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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 09:19

En politique étrangère aussi on attend le changement.

Depuis son arrivée à l'Elysée, François Hollande mène une politique étrangère identique à celle de ses prédécesseurs. Qu'il s'agisse de l'intervention au Mali et des velléités guerrières en Syrie, l'attitude de Hollande et de sa majorité s'aligne sur celle de Nicolas Sarkozy et de la droite en Libye ou en Côte-d'Ivoire.

Ces derniers jours, c'est le voyage présidentiel au Maroc et les discours mensongers et complaisants de François Hollande à l'égard du régime monarchique marocain qui trahissent les valeurs démocratiques qui servent habituellement d'excuses à la France pour intervenir dans les affaires intérieures d'autres pays.

Durant son séjour marocain, le président socialiste de la France a vanté les réformes démocratiques du Maroc, a salué le rôle du roi Mohamed VI et se félicitait du développement économique du Maroc.

Sur ces trois sujets, il s'agit au mieux de méconnaissance, au pire de complicité pour affirmer de tels mensonges !

D'un point de vue démocratique, comment peut-on passer sous silence que, il y a un an seulement, les manifestations du Mouvement du 20 février qui ont marqué le Printemps arabe au Maroc ont été endeuillées par la mort de 11 jeunes, dont une jeune fille ? Comment oublier la répression contre les journalistes, les syndicalistes et les opposants au régime monarchique ? Comment passer sous silence une presse muselée comme le prouve le retrait de l’accréditation du journaliste de l’agence France-Presse (AFP) Omar Brouksy, en octobre dernier ? Que dire des trente ans d'occupation marocaine au Sahara Occidental, malgré les résolutions de l'ONU et la répression de ce pays contre les désirs d'indépendance de ce peuple ? Comment oublier les atteintes graves aux droits de l’homme relevées à Genève lors de la session de mars du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU et les récentes sentences prononcées par le Tribunal militaire de Rabat ?...

Non ! Le Maroc est loin d'avoir progressé d'un point de vue démocratique !

Sur un plan économique, comment peut-on se féliciter d'une situation où tant de marocains vivent dans des conditions misérables, dans de véritables bidonvilles aux abords des beaux quartiers ? entre 1995 et 2010 on estime à 1 million le nombre de Marocains, qualifiés pour la plupart, qui ont quitté le pays : est-ce un bon résultat économique ? Que dire des tomates, certaines qualifiées de "bio", qu'exporte vers l'Europe le Maroc en les produisant sur des terres irriguées avec de l'eau fossile qui ne se renouvèlera pas, hypothéquant l'avenir de millions de marocains ?...

Le Maroc, c'est le culte obligatoire du roi, le règne de l'arbitraire et une partie importante du peuple qui vit dans une extrême pauvreté. C'est une répression continue et meurtrière des revendications de tout un peuple au Sahara Occidental.

Pendant que la France et ses médias abusent de mensonges pour s'attaquer au Vénézuéla, qu'ils tronquent l'information sur la Syrie, qu'ils passent sous silence les conséquences de l'intervention française en Libye, notre pays vend des parts importantes de son patrimoine économique et sportif à un pays, le Qatar, dont le régime, lui, est réellement sujet à critiques ! Soutien financier et armé aux rebelles islamistes en Syrie, en Afrique ou ailleurs, formation de prêcheurs islamistes, application rigoureuse de la Charia, régime despotique et cruel, la monarchie qatarie ne souffre pourtant pas d'attaques ni de notre gouvernement, ni de nos médias.

A l'exemple du Maroc, la politique étrangère de la France ne varie pas quelque soit la couleur politique du gouvernement.

C'est toujours l'argent, les intérêts économiques de quelques grands groupes industriels et financiers français qui dictent la politique étrangère de notre pays. En cela, l'Etat français est bien l'instrument de la classe dominante comme le démontrait Karl Marx.

On aurait pu espérer un changement d'attitude envers ces régimes autoritaires avec l'arrivée de la gauche socialiste au pouvoir. Au moins un peu plus de mesure.

Comme en économie, la politique étrangère de la France continue d'être dictée par les grands groupes économiques et financiers.

Place au Peuple ! Comme nous l'affirmions lors de la campagne présidentielle de 2012 et lors des élections législatives qui ont suivi, c'est bien l'implication populaire, le mouvement citoyen qui permettront de changer profondément les choix politiques et économiques qui sont faits.

  Sahara-Occidental---repression-El-Aaiun---230113.jpg

Répression le 21 janvier dernier à El Aaiun (Layoune)
d'une manifestation pacifique réclamant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination
et à la libération immédiate des prisonniers politiques sahraouis

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 09:39

Pas si propres les mains du Front National ! L'avocat de Cahuzac est un proche conseiller de Marine Le Pen.

Elle tonnait encore sur tous les médias il y a 24 heures, la furie à son papa.

Hier encore, les médias reprenaient son exigence exagérée de démission du gouvernement et de dissolution de l'Assemblée. Le gouvernement, pourquoi pas ? Mais l'Assemblée ? Quel rapport avec Cahuzac ?... Et pourquoi pas dissoudre les conseils généraux ou le parlement européen pendant qu'on y est ?

Bref ! Hier, La fille Le Pen faisait du Le Pen : "tous pourris sauf Papa, moi et le Front national !".

Aujourd'hui, changement de ton.

Entre hier et aujourd'hui, voilà qu'on apprend que l'avocat de Jérôme Cahuzac, Philippe Peninque, est un proche de Marine Le Pen, l'un de ses conseillers. Par ailleurs, cet avocat est aussi un ancien du groupuscule d'extrême-droite GUD (Groupement Union Défense) basé à l'université parisienne d'Assas et connu pour ses actions violentes et son antisémitisme. Il est aujourd'hui membre de l'organisation Egalité et Réconciliation animée par Alain Soral, autre nationaliste antisémite notoire.

On peut sincèrement se poser des questions.

D'une part, que fait un grand ponte socialiste, ancien député et ministre du budget, avec un avocat du FN, membre d'organisations racistes et antisémites et proche de Marine Le Pen ? On nous parle d'amitiés et d'acitivités communes. Il y a quand même de quoi inquiéter y compris les militants socialistes les plus blasés !

D'autre part, l’avocat Philippe Peninque explique désormais qu'il n'était pas au courant que ce compte en Suisse n'était pas déclaré au fisc français ! Ben voyons ! Prend nous pour des truffes !... Comme si les montages financiers pour faire transiter discrètement l'argent vers un compte numéroté en Suisse, par l'intermédiaire d'une société bancaire, n'étaient pas les outils connus et nécessaires pour pratiquer l'évasion fiscale ?

Enfin, Marine Le Pen se plaint d'une manœuvre politique, d'une opération politique pour salir sa "veste immaculée". Immaculée ? Revoilà la vierge Marie !... Plus sérieusement, l'argument du coup monté, c'est justement l'argument qu'utilisait Cahuzac il y a encore quelques jours !

La fille Le Pen reconnait tout de même que son ami l’avocat Philippe Peninque lui a parlé de ce compte mais seulement hier ! Moi qui croyait qu'entre avocats on ne trahissait jamais les secrets de ses clients ? Pourquoi Peninque aurait-il donc tout déballer 24 heures avant que la presse ne parle de sa proximité avec la maison Le Pen ?...

Celle qui tentait de récupérer politiquement un scandale politique hier se retrouve aujourd'hui dans le même camp que les ripoux qu'elle dénonçait. Position inconfortable qui explique ses colères d'aujourd'hui.

Il n'y a pourtant rien de surprenant à voir ainsi le Front National mêlé à des histoires louches.

N'oublions pas que la famille Le Pen est milliardaire, qu'elle possède un château, que la fille comme son papa sont avocats ! On est loin des ouvriers et des petits artisans que les Le Pen font mine de défendre. Leurs intérêts sont ceux de leur classe sociale, la bourgeoisie.

Et n'oublions pas comment Jean Marie Le Pen a obtenu sa fortune, en gravitant autour de l'héritier des ciments Lambert dont il aura capter l'héritage de manière douteuse.

Et que dire de Catherine Mégret, ex-FN et ex-maire de Vitrolles, condamnée à huit mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité pour avoir envoyé aux frais de la commune plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer la candidature de son époux pour l'élection présidentielle de 2002, de Jean-Marie Le Chevallier, ex-maire de Toulon, condamné à 8 mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende pour détournement de fonds publics et complicité d'abus de confiance, de Daniel Simonpieri, maire de Marignane, condamné à un an de prison avec sursis pour "harcèlement moral", ...

Ce qui sauve le Front National sur le plan juridique, ce n'est pas sa morale exemplaire, c'est son absence des responsabilités locales et nationales ! Le peu d'exemples où le FN a exercé des responsabilités s'est toujours achevé au tribunal !

Prise la main dans le sac de l'affaire Cahuzac, Marine Le Pen pourra désormais s'inclure dans le "Tous pourris !" qu'elle réserve à la classe politique française !

En attendant, on ne compte toujours pas de milliardaires au PCF et on attend encore les juges !

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 10:14

Encore une fois, les médias se sont trouvés un sujet en or pour faire du bruit sans aborder les problèmes sociaux et économiques essentiels.

Après des semaines à faire l'apologie du nouveau pape, nos médias français ont trouvé un sujet qui va leur permettre une nouvelle fois de passer sous silence le reste de l'actualité françiase et internationale : le dossier Cahuzac.

Ce n'est pas que le mensonge de l'ex-ministre socialiste du budget, Jérôme Cahuzac, sur la fraude fiscale que représente l'existence d'un compte en Suisse soit un sujet secondaire. Bien au contraire ! Mais, une nouvelle fois, nos médias en font trois tonnes, monopolisant toute leur énergie et toute l'attention du public sur un seul sujet, le même pour tous.

La réaction des communistes a été claire, par le biais du porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles. Il n'y a aucune justification aux actes de l'ancien ministre socialiste. De la part d'un élu et responsable politique d'un parti de gauche, se rendre coupable de fraude fiscale est particulièrement immoral. Prendre la responsabilité d'un ministère en charge de la lutte contre l'évasion fiscale aggrave les faits. Le mensonge, dans cette débandade morale, est presque secondaire.

Inutile d'épiloguer sur ce triste personnage ! Son exclusion du PS vient naturellement punir le fautif.

On aimerait bien qu'il en soit de même pour d'autres responsables socialistes qui trainent de belles casseroles. On pourrait citer les cas Guérini ou Kucheida...

Malgré l'importance du scandale, faut-il monopoliser les colonnes de la presse, les journaux télévisés ou radiodiffusés avec ce seul sujet ? N-y a t-il pas en France d'autres actualités dignes d'intérêt ?

A l'heure où les Pétroplus voient à nouveau s'éclaircir leur avenir et que les salariés de Goodyear ont brillament reconduit leur soutien à une CGT porteuse d'un projet de coopérative ouvrière, il serait bon de faire le point sur le dossier de l'emploi industriel, des défis actuels et des propositions contradictoires qu'avancent les différentes forces politiques pour sortir de la crise.

Et, à une semaine de l'ouverture des débats sur l'Accord National Interprofessionnel à l'Assemblée nationale, ne serait-il pas intéressant d'aborder le contenu de cet accord et les raisons des oppositions qui se développent à gauche, depuis le Parti communiste jusqu'aux rangs même du Parti socialiste ? Et pourquoi CGT, FO, FSU ou Sud-Solidaires, syndicats majoritaires, sont -ils opposés également à cet accord ?

Vous n'en entendrez pas parler dans les médias. Il est vrai qu'un consensus existe entre le patronat, le gouvernement et la droite sur ce dossier. Un peu comme sur le Traité de Maastricht en 1992 ou sur le Traité Constitutionnel Européen en 2005. Il ne faut surtout pas réveiller le peuple français !...

C'est tout juste si les médias abordent le sujet et lâchent, du bout des lèvres, la journée d'action organisée mardi 9 avril par la CGT, FO et Sud-Solidaires. France Info, radio publique, parlait même de la CGT et de FO qui "envisagent" une journée d'action. Envisagent ? Comme si le fait n'était pas sûr ? Manipulation !...

Cahuzac illustre peut-être à merveille cette gauche qui confond intérêts personnels et responsabilités publiques.

Ce qui est sûr, et ce qu'illustre ce scandale, c'est que le peuple doit être fortement associé aux processus de décision politiques, tout comme les salariés doivent avoir leur mot à dire sur la gestion de leur entreprise.

Ce sont deux idées fortes que défend le Parti communiste avec le Front de Gauche, au travers d'une nouvelle démocratie, avec notre proposition de VIème République, et d'une proposition de loi pour des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises.

Pour l'actualité et le dossier de l'Accord National Interprofessionnel, nos députés défendront 4 500 amendements pour réduire les dégâts liés à l'ANI si celui-ci passait.

Aux travailleurs de faire pression sur leurs députés pour que ceux-si entendent enfin la pression populaire.

Rendez-vous le mardi 9 avril, partout en France, pour manifester contre cet accord.

En attendant de chasser les Cahuzac de la politique française et d'obtenir de nouveaux droits démocratiques, au niveau politique comme dans l'entreprise.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 10:09

Un à un, le gouvernement socialiste-écologiste trahit ses engagements de campagne.

Il faut être aveugle pour ne pas percevoir que les politiques d'austérité que mènent les gouvernements successifs depuis la conversion de Mittérand à la rigueur en 1983, conduisent notre pays dans une régression économique et sociale sans fin. Et pourtant, le gouvernement actuel, issu des présidentielles 2012, accélèrent encore les politiques d'austérité !

Loin des promesses de campagne, François Hollande et sa majorité socialiste-écologiste appliquent depuis leur arrivée au pouvoir une politique qui ressemble étrangement à celle de la majorité précédente, UMP-centristes. De quoi donner de l'eau à la droite qui peut se moquer des socialistes et parler de "conversion au réalisme".

Sauf que la "gauche" socialiste n'a pas été élue pour ça ! Où est le changement annoncé avec tambours et trompettes par les socialistes et leurs alliés radicaux et écologistes en mai et juin dernier ?

Il est vrai qu'il est difficile de mener une politique foncièrement différente de celle de la droite quand on met comme préalable le respect de règles de rigueur financières et budgétaires dictées par une Europe au service des marchés financiers et par des agences de notation nord-américaines qui en sont les commissaires politiques ! La signature du traité européen Sarkozy-Merkel instituant la règle d'or de l'austérité en est un signe clair.

En quelques mois, le gouvernement Hollande-Ayrault a accordé 20 milliards d'allègements fiscaux aux entreprises tout en annonçant des augmentations de taxes, notamment sur les retraites. Rien n'est fait pour lutter contre les licenciements financiers et défendre l'emploi industriel et les bas salaires se sont juste vus attribuer une honteuse aumône de quelques centimes avec l'augmentation du SMIC en début d'été 2012.

Actuellement, c'est l'Accord national interprofessionnel (ANI) qui représente une nouvelle capitulation gouvernementale face aux exigences patronales avec l'appui de syndicats malheureusement accoutumés à avancer en reculant.

Et voilà désormais que François Hollande, le président, trahit de nouveau François Hollande, le candidat, sur le dossier des retraites cette fois-ci ! Alors que le candidat Hollande affirmait en décembre 2011 que "augmenter les durées de cotisations des retraites, c'est une mesure injuste", le président Hollande affirme lui, le 28 mars dernier à la télévision que "Il va falloir avoir des durées de cotisation plus longues. Ça, ça sera l'objet de la négociation avec les partenaires sociaux" ! Comptons sur la CFDT pour valider cette reculade !

Quelle déballonade ! On est loin des discours du candidat Hollande et du respect des 10 millions d'électeurs qui ont confié le pouvoir à la gauche en attendant un véritable changement !
Les 4 millions d'électeurs qui ont préféré Jean-Luc Mélenchon au pâle François Hollande au premier tour de l'élection présidentielle ne se sont pas trompés ! A eux la mission de se mobiliser et d'entrainer avec eux les millions d'électeurs socialistes et les millions de travailleurs qui ne se reconnaissent pas dans la politique actuelle !

C'est à eux, au côté des militants communistes et du Front de Gauche, de prendre les devants de la contestation populaire !

Il est temps de réagir. La hausse continue du chômage et la baisse historique du pouvoir d'achat "officiel", la première en trente ans, sont des signes d'alarme. Attendre encore, c'est être sûrs que la situation sera pire demain !

Regardons l'exemple chypriote : depuis des mois, le gouvernement communiste du président sortant Dimitris Krystofias refusait le plan de rigueur de l'Europe et du FMI. Sous la pression européenne et avec l'aide des socialistes chypriotes, c'est le candidat de droite qui a remporté la présidentielle du 24 février dernier. Sans le rempart communiste, le président de droite tout juste élu accepte les diktats européens et taxe scandaleusement les comptes en banque des travailleurs chypriotes !

La France n'est pas à l'abri ! De durcissements en durcissements, la politique d'austérité française tend vers les situations greques, espagnoles ou chypriotes.

Le 9 avril prochain, une journée nationale d'action contre l'ANI, l'Accord national interprofessionnel, est organisée par les syndicats CGT, FO et Sud-Solidaires. Les communistes y seront.

Déjà des milliers de militants socialistes ont signé un appel de rejet de cet accord. Il est possible de faire reculer le gouvernement sur ce point !

Plus largement, la majorité de français qui a conduit Hollande à l'Elysée s'affirme déçue par la politique actuelle du gouvernement socialiste mais ne regrette pas Sarkozy, comme le montre un sondage paru la semaine dernière.

C'est donc au peuple, celui qui a mené François Hollande et les socialistes au pouvoir d'exiger le respect de leurs engagements ! Les communistes, leurs élus, continueront de défendre les intérêts des travailleurs contre ceux de la finance.

Au côté des syndicats CGT, FO et Sud-Solidaires de l'Eure, nous vous invitons à manifester :

Mardi 9 avril 2013

Bourse du Travail d'Evreux

Rue de l'ardèche dès 9 h 30

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 08:47

Un article passionnant qu'on lit d'une traite.

John Ross y fait un palidoyer efficace et argumenté contre le libéralisme que certains milieux d'affaire en Chine voudraient bien voir appliqué à leur pays. Une démonstration que ne renierait pas un communiste !

En s'appuyant sur les exemples sud-américains, étatsuniens et européens, l'auteur démontre toute l'inefficacité d'un néolibéralisme appliqué en dépit des réalités économiques, une idéologie contre-productive économiquement et socialement mais qui profite quand même aux milieux d'affaires.

Mais n'est-ce pas là la finalité du capitalisme ?

Solidaire


source : Key Trands to the World Economy/China Daily, 24 novembre 2012

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

Ancien collaborateur de Ken Livingstone à la mairie de Londres, John Ross enseigne l’économie à l’Université Jiao Tong de Shanghai. L’article ci-dessous a d’abord été publié dans China Daily. Le titre de l’article a été légèrement modifié pour la présente traduction. 

Durant les quinze prochaines années, un des plus grands tournants de l’histoire du monde peut avoir lieu. Dans cinq à sept ans, la Chine deviendra la plus grande économie du monde. Dans environ 15 ans, la Chine atteindra le PIB par tête de 12 000 dollars par an qui en fera un pays développé suivant les critères de la Banque Mondiale. La Chine est si grande que ces événements changeront le monde. Par exemple, la population chinoise, avec 1,3 milliards d’habitants dépasse les 1,1 milliards de la population totale des pays développés actuels.

Mais ces succès ne sont pas inévitables. La Chine a bénéficié de réussites économiques extraordinaires depuis 1978, connaissant durant la dernière décennie la croissance la plus rapide jamais connue par une économie importante en ce qui concerne son PIB par tête et la croissance la plus rapide connue dans un grand pays en ce qui concerne la consommation. Elle a réussit tout cela parce qu’elle a suivi les politiques économiques mises en œuvre par Deng Xiaoping à partir de 1978. Mais, aujourd’hui, certains tentent de faire la Chine dévier vers un chemin économique, le néolibéralisme, qui a échoué partout où il a été pris. L’examen des faits concernant la politique néolibérale montre l’ampleur du risque pour la Chine et pour le monde.

Les politique néolibérales ont été appliquées en Amérique Latine dans les années 1980. Le résultat en a été une chute du PIB par tête de l’Amérique Latine à un rythme moyen de 0,5% par an durant dix ans.

Une thérapie du choc à la sauce néolibérale, basée sur la privatisation totale, a été menée dans l’ancienne Union Soviétique à partir de 1991. Le PIB de la Russie a diminué de 36%, le plus grand déclin d’une grande économie en temps de paix jamais connu dans l’histoire du monde moderne. L’espérance de vie pour les hommes russes a diminué de quatre ans, baissant jusqu’à 58 ans en 1998 et la population Russe d’aujourd’hui est inférieure de7 millions à son niveau de 1991.

Les politiques néolibérales menées aux États-Unis sous Ronald Reagan ont conduit à l’immense accumulation de dettes qui a atteint son point culminant avec la crise financière de 2008. Durant la période de politique économique keynésienne qui a précédé, de la fin de la Guerre de Corée (1950-1953) jusqu’à 1980, l’endettement de l’État fédéral américain a diminué, passant de 70% à 37% du PIB. Durant la période néolibérale suivante, la dette de l’État américain est montée jusqu’à 88% du PIB l’an dernier. Durant la même période, la croissance annuelle moyenne sur dix ans du PIB des États-Unis est tombé de 3,3% à 1,6%. Sous les politiques néolibérales, la dette de l’État fédéral américain a plus que doublé et la croissance économique étasunienne a été divisée par deux.

Étant donné le palmarès désastreux du néolibéralisme, qui est encore plus saisissant si on le compare à la croissance chinoise, par quel moyen peut-on promouvoir l’adoption par la Chine de politiques aussi viciées ? La réponse est qu’on peut le faire seulement si l’on ne fait aucune référence aux faits économiques ou si on les falsifie. Un exemple de falsification réside dans l’affirmation que l’investissement chinois est moins efficace que celui qui provient d’économies comme les États-Unis, alors que les faits montrent le contraire. Même avant la crise financière internationale, la Chine devait investir seulement 4,1% de son PIB pour produire chaque point de pourcentage de croissance économique, contre 8,8% aux États-Unis. Depuis la crise financière, la position des États-Unis s’est aggravée.

Le néolibéralisme échoue en tant que politique économique parce qu’il refuse de suivre la première règle de la science qui veut que l’on commence par les faits, ou, suivant la formule chinoise célèbre, il refuse de « tirer la vérité des faits ». Dans un style plutôt semblable à celui des astronomes d’avant Copernic, qui affirmaient avec insistance que le soleil tournait autour de la Terre, parce qu’ils échouaient à effectuer les mesures prouvant que la Terre tourne autour du soleil, les néolibéraux construisent des modèles d’une économie qui n’existe pas. Ils imaginent une économie faite de millions d’entreprises concurrentes (en termes techniques, « la concurrence parfaite »), dans laquelle les prix sont flexibles vers le bas comme vers le haut, et dans laquelle l’investissement représente un faible pourcentage de l’économie. L’économie réelle n’a rien à voir avec ça.

L’ampleur des investissements augmente depuis 300 ans, et atteint le niveau de 20% voire même plus de 40% du PIB. D’énormes structures financières ont été nécessairement créées pour centraliser les ressources indispensables à cela. Les Banques, désormais « to big to fail » [« trop grosses pour se planter », ndt] ne peuvent recevoir l’autorisation d’opérer sur un marché libre avec les incitations à la prise de risque incontrôlable que cela implique. Du fait de ce haut niveau d’investissement, les plus importantes industries du monde- automobile, aviation, informatique, finance, produits pharmaceutiques- n’opèrent pas d’après la « concurrence parfaite » mais constituent des monopoles ou des oligopoles. Étant donné que le néolibéralisme ne correspond pas à la réalité économique, ses politiques sont nécessairement dommageables.

Pour cette raison, même quand il n’est pas adopté jusqu’au bout, l’influence du néolibéralisme cause des dégâts à l’économie chinoise. Par exemple, au début de cette année, des pressions négatives sévères ont eu lieu contre l’économie chinoise, du fait d’un ralentissement de l’économie mondiale provoqué par une baisse de l’investissement privé. Toutefois, du fait de l’influence du point de vue néolibéral, d’après lequel l’État devrait « sortir » de l’économie, l’incitation nécessaire pour contrer ce problème n’a pas été lancée assez tôt. Heureusement, durant la deuxième moitié de l’année, le gouvernement chinois a lancé des incitations publiques aux investissements de moyenne envergure qui a stabilisé l’économie durant le troisième trimestre et devrait maintenant conduire à une croissance accélérée.

Les conséquences pour la popularité de ceux qui appliquent des politiques néolibérales, et pour la stabilité sociale, sont également claires. Par exemple, en Grande-Bretagne, David Cameron a lancé la Big Society, l’idée suivant laquelle l’État devrait être petit et remplacé par le marché et les organisations volontaires en matière de protection sociale. Mais des preuves factuelles montrent que le fonctionnement du marché laissé à lui-même augmente, et non pas diminue, l’inégalité sociale et échoue à assurer la protection sociale. Le résultat de tout cela sous Cameron a été d’augmenter violemment l’inégalité sociale, le désaveu de ses politiques même par ceux qui n’appartiennent pas à l’opposition politique, et l’effondrement de la popularité de son gouvernement.

Pour la Chine, où il y a un large consensus sur le fait que, durant la période récente, les inégalités sociales sont allées trop loin, et qui, très grande, est plus difficile à gouverner que n’importe quel État européen, s’embarquer dans des politiques néolibérales, qui augmenteraient inévitablement les inégalités, serait non seulement dommageable économiquement mais socialement et politiquement déstabilisant.

Mais, le néolibéralisme n’est pas seulement une théorie intellectuelle. Beaucoup de gens en profitent. Aux États-Unis, la plupart des acteurs financiers qui ont conduit l’économie au désastre de 2008 conservent la richesse gagnée grâce aux politiques néolibérales.

Deux groupes de personnes tireraient profit du néolibéralisme en Chine, et, de ce fait, le soutiennent. Le premier est celui des couches financières du pays. Le deuxième est celui des cercles néoconservateurs étasuniens qui visent à maintenir les États-Unis dans leur position de plus grande économie du monde, en dépit de l’arithmétique indubitable qui montre que c’est impossible.

La population des États-Unis représente seulement 23% de celle de la Chine. La seule chose qui puisse permettre aux États-Unis de demeurer la plus grande économie du monde serait que le PIB par tête de la Chine, et, par conséquent, son niveau de vie, n’atteigne jamais les 23% de celui des États-Unis. Avec raison, la population chinoise n’acceptera jamais d’avoir moins d’un quart du niveau de vie étasunien ; pas plus que, dans un futur proche, la population indienne. Quand le PIB par tête de la Chine rattrapera celui des États-Unis, la Chine deviendra d’abord la plus grande puis la plus solide économie du monde. La seule façon d’arrêter cela est de ralentir conséquemment la croissance économique chinoise, le néolibéralisme et ses conséquences désastreuses étant la façon d’y arriver.

L’éveil économique de la Chine est non-seulement bénéfique au géant asiatique mais à l’humanité. Quand, dans environ quinze ans, la Chine aura le statut d’économie avancée, 35% de la population mondiale, pour la première fois dans l’histoire moderne, en tireront les bénéfices. Alors que la Chine est si proche non seulement de la pleine résurrection nationale mais d’offrir un niveau de vie décent à son peuple, ce serait l’une des plus grande tragédies de l’histoire mondiale que le néolibéralisme mette un terme à cela.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 10:14

Il y a quelques semaines, une équipe marseillaise faisait la Une des médias pour un essai thérapeutique d'un hypothétique vaccin curatif contre le SIDA. Beaucoup de bruits pour un progrès qui ne ferra peut-être jamais le jour.

Pendant ce temps, quatre vaccins cubains contre le cancer ont été brevetés récemment. Ils sont donc en phase de distribution. Il s'agit de progrès sérieux, reconnus par nombre d'experts, de la part d'une recherche médicale cubaine en pointe en Amérique (ce n'est pas pour rien que Hugo Chavez se fait soigner à La Havane !).

Et pourtant, en France, c'est le silence total.

Les patients français bénéficieront-ils de ces avancées ? Il faut craindre que non.

Entre intérêts financiers des labos pharmaceutiques, plus soucieux de leurs actionnaires que des malades, et blocage politique autour d'un pays que l'on veut absolument faire passer pour archaïque, miséreux et dictatorial, il faudra aller directement à Cuba pour bénéficier de soins anti-cancer innovants.

Le tourisme médical : nouvel avenir pour la grand île des Caraïbes ?

Solidaire


Que Cuba ait déjà développé quatre vaccins contre différents types de cancer est sans doute une nouvelle importante pour l’Humanité (1), si nous tenons compte que, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, chaque année meurent dans le monde, par cette maladie, environ 8 millions de personnes (2). Toutefois, les grands moyens internationaux l’ont ignorée presque complètement.

En 2012 Cuba brevetait le premier vaccin thérapeutique contre le cancer du poumon au niveau mondial, la CIMAVAX-EGF (3). ET en janvier 2013 on annonçait secondement, le Racotumomab (4). Des essais cliniques dans 86 pays démontrent que ces vaccins, bien qu’ils ne traitent pas la maladie, obtiennent la réduction des tumeurs et permettent une étape stable de la maladie, en augmentant l’esperance et la qualité de vie.

Le Centre d’Immunologie Moléculaire de La Havane, appartenant à l’État cubain, est le créateur de tous ces vaccins. Déjà en 1985 a été développé le vaccin de la méningite B (5), unique dans le monde, et plus tard d’autres, comme celles qui combattent l’hépatite B ou la dengue (6). En outre, il fait des recherches depuis des années pour développer un vaccin contre le VIH-SIDA (7). Un autre centre étatique cubain, les laboratoires LABIOFAM, développe des médicaments homéopathiques aussi contre le cancer : c’est le cas du VIDATOX, élaboré à partir du venin du scorpion bleu (8).

Cuba exporte ces produits pharmaceutiques à 26 pays, et participe dans des sociétés mixtes en Chine, au Canada et l’Espagne (9). Tout ceci casse complètement un stéréotype très étendu, renforcé par le silence médiatique sur les avances du Cuba et d’autres pays du Sud : selon lequel la recherche médico-pharmaceutique d’avant-garde se produit seulement dans les pays appelés « développés ».

Indubitablement, l’État cubain obtient un rendement économique de la vente internationale de ces produits pharmaceutiques (10). Toutefois, sa philosophie de recherche et commercialisation est aux antipodes de la pratique patronale de la grande industrie pharmaceutique.

Le Prix Nobel de Médecine Richard J. Roberts dénonçait récemment que les fabriquants orientent leurs recherches non a la guérison des maladies, mais au développement de médicaments pour indispositions chroniques, beaucoup plus rentables économiquement (11). ET il indiquait que les maladies propres des pays les plus pauvres - par leur basse rentabilité- ne donnent simplement pas lieu à des recherches. Pour cette raison, 90% du budget pour recherche est destiné aux maladies de 10% de la population mondiale.

L’industrie publique médico-pharmaceutique du Cuba, étant une des principales sources de devises pour le pays, est régie par des principes radicalement opposés.

D’abord, ses recherches sont dirigées, en grande partie, à développer des vaccins qui évitent des maladies et, par conséquent, amoindrissent les frais en médicaments de la population. Dans un article de la revue prestigieuse Science, les chercheurs d’Université de Stanford (Californie) Paul Drain et Michele Barry assuraient que Cuba obtient de meilleurs indicateurs de santé que les USA en dépensant jusqu’à vingt fois moins (12). La raison : l’absence - dans le modèle cubain de pressions commerciales par les firmes pharmaceutiques, et une stratégie d’éducation de la population en prévention de santé.

En outre, les thérapies naturelles et traditionnelles - comme la médecine herboriste, l’acuponcture, l’hypnose et beaucoup d’autres, des pratiques peu rentables pour les fabricants de médicaments, sont intégrées depuis des années dans le système de santé publique gratuite de l’Île (13).

D’autre part, à Cuba les médicaments sont distribuées, d’abord, dans le réseau hospitalier public national, de manière gratuite ou hautement subventionnée - précisément grâce aux recettes en monnaie forte par leurs exportations (14).

L’industrie pharmaceutique cubaine, en outre,qui destine un présupposé budget publicitaire qui, dans le cas des multinationales, est supérieur à celui investi dans la recherche elle-même (15).

Finalement, Cuba propulse la production de médicaments génériques qu’il met à la disposition d’autres pays pauvres et de l’Organisation Mondiale de la Santé, à un prix très inférieur à celui de la grande industrie mondiale (16).

Mais ces accords, étrangers aux règles du marché, produisent des fortes pressions de l’industrie pharmaceutique. Récemment, le Gouvernement d’Équateur annonçait l’achat au Cuba d’un important nombre de médicaments, en « réciprocité » par les bourses à des étudiants équatoriens dans l’Île et par l’appui de spécialistes cubains dans le programme « Manuela Miroir » pour personnes handicapées (17). Les protestations de l’Association des Laboratoires Pharmaceutiques équatoriens se sont transformées immédiatement en campagne médiatique, en diffusant le message de la supposée mauvaise qualité des médicaments cubains (18).

D’autre part, de nombreux analystes voient derrière le coup d’état du Honduras, en 2009, la grande industrie pharmaceutique internationale, puisque le gouvernement abandonné Manuel Zelaya, dans le cadre de l’accord AUBE, prétendait remplacer l’importation de médicaments des multinationales par lesgénériques cubains (19).

Le blocus des USA à Cuba impose d’importants obstacles pour la commercialisation internationale des produits pharmaceutiques cubains, mais aussi nuit directement à la citoyenneté des USA. Par exemple, les 80.000 personnes diabétiques qui souffrent dans ce pays, chaque année, l’amputation des doigts de leurs pieds, ne peuvent pas accéder au vaccin cubain Heperprot P, qui précisément les évite (20).

Le Prix Nobel Chimique de Peter Agre affirmait récemment que « le Cuba est un exemple magnifique de comment on peut intégrer la connaissance et la recherche scientifique » (21). Irina Bokova, president-directeur général de l’UNESCO, disait se sentir « très impressionnée » avec les réalisations scientifiques du Cuba et montrait la volonté de cette organisation de Nations Unies en les promouvant dans le reste du monde (22). La question est inévitable : disposera-t-elle de la collaboration indispensable des grands médias internationaux pour les diffuser ?

José Manzaneda
coordinateur de Cubainformación.

http://www.cubainformacion.tv/index.php/lecciones-de-manipul...

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 09:56

Le gouvernement allemand a présenté mercredi 6 mars un rapport très attendu sur la pauvreté dans le pays. Selon ce rapport, l'écart des inégalités sociales s'est accru en Allemagne, et un Allemand sur sept est aujourd'hui menacé de pauvreté. Le fameux "modèle allemand" prend l'eau.

Pauvreté en Allemagne: un rapport embarrassant pour le gouvernement

L'économie se porte bien en Allemagne, où le nombre de chômeurs recule. Et pourtant, un Allemand sur sept est aujourd'hui menacé de pauvreté. En République fédérale, l'écart se creuse entre riches et pauvres.
Les 10% d'Allemands les plus fortunés se partagent 53% de la richesse nationale. Les 50% les plus pauvres ne possèdent que 1% de la richesse du pays, contre 3% voici 10 ans.
Les 548 pages du rapport présenté par la ministre du Travail (disponible ici en allemand) publié ce mercredi 6 mars ont de quoi déranger, surtout en cette période pré-électorale. Raison pour laquelle le ministre de l'Economie Philipp Rösler a sorti le crayon rouge.
L'Allemagne se porte bien, le chômage recule, insiste ainsi le ministre accusé d'avoir cherché à enjoliver les pages du rapport consacrées à la pauvreté. Pour l'association Caritas, les chiffres présentés mercredi sont alarmants, du fait notamment de l'absence d'ascenseur social dans le pays.
Des riches toujours plus riches ? Le crédo du capitalisme.
On comprend que l'Allemagne serve de modèle à ceux qui prône un capitalisme toujours plus libéralisé et qui dénoncent ces archaïques qui refusent de voir la pauvreté s'amplifier en Europe.
Et bien, soit ! Soyons archaïques et combattons cette société qui prive une majorité d'humains de l'essentiel et menace même l'écosystème planétaire pour ne gaver qu'une infime minorité de parvenus !
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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 10:10

Travailleurs actifs et travailleurs retraités : occupez-vous de votre avenir ! Sinon, ce seront les libéraux qui s'en occuperont.

Solidaire


La droite s’est occupée des retraites, inspirée par des travaux de « spécialistes » (le COR dont la plupart des prévisions n’ont pas été avérées) impulsés par Jospin. La gauche va s’occuper, s’occupe déjà, des retraités.

Dans le discours et la pratique du capitalisme financier, un retraité, comme un travailleur, à un coût. Oh, pas bien élevé, ce coût ! La retraite moyenne en France est actuellement de 1 100 euros. Avec une disparité considérable – et qui ne cesse de s’aggraver – entre les hommes (1 500 euros) et les femmes (850 euros). C’est encore trop pour les financiers, pour l’Europe, pour les socio-libéraux et les libéro-sociaux qui nous gouvernent.

Une antienne court les rues selon laquelle les retraités seraient moins frappés par « la crise » que les actifs. Or le taux de pauvreté est le même pour les premiers que pour les seconds. Les « experts » prévoient une baisse des retraites de 30% d’ici à 2060. Avec 1,35 cotisant par retraité. Actifs d’aujourd’hui, gare à vous ! Gare, surtout, aux « experts » qui prennent leurs désirs pour des réalités, en particulier lorsqu’ils se lancent dans des prophéties autoréalisatrices.

Le « coût » des retraites représente actuellement moins de 1% du PIB. Cela n’empêche pas nos socio-libéraux de prévoir des cotisations plus fortes, d’augmenter la CSG des retraités (par souci d’« équité » avec celle des actifs, bien sûr) et de désindexer les retraites par rapport à l’inflation. Le discours dominant est que les retraités sont des privilégiés, selon le Conseil d’orientation des retraites, selon la Cour des Comptes du sarkozyste Migaud, des institutions chargées de lancer des ballons d’essai dans une opinion publique qu’il convient d’anesthésier. Point trop tout de même pour que les salariés du privé et ceux du public pensent que l’ennemi, c’est l’Autre, et qu’ils n’aient surtout pas l’idée de s’unir autour de causes communes.

Le contexte aujourd’hui est celui de pertes de pouvoir d’achat déjà programmées. Le blocage des tranches du barème de l’impôt sur le revenu, décidé par Sarkozy pour 2012 (sur les revenus 2011) a été maintenu par Hollande. Les pensions ayant été revalorisées de 1,8% à compter du 1er avril 2012, cette augmentation entraînera une augmentation de l’impôt de 2% et plus s’il y a changement de tranche. Concernant la CACA (Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie), les retraités imposables seront soumis à un prélèvement supplémentaire de 0,3% sur le montant de leur pension, cette contribution permettant de réduire le déficit de la protection sociale. Elle sera ensuite affectée au financement de la prise en charge de la perte d’autonomie. Concernant cette dernière, Marisol Touraine a été claire : il faudra « aider les aidants », c’est-à-dire (presque) tout déléguer aux familles alors que, dans l’esprit des fondateurs de la Sécurité sociale, les prestations d’aide à l’autonomie doivent être financées par l’Assurance maladie dans le cadre de la SS.

Dans l’esprit de nos gouvernants, le pensions ne seront plus revalorisées. Depuis 1993, la loi stipule que le montant des retraites du régime général est indexé sur l’évolution des prix à la consommation. Les négociations en cours pour les retraites complémentaires AGIRC et ARRCO laissent entrevoir des perspectives de non revalorisation ou de sous-revalorisation : 1% de moins que l’inflation, par exemple, ou même la désindexation. Le ministre Cahuzac a déclaré qu’un accord de ce type des partenaires sociaux sur les retraites complémentaires « serait un élément très important et qu’on ne pourrait pas ne pas en tenir compte. » Le patron Charles Begbeider estime que « revenir sur cette indexation est loin d’être une proposition iconoclaste puisque certains de nos voisins l’ont déjà appliquée. » Outre l’augmentation de la CSG, les « niches fiscales » dont jouissent les retraités devraient disparaître, comme l’abattement de 10% (ce qui rapporterait 2,7 milliards d’euros) et la majoration de pension pour les parents de 3 enfants (gain : 800 millions d’euros).

Le dernier rapport de la Cour des Comptes désigne les retraités comme cible privilégiée. Pour Marisol Touraine, les retraités ne sont pas « intouchables ». Pas même les 4 millions qui touchent le minimum contributif et dont le nombre augmente chaque année ? Pas même les 5 millions de retraités qui touchent entre 800 et 1 100 euros par mois ? Pas même ces retraités qui doivent travailler tout en percevant une pension et dont le nombre a triplé ces six dernières années au grand bonheur du patronat car ils ont de l’expérience et induisent des « charges » sociales légères ? Pas même tous ces retraités qui demandent de l’aide aux Centres communaux d’action sociale ? Pas même les 10% de retraités qui ont recours aux organisations caritatives pour se nourrir (Secours populaire, Restos du cœur etc.) ?

Bernard Gensane

http://bernard-gensane.over-blog.com/

Rédigé avec l’aide de camarades de la FSU et de la CGT.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 10:50

Le journal financier « les Echos » propriété du multimilliardaire B. Arnault écrit le 26 février dernier : « Les liquidités accumulées par les sociétés européennes sont trois fois et demie plus  importantes qu’il y a dix ans ».  En France, à elles seules, 10 entreprises du CAC 40 disposent de près de 75 milliards d’euros. Cette somme représente près du quart du budget national.

Voici cette liste :

Total : 13 milliards,16- Renault 11,18- EADS 10,09- France télécom 8,32- Vinci 7,26- EDF 5,65- Véolia 5,25 Sanofi 5,03- Carrefour 4,41- Arcelor Mittal – 3,87

 Soit au total : près de 75 milliards

C’est pourtant à ces grandes entreprises capitalistes que le gouvernement socialiste fait d’énormes cadeaux, fiscaux et sociaux. Le patronat pleure que la rentabilité des entreprises diminue, relayé en cela par des « experts » qui sont ses porte-voix. Le gouvernement paie. Les grands groupes du CAC40 bénéficient d’un taux d’imposition qui coûtera 20 milliards d’euros à l’Etat. Ce sont les peuples qui paient la « crise » du capitalisme avec le concours des gouvernements qu’ils soient de gauche ou de droite.

Que faire de tout cet argent ?

Pour eux la réponse est simple. Investir dans les pays dit émergents à fort taux de rentabilité, augmenter les dividendes, racheter leurs propres actions,

Le journaliste des « Echos » cite le milliardaire américain W. Buffet qui vient de racheter le ketchup Heinz pour 28 milliards de dollars : « C’est aujourd’hui que les places se prennent ». Dans tous les cas  les actionnaires  seront gagnants

Il est possible de faire autrement.

L’argent existe. Cette première liste en fait la démonstration. Nous en publierons d’autres.

Il est possible d’augmenter les salaires, d’investir en France, de créer des emplois, de garantir le financement de la protection sociale. Pour cela une seule condition : S’attaquer à la dictature du capital.

Le capital ne partage pas. Seule la lutte permet de lui arracher la satisfaction des besoins des travailleurs et du peuple.

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 09:52

Connu pourtant depuis longtemps, l'emprisonnement d'enfants palestiniens par les autorités israéliennes sort enfin de l'ombre grâce à l'organisme des Nations Unies en charge de la protection de l'enfance, l'UNICEF.

Des centaines d'enfants palestiniens sont victimes chaque année de «mauvais traitement systématique» dans le système de détention militaire israélien, affirme ce rapport de l'Unicef.

«Le mauvais traitement des enfants palestiniens dans le système de détention militaire israélien apparaît répandu, systématique et institutionnalisé», conclut l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) dans son rapport.

La représentante de l'Unicef dans les Territoires palestiniens, Jean Gough, a précisé lors d'une conférence de presse à Jérusalem qu'à la fin janvier «31 enfants de moins de 16 ans et 233 enfants au total» se trouvaient actuellement dans cette situation, soulignant que ces statistiques ne couvraient que la Cisjordanie occupée, sous administration militaire. Reste les enfants de Gaza !

«Des enfants ne devraient pas être en prison», a-t-elle rappelé, «si un enfant doit, pour quelque raison que ce soit, être placé en détention, cela devrait être en conformité avec les normes internationales et la Convention des droits de l'enfant». Il est vrai que cela fait longtemps qu'Israël s'assoit sur les conventions internationales et les décisions de l'ONU concernant le peuple palestinien, la colonisation de la Cisjordanie, la souveraineté du Liban ou l'occupation du Golan syrien.

Yeux bandés mains liées

«Chaque année, environ 700 enfants palestiniens de 12 à 17 ans, en grande majorité des garçons, sont arrêtés, interrogés et détenus par l'armée, la police et les agents de sécurité israéliens», selon le rapport.

«Israël est le seul endroit au monde où un enfant arrêté est systématiquement traduit devant un tribunal militaire. Cela n'existe dans d'autres pays qu'à titre d'exception», a expliqué Jean-Nicolas Beuze, conseiller régional de l'Unicef pour la protection de l'enfance.

Parmi les «mauvais traitements», le rapport mentionne «l'arrestation d'enfants chez eux entre minuit et 5 heures par des soldats lourdement armés, le fait de leur bander les yeux et de leur lier les mains par des attaches en plastique», ainsi que «les aveux forcés, l'absence d'accès à un avocat ou à des membres de la famille pendant l'interrogatoire».

Les mineurs palestiniens de 13 ans ou moins encourent des peines allant jusqu'à six mois de prison ! Mais, à partir de 14 ans, ils peuvent être condamnés jusqu'à 10 ans pour jet de pierre, délit pour lequel ils sont généralement poursuivis, voire 20 ans si la cible est un véhicule en mouvement, indique l'Unicef.

Et quelle peine encoure un soldat israélien s'il tue un civil palestinien, comme cela arrive régulièrement, ou s'il tue des citoyens étrangers, turcs notamment, lors de l'arraisonnement dans les eaux internationales d'une flotille de la paix venue apporter des vivres et des médicaments à la population assiégée de Gaza ? ? Rien !

Collaboration d'Israël ? Mon oeil !

Israël a affirmé avoir collaboré à l'élaboration du rapport et s'est engagé à en «étudier les conclusions pour œuvrer à les appliquer en coopération avec l'Unicef dont nous apprécions et respectons le travail», selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

«L'Unicef a salué les améliorations ces dernières années du traitement des mineurs palestiniens, à la fois en détention et dans les procédures juridiques à l'intérieur du système de justice militaire israélien», relève-t-il. Le rapport préconise une série de mesures, estimant qu'«appliquer ces recommandations est possible, comme le montre le fait que les autorités israéliennes ont annoncé quelques changements positifs ces deux dernières années».

Il cite à cet égard le relèvement en 2011 de la majorité légale de 16 à 18 ans pour les Palestiniens de Cisjordanie, qui n'exempte pourtant pas les plus de 13 ans de condamnations aussi lourdes que les adultes, ainsi que deux décisions militaires de 2012 raccourcissant le délai de présentation à un juge.

En gros, sous la pression internationale, Israël a dû assouplir les lourdes peines appliquées à des enfants mais reste encore aujourd'hui le pays qui envoie devant des tribunaux militaires des enfants pour jets de pierre et leur inflige des traitements inhumains.

Belle démocratie ! Il est vrai que nos "démocraties" occidentales soutiennent également dans la région d'autres régimes aux pratiques moyen-âgeuses comme les monarchies islamistes d'Arabie Saoudite, du Qatar ou de Bahreïn.

L'agence de l'ONU appelle Israël à s'assurer que les mineurs arrêtés et leur famille soient informés des motifs de leur détention ainsi que de leurs droits dans leur langue et à limiter au "strict nécessaire" (!) les arrestations nocturnes des mineurs et le fait de les immobiliser. L'Unicef recommande aussi de faciliter et d'accélérer l'accès des mineurs à un avocat et à leur famille, exigeant leur présence pendant les interrogatoires.

Depuis plus de 60 ans désormais, Israël bénéficie de passe-droits inouïs pour appliquer une politique expansionniste et ségrégationniste qui l'amène à violer régulièrement les droits de l'Homme, les frontières de ses voisins et les décisions de la communauté internationale. Son statut d'allié fidèle des Etats-Unis n'autorise pas tout !

Les communistes français continuent d'être solidaires de la cause palestinienne et exigent que Israël se conforme au droit international, seul moyen pour débloquer une situation tendue au Moyen-Orient et seule solution pour garantir à terme la coexistence pacifique des peuples israéliens et palestiniens.

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