gauche voulait dire. En 2014 la TVA rapportera plus de 138 milliards d’impôt, alors que l’impôt sur les sociétés ne rapportera plus que 36 milliards d’euros, en baisse de plus de 13 milliards à cause du dernier cadeau fiscal. La seule compétitivité visée, c’est celle des profits et des dividendes.[..] Qu’on ne compte pas sur nous pour confondre notre colère avec les revendications patronales du zéro impôt. [...] Le rouge que nous avons au cœur, il n’a pas de frontière. Ni bretonne, ni française, ni européenne. C’est le rouge des prolétaires de tous les pays ! Au 1er janvier, à l’exception de quelques produits de première nécessité, tout va augmenter. Alors que le pouvoir d’achat est déjà tellement attaqué. Comme si la situation n’était pas déjà insupportable pour ces 8 millions de pauvres. Il faut dire à Bruxelles, nous ne voulons plus de cette politique d’austérité. Il faut interdire les licenciements boursiers. Ouvrez les comptes des entreprises, révélez le montant des dividendes. Oui, une politique de justice sociale et fiscale est possible dans ce pays, nous créons suffisamment de richesses pour cela ! [..] Nous voulons des portiques et des taxes, mais sur les routes de la finance et de l’évasion fiscale ! » Pierre Laurent a conclu lui en citant Aimé Césaire : « j’ai eu, je garde, j’ai le libre choix de mes ennemis. Lepen, elle choisit aussi ses ennemis, l’immigré et l’étranger. Et bien nous, nous croyons en l’unité de l’humanité, c’est bien le sens de l’humain d’abord. »
Nathalie Arthaud, porte parole de Lutte Ouvrière.
« La seule réforme fiscale juste, ce serait la suppression de toutes les taxes indirectes… La seule politique fiscale juste serait de faire payer les capitalistes qui gagnent leur argent sur le dos des travailleurs. Les travailleurs n’ont pas à servir d’amortisseurs. [...] C’est en prenant l’initiative de la fronde sociale que les travailleurs pourront aussi lutter contre ce climat délétère marqué par l’abstention et la monté du Front national. [...] Le gouvernement de Hollande mène une politique anti-ouvrier comme la droite, il faut que les ouvrier le combatte comme s’il était de droite. Malgré nos divergences, nous pouvons tous participer en reprenant le chemin des luttes. »
Christian Piquet, porte-parole de Gauche Unitaire
« La gauche et le camp des travailleurs retrouvent le chemin de la rue, de la mobilisation, de la lutte sociale… Il y avait urgence. Le peuple qui s’est débarrassé en 2012 du président des riches, ne l’a pas fait pour élire le président des patrons. C’est aujourd’hui une majorité de la gauche qui voit bien comme nous que l’on va dans le mur. La politique du gouvernement n’a plus de majorité à gauche. Si toutes ces voix se conjuguent, se fédèrent, elles peuvent devenir une force qui nous replacera sur le chemin de nouvelles conquêtes, aussi décisives que l’étaient en leur époque les congés payés ou la sécurité sociale. Pour le dire autrement, c’est d’un nouveau Front populaire que nous voulons ! »
Denis Durand de la CGT finances
« Nous avons décidé de rejoindre cette marche, car nous syndiquons les fonctionnaires du ministère des Finances mais aussi ceux de la banque de France… Depuis longtemps nous nous battons pour une révolution fiscale. Et si nous parlons de révolution, c’est qu’il ne faut pas s’attaquer qu’à la marge… Par exemple nous nous battons pour un impôt sur les sociétés qui frappe au coeur les grandes entreprises qui créent du chômage et de la précarité. Nous nous battons pour que notre administration ait les moyens de lutter contre la fraude et l’évasion fiscale. Nous nous battons pour que l’ensemble de ces mesures ait une cohérence à l’échelle européenne. C’est aussi pour ça que nous voulons mettre fin à la prétendue indépendance de la BCE… Vous pouvez compter sur nous pour être à vos côtés pour penser cette grande réforme fiscale, pour l’humain d’abord et pour combattre les marchés financiers. »
De notre département, ce sont plus de cent manifestants comptabilisés qui ont rejoint le cortège parisien, un bon résultat pour un "petit" département et pour une manifestation organisée si rapidement !
Hollande à l'Elysée, Ayrault à Matignon et le Parti socialiste à Solférino vont-ils entendre le message, eux qui sont si prompts à suspendre une écotaxe au premier froncement de sourcil de petits patrons et d'agriculteurs ?
Avec à peine 1/4 de soutien dans les sondages et des déroutes électorales à chaque élection partielle, les socialistes et leurs alliés radicaux et verts devraient arrêtés de jouer l'autruche et avouer leur conversion totale au libéralisme financier. Ils ne le feront pas de peur de voir s'évanouir les militants et élus sincèrement de gauche qui continuent de croire au changement tant annoncé.
Pourtant, il est évident aujourd'hui que, si l'équipe à changer en mai 2012, le cap politique est le même que sous Sarkozy.
Electeurs et militants socialistes doivent se poser la juste question : faut-il déserter le terrain militant et les isoloirs, quitte à favoriser la droite et l'extrême-droite ? Ou ne vaut-il pas mieux choisir de se battre au côté de ceux qui ne désertent pas la bataille pour le progrès social et une juste répartition des richesses en France, Front de Gauche et Parti communiste en tête ?
Au delà de la querelle de chiffres, la manifestation du 1er décembre, organisée en deux semaines et sans relai médiatique (!), a été un succès. Le refus de ce gouvernement de le reconnaître montre qu'il ne compte pas infléchir une politique entièrement soumise aux intérêts du Capital, grandes entreprises et marchés financiers en tête.
Sauf à mobiliser dans la rue et dans les urnes une véritable opposition populaire et progressiste.
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 09:38

Et de trois ! Le FN vient de perdre trois candidats qui l'avaient rejoint pour les élections municipales.

Leur arrivée avait fait grand bruit. Le Front National s'appuyait sur ces "trophées" pris aux autres forces politiques pour appuyer sa campagne de banalisation auprès de l'opinion publique et préparer des accords électoraux locaux avec l'UMP.

Sauf que ces "trophées" ont pris peur en voyant que le discours politiquement correct du FN sur les immigrés ou les homosexuels cachait une toute autre réalité !

Il n'était pas nécessaire d'être un grand esprit pour s'en rendre compte avant mais il vaut mieux tard que jamais !

Ces derniers jours, ce sont Anna Rosso-Roig sur Marseille et Arnaud Cléré, à Gamaches dans la Somme, qui claquent la porte du Rassemblement Bleu Marine, antichambre (de la mort) du FN pour les transfuges politiques vers le parti d'extrême-droite.

Anna Rosso-Roig était emblématique d'une déshérance idéologique sur fonds de carriérisme qui l'avait vu changer de camp plusieurs fois. Elle avait même été candidate du Front de gauche sur Marseille ! C'est dire le grand écart idéologique qu'avait réalisé cette femme !...

Aujourd'hui, elle quitte le Rassemblement Brun Marine à cause de "la radicalité" des cadres FN marseillais. On n'abandonne pas ses réflexes racistes et autoritaires sur simple décision de la gourou de Saint Cloud !...

Arnaud Cléré, lui, illustre la dérive d'une partie de la droite UMP vers l'extrême-droite, dérive à l'image de celle du parti entier, d'un Guéant ou d'un Hortefeux. Partisan d'une alliance locale entre l'UMP et le FN, il avait été exclu du parti de droite il y a quelques mois déjà.

Lui aussi a préféré quitter le Rassemblement Brun Marine à cause de ce qu'il y a vu (des tatouages de croix gammées notamment) et entendu.

Ces deux défections ne sont pas les seules. Il y en a certainement qui sont partis plus discrètement.

Cependant, on se souvient de la défection début novembre de Nadia Portheault, tête de liste FN à Saint Alban (6 000 habitants) en Haute-Garonne, et de son mari, lui aussi militant FN, écœurés par les violentes blagues homophobes et racistes endurées au FN. L'ex-future candidate, d'origine algérienne, après avoir été fortement incitée à ne pas se présenter sous son nom de crouille jeune fille (Djellida : ça risquait de perturber militants et électeurs ?), s'était vue envoyer en pleine face par un cadre départemental du FN un très charmant "Toi et tes enfants, vous êtes bons pour le four !...".

Pas de quoi choquer le Fédération 31 et les responsables nationaux du FN qui ont porté plainte contre l'ancienne candidate pour "diffamation" ! C'est vrai que, comme le disait Jean-Marie Le Pen, fondateur de la maison familiale FN SA, les fours sont un "détail de l'Histoire" !...

Récemment, un commentateur sur ce blog critiquait un article qui rappelait l'histoire du FN pour le replacer dans son courant politique, l'extrême-droite, réalité que nie Marine Le Pen. Il nous reprochait de regarder le passé et non le présent.

La réalité, telle que nous la rappelons régulièrement, démontre que l'idéologie raciste et xénophobe qui pointe régulièrement au FN n'est pas un "détail", qu'elle n'est pas le fait d'individus isolés au sein du FN mais qu'elle est la base de ce mouvement, son moteur, car le FN est le fruit d'un héritage, d'un passé, celui de l'extrême droite française !

Ce passé ne se cache pas que chez les militants de "base" mais il concerne aussi son sommet. Le faux sourire de Marine Le Pen, son discours pseudo-populaire, sur les retraites ou les taxes, servent à cacher ses démarches de rassemblement d'une extrême-droite européenne, il y a quelques mois au bal des néo-nazis autrichiens, actuellement auprès des dirigeants des principaux partis de l'extrême-droite populiste européenne, en Belgique, aux Pays-Bas ou en Autriche.

Le départ de quelques transfuges du FN, même s'il est tardif, sonne comme une prise de conscience de la réalité d'un Front National qui reste foncièrement antirépublicain et antisocial.

Puisse cette prise de conscience concerner les millions de travailleurs, actifs et retraités, qui se laissent berner par un discours en apparence opposé au système mais en réalité parfaitement capitalisto-compatible !

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 10:05

Le retour en forme du site "Les mots ont un sens" !

Un sujet que nous avons déjà abordé (Véridique : les politiques d'austérité sont fondées sur... deux erreurs de débutant ! ) : les erreurs bêtasses des experts en divination économique dont les dogmes servent à justifier l'austérité et la rigueur.

Sauf qu'on voit que tout cela est erroné et que, finalement, ce sont bien les communistes et les opposants à l'austérité qui ont raison : l'austérité ne fait que renforcer la crise !

Mais alors ? Pourquoi insister ?

Si certains parlent de dogmatisme, comme celui des extrémistes religieux mais en économie, nous préférons une autre explication, beaucoup plus rationnelle et logique : l'objectif des politiques d'austérité n'est pas de juguler la dette des états et de combattre la crise (30 ans de recul et tout va mal !) mais plutôt de favoriser l'accumulation de richesses en haut de l'échelle sociale, dans les classes ultrafavorisées qui possèdent des millions d'euros en capital (obligations, actions, etc...) et qui contrôlent les partis politiques bourgeois et les grands médias.

Cet article devrait, nous le pensons, apporter un peu plus de motivation à ceux qui nous soutiennent, notamment ceux qui défileront demain avec nous à Paris, contre la hausse de la TVA et pour une réforme fiscale juste.

Solidaire


Après le FMI, c'est maintenant à un éminent membre la Commission Européenne de le reconnaître, en toute discrétion : la rigueur est une erreur catastrophique qui a fait perdre 4,78 points de PIB et 1,9 point de chômage à la France entre 2011 et 2013. C'est ballot !

 

La Commission Européenne admet que la rigueur est une erreur

L'Humanité relève, un mois après le New-York Times, un rapport de la Commission Européenne intitulé "Les consolidations budgétaires et leurs retombées dans la périphérie et le noyau de la zone euro". Son rédacteur n'est autre que Jan In't Veld, un économiste connu et respecté, modélisateur en chef de la Commission. D'après le bonhomme, qui confirme ainsi plusieurs estimations récentes de cadres du Fonds Monétaire International (FMI), le "coefficient multiplicateur" utilisé par les puissances publiques pour évaluer l'effet négatif des politiques d'austérité sur l'économie est largement sous-évalué.

Résultat : L'austérité aurait en réalité fait perdre 4.78 points de Produit intérieur brut (PIB) à la France entre 2011 et 2013. Et tous les pays européens sont touchés : l'Allemagne aurait perdu 3,9 points, l'Italie, 4,86, l'Espagne, 5,39, et la Grèce, 8,05 points. Le chômage est aussi concerné : sur la même période, 1,9 point de chômage est imputable à l'austérité en France. 1,7 point en Espagne et en Allemagne, et jusqu'à 2,7 points en Grèce.

Selon l'économiste, cet effet imprévu s'explique par le fait que les mesures négatives, appliquées dans tous les pays européens au même moment, se cumulent et interfèrent entre elles, de telle façon que leur incidence s'en trouve démultipliée. Et le plus dur est à venir... Si les États arrêtaient immédiatement leurs politiques de rigueur, la France, l’Espagne, le Portugal ou la Grèce ne combleront qu’en 2018 leur retard de croissance dû aux seules mesures d’austérité prises entre 2011 et 2013. Problème : ces Etats, ayant voté le Pacte budgétaire européen, se sont eux-mêmes interdits d'autre politique que l'austérité.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 09:37

Source : blog de Danielle Bleitrach

"Un monde changeant" par Fedor Loukianov  

L’Ukraine inflige un camouflet à l’Union européenne en suspendant de fait les démarches d’adhésion, ce qui est considéré comme une nouvelle victoire diplomatique de la Russie. Ce mouvement vers la Russie mais aussi la Chine se retrouve en Asie centrale cette fois impulsée par la Chine. L’Inde elle-même, un des fidèles alliés des Etats-Unis est en train de renforcer ses relations face à la politique des Etats-Unis et le danger que celle-ci fait peser sur les pays émergents. Il ne s’agit pas d’un mouvement récent, mais bien d’une œuvre de longue haleine initiée par Poutine et qui a pris corps dans l’Organisation de Coopération de Shanghai, au départ une coopération formelle et dans laquelle, Poutine a tout fait pour rapprocher la Chine de l’Inde. Avec les inquiétudes actuelles qu’inspire la politique des Etats Unis et de l’OTAN au proche orient en particulier en Iran, il y a une stratégie de développement qui tente d’être imposée et qui isole les plus bellicistes et poursuit l’édification d’un monde multipolaire privilégiant les rapports sud-sud. (note de Danielle Bleitrach)

Un changement d’époque se produit parfois de manière très prosaïque. La semaine dernière, le report du sommet UE-Russie est passé presque inaperçu. Il a été reporté à fin janvier.

Il y a encore quelques années les liens entre l’Union européenne et la Russie semblaient être une priorité absolue. Et pour cause : l’UE représente plus de la moitié des échanges commerciaux de la Russie, elle est une source de modernisation et le destin culturel et historique de la Russie y est intimement lié. Pendant la seconde moitié des années 1990 Moscou avait même insisté sur des réunions régulières au sommet deux fois par an.

L’UE n’avait accordé cet avantage à personne d’autre – ni les USA, ni la Chine, l’Afrique, ni l’Ukraine. Moscou faisait exception : à première vue l’ordre du jour était si chargé, si prometteur, qu’il fallait signer de nombreux contrats au plus au niveau.

Mais au milieu des années 2000 déjà la fréquence des sommets a commencé d’être pénible. Les bureaucrates se creusaient le cerveau pour trouver de nouveaux sujets de discussion et des accords à signer. Après tout, les chefs d’Etat ne pouvaient pas se rencontrer pour rien, sans donner de résultat. Le portefeuille a rapidement maigri. Pendant ce temps, les questions litigieuses demeuraient et la base sur laquelle les deux puissances devaient construire l’avenir avait disparu. A l’heure actuelle les relations UE-Russie ne sont plus qu’une caricature d’elles-mêmes : on parle des visas et des droits des homosexuels, c’est tout. Les liens économiques en sont restés au niveau interétatique bilatéral – Bruxelles n’est pas indispensable à leur développement.

Pourtant personne ne voudrait renoncer à l’un des sommets : cela signerait la dégradation des relations. Au final tout s’est terminé par une note technique indiquant que le calendrier, chargé, ne permettait pas un tel sommet pour l’instant. Personne n’a rien annulé, il s’agit simplement d’un "manque de temps"… Mais à quoi sont si occupés Moscou et Bruxelles ?

L’Europe cherche à surmonter sa crise intérieure et tente de construire de nouvelles relations avec les USA, ce qui est loin d’être une mince affaire. D’une part, elle abandonne ses ambitions du passé faute d’avoir réussi à devenir un centre d’influence autonome. Et il faut encore s’entendre sur les conditions d’action du patronat américain sur le Vieux Continent, cette fois dans le cadre d’une zone de libre échange transatlantique. Enfin, plus l’Europe découvre l’envergure des écoutes de leurs alliés par les Américains, plus l’irritation monte. Bien qu’il s’agisse d’une sainte colère.

La Russie, elle, se tourne vers d’autres horizons. Ces trois dernières semaines le président russe a accueilli à Moscou le premier ministre indien, s’est rendu au Vietnam et en Corée du Sud. Le premier ministre russe a effectué une visite en Chine avec une grande délégation et les ministres des Affaires étrangères et de la Défense ont participé à la première réunion 2+2 de l’histoire avec leurs homologues japonais. Un tournant vers l’Asie ?

Ces quatre derniers siècles, tous les événements majeurs se produisaient à l’Ouest de la Russie : l’eurocentrisme de la conscience politique russe était donc logique. Mais au XXIe le Pacifique reprend à l’Atlantique sa place centrale. Il y a 300 ans le statut de grande puissance était défini par la présence en mer Baltique ou en mer Noire. Aujourd’hui il dépend du positionnement du pays dans l’océan Pacifique.

La Russie se retrouve dans une situation inhabituelle. Pour la première fois depuis des décennies son orientation culturelle et historique – elle restera européenne tant que le pays sera peuplé par les Russes et d’autres peuples qui y vivent depuis des siècles – ne coïncide pas avec les axes prioritaires de son développement politico-économique (vers l’est).

Par conséquent trois quarts du territoire russe se trouvent en Asie tandis que trois quarts de sa population vivent dans la partie européenne. Pour cette raison le problème de la reconquête et de l’intensification de l’exploitation de la Sibérie et de l’Extrême-Orient, en l’absence desquelles la Russie ne peut pas espérer jouer un rôle important en Asie, est très pertinent. Les méthodes de mobilisation n’y peuvent rien. Un programme complexe de mesures économiques et la promotion de cet espace sont nécessaires pour attirer le capital humain à l’extrémité orientale du pays. L’objectif ? Qu’elle ne soit pas perçue comme une sinistre périphérie mais comme la région la plus prometteuse du pays.

Depuis 2009 la Russie évoque la nécessité d’une stratégie asiatique globale, qui inclurait le développement de ses propres espaces dans cette région du monde et son positionnement en Asie-Pacifique. Les deux sont inséparables. Depuis cette date s’est tenu le sommet de l’APEC (Coopération économique pour l’Asie-Pacifique), un ministère du développement de l’Extrême-Orient a été créé, la diplomatie russe s’est activée sur l’axe asiatique et dans l’ensemble le thème de l’Asie occupe plus de place à l’ordre du jour national. Ces premiers pas sont principalement rituels, symboliques – bien qu’ils soient souvent coûteux, comme le sommet – et peu de choses pouvant réellement changer la situation ont été faites. Mais la Russie n’a pas le temps d’hésiter.

Il lui faut profiter du dynamisme de l’Asie pour faire percer sa région asiatique. Car c’est en Sibérie et en Extrême-Orient que verront le jour les riches perspectives de coopération économique avec les voisins asiatiques mais aussi avec l’Europe et l’Amérique.

D’ailleurs, le projet russe d’Union eurasiatique doit aussi être adapté pour relever les défis de l’axe asiatique. Dans un article de campagne en 2012, Vladimir Poutine avait dit que selon lui le début de l’intégration européenne était un premier pas vers la mise en place d’un grand espace économique de l’Europe à l’Extrême-Orient. Cette orientation est bien plus sensée que de se battre avec l’UE pour l’Ukraine ou les pays de l’ancienne périphérie soviétique.

Pour l’instant l’Asie est dans l’incertitude et n’est pas encore leader dans la politique mondiale. Le continent regroupe des puissances ayant un immense potentiel mais qui ne savent pas encore exactement comment l’utiliser – et sont en conflit entre elles. La nouvelle Asie en construction a besoin de la Russie comme facteur de stabilité, comme acteur indépendant qui a des relations constructives avec toutes les principales forces et aide à maintenir l’équilibre. C’est pourquoi les dirigeants russes sont attendus aujourd’hui partout – à Pékin, Tokyo, Hanoï, Jakarta, Séoul et Singapour. Cela ne durera pas. Si la Russie n’adopte pas une approche active et créative, l’Asie se fera sans elle et elle devra alors s’y adapter.

Il est donc préférable d’éviter, en effet, de perdre du temps avec les dirigeants européens dans des réunions rituelles. La mise est plus élevée dans le Pacifique.

La Russie est-elle imprévisible? Peut-être, mais n’exagérons rien: il arrive souvent qu’un chaos apparent obéisse à une logique rigoureuse. D’ailleurs, le reste du monde est-t-il prévisible? Les deux dernières décennies ont montré qu’il n’en était rien. Elles nous ont appris à ne pas anticiper l’avenir et à être prêts à tout changement. Cette rubrique est consacrée aux défis auxquels les peuples et les Etats font face en ces temps d’incertitude mondiale.

Fedor Loukianov, rédacteur en chef du magazine Russia in Global Affairs.

Fedor Loukianov
© RIA Novosti. Alexei Naumov
09:23 15/11/2013

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 10:32

Une mise à plat de la fiscalité dit Ayrault ? Chiche !

Contre l’injustice fiscale et sociale, le Parti communiste et ses partenaires du Front de gauche appellent à une grande marche le dimanche 1er décembre à Paris pour une révolution fiscale, la taxation du capital et l’annulation de la hausse de la TVA prévue au 1er janvier.

Cette marche se dirigera vers le « portique » de Bercy, symbole de la politique du gouvernement Ayrault plus favorable au Medef et à la finance qu’aux salariés et à la grande masse de la population. Elle débutera à 13 h 30, Place d'Italie.

Cette manifestation aura lieu au moment du vote du budget d’austérité auquel nous nous opposons.

Cette politique continue à entraîner le pays dans la stagnation économique, elle amène toujours plus de chômage et de licenciements. Après Sarkozy, elle aggrave l’injustice fiscale en augmentant les impôts pour la grande majorité de la population tout en multipliant les cadeaux au patronat et en continuant la destruction des services publics et de la protection sociale. C’est inacceptable et cela bafoue le principe républicain d’un impôt juste.

La hausse de la TVA prévue le 1er janvier en est l’exemple le plus scandaleux puisque prévue pour pallier une partie des 20 milliards d’Euros accordés au patronat avec le Crédit Impôt Recherche sans aucune conditionnalité. C’est pourquoi nous exigeons son annulation immédiate.

La colère populaire contre les conséquences de l’austérité est juste et légitime. La droite, le Medef, l’extrême droite essaient aujourd’hui de la dévoyer. Leurs objectifs n’ont rien à voir avec les intérêts du peuple : il ne faut pas les laisser faire !

C’est pourquoi le Front de gauche conçoit cette initiative comme la plus ouverte possible. Il appelle en conséquence tous ceux et celles, organisations et personnalités, qui refusent cette politique socialement et écologiquement désastreuse à prendre des initiatives localement et à faire de cette marche la leur. Nous sommes donc disponibles à la préparer ensemble.

Il est temps pour ceux qui ont voulu la défaite de Nicolas Sarkozy et enragent de voir sa politique continuer à être appliquée, de se mobiliser le plus largement possible dans l’unité.

Déjà, le NPA et le M'PEP ont décidé de s'associer au PCF et au Front de Gauche ce dimanche 1er décembre.

Vous aussi, salariés ou artisans, électeurs ou sympathisants de gauche comme de droite, si vous êtes révoltés par l'insolence de quelques grands patrons qui se gavent sur des entreprises qui licencient, si vous refusez des hausses de taxes et de CSG quand les footballeurs exigent d'échapper à l'impôt, vous avez votre place à notre côté !

Contactez-nous ! Covoiturage et cars sont prévus depuis l'Eure (02.32.39.46.82 ou pcf-eure-sud@orange.fr).

Affiche - Manif 1er décembre 2013 - FiscalitéMais, pour les communistes, cette marche n'est que le début d'une grande mobilisation citoyenne que nous souhaitons impulser pour arriver au printemps 2014 à des Etats Généraux de la fiscalité.

Si vous souhaitez en savoir plus, contactez-nous !

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 10:51

Sarkozy ou Hollande, les réformes des retraites se suivent et se ressemblent.

Les premiers votes sur la réforme des retraites version Hollande-Ayrault pouvaient laisser croire qu'une majorité de députés s'opposerait au gouvernement.

Si la droite s'oppose uniquement par jeu politicard à une réforme qui accentue les dégâts de leur réforme de 2009, les députés communistes et Front de Gauche cherchaient à apporter une argumentation solide pour une autre réforme, permettant un retour à la retraite à 60 ans à taux plein et 37,5 annuités. Dans ce combat, un certain nombre d'élus socialistes et écologistes avaient pris leurs distances avec l'orientation antisociale de la réforme gouvernementale.

Malheureusement, ces députés issus de la gauche du Parti socialiste se sont dégonflés sous la pression du gouvernement. Malgré quasiment aucune évolution du texte entre la première lecture (le premier passage à l'Assemblée) et la deuxième, ce sont une majorité de ces députés qui, finalement, s'est pliée aux ordres de Matignon, et a voté la réforme.

De 19 députés socialistes abstentionnistes au premier vote, seuls 11 ont maintenu leur vote cette fois-ci.

2 députés de la gauche du PS étaient carrément absents de ce scrutin majeur : Jérôme Guedj, "leader" du courant "Maintenant la Gauche" et Mathieu Hanotin ("Un Monde d'Avance") !

De toute façon, l'abstention de 11 députés socialistes pouvait être considérée comme une pure opposition de façade car avec 8 députés qui ont changé de vote, le texte a pu être adopté !

En effet, avec 577 députés, la majorité se situe à 289 députés. Or, 291 députés ont voté ce texte (socialistes, radicaux et 2 députés d'outre-mer) !

Salutations à Henri Emmanuelli ou Razzy Hamadi qui auront contribué à reculer l'âge de départ en retraite des français !

Et Salutations aux députés socialistes eurois qui ont, eux aussi, choisi de faire reculer l'âge de départ en retraite de leurs électeurs !

Avec une gauche comme celle-là, pas besoin de droite !

Les grands patrons du CAC 40 peuvent dormir tranquilles, comme les quelques milliers de rentiers qui vivent du travail des autres, Liliane Bettencourt en tête ! La réforme fiscale annoncée par Ayrault sent déjà le Sapin puisque l'une des pistes envisagées est de créer une propgressivité de la CSG. La CSG, taxe du "socialiste" Rocard qui devait être temporaire !

Par contre, pas question de rétablir une vraie progressivité de l'Impôt sur le Revenu avec de nouvelles tranches pour les riches contribuables ou de revoir entièrement la politique d'exonérations de cotisations sociales des entreprises qui coûte 200 milliards d'euros aux comptes publics chaque année !

Et pas question de légiférer sur les hauts revenus des grands patrons ni d'interdire les "retraites chapeau" qui saignent nos grandes enteprises !

On apprend ainsi que l'actuel président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, pourrait quitter le constructeur automobile avec un gros chèque : une retraite chapeau de 21 millions d'euros, engagement acté par des documents officiels établis en 2012 ! Tout ça pour 4 ans d'ancienneté !

PSA, vous savez ? Le constructeur automobile en crise qui vient de fermer Aulnay en licenciant des centaines de travailleurs ! PSA, donc, va octroyer à son PDG la coquette somme de 2 700 euros par jour (PAR JOUR !) pour sa retraite ! !...

Et on nous dit que c'est la crise, que les entreprises soufffrent, qu'il faut encore alléger leurs charges, baisser le "coût du travail", travailler plus longtemps pour mourir plus jeune, etc ! !...

2 700 euros par jour pour un dirigeant licencieur mais de nouveaux trimestres de cotisation exigés aux travailleurs !

Oui, effectivement, avec une gauche comme ça, on n'a pas besoin de droite !

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