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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 09:43

La politique allemande de compétitivité par les salaires est épinglée. L'Organisation internationale du travail (OIT) y voit "la cause structurelle" de la crise en zone euro, dans un rapport publié mardi 24 janvier.

"L'amélioration de la compétitivité des exportateurs allemands est de plus en plus identifiée comme la cause structurelle des difficultés récentes dans la zone euro", souligne l'institution onusienne basée à Genève, qui critique notamment les réformes engagées en 2003 par le gouvernement Schröder.
Ces réformes ainsi que les gains de compétitivité de l'économie allemande sont régulièrement présentés par Berlin comme un modèle à suivre par les autres pays. Le président français Nicolas Sarkozy a notamment vanté le modèle allemand ces dernières semaines.
"CROISSANCE SOUS PRESSION"
L'OIT y voit au contraire un frein à la croissance européenne. "Les coûts du travail en Allemagne ont chuté depuis une décennie par rapport aux concurrents, mettant leur croissance sous pression, avec des conséquences néfastes pour la viabilité de leurs finances publiques", note l'organisation qui vise à promouvoir le travail décent à travers le monde.
"Plus grave, les pays en crise n'ont pas pu utiliser la voie des exportations pour compenser la faiblesse de la demande domestique car leur industrie ne pouvait pas profiter d'une demande intérieure plus forte en Allemagne", ajoute l'OIT.
DÉFLATION SALARIALE
Dans un contexte de chômage élevé en Allemagne, les réformes Schröder ont eu pour effet de "réduire les revenus du bas de l'échelle (...), notamment dans les services où de nouveaux emplois, essentiellement à bas salaires, sont apparus". Mais dans le même temps, "peu de choses ont été faites pour améliorer la compétitivité par le biais d'une progression de la productivité", selon ce rapport.
"La politique de déflation salariale n'a pas seulement amputé la consommation, restée plus d'un point de pourcentage en retrait du reste de la zone euro sur la période 1995 à 2001. Elle a aussi conduit à un accroissement des inégalités de revenus, à une vitesse jamais vue, même durant le choc de l'après réunification", dénonce l'OIT, en faisant référence à des données récentes de l'OCDE sur le sujet. "Au niveau européen, cela a créé les conditions d'un marasme économique prolongé, car les autres pays membres voient de plus en plus une politique de déflation des salaires encore plus dure comme solution à leur manque de compétitivité", souligne le rapport.
L'OIT estime par ailleurs que la contribution de la déflation des salaires en Allemagne dans la création d'emplois dans ce pays n'est même "pas si claire" : "Les récents succès à l'exportation doivent peu à cette politique salariale et s'expliquent d'avantage par l'orientation géographique des exportateurs allemands vers les marchés émergents dynamiques."

Lu sur le blog de Nicolas Maury


Commentaires :

Cette étude de l'institution de l'ONU spécialisée sur le travail, l'OIT, confirme ce que nous disons sur ce blog depuis des mois : le modèle allemand est un échec sur le plan de l'emploi et des salaires pour les travailleurs allemands.

Cette étude démontre par ailleurs que la politique "de compétitivité par les salaires", politique de pression sur les salaires, est la source principale du ralentissement économique de toute la zone euro.

En élargissant, on imagine bien que des politiques d'austérité salariale menées dans d'autres pays européens, en France notamment, contribuent également au marasme économique, dans les pays concernés et au niveau européen.

Ce sont donc bien les politiques économiques menées qui sont à l'origine de la panne économique de l'Europe et de l'appauvrissement massif des travailleurs. Ce que confirment les chiffres de croissance des pays d'Amérique Latine ou de la Chine, pays où l'accent est mis sur la croissance de la production nationale et sur une redistribution des richesses.

Nous vous invitons à relire, pour l'économie allemande, l'article Le modèle allemand vanté par Sarkozy, c'est la précarité et l'érosion démographique .

Pour ce qui est de la croissance à travers le monde, vous pouvez relire ce que nous disions le 20 décembre dernier : Croissance : l'Europe capitaliste à la traîne

Solidaire

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 09:27

Sur le terrain au quotidien, le Parti communiste va multiplier les initiatives pour montrer qu'il y a un réel espoir de changement populaire et progressiste en France.

Loin des banquets payants organisés par les partis de droite, Modem, UMP ou FN, les communistes continuent inlassablement leur travail de terrain, au plus près des travailleurs, des familles. Un travail d'autant plus facile que les communistes font partie intégrante des classes populaires : les dirigeants du PCF n'ont pas grandi à Neuilly ou à Saint Cloud ! Ils n'ont pas fréquenté les écoles privés comme Nicolas ou Marine !...

Dans l'Eure, cela fait des mois que nous vous relatons le travail incessant que mènent les communistes et leurs élus pour la défense des travailleurs, que ce soit les retraites, l'école, les emplois comme chez Glaxo à Evreux ou M-real à Alizay, le logement, la défense de l'hôpital public,...

Quelques photos sont jointes à cet article pour se rappeler des quelques moments forts du mouvement social ces dernières années.

Depuis quelques semaines, avec l'approche des élections présidentielles et législatives, l'activité devient effervescence. De nombreux adhérents reprennent une activité militante et de simples citoyens, militants syndicaux, associatifs ou non, viennent nous trouver pour participer à cette campagne. La hausse du candidat Mélenchon dans les intentions de vote en est le fruit.

Dans les semaines qui viennent, dès aujourd'hui pour le canton de Saint André, des initiatives nous amèneront sur le terrain, la plupart discrètes, certaines plus spectaculaires.

Sur notre circonscription comme sur tout le département, se multiplient les rencontres avec les salariés, comme hier à la Cité administrative d'Evreux ou comme aujourd'hui à Sofrastock sur Saint André. Marchés, porte-à-porte, assemblées citoyennes, distributions aux boîtes aux lettres et collages se multiplient également.

Il y a de la dynamique dans l'air ! Ensemble, nous pouvons inverser le rapport de force et faire avancer les intérêts du peuple contre ceux des financiers et des classes aisées !

Cette force qui est la nôtre, c'est d'être parmi le peuple.

Car, il y a ceux qui se disent préoccupés par les difficultés des travailleurs, des chômeurs et des retraités, mais qui vivent loin de nos villages, dans de beaux quartiers, et qui prônent dans leurs programmes des mesures bien différentes de leurs discours.

Et il y a ceux qui partagent réellement les réalités que rencontrent la majorité des français.

Au quotidien, dans les entreprises, sur les marchés, dans les quartiers, dans nos mairies et au Conseil général, vous savez que les communistes sont présents à vos côtés et que vous pouvez compter sur eux et sur leurs élus.

Le Parti communiste a été et est de tous les combats pour le progrès social. 1936, 1947, 1968, 1981, 1995, 2010,...

Avec le Front de Gauche, il a souhaité impulser une nouvelle dynamique politique qui commence à porter ses fruits.

Dans la campagne électorale qui commence, vous pouvez vous aussi devenir acteurs du changement, devenir des relais des idées qui nous rassemblent !

Rejoignez nous ! Adhérez au PCF ou associez-vous à la campagne du Front de Gauche !

Reprenez votre destin en main !

2010 - 27 mai 020

 Mouvement pour la défense de la retraite à 60 ans : les communistes y étaient !

Marche pour l emploi - Igoville 100310 (2)

Défense de l'emploi : les communistes sont depuis le début avec les M-real

La-Poste-Saint-Andr--021009-002.jpg

 Pour défendre le service public de La Poste : les élus communistes en tête

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Jeunes communistes : mobilisation contre la crise du capitalisme en 2008

St André 161211 - Nos enfants nous accuseront (2)

Soirée du 16 décembre 2011 à Saint André pour une autre agriculture et une autre alimentation

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Published by Solidaire - dans Dans le département
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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 10:00

Flambée du chômage et hausse de la misère sont les fruits de trente ans de libéralisation de l'économie. Des résultats noirs qui s'accompagnent de l'explosion des richesses pour quelques milliers de français. Indécent.

Encore une fois, on va nous dire que c'est la crise, que si le chômage monte, c'est parce que les travailleurs français ne sont pas compétitifs, qu'ils ne travaillent pas assez, que le marché de l'emploi est trop rigide et autres sornettes que l'on nous assène de la même façon depuis déjà trente ans.

Trente ans de mensonge sur le"coût du travail" pour nous amener à accepter des reculs sociaux incessants et une perte de pouvoir d'achat continue sans que jamais la situation économique ne s'inverse.

Trente ans d'échec des politiques libérales en France et en Europe, n'est-ce pas la preuve qu'il faut radicalement changer de choix politiques ?

Car si le chômage monte, sans cesse, et que la misère s'étend, y compris chez ceux qui ont un travail salarié, la grande richesse poursuit sa croissance, pour une minorité de familles françaises dans un pays qui n'a jamais été aussi riche.

3 millions de chômeurs officiels mais 4,27 millions de personnes en recherche d'emploi

Près de 30 000 chômeurs de plus sont venus grossir les rangs déjà fournis des demandeurs d'emploi au mois de décembre. Sur un an, la hausse du chômage atteint 5,6 %.

Rien ne semble stopper l'ascension de la courbe du chômage. Hier soir, le ministère du Travail a encore publié des chiffres en forte hausse de 1 % au plan national.

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A atteint désormais 2,87 millions de personnes en France, fin décembre 2011. C'est 29 700 personnes de plus en seulement un mois.

Sur un an, le chômage explose de 5,6 % soit 152 000 chômeurs de plus qu'en décembre 2010.
Ces ont les femmes et les seniors qui sont les plus touchés.
A ces chiffres "officiels", si on ajoute les catégories de chômeurs qui ont eu une activité partielle c'est-à-dire les chômeurs des catégories A, B et C, le ministère recense 4,27 millions demandeurs d'emploi fin décembre.

C'est une hausse de 25 900 personnes sur un mois (+0,6%) et de 225 200 en plus sur l'année (+5,6%).

Avec les départements d'outre-mer, ce chiffre passe à 4,53 millions fin décembre.

Les seniors sont les plus touchés par cette envolée du chômage puisque sur les 152 000 demandeurs d'emploi de plus en 2011, plus de la moitié a plus de cinquante ans. Exactement 83 800, soit une hausse incroyable de 16 % sur un an. Et après ça, on nous vante le travail des "séniors" et le report de l'âge de départ en retraite ?

Les femmes aussi sont particulièrement concernées avec 7,5 % de demandeuses d'emploi sans activité en plus en un an, à 1,39 million. Le chômage de longue durée continue aussi de se creuser significativement.
En décembre, 1,61 million de demandeurs d'emploi (catégorie A, B et C) étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an, soit une hausse de 6,2 % sur un an et de 0,6 % sur un mois. Ce chiffre fait craindre une explosion d'ici un an du nombre de chômeurs en fin de droit qui risquent de tomber dans les minima sociaux. Les demandeurs inscrits depuis au moins 3 ans progressent même de 22,5 % en 2011, à 424 800 personnes.
Les demandeurs d'emploi de moins de 25 ans sont quant à eux en hausse de 2,8 % sur un an, à 455 600 personnes.

La pauvreté s'étend

8,2 millions de pauvres recensés en 2010, c'est 400 000 de plus qu'en 2009, selon les chiffres officiels de l'INSEE.

Le seuil de pauvreté, c'est 60 % du salaire médian français (la moitié gagne plus, la moitié gagne moin) soit 954 € par adulte. Parmi ces 8,2 millions de pauvres, 4,5 millions de français touchent moins de 795 euros mensuels (50 % du salaire médian) : ça fait effectivement pas beaucoup !

Parmi eux, on compte 1,7 million de travailleurs pauvres, c'est-à-dire des salariés dont l'activité professionnelle ne leur permet pas de dégager un revenu minimum pour eux et leur famille leur permettant de vivre dignement.

Les chiffres officiels font état également de 25 % de bénéficiaires du RSA (l'ex-RMI) qui travaillent, tordant le cou à l'image de profiteurs de ces familles ou personnes isolées qui survivent avec une aide de misère, bien en dessous du seuil de pauvreté.

Dans un communiqué de novembre dernier, Emmaüs France constate que la situation s'aggrave au quotidien :

  • croissance du surendettement des ménages ;
  • augmentation du nombre de personnes à la rue ;
  • explosion du nombre de repas servis annuellement par les associations ;
  • aggravation du chômage des jeunes et des seniors

On ne compte pas beaucoup de RMIstes sur les plages des Bahamas et de Saint Barth' ou dans les grands hôtels de Paris ou Monaco ! Il y a pourtant beaucoup de français ! Ils n'habitent pas dans le 9-3, à la Madeleine à Evreux ou dans nos petits villages du canton de Saint André !

La richesse s'étend aussi

L'iNSEE publie aussi des données concernant le patrimoine des français et leurs revenus.

On apprend ainsi que le revenu médian des français est de 19 080 € annuels : 50 % des français gagnent plus, 50 % gagnent moins.

Pour les 10 % des français les plus pauvres, le revenu annuel est inférieur à 10 410 €.

Pour les 10 % des français les plus riches, le revenu annuel est supérieur à 35 840 €.

Mais, pour les 10 % des français les plus riches, les écarts se creusent très vite entre une majorité qui se trouve autour des 36 000 € et une infime majorité de très très riches contribuables !

Les inégalités se creusent entre le haut et le bas de l'échelle : l'INSEE nous informe que le patrimoine des 10 % de français les plus riches a augmenté de 2,3 % entre 2004 et 2010 alors qu'il n'a augmenté que de 0,5 % si on regarde les 50 % de français au dessus du salaire médian et de 0 % (! !) si on regarde l'ensemble des français !

Il y a donc eu concentration des richesses vers les couches les plus aisées des français puisque le patrimoine global n'a pas augmenté alors que celui des plus riches a grossi de 2,3 % !

Tout en haut de l'échelle, très haut, très très haut, la France compte dans ses rangs 12 milliardaires et 396 200 millionnaires soit moins de 1 % de la population française ! (relire : Pauvreté : la France compte 12 milliardaires et 396 200 millionnaires )

Moralité : pendant que le pouvoir, politique et médiatique, nous met la pression avec une crise et une austérité dont on ne verra jamais la fin, moins de 1 % des français bénéficient de revenus et d'un patrimoine qui permettrait de faire vivre des millions de travailleurs.

Le capitalisme est bien le plus inégalitaire des systèmes.

Il ne rétribue pas les méritants, les plus travailleurs. Il rétribue le possesseur de capital, le rentier, le spéculateur.

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 10:57

14 000 nouvelles suppressions de postes sont annoncées pour la rentrée 2012. Une saignée absurde qui condamne notre école républicaine.

Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007 et la rentrée scolaire qui a suivi, en septembre, ce sont déjà 66 000 postes qui ont été supprimés dans l'éducation. 14 000 suppressions de postes supplémentaires sont annoncées pour la rentrée de septembre prochain.

La droite poursuit ainsi son oeuvre morbide de destruction de l'Education nationale en s'appuyant sur la règle aussi débile intellectuellement que pédagogiquement du non remplacement d'un départ en retraite sur deux. Pour un esprit un tant soit peu sensé, il n'y a rien de rationnel à l'application d'une règle aussi basique dans un secteur, l'éducation, aussi vital pour l'avenir de notre pays et pour des millions de jeunes scolarisés.

Pour l'instant, le système tient. En apparence.

Le système éducatif français tient parce que, dans un premier temps, ce sont de nombreux postes spécialisés qui ont disparu, comme les enseignants RASED, venant en appui aux enfants en difficultés, les enseignants de langue en primaire, les enseignants d'options, etc. Les postes de remplaçants sont maintenant durement touchés, au point que de nombreuses classes, en primaire comme dans le secondaire, peuvent se retrouver des semaines voire des mois sans enseignant car l'Académie n'a personne à proposer ! Un drame pour les enfants concernés, qui prennent du retard, une catastrophe pour les lycéens, qui ont le bac en perspective.

A cela s'ajoute, depuis quelques années, une accélération des suppressions de postes d'enseignants qui affectent directement les écoles primaires, les collèges et les lycées.

Chaque année, ce sont des dizaines de communes euroises qui voient disparaître une ou plusieurs classes malgré une augmentation régulière des effectifs en primaire dans notre département ! Absurdité comptable au détriment des enfants. Des cantons comme ceux d'Etrépagny comptent désormais une grande majorité de communes sans écoles !

Et l'année prochaine s'annonce identique dans l'ampleur de la saignée ce qui ne fera, logiquement, qu'aggraver la situation et les surrefectifs des classes restantes.

Ce sont 36 postes qui seront supprimés dans l'Eure pour 420 enfants supplémentaires !

Une logique comptable au service d'une logique idéologique

Mais, au delà de la logique comptable qu'avance le gouvernement pour "réduire les dépenses de l'Etat", il y a derrière une volonté idéologique de réorientation à l'anglo-saxonne de la société française.

Et, dans le modèle anglo-saxon, chacun le sait, il n'y a pas de place pour une école publique, laïque et gratuite :

  • La dégradation des écoles primaires et secondaires va de pair avec une aide constante aux écoles privées, religieuses ou non ;
  • La dégradation de la qualité de l'enseignement s'accompagne d'une explosion des services privés d'aide scolaire (type Acadomia) que ne peuvent  pas payer tous les parents ;
  • La menace sur le "collège unique" qui ouvre la voie à une éducation à plusieurs vitesses, mettant de côté les enfants les plus fragiles ou ceux qui n'ont pas bénéficié de conditions d'encadrement de qualité en primaire, une manière d'entretenir un phénomène de reproduction de classe, en brisant toute possibilité d'ascension sociale pour les enfants des classes populaires et moyennes ;
  • L'autonomie des universités (et bientôt des lycées) qui a entrainé une explosion des coûts des enseignements et un début de concurrence entre universités, sur le modèle américain, autre façon de limiter l'accès des jeunes de milieux populaires aux études supérieures ;
  • Un pouvoir de plus en plus grand des entreprises sur les contenus pédagogiques des enseignements.

L'école de la République, égale pour tous, moteur du progrès collectif

Face à cette dérive à l'américaine de notre système éducatif menée par la droite, il faut défendre une autre logique, celle d'une éducation qui doit permettre à chaque enfant, à chaque jeune, de poursuivre ses études dans des conditions matérielles acceptables, jusqu'au plus haut niveau possible.

Une meilleure qualification de la jeunesse est une garantie d'autonomie du citoyen, mais aussi un atout pour l'économie de notre pays.

On est loin des intérêts économiques de quelques grosses entreprises et de la défense des avantages pédagogiques des enfants issus des classes aisées !

Malheureusement, peu de candidats défendent cette vision de l'éducation nationale avec l'ardeur nécessaire. François Hollande reste particulièrement en retrait sur le dossier, ne parlant que de remettre 60 000 postes dans l'éducation quand la droite en est déjà à 66 000 suppressions, sans compter les 14 000 annoncées à la rentrée ! Car, en 5 ans, le nombre de jeunes scolarisés, lui, a continué d'augmenter.

A l'inverse, avec l'appui des communistes, le Front de Gauche défend une éducation de haut niveau, dans ses moyens comme dans sa philosophie.

Comme le précise l'appel des enseignants pour le Front de Gauche :

"Nous refusons une éducation au rabais et les inégalités qu’elle serait incapable de corriger. Face à leur socle minimaliste et utilitariste, nous voulons imposer un haut niveau de culture commune pour toutes et tous.

La démocratisation, ce ne doit plus être des mots mais des actes et une réalité.

La mixité et l’émancipation sociales doivent être portées par des choix politiques clairs.

L’enjeu, c’est la réussite de toutes et tous. Pas un jeune ne doit sortir du système éducatif sans qualification. Ce n’est pas un acte individuel que chacun doit poser. C’est la mission que le pays assigne à son Ecole. Et disons-le tout net : parce qu’enseigner est un métier qui s’apprend, seuls des enseignants qualifiés et formés peuvent y contribuer.

Avec Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, avec les candidat-e-s du Front de Gauche aux législatives, nous portons un projet global de société, de transformation sociale, écologique et démocratique. L’Ecole, en tant que pilier de la République sociale, y prend toute sa place. « Eduquer, Qualifier, Emanciper », telles sont les missions de l’école laïque et républicaine pour mener à bien le changement radical nécessaire.

C’est avec vous que nous allons le construire. La révolution citoyenne passe par l’Ecole. Engageons-la ensemble !"

L'ambition éducative, ce sont bien les communistes et leurs candidats aux élections qui les portent !

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 10:49

L'agence de notation Standard and Poor's (SP) a abaissé d'un cran les notes de trois grands groupes bancaires français (Société Générale, Crédit Agricole, BPCE) et privé de son "triple A" la Caisse des dépôts, bras armé financier de l'Etat.

Pour le grand public, les médias et le gouvernement agitent le chiffon rouge de la dette et de la nécessité de serrer les vis des dépenses publiques pour satisfaire aux appétits insatiables des marchés et à leurs agences de notation.

Après les slogans sur la compétitivité ou sur le "coût du travail", voilà une nouvelle trouvaille pour faire avaler aux travailleurs la nécessité de se serrer encore un peu plus la ceinture !

Nous avons donc eu une crise du marché de l'immobilier aux Etats-Unis (crise des subprimes) qui a entrainé avec elle les marchés hyper-spéculatifs sur lesquels s'étaient engouffrées toutes les banques des grands pays capitalistes, tel les hedge funds. Dans la foulée, ce sont les banques elles-mêmes, donc l'argent des travailleurs et les crédits aux entreprises, qui risquaient de disparaitre.

Pour éviter un effondrement complet de l'économie, ce sont les états qui ont volé au secours des banques et, donc, des marchés financiers, en les renflouant à coups de centaines de milliards d'euros. Et cela, sans demander aucunes contreparties aux banques et aux marchés financiers ! Une belle affaire pour ces spéculateurs qui ont repris avec ce nouvel argent leurs activités de spéculateurs.

En bons rapaces, ce sont aux états qui venaient de s'endetter pour les sauver que s'attaquent désormais les spéculateurs.

Et, dans cette histoire, les fonds de pension jouent un rôle parfaitement bien rodé. Ils ne sont pas là pour jouer un quelconque rôle d'arbitre ou d'expertise indépendante mais bien pour désigner des cibles aux spéculateurs en affaiblissant celles-ci avant l'arrivée du reste de la meute.

Si les agences de notation avaient une quelconque capacité d'analyse réelle et les vertus attendues de la part d'un expert indépendant, elles auraient émis des alertes sur les dangers que représentaient les placements hyperspéculatifs à l'origine de la crise de 2008. Jusqu'au bout, ces agences ont défendu le système.

Il n'y a rien de surprenant dans cette stratégie des agences de notation quant on s'attarde sur leurs actionnaires !

Prenons justement Standard and Poors !

Sur le site de S&P, on peut lire que l'entreprise a été rachetée en 1966 par McGraw Hill Companies.

McGraw Hill Companies est actionnaire majoritaire de nombreuses entreprises elles-mêmes actionnaires de nombreuses autres. Mais les actionnaires de cette nébuleuse, bien que nombreux, ont tous le même profil.

Les actionnaires de McGraw Hill Companies sont :

 Capital World Investors, banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- The Vanguard Group banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- State Street Corporation, banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- Oppenheimer Funds, banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- Jana Partners, banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- Price Associates, entreprise de consulting en management.
- Dodge & Cox, banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- BlackRock Institutional Trust Company, banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- Fiduciary Management, banque d’investissement dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.
- Ontario Teachers’ pension plan board, fonds de pension dont l’objet est de spéculer sur les marchés internationaux.

Ô surprise ! Les actionnaires de Standard and Poors sont des banques d'investissement qui spéculent sur les marchés !

On comprend mieux les objectifs visés par ce type d'agences de notation : il s'agit de spéculer de la meilleure façon possible.

On est loin de la réalité économique d'un Etat ou d'une banque, de son utilité sociale et des conséquences morales et réelles de la spéculation sur les centaines de millions de personnes qui en en sont victimes. 

Ecouter les agences de notation, c'est donc écouter l'avis des marchés spéculatifs et leur obéir.

De la même façon, accepter de rembourser l'intégralité de la dette publique, c'est considérer comme normal qu'un état verse des fonds publics pour sauver des banques privées qui ont mené des affaires douteuses sur le dos des populations et qui ont raté leur coup, sans que l'état n'ait rien à dire sur ces affaires ni sur l'utilisation de l'argent qu'il débourse !

C'est pourtant ce que font les chefs de l'Etat des grandes puissances capitalistes.

Finalement, il n'y a rien de surprenant à voir ce comportement de soumission absolue de nos "élites" aux lois du marché si on regarde les écoles qu'ont fréquenté tous nos leaders de droite et sociaux-démocrates, depuis les écoles de commerce jusqu'à l'ENA, et qui forment des cadres intégrés et fidèles au système en place.

Ce sont les mêmes qui viennent nous parler du "coût du travail" mais qui ne nous parlent jamais du "coût des actionnaires", comme si le fait de payer un travailleur était une charge insupportable alors que verser des dividendes à l'actionnaire serait finalement la seule chose utile et nécessaire !

Ce sont pourtant les salariés, les travailleurs, qui produisent les richesses que confisquent en grande partie des actionnaires dont la seule qualité est d'avoir une mise de départ dans l'entreprise.

La course qu'on nous présente pour retrouver une bonne note auprès des agences de notation est le signe d'une soumission toujours plus grande de nos élites politiques, économiques et médiatiques aux lois du marché et à ceux qui en bénéficient, les grandes fortunes.

Il est temps d'en finir avec ces agences de notation et, avec elles, avec tout le système dont elles ne sont qu'un rouage, au même titre que les marchés financiers et les gouvernements d'austérité.

Affirmer vouloir réorienter la politique de la France sans s'attaquer aux mécanismes du libéralisme, c'est automatiquement accepter les règles du capitalisme moderne et revenir rapidement aux mesures d'austérité imposées par ces mécanismes.

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 10:21

"Mélenchon fait peur au PS", dit le Figaro. Ceci explique t-il le discours soudain plus à gauche de François Hollande au meeting du Bourget ?

Depuis plusieurs semaines, le candidat Hollande avait troqué son discours de candidat aux primaires socialistes pour le gris muraille du candidat qui ne veut pas faire de vague pour ne pas facher l'électorat centriste.

Du coup, les sondages montraient une lente érosion des intensions de vote en sa faveur depuis déjà quelques semaines. Rien de grave au final mais un signe tout de même...

A l'inverse, le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, voit sa côte de popularité progresser de semaines en semaines, avec un bond ce dernier mois de près de 2 %. Ce sont ainsi désormais 8 à 8,5 % des électeurs qui annoncent leur intention de voter pour lui et 23 % des électeurs qui affirment pouvoir éventuellement voter pour lui.

On sait ce que valent les sondages et les sondeurs. Néanmoins, qu'un candidat aussi peu populaire chez ces instituts au service des médias privés connaisse une progression aussi forte ces derniers temps, c'est le signe d'une poussée réelle sur le terrain, une poussée que les médias ne peuvent plus passer sous silence.

C'est aussi le sentiment des militants communistes, premiers acteurs de ce résultat. Partout sur le département, les retours de terrain montrent un intérêt grandissant de la population pour les propositions du Front de Gauche et pour les candidats communistes et du Front de Gauche, que ce soit pour notre candidat à la Présidentielle ou pour nos candidats aux Législatives.

Il n'est qu'à voir le nombre de participants aux premières assemblées citoyennes organisées ici ou là, comme aux vœux de la Fédération samedi dernier : 120 personnes. Même chose avec les nombreux soutiens à nos candidats aux Législatives, engagements de vote et, mieux, engagements de mener campagne à nos côtés : la dynamique de Front de Gauche prend forme, elle qui vise à amener un maximum de citoyens à reprendre leur destin en main ! Des miltants de gauche, des militants associatifs et de simples citoyens se joignent à nos efforts, certains pour la première fois !

Même chose nationalement. Les meetings du Front de Gauche rassemblent un nombre grandissant de participants, comme à Nantes il y a dix jours, avec 6 000 personnes (bien mieux que les 4 000 attendus !), ou à Metz la semaine dernière avec 3 000 participants.

Le Front de Gauche existe, grandit, s'organise, s'enracine. Nombreux sont les militants et sympathisants de gauche à avoir pris conscience de la nécessité de rassembler les forces progressistes pour construire une alternative aux dérives du capitalisme qui contaminent jusqu'aux partis sociaux-démocrates partout en Europe.

De voir François Hollande emprunter un accent engagé à gauche lors du meeting du Bourget, ce week-end, démontre un changement de stratégie de la part du candidat socialiste, signe que son entourage perçoit la nécessité de remobiliser l'électorat populaire. La campagne ne se jouera pas qu'au centre, semble t-il ?

Pour autant, pas de Révolution citoyenne à attendre du candidat Hollande !

Depuis plusieurs semaines, les annonces des porte-parole du candidat socialiste confirment que son programme se place d'ores et déjà dans le cadre de l'austérité, considérant que la dette est incontournable et qu'il faudra en tenir compte dans le budget de l'Etat.

C'est d'ailleurs en ce sens que François Hollande affirmait au Bourget : "les dépenses de l'Etat seront maîtrisées, toute nouvelle dépense sera financée par des économies et le nombre total de fonctionnaires n'augmentera pas". Les 60 000 enseignants annoncés seront donc recrutés au détriment d'autres services de l'Etat et il ne faudra pas attendre de relance de l'investissement public par le futur gouvernement.

De fait, même s'il s'engage à revenir sur l'absurde règle sarkozyenne de non remplacement du départ en retraite d'un fonctionnaire sur deux (par quelle règle ? mystère !), gérer les effectifs publics et les dépenses publics à enveloppe constante, c'est appliquer au final une politique d'austérité puisque c'est nier l'inflation (qui diminue la valeur réelle d'un budget fixe) ainsi que les manques criants de fonctionnaires dans l'éducation, la santé, la police, les services fiscaux, la recherche, l'environnement,...

Toutes les autres mesures annoncées peuvent être d'un grand intérêt, mais corseter de fait le budget de l'Etat, c'est plier devant les règles des marchés et des agences de notation !

A gauche, mais pas trop, François Hollande !

Le travail de conviction que mènent les militants communistes et ceux du Front de Gauche va se poursuivre.

Loin de considérer la dette et les agences de notation comme des obligations, nous développons l'idée d'une rediscussion de la dette auprès d'établissements bancaires que le budget public est venu sauver fin 2008.

Pour sortir de la crise et de la vis sans fin de l'austérité, malgré le gauchissement du discours de François Hollande, il apparait de plus en plus que le seul vote utile pour le monde du travail, c'est le vote Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle et le vote pour les candidats communistes et du Front de Gauche aux élections législatives.

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 09:36

Les médias français ne parlent plus de la Libye. Cela ne signifie pas que la démocratie triomphante livrée à coup de bombes par la France et les Etats-unis ai apporté paix et stabilité au pays. Loin de là.

Sur le terrain, les informations qui circulent sur le net, en provenance essentiellement de médias arabes non liés aux monarchies arabes alliées des Etats-Unis (je veux parler d'Al Jazeera par exemple), parlent d'affrontemenets quotidiens entre groupes islamistes et rebelles armés non payés et, même, d'une résistance "verte", c'est à dire de fidèles de l'ancien régime réorganisés en armée de libération.

Syrte-detruite-2011.jpgLa situation économique et humanitaire en Libye est terrible après des mois de bombardements de l'OTAN et de conflits avec des rebelles armés par le Qatar et la France (en photo : ce qu'il reste de Syrte après nos bombardements). Les règlements de compte et les exactions des "libérateurs" du CNT à l'encontre des noirs et des tribus pro-kadhafistes ont un peu plus décrédibilisés une rébellion perçue comme venue de l'étranger.

Le chaos libyen menace les raisons même qui ont poussé les occidentaux, Etats-Unis en tête, à intervenir contre Kadhafi : le pétrole.

De ce fait, alors que les troupes américaines quittent l'Iraq et l'Afghanistan, 12 000 soldats US seraient en passe de venir s'installer près des installations pétrolières et portuaires stratégiques en provenance de Malte, l'île voisine.

Des sources égyptiennes ont déclaré que le chef d’état major égyptien, Tantaoui, a informé Mustapha Abdeljalil, le leader du CNT, lors de son accueil au Caire, du refus total de l’Égypte de voir s'installer des bases militaires de l’OTAN en Libye. Cette déclaration viendrait après que l’Égypte ait eu des renseignements qu’un grand nombre de militaires et d'experts de l’OTAN sont restés en Libye, après la chute de Kadhafi, pour étudier et choisir les lieux pour des futures installations de plusieurs bases militaires.

Les Etats-Unis continuent ainsi leur maillage des principales zones stratégiques du monde, notamment des ressources énergétiques, et poursuivent le minage des pays du Tiers-Monde un peu trop indépendants. La Syrie et l'Iran sont clairement dans le collimateur des occidentaux, comme nous le montre l'important travail de propagande actuel contre la Syrie et son président. On nous parle moins des pressions faites sur l'Algérie, notamment des incitations à constituer une opposition sur la base du CNT libyen. La présence d'une base de l'OTAN en Libye serait une menace pour l'Algérie comme pour l'Egypte, mais aussi pour le Soudan.

Le silence des médias français sur la réalité libyenne de l'après-Kadhafi, est le signe du rôle de somnifères de l'opinion publique qu'ils ont exercé pendant que nos avions ruinaient ce pays, en liaison avec les Etats-Unis, la Grande Bretagne et le Qatar. La liberté et la vie des libyens n'avait aucune importance ; la ruine du pays ne compte pas au regard des enjeux géopolitiques et économiques réellement en jeu lors de ce conflit.

L'hypocrisie de nos gouvernements et le travail de propagande des médias pour le compte des groupes économiques français dans le dossier libyen doit nous alerter sur le travail identique qui se déroule sur le dossier syrien.

Au côté du peuple syrien et de son opposition laïque, notamment communiste, nous devons exiger du régime syrien des réformes démocratiques et des réformes économiques qui fassent plus de place au peuple.

Mais, pour l'avenir du peuple syrien et pour la stabilité politique de la région, nous devons refuser toute ingérence militaire des pays voisins, Israël, la Turquie et le Qatar, comme toute ingérence de l'OTAN, des Etats-Unis et de la France en premier.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 11:15

Depuis quelques semaines déjà, les candidats communistes du Front de Gauche sont connus sur notre circonscription, comme le rappelle le cadre en haut de cette page.

Sandrine COCAGNE et Thierry DESFRESNES ont relevé le défi de faire tomber le ministre de SARKOZY, Bruno LE MAIRE, qui a annoncé sa candidature dans notre circonscription législative.

Avec le Parti communiste et le Front de Gauche, nos candidats se veulent les porteurs des revendications des travailleurs, des salariés, des artisans, des agriculteurs, actifs, sans emplois ou retraités, face à une droite qui représente les classes aisées, les Bettencourt ou les Lagardère, toute cette bande du Fouquet's et ses grandes fortunes qui ne vivent que du rendement de leurs actions et de leurs placements.

Notre campagne mettra en avant quelques grands axes, autour de l'emploi, du pouvoir d'achat, de la santé, de l'éducation, du logement et de l'environnement.

Il n'y a pas de fatalité à la crise ! Il n'y a pas de fatalité à l'austérité !

Il n'y a que des volontés politiques qui privent notre pays de son potentiel industriel et qui oriente les énormes richesses qu'il produit vers les poches de quelques uns !

Avec nos candidats, nous nous attaquerons à la dictature des marchés pour remettre l'humain au centre.

Avec la création d'un collectif de campagne, ce jeudi à Evreux, c'est désormais la campagne qui prend forme. Elle réunit déjà beaucoup de monde, des militants communistes bien évidemment, mais aussi des camarades du Parti de Gauche de Jean-Luc MELENCHON, et beaucoup de personnes qui ne sont adhérentes à aucun parti mais qui soutiennent la dynamique de rassemblement à gauche que représente le Front de Gauche.

Autour d'Andrée OGER, présidente du comité de soutien, c'est Eric RUIZ, animateur du PCF sur la section Eure-Sud, qui assurera la coordination de la campagne.

Sur chaque canton, un coordinateur animera les militants et sympathisants qui couvriront le terrain.

Si vous souhaitez faire bouger les choses et en finir avec une succession de politiques en faveur des classes privilégiées et du capital, vous pouvez vous associer librement à cette campagne !

Si vous souhaitez être informés des nouvelles de la campagne, inscrivez-vous ! Ecrivez à pcf-eure-sud@orange.fr !

Si vous souhaitez donner un coup de main, même léger, inscrivez-vous ! Mettre des bulletins dans les boîtes aux lettres de votre village, de votre hameau, coller quelques affiches ou faire du porte-à-porte avec nous, tout est possible ! Ecrivez à pcf-eure-sud@orange.fr !

Ensemble, après les Présidentielles et le vote MELENCHON, nous pouvons faire basculer la majorité à l'Assemblée Nationale et faire entrer le peuple au Parlement !

Les 10 et 17 juin prochain, votons et faisons voter Sandrine COCAGNE et Thierry DESFRESNES !

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Avec les salariés de M-real à Alizay, le 6 janvier dernier

Jean-Luc MELENCHON en a profité pour saluer Sandrine et Thierry

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 10:57

Jean-Claude Juncker affirme que la zone euro est au bord de la récession. La conséquence des politiques monétaires et économiques uniquement tournées vers la rentabilité du capital.

Quand il parle de récession de la zone euro, il sait se quoi il parle le luxembourgeois Jean-Claude Juncker !

Gouverneur de la Banque mondiale de 1989 à 1995, Jean-Claude Juncker a assumé ensuite la responsabilité de gouverneur du Fonds monétaire international (FMI, avant Strauss-Kahn) et de gouverneur de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). C'est l'un des pères du traité de Maastricht qui, en 1992, a consacré l'Union Economique et Monétaire. Il est aujourd'hui président de l'Eurogroupe, structure qui rassemble les ministres des finances européens.

Inutile de vous dire que Jean-Claude Juncker est de droite et un chaud partisan du fédéralisme européen !

Lors d'une conférence de presse au Luxembourg hier, il a déclaré que "dans la zone euro, nous sommes au bord de la récession technique". Une récession "technique" est définie par les économistes par deux trimestres consécutifs au moins de recul du Produit intérieur brut (PIB).

Nous voilà donc "au bord" de la récession !

Punaise ! Et dire que l'on nous assène depuis des années que l'Europe et l'euro sont là pour garantir la stabilité économique et la croissance de l'Europe ! Et dire que toutes les mesures d'austérité mises en place depuis 2008 sont là pour épurer la dette des pays européens et soutenir les économies !

Nous aurait-on menti ? A moins que nos dirigeants ne soient incompétents ?

Pour ceux qui, comme les communistes, ont une lecture critique de la construction européenne depuis le début, il n'y a aucune surprise dans cet échec économique. Malheureusement. Nous aurions préféré nous tromper !

Dans cette situation de récession qui arrive, il n'y a pas de surprise ni d'échec des politiques menées par nos dirigeants, par l'Europe et par la Banque Centrale Européenne. Il s'agit de conséquences logiques d'orientations économiques qui ne visaient qu'un objectif : accroître la rentabilité des capitaux privés pour accroître les dividendes des actionnaires des banques, fonds d'investissement et grandes entreprises.

La politique de l'euro fort, menée par la BCE, visait à rendre attractive l'Europe pour les capitaux étrangers.

La politique de lutte contre l'inflation visait à accroître le différentiel entre le taux de rentabilité des actions et placements et l'inflation pour satisfaire les spéculateurs.

Les politiques de réduction des dépenses publiques servaient d'une part à camoufler des réductions d'impôts pour les plus riches et pour les entreprises et, d'autre part, à privatiser des entreprises publiques ou à ouvrir des marchés publics rentables pour permettre aux possesseurs de capitaux de s'ouvrir de nouveaux débouchés donc de nouvelles sources de béénfices.

Evidemment, tout cela ne peut se faire qu'au détriment de l'intérêt du plus grand nombre ! L'argent doit bien être pris quelque part.

A trop pressurer les investissements productifs et la recherche, à réduire toujours plus le pouvoir d'achat des travailleurs, par le biais de réductions d'effectifs salariés, de nouvelles taxes et de la stagnation des salaires et pensions, c'est la croissance qui a fini par trinquer !

Alors que l'Amérique du Sud ou la Chine sont dans une politique d'investissement, d'équipement et de croissance des classes moyennes par la volonté politique de leurs gouvernements, les grandes puissances occidentales visaient, quant à elles, la rentabilité maximale des capitaux. C'est bien pour cela que la crise du capitalisme affecte en premier lieu les grandes puissances occidentales, Europe, Etats-Unis et Japon, alors que les économies des pays progressistes ne connaissent pas les mêmes difficultés !

L'Europe et la France vont donc connaître des croissances de leur PIB proche de 0 ou même négatives alors que la Chine reste aux alentours des 10 % et que l'Amérique du sud voisine les 4 %.

Mais ce résultat catastrophique des prévisions de croissance n'est pas un échec pour nos gouvernements. C'est seulement une possible gêne politique des dirigeants politiques face à leurs peuples au moment des élections.

En effet, crise ou pas crise, les profits des banques et des grandes entreprises sont au beau fixe, et avec eux, les dividendes des actionnaires et des grandes fortunes !

C'est ce que nous révélions ici ces derniers jours avec les plus de 37 milliards d'euros de bénéfices que vont se répartir les actionnaires des quarante entreprises du CAC 40 sur les bénéfices 2011 (relire :AAA : Ah ! Ah ! Ah ! La belle Arnaque ! ).

Est-ce par ce qu'il fait preuve d'un minimum de moralité ou parce qu'il s'inquiète d'éventuelles explosions sociales, comme en Grèce, que Juncker déclare que "nous devons consolider nos finances publiques mais il faut aussi attirer l'attention sur la nécessité qu'il y a de doter l'Europe d'une véritable politique de croissance" ?

Ce qui est sûr, c'est que le retrait du mouvement ouvrier, sur le plan syndical et politique, a permis au capitalisme de reprendre des acquis sociaux et des parts des richesses nationales qu'il avait céder après des décennies de luttes sociales et politiques.

Rééquilibrer les forces en présence et retrouver de la croissance, du pouvoir d'achat et des emplois, ne se fera que si nos gouvernants et ceux qui les commandes, dans les beaux quartiers, ont chaud aux fesses.

Se mobiliser localement, dans nos communes et nos entreprises, et agir politiquement pour développer les forces politiques qui sont du côté des travailleurs constituent les moyens de pression que nous avons pour retrouver notre pouvoir et notre dignité.

Le Front de Gauche, avec le Parti communiste, sont sur le plan politique les seules forces aujourd'hui en capacité de faire mentir les vautours du capitalisme, ceux qui nous annoncent encore plus de souffrances et de difficultés, à l'image de Jean-Claude Juncker.

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 11:57

Aujourd'hui débute ce que le gouvernement appelle un "sommet social". Il s'agit pour lui de l'une des dernières occasions de poursuivre son travail de destruction du modèle social français.

Lutter contre le chômage. Tel était l'argument imparable que le gouvernement et Sarkozy avaient donné pour imposer ce sommet social.

Avec un capitalisme qui continue d'enfoncer les économies et les états dans la crise, ce sommet social s'est parait-il transformé en sommet contre la crise. Car, on l'aura bien compris, l'idée de la droite va être de faire passer l'idée que les travailleurs vont devoir être encore moins chers et moins protégés, en clair plus "compétitifs", pour pallier à la perte d'un triple A attribué par ceux-là même qui sont à l'origine de la crise, j'ai nommé les marchés financiers.

Comme d'habitude, Sarkozy use de la rhétorique pour faire avaler cette nécessité de réformes à la hussarde. La rhétorique, c'est de faire une affirmation qu'on ne peut pas contredire et d'avancer des questions auxquelles tout le monde (ou presque) aurait envie de répondre oui.

Il déclarait ainsi, mardi dans l'Ariège : "est-ce que la société française fait le choix de l'emploi, donc de la croissance, donc de la compétitivité ? Ou est-ce que la société française fait le choix du court terme". Sous entendu : ce que je prône, c'est pour l'emploi et la croissance et quiconque s'y oppose, à commencer par les syndicats, c'est de l'immobilisme qui mène à la catastrophe.

A sa façon, avec son gouvernement, Sarkozy accélère les calendriers et détournent les questions. Au final, le problème n'est pas de savoir s'il faut faire évoluer la France mais plutôt : dans quel sens ? Et, sur ce point, avec Sarkozy, il n'est jamais possible de discuter !

De nouveaux reculs des droits des travailleurs

Au final, ce que prépare la droite avec ce sommet social, c'est une nouvelle série de mesures pour réduire encore un peu plus les protections des travailleurs, notamment la durée du temps de travail, et piocher un peu plus dans ce qu'il reste de leurs revenus.

Sous l'argument des milliers de fois utilisé de renforcer la compétitivité, la droite avance toujours un peu plus vers l'instauration de sa TVA sociale. "La question maintenant se pose de diminuer le poids des charges sociales", disait encore mardi Nicolas Sarkozy. Jamais le bilan des baisses de charges précédentes n'est fait, ni en termes d'emplois créés ou maintenus, ni en termes de coûts pour les comptes de l'Etat et les caisses de la Sécu !

La baisse des charges des entreprises n'est pas une solution facile utilisée par les gouvernements successifs, c'est un choix politique délibéré pour permettre que les grosses entreprises économisent des sommes considérables qu'elles peuvent ensuite redistribuer à leurs actionnaires. Charge aux contribuables ou aux consommateurs, qui sont majoritairement les travailleurs, de compenser ces allègements, via les impôts ou les taxes !

Dans le même ordre d'idées, le développement des "accords compétitivité-emploi" est une façon de contourner les 35 heures pour donner plus de flexibilité aux entreprises, en clair imposer des allongements d'horaires aux travailleurs sans les rémunérer avec les avantages des heures supplémentaires !

La présidente du Medef, Laurence Parisot, ne s'y trompe pas et a proposé l'ouverture "d'une négociation rapide" sur ce sujet avec les syndicats.

A moins de 100 jours des élections présidentielles, la droite et le patronat tentent d'accélérer leur programme de contre-réformes sociales. Leur crainte serait que les élections à venir, Présidentielles et Législatives, amène au pouvoir une majorité nouvelle beaucoup plus sensible aux pressions du peuple que l'actuelle, qui n'écoute que le Fouquet's et les agences de notation privées.

Malgré les sondages, impossible de connaître ce que sera le résultat des élections de cette année.

Ce qui est sûr, c'est que pour contrebalancer cette dérive libérale économiquement, liberticide socialement et raciste idéologiquement, le seul vote utile sera de choisir pour une gauche réaliste, force de proposition, mais une gauche qui assume son Histoire et ses idées, celles de la Révolution de 1789, de la Commune de Paris, du Front Populaire et de la Résistance, une gauche combative, celle que souhaite incarner le Parti communiste avec ses partenaires du Front de Gauche.

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