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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 08:59

Nous sommes médiatiquement sommés de nous comparer aux autres. Dès qu’il se passe quelque chose dans l’hexagone nous sommes vivement invités à aller voir comment nos voisins font face au même problème. Les statistiques sont mobilisées et les différences constatées immédiatement pointées du doigt comme variables explicatives que nous serions appelés à combler. On passe ainsi aisément de l’observation à la préconisation sans s’interroger sur ce qui fonde et explique la différence qui a souvent sa raison d’être.

On conviendra que l’observation d’autres sociétés peut être d’une grande richesse et nous apprendre beaucoup sur nous- mêmes. Elle peut même être menée avec beaucoup de finesse, d’humour, et permettre de se jouer de la censure comme le fit Montesquieu avec tout son talent dans ses fameuses Lettres persanes. C’est là l’une des grandes richesses de l’anthropologie et des sciences sociales à laquelle aucun chercheur ne saurait renoncer. À condition d’être mené sérieusement, notamment en sachant comment sont construites les catégories que l’on compare et de ne pas partir de l’a priori que ce qui vient d’ailleurs est forcément emprunt d’une rationalité supérieure devant laquelle il conviendrait de s’incliner.

Ceci doit être fortement rappelé dans le cadre européen où la façon dont on se situe par rapport à la moyenne vaut argument d’autorité et sert à pointer du doigt tout écart à la norme. L’implicite étant qu’à terme, on doit tous être pareils. D’où cet acharnement à vouloir « harmoniser » à marche forcée.

Les Allemands boivent plus de bière, les Anglais plus de thé et nous plus de vin. Et alors ! Cette comparaison ne vaut pas hiérarchie. Elle dit simplement que l’Allemagne, la Grande- Bretagne et la France sont bien trois pays différents qui se sont historiquement constitués de façon singulière. Elle ne signifie pas qu’il faudrait absorber un cocktail qui serait composé de ces trois boissons. Ainsi en va-t-il des retraites, de la fiscalité et de bien d’autres domaines de la vie sociale. Assises sur de nombreux clichés les comparaisons internationales sont bien souvent trompeuses.

Ces comparaisons qui nous assaillent deviennent des éléments du débat politique qu’elles contribuent à polluer aussi sûrement que les sondages le font depuis des années. Pourquoi en est-il ainsi ? Principalement parce qu’ils reposent sur des malentendus, des faux-sens et sur une ignorance de ce dont on parle. Prenons quelques exemples qui illustreront notre propos.

Il est de bon ton par exemple de gloser sur la faiblesse des syndicats en France, et donc sur leur manque de représentativité et en conséquence sur leur légitimité. Le dialogue social n’aurait donc plus d’importance et la consultation des directions syndicales deviendrait au fil du temps un vestige de pratiques anciennes qui auraient un fumet de désuet. Dans la foulée, il conviendrait de s’interroger sur la nécessité des aides publiques à l’expression de la vie syndicale. À grand renfort de cette thèse, on vantera pour l’opposer l’excellence des rapports sociaux chez nos voisins – notamment l’Allemagne - et la forte influence de leurs syndicats. On louera leur responsabilité, leur représentativité, la qualité de leur gestion et leur aptitude au dialogue social. On déplorera qu’il n’en soit pas ainsi chez nous et l’on alimentera l’idée dans l’opinion publique que nos syndicats ne sont pas entrés dans la modernité et restent travaillés par de vieilles idées aujourd’hui dépassées. Tout cela repose sur un contresens volontairement entretenu qui consiste à comparer des choses qui ne peuvent l’être terme à terme. Il est en effet normal que les syndicats allemands rassemblent des millions de travailleurs dès lors que l’accès à des services mutualistes (santé…) se fait à travers eux et qu’ils en sont les principaux gestionnaires. Si en France l’adhésion à la MGEN (mutuelle de santé des enseignants) se faisait à travers la FSU ou le SGEN, on verrait les effectifs de ces syndicats enseignants multiplier par dix. Bref, la comparaison sert à dévaloriser la situation nationale, nous présenter comme ringard et à justifier la perte de vigueur du dialogue social. Il serait plus correct d’en tirer de conclusions sur les différences de traditions des deux pays, leurs trajectoires singulières, les originalités de leurs mouvements ouvriers.

La question des dépenses publiques fait partie de la boîte à outils de la comparaison. Il est suggéré que plus son taux est élevé, plus l’état serait dépensier, inefficace et devrait donc procéder à des coupes sombres dans ses dépenses. L’imprécision entretenue dans le vocabulaire est source de confusion. Le montant des prélèvements obligatoires est pointé comme excessif et largement supérieur à la moyenne européenne. Mais on se garde bien de dire ce que désigne cette expression qu’on assimile à tort aux dépenses de l’état alors qu’un tiers environ de celles-ci relève vraiment de ces prélèvements. Le reste, soit près des deux tiers ne traduit qu’un important niveau de redistribution organisé et mis en œuvre par l’état. Ce qui est prélevé est immédiatement redistribué (santé, retraites, minima sociaux, aide aux familles, chômage, etc.) et sert à asseoir le haut et confortable niveau de protection sociale que beaucoup nous envient. Quant au montant de la dépense publique, il dépend des choix politiques qui ont été exprimés quant au périmètre de ce que l’état se devait de prendre en charge à travers des mécanismes collectifs et traduit l’endroit où l’on a voulu poser le curseur entre le public et le privé. Comparer cette place entre les pays et stigmatiser un dépassement par rapport à une norme revient à dire implicitement que la souveraineté populaire n’a pas à en décider. On comprend bien que derrière ces comparaisons deux objectifs sont visés : stigmatiser le caractère dépensier de l’état et contester au peuple le droit de décider de son niveau de protection sociale.

Depuis le Traité de Maastricht, le critère de l’endettement est apparu comme élément majeur de la comparaison. N’est retenu que le montant de la dette rapporté au PIB du pays considéré. On commet ainsi deux erreurs qu’un étudiant débutant pourrait déceler. On compare deux grandeurs non-homogènes, l’une un stock – la dette –, l’autre un flux – le PIB, et on rapporte un stock à un flux, ce qui d’un point de vue économique n’a aucun sens. L’autre travers consiste à caractériser une dette que par l’une de ses caractéristiques – son montant total - alors qu’elle en comporte au moins trois autres : son exigibilité, sa charge de remboursement et la nature du prêteur. Le tour de passe-passe étant ainsi mis en place, il devient aisé d’aseptiser le débat sur la dette en s’évitant de poser des questions dérangeantes. Reprenons ces différents points.

Quand un banquier prête de l’argent à un particulier pour acquérir un logement, il vérifie que la charge de remboursement que l’emprunteur devra acquitter tous les mois ne dépasse pas une certaine fraction de son revenu. Peu importe que le montant prêté représente cinq ou dix fois son revenu annuel, car l’emprunteur remboursera en 15 ou 25 ans. Le prêteur compare bien un flux – la charge de remboursement – à un autre flux – le revenu. Ce qui importe au prêteur c’est de s’assurer que le remboursement qui sera étalé dans le temps pourra bien s’effectuer mois après mois. Transposé en termes macro-économiques, cela signifie que le critère qui fait du sens c’est le rapport entre le service de la dette (ce qui doit être remboursé dans l’année) et le budget de l’état. Le service de la dette étant fixé, c’est le budget de l’état qui représente la variable malléable. Ce qui conduit à interroger la politique fiscale. Des réductions d’impôts non seulement n’aideront pas à rembourser la dette, mais obligeront à d’autres emprunts qui feront exploser la dette. Rapporter le montant de la dette au PIB permet d’éviter de poser la question de la politique fiscale et donc de leur comparaison entre les différents pays.

Exprimer une dette par son seul montant, c’est opérer un biais réducteur qui occulte les autres dimensions. Il n’est jamais indifférent de savoir qui est le prêteur. Par exemple recours à l’épargne nationale ou à la finance internationale ? Un seul prêteur, voire un consortium de banques ou bien une épargne collectée auprès d’un large public ? Les conséquences n’en seront pas les mêmes. Alors que l’Union européenne proclame qu’au-delà d’un endettement de 90 % de son PIB un pays rentre dans une zone dangereuse, personne ne s’inquiète de l’endettement du Japon qui caresse les 200 %. Aucune agence de notation ne s’en préoccupe. En effet, l’essentiel de sa dette provient de l’épargne nationale. La finance internationale n’étant pas engagée elle ne note pas. Le Trésor est confronté à une multitude de prêteurs dont aucun ne possède à lui seul une capacité de pression. Il y a donc une diversité de postures face à la dette publique et ne retenir qu’un critère, au demeurant peu significatif, et s’en servir comme norme à laquelle on est prié d’adhérer relève de l’embrouille qui doit être dénoncée.

Et que dire de l’endettement international de pays qui ne possèdent pas de monnaie de réserve, en général les pays du Sud. Ils doivent rembourser dans la devise dans laquelle le prêt a été consenti, ce qui suppose de leur part de se mettre à travailler pour l’exportation et satisfaire les besoins erratiques de l’économie mondiale.

Observer les autres c’est contribuer à se comprendre soi- même. C’est donc utile de se comparer. À la condition d’être certain que le terme de la comparaison soit pertinent. Et ce serait se déprécier s’il fallait tenir la rationalité extérieure comme d’essence supérieure devant laquelle il conviendrait de s’incliner.

Michel Rogalski

Recherches Internationales
http://www.recherches-internationales.fr/index.html

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 10:32

Ils n'ont peur ni des gaz lacrymogènes ni des lances à eau de la police: les chiens errants de Santiago sont devenus des inconditionnels des manifestations qui se déroulent désormais régulièrement dans les rues de la capitale chilienne.

Des dizaines de chiens ont ainsi marché jeudi 11 juillet aux côtés des travailleurs convoqués par la Centrale syndicale unitaire des travailleurs (CUT), le plus important syndicat du pays, donnant de la voix et recevant les caresses de la part des manifestants, pour qui ils font désormais partie du mouvement de contestation.

En fin de cortège, lorsque des groupes cagoulés ont commencé à jeter des pierres contre les forces de l'ordre, les chiens frétillant et remuant la queue se sont mis à courir après les projectiles pour les rapporter aux protestataires.

La participation des chiens de Santiago a pris de l'importance après le début des grandes marches étudiantes de 2011, qui réclament un système éducatif gratuit et de qualité en replacement de l'actuel, coûteux et inégalitaire, hérité de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

Le plus célèbre, baptisé "El Negro", un bâtard au poil noir portant foulard autour du cou, possède sa propre page Facebook avec plus de 6.000 "amis"" et un compte Twitter, suivi par quelque 2.000 usagers.

"Révolutionnaire authentique, père chilien de 32 fils (reconnus), époux de six dames, ami du peuple et le pire cauchemar de la police", indique sa biographie sur les réseaux sociaux.

"Les chiens sont un grand classique des défilés, ils défendent même les étudiants de la police", affirme à l'AFP Marisol Vargas, une jeune employée participant à la marche sur la principale avenue de la capitale pour réclamer de meilleures conditions de travail dans le cadre d'une mobilisation nationale.

Les chiens sont pourtant, tout comme l'homme, sensibles aux gaz lacrymogènes.

Selon le vice-président du Collège vétérinaire du Chili, Fernando Álvarez, ils "en sont affectés, comme les manifestants et ont probablement des irritations oculaires et de l'appareil respiratoire et des pathologies chroniques, qui peuvent causer leur mort", dit-il à l'AFP.

Poussiéreux, sales, boitant et couverts de blessures, ces chiens ne paient pas de mine et vivent dans la rue.

En bande, ils recherchent de la nourriture et courent après les voitures. S'il fait trop froid, certains montent dans les autobus pour se réchauffer.

Stérilisations et adoptions

Ils seraient environ 500.000 chiens errants à déambuler dans les rues de Santiago, selon un recensement officiel élaboré dans le cadre d'un plan de lutte contre la surpopulation canine.

Ces multitudes de chiens parcourant les rues et les parcs de Santiago font partie du paysage habituel et pittoresque de la capitale, et s'attirent la curiosité de nombreux touristes.

Ce recensement est le premier pas d'un plan destiné à contrôler la surpopulation canine, et dont le coût est estimé à 86 millions de dollars.

"C'est un sujet que nous devons aborder de façon globale. Si nous prenons soin de nos chiens, nous améliorons la qualité de vie non seulement de nos animaux domestiques mais aussi des gens qui vivent et passent dans cette ville", a récemment plaidé le président de l'agglomération de Santiago, José Antonio Peribonio.

Le programme prévoit notamment des stérilisations, des adoptions et la responsabilisation des propriétaires.

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 09:21

Une étude d’Attac montre que les « plans de sauvetage » mis en œuvre par les institutions de l’Union européenne et les gouvernements européens sauvent les banques, pas la population.

Depuis mars 2010, l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) ont attribué 23 tranches de financement au prétendu « sauvetage de la Grèce », pour un total de 206,9 milliards d’Euros. Ils n’ont cependant fourni presque aucune précision sur l’utilisation exacte de ces énormes sommes, provenant de fonds publics. C’est pourquoi Attac Autriche a entrepris une étude sur cette question : au moins 77% de l’argent du plan de sauvetage ont bénéficié directement ou indirectement au secteur de la finance.

Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance

Les résultats en détails :

- 58,2 milliards d’Euros (28,13%) ont servi à recapitaliser les banques grecques —au lieu de restructurer ce secteur trop grand et moribond de manière durable et de laisser les propriétaires des banques payer pour leurs pertes.

- 101,331 milliards d’Euros (48,98%) sont allés aux créanciers de l’État grec. Parmi lesquels 55,44 milliards d’Euros ont été utilisés pour rembourser des bons du Trésor arrivés à échéance —au lieu de laisser les créanciers assumer le risque pour lequel ils avaient préalablement perçu des intérêts. 34,6 autres milliards d’Euros ont servi de prime d’incitation pour obtenir l’accord des créanciers sur le prétendu « allègement[1] » en mars 2012. 11,3 milliards d’Euros ont été affectés au rachat de la dette en décembre 2012, lorsque l’État grec a racheté des bons presque sans valeur à ses créanciers.

- 43,7 milliards d’Euros (22,46%) ont alimenté le budget de l’État ou n’ont pu être clairement affectés.

- 0,9 milliard d’Euros (0,43%) ont constitué la contribution de la Grèce au financement du nouveau fonds de sauvetage, le MES.

Sources : www.attac.at/uploads/mediaba...

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 09:23

 

carte-cuba

« Si nous avions su ce qui nous attendait, nous serions restés à Cuba », déclare Idalmis Zayas au monde.fr. Idalmis Zayas fait partie des 115 « dissidents » cubains arrivés en Espagne en 2011 après un accord entre le régime cubain et l’Église. Elle n’est pas la seule à considérer qu’elle a été dupée. Gilberto Martinez lui aussi voudrait rentrer à Cuba. Le 7 mai dernier, la police espagnole l’a expulsé de son logement de Valence, avec sa famille, pour cause de non-respect du droit de propriété : il ne payait plus son loyer. Les militants anti-expulsion venus protester ont été réprimés démocratiquement par la police.

À leur arrivée, les Cubains s’étaient vu promettre cinq ans d’aides par le gouvernement Zapatero. Fin 2012, le nouveau premier ministre Rajoy, pourtant aussi à droite que les Cubains émigrés, estime manifestement que cette promesse vaut moins que celle qu’il avait faite aux banques et à la Commission européenne : il leur coupe les vivres. Comme les Cubains n’ont pas trouvé de travail dans ce pays où le chômage bat des records, ils se retrouvent vite sans rien : plus d’électricité, puis plus d’eau, et les voilà maintenant à la rue, comme des dizaines de milliers d’Espagnols victimes de la crise et des plans d’austérité.

En Espagne, des dizaines de milliers de logements sont vides. Si on les remplissait, cela ferait chuter les loyers. Gilberto se consolera donc en pensant que son sacrifice en tant que nouveau SDF permet de préserver la bonne santé du libre marché de l’immobilier espagnol, et de garantir le train de vie des propriétaires, ce qui est essentiel dans une démocratie libérale.

La première mesure de l’horrible dictature castriste, le 26 janvier 1959, avait été d’annuler toutes les expulsions, et peu après, les loyers baissèrent de 30 % à 50 %. Aujourd’hui, à Cuba, les locataires deviennent automatiquement propriétaires de leur logement après 25 ans. Quelle grossière violation des Droits de l’Homme ! Gilberto et Idalmis ont subi un tel choc en se retrouvant à la rue qu’ils en perdent le sens des valeurs : comme chacun sait, mieux vaut être libre de mendier en Espagne que d’être astreint à la santé et à l’éducation gratuites à Cuba, avec des produits alimentaires de base garantis à tous par l’État ! 
Didas Kalos

PS : ce texte est extrait de Solidarité de Classe numéro 82 (juin 2013)

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 09:05

La production d’énergie d’un pays est une chose sérieuse. Elle est un des piliers qui détermine le mode de vie d’une société. Sans une production d’énergie abondante et bon marché, les civilisations modernes s’écrouleraient d’elles-mêmes. C’est probablement ce que cherchent les "décroissants", altermondialistes et autres rêveurs dangereux adeptes d’une certaine "écologie" du retour à un passé idéalisé.

Le procédé est simple. Il faut détruire ce qui fonctionne, notamment le nucléaire, pour le remplacer par des moyens qui conduisent à des impasses techniques et économiques comme, par exemple, l’éolien et le solaire photovoltaïque. La société moderne de consommation "capitaliste" n’y résistera pas et implosera de l’intérieur. Le but recherché sera atteint.

La production électrique de nos centrales nucléaires sans émission de CO2 est pourtant une énergie durable. La France possède déjà plus de 3000 ans de combustible sur son sol pour les centrales nucléaires de quatrième génération en préparation. Ces réacteurs dits "surgénérateurs" pourront faciliter grandement la transition énergétique en évitant durablement d’importer et de consommer des énergies fossiles… si c’est bien uniquement ce que l’on veut.

Ne pouvant me résigner à laisser la désinformation systématique par le mensonge et le marketing vert "de bon aloi" se pavaner sur presque tous les médias, j’ai choisi de m’indigner ouvertement en utilisant les possibilités offertes par la démocratie.

En effet, au-delà du débat sur la transition énergétique, on nous propose un changement de société fondé sur des restrictions obligatoires et orchestrées au plus haut niveau.

Des reportages mensongers jouant sur l’émotionnel doivent nous faire peur (le langage politiquement correct dit "arriver à une prise de conscience") puis, ensuite, des règlements et des lois seront imposés "naturellement" pour organiser le rationnement.

Ainsi, la réglementation technique 2012 (RT 2012) issue du Grenelle de l’environnement a insidieusement banni le chauffage électrique des nouvelles constructions. Pourtant, cette électricité est fournie à plus de 90% en France sans émissions de CO2 (barrages et nucléaire), même en hiver en dehors des périodes de pointe. En revanche, vous pouvez sans restriction vous chauffer au gaz importé de Russie, de Libye et du Moyen-Orient… ou monter vos bûches ou granules de bois au cinquième étage pour alimenter votre chaudière à bois dans votre appartement.

La réglementation impose de fabriquer (et donc de vendre et d’acheter) uniquement des lampes "basse consommation" qui éclairent après deux minutes de fonctionnement. Elles coûtent nettement plus cher à l’achat et leur cycle de vie est surévalué par des publicités mensongères. Pourtant, l’éclairage des ménages ne représente presque rien dans leur consommation comparé à la consommation quotidienne des réfrigérateur, congélateur, four, lave-linge, chauffage, TV, ordinateur, cafetières…

Ce ne serait là que des "amuse-gueules" si aujourd’hui le débat national sur la transition énergétique n’avait pas l’ambition de faire cautionner ces inutiles et coûteuses contraintes idéologiques (politiquement correct = efficacité et sobriété) par une mascarade de débat national dont les conclusions sont déjà "écrites dans le marbre" (Discussion de la Fédération de l’environnement durable [1] avec le Directeur de cabinet de la Ministre de l’écologie en janvier 2013).

L’objectif de ce débat, issu de l’accord de mandature EELV / PS [2], est de sabrer 24 centrales nucléaires à l’horizon 2025 (détruire ce qui fonctionne) et de les remplacer partiellement par de l’éolien et du photovoltaïque (PV), tous les deux intermittents et plus chers. Le PV, notamment, est quatre à cinq fois plus cher, improductif par nature le soir (un des moments où la consommation d’électricité est la plus importante) ainsi que la nuit, et de production faible par mauvais temps, surtout en hiver.

On peut remarquer qu’on ne sait pas stocker de grandes quantités d’électricité au niveau du besoin d’une nation ne serait-ce que quelques heures et encore moins pour une semaine de vent et de lumière faibles. Il faudrait multiplier par 25 les capacités des stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) existantes en France et en Europe alors que les sites favorables sont déjà saturés.

Au-delà de ce débat sur la transition énergétique, c’est bien vers un changement de société fondé sur le rationnement et la limitation imposée des déplacements que certains idéologues veulent nous conduire, sans l’avouer, par la contrainte réglementaire.

On veut nous imposer de consommer moins d’énergie parce que des militants "verts" souhaitent restreindre voire éliminer "le nucléaire".

Dans les années 1960, des hippies sont allés vivre une vie frugale et de bohème "sobre" dans l’Ardèche : très bien. Quelques uns sont ensuite devenus des chefs d’entreprises : très bien. Chacun mène sa vie comme il veut, quand il le peut. Mais qu’on veuille aujourd’hui m’entrainer par la loi et par la contrainte morale à partager cet "idéal" de sobriété et de frugalité alors qu’on peut faire autrement, alors non ! Je refuse !

En tant que citoyen, contribuable et consommateur français je m’indigne de la manière dont certains élus nous conduisent vers cette dérive insidieuse et je m’insurge devant un tel projet de dictature larvée, fut-elle "verte".

Dit autrement : "le cave se rebiffe ! " [3]

Michel Gay, Citoyen, contribuable et consommateur français.


[1] Lettre de la FED du 12 avril 2013

[2] Extrait de l’accord de mandature EELV / PS : Nous réduirons la part du nucléaire dans la production électrique de 75% aujourd’hui à 50% en 2025 et engagerons :
-  Un plan d’évolution du parc nucléaire existant prévoyant la réduction d’un tiers de la puissance nucléaire installée par la fermeture progressive de 24 réacteurs, en commençant par l’arrêt immédiat de Fessenheim et ensuite des installations les plus vulnérables, par leur situation en zone sismique ou d’inondation, leur ancienneté et le coût des travaux nécessaires pour assurer la sécurité maximale. Cette évolution intégrera les évaluations de l’ASN et de l’IRSN ainsi que le nécessaire équilibre offre-demande.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 09:05

Le sauvetage des banques européennes en 2008 et 2009 a coûté des sommes astronomique aux états européens, 600 milliards d'euros rien que pour la France !

Avec les dégâts causés par l'effondrement boursier et l'explosion de la bulle spéculative immobilière, ces sommes injectées à perte pour colmater les dettes des banques ont augmenté l'impact de la crise économique capitaliste, en provoquant une explosion des dettes publiques et des politiques d'austérité généralisées.

A la lecture de l'article ci-dessous, on comprend toute le cynisme d'un monde de la finance qui, non content d'avoir joué avec le feu et d'avoir plongé le monde dans sa pire crise depuis 1929, se moque complètement des états et des citoyens, établissant des stratégies pour pomper un maximum de pognon aux contribuables via les gouvernements nationaux.

Le seul bémol à cet article est peut-être le silence sur des responsables politiques dont on a l'impression qu'ils se sont faits roulé dans la farine. On sait les relations douteuses entre milieux politiques et milieux financiers (voir les scandales Tapie ou libyens en France) et on ne peut exclure que les choix des gouvernements ont été faits en toute connaissance de cause.

Solidaire


L'Irish Independent a publié des enregistrements internes à l'Anglo Irish Bank, au moment de son sauvetage qui aura coûté 30 milliards d'euros, en 2008. On y entend des banquiers hilares, se moquant ouvertement des autorités financières, auxquelles ils ont refourgué des chiffres "sortis de leur cul" pour leur soutirer du flouze. Histoire d'une escrocrise en bande organisée...

Scandale Anglo Irish Bank

L'Anglo Irish Bank (AIB) a été sauvée par l'argent des contribuables, en 2008. De 30 à 40 milliards d'euros, selon les sources, soit un quart du produit intérieur brut irlandais. Et tout cela dans l'intérêt du peuple, entendait-on alors. Mais c'est une toute autre histoire que nous conte l'Irish Independent, qui vient de publier des enregistrements issus du propre système téléphonique de la banque.

Au cours de ces conversations, un des directeurs de la banque, John Bowe, explique en rigolant à un autre directeur, Peter Fitzgerald, non moins hilare, comment l'AIB a enfumé l'Etat irlandais. Objectif : ne réclamer en premier lieu qu'une petite somme, 7 milliards d'euros, alors que tout le monde, dans la banque, savait qu'il en faudrait beaucoup plus. Une fois que le premier chèque aurait été encaissé, l'Etat n'aurait dès lors plus le choix : il faudrait qu'il aille jusqu'au bout en continuant de régler les douloureuses à répétition, à grand coup d'argent public.

Un système cul par dessus tête

Comment a été choisi ce chiffre de 7 milliards ? Bowe l'affirme clairement : "Comme [David Drumm, qui était alors le pédégé de l'Anglo Irish Bank] le dirait lui-même, il est sorti de mon cul". Le tout suivi d'un éclat de rire. "S'ils [la banque centrale irlandaise] voient d'emblée l'énormité [des chiffres], ils vont peut-être décider de faire un choix. Tu vois ce que je veux dire ? Ils pourraient dire que le coût pour le contribuable est trop élevé... Si ça ne semble pas trop important au début, assez pour être important, mais pas au point de tout remettre en cause, alors je pense que l'on a une chance. Je pense donc qu'on pourra ensuite augmenter le montant, sournoisement", explique Bowe. "Ouais", répond Fitzgerald. "Ils mettent leur peau en jeu, et c'est ça, la clé".

Irlande Chiffres sortis de mon cul

David Drumm, qui a pris la tangente aux Etats-Unis dans la foulée, rigole tout aussi gaiement : "un jour, un milliard" blague-t-il, en se référant aux pertes que la banque centrale était condamnée à subir. A un autre moment, John Bowe se met à chanter "Deutschland Uber Alles" en évoquant la réaction négative de l'Allemagne sur cette aide publique. Dans un autre enregistrement, Bowe et Fitzgerald rient de nouveau de concert lorsqu'ils évoquent la naïveté des autorités, qui croyaient alors que la banque allait leur rembourser les prêts accordés.

"Pour la première fois, les contribuables peuvent avoir un aperçu des manigances banquières qui ont coûté sa souveraineté à l'Irlande", conclut amèrement le journal. Il est possible que ces enregistrements aient été en possession des autorités depuis 2009, mais rien n'aurait été fait depuis lors. D'autres révélations sont à attendre, ces prochains jours, qui impliqueraient des politiciens et des hauts fonctionnaires... La banque a été liquidée en début d'année, après avoir été nationalisée en 2009, des milliards d'argent public auraient pu être économisés. Mais ç'aurait été moins drôle, n'est-ce pas ?

Proverbe irlandais : "Chat timide fait souris effrontée"

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 09:23

Dans un document publié à la fin du mois de mai, le géant des banques d’investissement américain JPMorgan Chase réclame l’abrogation des constitutions démocratiques bourgeoises établies après la Seconde Guerre mondiale dans une série de pays européens et la mise en place de régimes autoritaires.

Cette banque, qui a fait parler d'elle lors du krach financier de 2008, est la plus grande banque des Etats-Unis et le plus grand agent de produits dérivés du monde. Elle voit, dans son rapport, la main des communistes partout et la possibilité pour les peuples de refuser les politiques d'austérité libérale qu'on leur impose actuellement.... ce qui constitue un droit, somme toute, à la base de la démocratie, non ?

Ce rapport affirme ainsi que " Les systèmes politiques dans la périphérie [sud] ont été établis après la chute des dictatures, et ont été façonnés par cette expérience. Les constitutions tendent à montrer une forte influence socialiste, reflétant la force politique des partis de gauche après la défaite du fascisme." Jusque là, on est d'accord.

Le rapport poursuit sur "Les systèmes politiques dans la périphérie affichent les caractéristiques suivantes : des exécutifs faibles ; des gouvernements centraux faibles par rapport aux régions ; une protection constitutionnelle des droits des travailleurs ; un consensus dans la construction de systèmes politiques promouvant le clientélisme politique ; et le droit de protester si des changements malvenus sont apportés au status quo politique." Ainsi, la banque JP Morgan Chase déplore t-elle l'idée de consensus ? Pire ! La "protection constitutionnelle des travailleurs" et le "droit de protester" sont exposés comme des difficultés, des défauts ! Ce rapport exprime crûment la vision du monde futur dont rêvent les spéculateurs et que bâtissent les partis libéraux et sociaux-libéraux au travers de la mondialisation et de la "construction européenne".

Ce document de 16 pages a été réalisé par le groupe Europe Economic Research de JPMorgan et est intitulé "L’ajustement de la zone euro – bilan à mi-parcours".

Le rapport exprime par ailleurs sa satisfaction vis à vis de l’application par l’Union européenne d’un certain nombre de mécanismes financiers visant à garantir les intérêts bancaires. A cet égard, l’étude souligne que la réforme de la zone euro en est pratiquement à mi-chemin. Mais le rapport réclame aussi davantage d’action de la part de la Banque centrale européenne (BCE).
Depuis l’éruption de la crise financière mondiale de 2008, la BCE débloque des milliers de milliards d’euros en faveur des banques pour leur permettre d’effacer leurs créances douteuses et de redémarrer une nouvelle série de spéculations. Exprimé par la voix d'une banque spéculative, on comprend le sens profond des choix européens ces dernières années : servir les banques et la finance.

 

En ce qui concerne les analystes de JPMorgan, ceci n’est cependant pas suffisant. Ils exigent de la part de la BCE une "réponse plus spectaculaire" à la crise.
Les critiques les plus dures du document sont cependant formulées à l’égard des gouvernements nationaux qui ont mis bien trop de temps à appliquer le genre de mesures autoritaires nécessaires à l’imposition de l’austérité. Le processus d’une telle "réforme politique" précise l’étude, a "même à peine commencé".

La Grèce n'est bien qu'un laboratoire d'essai de ce qui sera demain notre quotidien... si on les laisse faire !
Vers la fin du document, les auteurs expliquent ce qu’ils entendent par "réforme politique." Ils écrivent : "Au début de la crise l’on avait pensé que ces problèmes nationaux hérités du passé étaient en grande partie d’ordre économique," mais "il est devenu manifeste qu’il y a des problèmes politiques profondément enracinés dans la périphérie qui, à notre avis, doivent être changés si l’Union monétaire européenne (UME) est censée fonctionner à long terme."

 

En clair, nos régimes parlementaires partiellement démocratiques seraient le résultat d'un héritage politique qu'il faudrait changer à cause de leurs lacunes... à mettre en place des mesures autoritaires en faveur des banques et de la finance !

Quelles que soient les inexactitudes historiques contenues dans leur analyse, il ne peut y avoir l’ombre d’un doute que les auteurs du rapport de JPMorgan plaident pour que les gouvernements adoptent des pouvoirs de type dictatorial afin de mener à bien le processus de contre-révolution sociale qui est déjà bien avancé à travers toute l’Europe.

A la fin du document, les auteurs avancent une série de scénarios qui, selon eux, pourraient découler de l’échec des gouvernements européens à ériger des systèmes autoritaires. Ces variantes comprennent :

- "1) l’effondrement de plusieurs gouvernements favorables aux réformes en Europe méridionale,

- 2) un effondrement du soutien à l’euro ou à l’UE,

- 3) une victoire électorale incontestée de partis anti-européens radicaux quelque part dans la région,

- 4) l’ingouvernabilité de fait de certains Etats membres une fois que les coûts sociaux (notamment le chômage) dépasseront un certain seuil."

Ces 4 hypothèses sont évidemment considérés comme inconcevables.

Pensez donc ! Des gens du peuple qui se mettraient à contester l'ordre établi, celui d'une finance et d'un capitalisme triomphant imposant à la grande masse des habitants de cette planète un avenir fait de précarité, de salaires au rabais, d'avenir sombre pour leurs enfants, de système de santé en ruine et d'environnement saccagé ! De quoi se mêlent-ils, ces prolos ? Non mais !...
C’est la voix authentique du capital financier qui parle. Il faut rappeler que JPMorgan est profondément impliqué dans les opérations spéculatives qui ont dévasté la vie de centaines de millions de travailleurs partout dans le monde.

Dénoncée pour ses responsabilités dans la crise mondiale depuis 2008, JP Morgan Chase échappe pourtant à toute poursuite grâce à son rôle au service du monde financier qui gouverne réellement le monde.

Au final, il suffit de prendre les quatre scénarios qui inquiètent ce porte-parole du capitalisme mondialisé pour savoir ce qu'il faut faire pour lui barrer la route et reprendre le contrôle de notre destin ! Logique, non ?

Et puisque JP Morgan Chase a peur des rouges, c'est bien du côté des communistes que se trouve l'espoir de contrer libéralisme et mondialisation au profit d'une politique qui se préoccuppe de "L'Humain d'abord !"

Ce ne sont pas les communistes qui le disent, c'est finalement ce que dit ce monument du capitlisme financier qu'est la banque américaine JP Morgan Chase.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:40

La direction politique du Parti socialiste prend partiellement ses distances avec le rapport qui prépare la prochaine réforme des retraites.

Dans un communiqué en date d'hier, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, prend note des premières prises de distance du Parti socialiste vis-à-vis du rapport Moreau sur les retraites.

Pierre Laurent se base pour cela sur la déclaration sur les retraites adoptée par le Bureau national du Parti socialiste qui "porte la marque des fortes inquiétudes qui s'expriment dans le pays face au risque d'une nouvelle réforme de régression du droit à la retraite."

Le premier responsable du PCF note que, malheureusement, "cette déclaration ne propose pas de revenir sur les réformes Fillon comme la gauche devrait le faire" mais que, malgré tout, "elle écarte plusieurs pistes du rapport Moreau dont la désindexation des pensions et l'accélération de l'allongement de la durée de cotisation à 44 annuités avant 2020. Elle soutient également l'idée d'une taxation des revenus du capital parmi les ressources nécessaires, comme nous le proposons depuis longtemps."

C'est effectivement une question majeure ! Est-ce toujours aux salariés et aux retraités de participer aux efforts de financement des budgets sociaux, comme de ceux de l'Etat, ou le monde de la finance et les grandes entreprises doivent-ils également contribuer au bien public ?

Pierre Laurent note au final que "cette déclaration reste sur bien d'autres points loin du compte mais elle laisse transparaitre beaucoup de doutes par rapport aux premières déclarations présidentielles estimant que l'allongement de la durée de cotisation était la mesure la plus juste."

Pour lui, "C'est un encouragement à amplifier la mobilisation contre tout recul des droits à la retraite et l'émergence d'un espace de rassemblement large sur cette question. Il faut aller beaucoup plus loin. Le droit à la retraite à 60 ans, ADN de la gauche, doit être au cœur de nos mobilisations. C'est ce que le PCF défend en avançant des propositions alternatives de financement."

Si le PS recule un peu, cela n'augure pas d'un recul gouvernemental et cela ne signifie pas non plus une inversion des choix politiques sur ce dossier pour, enfin, rétablir un acquis social essentiel : le droit à une retraite digne et en bonne santé pour tous les travailleurs.

Ce changement traduits peut-être enfin la prise de conscience au parti socialiste du fossé qui se creuse entre lui et les travailleurs, leurs syndicats et les partis ouvriers, PCF notamment ?

En tout cas, les communistes eurois continueront de mener leur travail d'information sur cette régression sociale envisagée et de défendre des propositions alternatives et progressistes pour éveiller un maximum de travailleurs au fait que des solutions alternatives existent.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 09:18

Sur le blog d'Arnaud MOUILLARD, ce bref et très caustique article.

Je ne peux m'empêcher de lui emprunter !

Solidaire


 

UMPthon.jpg

Après la France, Nicolas Sarkozy a ruiné l'UMP... 11 millions pour l'UMP, 500 milliards de dette en 5 ans pour la France

Je propose plusieurs actions à l'UMP pour trouver de l'argent (je sais je suis trop bon) :

- Organiser une grande vente de pains aux chocolats

- Demander à Bernard Tapie un don exceptionnel de 11 millions d'euros

- Demander à Claude Guéant de vendre quelques tableaux 

- Un grand concert de Carla Bruni 

- Une vente de T-Shirt : "I Love Sarkozy" 


A la demande d'Arnaud MOUILLARD,  j'ai proposé ces quelques pistes :

  • J'avais pensé à Kadhafi mais il l'a fait tuer ! Dommage pour lui !
  • Y-a pas un hippodrome à vendre dans une mairie UMP, comme celui de Compiègne ?
  • Sinon, reste Mammie Zinzin et tous ses potes de Neuilly-sur-Seine : ç a fait du pognon !
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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 09:17

Une hausse pour entretenir le parc nucléaire ou engraisser les actionnaires ?

A peine nommé ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Philippe Martin décide d'une hausse de 5 % des tarifs de l'électricité en août 2013 et d'une hausse équivalente en août 2014. La hausse sera donc de 10 % en un 12 mois !

Pour un gouvernement qui se revendique de "gauche", cette hausse passe mal !

Elle va en effet durement toucher des français déjà fortement pénalisés par un ralentissement économique qui entraine chômage, précarité et blocages salariaux et par des hausses tarifaires qui se multiplient par ailleurs.

Ce sont 35 € de plus que paiera chaque année un foyer moyen, 50 € pour un foyer qui se chauffe à l'électricité.

Pour beaucoup de familles modestes, dans les quartiers populaires, les zones rurales, ou pour beaucoup de retraités aux revenus faibles, 35 ou 50 €, c'est énorme !

Comment se justifie cette hausse ?

La Commission de régulation de l'énergie demandait depuis plusieurs années une augmentation des tarifs de l’énergie pour donner à EDF les moyens d’investir dans son outil industriel et productif.

En fait, avec la dérégulation du marché de l'énergie, sous l'impulsion de l'Union européenne (encore une fois !) a entrainé une course à l'investissement commercial d'EDF... vers l'étranger et une quasi vente à perte de l'électricité public aux groupes privés. Au final, les tarifs n'ont pas baissé malgré l'arrivée de la concurrence privée, bien au contraire !

Comme dans tant d'autres domaines, la privatisation d'un marché se fait au détriment des usagers, devenus consommateurs captifs, et au détriment de la qualité du service !

Le Parti communiste français dénonce dans un communiqué daté d'hier cette ouverture à la concurrence qui a poussé EDF à des choix économiques absurdes : "affectation des ressources de l’entreprise au développement international plutôt qu’interne, revente d’une partie de l’électricité nucléaire contrainte à ses concurrents privés (loi Nome), passation de contrats de gré à gré avec les grandes entreprises accentuant la mise en concurrence."

Par ailleurs, l'Etat est actionnaire à 84,48 % d'EDF et a empoché 2,3 milliards d'euros de dividendes cette année. Il y a donc largement de l'argent dans les caisses d'EDF pour des investissements industriels !

Le PCF propose "donc que l'État, fasse l’impasse sur cette recette pour son budget général et permette à EDF de consacrer cette part de son chiffre d’affaire à ses activités."

La hausse des tarifs d'EDF va bien évidemment aussi permettre une hausse des dividendes que verse EDF à ses actionnaires. La Bourse de Paris et son petit monde de spéculateur ne s'y est pas trompée !

Vers 10 h 50 hier, l'action EDF s'envolait de 8,98% à 19,35 euros tandis que le CAC 40 progresse de 0,67%. Cette hausse porte maintenant à plus de 38% les gains accumulés par le titre depuis le début de l'année, après une perte de près de 26% en 2012. Les quelques milliers d'actionnaires privés d'EDF sont aux anges !

On voit bien là toute la perversité d'un système qui, sous de faux prétexte de concurrence, vend des biens financés par la Nation à des actionnaires privés dont le seul objectif est de se faire de l'argent.

Les services publics couvrent des domaines incontournables pour les citoyens, qu'il s'agisse de l'énergie, de l'eau, des transports routiers et ferroviaires ou, encore, des télécommunications. Leur privatisation rend captifs de boîtes privées des millions de citoyens français qui sont OBLIGES d'acheter leurs services !

On peut se priver de nouilles ou d'acheter une voiture neuve, mais on ne peut se priver d'eau ou d'électricité !

Dans son communiqué, le PCF défend "la création d’un pôle 100 % public de l’énergie et ... la création d’une commission pluraliste (élus, salariés, particuliers, entreprises, associations et partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs de l’énergie. "

De quoi voir revenir dans le giron de l'intérêt public des centrales nucléaires qu'on ne peut laisser au privé (voir Fukushima !), ni même des centrales "classiques" quant on voit le groupe E.On fermer 5 de ses 7 sites de production électrique en France !

Vive les lois de dérégulation de l'énergie venues de l'Europe et voteés par la droite et les socialistes ! Usagers et salariés d'EDF vous remercient !

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