Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

   ------------------------------ 

 

Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
------------------------------------------------
Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


- - - - - - - - - - - - - -

 
 
------------------------------------------------
CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
-------------------------------------------
 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
-------------------------------------------------
ADN-r--sistance.jpg


 

 














 


ensemble-2.jpg
 

Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

-------------------------

 

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

-------------------------

Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

-------------------------------------------------------

Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

 ----------------------------------------------------

----------------------------------------

Nouille2.jpeg


----------------------------------------------



 

 

1)

  

 

1)      

         

 

Ebuzzing - Top des blogs - Société

15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 08:55

Le capitalisme comme il va.

Nous avons ici parler de la loi Hartz IV votée par les sociaux-démocrates en Allemagne et qui a entrainé la précarisation de millions d'allemands avec des jobs à 1 € de l'heure (relire : Travailleurs pauvres, misère sociale, voilà le modèle allemand issu des réformes Schröder que glorifie François Hollande  ).

L'article suivant fait le point sur le marché britannique du travail et la précarisation grandissante des travailleurs.

Encore une fois, que l'on soit en France, en Allemagne ou en Grande Bretagne, mais aussi en Espagne ou en Grèce, la "crise" est un formidable moyen de pression sur les travailleurs pour obtenir qu'ils cèdent sur leur sécurité professionnelle, sur leurs salaires et sur leurs retraites.

En haut de l'échelle sociale, auprès des grands patrons et des actionnaires qui gagnent de l'argent en dormant (comme Liliane Bettencourt, pour ne citer qu'elle !), ceux que des générations de travailleurs ont appelé "les bourgeois", la richesse continue de croître.

Hier, nous parlions d'ailleurs des bénéfices records qui seront distribués en janvier en France aux actionnaires des 40 plus grandes entreprises côtées en Bourse : 49,9 milliards d'euros, 5 % de plus qu'en janvier dernier.

La mondialisation, l'Union européenne et la crise servent d'abord les intérêts du capitalisme pour contourner les règles sociales nationales, les mouvements sociaux, et opposer les peuples entre eux dans une concurrence qui ne sert aucun travailleur et qui nuit à l'environnement.

La solution reste et demeure la mobilisation sociale et politique des classes populaires et moyennes mais aussi des commerçants et artisans, en clair des "travailleurs", pour imposer une autre logique économique, une juste répartition des richesses au bénéfice de ceux qui les produisent, dans le respect des souverainetés populaires et de l'environnement.

Solidaire


wipeoutzero.JPG

Article repris d'Avante, organe du Parti communiste portugais

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Les contrats « zéro heure » qui n'offrent aucune garantie au travailleur, sont devenus une pratique courante au Royaume-uni, révèle une étude récente d'un institut britannique.

Dans certains entreprises du Royaume-uni, les contrats « zéro heure » représentent l'immense majorité des contrats de travail. C'est le cas de la chaîne McDonalds, où 90% des travailleurs (précisément 82 000 personnes) se trouvent dans ces conditions, c'est-à-dire qu'elles peuvent travailler 70 heures comme aucune, étant rémunérées en conséquence.

Le patron ne leur donne aucune garantie, mais exige d'eux une disponibilité totale, en fonction de ses besoins.

Ainsi, la multi-nationale du hamburger peut s'offrir le luxe, avec seulement 1 200 travailleurs effectifs de servir quotidiennement 2,5 millions de repas sur les terres de sa Majesté.

Sports Direct est une autre chaîne commerciale fort célèbre qui tient 20 000 travailleurs avec des contrats « zéro heures », soit, 90% de sa main d’œuvre. Le même modèle se trouve appliqué dans le boutiques Boots ou Subway.

Comme l'explique un reportage du journal espagnol Publico, il n'est pas rare qu'un travailleur soit convoqué le matin au travail puis renvoyé chez lui si le nombre de clients se révèle plus faible que prévu.

La question est devenue d'une actualité brûlante après que le CIPD (Chartered Institute of Personnel and Development), un institut spécialisé en ressources humaines, a publié, le 5 septembre, un rapport précisant que les travailleurs se trouvant dans ces conditions sont quatre fois plus nombreux que ce que les chiffres officiels indiquent.

Ainsi, alors que les statistiques britanniques tablent sur l'existence de 250 000 « contrats zéro », l'étude du CIPD estiment que les chiffres réels tourneraient autour d'un million de personnes.

Un cas de sur-exploitation

A son tour, le CIPD qui s'est basé sur une enquête auprès de mille employeurs, montre que le recours à cette forme de précarité absolue est devenu commun à de nombreux secteurs d'activité.

Les résultats révèlent que 19 % des employeurs interrogés emploient au moins une personne dans ces conditions.

Dans le secteur dit du volontariat, ce pourcentage monte à 34 %, dans le secteur public il est de 24 % et dans le secteur privé en général, il se maintient à 17 %.

Dans l’hôtellerie, la restauration et le divertissement, 48 % des employeurs admettent recourir aux « contrats zéro », dans l'éducation, 25 %, et dans la santé 27%.

Il est quand même significatif que 25% des entreprises avec plus de 250 travailleurs utilisent ce type de contrats, quand ce chiffre n'atteint que 11% dans les petites entreprises.

La majorité des employeurs (54%) qui reconnaissent utiliser ce type de contrats, affirment qu'ils représentent un peu plus de 10% du total des travailleurs, le pourcentage moyen étant de 16%.

Sur la base de ces réponses, le CIPD estime qu'entre 3 et 4% des employeurs interrogés ont des contrats « zéro heures », ce qui équivaut à un million de travailleurs sur tout le Royaume-uni.

Par ailleurs, les informations fournies par 148 travailleurs avec ce type de contrats montrent que 14 % des patrons n'offrent souvent pas le nombre d'heures suffisants pour répondre à leurs besoins vitaux.

D'autre part, 38% des travailleurs considèrent qu'ils ont un emploi à temps plein, travaillant plus de 30 heures par semaine.

La vérité, c'est que ces contrats « zéro heures » sont loin de correspondre à des profils d'étudiants ou de gens qui désirent travailler que quelques heures dans la semaine, la raison pour laquelle ils ont été créés.

Selon le syndicat Unison, la grande majorité de ces travailleurs sont assujettis à ces contrats, sans en tirer le moindre avantage, comme le droit aux vacances, à une couverture maladie, une assurance-santé ou une indemnisation en cas de licenciement, tout simplement parce qu'ils n'ont pas d'autre choix.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 08:57

Pierre Piccinin, soutien de longue date à la rébellion et récemment libéré après 5 mois comme otage de goupes rebelles, accuse des rebelles d'être les coupables de l'attaque au gaz sarin sur la banlieue de Damas.

Bien que son témoignage soit passé sur la chaîne RTL - TVi et dans le grand journal belge "le Soir", aucun média français n'a relayé l'information. Il en est de même de toute information ou de tout avis qui tendrait à disculper le régime de Bachar El Assad.

Encore une fois, même si nous renouvelons ici notre opposition à ce régime (qui a massacré des centaines de militants communistes), nous dénonçons l'acharnement de notre gouvernement à vouloir bombarder à tout prix ce pays. Un acharnement curieux quand on réfléchit à la connivence entre notre pays et des régimes tout aussi dictatoriaux en Afrique et au Moyen-Orient, à commencer par les pétromonarchies du Golfe.

Solidaire


Le Soir 
Patricia Labar 

"L’enseignant belge Pierre Piccinin, enlevé en Syrie en avril et libéré dimanche avec le journaliste italien Domenico Quirico, affirme avoir des preuves selon lesquelles ce sont les rebelles syriens qui ont utilisé des armes chimiques. 

L’enseignant belge Pierre Piccinin da Prata est arrivé à Bruxelles ce lundi matin à 05h40, en provenance de Rome. Enlevé en Syrie en avril dernier, il a été libéré dimanche soir avec l’Italien Domenico Quirico, journaliste au quotidien La Stampa. 
Interrogé par Luc Gilson pour RTL, l’enseignant belge Pierre Piccinin, a indiqué que le gaz sarin n’avait pas été utilisé par le régime de Bachar Al-Assad. 

« C’est un devoir moral de le dire. Ce n’est pas le gouvernement de Bachar Al-Assad qui a utilisé le gaz sarin ou autre gaz de combat dans la banlieue de Damas. Nous en sommes certains suite à une conversation que nous avons surprise. Même s’il m’en coûte de le dire parce que depuis mai 2012 je soutiens férocement l’armée syrienne libre dans sa juste lutte pour la démocratie » , a déclaré l’enseignant dans une interview qu’il a accordé à RTL-TVi. 
vidéo 

Il dit aussi : 
"Nous sommes entrés en Syrie par le Liban, le 6 avril, avec toutes les garanties nécessaires que je prends chaque fois avec l'armée libre. C'était mon 8e voyage en Syrie. Sous la protection de l'armée libre, nous sommes allés jusqu'à Al-Qusayr qui était une ville en partie assiégée. Notre objectif était de rester une journée pour éviter que le siège se referme sur nous.

Malheureusement, en quittant le 8 avril au soir, peu avant 20h, nous avons été assaillis par un groupe de bandits à coloration islamiste qui nous ont gardés deux mois dans Al-Qusayr parce que le siège s'était refermé sur eux-mêmes. C'était une trahison de l'armée libre qui nous a livrés à ce groupe" 
[...] "Cela a été une odyssée terrifiante à travers toute la Syrie. On a été beaucoup déplacé à de nombreux moments dans de nombreux endroits. Et disons qu'à certains moments on s'est retrouvé avec des groupes. Ce n'était pas toujours le même groupe qui nous détenait, avec des groupes très violents, très anti-occidentaux et des islamistes anti-chrétiens. Cela a été parfois des violences physiques très dures" 
Il a ajouté qu'il avait été victime "d'humiliations, de brimades, de fausses exécutions. Domenico a subi deux fausses exécutions au revolver. A un moment on a cru qu'ils allaient nous tuer parce qu'il nous ont dit que nous étions devenus un problème et qu'ils allaient se débarrasser de nous" 
Pour son confrère Domenico Quirico, détenu avec lui, c'était 
"comme avoir vécu pendant 5 mois sur mars" . 

[...] "Alors le grand problème, c'est que la révolution syrienne depuis 7, 8 mois a connu une évolution très importante. L'armée syrienne s'est quasiment évaporée. Et actuellement on est face à des vagues islamistes ou du brigandage de certains groupes qui rançonnent les territoires, qui contrôlent . Je pense qu'il est devenu très dangereux pour les occidentaux d'encore se risquer en Syrie dans les conditions actuelles d'une révolution qui est en pleine déliquescence et qui tourne à autre chose" source 
Après 150 jours de prison en Syrie, son compagnon Domenico Quirico a fait des premières déclarations dans 
la Stampa
Comment vous ont-ils traité ? 
« Pas bien » … « il se peut que j’ai été trahi par la révolution » … « Ce n’est pas la révolution que j’ai connue il y a deux ans à Alep, laïque, tolérante. C’est devenu autre chose » .

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 08:41

Deux sujets majeurs occupent l'actualité : l'ouverture de la Fête de l'Humanité et la démission d'Alain Le Vern.

Il y a des jours où le choix des sujets est difficile. Ce vendredi en fait partie.

Deux sujets ont retenu notre attention ce jour :

- l'ouverture de la Fête de l'humanité concerne particulièrement les communistes bien sûr, mais aussi tous les progressistes et les travailleurs qui attendent de la gauche combative une dynamique contre l'austérité libérale qui se poursuit malgré l'élection de François Hollande l'an dernier ;

- la démission du Président de la Région Haute-Normandie, homme de dossier mais aussi homme autoritaire avec qui les communistes ont eu fort à faire.

La Fête de l'Humanité, c'est ce week-end !

C'est parti pour trois jours de fêtes, de concerts, de débats et de gastronomie !

La plus grande et plus ancienne fête populaire de France prend ses quartiers au parc du Bourget à partir de ce matin et jusqu'à dimanche soir.

Si la météo incite à la prudence (bottes et tenue de pluie), les prévisions annoncent un mieux en soirées et dimanche.

Néanmoins, l'expérience prouve que la Fête est insubmersible et que, quelles que soient les conditions météo, ce sont entre 500 000 et 650 000 visiteurs qui foulent les allées goudronnées de la Fête tous les ans.

Côté concerts, M (Mathieu Chédid), Archive, Asaf Avidan, Tryo, Zebda, Sanseverino, Féfé, HK et les Saltimbanks et tant d'autres devraient faire remuer les spectateurs tandis que Jamel et le Jamel Comedy Club devraient assurer un grand moment de détente pour tous !

Côté stands, c'est l'innovation pour les militants comme pour les visiteurs avec deux importants chamboulements en ce qui nous concerne : le regroupement de tous les stands eurois et seino-marins en un espace unique normand, avec la Manche, avenue Frida Khalo, et le regoupement des espaces livre, numérique, toursime et exposition au sein d'un hall couvert, le hall Nina Simone.

On pourra, en trois jours, faire un tour de France gastronomique ou opter pour un tour du monde gastronomique.

Côté politique, évidemment, les communistes organisent des débats multiples, avec des partenaires politiques, syndicaux ou associatifs, sur différents espaces et de différentes ampleurs.

Il est encore temps de se manifester pour acheter votre vignette d'entrée auprès des militants ! Elle est à 21 € les 3 jours contre 30 € à la FNAC par exemple !

Démission surprise du Président de Région

La nouvelle a pris de court tout le monde, y compris au Parti socialiste.

Alain Le Vern a annoncé hier qu'il démissionnait de la Présidence de la région Haute-Normandie et de son mandat de sénateur.

Pour quelles raisons ? Sa lettre publiée hier ne précise rien sur ses motivations et reste floue sur son avenir.

Certains parlent d'ambitions municipales à Dieppe, face au maire communiste sortant Sébastien Jumel, qu'il déteste. Une hypothèse plausible au regard de la date de sa démission, 6 mois avant les élections municipales.

D'autres parlent d'un retrait définitif de la vie politique. A suivre.

En tout cas, la surprise passée, il faut se rappeler que ces dernières années nous ont montré un Président de Région qui connaissait bien ses dossiers mais qui refusait toute critique et toute remise en cause de ses choix.

Les élus régionaux communistes en ont fait les frais, suspendus de leur délégation par deux fois. La dernière en date a toujours cours puisque les deux vice-présidents communistes à la Région (Céline Brûlin et Noël Levillain) se sont vus retirer leurs attributions et que le goupe communiste et Front de gauche a perdu son attaché.

Entre un Président autocrate et social-démocrate et des élus communistes à l'écoute des travailleurs et de la population, les motifs d'affrontement ont été nombreux.

Reste à savoir comment va évoluer la gouvernance régionale désormais et qui va prendre la suite d'Alain Le Vern ?

En tout cas, cette démission d'Alain Le Vern va donner un sens et un thème de discussion aux militants communistes de Haute Normandie dans leur tout nouvel espace à la Fête de l'Humanité !

Fallait-il voir dans cette réorganisation de la Fête de l'Humanité de la prémonition ?

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans notre Région
commenter cet article
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 09:27

15 milliards d'économies supplémentaires en 2014. C'est ce que vient d'annoncer le gouvernement !

Histoire de ménager un peu une opinion publique déçue par le début de mandat Hollande, le gouvernement parle d'un "effort" qui reposerait d'abord sur l'Etat, pour 80 %, et sur les français pour "seulement" 20 %.

Sauf que, les mesures s'accumulant, cet "effort" direct des contribuables va encore pénaliser les familles modestes et les classes moyennes !

Sauf que, et ça, on ne nous le dit jamais, réduire les dépenses de l'Etat et des collectivités publiques, c'est freiner l'économie locale (Les dépenses publiques font fonctionner les entreprises locales), notamment les dépenses d'infrastructures (Routes, collèges et lycées, équipements municipaux et des écoles,...), les aides publiques (Aides sociales, aides locales aux entreprises) et les soutiens aux activités associatives, culturelles ou sportives ! C'est certainement aussi réduire encore le nombre de fonctionnaires donc les emplois potentiellement proposés à nos jeunes.

Economiser sur le budget de l'Etat et des collectivités locales, c'est finalement affaiblir les services publics et le puissant soutien à l'économie et aux familles que représente la puissance publique. C'est finalement une perte pour l'économie et les contribuables car les économies de l'Etat représentent autant d'argent qui n'est pas réinvesti dans l'économie "utile" aux citoyens ou redistribué aux familles modestes.

Mais, même sur la partie de l'effort demandé aux contribuables, il ya de quoi hurler !

Ainsi, si le gouvernement affirme que la pression fiscale n'augmente pas avec ces nouvelles mesures, il oublie de parler de l'augmentation de TVA qui va entrer en vigueur l'an prochain. Le taux "intermédiaire" passe de 7 à 10 % et le taux "normal" de 19,6 à 20 %.

L'augmentation de la TVA va mécaniquement augmenter les prix pour les consommateurs, donc pour les ménages. Cette hausse sera répartie uniformément sur la population quelle que soit le revenu de chacun : en clair, pendant qu'on allège la pression fiscale sur les entreprises, on demande à tous les français, notamment aux classes moyennes et populaires, de compenser le manque à gagner de l'Etat.

Autre mesure qui fait causer : la suppression de l'abattement d'impôt bénéficiant aux parents d'enfants scolarisés. Cet abattement représente une perte de 100 à 200 € par famille ! Et, au final, 450 millions d'euros repris aux familles.

Le gouvernement socialiste a beau jeu de parler d'une redistribution à venir de cet argent, personne n'est dupe ! L'objectif gouvernement est quand même "d'économiser" 15 milliards d'euros supplémentaires l'an prochain, non ?

40 milliards d'euros pour les actionnaires du CAC 40 en janvier prochain : 5 % de plus qu'en 2013 !

Et pourtant ! Celui qui avait pointé du doigt la finance, la désignant comme son "ennemi" lors d'un discours célèbre lors de la campagne présidentielle, celui-ci devrait cherché l'argent où il est : dans les poches des plus riches !

Pas besoin de chercher loin ou de déformer des chiffres pour en arriver à cette conclusion, il suffit de lire les infos qui paraissent sur internet ou dans la presse !

Ainsi, on apprend ce matin que la très officielle Cour des Comptes remet en cause la légitimité du Crédit Impôt Recherche, niche fiscale fortement boostée par Nicolas Sarkozy et l'UMP en 2007.

Ce CIR devait inciter les entreprises d'investir en échange de crédits d'impôts.

Sauf que les investissements "privés" sont à la peine en France et que si 19 700 entreprises en ont bénéficié en 2011, cela ne concerne que 0,5 % des entreprises.

Par ailleurs, au lieu des 2,7 milliards d'euros annuels que devait représenter ce CIR (Tout de même !), ce sont finalement 5 milliards d'euros qui ne rentrent pas dans les caisses de l'Etat. La Cour des Comptes annonce même 7 milliards d'euros à termes !

Il y a peut-être là une niche fiscale à revisiter pour qu'elle soit véritablement efficace et moins coûteuse ?

La deuxième info concerne les dividendes reversés aux actionnaires des entreprises du CAC 40 et n'apparait que dans les pages "Economie" de la presse. Il ne faut surtout pas que ces chiffres circulent trop !

Au moment donc où l'Etat annonce 15 milliards d'euros déconomies supplémentaires pour 2014, on apprend que les actionnaires des 40 principales entreprises côtées à la Bourse de Paris vont se partager 39,9 milliards d'euros de dividendes en début d'année 2014 ! Cela représente 5 % de mieux qu'en début d'année 2013 alors que l'inflation est de 1 %, rappelons-le ! Rentable, non ?

C'est triste à dire mais ce gouvernement et sa majorité socialiste tournent le dos à tous leurs engagements pris auprès du peuple lors des élections de 2012, Présidentielle et Législatives.

Ces choix faits par Hollande, son gouvernement et sa majorité, ne constituent pas une adaptation à une quelconque réalité, ni des choix guidés par le bon sens, mais bien un alignement des socialistes sur les doctrines libérales classiques et leurs purges anti-sociales.

Le mandat de François Hollande se cale de plus en plus dans les pas du mandat Sarkozy et sa politique rejoint celle de tous les gouvernements soumis à l'Europe libérale, qu'ils soient de droite comme "sociaux-démocrates".

L'avenir de ces choix, c'est encore plus de pauvreté.

L'ONG OXFAM s'appuie sur les chiffres de l'Union européenne pour compter 120 millions de pauvres dans l'UE et en annoncer 15 millions de plus si les politiques d'austérité continuent.

Beaucoup de militants et d'élus socialistes prennent leur distance avec les choix du gouvernement et de François Hollande.

Face au boulevard laissé à l'extrême-droite par une politique qui décrédibilise l'ensemble de la gauche, les militants et élus sincèrement attachés aux valeurs de progrès social et de défense des intérêts des classes populaires et moyennes doivent s'exprimer et se rassembler.

Pour les communistes, la Fête de l'Humanité sera un véritable moment d'expression publique sur les grands choix politiques actuels et un temps fort de notre politique de rassemblement populaire contre l'austérité et le libéralisme.

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 09:14

Pendant que les Etats-Unis commémorent les attentats du 11 septembre, les démocrates de gauche se rappellent, eux, du coup d'état militaire au Chili couvert par la CIA qui se termine le 11 septembre 1973 par l'assassinat du président socialiste Salvador Allende lors de la prise d'assaut du palais présidentiel de la Moneda.

Un hommage lui sera rendu à la Fête de l'Humanité le week-end prochain, notamment par le groupe Zebda et ses invités, sur des reprises de chansons du poète chilien Victor Jara.

Salvador-allende.jpgSalvador Allende est né à Valparaiso, au sud du Chili, le 26 juin 1908.

Après de brillantes études secondaires, il effectue son service militaire dans une unité de lanciers en plein désert, de son propre choix.

Il décide ensuite de faire des études de médecine à l’Université du Chili. Il organise un groupe de compagnons qui se réunit périodiquement pour lire des ouvrages marxistes et en discuter. Il fonde le groupe Avance en 1929. Il est élu vice-président de la Fédération des étudiants chiliens en 1930 et participe activement à la lutte contre la dictature de Carlos Ibánez.
Il conclut ses études de médecine en 1933. Il participe à la fondation du Parti socialiste chilien. En 1935, il dirige déjà l’Association médicale chilienne. Il est emprisonné pendant presque six mois.  Il pousse à la création du Front populaire, et il est élu sous-secrétaire général du Parti socialiste en 1936.
En septembre 1939, il devient ministre de la Santé dans le gouvernement du Front populaire. Il publie un ouvrage consacré à la médecine sociale. Il organise la première Exposition du logement. Il participe en 1941 à la réunion annuelle de l’Association médicale américaine aux Etats-Unis. En 1942, il est élu secrétaire général du Parti socialiste. En 1947, il vote au Sénat contre la loi de défense permanente de la démocratie, connue comme la « Loi maudite » par sa nature répressive. En 1949, il est élu président du Collège des médecins.
En 1952, le Front du peuple le postule à la présidence de la République. Il est battu. Il a alors quarante-quatre ans. Il présente au Sénat un projet de loi portant nationalisation du cuivre. En 1954, il se rend en France, en Italie, en Union soviétique et en République populaire de Chine.
Quatre ans après, en 1958, il est déclaré candidat à la présidence par le Front d’action populaire, formé de l’Union socialiste populaire, du Parti socialiste et du Parti communiste. Il perd les élections face au conservateur Jorge Alessandri.

En 1964, nommé de nouveau candidat à la présidence, il est battu par Eduardo Frei Montalva, un démocrate-chrétien qui a bénéficié de toutes les ressources des classes dominantes et qui, selon des documents déclassés du Sénat étasunien, a reçu de l’argent de la CIA pour sa campagne électorale. Sous son gouvernement, l’impérialisme tente de mettre en place ce qu’il appelle la « Révolution dans la liberté », réponse idéologique à la Révolution cubaine, engendrant en fait les fondements de la tyrannie fasciste. Allende obtient toutefois à ces élections plus d’un million de voix.

L'arrivée au pouvoir de la gauche de transformation sociale
Le 22 janvier 1970, l’Unité populaire, une coalition politique formée des communistes, des socialistes, des radicaux, du MAPU, du PADENA et d’Action populaire indépendante, l’investit comme candidat à la présidence. Il remporte les élections le 4 septembre.

Exemple vraiment classique d’une lutte pacifique pour instaurer le socialisme.
L’administration étasunienne, présidée par Richard Nixon, entre aussitôt en action après cette victoire électorale. Pour avoir refusé de se plier aux desiderata impérialistes – le coup d’Etat – le commandant en chef de l’armée chilienne, le général René Schneider, est victime d’un attentat le 22 octobre 1970 et meurt trois jours après. Mais cette tentative d’empêcher l’Unité populaire d’accéder à la présidence échoue.
Le 3 novembre 1970, Allende devient président du Chili en toute légalité et dignité. Débute alors la bataille héroïque de son gouvernement pour imposer des changements face au fascisme. Il a soixante-deux ans. J’ai l’honneur d’avoir partagé avec lui quatorze années de lutte anti-impérialiste à partir de la victoire de la Révolution cubaine.
L’Unité populaire obtient la majorité absolue (50,86 %) aux élections municipales de mars 1971. Le 11 juillet, Allende promulgue la Loi portant nationalisation du cuivre, une idée qu’il avait proposée au Sénat dix-neuf ans auparavant. Personne n’ose s’y opposer, et le Congrès l’adopte à l’unanimité.
En 1972, devant l’Assemblée générale des Nations Unies, il dénonce l’agression étrangère dont est victime son pays. Les assistants, debout, l’ovationnent pendant plusieurs minutes. Cette même année, il se rend en Union soviétique, au Mexique, en Colombie et à Cuba.
En mars 1973, aux élections parlementaires, l’Unité populaire obtient 45 % des voix et renforce sa présence au Parlement. Les mesures promues par les Yankees aux deux chambres pour destituer le président se terminent sur un fiasco. L’impérialisme et la droite intensifient leur lutte sans quartier contre le gouvernement de l’Unité populaire et déclenchent le terrorisme dans le pays.

Ainsi, son aide de camp naval se fait assassiner et une grève des camionneurs est déclenchée avec le soutien des démocrates-chrétiens (droite).

Et puis, c'est le coup d'état militaire de l'armée sous le commandement du général Pinochet.
Le général Pinochet avait feint une loyauté et une fermeté semblables à celle du général Carlos Prats, commandant en chef de l’armée durant une bonne partie du gouvernement de l’Unité populaire, un militaire digne que l’oligarchie et l’impérialisme acculèrent à une crise totale au point qu’il dut démissionner de son poste et qui fut assassiné plus tard en Argentine par les sbires de la DINA après le putsch fasciste de septembre 1973.
Il meurt en héros le 11 septembre 1973, en défendant le palais de la Monnaie, se battant comme un lion jusqu’à son dernier souffle.
Les révolutionnaires qui résistèrent sur place à l’assaut des fascistes ont raconté des choses fabuleuses sur ces derniers moments. Les versions ne coïncident pas forcément, parce que chacun luttait d’un endroit différent du palais. Par ailleurs, certains de ses plus proches collaborateurs moururent ou furent assassinés à la fin d’un dur combat livré dans des conditions désavantageuses.
La différence entre les témoignages consiste en ce que les uns affirment qu’Allende a réservé ses dernières balles pour lui-même pour ne pas tomber prisonnier, tandis que, pour d’autres, il a été abattu par les balles ennemies.  Le palais était en flammes à cause des tirs des chars et des avions, alors que les auteurs du putsch avaient pensé que ce serait une besogne facile qui ne se heurterait à aucune résistance. Il n’y a pas de contradiction entre ces deux manières de faire son devoir. Nos guerres d’indépendance offrent plus d’un exemple de combattants illustres qui, se retrouvant sans la moindre possibilité de défense, s’ôtèrent la vie plutôt que de tomber prisonniers.

Le Chili de 2013, 40 ans après le coup d'état, se bat toujours contre une oligarchie bourgeoise qui a repris le contrôle des importantes ressources minières chiliennes (Cuivre), nationalisées sous Allende, comme du reste de l'économie.

La bataille que mènent depuis un an les étudiants et lycéens chiliens pour démocratiser l'enseignement supérieur est aussi un combat contre une privatisation de l'éducation décidée ous Pinochet et qui permet d'écarter les jeunes des classes populaires des postes à responsabilité dans le système.

Hollande ne célèbrera pas cet événement. Et personne, à l'époque, n'avait envisagé de bombarder les positions militaires du régime Pinochet.

Coup-d-etat-Chili---1973---Palais-de-la-Moneda.jpgCoup-d-etat-Chili---1973---Palais-de-la-Moneda-2.jpg

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 13:16

A l'occasion d'une journée de mobilisation syndicale interprofessionnelle qui semble réussie, les socialistes au pouvoir vont-ils enfin prendre conscience des erreurs politiques qu'ils commettent ?

100913---Evreux---manif-retraites--31-.JPGCe matin sur Evreux, ce sont 1 200 salariés de tous le département qui sont venus exprimer leur rejet de la réforme des retraites concoctée par le gouvernement socialiste de François Hollande, dans la foulée de la réforme Fillon-Sarkozy. Ces manifestants exigeaient également un changement de cap au niveau des salaires et pensions de retraite ainsi qu'une lutte pour l'emploi stable.

1 200 manifestants, c'est bien quand on se souvient qu'en 2010, le PS alors dans l'opposition appelait à manifester tout comme la CFDT et l'UNSA.

Quelques jours seulement après la rentrée et avec beaucoup de salariés qui peinent à payer leurs impôts, nombre de travailleurs ont fait comprendre qu'ils ne pouvaient financièrement pas se permettre de perdre une journée de travail.

L'opinion globale en France se partage entre fatalisme et colère. Fatalisme de ceux qui écoutent le bombardement idéologique des médias sur la fatalité de reculer l'âge de départ en retraite et colère chez ceux qui ont compris que ce sont seulement les travailleurs qui peinent et paient quand les cadeaux aux plus riches se multiplient et accentuent les inégalités sociales en France.

Dans les deux cas, les socialistes et leurs alliés sont perdants : les fatalistes finissent par considérer que "droite" et "gauche", c'est la "même chose" ; les salariés en colère, eux, ne renouvelleront certainement pas leur vote en faveur d'un candidat socialiste aux prochaines élections.

Si le PS compte sur les électeurs des classes aisées et de la haute bourgeoisie pour compenser ses pertes dans l'électorat populaire, il se trompe ! Les classes favorisées ont déjà leur parti : l'UMP !

D'ailleurs, de sondages en sondages, et malgré de timides et ponctuelles remontées des "opinions favorables" , l'avenir politique et électoral des élus socialistes est plus que compromis.

La question de la Syrie vient s'ajouter au reste.

Malgré une intense campagne médiatique en faveur d'une intervention militaire française en Syrie, l'opinion française a basculé dans le camp des opposants à la guerre ! Même si l'électorat socialiste est encore majoritairement pour, ce dossier constitue une nouvelle ligne de fracture au sein des électeurs PS. Elle sera d'autant plus grave si les bombardements commençaient dès que l'on connaîtrait les conséquences civiles désastreuses que cette intervention engendrerait.

En économie comme en social et en politique étrangère, la raison devrait pousser les responsables socialistes à infléchir leurs choix pour répondre aux insatisfactions de leur électorat de 2012.

A l'instar des socialistes espagnols et grecs, aujourd'hui au fonds du trou, les socialistes français se mettent eux-mêmes le pistolet électoral sur la tempe et s'apprêtent à tirer sur la gachette.

Pour les communistes, la fidélité aux engagements en faveur des travailleurs prime.

Nous ne prônons pas la "théorie du pire" en souhaitant que le PS et son gouvernement prennent de mauvaises décisions pour espérer récupérer les morceaux.

Notre volonté est bien de rassembler largement ceux et celles qui refusent un alignement politique sur le libéralisme européen, quelle que soit leur origine politique.

Notre présence au cortège syndical de ce matin, à Evreux, comme ailleurs, avait pour but de montrer qu'il existe une alternative politique au libéralisme, de droite comme de gauche.

Si le PS et les Verts sont incapables d'entendre les aspirations populaires à un changement de politique, nous sommes prêts à porter les couleurs de ceux et celles qui, de tous horizons, comptent restaurer une politique de justice sociale, d'égalité fiscale et de développement économique. C'est le sens du Front de Gauche.

 

100913---Evreux---manif-retraites--37-.JPG

Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 09:15

Cela fait plus de 30 ans que ce genre de politique est menée, pour un bilan très discutable et un impacte négatif sur l'emploi et le financement de la sécurité sociale et des retraites. Pierre Moscovici, ministre de l'économie, qui rentre juste de l'université d'été du MEDEF, décide d’offrir un nouveau cadeau a ces copains les grands patrons.

A quelques semaines de la présentation du budget, chaque jour connaît son lot de "fuites" dans la presse autour des pistes envisagées par le gouvernement. Après la possibilité d'un retour à la défiscalisation des heures supplémentaires évoqué mardi, (vivement démenti depuis par la porte-parole du gouvernement), puis l'éventuelle suppression de la niche fiscale pour les étudiants à charge qui a agité les médias jeudi, le quotidien
Les Echos indique, vendredi 6 septembre, que le gouvernement envisagerait de réduire le taux d'impôt sur les sociétés, de 33,3 % à 30 %.
Cette baisse, dont l'ampleur n'a pas été arbitrée, s'accompagnerait d'une réforme plus globale des impôts pesant sur les entreprises, qui doit permettre à l'Etat d'engranger plusieurs milliards d'euros, ajoute le journal, sans toutefois avancer de source. Selon lui, une taxe assise sur l'excédent brut d'exploitation doit venir remplacer des contributions sur le chiffre d'affaires, décrié par les entreprises.
Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances, a pourtant promis que les prélèvements sur les entreprises n'augmenteraient pas l'an prochain et baisseraient ensuite.
Le quotidien économique affirme en outre que le gouvernement envisage de supprimer une partie des avantages qui bénéficient aux contrats collectifs de complémentaires santé souscrits par les salariés dans les entreprises. Ce qui représenterait une augmentation d'un milliard d'euros d'impôts sur le revenu.
Selon Les Echos, les contrats collectifs couvrent 76 % des salariés, soit 13 millions de personnes, qui bénéficient d'avantages fiscaux et sociaux. Dans ce mécanisme, la participation de l'employeur au financement des contrats est partiellement exemptée de cotisations sociales, ce qui coûte 1,6 milliard d'euros par an, selon le quotidien.
Mais, dans le même temps, la participation des salariés aux contrats est déduite de leur revenu imposable, même si l'entreprise en prend en charge une partie. C'est cette seconde niche que l'exécutif entend raboter, en supprimant l'exonération fiscale qui bénéficie aux salariés sur la part abondée par l'employeur, soit une économie de près d'un milliard d'euros, selon Les Echos.
Cette proposition était contenue dans le rapport du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie, publié au début de l'été, souligne le quotidien.
Selon Les Echos, la totalité des avantages fiscaux et sociaux accordés aux contrats collectifs représente un manque à gagner de 3,5 milliards d'euros par an pour l'Etat et la Sécurité sociale, soit 260 euros en moyenne par contrat.
Cette charge doit mécaniquement s'alourdir avec la loi sur l'emploi qui prévoit de généraliser les complémentaires santé dans les entreprises, d'où la nécessité pour l'exécutif de réagir, explique le journal.
Repost 0
Published by Solidaire - dans En France
commenter cet article
7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 14:36

Isolé sur la scène international, François Hollande tente de sauver quand même SA guerre en Syrie.

La situation devient pathétique et grotesque : alors que l'ONU poursuit son enquête et est incapable de dire quel camp a utilisé des gaz de combat en Syrie, et alors que nombre de gouvernements bellicistes reculent sur ce sujet, Etats-Unis et Grande-Bretagne en tête, notre gouvernement socialiste et son président de la République s'obstinent à vouloir attaquer le gouvernement officiel syrien.

Va t-on y aller seuls et sans savoir qui est le coupable ?

Il ne suffit pas de voir en Bachar El Assad le "grand Satan", pour que cela serve de preuve !

Alors que se multipliaient les crimes imputés aux rebelles syriens, particulièrement aux islamistes armés et entrainés par l'Arabie Saoudite et le Qatar, une vidéo de propagande montraient dès juin des troupes rebelles fières de posséder des armes chimiques. Pire : des témoignages "rebelles" recueillis par des médias américains, viennent étayer la thèse du gouvernement syrien, d'une utilisation par les rebelles d'armes chimiques. Dans la vidéo, ceux-ci affirment avoir utilisé ces bombes en croyant qu'il s'agissait d'armes conventionnelles, faute d'une information donnée par leur fournisseur, l'Arabie Saoudite. Une thèse probable compte-tenu de l'amateurisme (si on peut dire !) du bombardement : zone civile par jour de vent.

Aujourd'hui, rien donc ne permet de conclure avec certitude quel est le camp qui a employé des gaz de combat !

Pourtant, notre gouvernement s'acharne à accuser le gouvernement syrien. Une obsession coupable qui pose la question de la véritable raison de notre volonté de guerre contre la Syrie.

A dédouaner de toute façon l'opposition, y compris les islamistes d'Al Qaïda, le discours gouvernemental français cache mal sa partialité et sa volonté de se servir de ces morts comme d'une justification émotionnelle pour intervenir au côté des rebelles.

Mais quels intérêts cela sert-il ? Qu'il s'agisse des chrétiens de Syrie, de Liban et d'Iraq, comme de nombreuses voix en France, une intervention militaire occidental ne ferait que détruire un peu plus le pays, qu'entraîner de nouvelles victimes civiles, qu'augmenter un peu plus le fossé entre une population syrienne qui fait bloc autour du régime, autant par patriotisme que par peur des islamistes, et les militants "syriens" de l'opposition.

Encore une fois, la ruine qui a suivi l'intervention occidentale en Iraq et en Libye devrait nous alerter, tout comme la destabilisation internationale en faveur des islamistes radicaux qui s'en est suivi !

Alors, pourquoi prôner encore maintenant une intervention "internationale" en Syrie, y compris hors cadre de l'ONU ?

Cette position jusquauboutiste de Hollande et Ayrault tranche avec le recul du Royaume-Uni (alliance des Travaillistes et d'une partie des Conservateurs), du Canada et même des Etats-Unis.

Lancé comme un petit roquet au pied de son maître américain, le régime français semble désormais tenir une posture de façade, après le retrait des Etats-Unis et deur fidèle allié britannique. Enfin, on l'espère ! Nous ne pourrions pas croire à une aventure militaire française isolée, dénoncée par l'ONU, par la Russie, la Chine, l'Iran, l'Egypte, la Jordanie et de nombreux autres pays du monde ?

A l'heure où le Qatar prend de plus en plus pied au cœur de notre République, via l'encadrement de centaines d'imams de banlieue et le rachat de clubs de foot, de châines de télé ou de fleurons du commerce français, il est à craindre que certains se laissent embobiner par les milliards d'euros que le Qatar annonce pour l'économie française.

Lors de la guerre du Golfe, le même François Hollande avait mené campagne pour que le Parlement puisse voter sur l'engagement de la France au côté des Etats-Unis, chose qu'il refuse aujourd'hui sur la Syrie !

Une erreur politique qui l'amènera à supporter seul la responsabilité d'un bain de sang au Moyen-Orient qu'auront beau jeu d'utiliser les ténors de la droite.

Après le Mali, nous voilà à la recherche de soutiens, financiers notamment, pour une nouvelle croisade, en Syrie cette fois.

Cette volonté gouvernementale d'aller coûte que coûte attaquer le gouvernement légal syrien ressemble de plus en plus à une intervention pour complaire à nos maîtres américains et qataris.

La France, le peuple français, n'ont rien à gagner dans ce conflit. Le peuple syrien et les peuples du Moyen-Orient non plus.

L'agressivité de notre gouvernement et son ministre des Affaires étrangères a fait écho à l'agressivité des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et des émirats du Golfe.

Aujourd'hui que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont sur le recul, notre pays se trouve particulièrement isolé sur la scène mondiale. Notre pays se retrouve en première ligne contre le droit international, au côté des rebelles islamistes et de leurs soutiens, les dictatures arabes de la péninsule arabique.

Pour sortir par le haut de cette crise, et pour être utiles au peuple syrien, il faut chercher la vérité des faits, pas l'inventer ! Il faut aussi tenir compte des réalités d'un pays où, qu'on le veuille ou non, le pouvoir en place possède encore le soutien de larges pans de la populations, parmi les minorités religieuses et ethniques (Alaouites, Chrétiens, Chiites, Druzes, kurdes) comme chez les syriens laïcs.

Ce n'est pas en bombardant un pays, en dehors de tout accord international, que l'on protège son peuple mais en obligeant les belligérants et ceux qui les financent, à l'étranger notamment, à se mettre à la table des négociations pour rétablir la paix.

C'est cette ligne que devrait défendre un gouvernement français indépendant et refusant de se laisser piéger dans des luttes d'intérêt qui ne la concernent pas !

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 10:05

Est-ce que c'est parce que trop près de la réalité de la vie des prisonniers que l'administration américaine interdit l'œuvre de Soljenytsine à Guantanamo ?

C'est une brève dans le journal "L'Humanité" qui m'a donné envie d'écrire sur ce sujet, ce matin.

Le court article de l'Humanité relate un incident survenu récemment dans la prison nord américaine de Guantanamo et relaté par l'organisation de défense des Droits de l'Homme Reprieve.

Un prisonnier souhaitait lire l'œuvre de Soljenytsine parue en 1973, "L'Archipel du Goulag".

Sauf que l'administration de la prison a refusé l'entrée de cette œuvre dans la prison et a retenu les trois tomes que des avocats tentaient de livrer au détenu.

L'homme en question est enfermé depuis 11 ans dans la prison américaine installée sur la base militaire US de Cuba. Il n'a jamais eu d'inculpation, pour aucun motif, et n'a jamais été jugé. C'est le cas de tous les détenus de Guantanamo qui subissent, en plus, des vexations physiques ou psychiques considérées comme tortures par de nombreuses organisations humanitaires et par la loi des Etats-Unis.

Ce que relate le livre de Soljenytsine reflète finalement ce que vivent aujourd'hui ces prisonniers : un enfermement totalitaire, des tortures, une absence de droit et de perspectives. Au moins, les soviétiques faisaient-ils l'effort d'organiser des procès !

Les attentats du 11 septembre 2001 ont servi de justificatifs aux Etats-Unis pour des pratiques dignes des pires dictatures, comme l'enlèvement de citoyens dans leur propre pays, l'assassinat ciblé et l'enfermement sans procès.

De là, ont été justifiés l'attaque contre l'Iraq (qui était sensée abriter Al Qaïda), la tristement célèbre prison d'Abou Graïb, les bombardements de civils pakistanais et afghans par drônes interposés, l'écoute généralisée des conversations et messageries, y compris de pays alliés, en Europe, au Brésil ou ailleurs !

Les Etats-Unis, en fait, n'ont fait que durcir des pratiques criminelles anciennes.

La politique étrangère des Etats-Unis, ça a été la Corée (années 50), le Viet-Nâm (avec l'agent Orange et les défoliants, toujours présents !), le renversement de Salvador Allende au Chili (1973), le soutien aux dictatures sud-américaines des années 60-70, la tentative d'invasion de Cuba en 1962 ("la baie des Cochons"), l'intervention sur l'île antillaise de la Grenade (1982), le soutien aux contras au Salvador et au Nicaragua, le soutien aux moudjahiddins afghans contre le régime laïc dans les années 80, le renversement du président hondurien en 2011,... Sans parler de la destruction de l'état et de l'économie libyenne, en 2011, avec "notre" président de l'époque, Nicolas Sarkozy.

En politique intérieure, les Etats-Unis ont été à la traîne sur les droits civiques des noirs, une réalité toujours compliquée, mais les Etats-Unis, c'est aussi une justice qui pratique la peine de mort et où il vaut mieux être riche et blanc si on veut être innocent, une démocratie où l'on peut gagner avec moins de 50 % des voix (George Bush) mais où la victoire se fabrique avec les milliards de dollars des grandes firmes américaines. C'est enfin Mumia Abu Jamal et les 5 cubains de Miami en tôle, ...

Guantanamo, finalement, c'est le goulag à la sauce américaine !

Les soviétiques envoyaient certains opposants pour "sauver le socialisme". Le régime de Washington y envoie les "ennemis de la liberté".

Justice et Droits de l'Homme sont les grands absents de cette bataille pour la "Liberté" !

A moins que ces valeurs ne servent de paravent pour permettre à un pays, les Etats-Unis, et ses grandes entreprises, de perpétuer leur domination politique et économique sur le monde, au mépris des peuples et de leurs choix ?

L'expérience ancienne et récente nous montre que les interventions militaires des Etats-Unis se drapent dans des valeurs humaines pour cacher une réalité plus égoïste, la poursuite d'objectifs géopolitiques.

L'aventure syrienne que planifie la Maison blanche entre aussi dans cette catégorie.

Afghans, iraquiens ou libyens connaissent aujourd'hui les affres de la "Paix américaine".

Ceux de Guantanamo, coupables ou non de crimes, connaissent, eux, les joies de la justice à la sauce yankee.

La France doit-elle apparaître aujourd'hui aux yeux du monde comme le ridicule supplétif des choix de Washington ou doit-elle reprendre en main son destin et des choix diplomatiques libres et basés sur la souveraineté des peuples, la paix et la coopération ?

Peut-on accuser sans procès le gouvernement syrien pour un gazage et s'allier pour le punir à des Etats-Unis qui ont leur propre goulag et se permettent de tuer, sans procès là aussi, des présumés terroristes et des civils innocents, un peu partout dans le monde ? Une intervention qui nous mettrait en marge du droit international et nous vaut des critiques de nos partenaires européens et de dizaines de pays du monde, à commencer par la Russie, la Chine, l'Iran, le Vénézuéla ou l'Indonésie.

L'interdiction d'un livre dans une prison en dit toujours beaucoup sur l'état d'esprit du pays qui interdit ce livre.

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article
5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 09:33

L'auteur belge de l'article joint ici s'appuie sur les chiffres de l'OSDH, seule source d'information qu'utilisent nos médias pour chiffrer les morts du conflit syrien.

Bien que clairement favorable à "l'opposition" armée, et financé par l'Occident, l'OSDH a au moins eu l'honnêteté de publier des chiffres qui démontrent que la majorité des 110 000 morts syriens se trouvent dans le camp des militaires et partisans civils du "régime" de Bachar El Assad.

Cela ne doit absolument pas dédouaner ce gouvernement des exactions commises jusque là ni du manque de démocratie qui précédait la guerre ! Ces chiffres doivent seulement nous alerter sur la manipulation médiatique et gouvernementale qui tente de faire de Bachar El Assad et de son armée les responsables uniques de tous les morts comptabilisés afin de disculper l'opposition syrienne de ses propres crimes.

Des deux conclusions apportées par l'auteur, nous soutenons la deuxième, celle qui indique qu'il ne peut y avoir qu'une solution à ce conflit : des négociations de paix associant le pouvoir officiel actuel (donc Bachar El Assad et ses proches) et les représentants de l'opposition démocratique (en excluant donc les groupes islamistes formés pour l'essentiel de djihadistes étrangers, venus de Libye, d'Arabie, du Yémen, du Caucase russe, de Jordanie, de Turquie,...).

En aucun cas, une intervention militaire étrangère, fusse-t-elle française, n'ouvrira de perspectives positives pour le peuple syrien ! Les exemples iraquiens et libyens nous montrent au contraire la putréfaction des états et la destruction de la cohésion nationale qui découle des interventions étrangères.

La France ne doit pas s'immiscer militairement dans le conflit syrien !

La France doit faire au contraire pression sur ses alliés, Etats-Unis, Qatar et Turquie, pour qu'ils arrêtent d'armer et de financer les rebelles syriens, notamment djihadistes !

La France doit enfin exiger des autres pays impliqués, Russie et Iran, qu'ils acceptent de participer aux négociations dites "Genève 2" pour une solution pacifique du conflit syrien.

Enfin, la France doit exiger une démocratisation de la Syrie et une liberté politique garantie.

Solidaire


Un article de Bahar Kimyongür, 3 septembre 2013 :

"L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), un organisme proche de la rébellion financé par les monarchies arabes et les Etats occidentaux et dont le siège se trouve à Londres vient de publier son bilan des victimes de trente mois de guerre en Syrie. Ces chiffres aussi macabres que surprenants révèlent la malhonnêteté des médias traditionnels et contredisent la propagande pro-interventionniste.

Ce 1er septembre 2013, l’OSDH a annoncé qu’en 30 mois de conflit, il y aurait eu 110.371 morts.

Deux lignes plus loin, l’organisation des droits de l’homme anti-Assad apporte quelques précisions stupéfiantes : au total 45.478 combattants loyalistes auraient été tués depuis le début du conflit.

Vous avez bien lu : 45.478 combattants loyalistes tués en Syrie !

Cela voudrait dire que depuis le 15 mars 2011 qui marque le début de la révolte, il y aurait en moyenne plus de 15 soldats et miliciens gouvernementaux tués chaque jour.

Près de la moitié des morts sont des soldats et miliciens pro-régimes !

Cela signifie aussi que près de la moitié des victimes de la guerre sont des soldats et des miliciens loyalistes.

Le nombre de « soldats de Bachar » tués est ainsi nettement supérieur au nombre de civils tués.

D’autre part, l’armée arabe syrienne étant essentiellement composée de conscrits, c’est-à-dire de citoyens qui défendent leur pays, leurs institutions et leur gouvernement, on peut dire que l’armée est indissociable du peuple syrien.

Par conséquent, il est aussi malhonnête de tenir Assad pour responsable de la mort de plus de 110.000 Syriens comme le font les médias et les militants provocateurs que de mettre le peuple et le gouvernement syriens dos à dos puisque la première victime de la guerre de Syrie, c’est l’armée, donc le peuple en uniforme, donc le « peuple pro-Assad ».

Venons-en à présent au nombre de victimes civiles. L’OSDH dénombre 40.146 tués.

Ce chiffre ne distingue pas les Syriens que l’on pourrait globalement qualifier de « pro-gouvernementaux » ou de « pro-rébellion ».

40 146 civils tués... dont des dizaines de milliers sous les coups des "rebelles"

Le nombre de civils, femmes et enfants inclus, que l’on peut situer dans le camp des pro-Assad, des anti-rebelles ou des neutres est sans doute extrêmement élevé surtout si l’on tient compte des tueries de masse commises ces dernières semaines par les groupes terroristes dans les zones kurdes du Nord du pays (Tell Aran, Tell Hassel, Tel Abyad, Sereqaniye), dans les quartiers et les villages chiites (Nubbol-Zahra, Hatlah), alaouites (Lattaquieh) et chrétiens (Marmarita, al Duvair, Jaramana) et parmi les sunnites patriotes un peu partout dans le pays.

Les groupes armés anti-régime ont d’ailleurs revendiqué des centaines d’exécutions de civils y compris des enfants, soupçonnés de sympathie envers le régime syrien.

Parmi les victimes civiles du conflit, comptons également les Syriens massacrés par des groupes non identifiés (à Houla en 2012, à Banias et à Ghouta en 2013).

Seulement 20 % des morts en Syrie sont des rebelles

Du côté des victimes de l’opposition armée, l’OSDH a comptabilisé 21.850 tués, soit deux fois moins que de militaires syriens tués et un cinquième du nombre total de victimes de la guerre.

Ces groupes armés se livrent eux-même à des guerres intestines qui entraînent la mort de nombreux combattants pro-rébellion ainsi que leurs familles.

Parmi les 40.146 victimes civiles du confit syrien, il faudrait donc tenir compte des centaines de civils pro-rebelles tués par des rebelles.

Le 26 août dernier, par exemple, une vingtaine d’habitants du village Madmouma à Idlib ont été exécutés par un groupe radical anti-régime. Aucun loyaliste ne se trouvait dans la zone.

Parmi les victimes de Madmouma, on compte plusieurs femmes et enfants exécutés d’une balle dans la tête. Le groupe rebelle Ahrar Al Cham et l’Etat islamique de l’Irak et du Levant (EIIL) s’accusent mutuellement.

A la lecture du bilan tragique de l’OSDH, deux conclusions s’imposent :

- Soit on appréhende la situation syrienne d’un point de vue légaliste et l’on dit : « ce n’est pas Bachar mais la rébellion qui massacre le peuple syrien. Par conséquent, l’Etat syrien a raison de lutter contre le terrorisme pour restaurer la paix dans le pays comme n’importe quel autre Etat dans le monde »

- Soit on analyse la crise syrienne sous l’angle humanitaire à l’aune des intérêts du peuple syrien et l’on dit : « Bachar et la rébellion sont tous deux responsables de la violence en Syrie. Dès lors, il faudrait encourager les deux camps à dialoguer afin d’épargner la vie des Syriens. »

L’une et l’autre conclusion nous amènent en tout cas à défendre la non-ingérence et la paix en Syrie."

Repost 0
Published by Solidaire - dans Dans le Monde
commenter cet article