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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 10:56

Jean-Paul Lecoq (maire PCF de Gonfreville L'orcher et candidat aux législatives en Seine Maritime) sur sa page Facebook. Rappelons que le groupe Lafarge a commercé avec les terroristes de Daesh !

 
Le cimentier Lafarge utilise le CICE pour supprimer des emplois
 
"Un document confidentiel interne au groupe Lafarge m'a été remis. 

Il vient confirmer le scandale du CICE que nous dénonçons depuis des années. Ce dispositif de soutien aux entreprises (enfin plutôt aux actionnaires...) inventé par HOLLANDE et MACRON pour créer des emplois a servi en fait à transférer de l'argent public pour accroître les profits. 

Le groupe LAFARGE, et ce n'est pas un cas isolé, a bénéficié du CICE et a... licencié ! 

Ce document montre bien commun le CICE est associé à la réduction de la masse salariale, c'est-à-dire tout le contraire de sa vocation annoncée. Rappelons que LAFARGE-HOLCIM, numéro 1 mondial du ciment, a mis en place un vaste plan social qui a conduit, chez nous, à la fermeture de la cimenterie de St Vigor d'Ymonville et la suppression d'une centaine d'emplois l'année dernière."
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 15:42

Comme un spectacle bien orchestré, l'annonce de l'entrée au gouvernement du député eurois Bruno Le Maire ne surprend personne. Et pour cause !

Que voilà un gouvernement que l'on pourrait qualifier de "bien à droite" !

Avec Edouard Philippe, maire Les Républicains du Havre, comme premier ministre, on devait s'attendre à avoir un gouvernement plutôt libéral. On est servi !

La nomination de Bruno Le Maire, député Les Républicains de notre circonscription (jusqu'en juin !) et ancien ministre de Sarkozy, sonne comme une confirmation de l'orientation clairement libérale de ce gouvernement. Cela d'autant plus qu'il occupe le stratégique ministère de l'économie !

Il est vrai que le programme d'Emmanuel Macron était ostensiblement libéral lui-même et sentait fort l'évolution social-libérale du Parti socialiste, à l'image des mouvements qu'ont suivi le Parti travailliste britannique sous Tony Blair ou le Parti Social-Démocrate allemand sous Gerhard Schroder.

D'ailleurs, le patron des patrons, Gattaz, ne s'y est pas trompé et se félicitait hier du tandem Macron-Philippe : les amis de la finance sont aux affaires !

On se demande ce que fait Nicolas Hulot à bord de cette galère ??

Pour le moins, ces éléments ne viennent que confirmer nos analyses durant la campagne présidentielle sur la nocivité que sera la présidence Macron pour les travailleurs de France.

Le secours ne viendra pas des Républicains chez qui ne restent que les éléments les plus conservateurs socialement, ni d'un Front National en crise et où les éléments de programme vaguement étatistes et sociaux sont remis massivement en cause au regard de l'échec présidentiel de l'héritière du parti lepéniste.

Les travailleurs ont la possibilité d'envoyer à l'Assemblée nationale, dans 3 semaines, une quantité inédite de députés de la gauche radicale et communiste.

C'est sur ces députés, communistes, Front de Gauche et France Insoumise, que nous pourrons nous appuyer pour mettre en échec la politique de droite qui s'annonce.

Aux électeurs de Mélenchon, de Hamon, de Poutou, de Arthaud, et même aux électeurs sincèrement de gauche de Macron, d'agir pour que la nouvelle majorité parlementaire qui surgira des urnes mi-juin soit le reflet de leurs attentes d'un vrai changement de cap dans la politique économique et sociale française.

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 10:50

A ceux qui croyaient qu'Emmanuel Macron était un Président de gauche, la nomination d'un premier ministre issu des Républicains sonne comme un réveil douloureux !

Lendemain de cuite pour les électeurs d'Emmanuel Macron. Les vapeurs d'alcool du Champagne à peine passées, les illusions sur la nouvelle façon de faire de la politique s'envolent également : En Marche ne fait que recycler de vieilles recettes et de vieilles idées libérales !

Avec la nomination d’Édouard Philippe, député-maire Les Républicains du Havre, comme Premier ministre, la présidence Macron prend sa véritable tournure : ni de gauche, ni de gauche.

Dans l'Eure, on voit même se recycler des anciens socialistes qui ont quitté le navire lorsqu'ils ont senti que la marque PS n'était plus porteuse. C'est le cas de Bruno Questel, conseiller général socialiste puis conseiller départemental sans étiquette sur Bourghteroulde. C'est le candidat macroniste sur la 4ème circonscription de l'Eure pour les Législatives : côté renouvellement, on fait mieux ! Pire ! En Marche ne présente pas de candidat sur notre circonscription pour ne pas gêner Bruno Le Maire ! Un cadeau pour un autre possible transfuge des Républicains !

Le tintamarre sur le renouveau cache de vieilles recettes du libéralisme. Chacun sait donc maintenant à quoi s'en tenir : la majorité parlementaire que le Président réclame aux français lors des élections législatives serait faite pour donner au gouvernement les mains libres et engager dès l'été le laminage du Code du travail, des dépenses et des services publics, des budgets des collectivités locales.

Les travailleurs ont tout à perdre à donner ce blanc seing au nouveau gouvernement. Ils ont au contraire besoin du plus grand nombre possible de députés issus des forces de gauche qui refusent la dérive libérale et autoritaire, et parmi eux de beaucoup de députés communistes et Front de gauche pour rendre les batailles à venir au Parlement et les nouvelles politiques solides et durables.

Sur la 1ère circonscription de l'Eure, celle de Saint-André / Evreux / Verneuil, nous appelons à voter pour la candidatures de rassemblement de Mariata Konté.

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 10:51

Les élections présidentielles ont montré la crise qui secoue un monde politique refusant de répondre aux attentes populaires. Plutôt que de s'attaquer au fond du problème, la nature profondément injuste d'un système capitaliste basé sur l'accumulation de richesses, la recomposition politique actuelle ne fait que redistribuer les cartes, finir de brouiller les frontières entre une gauche de renoncement et une droite triomphante.

La tambouille politicienne s'accompagne d'une valse des étiquettes : les mêmes commis appliqueront les mêmes recettes !

En Marche arrière !

Du côté vainqueur de la Présidentielle, c'est une opération vérité qui confirme ce que nous affirmons depuis des années : les solutions proposées par les libéraux de droite sont les mêmes que celles proposées par les libéraux qui se disaient de gauche.

Les masques tombent et les adversaires d'hier se retrouvent dans un mouvement présidentiel qui ne fait que recycler les carriéristes du Parti socialiste (en tout cas, ceux qui ont anticipé leur retournement de veste !), ceux du centre-droit (MODEM en tête) et même certains de droite.

Le renouveau des idées ? Un recyclage des généralités libérales dominantes.

Le renouveau des cadres ? Il n'est qu'à voir les députés sortants et autres anciens ministres qui constituent le premier rang de l'équipe Macron pour comprendre que c'est une autre manière de recycler le système !

Nuit des longs couteaux au Front National

Du côté de l'extrême-droite, les règlements de compte ont sonné dès les résultats de la présidentielle connus. Les coups sont partis de l'aile historique du parti frontiste, les nostalgiques du père fondateur, et des libéraux nationalistes, qui dénoncent les thématiques trop sociales et trop étatistes de la campagne de Marine Le Pen.

Parmi les critiques du dimanche 7 mai au soir, Marion Maréchal - Le Pen a fini par jeter l'éponge. Celle qui représentait l'aile conservatrice et radicale du FN, qui avait soutenu Jean-Marie Le Pen, se dérobe finalement.

Même si le FN a verrouillé sa communication en mettant en avant le seul argument familial de cette démission, beaucoup ne sont pas dupes et son abandon suscite la colère des nostalgiques qui misaient sur elle pour évincer sa tante.

Les règlements de compte ne sont pas finis !

Parti socialiste : on s'éclate !

Les rats quittent-ils le navire solférinien ?

Entre ceux qui ont fuit avant le naufrage pour rejoindre Macron, ceux qui fuient après le naufrage, comme Manuel Valls, et ceux qui créent leurs mouvements (Hamon d'un côté, Aubry, Hidalgo d'un autre côté), le Parti socialiste fait un tour dans la centrifugeuse.

Que va t-il rester de la social-démocratie française ?

Une seule tête à la France Insoumise

On le pressentait pendant la campagne, avec la manière dont les thèmes et les idées du programme de Jean-Luc Mélenchon avaient été préparés : l'horizontalité affichée des décisions cache mal la verticalité de l'organisation !

Ainsi, impossible de déroger à une charte pour qui veut se présenter à l'élection législative sous la bannière France Insoumise ! Kit de campagne obligatoire et programme commun pour tous !

Comme à l'armée, la FI ne veut voir qu'une seule tête ! La diversité ? Connait pas !

La fracture avec le Parti communiste, mais aussi avec d'autres composantes de la gauche alternative (comme Ensemble !), tient à ce rigorisme.

Pour sûr, la recomposition est en cours. Sur des bases de recyclage et de règlements de compte.

Mais cela ne répond toujours pas à la question de fonds : que faire pour changer un système politique et économique qui plombe la France, l'Europe et le Monde depuis des décennies ?

Et si le communisme était encore l'avenir ?

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 09:20

Le candidat libéral, Emmanuel Macron, bat largement la candidate d'extrême-droite, Marine Le Pen. Mais, 1 électeur sur 3 a refusé de choisir entre les deux : un record !

Certes, Emmanuel Macron est élu avec plus de 66 % des voix exprimées !

Une victoire nette mais pas un plébiscite : même les analystes des médias du système ont dû reconnaître que beaucoup d'électeurs avaient fait ce choix par "défaut" ou pour contrer le Front National. Il sera difficile pour le candidat libéral de nous refaire le coup de Chirac en 1997, affirmant qu'il avait été élu avec le soutien de 80 % des électeurs !

Ce résultat démontre aussi la partielle inefficacité de la campagne de dramatisation et de pression sur les électeurs, de gauche notamment, qui refusaient de voter pour le candidat de la finance :

  • L'abstention a atteint un niveau record pour une élection présidentielle en France, dépassant celle du premier tour, ce qui n'était jamais arrivé !
  • A cette abstention s'ajoutent les plus de 4 millions d'électeurs qui ont refusé de choisir entre l'un des deux finalistes et leurs programmes respectifs, libéral pour l'un, nationaliste pour l'autre.

Au final, le grand enseignement de ce second tour, c'est que le nouveau président de la République ne bénéficie pas du soutien d'une majorité de Français ! Avec seulement 44 % des électeurs inscrits qui l'ont désigné, Emmanuel Macron commence son mandat avec le pire résultat jamais enregistré pour un président sous la cinquième république !

D'ailleurs, 61 % des Français souhaitent qu'il ne bénéficie pas d'une majorité absolue à l'Assemblée selon un sondage !

Emmanuel Macron n'est donc pas soutenu par le peuple français !

Quant à l'extrême-droite, la personnalité de Marine Le Pen et la campagne de manipulation de l'image du Front National, pour faire passer ce parti pour le parti du peuple contre les élites, ont permis à l'héritière de Saint-Cloud d'atteindre 10 millions de voix. Un score énorme mais loin de ses espérances et, surtout, là aussi, un vote par défaut plutôt qu'un vote d'adhésion.

Ce second tour confirme le premier tour avec une élection "par défaut" plutôt qu'une élection de choix.

Seul le vote pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon a incarné une véritable identité, celle d'une gauche radicale, progressiste, opposée à la finance et à la mondialisation libérale.

Les 20 % de Jean-Luc Mélenchon au 1er tour de la Présidentielle sont une base pour construire le vote du 1er tour des législatives, dans un mois.

D'autres électeurs, poussés vers le vote "utile" Macron peuvent rejoindre cette énorme base électorale comme énormément d'électeurs de l'extrême-gauche voire du PS.

L'unité de la gauche de combat peut permettre de transformer l'essai du premier tour de la Présidentielle et offrir au peuple l'occasion d'envoyer à l'Assemblée un nombre historique de députés vraiment de gauche, capables de contrer la politique autocratique, par décret, et libérale annoncée par Macron et ses supporters, ex-PS ou ex-Républicains.

C'est l'enjeu de la campagne Législative qui commence ! Mobilisons-nous !

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Les résultats du second tour de la présidentielle :

Inscrits : 47.568.588
Abstentions : 12.101.416 soit 25,44% des inscrits 
Votes blancs : 3.019.724 soit 6,35% des inscrits 
Votes nuls : 1.049.532 soit 2,21% des inscrits 

Votes exprimés : 31.397.916 soit 66,01% des inscrits 

Emmanuel Macron : 20.753.798 soit 43,63% des inscrits 
Marine Le Pen : 10.644.118 soit 22,38% des inscrits 

Aucun des candidats : 16.170.672 soit 33,99% des inscrit
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 08:53

Même si les sondages laissent apparaître une probable victoire d'Emmanuel Macron dimanche prochain, beaucoup d'électeurs hésitent encore sur leur choix.

L'époque où les électeurs suivaient largement les consignes de vote de leurs partis ou candidats est révolue : c'est probablement plus la faute à l'affaiblissement du débat politique, donc de la conscience politique des Français, qu'à une quelconque autonomie des électeurs.

Ceci étant dit, cela ne doit pas nous empêcher de présenter notre point de vue sur la question.

Hier, la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon publiait le résultat d'une consultation auprès de ses sympathisants.

Sur 509 550 soutiens revendiqués, ce sont à peine la moitié d'entre eux (47 %) qui se sont exprimés, soit 243 128. Signe d'un découragement (que leur candidat ne soit pas au second tour) ou, possiblement, d'un doute sur la position à adopter.

Ce doute, on le retrouve dans le résultat de la consultation, avec 34,83 % des votants qui se sont exprimés en faveur d'un vote Macron ; les autres se répartissent entre vote nul/blanc ou abstention.

Rien ne dit que les 7 millions d'électeurs de Jean-Luc Mélenchon suivront cette consigne, ou qu'ils se répartiront dans les mêmes proportions entre le vote Macron, le vote blanc ou nul, ou l'abstention !

La position des communistes

Par principe face à l'extrême-droite, Pierre Laurent s'est exprimé dès le soir du premier tour au titre de secrétaire du Parti communiste pour appliquer la règle du barrage républicain contre Marine Le Pen, en votant Macron.

Au sein du Parti communiste, le débat est moins tranché.

A vrai dire, le choix se résume entre deux positions : voter Emmanuel Macron ou ne pas choisir.

Il n'est en effet pas envisageable de voter Marine Le Pen lorsque l'on est attaché aux valeurs républicaines de Liberté, d'Egalité et de Fraternité ! La stratégie du FN et de son équipe dirigeante consiste à passer pour ce que ce parti n'est pas : le parti du peuple contre l'élite.

L'extrême-droite, de tout temps, à chercher à passer pour un parti du peuple, un parti ouvrier. Au final, ce sont les valeurs fondamentales de ces forces réactionnaires qui sont appliquées lorsqu'ils arrivent au pouvoir :
- des suppressions de liberté, comme le droit d'association et d'opinion (vu dans les mairies FN) ;
- le musellement de l'opposition et de la presse, comme on le voit avec les propos du FN contre les journalistes, notamment autour des affaires qui salissent ce parti ;
- l'interdiction des syndicats, comme on le pressent dans les propos extrêmement agressifs de Marine Le Pen et de son équipe contre eux, particulièrement contre le plus revendicatif, la CGT 
- la mise en place de politique de ségrégation selon des critères racistes ou religieux, autrefois les Juifs, aujourd'hui les Français d'origine maghrébine, noire africaine ou les musulmans.

Reste donc à trancher entre : voter Emmanuel Macron et s'abstenir ou voter nul/blanc.

Emmanuel Macron, c'est la Loi "travail", sur laquelle il a clairement dit ne pas vouloir revenir. C'est un banquier d'affaires, une création de François Hollande et des milieux d'affaires pour donner l'impression d'un renouveau de la politique française : tout changer pour ne rien changer !

Le programme d'Emmanuel Macron, nous l'avons dénoncé, combattu.

Emmanuel Macron président, c'est encore plus de libéralisme, de dérégulation du marché du travail, de soumission aux marchés financiers via l'Europe et les traités commerciaux internationaux (CETA, TAFTA), c'est moins de services publics avec la suppression de 150 000 postes de fonctionnaires, et c'est des cotisations sociales de moins pour les entreprises et des impôts supplémentaires pour les salariés (TVA, CSG).

Le programme d'Emmanuel Macron est donc incompatible avec le nôtre !

Faut-il voter pour un homme comme celui-là ?

Ne pas voter Macron équivaut à voter Le Pen ?

La question de faire barrage au Front National et d'une mobilisation massive contre Marine Le Pen, pour montrer que l'extrême-droite n'est pas une force politique banale, mais un poison, est un argument solide.

Il est donc parfaitement compréhensible que de nombreux électeurs progressistes envisagent, à contre-coeur, de voter pour le libéral Macron.

Pour autant, doit-on diaboliser ceux qui refusent de voter pour Emmanuel Macron et considérer qu'ils font le jeu du Front National ?

C'est vrai qu'il suffit d'une voix pour que Macron soit élu président et que l'on peut donc "jouer avec le feu" en refusant de donner sa voix à Macron.

Pour beaucoup de ceux qui refusent de voter Macron, il y a l'idée qu'un résultat du second tour qui montrerait que des millions d'électeurs du premier tour se sont abstenus et que des millions d'autres ont voté blanc ou nul afin de montrer leur rejet des deux finalistes, serait un message fort envoyé au vainqueur : celui d'un peuple qui ne se reconnait pas dans le nouveau président.

Voter Macron pour faire un barrage massif au Front National ou refuser de choisir pour montrer son rejet des deux candidats, pour des raisons différentes : deux stratégies, deux analyses qui se valent.

L'important pour nous, c'est que la mobilisation populaire autour des candidats progressistes, du Parti communiste, du Front de Gauche ou de la France Insoumise, ne faiblisse pas !

Si, aux Législatives de juin, les électeurs confirment leur engagement du premier tour, voire l'amplifie, ce sont 100 à 200 députés d'une gauche combative qui seront envoyés à l'Assemblée nationale.

C'est ce vote aux Législatives qui comptera pour bloquer toute politique régressive de l'Elysée et pour porter la voix des travailleurs, celles de leurs luttes et de leurs attentes sociales.

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 11:01

«Dans les années 30 en Allemagne, l'extrême gauche n'a pas voulu choisir entre les sociaux-démocrates et les nazis."

Ce matin, sur RTL, l'ancien maire de Paris et soutien à Emmanuel Macron, Bertrand Delanoé, n'a pas hésité à faire un parallèle entre le refus de Jean-Luc Mélenchon a appelé à voter Macron et la période de montée du nazisme en Allemagne.

Bertrand Delanoé joue le falsificateur de l'Histoire. Falsificateur de l'Histoire en Allemagne mais aussi falsificateur, par omission, de l'Histoire de France !

Rappelons que les communistes allemands ont subi une forte répression de la part du gouvernement social-démocrate de Gustav Noske en 1919 : les dirigeants du parti communiste allemand (KPD), Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, ont ainsi été exécutés sur son ordre en janvier 1919. Par la suite, les communistes ont été les premiers opposants à la montée du Parti National-Socialiste d’Adolf Hitler.

En 1931, 103 militants communistes et 79 militants nazis meurent dans des affrontements entre les deux camps. A l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933, avec l’aide de la droite, le parti communiste est dissous et ses militants poursuivis et déportés. C’est notamment le cas d’Ernst Thalmänn, arrêté le 3 mars 1933 et qui sera exécuté le 17 août 1944.

Voir une collaboration des communistes allemands à la montée du nazisme est une vision typiquement anticommuniste, courante chez les anciens socialistes.

Le vote des députés socialistes en faveur de Pétain

Bertrand Delanoé devrait se souvenir de l’histoire politique de son propre camp.

Les communistes français ont bataillé dès les années 30 contre le fascisme en France, notamment au travers du Front populaire.

En 1940, avec la guerre, le Parti communiste français est interdit et ses élus aussi.

Lorsqu’en juillet 1940 les députés de l’assemblée nationale sont appelés à voter les pleins pouvoir à Pétain, homme de droite réactionnaire et boucher de Verdun, 90 parlementaires socialistes de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière, ancêtre du PS) et la quasi-totalité des Radicaux vont voter en sa faveur.

Ce sont donc bien les socialistes et les radicaux qui ont sabordé la République et permis l’arrivée au pouvoir de Pétain et de sa clique de collaborateur au régime nazi !

Le mensonge ne fait pas honneur à celui qui le pratique même si, en politique, c’est une tare assez répandue.

Face à un Macron, homme de la finance et du capitalisme mondialisé, que Mélenchon ait du mal à trancher pour le second tour, cela peut se comprendre.

Aux hommes politiques et aux partis qui se sont succédés au pouvoir ces dernières décennies de se remettre en cause : ce sont leurs actes et leurs bilans qui sont à l’origine du retour de l’extrême-droite en France !

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 09:12

Le choix difficile du second tour de l'élection présidentielle ne doit pas cacher l'espoir ouvert pour les élections Législatives de début juin.

Le 14 mai prochain, les électeurs français n'auront le choix qu'entre la candidate brune, porteuse de haine et de division, et le candidat libéral, porteur de nouvelles régressions sociales.

Pour le symbole, évidemment, nous ne pouvons nous résoudre à imaginer une France dirigée par l'héritière du courant historique d'un Pétain et d'un Laval, une candidate du parti de l'étranger, la Russie.

Nos électeurs sont assez grands pour savoir quel choix ils doivent faire ! 

 

Pour les communistes, l'espoir né du très bon score du candidat qu'ils soutenaient, Jean-Luc Mélenchon, doit trouver sa transformation en un nombre record de députés à l'Assemblée nationale en juin prochain.

C'est aujourd'hui possible !

Jean-Luc Mélenchon s'est trouvé propulsé en tête de plusieurs départements français et de très nombreuses communes de plus de 10 000 habitants, notamment communistes, et se trouve en deuxième position dans de très nombreux autres départements et dans de très nombreuses autres grandes communes. Ce sont donc des dizaines de circonscriptions qui peuvent basculer dans l'escarcelle de la gauche de transformation sociale.

Ce sont 4 à 5 circonscriptions qui peuvent redevenir communistes ou Front de gauche, en Seine-Maritime et dans l'Eure, notamment la 4ème circonscription de l'Eure (Louviers/Val-de-Reuil) avec Arnaud Levitre, maire d'Alizay.

Il nous reste 5 semaines pour convaincre nos électeurs de poursuivre leur mobilisation et pour en gagner d'autres ! Contactez-nous !

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Pour information, quelques résultats (en rouge : l'Eure ou la Seine-Maritime) :

Les départements qui ont placé JLM en tête aux Présidentielles :

Ariège 26,77% 
Dordogne 22,97% 
Guyane 24,72% 
La Réunion 24,53% 
Martinique 27,36% 
Saint Pierre et Miquelon 35,45% 
Seine Saint Denis 34,03% 

Les départements qui ont placé JLM en seconde position aux Présidentielles :

Alpes Haute Provence 22,51% 
Ardèche 21,76% 
Aude 21,52% 
Bouches du Rhône 22,02% 
Corrèze 20,85% 
Cotes d'Armor 20,27% 
Creuse 21,11% 
Deux Sèvres 19,41% 
Essonne 21,88% 
Finistère 19,67% 
Gard 21,61% 
Gironde 21,84% 
Guadeloupe 24,13% 
Haute Garonne 23,69% 
Haute Vienne 22,33% 
Hautes Alpes 21,62% 
Hautes Pyrénées 23% 
Hérault 22,97% 
Île et Vilaine 19,7% 
Landes 20,15% 
Loire Atlantique 21,98% 
Lot 23,48% 
Nord 21,28% 
Pas de Calais 19,12% 
Puy de Dôme 21,99% 
Pyrénées Atlantiques 19,92% 
Pyrénées Orientales 21,14% 
Seine Maritime 22,2% 

Les communes de plus de 10 000 habitants qui ont placé JLM en tête aux Présidentielles :

Alfortville 27,25% 
Arcueil 33,35% 
Argenteuil 33,89% 
Athis Mons 27,65% 
Aubervilliers 41,1% 
Aulnay 33,81% 
Avignon 28,36% 
Bagneux 36,28% 
Bagnolet 40,23% 
Begles 33,63% 
Blanc Mesnil 37,91% 
Bondy 34,49% 
Bondy 34,49% 
Cenon 31,58% 
Cergy 32,2% 
Chalette sur Loing 27,7% 
Champigny 32,7% 
Chevilly La Rue 29,28% 
Choisy 32,44% 
Clichy sous Bois 36,34% 
Corbeil 31,05% 
Creteil 27,55% 
Dammarie les Lys 27,66% 
Dieppe 26,75% 
Drancy 33,48% 
Epinay sur Seine 36,33% 
Etampes 27,08% 
Evry 34,69% 
Floirac 30,41% 
Fort de France 27,49% 
Genevilliers 47,09% 
Grenoble 28,88% 
Ivry 39,67% 
La Courneuve 44,36% 
Le Havre 29,81% 
Le Lamentin 29,97% 
Le Mée sur Seine 28,57% 
Les Ulis 33,84% 
Lille 29,92% 
Lormont 29,58% 
Malakoff 32,82% 
Marseille 24,82% 
Meaux 25,86% 
Melun 26,26% 
Mitry Mory 30,64% 
Moissy Cremayel 30,21% 
Montfermeil 27,78% 
Montpellier 31,56% 
Montreuil 40,08% 
Nanterre 32,97% 
Neuilly sur Marne 28,43% 
Nimes 23,99% 
Noisy le Sec 37,43% 
Orly 35,98% 
Pantin 37,26% 
Pierrefite 39,92% 
Port de Bouc 44,33% 
Ris Orangis 26,9% 
Romainville 35,46% 
Rosny 27,06% 
Roubaix 35,85% 
Saint Denis 43,39% 
Saint Etienne 24,94% 
Saint Ouen 38,41% 
Saint Priest 24,53% 
Sarcelles 29,92 % 
Savigny le Temple 30% 
Sevran 36,46% 
Torcy 29,82% 
Toulouse 29,16% 
Tourcoing 27,95% 
Tremblay 35,51 % 
Valenton 42% 
Vaulx-en-Velin 38,52% 
Venissieux 35,73% 
Vigneux 28,6% 
Villejuif 33,7% 
Villeneuve d'Ascq 27,83% 
Villeneuve La Garenne 36,51% 
Villeneuve Le Roi 27,11% 
Villeneuve Saint Georges 32,56% 
Villepinte 35,65% 

Les communes de plus de 10 000 habitants qui ont placé JLM en seconde position  aux Présidentielles :

Albi 21,87% 
Amiens 24,87% 
Arles 25,78% 
Aubagne 25,67% 
Bayonne 23,11% 
Besançon 25,55% 
Beziers 20,28% 
Bordeaux 23,4% 
Bourges 21,73% 
Brest 22,8% 
Bretigny 25,35% 
Cachan 26,63% 
Caen 23,11% 
Calais 22,5% 
Cayenne 23,86% 
Chambery 24,69% 
Charleville Mezieres 22,04% 
Chatenay Malabry 22,16% 
Chelles 24,6% 
Clichy 29,58% 
Colombes 25,37% 
Dijon 21,89% 
Douai 23,71% 
Draveil 22,06% 
Dunkerque 22,58% 
Evreux 23,4% 
Fontenay aux Roses 20,67% 
Fontenay sous Bois 28,68% 
Fresnes 25,71% 
Gagny 23,92%
Istres 23,4% 
Kremlin Bicetre 27,28% 
La Rochelle 24,33% 
Les Abymes 24,9% 
L'Hay les Roses 23,43% 
Limoges 22,94% 
Livry Gargan 23,46% 
Longjumeau 23,77% 
Loos 26,9% 
Lorient 20,91% 
Martigues 29,54% 
Massy 27,37% 
Merignac 23,29% 
Metz 20,43% 
Montgeron 19,58% 
Mulhouse 22,74% 
Nantes 25,47% 
Neuilly Plaisance 22,38% 
Niort 23,51% 
Noisy le Grand 25,91% 
Palaiseau 22,38% 
Pau 21,95% 
Pavillons sous Bois 23,5% 
Perpignan 22,72% 
Pessac 24,52% 
Poitiers 26,7% 
Pontault Combault 23,03% 
Quimper 20,23% 
Rennes 25,86% 
Roissy en Brie 26,53% 
Rouen 25,9% 
Saint Amand les Eaux 23,3% 
Saint Nazaire 26,75% 
Sainte Genevieve des Bois 23,84% 
Sartrouville 23,54% 
Savigny sur Orge 20,92% 
Strasbourg 24,36% 
Thiais 21,9% 
Tours 23,48% 
Valence 22,8% 
Villenave d'Ornon 26,63% 
Villeurbanne 26,48% 
Villiers sur Marne 25,56% 
Viry Chatillon 22,91% 
Wattrelos 23,28% 
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 10:39

Le premier tour de l'élection présidentielle a été très disputé.

Quatre candidats se situent dans un mouchoir de poche : 4 points seulement séparent le premier du quatrième.

Au final, le second tour va se résumer à un choix entre le candidat de la finance, Emmanuel Macron, et la candidate de la haine, Marine Le Pen.

Notre département, traditionnellement à droite, accentue ces écarts. Notre canton ne déroge pas à la règle.

Heureusement, la haine ne l'emporte pas partout et Jean-Luc Mélenchon triomphe dans de nombreuses mairies communistes, dans l'Eure (Alizay par exemple) comme en Seine-Maritime (Dieppe, Gonfreville-l'Orcher, Oissel, Tourville-la-Rivière,...). Mais c'est aussi le cas au Havre !

Tout cela laisse planer une grande incertitude pour les Elections Législatives de juin.

Plusieurs circonscriptions peuvent désigner un candidat du PCF / Front de gauche, comme la quatrième circonscription de l'Eure (Val-de-Reuil / Louviers / Pont-de-l'Arche / Gaillon) où Arnaud Levitre, maire d'Alizay, part avec de solides atouts et les bons résultats de Jean-Luc Mélenchon.

Sur notre circonscription, le candidat des Républicains, Bruno Le Maire, ne part pas en position facile : en froid avec le camp Fillon, il est menacé par le Front National.

Espérons que l'espoir né de ce premier tour de l'élection présidentielle, avec l'excellent score de Jean-Luc Mélenchon, permettra de mettre en déroute les conservateurs de la droite dure et de l'extrême-droite, au profit des progressistes rassemblés autour des candidats de la France Insoumise et du Front de Gauche !

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Published by Solidaire - dans Autour du canton
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 14:43

Un petit contre-pied de l'actualité française, en oubliant un temps l'élection présidentielle, et en refusant de sombrer dans la panique organisée après la nouvelle agression islamiste sur Paris.

Cet article sur le Venezuela peut paraître éloigné des réalités françaises. Finalement non !

Les pratiques des Etats-Unis et de leurs vassaux dans les pays considérés comme rebelles, ou la manipulation de l'information par les médias, pour transformer les faits dans le sens des intérêts impérialistes, sont des techniques de communication et de manipulation des opinions publiques qui pourraient, un jour, toucher la France si un gouvernement progressiste arrivait aux affaires.

Solidaire

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Dans le court terme informe et fébrile qui constitue l’horizon mental du consommateur d’actu européen, défile à toute vitesse le film « Venezuela ». Depuis quatre ans, les causes de la guerre économique lancée contre le gouvernement bolivarien sont remplacées par leurs effets, pour en rejeter la responsabilité sur… le gouvernement bolivarien. Plus amusant : ce 30 mars 2017, les grands groupes médiatiques habillés de papiers journaux comme « la Libre Belgique » diffusent la vulgate mondiale d’un « coup d’Etat du président Maduro ». Cette transformation du réel en son contraire par les médias de droite – majoritaires au Venezuela – et par leurs commanditaires internationaux, est tellement énorme et constante qu’elle indiffère la majorité de la population concernée.

L’architecture de la séparation des pouvoirs au Venezuela ressemble à celle de la France, mais en moins monarchique : le pouvoir juridique, législatif et exécutif s’équilibrent de manière plus subtile. Dans ce cas le Tribunal Suprême de Justice a décidé d’assumer les fonctions de l’Assemblée Nationale tant que sa majorité de droite continuera à ignorer les verdicts de la justice – par exemple sur les élections frauduleuses de certains de ses députés – ou de reconnaître les institutions démocratiques – ses députés viennent d’appeler à l’intervention extérieure contre le gouvernement issu des urnes. Comment l’Europe, possédée par les médias, pourrait-elle en être informée ? Comment pourrait-elle faire autre chose que croire au storytelling de la puissance qui veut détruire la démocratie participative du Venezuela avec un arsenal économico-médiatique bien plus puissant que celui qui détruisit le socialisme de Salvador Allende ? « Les médias font passer les coups d’Etat modernes comme étant une défense de la démocratie » explique l’ex-rédacteur en chef du Monde Diplomatique Maurice Lemoine (1).

La voix de Haïti, première république libre d’Amérique Latine, qui vient de s’élever au sein de l’OEA (organisme connu par les historiens pour ses appuis aux interventions de Washington en Amérique Latine) a valeur de rappel moral. Si tant est qu’on peut encore l’entendre au fond de la caverne de Platon.

Thierry Deronne, Venezuela, 30 mars 2017

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Discours prononcé par Harvel Jean-Baptiste, Ambassadeur de Haïti auprès de l’OEA, le 29 mars 2017

Monsieur le Président,

L’Organisation des États américains dont Haïti est membre fondateur depuis sa création en 1948, reconnaît, avec l’entrée en vigueur de sa charte en 1951, quatre langues officielles de travail, dont l’anglais, l’espagnol, le portugais, et le français, qui est également l’une des langues officielles de la République d’Haïti.

Nous considérons que c’est un manque de respect vis-à-vis de la République d’Haïti, lorsque le Secrétaire général s’autorise de faire circuler un rapport qui concernerait une situation dans la région, sans se donner la peine de nous en faire avoir copie dans notre langue officielle qui est aussi, je le répète, l’une des quatre langues officielles de l’organisation.

Sur cette base, la République d’Haïti voudrait demander qu’il soit noté dans les procès-verbaux de ce Conseil permanent, que nous considérons ledit rapport du secrétaire général Luis Almagro concernant une situation au Venezuela comme une rumeur, car nous n’en avons pas pris connaissance selon les normes tracées par l’organisation.

Toutefois, cette rumeur nous préoccupe profondément et à plus d’un titre. Il est surprenant que le secrétaire général, Luis Almagro, recommande la suspension du Venezuela dans l’organisation et exige des « élections générales sans délai et à tous les niveaux » dans ce pays. (1)

Monsieur le Président,

Face à de tels agissements du secrétaire général, la situation est plus que grave pour notre Organisation. Avec de telles recommandations, le secrétaire général n’a pas seulement outrepassé ses prérogatives, il a aussi voué un mépris inadmissible aux principes fondamentaux consacrés dans la charte de l’organisation.

En effet, nous devons rappeler que, selon l’article premier de la Charte de l’OEA, « aucune disposition ne l’autorise à intervenir dans des questions relevant de la juridiction interne des Etats membres ».

De même, selon l’article 2 et 3 de la charte, l’OEA se donne pour principes d’ « encourager et consolider la démocratie représentative dans le respect du principe de non-intervention ainsi que « le respect de la souveraineté et de l’indépendance des Etats ».

Dans ces conditions, nous sommes absolument consternés devant le fait que le secrétaire général de l’OEA peut seulement songer à appeler à « la convocation d’élections générales sans délai et à tous les niveaux » dans un État membre de l’organisation ayant un président en fonction dont le mandat court jusqu’à 2019 !!! (1)

Monsieur le Président,

Le moment est grave. Il dépasse de loin la question du Venezuela. Les agissements du secrétaire général fragilisent notre organisation. Ses actes ne nous rassurent pas du tout pour ce qui concerne la paix et la stabilité dans la région. Si nous laissons le secrétaire général, comme il le fait, s’immiscer sans réserve dans les affaires internes d’un pays et au détriment du principe du respect de la souveraineté des Etats, bientôt Haïti et d’autres pays de la région seront eux aussi victimes de cette même dérive de l’organisation.

Monsieur le Président, Mes chers collègues,

Vous n’êtes pas sans savoir que mon pays, Haïti, est l’un des pays ayant connu une difficile transition vers la démocratie. L’expérience d’Haïti nous enseigne qu’il ne saurait y avoir ni promotion ni protection de la démocratie dans un pays à coups de sanctions. Nous devons donc tirer leçon de l’expérience haïtienne. Seuls le dialogue, la recherche du compromis, la médiation non partisane et sans ingérence, peuvent protéger et promouvoir la démocratie dans la région. Nous profitons à cet effet de l’occasion pour remercier le Conseil permanent de l’OEA, pour le rôle médiateur qu’il a joué sans ingérence et sans menaces de sanctions, dans les négociations haïtiano-haïtiennes qui ont abouti au dénouement heureux du processus électoral en Haïti.

Force est alors de constater que les sanctions ne sont pas la solution.

De ce fait, il est impératif de défendre l’OEA contre toute instrumentalisation qui peut en être faite au détriment des intérêts d’un Etat membre. Ainsi notre appui au Venezuela relève-t-elle fondamentalement d’une question de principe. Si nous autorisons la menace de ce coup d’Etat maquillé contre le gouvernement élu du Venezuela, nous ne pourrons pas empêcher qu’on en fasse de même, à l’avenir, contre d’autres pays des Amériques.

Dans cette perspective, ce qui se passe à l’OEA en cet instant même, augure des jours sombres pour l’Organisation hémisphérique et pour notre région. L’Organisation des Etats Américains n’a jamais été aussi divisée. La convocation d’une réunion du Conseil permanent pour débattre de la situation d’un Etat-membre, sous la menace de suspension de cet Etat, et en cherchant à pousser vers des élections anticipées contre un Président élu, tout cela nous fait craindre la mise en œuvre d’un agenda qui ne correspond ni à l’esprit ni à la lettre de la Charte de notre organisation.

Face à cet agenda qui ne peut que fragiliser l’organisation, la délégation haïtienne voudrait soutenir que la meilleure solution reste et demeure la voie du dialogue. Nous supportons le dialogue et la négociation entre les acteurs vénézuéliens eux-mêmes afin de trouver une issue à la situation politique dans leur pays. Nous soutenons également toutes les formes de médiation non partisane, qui respectent les principes de la souveraineté des Etats et qui croient que, comme nous l’a enseigné l’expérience haïtienne, la solution définitive ne peut venir que des acteurs eux-mêmes, dans le respect des principes constitutionnels qui régissent la vie politique interne du pays. Je vous remercie.

Source : http://www.lenouvelliste.com/article/169601/oea-venezuela-la -position-dhaiti

Notes

1 – Le Venezuela, depuis la révolution bolivarienne, a organisé un nombre record de scrutins (une vingtaine) en 18 ans, reconnus comme transparents par les observateurs de l’Union Européenne, de l’Organisation des États Américains ou de l’Association des Juristes Latino-américains. Selon l’ex-président du Brésil Lula da Silva, il s’agit d’un “excès de démocratie”. Pour Jimmy Carter qui a observé 98 élections dans le monde, le Venezuela possède le meilleur système électoral du monde. En mai 2011 le rapport de la canadienne Fondation pour l’Avancée de la Démocratie (FDA) a placé le système électoral du Venezuela à la première place mondiale pour le respect des normes fondamentales de démocratie.
2 – Maurice Lemoine, Les enfants cachés du général Pinochet (précis de coups d’Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation), Don Quichotte, Paris, 2015

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