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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 09:51

Sujet tabou pour les milieux d'affaires donc pour la classe politique traditionnelle et les médias : la fin de l'euro.

Les communistes, comme leur candidat aux Présidentielles, Jean-Luc Mélenchon, et d'autres, parlent de réformer profondément le système financier français et européen. On voit avec cet article que d'autres y pensent, parmi les économistes.

Alors, pourquoi ce tabou ? Peut-être par ce que, derrière le discours pacifiste et de stabilité économique, le rôle de l'euro est en fait de détruire les états-nations et de soumettre entièrement leurs économies aux désirs des marchés financiers, par le biais d'une Union européenne incontrôlable et antidémocratique et d'une Banque Centrale Européenne indépendante... des peuples mais pas des marchés ?

Le discours actuel sur la "nécessité de plsu de fédéralisme" de la part de la droite comme de certains socialistes, n'est pas anodin. Cela signifierait encore plus d'intégration européenne donc encore moins de libertés d'action pour le peuple français et ses élus. A moins d'avoir des élus qui ruent dans les brancards libéraux !

Solidaire


 

SÉLECTIONNÉ PAR LE NOUVELOBS  

CRISE DE L'EURO : LA MONNAIE UNIQUE CONDAMNEE A DISPARAITRE ?

LE PLUS. La crise de l'euro persiste et de plus en plus d'économistes en viennent désormais à envisager la disparition de la monnaie unique. Chercher à sauver l'euro à tout prix a-t-il encore un sens ?

Par Coralie Delaume blogueuse - Edité par Sébastien Billard

"La seule solution, désormais, réside dans une sortie de l'euro, qu'elle soit négociée ou non". C’est dans ces termes catégoriques que l'économiste Jacques Sapir concluait une récente tribune consacrée à la critique du dernier plan de "sauvetage" européen.

L’économiste, qu’on a connu moins pessimiste, semble aujourd’hui se résoudre à la mort programmée de la monnaie unique. Il n’est d’ailleurs pas le seul. Si l’on en croit Jean-Pierre Chevènement, "tout se passe comme si l’Allemagne, prisonnière de ses dogmes, avait dans sa tête déjà pris congé de l’euro". Ainsi donc, les Allemands, dont on a tant dit qu’ils étaient les principaux bénéficiaires de la devise européenne, se seraient déjà résignés. Dans ces conditions, peut-on encore (et doit-on) sauver l’euro ?

Un rappel historique s’impose. A l’origine, ce n’est pas l’Allemagne qui fut le principal promoteur de l’unification monétaire. Ce fut la France du tandem Mitterrand-Delors. Imprégnés de la pensée d’un autre tandem, le duo Monnet-Schuman, les dirigeants socialistes des années 1990 avaient pour ambition de conjurer définitivement le souvenir des guerres intra-européennes.

L'idée à l'origine de la création de l’euro était peu ou prou celui-ci : les nations portant en elles le germe de la guerre, il convenait de les neutraliser. Une dose suffisante de supranational économico-monétaire devait parvenir à ficeler les Etats dans un entrelacs d’intérêts matériels, et à "arracher les patries (…) aux castes du militarisme" (Jaurès).

Côté français, c’est bien en réaction à la réunification allemande que l’on plaida pour une monnaie unique. La devise européenne apparaissait à François Mitterrand et à Jacques Delors comme une garantie contre la rémanence des tentations pan-germaines. Les Français étaient pressés de créer l’euro, alors qu’en Allemagne, le chancelier Kohl s’ingéniait à différer l’échéance.

Pour convaincre les Allemands d’abandonner leur mark, il fallut leur donner des gages. A la politique du franc fort succéda celle de l’euro fort, couvé par une Banque centrale européenne (BCE) principalement soucieuse de lutter contre l’inflation, et dont les statuts ressemblent à s’y méprendre à ceux de la Bundesbank.

On connaît la suite. Initiée en France et inscrite dans la loi du 3 janvier 1973, l’interdiction pour les Etats de se financer auprès de leurs banques centrales a été généralisée à toute l’Europe par le Traité de Maastricht, signé en 1992. Les différents pays sont donc contraints d’avoir recours aux marchés. Ces derniers, ayant tout d’abord vu dans la création de l’euro une garantie de stabilité, ont accordé des emprunts à des taux très faibles aux pays du Sud de l’Europe.

UNE MONNAIE FORTE INADAPTEE

La Grèce, l’Italie et d’autres ont pu s’endetter au-delà du raisonnable parce qu’ils bénéficiaient, contre toute logique, des taux allemands. Aujourd’hui, les écarts de taux sont devenus considérables. Les taux d’intérêts proposés aux "PIGS" (Portugal, Italie, Grèce, Espagne) sont tels qu’ils ne peuvent qu’accroître de façon dramatique la charge de leur dette, installant ces pays dans un cercle vicieux sans fin.

Dans le même temps, l’euro s’est beaucoup apprécié. Lors de sa mise en circulation effective en 2002, un euro valait 0,88 dollar. Actuellement la parité euro/dollar est supérieure 1,35. Or, si une monnaie si forte peut encore convenir à l’économie allemande, elle est totalement inadaptée à des pays ne disposant pas des même avantages comparatifs "hors coûts" que nos voisins d’outre-Rhin. Au prix actuel de l’euro, on peut encore exporter des machine-outils et des voitures de luxe "made in germany", mais on n’exporte plus de produits grecs, italiens, portugais, espagnols, ou même français.

Une telle sur cotation de sa monnaie est d’autant moins supportable que l’Europe a renoncé à toute protection douanière. Depuis 1994, la fin de l’Uruguay Round et la transformation du GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) en Organisation mondiale du commerce, notre continent est l’un des meilleurs élèves de l’OMC. Il s’offre sans contrepartie à tous les dumpings, qu’ils soient sociaux, environnementaux, fiscaux, ou monétaires.

On peut d’autant moins combattre la concurrence d’un pays comme la Chine, où le coût du travail est négligeable, que l’on est tributaire d’une monnaie chère, lorsque les Chinois bénéficient d’une monnaie faible. Les difficultés se cumulent donc, rendant la situation de l’eurozone si difficile que celle-ci semble désormais au bord de l’explosion.

VERS PLUS DE FEDERALISME ?

On nous dit que la principale erreur fut d’accueillir la Grèce dans l’euro. On accuse ce pays - à juste titre - d’avoir truqué ses comptes pour devenir éligible à la monnaie unique. Dès lors, une sortie de l’euro de la péninsule hellène a cessé d’être taboue. Cette hypothèse a été largement évoquée lorsque Georges Papandréou envisagea brièvement d’offrir à son peuple un référendum. Mais cette solution peut-elle véritablement en être une ?

C’est peu probable, car la Grèce, bien qu’elle ait réussi à faire trembler le continent, ne représente que 2,5% du PIB de la zone. Elle n’est que la petite partie émergée d'un gros iceberg. Sa dette représente 350 milliards d’euros. Que se passerait-il si, une fois ce pays bouté hors de l’eurozone, la spéculation – qui a déjà commencé à le faire - s’en prenait aux 1900 milliards d’euros de la dette italienne ?

Il y a peu de chance, alors, que le Fonds européen de stabilité financière (FESF), même porté à 1000 milliards d’euros, soit en mesure de faire face. Tout porte d’ailleurs à accréditer la thèse de "l’effet domino". Après la Grèce et l’Italie, ce serait au tour du Portugal et l’Espagne d’entrer dans la tourmente. Puis…de la France. L’économiste Philippe Dessertine l’assure: "la question n’est pas tant de savoir si nous serons touchés, mais quand ".

Face à l’urgence et à la gravité de la situation, des solutions, bonnes et moins bonnes, ont été imaginées. Celle de Nicolas Sarkozy, qui souhaitait faire du FESF un véritable organisme de prêt adossé à la Banque centrale européenne, a été balayé d'un revers de main par la chancelière Merkel.

Fleurissent désormais nombre d’idées fédéralistes. Il est vrai qu’une monnaie unique est déjà un instrument fédéral. Mais pour qu’il puisse fonctionner, il convient que d’importants transferts budgétaires compensent l’impossibilité de dévaluer. Croit-on vraiment que l’Allemagne, qui s’est déjà opposée à cette autre idée fédérale qu’étaient les eurobonds, tolèrera longtemps de payer pour ses partenaires ?

Sa réunification a coûté très cher à ce pays. Il est d’autant moins probable que la République fédérale accepte de payer pour la Grèce, pour l’Italie ou pour l’Espagne ainsi qu’elle paya jadis pour ses länders de l’Est.

MONNAIE UNIQUE CONTRE MONNAIE COMMUNE

Nous voilà donc arrivés, semble-t-il, au terme des solutions envisageables pour sauver l’euro. A moins qu’une ultime possibilité n’ait été oubliée ? Ils sont de plus en plus nombreux, qu’ils soient économistes (Gérard Lafay, Jacques Sapir) ou politiques, à évoquer l’idée de faire muter notre devise pour permettre sa survie. Et l’on commence à entendre fredonner, certes encore timidement, la petite musique de la "monnaie commune".

La différence avec une monnaie unique ? Permettre à des pays aux structures macroéconomiques différentes d’amortir les chocs, en ajustant de manière concertée la parité de leurs monnaies nationales. Dans le même temps, conserver l’euro pour nos transactions extérieures. Ainsi pourrait-on à nouveau dévaluer au sein de la zone, tout en continuant à payer nos importations en euros.

Les dettes souveraines continueraient par ailleurs d’être libellées en « monnaie commune », afin d’empêcher que l’inflation ne les fasse enfler. Enfin, loin de contraindre à l’expulsion de quelque Etat que ce soit, cet assouplissement considérable permettrait au contraire d’intégrer dans l’eurozone de nouvelles nations, jusque là trop faibles ou simplement réticentes.

La création de notre devise européenne fut une entreprise irréaliste doublée d’une démarche autoritaire de nivellement et d’aplanissement (voire de négation) des différences existant entre les Etats-membres. Pourtant, l’euro existe depuis maintenant dix ans, et il faut bien faire avec : "pas de politique en dehors des réalités", disait le général de Gaulle.

La réalité doit-elle pour autant devenir un cauchemar ? Et faut-il poursuivre l’actuelle politique des rustines successives jusqu’à ce que l’euro explose, laissant derrière lui une Europe économiquement exsangue ? Souhaiter une solution médiane et raisonnable, est-ce cela, être "eurosceptique" ?

Gageons pour note part qu’il s’agit plutôt de l’ultime manière d’y croire encore, et d’être optimiste, sans être naïf.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/213846;crise-de-l-euro-la-monnaie-unique-condamnee-a-disparaitre.html

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 10:13

Qu'il s'agisse de lutte contre la violence, de défendre les droits de l'Homme ou de sauver la Sécu, la droite et Nicolas Sarkozy s'appuient sur des causes légitimes pour dévoyer notre société afin de préserver le pouvoir de la finance et des classes aisées.

En se posant comme défenseur de la Sécurité Sociale, Nicolas Sarkozy tente de tromper une nouvelle fois les travailleurs. Comme pour la réforme des retraites, son discours passe d'abord par une démonstration qui tente de semer la peur ou le doute dans les esprits avant d'asséner de fausses vérités puis de mauvais remèdes qui ne font que détruire nos acquis sociaux.

Aujourd’hui, il prétend s’engager dans une campagne de lutte contre les fraudes en se focalisant sur 4 milliards d’euros «qui échapperaient » aux caisses, selon lui. 

En réalité le « rapport d’information parlementaire sur les fraudes sociales » pointe de son côté, une fraude s’élevant à 20 milliards d’euros.

16 milliards d'euros de fraude oubliés par Sarkozy ?
Ces 16 milliards manquant dans cette déclaration du jour relèvent des entreprises. Ce sont des cotisations patronales et salariales non versées. Pourquoi ne les évoquent-ils pas ?
Sous couvert d’une cure d’austérité, ce sont les salariés, les privés d’emploi et les retraités à qui l’on demande toujours plus de sacrifices, en abaissant le niveau de protection sociale. Le Gouvernement souhaitait ajouter un quatrième jour de carence aux arrêts maladie dans le secteur privé et en instituer un dans la Fonction publique, après avoir décidé d’une taxe sur les complémentaires et instauré depuis 2004 de nombreuses franchises, des déremboursements de médicaments et de soins. Sans parler de la Réforme de casse des retraites. Finalement, de peur d'un mécontentement des classes populaires qu'il entend récupérer pour les Présidentielles, il a reculé sur le quatrième jour de carence dans le secteur privé. Mais uniquement sur ce sujet.
Les conséquences pratiques de ces réformes, c'est que de plus en plus de gens renoncent à des soins, soit parce qu’ils sont insuffisamment couverts, soit parce que le système de santé est tellement désorganisé et dérégulé que les délais pour obtenir un rendez-vous et les dépassements d’honoraires sont dissuasifs. On constate que 24,3 % de ceux qui gagnent moins de 870 euros par mois renoncent 3 fois plus aux soins que ceux qui gagnent plus de 2 000 euros.
Plutôt que de taper toujours sur les salariés, la droite de Sarkozy devrait regarder dans son camp et aller demander des comptes à madame Parisot et au patronat !

Que le gouvernement exige les 16 milliards d'euros de cotisations sociales non versées par les entreprises et les comptes de la Sécu ne s'en porteront que mieux !

Et, par la même, qu'il aille faire un tour chez les plus riches qui ont fait de l'évasion fiscale leur principale activité ! L'amende que vient de recevoir madame Bettencourt n'est que la partie émergée de l'iceberg de la fraude fiscale.

Il est évident que ces voeux resteront lettre morte tant ce gouvernement et cette droite ont montré si franchement à quel point ils étaient inféodés au milieu de la finance et du grand patronat. La soirée au Fouquet's de Sarkozy avec de grands patrons dès le soir de son élection témoigne de sa servitude par rapport au grand capital.

Si l'on veut réellement que la justice fiscale et sociale triomphe, que les véritables fraudeurs soient pourchassés et condamnés, il faudra compter sur notre mobilisation, sur notre force et sur la majorité que nous mettrons en place en 2012 !

Une gauche combative, de transformation sociale, qui veut remettre l'Humain au centre de la société, c'est ce que représente le Front de Gauche qu'ont initié les communistes.

Si vous en avez marre de la démagogie de ce gouvernement, vous aussi, vous pouvez devenir les porteurs d'une réelle alternative progressiste en France en vous associant à nos campagnes !

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 10:48

70 % des investissements publics sur les territoires proviennent des collectivités locales. Des collectivités locales peu endettées. Est-ce pour cela que la droite tente de les étouffer ?

L'an passé, la droite de Sarkozy a fait passer une réforme territoriale qui a entrainé une levée de boucliers de la part de nombreux élus locaux, de droite comme de gauche.

Cette réforme entrainait la disparition des conseillers généraux et des conseillers régionaux, remplacés par des conseillers territoriaux qui auraient cumulé les deux casquettes. Il s'agissait d'une fausse bonne idée puisque, à la clé, c'est tout simplement l'autonomie des départements qui était remise en cause. Héritiers de la Révolution française, les conseils généraux sont globalement plébiscités par les habitants pour leur proximité et leur réactivité dans les domaines sociaux (RSA, PMI, aide à domicile) comme dans leurs investissements locaux (Collèges, équipements sportifs et culturels des communes, aides aux entreprises et à l'agriculture,...).

De la même façon, cette réforme obligeait les communes à intégrer des communautés de communes sous la houlette des préfets. En un an, bon nombre de communes se sont vues forcées d'intégrer des communautés de communes contre leur gré et contre la volonté de leurs habitants. Bel esprit démocratique là aussi ! Pourtant, les maires et les communes sont également plébiscités par les citoyens !

Par cette réforme, la droite entrainait dans les faits la disparition des communes et des départements comme structures démocratiques locales et leur remplacement par les communautés de communes et les régions. Un éloignement des structures décisionnelles qui affaiblit la démocratie française.

En un an, un certain nombre d'élus ont fait l'expérience de cette réforme et ont rejoint les rangs des contestataires. Le basculement à gauche du Sénat trouve là une partie importante de son explication.

D'ailleurs, les sénateurs communistes et leurs partenaires du groupe SRC ont fait voter un amendement qui supprime le conseiller territorial ! Ce faisant, c'est la réforme complète qui est remise en cause.

Des réformes politiques et des coups de boutoirs financiers

Parallèlement à ces attaques politiques, c'est sur un plan financier que le gouvernement cherche à étouffer les collectivités locales.

Depuis des années, l'Etat transfert aux collectivités, notamment aux départements, des compétences qui étaient jusque là de son ressort mais oublie, au passage, de transférer le budget qui va avec !

Ainsi, le Département de l'Eure a hérité du dossier du RMI, le RSA maintenant, sans que les financements publics ne suivent. Au départ, 95 % des dépenses étaient compensées par l'Etat. Aujourd'hui, on en est à 80 %. La différence, c'est le contribuable eurois qui la paye ! On pourrait parler également des anciennes routes nationales...

Il y a deux ans, c'est la Taxe Professionnelle qui a été supprimée. Elle représentait en moyenne un quart du budget des communes. Un véritable cadeau de 11 milliards d'euros pour les entreprises, surtout pour les plus grosses puisque ce sont elles qui payaient les sommes les plus importantes.

A la place est apparue une Cotisation Economique Territoriale dont le taux n'est plus libre et qui rapporte beaucoup moins aux communes. Un manque-à-gagner important.

Et, cette année, le gouvernement tente d'imposer un système de "péréquation horizontal". Un quoi ?...

Ce système de péréquation horizontal entraine des transferts financiers théoriquement des communes les plus riches vers les communes les plus pauvres. Dans la réalité, le mécanisme de ce système amène des communes pauvres à verser des aides importantes à des communes plus aisées ! En effet, les revenus sont regardés au travers des intercommunalités. Or, ces intercommunalités peuvent être composées de communes aux profils très différents ! Un contresens complet.

Sur le fond, ce système de "péréquation horizontal" remplace un système de "péréquation vertical" où c'était l'Etat qui versait aux communes une Dotation de Solidarité Urbaine aux communes ayant des charges sociales fortes et peu de revenus.

L'Etat économise ainsi sur le dos des collectivités, particulièrement sur les collectivités ayant beaucoup d'habitants issus de mileux modestes. Et ce serait aux communes de compenser ?

La bronca des maires est terrible. Le congrès des maires de France, qui en réunit ces jours ci près de 7 000 sur Paris, risque fort de se transformer en tribune contre la politique du gouvernement !

Au final, qu'il s'agisse de la Réforme Territoriale ou des transferts financiers vers les collectivités sans contreparties, que l'on parle de la suppression de la Taxe Professionnelle ou de ce nouveau système de péréquation, la logique du gouvernement est toujours la même et entraine un lent étranglement des collectivités locales, depuis les Régions jusqu'aux communes.

Pour compenser, ce sont des hausses régulières des impôts locaux qui sont imposées aux habitants.

Le gouvernement aura beau jeu, un jour, de critiquer la "mauvaise gestion" des collectivités territoriales, majoritairement à gauche, en oubliant évidemment sa grande part de responsabilité.

Il est temps que les élus locaux ruent dans les brancards, non pas pour eux, mais pour le bien de leurs administrés et de la démocratie locale, fleuron de notre République.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 10:58

Pour ceux qui en doutent encore, la droite est le bras politique du patronat et des financiers : ses attaques actuelles contre le temps de travail et pour de nouveaux allègements de charges en faveur des entreprises en témoignent.

La convention de l'UMP qui s'est tenue dans le nord a dessiné les grandes lignes du programme de l'UMP pour les prochaines élections. Et il y a encore de quoi avoir froid dans le dos !

Pour le commun des mortels, la montée du chômage et de la précarité sont des sujets d'inquiétude importants qui s'ajoutent aux difficultés financières grandissantes. Entre délocalisations et licenciements (M-real, Glaxo, Organon-MSD, PSA,... ) et hausse des prix et des taxes diverses (Taxe d'habitation, taxe sur les Mutuelles, Frais hospitaliers, prix des médicaments,...), seuls les salaires et les pensions n'évoluent pas.

Pour les travailleurs, pas besoin de sondages pour le savoir ! Il suffit d'en parler autour de nous, au travail ou en famille.

Avec cette convention, la droite a décidé de s'attaquer aux 35 heures. Officiellement, il n'est pas question de s'attaquer à la durée légale du temps de travail. Bien sûr !  

Bruno Le Maire, en charge de l'élaboration du projet UMP, tente d'enfumer les travailleurs en annonçant  : "nous ne voulons pas agir avec la brutalité des socialistes" lors de la mise en place des 35 heures. Ben non ! Par contre, des négociations par branche seraient organisées pour cela. Une manière de faire sauter les verrous du temps de travail dans les branches où les syndicats sont les plus faibles ! Et un dangereux précédent pour détricoter par la suite d'autres garanties nationales : si on peut avoir un temps de travail différent par branche, que restera t-il à négocier nationalement ?

L'affirmation que la droite ne souhaite pas toucher à la durée légale de travail rappelle le discours de la droite sur la réforme des retraites et sa volonté affichée de ne pas toucher à l'âge légal de départ en retraite. On sait ce que cela a donné !

Au moment des 35 heures, les communistes comme beaucoup de syndicalistes avaient été sceptiques. Chacun se souvient que les négociations sur les 35 heures se sont faites souvent sans embauches supplémentaires et, surtout, avec des blocages de salaires sur plusieurs années. Les salariés français ont donc concédé des sacrifices financiers et ont en grande partie financer les 35 heures en augmentant leur productivité (autant de boulot en moins de jours sans augmentation de salaire).

Et maintenant, on reviendrait sur la réduction de temps de travail ? "Travailler plus pour gagner moins" ? Nous prend on pour des cons ?

En même temps, l'UMP annonce une "fiscalité anti-délocalisation". Ses contours sont encore flous mais elle pourrait se traduire par une hausse de la TVA à taux réduit et de la CSG contre une baisse des charges. C'est en quelque sorte le retour de la fameuses TVA sociale qui avait fait tant de bruits il y a quelques années.

Ces mesures aboutiraient à demander essentiellement aux salariés de nouveaux efforts financiers. Ces efforts viendraient en compensation de nouveaux allègements de charges sociales... pour les entreprises !

C'est un nouveau transfert de richesses du travail (salaires et charges) vers le capital (la poche des actionnaires et des patrons) !

Mais jamais, ô grand jamais, la droite ne remet en cause les mesures qu'elle a prise en 2007 pour soulager les impôts des riches ! Ni le bouclier fiscal, ni l'allègement de l'ISF ne sont remis en cause !

Jamais non plus la logique des allègements de charges pour les entreprises n'est remise en cause ! Si les successions d'allègements fiscaux depuis 20 ans avaient servi à quelque chose, ça se saurait ! Et, surtout, cela se verrait sur les courbes du chômage !...

Encore une fois, la droite UMP annonce des mesures que l'on peut qualifier de mesures de classe.

Son programme, comme sa politique actuelle, est entièrement tourné vers la satisfaction des exigences des marchés financiers et des entreprises pour le compte de cette petite minorité de privilégiés qui constituent la classe sociale que sert l'UMP.

Ceux qui vivent exclusivement de leur travail, salariés, agriculteurs et petits artisans, n'ont rien à attendre de la droite !

Ils n'ont rien à attendre non plus de ceux qui se complaisent dans un discours de crise et qui nous promettent de l'austérité pour l'éternité. Il faudra s'en souvenir en 2012, pour les Présidentielles évidemment, mais aussi pour les Législatives, notamment sur notre circonscription où Bruno Le Maire serait candidat pour la droite sarkozyste.

Les libéraux et les artisans de la déréglementation sociale finiront par nous enterrer vivant si nous n'y prenons garde.

Cette course effrénée à la déreglementation sociale et à la baisse des coûts du travail ne fait qu'appauvrir les travailleurs et ne provoquera jamais de retour de la croissance et du plein emploi.

Il est temps de renouer avec l'offensive de la part des classes populaires et des classes moyennes.

Ne nous laissons pas abuser par des discours de divisions !

Le Parti communiste a toujours été le fer de lance des grandes offensives sociales qui ont amené les progrès sociaux et les périodes de croissance en France, comme cela a été le cas en 1936 autour du Front Populaire, au sortir de la guerre avec le Conseil National de la Résistance ou même en 1968, au travers de la CGT, avec les accords de Grenelle.

Renforcer le Parti communiste, le soutenir, c'est renforcer politiquement le mouvement populaire et soutenir les revendications sociales !

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 11:02

A écouter les médias, il n'y aurait que le FN pour défendre (verbalement) les travailleurs ? Un silence médiatique pour étouffer tout discours qui s'oppose à l'idéologie dominante.

Vendredi dernier, 18 novembre, l'intersyndicale s'est réunie à Paris pour discuter d'une riposte commune aux annonces de renforcement des mesures d'austérité faites par le gouvernement. C'est que la CGT, la CFDT, la FSU, l'UNSA ou encore Solidaires (Sud) n'entendent pas laisser passer ces mesures ! FO participait également à cette intersyndicale, une première depuis deux ans.

A l'issue de cette intersyndicale, ils ont lancé un "appel commun" aux salariés pour "interpeller le gouvernement, les élus et les responsables d'entreprises dans la période du 1er au 15 décembre". Malgré une conférence de presse, quasiment aucun média n'a repris la nouvelle !

Les syndicats sont pourtant l'émanation des salariés. Rien que la CGT a deux fois plus d'adhérents que l'UMP et le FN réunis ! Et les élections d'entreprise mobilisent en général plus que les élections politiques ! Et pourtant ! Rien. Ou des brèves dans la presse écrite, au mieux.

De la même façon, comme en Grèce, en Espagne, au Portugal et dans d'autres pays européens, des forces progressistes, communistes notamment, se mobilisent et réfléchissent à la crise du capitalisme et aux moyens de lutter contre les dérives de ce système économique.

Si l'on parle des Indignés dans les médias, c'est de ceux d'Espagne ou des Etats-Unis. En règle générale, pour en montrer un visage "bon enfant" ou, au contraire, montrer les affrontements avec la police (comme à New-York ou Londres). Tout est fait pour que l'on montre de ce mouvement une sorte de joyeuse pagaille vaguement anarchisante. Les médias passent sous silence les analyses et propositions qui sortent pourtant de ces mouvements, fortement teintées d'une vive expérience de la réalité et qui entrainent souvent ces collectifs à remettre en cause le capitalisme lui-même. C'est peut-être là la raison qui amène les médias à vouloir cantonner ce mouvement dans la rubrique "contestation folklorique" ?

C'est également le cas de ceux qui, sur un plan politique, dénoncent le discours dominant sur la crise, celle de l'euro notamment. Alors que notre pays n'a jamais été aussi riche et que les actionnaires se partagent des dividendes faramineux, au delà de toute raison, médias et politiciens du système veulent, malgré tout, faire croire que la dette publique est insurmontable sans que les peuples ne fassent de grands sacrifices.

Car, en trente ans de libéralisme, les gouvernements successifs dans le monde occidental, de droite comme sociaux-démocrates, ont tenu un discours simple sur la mondialisation et la nécessité d'être compétitifs. Un discours qui a entrainé les travailleurs de chaque pays dans une course suicidaire à celui qui bosserait le plus et coûterait le moins cher. Qui en a profité ? Les actionnaires !

La crise actuelle n'est qu'un moyen d'accélérer cette course vers encore moins de protections pour les travailleurs et vers un abaissement supplémentaire du coût du travail.

Comme en Grèce, la rue se rend bien compte que ces sacrifices qui sont demandés ne concernent que ceux qui vivent de leur travail et pas cette minorité qui vit de ses rentes, de ses placements, de ses héritages. Pire ! Ces sacrifices ne font que tuer la croissance, augmenter le chômage et la précarité, baisser les salaires tandis que les plus riches, patrons et actionnaires des entreprises, bénéficient encore et toujours d'exonérations fiscales et des mesures de déréglementations sociales !

Mais, entre cette prise de conscience et l'action, il faut des solutions politiques. C'est le rôle des organisations politiques issues du monde du travail comme les partis communistes !

Et des solutions, nous en avons ! Rompre avec la dictature des marchés financiers (Nationalisation des banques et taxes sur la spéculation), réorienter l'investissement vers la production (Via un Pôle financier public), renforcer les services publics (avec des embauches à la clé), augmenter les revenus des travailleurs (Via le SMIC, les pensions, les minimas sociaux) ou donner de nouveaux pouvoirs aux salariés dans les entreprises (Comités d'entreprise), telles sont quelques unes des propositions que nous faisons pour remettre l'humain au coeur des préoccupations de notre société. L'humain avant la finance.

Ces solutions déplaisent forcément aux profiteurs du système, ces groupes financiers et économiques qui contrôlent les médias et dont les politiques sont les amis, comme Sarkozy est l'ami des Bolloré, Bouyghes et consorts.

Alors, comme les syndicats et comme les indignés, les communistes et leurs alliés du Front de Gauche sont soigneusement écartés des médias ou, quand ils passent, sont harcelés sur des questions secondaires, pour les empêcher de développer leurs analyses et de présenter leur programme.

Et, quand on lit le programme du Front National, on comprend mieux que Marine Le Pen soit si souvent présente dans les médias : pas un mot sur le SMIC, pas un mot sur l'ISF ou la taxation des hauts revenus, pas un mot sur de nouveaux droits pour les travailleurs mais, par contre, des restrictions sur les libertés syndicales, sur les libertés sociales (sexuelles et religieuses notamment) et une politique d'apartheid ethnique qui divisera les travailleurs au lieu de les rassembler. Un discours d'extrême-droite classique, pour tromper les classes populaires en jouant sur les peurs et les haines, mais pour plaire aux classes possédantes que l'extrême-droite sert au même titre que les autres.

Pour nous communistes, lutter contre la crise, c'est lutter contre le système qui en est la cause et contre ceux qui en profitent. Notre ennemi n'est pas le travailleur grec, allemand ou chinois, c'est le financier international, le spéculateur et le patron voyou qui brade nos entreprises, comme celui de M-real à Alizay ou celui de MSD à Eragny !

Contre cette crise et cette austérité, les travailleurs ont besoin de se rassembler.

C'est pourquoi nous contribuerons, à notre échelle, au succès de l'appel de l'intersyndicale à destination du gouvernement, des élus et des employeurs, contre l'austérité et pour une réorientation sociale de la politique en France et dans le Monde.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 09:52

Les espagnols ont voté ce week-end lors d'élections législatives anticipées. Une hausse de l'abstention (de 3 % à 28 %) et une victoire nette de la droite traduisent l'absence de perpspectives crédibles d'alternative politique en Espagne malgré le bon score des communistes et de leurs partenaires de Izquierda Unida (La Gauche Unie).

La crise du capitalisme touche durement l'Espagne, comme chacun sait. Les deux piliers économiques du pays, le tourisme et la construction, sont en crise, surtout la construction. De nombreux espagnols ont perdu leur emploi ces dernières années et le chômage atteind allègrement les 20 %, largement plus chez les jeunes. Et pour les autres, la précarité fait des dégâts, en terme de revenus et de stabilité professionnelle.

C'est cette situation qui a permis l'émergence d'un mouvement d'indignés ("Indignados") particulièrement puissant et implanté, avec plusieurs centaines de milliers de participants aux initiatives prises ces derniers mois.

Malheureusement, l'absence de perspectives politiques offertes par ce mouvement limite ses résultats. Alors que le pays connaissait hier des élections législatives anticipées, justement pour pallier à l'incapacité des socialistes à faire passer leurs contre-réformes sociales, les électeurs ont opté... pour la droite.

Dans le contexte sociale et politique espagnol, on aurait pu s'attendre à une hausse de la participation et à un vote contre le système capitaliste et les partis qui défendent ce modèle économique. Le discours antisystème mais apolitique des Indignés n'a pas permis une radicalisation électorale des espagnols.

Certes, la Gauche Unie ("Izquierda Unida ") a connu une forte poussée électorale et approche les 7 % avec 1 700 000 voix (+ 700 000 voix et + 3 %). Cette coalition électorale autour du Parti Communiste d'Espagne passe de 2 à 11 députés, ce qui constitue une véritable prouesse dans un pays où les médias, comme en France, jouent à fond le bipartisme (PS-droite). Au Pays Basque, les nationalistes de gauche de AMAIUR (ex-Batasuna) ont connu également une forte poussée, à plus de 24 % régionalement (1,37 % nationalement) avec 7 députés envoyés à Madrid.

Au total, la gauche communiste et républicaine connait une nette poussée avec la Gauche Unie, nationalement (11 élus), et les divers partis républicains de gauche, régionalement, comme AMAIUR (7 députés) au Pays Basque, ERC (3 députés) en Catalogne, et BNG (2 élus) en Galice.

Malheureusement, cette poussée à gauche n'a pas permis de compenser l'effondrement du Parti socialiste (le PSOE) et le report d'une partie de l'électorat mécontent vers la droite (Partido popular) , seul adversaire crédible au PSOE présenté dans les médias.

Au final, la droite décroche une majorité absolue avec 186 députés (sur 350) et près de 45 % des voix (+ 550 000 voix) tandis que le PSOE chute lourdement à 110 sièges (contre 169 en 2008) et perd 850 000 voix.

Cette victoire de la droite n'augure rien de bon pour les espagnols. Durant la campagne, la droite a annoncé qu'elle mènerait elle aussi une politique d'austérité. Cela n'a rien de surprenant de la part de la droite, qu'elle soit espagnole, grecque ou française, puisque ce courant politique est l'émanation des classes aisées issues de la bourgeoisie et qu'elle gère les affaires du capitalisme. La victoire de la droite tient, vous l'aurez compris, au rejet de la majorité sortante socialiste. C'est cela l'alternance : un changement de majorité sans changement de politique !

En France, il nous faudra éviter ce genre de situation. La tentation du vote utile pour barrer la route à Sarkozy en 2012, nous est présentée comme une nécessité absolue.

La question essentielle n'est pas le nom du Président ou l'étiquette de sa majorité mais bien le programme politique qui sera mis en place par la nouvelle équipe !

Si l'on veut réellement un changement de politique, en finir avec la domination des marchés financiers et relancer la production industrielle donc l'emploi et les salaires, c'est d'une autre politique dont a besoin le peuple de France : une alternative plutôt qu'une alternance.

Avec le Front de gauche, les communistes ont fait le choix de rassembler les forces de progrès qui, à gauche, refusent de se soumettre au social-libéralisme et veulent revenir vers une politique social de redistribution des richesses, dans l'idée du Conseil National de la Résistance de 1947.

En France, l'alternative, c'est le Front de Gauche et le Parti communiste !

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 09:53

Idée fauchée à Arnaud Mouillard (http://hern.over-blog.com/ ) mais comme il s'agit d'une bonne idée, je n'ai pas hésité !...

Solidaire

Nota : à la liste des destinataires, il faudrait associer nos grans esprits libéraux eurois : Bruno Le Maire, ministre sarkozyste et responsable du programme présidentiel du petit candidat, et Hervé Morin, chef de file de l'organisation satellite de l'UMP : le Nouveau Centre.


J'ai le plaisir de me joindre à plusieurs camarades blogueurs (OcéaneMipmipAgnèsSeeMeeSebMussetCSPMarcoDadavidovVogelsongIntox2007
DedalusChristianJegounqui ont décidé de poser une question aux gourous, chefs de réseau, lieutenants et attachés de presse du tout marché... 

A l'attention de : Jean-Michel Aphatie, Jacques Attali, Christophe Barbier, Eric Brunet, Yves Calvi, Monique Canto-Sperber, Jean-François Copé, Arnaud Dassier, Sophie De Menthon, Michel Godet, Eric Le Boucher, Alain Madelin, Alain Minc, Hervé Novelli, Catherine Ney, Laurence Parisot, Jean Quatremer, Pascal Salin, Hugues Serraf, Guy Sorman, Jean-Marc Sylvestre, Pierre-André Taguieff, Yves Thréard, Agnès Verdier-Molinié, Laurent Wauquiez. 

 

"Madame, Monsieur,

Vous vous définissez vous-même comme étant de sensibilité « libérale » sur le plan économique et c’est bien évidemment votre droit le plus strict. Vous ne verrez donc pas d’inconvénients à être sollicité afin de répondre à une simple question.
Nous, blogueurs et citoyens de sensibilité de gauche, sommes depuis une trentaine d’années face à votre discours nous assurant que le libéralisme économique – ou néolibéralisme si vous préférez – ne sera qu’une promesse de bonheur et de liberté pour tout un chacun, humbles comme aisés, et qu’un passage, certes douloureux mais que vous nous assurez « nécessaire », par une période de temps plus ou moins difficile où serait mise en place une sévère mais juste « rigueur » économique, finira, à terme, par porter des fruits dont tout le monde sans exceptions profitera…
Disons le net : nous sommes sceptiques.
Non pas que nous mettions en doute votre bonne foi quant à ces affirmations : votre sur-présence médiatique depuis tant d’années nous a convaincu de votre sincérité. Mais tout de même, tout le monde finit par se demander, à force :
Ce fameux « bonheur néolibéral » qu’on nous promet depuis 30 ans, ça vient quand ?
Parce que dans un pays comprenant 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté et des salariés pressés comme des citrons en permanence, et où malheureusement il semble bien qu’une fraction fort malhonnête de personnes trouvent à s’enrichir en se contentant de siéger dans des conseils d’administration, il est quelque peu délicat de percevoir les bienfaits de ces fameux « marchés » que vous défendez pourtant mordicus en dépit du bon sens.
Comme toujours, vous répondrez à cela qu’il faut « poursuivre les réformes» parce qu’on a « pas assez libéralisé » ; mais soyons sérieux : il vous faut clairement admettre que vous vous êtes plantés. Qu’en 30 ans vous n’avez pas été foutus de faire quelque chose de bien. Et que le néolibéralisme n’a conduit qu’une fraction infime de gens très riches à encore plus s’enrichir au détriment de tous les autres.
Notre question sera donc : pourquoi ne pas admettre que votre idéologie est nuisible pour la majorité, que vous vous êtes plantés, et que dans l’intérêt général vis-à-vis duquel vos idées sont objectivement nuisibles, il serait mieux que vous laissiez tomber et passiez à autre chose ?
Dans l’attente de votre réponse, veuillez Madame Monsieur agréer l’expression de nos salutations distinguées."
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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 11:06
La France est en faillite, a affirmé François Fillon hier. Ce constat ne va pas empêcher le budget de l'Etat de payer la douloureuse des G8 et G20 que la France a organisé en mai et novembre dernier. Les coûts de ces deux grands raouts internationaux qui ont promis l'austérité pour tous sont même plus élevés que prévus: 31 millions pour le premier, 28 millions pour le deuxième, a déclaré mardi à l'Assemblée nationale la député UMP Geneviève Colot.
Les dépenses pour le sommet du Groupe des huit puissances les plus industrialisées sont évaluées "à 31 millions d'euros contre les 20" qui étaient prévus, a déclaré Mme Colot, rapporteur pour avis, lors de la discussion des crédits 2012 du ministère français des Affaires étrangères. Cette hausse des coûts est due à l'invitation faite à plusieurs délégations arabes de participer au sommet et à la création d'un centre de presse sous tente pour 2.400 journalistes accrédités, a-t-elle précisé.
"L'organisation du sommet du G20 de Cannes devrait aussi dépasser les prévisions", a-t-elle ajouté. Son coût devrait être "de 28 millions d'euros contre 25 prévus", a indiqué la député.
Faut bien que les travailleurs se serrent la ceinture si on veut que les maîtres du monde, financiers et chefs d'état, se remplissent la panse !
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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:30

Le nouveau gouvernement grec comprendra des ministres d'extrême-droite au côté des socialistes et de la droite. la preuve de ce qu'est réellement l'extrême-droite pour le capitalisme : une roue de secours.

Il n'y a rien d'anodin à l'entrée au gouvernement grec de descendants revendiqués de la dictature des colonels, dictature fasciste qui a sévi et réprimé le peuple grec jusqu'en 1974. Ce serait même symbolique de la situation grecque actuelle et de la dérive du système capitaliste ces dernières décennies.

Peuple grec contre capitalisme mondialisé

Depuis plusieurs mois, le peuple grec se bat courageusement et massivement contre un pouvoir financier qui tente de lui imposer une gigantesque régression sociale, par le biais de mesures d'austérité concoctées conjointement par son gouvernement (socialiste), l'Union européenne et le FMI (de DSK puis Christine Lagarde).

Les premières mesures prises ont entrainé des chutes importantes de salaires et la flambée de nombreux prix, notamment alimentaires ou dans l'énergie. Le chômage explose. La société grecque s'est subitement appauvrie et a perdu de nombreux droits sociaux, notamment en droit du travail.

Le résultat de ces mesures, en dehors de l'appauvrissement généralisé du peuple grec, c'est l'effondrement du PIB. L'économie grecque est entrée en décroissance : elle détruit des richesses. Le pays creuse sa tombe pour pouvoir rembourser une dette qui, là-bas comme ici, a été causée par la crise financière qui a suivi l'effondrement des marchés spéculatifs, en 2008.

Depuis des mois, et chaque fois de manière plus importante, les grecs s'opposent à ces mesures. Le constat de l'échec des mesures d'austérité, l'inégalité de mesures qui épargnent les entreprises, les plus riches et les banques, tout cela génère une prise de conscience collective : ce n'est pas la dette le problème, c'est le système capitaliste basé sur le culte de l'argent, sur la spéculation et sur l'enrichissement d'une poignée d'individus.

La contestation sociale est devenue très forte, majoritaire. Le travail des militants communistes est important et l'idée qu'il faut renverser le système fait son chemin. En tout cas, pour une large part, la dette et les déficits ont désormais perdu leur statut de vérités pour n'apparaître que comme des moyens de piller les richesses du pays de la part des financiers, grecs ou étrangers.

Les tenants grecs du système, dans la bourgeoisie, dans les milieux financiers et dans la classe politique, ont bien compris que la situation devient intenable pour eux. L'Europe et les gouvernements européens aussi craignent la contagion : et si jamais les autres peuples européens suivaient l'exemple grec ? Et si jamais les peuples européens mettaient en échec les plans d'austérité et remettaient en cause le pouvoir des marchés financiers en Europe ?...

Il fallait riposter, tenter de gagner du temps.

Mettre en échec la volonté du peuple

Le premier acte repose sur la manipulation de groupes de casseurs, soit-disant anarchistes, pour perturber les manifestations. Cela a été le cas les 19 et 20 octobre dernier, lors de l'impressionnante mobilisation sociale qui a encerclé le Parlement grec : le résultat a été le décès de Dimitri Kotzaridis, militant communiste de 53 ans, père de deux filles.

La volonté de provoquer des incidents pour décrédibiliser un mouvement social et expliquer une éventuelle répression policière est un classique des systèmes capitalistes "démocratiques" : on se souvient en France de l'assassinat de Malik Oussekine, lors du mouvement étudiant de 1986, par des policiers en cyclomoteurs (les "voltigeurs").

Comme ces provocations ne marchent pas et que l'instabilité politique gagne (démission du PS grec, le PASOK, de plusieurs députés,  référendum annoncé et annulé, démission du premier ministre), il fallait trouver une parade. Cette parade, cela a été la constitution d'un gouvernement d'union nationale.

Alors que les communistes du KKE et les progressistes de Synaspismos appellent à des élections anticipées, pour que le peuple tranche sur la stratégie à suivre et sur les hommes pour la mener, la classe politique grecque préfère mener de petits arrangements pour donner l'illusion d'un accord général sur un gouvernement qui regrouperait l'ensemble des forces politiques grecques et serait ainsi en capacité d'imposer des réformes sociales très majoritairement et rès violemment rejetées par le peuple.

L'entrée de l'extrême-droite grecque (le LA.OS, parti Alarme populaire orthodoxe ) est un symbole : c'est l'illustration que l'extrême-droite n'est, en aucun cas, une alternative politique aux partis bourgeois traditionnels mais bien un élément du système capitaliste ; c'est aussi le signe d'une classe politique, donc d'une bourgeoisie, qui commence à avoir peur de son peuple et qui fait appel aux nostalgiques du fascisme pour conforter ses positions.

La riposte populaire s'est déjà fait sentir avec plusieurs dizaines de milliers de manifestants avant-hier soir, pour célébrer, ô hasard !, l'anniversaire de la répression militaire des étudiants de l'université d'Athènes sous la dictature.

Parallèlement, la nomination d'un premier ministre technocrate, ancien vice-président de la Banque Centrale Européenne est aussi tout un symbole : un banquier nommé avec l'accord de l'Europe mais sans l'accord... du peuple grec. Peut-on parler de démocratie ?

L'extrême-droite, aile dure du capitalisme

Si l'extrême-droite grecque est entrée au gouvernement, c'est que l'idéologie d'extrême-droite est compatible avec les dogmes capitalistes les plus libéraux. N'oublions pas que les dictatures d'extrême-droite se sont installées à chaque fois en réaction à des périodes historiques qui remettaient en cause la suprématie des classes dominantes.

L'exemple du putsch de Pinochet, soutenu jusqu'au bout par l'Occident et les Etats-Unis, contre le régime démocratique et progressiste de Salvador Allende, au Chili en 1973, en est un exemple.

C'est également le cas de l'arrivée d'Hitler en Allemagne en 1933 (avec le vote des députés de droite pour son accession au poste de chancelier), de Mussollini en Italie, du putsch militaire de Franco en Espagne (jamais mis au ban de l'Europe !), de l'arrivée au pouvoir de l'extrême-droite en France, avec Pétain (la "cagoule", soutenue par le patronat dans les années 30 puis le slogan "plutôt Hitler que le Front Populaire !"), etc...

L'Europe dérive lentement vers un système anti-démocratique. Entre une commission européenne, nommée par une minorité et jamais élue, qui décide des lois européennes, elles mêmes imposées aux Etats, et des gouvernements nationaux qui n'écoutent plus l'avis de leurs peuples (Traité de Lisbonne ou réforme des retraites en France), c'est désormais un pouvoir confisqué par une clique politique restreinte, au service d'une élite financière, qui a pris les commandes de nos pays et de nos destins.

Ce n'est pas d'une simple alternance dont a besoin notre pays. Comme en Grèce, c'est d'une mobilisation majoritaire dont nous avons besoin, pour renverser le cours de l'Histoire et redonner la parole au peuple souverain.

Pour cela, c'est vers les forces qui se sont opposées à toutes les dérives supranationales (Maastricht, euro, TCE, Lisbonne) et qui combattent pour le rassemblement des travailleurs et le progrès social qu'il faut se tourner.

Ni fatalisme ni repli sur soi ! L'avenir se fera par le rassemblement de tous pour reconstruire une perspective de progrès social et de coopération entre les peuples, à l'inverse de la régression sociale et de la compétition entre les peuples imposées par l'Europe et les partis traditionnels, en France comme ailleurs.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 09:31

Nous publions aujourd'hui cette tribune d'un responsable de la CGT, une réaction saine aux mesures de répressions contre les salariés en arrêt-maladie et un appel à la rébellion contre l'idéologie dominante.

Marc Auray parle de notre force qui est le nombre, la "masse".

Notons que nos gouvernements occidentaux n'ont de cesse, à chaque conflit social massif, d'affirmer que ce n'est pas "la rue qui fait la loi", même quand 70 % des français la soutiennent (contre la réforme des retraites l'an passé, par exemple). On aimerait savoir qui doit faire la loi en France selon eux si ce n'est le peuple ? Et, à l'inverse, quand il y a des manifestations populaires dans des pays dont les régimes ne conviennent pas à nos chers dirigeants (comme en 1989 à Berlin ou il y a peu à Benghazi), les foules ont raison...

Pas de contradictions dans ces propos de nos gouvernements. Marc Auray nous l'explique : il s'agit de lutte des classes ! La communication, le choix des termes, la division et l'insulte sont des armes qu'utilisent nos gouvernements pour empêcher le peuple, le "mouvement populaire", de s'organiser contre les mesures que prend le pouvoir contre lui, dans l'intérêt d'une classe sociale minoritaire, ce 1 % de la population qui contrôle l'économie et possède les richesses.

Solidaire


Et voilà, encore une fois on stigmatise les salariés, les fonctionnaires, qui seraient les fraudeurs de la sécurité sociale. Ces salauds de salariés, tous des profiteurs, nous dit le gouvernement de Sarkozy Fillon. Il faut les mettre au pli, on va leur apprendre à respecter la loi.

Et on nous tape dessus avec des matraques, on nous envoie des gaz lacrymogènes quand on se mobilise pour défendre nos droits.

Un ouvrier a une espérance de vie inférieure de 7 ans à celle d’un cadre et nous ne parlons pas de celles et ceux qui travaillent en équipe, dans de très mauvaises conditions, en contact avec des produits dangereux. Leur espérance de vie est réduite de combien ?

Les fraudeurs et les assassins ce sont les patrons, ceux qui ne payent pas les cotisations sociales, ceux qui, comme le gouvernement, n’augmentent pas les salaires, ceux qui licencient pour faire encore plus de profit. N’oublions pas non plus le gouvernement qui fait des ponts d’or aux entreprises, aux banquiers, aux spéculateurs et rentiers ; c’est ce même gouvernement qui met en face des salariés des CRS. Qui ne dit rien quand Peugeot ou la Société Générale (pour ne citer qu’eux) licencient.

Un arrêt maladie est aujourd’hui souvent le symptôme de conditions de travail dégradées, une réponse au mépris…Etrangement ce gouvernement ne parle pas des 400 suicides (ce nombre est minimisé) par an liés au travail. Prend-il des mesures pour remédier à ces suicides ? Entend-il la détresse de ceux qui travaillent ? Non, il s’en fout ; au contraire il développe, au nom du profit, une politique de plus en plus inhumaine.

C’est plus facile d’insulter les personnels, les salariés, qu’ils soient du public ou du privé en les traitant de fraudeurs, en prenant des mesures toujours plus antisociales que de s’attaquer au grand patronat, aux banquiers et aux spéculateurs en tout genre, aux actionnaires qui plombent le pays et qui prennent les populations du monde entier en otage.

L’esclavage moderne c’est l’esclavage tout court.

Oui, la lutte de classe, la lutte de masse doit s’imposer face à cette population de nantis qui nous crache à la figure. Elle doit s’imposer par tous les moyens ; notre moyen à nous c’est la masse, le combat collectif.

La peur doit changer de camp !

Oui, nous pourrons, en nous rassemblant maintenir et développer nos droits, nous mettre en route pour de nouvelles conquêtes. Ceux d’en face n’ont qu’une peur, c’est que nous le faisions. Et ils tentent, à travers leurs lois et leurs larbins de nous contenir, de contenir notre colère et de la diriger vers de mauvaises cibles. Opposition public privé, désignation de boucs émissaires, les étrangers, les sans papiers, les « profiteurs »…

Rappelons-nous, dans toute l’histoire les maux ne sont jamais venus du peuple mais de ceux qui nous exploitent et qui profitent de notre travail. Vive la lutte de classe, vive la lutte de masse !

C’est la meilleure façon de lutter contre l’intoxication gouvernementale.

Marc Auray, Secrétaire de la CGT du Vinatier (Rhône)

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