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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 08:50

Avec 50,66 % des voix, le vice-président sortant, Nicola Maduro, a été élu président du Vénézuéla dimanche dernier.

C'est la 19ème défaite successive pour la droite vénézuélienne depuis 1998 ! Une réalité qui échappe (volontairement ?) aux médias français qui dénoncent encore et toujours la majorité légitime choisie par le peuple vénézuélien, taxé de populisme. Curieusement, les gouvernements français élus sur des promesses de campagne qu'ils ne tiennent pas et qui finissent tous avec des côtes de popularité au rabais, de droite ou de "gôche", pourraient eux être taxés de "populisme" ! A croire qu'ils confondent populisme et populaire !...

La droite vénézuélienne, donc, battue depuis 1998 par le chavisme, a affûté sa stratégie électorale et infléchi hypocritement son discours vers "plus de social". Elle, au moins, a compris ce qui plait dans le chavisme.

Ultralibérale jusque là, elle s’est réclamée par exemple des "missions sociales" de Chavez. Elle a même utilisé l'image de Simon Bolivar, héro de Chavez et des socialistes vénézuéliens. Le mensonge a payé..., mais il est une nouvelle fois battu, avec une marge plus limitée que celle que nous attendions.

Manifestement le "quotient personnel" de Chavez allait au-delà du "vote socialiste".

La campagne politique, très affective de Maduro, très émotionnelle après la mort du "comandante" Chavez, n’a pas entraîné l’adhésion de l’ensemble du vote chaviste.

Les problèmes tels que la corruption, l’insécurité, sous-estimés depuis longtemps, endémiques, ont pesé lourd et donné une victoire plus courte que prévue, mais victoire quand même. Une défaite, après le vide laissé par le charisme et la personnalité exceptionnelle de Chavez, aurait constitué un coup porté à tout le mouvement d’émancipation continental.

Si la droite prenait la responsabilité de ne pas reconnaître le résultat, elle porterait une lourde responsabilité dans les conséquences prévisibles pour la démocratie vénézuélienne. Battue une nouvelle fois, soutenue par une coalition internationale puissante, agressive, haineuse, si elle optait pour la stratégie de la déstabilisation, elle choisirait la voie irresponsable du chaos et de l’aventure sanglante.

C'est d'ailleurs la voie prise depuis le lendemain de l'élection de Nicolas Maduro par la droite vénézuélienne.

Des groupes d'extrême-droite, poussé par le candidat Capriles, ont saccagé et incendié des locaux du PSUV, le parti de Chavez et Maduro, assiégé les locaux de plusieurs chaînes de télévision, et agressé des militants et des policiers. 7 personnes dont 1 policiers et plusieurs militants pro-Maduro, ont été tués par des militants de l'opposition en seulement 5 jours. 61 personnes ont été blessés.

On parle déjà d'un coup d'état en préparation, comme en 2002, sous la houlette des Etats-Unis. Si celui de 2002 a raté au Vénézuéla, celui de 2011 a marché au Honduras. Tout les espoirs sont permis pour les Etats-Unis, la droite vénézuélienne et les riches propriétaires qui manipulent les militants de droite et d'extrême-droite.

La mission d'observateurs envoyés par l'Union de nations sud-américaines (Unasur) au Venezuela a, quant à elle, demandé que soient "respectés les résultats" émanant du CNE, "unique autorité compétente" en matière électorale.

Nicolas Maduro, dont l'élection est confirmée par la Commission National Electorale, a appelé à un "gouvernement de l’honnêteté" et à "réimpulser" le processus de transformation sociale en cours.

L’heure est à l’humilité, en retenant l’essentiel : sans Chavez, la révolution, dans des conditions adverses, par la voie électorale, pluraliste, pacifique, a une nouvelle fois gagné.

Après les chefs d'état cubain, bolivien, équatorien, brésilien, etc, les communistes français adressent à leur tour leurs félicitations au nouveau président vénézuélien et lui souhaitent réussite dans la construction du socialisme.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 09:47

Avec l'affaire Cahuzac, la question des patrimoines de nos ministres s'est posée. Et la réponse est que nos gouvernants vivent vraiment dans un autre monde que le commun des français.

987 000 euros de patrimoine moyen des ministres du gouvernement Ayrault.

C'est le résultat du jeu de la vérité lancé pour calmer une opinion scandalisée par les révélations du patrimoine de l'ancien ministre du budget "socialiste", Jérôme Cahuzac, et de son important magot planqué à l'abri du fisc en Suisse.

C'est vrai que pour le ministre en charge de la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale, cela faisait quand même un peu tâche !...

987 000 euros, donc, de patrimoine moyen de nos ministres. Ministres, rappelons-le, qui se revendiquent d'une gauche qui affirme encore officiellement vouloir défendre les français contre les méfaits du libéralisme.

987 000 euros, c'est quand même beaucoup plus que le patrimoine moyen des français, estimé à 230 000 euros !

Et comme dans toute moyenne, il y en a qui sont au dessus, il y en a qui sont en dessous.

Par exemple, 230 000 euros de patrimoine moyen pour les français, c'est le pris moyen d'une maison moyenne en bordure d'une grande ville (hors Île de France !).

Mais 230 000 euros c'est une moyenne !

Cela veut dire que certains ont moins, par exemple nombre d'habitants des quartiers populaires, locataires de leur appartement et qui possèdent au mieux une voiture, pas toujours neuve, et un peu d'électroménager.

Cela veut dire aussi que certains ont plus, beaucoup plus ! Ainsi, 10 % des français les plus riches possèdent un patrimoine supérieur à 501 000 euros. Ça commence à faire de la jolie barraque ! Où de la résidence secondaire sur la côte, quelle que soit la côte !

Et bien, figurez-vous que 29 de nos ministres de "gauche" ont un patrimoine supérieur à ces 501 000 euros justement ! Cela les place bien au dessus de 90 % des français.

8 ministres sont même millionnaires. Trois d'entre eux sont carrément multi-millionnaires avec entre 2 et 6 millions d'euros de patrimoine ! Il s'agit de Laurent Fabius, ministre des affaires étranges, de Michèle Delaunay, ministre déléguée en charge des personnes âgées et de l'autonomie, et de Michel Sapin, ministre des finances (Tiens !).

Comme dans le cas de Jérôme Cahuzac, qui venait nous parler d'austérité budgétaire, ce sont ces gens qui considèrent que les français vivent au dessus de leurs moyens, qu'il faut réduire le train de vie de l'Etat, bloquer les retraites, diminuer les remboursements médicaux ou flexibiliser le marché de l'emploi.

C'est sûr qu'on est loin des réalités quotidiennes d'une femme qui travaille à temps partiel au supermarché, et qui touche à peine 800 € par mois, ou d'un ouvrier de la Sofrastock, payé au SMIC, quand on habite un appartement parisien acheté 2 600 000 €, comme Laurent Fabius !

Il y a à peu près une semaine, l'une des ministres du gouvernement (Laquelle ? Je ne me souviens plus) soutenait naïvement qu'avec 8 000 € par mois, elle avait le même revenu que n'importe quel français. Une véritable déconnexion du terrain !

Heureusement, certains membres du gouvernement, sans être pauvres, ce qu'on ne leur demande pas, ont des trains de vie un peu plus proches de la réalité sociale de ce pays, comme Yamina Benguigui, Cécile Duflot, Benoît Hamon ou Delphine Batho.

L'idée véhiculée par certains affirmant que les ministres devraient avoir un petit patrimoine est déconcertante de débilité. Après tout, nos gouvernants sont souvent diplômés et ont occupé, dans le public ou le privé, des postes à responsabilité qui leur ont permis de toucher des salaires en rapport avec ces responsabilités.

Il n'y a rien d'anormal à voir des hommes politiques, souvent plus âgés que la moyenne des français, posséder une maison, un appartement, et avoir des sous de côté.

Ce qui est anormal, c'est quand ce patrimoine prend des proportions démesurées et que plus de la moitié d'un gouvernement qui se dit de gauche fait partie des 10 % des français les plus riches !

Comment s'étonner alors de la perte de contact avec la vie réelle des gens ?

L'affaire Cahuzac et la publication du patrimoine des ministres donnent l'occasion à la droite d'attaquer le parti socialiste et le gouvernement. C'est de bonne guerre mais c'est complètement hypocrite !

Qui va croire que nos anciens ministres de Sarkozy et Fillon sont plus pauvres que les ministres de l'équipe actuelle ?

Sarkozy, avocat d'affaire grassement payé à chaque conférence, possède un patrimoine estimé à 2,7 millions d'euros, et François Fillon est propriétaire d'une maison estimée à 650 000 € et de près de 100 000 € d'épargne, pour ne citer qu'eux.

Et pour ceux qui veulent chercher des patrimoines plus "décents" au FN, qu'ils se demandent pourquoi la famille Le Pen, père et fille, ne dévoilent pas leur patrimoine ? C'est vrai qu'ils sont milliardaires, avocats et grassement rétribués par le Parlement européen !...

Comme nous le rappelons dans cet article, la question n'est pas simplement de savoir qui est le plus pauvre de tous !

Au delà d'un patrimoine, il faut regarder aussi la sociologie d'un gouvernement et ses orientations politiques, souvent liées.

Le souci, actuellement, c'est qu'avec autant de ministres riches (dans les 10 % des plus riches français), autant de plus de 50 ans (68 % contre 36,4 % des français), autant d'hommes (73,5 % contre 50 % des français) et si peu d'employés et d'ouvriers (2,6 % du gouvernement contre 50,2 % des français), ce gouvernement ne représente pas la population française.

C'est le même phénomène pour les parlementaires, députés et sénateurs, où le nombre de femmes, d'actifs de moins de 60 ans et de français modestes est très largement sous-représenté !

Lorsque les communistes parlent d'un véritable statut de l'élu, c'est pour garantir un revenu correct mais pas exagéré aux élus et une sécurité de l'emploi en fin de mandat, afin de permettre l'accès aux responsabilités politiques des salariés du privé comme des fonctionnaires occupant des postes modestes.

Avec le contrôle des citoyens sur les décisions des élus et le contrôle des salariés sur les choix stratégiques de leurs entreprises, cela fait partie des exigences des communistes et du Front de gauche pour une sixième République.

En attendant, renforcer les services des fraudes fiscales, permettrait peut-être de retrouver ceux, élus, patrons ou riches français, qui planquent entre 60 et 80 milliards d'euros de richesse dans des paradis fiscaux, au nez et à la barbe du fisc et de la Nation française.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 10:05

Pendant que plusieurs organismes internationaux annoncent une récession en France en 2013, le gouvernement français annonce encore plus de rigueur !

Nous aurions pu parler des militants catholiques psycho-rigides qui manifestent, bras dessus - bras dessous avec l'extrême-droite, comme aux temps maudits du franquisme espagnol. Un sujet qui montre qu'une partie de la bourgeoisie française, épaulée par une droite officielle, est prête à basculer dans le poujadisme et la violence contre un Parlement et un gouvernement démocratiquement élus et qui ne font, pour une fois, que défendre une proposition de loi annoncée durant la campagne électorale. Donc acceptée par la majorité des français qui a voté pour eux.

Mais, parler de cette bataille d'arrière-garde, c'est oublier les VRAIS sujets, les VRAIES questions qui concernent le peuple de France, les travailleurs de ce pays, ceux qui vivent de leur travail, ou qui aimeraient en vivre.

Alors, encore une fois, parlons économie pour parler emploi et pouvoir d'achat !

Car, pendant qu'à l'Assemblée, droite et gauche s'opposent sur le mariage pour tous, ils ne débattent pas des choix économiques du gouvernement actuel ! A vrai dire, peut-être qu'il n'y aurait pas vraiment d'opposition entre les deux camps tant la politique de ce gouvernement ressemble à celle du précédent ?

Voilà donc notre ministre de l'économie (qui a beaucoup de noisettes de côté, lui !) qui annonce un objectif de déficit budgétaire à 2,9 % pour 2014 !

Toujours ce sacro-saint plafond des 3 % ! Un dogme artificiel devenu un objectif vital selon les tenants des réductions des dépenses publiques.

Et c'est justement là que le bas blesse ! Il va encore falloir tailler dans les dépenses publiques !

Car, côté croissance, c'est le marasme !

Le gouvernement tablait l'an passé sur une croissance de 0,8 % en 2013 et 2 % en 2014. Finalement, il ne parle plus que de 0,1 % cette année et 1,2 % en 2014.

Le Haut conseil des Finances publiques, instance adossée à la Cour des comptes, est plus pessimiste et annonce de son côté "un léger recul du PIB en 2013 et une croissance sensiblement inférieure à 1,2% en 2014". Le FMI parle même de seulement 0,8 % de croissance en 2014 après un recul de la croissance de 0,1 % en 2013 !

Pas besoin de chercher des artifices de langage : nous sommes en récession.

Pour le Haut conseil des finances publiques, ce qui bloque, ce sont "les ressorts de la demande interne", c'est-à-dire l'investissement des entreprises et la consommation des ménages, qui "pourraient être moins puissants" en raison notamment de la mauvaise situation continue de l'emploi.

Mince ! Pas d'investissement et pas de consommation des ménages à cause du chômage ? Belle découverte !

Et pour corriger tout cela, le gouvernement Ayrault envisage encore plus d'austérité donc moins d'investissements publics et des pressions sur le revenu des français. En clair : on rajoute de la crise pour contrer la crise. Aux fous ! !...

En dehors d'un rabotage des niches fiscales (lesquelles et combien ?) Michel Sapin et son gouvernement ont déjà annoncé quelques mesures ces derniers temps : baisse des allocations familiales, réforme (négative) des retraites, et quelques autres coupes dans les politiques publiques. Pour 2014 et 2015, l'Etat a déjà annoncé des restrictions dans les dotations de l'Etat aux collectivités locales : de ce côté aussi, vous allez avoir des restrictions !

Après l'Accord National Interprofessionnel, qui saborde de grands pans des protections sociales des travailleurs du Code du travail, le gouvernement socialiste-écologiste annonce encore plus d'efforts demandés aux travailleurs alors qu'on sait pertinemment que tout cela ne peut mener qu'à plus de chômage et de misère, à des rentrées fiscales en berne donc à une accentuation du déficit public !

Parti communiste et Front de Gauche appellent à la riposte

Encore une fois, puisque qu'un accord général réunit droite et socialistes sur la rigueur, en France comme en Europe, c'est du côté de la gauche alternative, la gauche combative, que vient le vent de révolte !

Comme lors de la campagne de 2012, les meetings du Front de Gauche font le plein en province. Plus de 7 000 personnes ont participé aux 3 meetings de la semaine dernière dont 3 500 à Martigues !

Dans l'Eure, comme pour ce blog, la fréquentation du site de la fédération de l'Eure du PCF (http://27.pcf.fr) explose actuellement, avec plus de 1 100 visiteurs hier !

Pour les communistes, comme pour leurs partenaires du Front de Gauche, une autre politique est possible et nécessaire !

Austérité et casse du droit social doivent cesser au profit d'une politique qui affronte directement les marchés financiers et remette l'argent au service de l'emploi et du pouvoir d'achat.

De nouveaux droits pour les travailleurs et la possibilité d'exproprier une entreprise viable qui menace de fermer offriraitent des possibilités de sauver l'emploi industriel et forceraient les grandes entreprises à revoir leurs stratégies.

Une sixième République, qui renforce le contrôle populaire, doit être mise en place face à une cinquième République à bout de souffle et au service du capital.

Avec les communistes et le Front de Gauche, venez exiger un changement de cap en France, une autre politique :

Mercredi 1er mai vers 10 h 30 à Evreux,

pour la traditionnelle Fête des Travailleurs

 

Dimanche 5 mai à 13 h 30 sur Paris

pour une marche citoyenne pour la 6ème République

à l'appel du Front de Gauche, du PCF, du NPA et d'autres forces de progrès

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Published by Solidaire - dans En France
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 09:59

Va t-on enfin faire confiance à l'intelligence des salariés pour développer notre industrie en France ?

Ce qu'un gouvernement de droite a toujours refusé de faire, un gouvernement de gauche se devrait de le faire : écouter les salariés qui portent des projets industriels !

Certains croient bêtement que ce sont les entreprises qui portent le développement économique. Dans la réalité, l'entreprise n'existe pas, ce sont toujours des hommes et des femmes qui la font tourner !

Et, au sein de l'entreprise, ce sont toujours des salariés, cadres, techniciens, ouvriers, qui sont à l'origine des projets, depuis leur réflexion jusqu'à leur montage technique. Les patrons ne sont là que pour regarder si ces projets sont assez rentables ou non et décider finalement de les appuyer ou non.

Combien de fois des entreprises viables ont-elles fermé pour des raisons purement financières ? Ces dernières années, ces derniers mois même, les exemples ne manquent pas malheureusement !

Parfois, malgré la volonté des actionnaires et des patrons qu'ils mettent en place, les salariés arrivent à bloquer des projets de "restructuration", de fermetures de sites. C'est toute la bataille actuellement chez Sanofi par exemple.

Parfois, ce sont les salariés eux-mêmes qui portent des projets industriels pour la survie de leur entreprise. C'est le cas avec Petroplus à Grand-Couronne et Goodyear à Amiens pour citer des exemples connus actuels.

Mais, il y a des exemples récents qui prouvent que ces batailles peuvent être victorieuses et que les projets portés sont viables et qu'ils ne leur manquent parfois que la volonté politique et que de l'argent pour devenir concrets et réussir.

Des batailles victorieuses pour l'emploi

Cela a été le cas avec les salariés de Sea-France, rappelez-vous ! Nous en avons déjà parlé ici.

La compagnie de ferries devait fermer ses portes fin 2011 et laisser sur le carreau près de 900 personnes. Une longue bataille menée par le syndicat CFDT (pour une fois !) et soutenu notamment par le député européen et ancien maire de Calais, le communiste Jacky Hénin, a conduit à la reprise de l'activité sous forme d'une coopérative ouvrière, une SCOP, où les salariés sont propriétaires de leur entreprise.

Depuis près d'un an désormais, la nouvelle entreprise, My Ferry Link, dessert à nouveau la ligne Calais-Douvres. Elle emploiera d'ici fin 2013 plus de 600 salariés !

Une belle victoire due à l'opiniatreté des travailleurs et de leur syndicat !

L'autre exemple, vous le connaissez, c'est celui de la papeterie M-real d'Alizay, elle aussi condamnée à la fermeture par ses propriétaires finlandais il y a trois ans.

Il aura fallu trois ans de bataille, d'acharnement des ouvriers de la papeterie, avec leurs syndicats CGT et CGC, et le soutien sans faille du maire et conseiller général communiste, Gaëtan Levitre, pour convaincre au fur et à mesure tous les intervenants politiques (le Conseil général, la Préfecture,...) que ce site et cette production avaient un avenir.

Après trois ans de lutte, de pression sur le groupe finlandais et une "nationalisation départementale" (rachat par le Conseil général) pour qu'une entreprise thaïlandaise reprenne finalement le site et 200 salariés. Une cinquantaine d'autres seront embauchés bientôt avec l'ouverture d'une chaudière biomasse qui apportera de l'énergie à la papeterie.

Là aussi, c'est la mobilisation ouvrière et l'appui politique qui auront permis que ressuscite la papeterie d'Alizay !

Et c'est de l'intelligence des travailleurs alizéens qu'est né le projet de chaudière biomasse, un projet qui allie emplois et développement durable. Que demander de mieux ?

Renault Sandouville : emploi et écologie

Hasard géographique ? Je ne sais pas. En tout cas, pas très loin d'Alizay, près du Havre, ce sont les salariés de Renault Sandouville qui portent depuis 2011, avec leur syndicat CGT, un projet d'avenir pour la filière industrielle automobile et pour leur site.

Les salariés de Sandouville souhaitent tout simplement reconvertir leur site vers des activités de déconstruction et de recyclage des voitures Renault ! Il fallait y penser !

Ce projet, les visiteurs de la Fête de l'Huma normande à Rouen, ont pu le voir exposé en novembre dernier.

Malheureusement, pour l'instant, les gouvernements successifs et le groupe Renault faisaient mine de ne pas s'y intéresser. Après tout, on recycle désormais les téléviseurs et l'électroménager et on entasse en décharge les automobiles, leurs plastiques, leur électronique, leur verre ?...

Les choses commencent-elles à changer ?

À l’invitation de la CGT Renault Sandouville, Cécile Duflot  ministre (écologiste) de l'égalité des territoires et du logement s'est rendue hier, mardi 15 avril, sur le site de Sandouville pour une présentation de ce projet.

A priori, elle a choisit de soutenir ce projet auprès du gouvernement, d'Arnaud Montebourg en premier lieu. Pour elle, "C'est une vraie belle initiative des salariés pour faire vivre le site".

Pour les représentants syndicaux, cette reconversion industrielle permettrait d'assurer de nouveaux débouchés au site et à ses 2 200 salariés. "Avec les techniques actuelles, on sait récupérer l'essentiel d'une vieille carcasse pour produire des matières de base réutilisables dans des véhicules neufs", rappelle la CGT.

Les communistes de l'usine et de l'agglo havraise soutiennent le projet depuis le début.

C'est donc avec plaisir que nous voyons avancer le projet. Aux salariés de le porter jusqu'au bout, au delà d'une simple visite qui pourrait rester sans lendemain !

Ces différents exemples, les projets des salariés de la papeterie d'Alizay, de la raffinerie Pétroplus ou de Renault Sandouville, portent la marque de l'inventivité et du pragmatisme des travailleurs de ces entreprises !

Les projets qu'ils proposent allient maintien d'un emploi industriel qui les fait vivre, qui fait vivre leurs familles et leur région, et développement durable, protection de l'environnement.

Bien mieux qu'un capitalisme désincarné, qui se fiche des frontières, donc des territoires et de ceux qui y vivent, les propositions des salariés et de leurs syndicats offrent souvent des solutions innovantes qui sauvent des emplois, les leurs, et protègent l'environnement, celui dans lequel ils vivent avec leurs enfants.

Il serait temps de les écouter !

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Published by Solidaire - dans Dans notre Région
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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 08:46

La semaine dernière, les salariés du magasin de culture Chapitre.com à Evreux, ont appris la mauvaise nouvelle : la fermeture de leur magasin.

Les magasins de musique et de films ne sont pas légions sur Evreux. A ce titre, le magasin Chapitre.com, rue de la Harpe, fait office de référence, en proposant également des livres et des jeux vidéos. Beaucoup continuent à l'appeler, le Forum, du nom de l'ancienne enseigne, même si, à mon humble avis, le magasin connaissait un certain appauvrissement de l'offre musicale depuis plus d'un an.

Difficile d'y trouver des albums anciens ou des artistes peu côtés dans les médias commerciaux ces derniers temps !

En tout cas, le coup est lourd pour le centre-ville ! Ne restera bientôt plus que les grandes surfaces, en l'occurence surtout Carrefour et Cora, pour trouver DVD et CD ! Autant dire que l'appauvrissement de l'offre culturelle sera encore plus grand, ces deux enseignes se limitants aux dernières nouveautés les plus commerciales. Peu de chances d'y trouver de nouveaux artistes ou de la musique chinoise !...

La fermeture du magasin Chapitre d'Evreux est liée à un vaste plan social qui doit entrainer le licenciement de 171 salariés sur les 1 200 du groupe et la fermeture de 11 magasins, Lyon, Nancy Saint-Sébastien, Narbonne, Grenoble, Calais, Cannes, Boulogne-sur-Mer et Dax, Toulouse, Colmart et Belfort. Et, bien évidemment, Evreux.

Chapitre.com a été racheté il y a deux ans par un fonds de pension américain (Najafi companies). On voit le résultat !

La situation de l'enseigne Chapitre.com rappelle celle du groupe Virgin, en redressement judiciaire depuis janvier. Les offres de reprises concernent au mieux 11 des 26 magasins Virgin de France et les 960 salariés français se font de mourron. On les comprend !

Derrière ces deux dossiers, se pose quand même la question de l'offre culturelle en France, qu'il s'agisse de musique, de films, de livres ou même, quelque part, de presse écrite.

Peut-on considérer la culture comme un simple objet commercial ?

Le souci de la fermeture de magasins spécialisés, déjà entamée avec la fermeture des magasins indépendants, c'est que ne restent que des grandes enseignes de la distribution qui se limitent au service minimu dans le domaine, service minimum qui rime avec profit maximum. Ne sont proposés que des "œuvres" rentables rapidement : tant pis pour les artistes méconnus ou spécialisés (musiques "ethniques", artsites underground, films d'art et d'essai, livres spécialisés, philosophiques,...) !

Pas besoin non plus d'accuser le téléchargement quand des études montrent que les plus gros téléchargeurs de musique sont ceux qui achètent également le plus de CD !

La question finale est bien celle de l'offre, de sa diversité, de son accessibilité en termes d'écoute publique et de prix.

Peut-être que les médias publiques devraient faire un peu plus d'éffort pour diffuser des artistes différents des médias commerciaux ? Et peut-être que réduire le prix des livres,  CD et DVD, permettrait d'accroître la fréquentation des magasins spécialisés ? Un CD à 20 €, c'est 130 € ! On est loin des cassettes à 40 francs des années 98-99 ! D'autant plus qu'un CD coûte moins d'un euro à la fabrication.

Bref ! Derrière le destin des salariés de Chapitre.com, que nous soutenons, se pose la question de l'accès à la culture.

Un sujet sommes toute assez politique.

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Published by Solidaire - dans Dans le département
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 09:00

La France de Hollande continue d'appeler à armer des rebelles syriens dont les composantes islamistes se renforcent et recrutent y compris en Occident.

C'est officiel ! "Il est temps de proclamer aux Levantins et au monde entier que le Front al-Nosra est en réalité une branche de l’État islamique d’Irak ", affirme ce mardi, dans un message publié sur les sites djihadistes, Abou Bakr al-Baghdadi, chef de la principale organisation irakienne affiliée à al-Qaida. Les deux groupes, ajoute-t-il, vont fusionner pour devenir l’État islamique en Irak et au Levant.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le Front Al Nosra est la plus puissante composante islamiste en Syrie (mais pas la seule !). Elle a pris une place dominante dans la rébellion syrienne et bénéficie de l'argent et des armements venus de Turquie avec l'aide des régimes islamistes du Qatar ou d'Arabie Saoudite.

De plus en plus de voix et de pays s'inquiètent de la présence grandissante de miliciens islamistes provenant de leurs pays. C'est le cas de pays musulmans comme la Tunisie (des centaines de rebelles "syriens" seraient tunisiens), de Libye, de Turquie, du Yémen, de Jordanie ou des émirats du Golfe. mais c'est aussi le cas de pays occidentaux, comme la Hollande ou l'Allemagne qui s'en inquiètent officiellement !

En France et en Grande-Bretagne, pays qui soutiennent la rébellion syrienne et veulent même intervenir, c'est le silence.

Pourtant, selon  la Fondation Quilliam (confirmée par le libanais salafiste Sheikh Omar Bakri), le Dr. Abu Muhammad al-Suri, vétéran du Jihad syrien et dirigeant d'al-Dawla al-Islamiyya (l’ « État islamique », un petit groupe jihadiste), a "permis à une poignée de musulmans britanniques de prendre part au combat en Syrie". Et plus de 50 jihadistes français ont rejoint les groupes radicaux en Syrie, selon le quotidien français Le Figaro.

Dans des interviews récentes, à leur retour de Syrie au Liban, des jihadistes, ont révélé qu’ils avaient appris les bases de la guerrilla, y compris comment fabriquer des engins explosifs, et comment poser des mines. On leur a aussi appris l’utilisation des armes légères et de moyenne portée ainsi que des techniques de combat et de reconnaissance.

La question est : que feront-ils après la guerre en Syrie ?

Les événements qui se déroulent en Syrie portent en eux une similitude particulière avec le scénario de guerre en Afghanistan. Pendant les années 1980, les combattants étrangers se sont regroupés en Afghanistan pour combattre l’occupation soviétique ; plusieurs dizaines d’années plus tard, et des centaines de kilomètres plus loin, l’expérience que les combattants ont acquise pendant ce conflit continue de se faire sentir. D’anciens militants de ce conflit sont venus contrôler et définir les activités terroristes dans certains pays récemment, avec pour résultat ce dont certains analystes parlent en termes de « diffusion de métastase » en développement du jihad. Le journaliste et auteur de The Lonely Salafiste , Hazem al Amine, explique : « Ces individus reviennent avec une expérience de combattant des conflits armés et un entrainement au maniement des armes et des explosifs. Les pays qui facilitent l’exportation de combattants en Syrie tendent à oublier qu’un jour, ils reviendront chez eux comme membres de cellules dormantes terroristes. »

Le conflit qui secoue la Syrie depuis plus de deux ans n'est pas une rébellion du peuple syrien contre un régime qui l'opprime mais bien une opération soutenue de l'étranger qui vise à faire tomber un régime qui en convient à personne.

Pour les états islamistes arabes (Qatar, Arabie Saoudite, Bahreïn), l'objectif est de faire tomber le dernier état laïc arabe, après la chute de l'Iraq de Saddam Hussein et de la Libye de Kaddafi. C'est aussi le cas pour le pouvoir islamiste qui dirige la Turquie.

Pour les occidentaux, c'est la chute d'un pays autonome, qui refuse de laisser piller ses ressources naturelles par les multinationales capitalistes et qui, ô scandale, défend encore la cause palestinienne contre Israël, qu'il faut détruire.

Cette alliance de circonstance emprunte des voies boueuses, passant sous silence les attentats aveugles qui tuent des innocents et les pillages des trésors archéologiques syriens.

Pour arriver à leurs fins, ces pays arment des milices islamistes et permettent à de milliers d'étrangers d'aller combattre en Syrie.

Le soutien occidental aux rebelles syriens est une bombe à retardement et à plusieurs effets. Non seulement, les syriens n'ont rien à attendre de l'effondrement de leur état, comme le prouvent les exemples iraquiens et libyens, mais les occidentaux, français notamment, peuvent s'attendre à voir de nouvelles générations de djihadistes se retourner contre eux dès que la question syrienne sera tranchée.

On n'éteind pas un incendie en l'arrosant d'essence. Cela est valable aussi avec le terrorisme islamiste.

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 09:26

Réaction de Gerry Admas, Président du Sinn Féin, suite à la mort de Thatcher

Sur le blog de Nicolas Maury,par un qui l'a combattue et qu'elle n'a pas vaincu :

Lundi 8 Avril 2013

Réaction de Gerry Adams, président du Sinn Féin, suite à la mort de Thatcher - traduction Nico Maury depuis le journal républicain irlandais AnPhoblacht 

"Margaret Thatcher a fait un grand mal au peuple irlandais et britannique pendant son temps comme Premier ministre."
"La classe ouvrière a été dévasté en Grande-Bretagne en raison de ses politiques."
"Son rôle dans les affaires internationales a été tout aussi belliqueux, que ce soit par l'appui au dictateur chilien Pinochet, comme son opposition à des sanctions contre l'apartheid en Afrique du Sud, ou son soutien aux Khmers rouges."
"Ici, en Irlande, elle a épousé les vielles politiques militaristes draconiennes et elle a prolongé la guerre qui a causé de grandes souffrances. Elle embrassa la censure, la collusion et le meurtre de citoyens par des opérations secrètes - notamment le ciblage des avocats comme Pat Finucane - parallèlement au développement de plus grandes opérations militaires et elle a refusé de reconnaître les droits des citoyens à voter pour les partis de leur choix."
Réaction de Gerry Admas, Président du Sinn Féin, suite à la mort de Thatcher
"Ses échecs visant à criminaliser la lutte républicaine et les prisonniers politiques font partie de son héritage."
"Il convient de noter que, en complète contradiction de sa posture publique, qu'elle a autorisé l'ouverture de communications avec les dirigeants du Sinn Féin, mais n'a pas réussi à agir sur la logique du parti."
"Malheureusement, elle a bénéficié de la faiblesse des gouvernements irlandais qui n'ont pas réussi à s'opposer à son virage sécuritaire ou obtenir un soutien international pour la défense des citoyens du Nord."
"Margaret Thatcher sera surtout connu pour son rôle honteux pendant les grèves de la faim courageuses de 1980 et de 1981."
"Sa politique irlandaise a lamentablement échoué."

Commentaires :

Gerry Adams parle des 9 militants nord irlandais morts en détention suite à une longue grève de la faim en 1981 pour exiger un statut de prisonniers politiques que refusa Margaret Thatcher. Bobby Sands sera le premier d'entre eux à mourir le 5 mai 1981 après 66 jours de grève de la faim.

Margaret Thatcher, c'est aussi la guerre des Malouines en 1982, terres controversées proches de la Terre de Feu argentine et sous contrôle britannique.

Enfin, Gerry Adams en parle, Margaret Thatcher, c'est aussi la première offensive du néo-libéralisme en Europe, après un tour de chauffe en Amérique du sud, durant les dictatures militaires. Privatisation, déstructuration sociale, flambée du chômage et de la précarité, allègements fiscaux pour les entreprises et les plus riches, casse des syndicats,... Elle donnera l'exemple à suivre aux droites d'Europe.

Margaret Thatcher est une icône du capitalisme le plus barbare. C'est loin d'être l'incarnation du progrès social pour des dizaines de millions de britanniques.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 10:00

Autour de Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon, 3 500 personnes ont participé à un meeting festif du Front de Gauche mercredi 10 avril à Martigues.

2013---Meeting-FDG-Martigues-10-avril.jpgDoit-on s'étonner du relative silence médiatique de cet événement ? 3 500 personnes qui participent à un meeting politique en cette période, c'est un record que même la chouchou des médias, Marine Le Pen, ne réalise pas !

Après les mobilisations incroyables de la campagne présidentielle 2012, le Front de Gauche va t-il réussir à rassembler le peuple de gauche et obtenir par la pression populaire que le gouvernement socialiste-écologiste mène enfin une politique de gauche ? C'est à espérer !

Alors que Hollande, Ayrault et la majorité socialiste s'enfoncent politiquement, refusant de résister aux exigences du patronat et des spéculateurs internationaux, les communistes et leurs partenaires du Front de Gauche mènent un véritable travail de résistance morale et politique. Résistance morale face à une classe politique dont certains éléments ont cédé aux sirènes de l'enrichissement personnel et de la fraude, résistance politique face à une véritable propagande qui veut faire croire à la fatalité de l'austérité.

Devant une salle pleine à craquer, Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste et Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche, se sont livrés à une véritable démonstration en faveur d'une autre politique, sociale, populaire, en faveur de l'Humain d'abord.

Non ! Il n'y a pas de fatalité à la crise et à l'austérité ! Ce sont avant tout des choix politiques qui sont faits et qui peuvent changés.

Oui ! Il y a de l'argent ! On en trouve pour les niches fiscales, on en abandonne encore aux entreprises (20 milliards d'euros en septembre dernier), on pourrait en trouver en luttant vraiment contre l'évasion fiscale (60 à 80 milliards d'euros par an !).

Tout est affaire de choix : l'austérité pour accroître la rentabilité financière des grosses entreprises ou une politique d'investissement productif et social pour réduire le chômage et la précarité, rendre du pouvoir d'achat aux classes populaires et moyennes ?

Comme le rappelle Pierre Laurent : "Le président de la république, ce matin (mercredi 10 avril, NDR), a dit qu'il n'y aura pas d'autre voie, qu'il gardera le cap, le cap de l'austérité. S'il est maintenu vers l'austérité, la France ira dans le mur. Parce que continuer dans cette voie là ce n'est pas seulement imposer l'austérité, c'est donner des gages aux marchés financiers. L'ANI, les allocations familiales, les retraites, sont des gages donnés par le gouvernement. C'est un engrenage qui ne s'arrêtera pas si on ne l'arrête pas."
Le responsable national du PCF met en lumière que, au delà du cas Cahuzac, "L'évasion fiscale légale et l'évasion fiscale frauduleuse sont les deux faces d'une même pièce. C'est un système qui est organisé pour organiser la fuite des capitaux et ne jamais payer un centime d'impôts en France".

De la même façon, pour Pierre Laurent, il ne faut pas se laisser aveugler par quelques cas car "On nous parle beaucoup des joueurs de foot, de Gérard Depardieu, mais on ne parle pas de Bernard Arnault, qui vient de faire passer 15 milliards en Belgique. Et après on nous dit que la solution c'est l'austérité ? Non, il faut aller chercher le pognon là où il est !"

Là est l'enjeu politique essentiel ! Va t-on faire payer les retraites, les familles qui touchent les allocations familiales ? Ou bien va t-on chercher l'argent là où il y en a beaucoup, dans la capitalisation boursière, la spéculation, l'évasion fiscale et les paradis fiscaux ?

Face à un gouvernement qui a choisi la première voie, celle qui satisfait le grand patronat et les actionnaires, Pierre Laurent considère que "La seule solution dans cette situation, c'est que toutes les forces du changement reprennent le chemin de la mobilisation en France et en Europe. Nous leur disons : il faut à nouveau se lever, il faut prendre la parole et exiger la lutte contre la finance. Et nous les appelons le 5 mai prochain, à se réunir à Paris lors d'une grande marche contre l'austérité".

L'idée avancée par Jean-Luc Mélenchon il y a peu prend forme : un grand rassemblement populaire à Paris, le dimanche 5 mai, pour dénoncer l'austérité, exiger une autre politique et défendre l'idée d'une refondation républicaine de la France, une sixième République sociale.

C'est effectivement au peuple de reprendre les choses en main. La force du nombre, la création des richesses que détournent les spéculateurs, tout cela provient des travailleurs !

C'est à cette force et cette richesse que Jean-Luc Mélenchon fait référence en lançant aux 3 500 personnes présentes à Martigues que "La force dont vous faites la démonstration une fois de plus en acceptant de vous rassembler signale au pays qu'il dispose d'une énergie intacte et disponible pour les grandes tâches qui attendent ce pays."
Le capital, la finance, se nourrissent de nos reculs, de nos divisions !

Rassembler et mobiliser : c'est à cette tâche que nous allons consacrer notre énergie dans les mois à venir.

Chacun peut contribuer à cette tâche, de manière citoyenne, libre mais engagée. Contactez-nous !

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 09:13

Malgré la pluie, une soixantaine de personnes ont participé à un rassemblement anti-Front National hier à Evreux.

La fille du fondateur du Front National, Jean-Marie Le Pen est venue hier inauguré dans la capitale de l'Eure le local de campagne du candidat permanent du Front National aux élections locales (municipales, cantonales, législatives, régionales), Emmanuel Camoin.

Selon Paris-Normandie (nous n'étions pas sur place !), 200 personnes participaient à cette réunion. 200 personnes mais pas 200 eurois si l'on considère les nombreux véhicules immatriculés dans d'autres départements garés à proximité et l'important (et peu sympathique) service d'ordre qui bloquait l'entrée de la salle Jules Janin et qui encadrait la réunion.

Ce sont d'ailleurs quelques jeunes au crâne rasé dans un véhicule venant du Calvados qui sont venus jouer la provocation place du Miroir d'eau, lors du rassemblement anti-FN.

C'est que, face à la venue de l'héritière Le Pen, les communistes avaient appelé à un rassemblement républicain, histoire de rappeler la longue tradition démocratique de la ville et son esprit de résistance face à l'extrême-droite. L'hommage au résistant Pierre Sémard, fusillé à la prison d'Evreux en mars 1942, en est une belle et triste illustration.

Rapidement, d'autres forces se sont associées à l'appel du PCF, NPA en tête, mais aussi Gauche Unitaire, Parti de gauche, Ligue des Droits de l'Homme, UD CGT et même le Parti socialiste !

Ce sont une soixantaine de personnes qui ont bravé la pluie pour se rassembler sur Evreux, à un horaire compliqué pour tous les salariés (17 h 30) notamment ceux  qui travaillent et vivent hors Evreux.

Militants communistes et jeunes communistes (une bonne vingtaine) et militants NPA (une quinzaine) composaient le gros du rassemblement.

FN : un parti anti-républicain et anti-ouvrier

Pour tous, le Front National n'est pas le parti "en dehors du système" qu'il revendique, c'est avant tout un parti d'extrême-droite, c'est à dire un parti dont le programme est politiquement à droite avec une composante extrémiste, que l'on retrouve dans ses propos cultivant la haine des étrangers, des syndicats et des institutions républicaines.

On ne saura rappeler les propos particulièrement agressifs de Le Pen lors du mouvement contre la réforme des retraites, en 2007 (c'est pas vieux !) qui voulait "envoyer l'armée... contre les casseurs" que représentaient les manifestants !

Le changement de stratégie du FN, avec un discours d'apparence sociale, ne cache pas en fait des positions réelles toujours favorables au capitalisme. Mais un capitalisme replié sur la France et sur le petit patronat, haine de l'étranger oblige !

C'est ainsi que sur le dossier actuel de l'Accord National Interprofessionnel, le FN tient d'un côté un discours opposé à cet accord mais rejette en même temps les forces syndicales qui le combattent. Marine Le Pen et ses sbires mettent dans le même sac tous les syndicats, signataires et non signataires, une falsification des faits qui ne peut que désarmer la riposte des travailleurs.

Sur le fonds du dossier, d'ailleurs, l'opposition du FN n'est pas si claire puisque Marine Le Pen déforme le contenu du texte en affirmant que seules les grosses entreprises bénéficieraient de cet accord, histoire de dédouaner le petit patronat. Or, si les représentants des artisans (UPA) et des PME (CGPME) ont signé, c'est qu'ils sont aussi gagnants que les représentants "généralistes" du patronat (MEDEF) dans ce dossier !

Antisocial, le FN est pour la suppression du SMIC, par exemple.

Antisocial, le FN est pour faire perdre leurs possibiltés d'action aux syndicats de travailleurs. C'est un classique de l'extrême-droite, cette haine des syndicats vus comme des organisations "marxistes" qui organiseraient la lutte des classes ! D'ailleurs, les ancêtres du FN, sous le régime de Vichy du maréchal Pétain, avaient supprimé les syndicats et organisé des "corporations" réunissant, par métier, les salariés et... leurs patrons !

D'extrême-droite, le Front National le reste encore, quoiqu'en dise la fille de l'ancien OAS Le Pen !

Entre un discours toujours violemment anti-immigrés, une participation active au mouvement anti-mariage pour tous main dans la main avec les catholiques intégristes et l'extrême-droite néo-nazie des Identitaires, autant de données permanentes de ce mouvement qui le positionnent sur l'aile anti-républicaine de l'extrême-droite. Ce n'est pas pour rien que Jean-Marie Le Pen parle régulièrement de "Ripou-blique" !...

Par ailleurs, le FN continue de fricoter au niveau européen avec tout ce que compte le continent de partis néo-fascistes et néo-nazis. Je ne parle pas seulement du bal néonazi autrichien où s'est rendue Marine Le Pen il y a quelque mois mais bien des organisations et partis européens comme le Jobbik hongrois, ouvertement antisémite, anti-rom et doté d'une milice portant la tenue et les insignes des combattants pronazis des années 40. De la même façon, début janvier lors de la manifestation contre le mariage pour tous, on notait la présence du britannique Nick Griffin, dirigeant du British national Party, et député européen, dans le cortège du Front national. Ce type est un négationniste notoire, condamné par la justice anglaise.

Amitiés néonazis à l'International mais discours plus mesuré en France : le FN tente de camoufler son identité d'extrême-droite derrière un masque social.

Mais comme extrême-droite ne rime pas avec honnêteté, les affaires de comptes en Suisse et d'évasion fiscale rattrapent actuellement le FN, par le biais d'un proche conseiller de la fille Le Pen dans l'affaire Cahuzac et par le père Le Pen directement.

Gageons que si bientôt des données précises sur le compte en Suisse de Jean-marie Le Pen sortent dans la presse, le FN parlera de complot ! Comme d'habitude...

Pour les communistes, comme pour tous les républicains, il est important de maintenir la cohésion sociale du peuple français, sa capacité de vivre-ensemble, non seulement pour la cohérence de notre Nation, mais aussi pour pouvoir répondre de manière coordonner et efficace aux menaces qu font peser les politiques capitalistes sur les droits sociaux et le niveau de vie des français.

Manif-anti-Le-Pen-100413---1.JPG

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:56

C'est fait ! Malgré des appels répêtés à gauche, députés socialistes et radicaux de gauche ont adopté l'ANI.

250 votes Pour, seulement 26 Contre et 278 députés qui s'abstiennent, tel est le résultat du scrutin à l'Assemblée nationale sur le très controversé texte de loi validant l'Accord National Interprofessionnel signé par le patronat et trois syndicats minoritaires et... complaisants.

Malgré une forte opposition dans la rue, à l'appel des syndicats majoritaires CGT, FO, FSU et Sud-Solidaires, et de nombreux appels à gauche, y compris dans les rangs socialistes, le gouvernement a maintenu sa proposition de loi et a refusé les amendements qui auraient pu introduire dans cette loi de modestes protections en faveur des travailleurs.

C'est donc une loi entièrement favorable au patronat qui a été votée, détricotant le Code du Travail sur des points essentiels comme les heures supplémentaires, le chômage partiel, le licenciement économique ou la mobilité géographiique des salariés au sein d'un groupe.

Les pseudo-progrès annoncés ne sont que de vagues engagements, inchiffrables ou, au contraire, à double-tranchant comme sur les mutuelles pour les salariés non couverts actuellement qui font déjà salivées les assurances privées.

Malheureusement, comme sur d'autres sujets, si nombreux, la majorité parlementaire socialiste a suivi le gouvernement sur le dossier de l'Accord National Interprofessionnel en votant très largement le projet de loi cyniquement rebaptisé loi sur la sécurisation de l'emploi.

236 des 293 députés socialistes ont voté pour cette loi, dont les deux députés socialistes eurois, Jean Louis Destans et François Loncle.

Ils ont été rejoints par 13 des 16 députés radicaux de gauche qui ont donc voté pour.

UMP, Ecologistes et centristes ont opté pour une politique d'abstention qui cache mal le malaise des uns et des autres, entre ceux, à droite et chez les écologistes, qui penchaient pour le Pour mais qui refusaient de montrer leur soutien au gouvernement socialiste-radical sur ce sujet, et ceux qui s'opposaient à ce texte (ils sont peu nombreux) mais n'assumaient pas leur opposition.

A gauche, seuls les députés communistes et Front de Gauche ont voté contre ce texte.

Ils ont été rejoints par une poignée de députés socialistes (6) qui ont assumé leur opposition à ce texte. 35 autres se sont abstenus, comme 3 radicaux, une position intermédiaire qui, finalement, sert plus le Oui que le Non.

Sourds aux attentes populaires et au rejet de leur politique social-libérale, les socialistes prennent le risque majeur de favoriser le retour de la droite aux affaires dès 2014. C'est même le risque de voir une nouvelle poussée fasciste qui se profile ! Une situation qui serait une catastrophe pour le pays et pour les travailleurs !

Les français sont d'ailleurs conscients de cela puisque une majorité d'entre eux ne regrette pas le départ de Sarkozy tout en rejettant la politique actuelle.

C'est à cette majorité de français de se mobiliser aujourd'hui pour exiger de ce gouvernement et de ses élus un changement de politique, une réorientation de l'économie en faveur de ceux qui travaillent et non plus de ceux qui vivent du travail des autres, dans les hautes sphères patronales et chez les actionnaires.

Pour l'Accord National Interprofessionnel et la loi bidon de sécurisation de l'emploi, rien n'est fini ! La navette parlementaire va amener le texte au Sénat avant un retour à l'Assemblée nationale dans quelques semaines.

Avec les syndicats de travailleurs, les communistes ne baissent pas les bras et continueront jusqu'au bout de batailler contre cette loi en faveur du patronat.

Il existe bien une gauche qui ne trahit pas ses engagements, une gauche qui défend les travailleurs.

Cette gauche a besoin de la mobilisation populaire car, si le patronat a l'argent et les médias, les travailleurs ont avec eux leur nombre et le contrôle du travail !

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