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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 10:38

L'idée de "droitisation" de la société française est tellement martelée que beaucoup de militants de gauche finissent par croire en l'idée que la France aurait été de tout temps un pays de droite.

Oubliés le Front Populaire et mai 68 ! Oubliés les 25 % du Parti communiste !...

La réalité est que les partis politiques de gauche ont perdu leur présence dans les milieux populaires, sociologiquement plus enclins à soutenir des projets "révolutionnaires". L'article de Serge Halimi, ci-dessous, en décortique la logique.

La plus forte conscience de classe des milieux favorisés et des classes moyennes se ressent à la fois sur les effectifs militants des partis politiques, mais aussi sur les élus de la République où ne figurent quasiment plus aucun ouvrier ni aucun employé !... Seule le Parti communiste arrive encore à proposer aux électeurs des candidats issus des milieux populaires.

Cette perte de conscience politique des travailleurs fait que la participation électorale suit la même trajectoire avec des mobilisations plus fortes des classes bourgeoises que des classes populaires.

Un exemple : pour les élections européennes de 2014, la participation a été de 54,56 % à Neuilly-sur-Seine, ville symbole de la bourgeoisie française, mais de seulement 36,44 % dans la ville populaire voisine de Nanterre. Plus de 18 points d'écarts ! Ou, si vous préférez, une mobilisation de 50 % supérieure en ville bourgeoise qu'en ville ouvrière !

D'autres comparaisons entre villes voisines vont dans le même sens (Saint Germain en Laye / Achères, par exemple).

La démobilisation populaire, liée au rejet de partis politiques de gauche qui ne représentent plus leurs intérêts sociaux (ou qui trahissent leurs engagements envers eux), entraine une surreprésentation de l'électorat issu des classes moyennes et des classes supérieures.

La droitisation de la société française n'est en fait qu'un leurre qui cache la faillite d'un système politique représentatif qui ne représente plus qu'une partie de la population française, celle qui a tout intérêt à ce que cette faillite continue.

Le changement, c'est pas pour maintenant. Sauf si la gauche radicale arrive enfin à reprendre pied auprès des classes populaires et à faire des ouvriers, des employés et des sans-emploi, les acteurs de ce changement.

Solidaire

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Cortèges protestataires, participation aux élections, exercice du pouvoir. Ces trois types d’action politique comportent une caractéristique commune : les catégories populaires s’en éloignent ou en sont écartées.

Lorsque, le 11 janvier dernier, des millions de Français ont manifesté leur solidarité avec les victimes des attentats de Paris, la mobilisation des classes moyennes a contrasté une fois de plus avec celle, relativement plus modeste, du monde ouvrier et de la jeunesse des quartiers défavorisés.

Depuis des années, la « rue » s’embourgeoise. Les urnes aussi. A chaque élection ou presque, le taux de participation régresse conjointement avec le niveau de revenu.

Et la « représentation nationale » n’est guère mieux lotie, puisque son visage se confond avec celui des classes supérieures.

La politique, un sport d’élite ? On l’observe déjà dans le cas de la gauche européenne. Créé au début du XXe siècle par les syndicats, le Parti travailliste britannique avait pour vocation de représenter l’électorat ouvrier. En 1966, 69 % des travailleurs manuels lui accordaient leur vote ; cette part est passée à 45 % en 1987, puis à 37 % lors du scrutin du 7 mai dernier. Le blairisme estima qu’il fallait donner la priorité aux classes moyennes. Mission accomplie : c’est avec l’électorat le plus bourgeois de leur histoire que les travaillistes viennent d’essuyer un revers électoral retentissant (lire « Au Royaume-Uni, la victoire des bourreaux »)...

« La désaffection grandissante des milieux populaires pour les partis de gauche, observable dans toutes les démocraties occidentales électives, relève le politiste Patrick Lehingue, n’est sans doute pas sans rapport avec la raréfaction des élus qui, issus des milieux défavorisés, en avaient éprouvé les conditions d’existence. » Jugeons-en plutôt : en 1945, un quart des députés français étaient ouvriers ou employés avant leur élection ; il n’en reste que 2,1 % dans ce cas aujourd’hui.

En 1983, soixante-dix-huit maires de communes de plus de trente mille habitants provenaient encore de ces deux catégories sociales (majoritaires dans la population) ; trente ans plus tard, ils n’étaient plus que six (1).

Représentatif, le système ? Plus de la moitié des Américains jugent que l’Etat devrait redistribuer la richesse en imposant fortement les nantis. Lesquels — c’est humain — ne sont que 17 % à partager un tel souhait (2).

Le fonctionnement des démocraties occidentales garantit cependant que leur avis l’emportera là encore, sans débat réel. Une classe consciente de ses intérêts se montre d’autant plus sereine que des sujets de diversion montés en épingle par les médias qu’elle détient continuent d’ensorceler le débat public. Et d’opposer les catégories populaires entre elles.

Quand ce système est bien rodé, il ne reste plus qu’à convoquer des experts très savants dont la mission est de nous rappeler que l’apathie des uns comme la colère des autres s’expliquent par la « droitisation » de nos sociétés...

Serge Halimi ("Le Monde Diplomatique", juin 2015)

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 15:12

Prenons les devants…. Lors de l’hommage national du 70ème anniversaire de la sécu ( si jamais il est rendu !!!!!…), attendez vous encore et ceci malgré l’énorme travail fait pour rétablir l’histoire, à ce que les médias disent que la sécurité sociale a été fondée par Pierre Laroque ( Ainsi qu’il est répété et enseigné constamment…).

Ce qui est curieux c’est que lorsque l’on évoque une loi, on lui donne toujours généralement le nom du ministre qui l’a promulguée et non du fonctionnaire qui a participé à sa mise en place : Ainsi dit-on : Loi Macron, Loi Jupé ou Loi Weil par exemple.

Et bien non, là on vous dira loi Laroque qui n’était que le fonctionnaire (directeur de la sécurité sociale) du ministre Ambroise Croizat.

On ne va évidemment pas donner à une institution enviée dans le monde entier et que socialistes, patrons et droite s’évertuent à casser, le nom d’un ministre communiste. Et pourtant c’est lui, lui le bâtisseur de ce beau conquis social de Novembre 1945 à juillet 1946 alors qu’il est ministre du travail et de la Sécurité Sociale ( jusqu’au 4 mai 1947).

D’autres y verront encore une création de De Gaulle… oui mais, voilà, De Gaulle avait déjà démissionné (15 janvier 1946) lorsque Croizat, après avoir conçu les lois (de création de la sécu), mit en place les 138 caisses avec la CGT et le peuple de France. Et cela malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons, des notables mutualistes, de la CFTC. De plus De Gaulle sera le premier à la casser en octobre 1967 par le biais des ordonnances Jeanneney qui suppriment les élections démocratiques des caisses, divisent la sécu en trois branches et établissent le paritarisme qui donne la gestion aux patrons.

Juste une petite vérité a rétablir : Pierre Laroque n’est que le commis d’écriture, je le répète : le fonctionnaire, qui mit en forme l’ordonnance portant création de la sécurité sociale du 4 octobre 1945.

Cette ordonnance est une émanation directe du Conseil National de la Résistance et de la réflexion et conception collective menées sous la maîtrise d’œuvre de Croizat dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l’assemblée consultative (juin 1943) du Gouvernement provisoire à Alger. Et ceci en lien très étroit avec les services du ministère de la Santé dirigé par François Billoux, autre ministre communiste (de septembre 1944 à novembre 1945) jamais cité lorsque l’on parle de la sécurité sociale.( là encore si l’on devait attribuer la paternité de l’ordonnance, c’est à François Billoux qu’il faudrait la donner). Pierre Laroque ne prendra d’ailleurs ses fonctions qu’en septembre 1944, comme fonctionnaire de… François Billoux…

Rappelons encore utilement qu’il n’y aurait jamais eu de sécurité sociale (ou autres grandes reformes sociales de la libération) s’il n’y a avait pas eu un rapport de force pour l’imposer : 29 % des voix au PCF, 5 millions d’Adhérents à la CGT, une classe ouvrière grandie par sa résistance héroïque, un patronat sali par sa collaboration.

Il est difficile d’admettre la réalité de l’Histoire et surtout l’actualité brûlante et la modernité d’un homme comme Ambroise Croizat à l’heure où droite, patronat et socialistes veulent privatiser ce bien national qu’est notre belle sécurité sociale. Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à celui que l’on baptisa justement « le ministre des travailleurs » pour ce 70eme anniversaire est de nous battre sans cesse partout pour que la sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé mais qu’elle reste ce que Croizat et le peuple de France qui l’ont bâtie ont voulu qu’elle soit : un vrai lieu de solidarités, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion.

MICHEL ETIEVENT sur le site lepcf.fr

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 11:14

Il y a 10 ans, le peuple français, après les peuples hollandais et irlandais, disait NON à la constitution européenne. Un anniversaire que comptent oublier les partis libéraux, PS, MODEM, UDI ou UMP-Républicains ainsi que les Verts.

Seule grande force parlementaire à prendre dès le début le chemin du refus : le Parti communiste comme le rappelle l'article du journal L'Humanité ci-dessous..

10 ans après, et malgré un passage en force en 2008, avec le traité de Lisbonne approuvé au Parlement par les partis libéraux, l'opinion française n'a pas changé d'avis. Mieux : si avait lieu aujourd'hui un référendum sur le TCE, 62 % des Français voteraient NON, selon un sondage IFOP pour Le Figaro !

Être démocrate aujourd'hui, c'est écouter la voix du peuple. Être progressiste aujourd'hui, c'est continuer de refuser une construction européenne qui écrase nos acquis sociaux et nos emplois pour le bénéfice des actionnaires, seuls bénéficiaires de la "Loi du Marché".

Aujourd'hui encore, rien n'est bon dans ce traité, comme rien n'était bon dans le traité de Maastricht.

Les communistes, aujourd'hui encore, sont fiers d'avoir combattu ce traité et d'avoir permis cette victoire du NON. Le PCF exige l'abrogation du traité de Lisbonne.

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Dimanche 29 mai 2005 à 20 heures tombait le verdict populaire rejetant le projet de constitution européenne par près de 55 % des voix (exactement 54,7 %). La participation au référendum approchait les 70 %.

Un véritable coup de tonnerre ébranlait le monde politique et médiatique, qui avait dans sa quasi-totalité soutenu ce projet qui donnait une assise constitutionnelle à l’orientation libérale de l’Union.

Ce long texte, qui comptait 448 articles et définissait les objectifs de l’UE et son fonctionnement, aurait dû, dans l’esprit de ses concepteurs, être ratifié comme une formalité. Qui allait se plonger dans un dédale de formules et renvois ?

La campagne en faveur du oui ne brillait pas par un foisonnement d’arguments : « Si vous êtes pour l’Europe, vous serez d’accord avec un traité qui en fixe les règles. » CQFD.

Poser la question ainsi visait à renvoyer tout citoyen de gauche qui conteste dans le camp des « souverainistes » anti-européens et du FN.

L’UMP et les centristes de l’UDF se retrouvaient pleinement dans un projet de traité constitutionnel concocté par une convention composée de 210 parlementaires nationaux et européens sous la houlette de Valéry Giscard d’Estaing. À la suite de votes internes, le PS et les Verts se ralliaient au vote oui.

Les premiers sondages d’opinion établissaient le niveau de l’approbation à 65 % en septembre 2004. Tout semblait plié, mais… « Quand on est de gauche, on vote non », lança Marie-George Buffet.

Le PCF mit toutes ses forces militantes au profit d’un rassemblement en faveur d’un non de gauche. Marie-George Buffet, alors secrétaire nationale, avait lancé ce mot d’ordre en début de campagne : « Quand on est de gauche, on vote non. » Dans les meetings du non, des personnalités de gauche faisaient estrade commune avec les communistes : Jean-Luc Mélenchon, José Bové, Olivier Besancenot… Des dirigeants socialistes, Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Manuel Valls, Vincent Peillon, avaient également choisi le rejet du TCE.

Au mois d’octobre 2004, l’Humanité a publié le texte intégral du projet dans un numéro hors-série de 88 pages. Cette publication fut la seule dont disposèrent les citoyens pour juger sur pièces.

Le débat sur le texte est devenu une grande affaire populaire, donnant lieu à un engagement militant de dizaines milliers de citoyens, jusque dans les plus petits villages, qui ont étudié le texte, ont débattu ensemble, ont forgé leurs arguments, ont convaincu autour d’eux.

http://www.humanite.fr/constitution-europeenne-le-peuple-bouscule-les-pronostics-575364

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 10:09

Beaucoup de figures de la Résistance se sont associés aux communistes pour s'étonner de l'absence de figure communiste de la Résistance parmi les quatre personnalités choisies par François Hollande pour intégrer le Panthéon hier.

Pourtant, la place des communistes au sein de la Résistance (dès 1940, n'en déplaise aux anticommunistes !) est un fait historique et le nombre de grandes figures de la Résistance membres ou proches du Parti communiste ne manquent pas comme Henri Rol-Tanguy, le Colonel Fabien, André Manouchian, Marie-Claude Vaillant-Couturier ou... Martha Desrumeaux, comme le rappelle dans l'article ci-dessous Bernard Gensane.

Décidément, François Hollande est fâché avec l'Histoire et avec la gauche !

Solidaire

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Un article de Bernard GENSANE sur le Grand Soir :

"Quand j’étais enfant à Hénin-Liétard et que l’on parlait de déportés politiques, le nom de Martha Desrumaux revenait systématiquement.

Martha naît en 1897 à Comines, une petite ville proche de Lille. Elle commence à travailler à neuf ans comme femme de ménage puis comme ouvrière dans le textile.

Elle adhère à la CGT à treize ans, puis, deux ans plus tard, aux Jeunesses socialistes.

En 1921, elle rejoint le Parti communiste.

En 1917, elle prend la tête d’un mouvement de grève dans le textile.

En 1925, elle dénonce la guerre coloniale au Maroc.

En 1927, elle est la première femme élue au Comité Central du PCF.

En 1936, elle est une figure de proue du Front populaire dans le Nord. Elle est la seule femme présente lors de la signature des accords Matignon. Elle organise la solidarité avec les forces républicaines espagnoles. Elle joue son propre rôle dans le film de Jean Renoir La vie est à nous.

En août 1940, dans le nord de la France sous administration directe de l’armée allemande, elle organise la grande grève patriotique de mai-juin 1941. 100 000 mineurs débrayent, refusant de fournir du charbon pour l’occupant. Dénoncée par le préfet, Martha est arrêtée par la gestapo.

Elle est mise au secret à la prison de Loos et déportée à Ravensbrück. Elle y organise l’entre-aide et la solidarité avec Geneviève De Gaulle-Anthonioz et Marie-Claude Vaillant-Couturier.

Libérée par l’Armée rouge, elle est rapatriée par la Croix-Rouge en 1945 mais revient malade du typhus.

Elle réintègre les organes dirigeants de la CGT.

En 1944, elle est élue au conseil municipal de Lille.

L’année suivante, elle est élue député communiste du Nord.

La maladie l’oblige à ralentir ses activités. Elle continue cependant son action auprès de la Fédération nationale des Déportés, proche du Parti communiste.

Elle meurt le 30 novembre 1982, le même jour que son mari, ouvrier métallurgiste et syndicaliste.

Trop communiste pour entrer au Panthéon ? Comme Marie-Claude Vaillant-Couturier ?"

URL de cet article 28684 http://www.legrandsoir.info/j-aurais-bien-vu-martha-desrumaux-au-pantheon.html

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 13:14

Le capitalisme dans toute sa splendeur et dans toute sa logique : pour que certains montent, beaucoup doivent être écrasés.

Solidaire

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Lu sur Bastamag :

2,5 millions d’euros : c’est la prime que va recevoir le PDG de Lafarge, Bruno Lafont, pour son rôle dans la fusion avec le suisse Holcim.

Les deux plus grandes entreprises de ciment du monde pèseront ensemble 35 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 130 000 salariés. L’ « indemnité exceptionnelle » accordée à Bruno Lafont par le Conseil d’administration de Lafarge s’ajoutera à sa rémunération de 1,8 million (part fixe et variable) ainsi qu’au 722 860 euros de stock-options en actions prévus en 2014. Soit plus de 5 millions d’euros en 2015.

Pour le Conseil d’administration de Lafarge, cette prime se justifie pour « tout le travail accompli depuis un an ». « Il a été l’architecte du projet et il a travaillé pour la défense de son groupe avec un impact limité pour l’emploi en France », explique, à l’AFP, « une source proche du groupe ».

Le cimentier emploie 63 000 personnes dans le monde, dont 5300 en France (8,5% des effectifs).

Les salariés de Lafarge, eux, ne semblent pas à la hauteur des efforts déployés par leur patron. Suite à la fusion, une première série de 380 postes seront supprimés dans le monde, dont 166 en France (203 postes supprimés à Paris et Lyon, moins les 37 postes créés en Isère).

Ces chiffres peuvent paraître anodins au vu du nombre d’employés concernés. Mais les effectifs en France de l’entreprise du CAC 40 n’ont cessé de chuter depuis 2012 : moins 3000 salariés en trois ans (voir notre fiche concernant Lafarge).

Et les syndicats s’inquiètent de futures restructurations d’ampleur au sein des deux groupes fusionnés. « Des dizaines de milliers de travailleurs seront probablement essaimés ou mis à pied à la suite de cette fusion, mais la direction refuse toujours de consulter les syndicats », s’inquiétait en janvier Jyrki Raina, secrétaire général de la Fédération syndicale internationale de l’industrie, IndustriALL. Les syndicats avancent le chiffre de 15 000 salariés qui pourraient perdre leur emploi (lire ici).

Ils n’ont probablement pas été aussi méritants que Bruno Lafont.

Article de Ivan Du Roy à retrouver ici

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 08:57

Les 60 % de votes en faveur de la motion sociale-libérale s'accompagnent d'une désertion militante du PS.

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS et tenant de la motion A, peut crier victoire. C'est de bonne guerre !

En pourcentage, effectivement, son camp semble conforté au sein du Parti socialiste avec 60 % des votes des militants.

Pourtant, sur le fonds et en données brutes, la victoire est loin d'être réelle !

Même si le camp des "frondeurs" ne recueille que 30 % des voix, la division est réelle et profonde au sein du PS. Pour une fois, il ne s'agissait pas de querelles de chefs, de choisir quel tribun préférait les militants, mais de choix politiques profonds.

La division est donc, pour une fois, profondément idéologique au Parti socialiste.

Mais, au delà de ces pourcentages, ce vote a été marqué par deux phénomènes :

- Une abstention encore importante, de presque un cotisant sur deux (45 %), qui interroge sur la mobilisation des militants à jour de leurs cotisations ;

- Une forte érosion du nombre de cotisants depuis le dernier congrès puisque le PS a perdu plus de 40 000 cotisants ! Ils n'étaient plus que 131 000 à pouvoir prendre part au vote hier soir.

Ce scrutin interne au PS traduit aussi une démobilisation militante énorme depuis le scrutin précédent, à la veille des élections Présidentielles.

Cette démobilisation vient essentiellement de militants déçus par la politique libérale menée depuis 2012 par François Hollande et son gouvernement avec le soutien de l'appareil du Parti socialiste. Il s'agit donc de militants de gauche qui n'ont pas pris part au vote et ont favorisé sans le vouloir l'aile libérale du PS.

La déception et la démobilisation de militants sincèrement de gauche au sein du PS a, finalement, le même résultat que lors des dernières municipales et départementales où l'abstention des électeurs de gauche a entrainé la prise de mairies et de cantons par la droite.

Se pose la question de l'avenir. L'avenir de la gauche et celle de notre peuple.

Le combat de certains militants au sein du PS pour ramener ce parti sur une ligne progressiste et sociale est noble mais sera, au mieux, de longue haleine.

La question actuelle est bien de construire dès maintenant une alternative politique et sociale, une dynamique de rassemblement des militants de gauche refusant cette dérive libérale qui détruit notre société et sa base sociale et qui offre un marchepied vers le pouvoir à une extrême-droite menaçante.

Sur le terrain, autour des combats pour l'emploi (Evérial, Altuglas), pour défendre nos trains et nos gares, menacés par le rapport Duron, pour refuser l'austérité et les conséquences des lois Macron, pour défendre l'éducation publique, laïque, gratuite et de qualité, les militants de gauche doivent se retrouver.

Pas besoin d'attendre les prochaines élections, les Régionales de décembre prochain, pour se rassembler !

C'est la démarche actuelle du Parti communiste qui, au delà du Front de Gauche, tend la main aux militants et syndicalistes, aux ouvriers et aux intellectuels, à tous ceux qui souhaitent construire une dynamique de rassemblement contre les purges austéritaires et les diktats libéraux des marchés et de l'Europe.

En Grèce, en Espagne et ailleurs, des peuples se dressent contre la machine libérale et des élites politiques, économiques et médiatiques qui défendent ces politiques.

Le peuple français peut faire de même !

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 14:48

Nouvelle réforme négative passée par la force par ce gouvernement PS.

Alors que nombre de communes françaises se battent, avec leurs enseignants et les parents d’élèves, pour sauver des classes primaires menacées de fermeture, le gouvernement vient d’imposer une profonde réforme des collèges qui soulève pourtant énormément de critiques.

Encore une fois, Manuel Valls et sa majorité font peu de cas du débat démocratique et de l’écoute des personnes concernées, en l’occurrence les enseignants et les parents d’élèves ! Même le Parlement est court-circuité sur un dossier majeur, celui de l’éducation, qui aurait pourtant nécessité un débat profond et un minimum d’accord de la part des acteurs de l’enseignement !

Sur le fonds, cette méthode à la hussarde offre encore à la droite la possibilité d’apparaître comme étant à l’écoute des préoccupations des Français alors que son projet pédagogique, dans la foulée des réformes destructrices qu’elle a appliquées en son temps (notamment en primaire, avec la suppression des RASED), amènerait encore plus d’inégalités entre élèves au collège.

Très loin du projet de la droite, les syndicats enseignants et les forces de gauche (les vraies) dénoncent non seulement une méthode mais aussi un contenu qui vide un peu plus le contenu pédagogique des enseignements et, sous prétexte d'interdisciplinarité, instaure un monstre administratif là où existait pourtant déjà un travail transversal souple.

Il est temps de mettre à plat les difficultés du système éducatif français pour y apporter des solutions humaines et financières qui permettent, enfin, de renforcer l’accès de nos enfants et de notre jeunesse à une éducation de qualité, citoyenne, réellement gratuite.

C'est ce que défendent depuis toujours, face à la droite (Devaquet, Monory, Bayrou, CPE, Autonomie des Universités,...) ou du PS (Jospin, Fioraso, Réforme du collège,...) le Parti communiste et les organisations de jeunes, Jeunesses Communistes et Union des Etudiants Communistes.

Cela passera fatalement par des arbitrages, soit en faveur des citoyens et des salariés, en général deux catégories identiques, ou en faveur d'une austérité qui ne profite qu'aux banques et aux grands groupes économiques et financiers.

Malheureusement, à l’heure où ce gouvernement ne réfléchit qu’en termes d’économies financières, est-il encore capable de concevoir que l’intérêt général et l’avenir de notre jeunesse ne sont pas des postes budgétaires qu’il peut réduire ?

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 09:00

La Loi Macron a été adoptée par le Sénat avec l'appui des seuls sénateurs UMP et UDI.

On pourrait presque s'en moquer si les conséquences de cette loi n'étaient pas si négatives pour le monde du travail : le gouvernement de Valls et Hollande s'est trouvé une nouvelle majorité au Sénat grâce aux élus de droite !

En effet, la Loi Macron n'a été approuvée que par 229 sénateurs UMP et UDI !

Les socialistes se sont très majoritairement abstenus à part quelques sénateurs de l'aile gauche du PS qui, autour de Marie-Noëlle Lienemann, ont voté contre, tout comme les sénateurs communistes et écologistes.

De là à dire que ce gouvernement a fini sa mutation...

Les électeurs de gauche, particulièrement les militants socialistes qui vont bientôt votés pour leur Congrès, doivent se poser la bonne question : le Parti socialiste soutient-il encore un gouvernement de gauche ?

Comme beaucoup d'électeurs de François Hollande de 2012, nous avons déjà notre avis sur la question.

Après les départementales, les communistes et leurs alliés du Front de Gauche mèneront une liste indépendante aux élections régionales de décembre pour insister sur notre rejet de cette conversion assumée du gouvernement au libéralisme.

Pour l'instant, côté PS, il n'est pas question de liste commune aux Régionales 2015 avec l'UMP et l'UDI. Le rapprochement parlementaire est certainement encore trop récent ?

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 08:37

La sempiternelle rengaine du complot, agitée par la direction du FN, va t-elle suffire à tromper les électeurs qui croient dur comme fer que l'extrême-droite est LA seule alternative à la classe politique française ?

Décidément, les affaires pleuvent sur le Front National !

Il ne s'agit plus de questions de valeurs, des idées nauséabondes qui se cachent derrière le discours "politiquement correct" du FN new-look de Marine Le Pen, mais bien d'affaires réelles où les intérêts financiers des cadres du FN sont en jeu.

Riwal

Il y a toujours le dossier du financement de "Jeanne". "Jeanne", c'est un micro-parti, une pompe à fric pour personnalité politique comme en possèdent de nombreux carriéristes de droite.

C'est le micro-parti de Marine Le Pen. Le FN a bien compris comment se servir du système qu'il dénonce pour son propre intérêt. Ou celui de ses dirigeants.

"Jeanne" est sur le devant de la scène à cause de Frédéric Chatillon , proche de Marine Le Pen et ancien d'une milice ultra-violente d'extrême-droite bien connue sur les campus parisien, le GUD.

Frédéric Chatillon et d'autres de ses proches sont accusés d'avoir surfacturés du matériel électoral sur le dos de candidats FN, via la société Riwal, pour aspirer des finances publiques vers le micro-parti de Marine Le Pen.

La menace est réelle. Le dossier solide.

L'image de marque du FN est en jeu puisqu'une condamnation dans ce dossier mettrait l'extrême-droite dans les pas des partis politiques qu'il dénonce.

Emplois fictifs européens ?

Le deuxième dossier se situe au niveau de l'Europe.

Le FN dénonce à longueur d'année cette Union européenne qui desservirait les intérêts de la France (ceux des travailleurs serait plus exact, mais bon, ce n'est pas le sujet !).

Dans les faits, les indemnités parlementaires des députés européens du FN arrondissent agréablement les fins de mois des cadres du FN sensés siéger à Bruxelles.

Au delà, ce sont les soupçons qui pèsent sur la réalité des emplois de 20 attachés parlementaires du groupe FN qui posent question. Le parlement européen dénonce le fait que les indemnités liées à ces parlementaires servent en fait à payer des cadres du FN qui exercent des responsabilités nationales ou régionales en France.

Attaché parlementaire, c'est un boulot à temps complet, notamment au niveau européen d'où aujourd'hui émanent la majorité des règlementations et lois appliquées en France. Il s'agit bien d'une fonction qui nécessite une présence quotidienne à Bruxelles ou Strasbourg, incompatible avec des responsabilités politiques importantes en France.

De là à parler d'emplois fictifs...

Compte en Suisse pour Jean-Marie Le Pen

Les ouvriers et employés qui votent FN l'oublient souvent : le FN n'est pas un parti d'ouvrier mais une entreprise familiale gérée par des millionnaires, la famille Le Pen.

D'après Mediapart, Jean-Marie Le Pen a "détenu un compte caché chez HSBC, puis à la Compagnie bancaire helvétique (CBH), à travers un trust placé sous la responsabilité légale de son majordome, Gérald Gérin." "Ce dernier est le trésorier des associations de financement Cotelec et Promelec".

Il serait question d'un trust basé aux îles vierges britanniques (Caraïbes), un paradis fiscal bien connu des fraudeurs riches du monde entier.

2,2 millions d'euros serait ainsi cachés depuis des années par le créateur du FN. Un pactole et une richesse dont a largement profité sa fille, à la fois parce que l'argent de Le Pen a permis de financer le FN des débuts, mais aussi parce que Marine Le Pen a pu grandir dans la soie et faire de longues études grâce à la fortune de papa.

Décidément, l'année 2015 est mal partie pour le FN !

Non seulement, ses résultats électoraux sont en demi-teinte, avec les espoirs déçus de gagner des départements, mais les magouilles financières rattrapent déjà un parti qui, sans jamais avoir de grandes responsabilités nationales, c'était construit sur une image de propreté et de parti en dehors du système !

Si le FN arrivait au pouvoir, imaginez les possibilités financières qui s'ouvriraient pour ses cadres !

Malheureusement, il serait fort à craindre que nous n'en entendions jamais parler, l'extrême-droite ayant toujours l'habitude de museler presse et justice lorsqu'elle accède au pouvoir.

Le FN ne cache d'ailleurs pas son aversion pour les médias et pour les juges.

Alors, pour éviter ses tentations trop fortes de richesses faciles mais illégales, protégeons le Front National : laissons-le là où il est, dans les couloirs sombres de l'Histoire, loin du pouvoir !

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 09:45

Après les débats houleux sur le Mariage pour tous, l'aile dure de l'UMP prône la théorie du "Choc des Civilisations".

Avec les idées bien conservatrices, voire réactionnaires, de certains au sein de l'UMP, on comprend mieux pourquoi ce parti souhaite changer de nom et devenir "les Républicains" !

Il ne s'agit pas, on l'espère, de prendre le nom du parti néo-nazi allemand, mais plutôt de tendre vers le modèle du Parti républicain aux Etats-Unis, parti de droite, libéral économiquement, conservateur socialement et interventionniste en politique étrangère.

Les débats parlementaires sur le Mariage pour tous ont montré à quel point l'UMP restait imprégnée d'un conservatisme fortement lié à l'influence de l'Eglise catholique et des courants traditionalistes chrétiens en son sein. Christine Boutin en est le cas typique.

Depuis quelques temps, notamment depuis les attentats de début janvier, certains durcissent le discours contre les musulmans de France.

Hier, c'est Christian Estrosi, député-maire de Nice, qui déclare que la France devait faire face à des "cinquièmes colonnes" islamistes et qu'une "troisième guerre mondiale" était déclarée à "la civilisation judéo-chrétienne" par "l'islamo-fascisme".

Un tel discours est à la fois simpliste, caricatural et dangereux.

Simpliste et caricatural car il laisse entrevoir un schéma de pensée digne des politiciens français du XIXème siècle où s'opposent une "civilisation" occidentale héritée de la Bible et le reste du monde, forcément sauvage.

Sauf que, cet Occident rêvé est loin de la réalité, historique et actuelle. Le monde ne se résume pas aux gentils chrétiens civilisés opposés à la barbarie musulmane. L'Occident, aujourd'hui, ce sont des millions d'athées, des millions de musulmans, et des pays loin de cet héritage "judéo-chrétien" à l'image du Japon.

Cet Occident menacé, c'est d'abord l'ensemble des grandes puissances qui régentent le monde, par le biais des multinationales, des bourses, des grands fonds (Banque Mondiale, FMI) ou des interventions militaires (Iraq, Libye, Afghanistan, Mali, Syrie,...).

Ce discours est également simpliste et caricatural parce qu'il divise la population française en deux catégories : la population de tradition "judéo-chrétienne" et la population de tradition "musulmane", cette deuxième catégorie étant supposée abriter en soin sein (volontairement ou non ?) une "cinquième colonne" prête à mener l'assaut contre la première.

Comme si l'extrémisme et la violence ne pouvaient venir que des Français musulmans ? Comme si le fait d'être musulman était un facteur de risque en milieu "judéo-chrétien" ?

C'est oublier l'extrémisme chrétien, en France (on l'a vu lors des débats sur la loi pour le Mariage pour tous) et dans le Monde (République centrafricaine, Etats-Unis) et c'est oublier l'extrémisme de droite (Rappelez-vous de Clément Méric !) !

C'est aussi pour ces raisons que le discours d'Estrosi est dangereux, parce qu'en créant des clivages caricaturaux et schématiques, il contribue à la division du peuple de France, à la peur qui s'installe dans l'esprit de certains à l'égard des musulmans et de tout ce qui y ressemble (Pour certains, arabe = musulman, noir=musulman, etc.).

Calée sur un schéma américain de la société, l'aile dure de l'UMP divise la population en tranches, non pas selon des critères sociaux, mais selon des critères ethniques et religieux.

En cela, non seulement elle favorise la montée du Front national, mais elle pousse au communautarisme, à l'isolement des citoyens dans des bulles religieuses ou d'origine nationale, qui sapent l'unité de la Nation et l'esprit d'appartenance à un destin commun.

Pour nous, communistes, le premier discriminant entre les Hommes, ce n'est pas l'origine, la couleur de peau ou la religion, mais bien la situation sociale, l'éducation, les revenus.

En tant que communiste, je me sens plus proche de mon voisin d'origine algérienne, qui peine comme moi à payer son loyer, que du richissime PDG de Sanofi, que je n'ai jamais vu, que je ne verrai jamais et qui, lui, vit bien tranquillement dans des quartiers où je n'aurais jamais la possibilité de m'installer.

La guerre, aujourd'hui, c'est celle des spéculateurs et des financiers du monde entier qui cherchent à démultiplier leurs richesses en imposant des salaires de misère et des emplois toujours plus précaires aux millions de salariés qui, à travers le monde (musulman ou judéo-chrétien), cherchent seulement à joindre les deux bouts pour faire vivre leurs familles.

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