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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:07

Retour d'Ayrault, de certains écolos, disparition du secrétariat d'état aux droits de la femme,.. voilà un remaniement opportuniste et cacophonique !

Il voulait montrer l'ouverture, à l'heure où sa politique est dénoncée au sein de ses propres rangs et après le départ de Christaine Taubira. Par le remaniement du gouvernement, François Hollande tente de prouver qu'il incarne encore le "rassemblement".

Voilà donc une nouvelle version du gouvernement Valls faite de bric et de brocs, où chacun fait des contorsions pour justifier sa place.

Ainsi, Autant Jean-Marc Ayrault que Emmanuel Cosse entre au gouvernement en plein vote sur la déchéance de nationalité alors qu'ils la dénonçaient publiquement il y a quelques jours ! C'est pourtant ce sujet qui touche aux valeurs mêmes de la gauche et de la démocratie qui aura poussé Christiane Taubira hors du gouvernement ! Les deux entrants n'ont pas les mêmes scrupules semble-t-il !

Dans la même veine, il aura fallu que François Hollande annonce un référendum local sur l'aéroport Notre-Dame-des-landes pour que les nouveaux ministres écologistes puissent justifier leur entrée au gouvernement. Un référendum sur quelle question d'ailleurs ? Et si la réponse est favorable à l'aéroport ?... Bref ! De la poudre aux yeux !

Le retour de Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, vient en contradiction du départ de Christiane Taubira, figure de proue du parti. Une incohérence interne qui va certainement soulever des débats internes houleux.

Et ne parlons pas des nombreux départs-remplacement au sein du gouvernement. Des départs qui, en dehors de celui de Laurent Fabius pour la planque du Conseil constitutionnel, n'ont pas été clairement expliqués : des désaccords ? des sanctions ? ...

Seule fait notable, la disparition du secrétariat d'état aux Droits de la Femme, désormais rattaché à la Famille. La Femme et la famille, voilà bien une vision conservatrice de la société ! Les féministes ont d'ailleurs vivement réagi et Marie-Georges Buffet, pour le PCF, également.

En pleine déroute dans l'opinion publique, alors que le Parti socialiste est au bord de l'explosion et que ses alliés se défilent les uns après les autres, Hollande et Valls ont tenté une opération de relooking médiatique.

Ce changement d'équipe gouvernementale ne changera pas sa ligne politique libérale et conservatrice mais cela aura au moins l'intérêt, pour lui, se semer la zizanie chez les écolos et les radicaux.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 19:38

322 députés seulement ont pris part au vote hier sur le sujet de la réforme constitutionnelle qui propose de permettre la déchéance de nationalité pour les binationaux impliqués dans des actes de terrorisme.

322 députés sur 577 malgré le battage médiatique sur la question ? S’agit-il de désintérêt des élus absents ou de couardise ? En tout cas, les 4 députés de droite du département de l’Eure ont brillé par leur absence !

Malgré l’union Sarkozy-Hollande-Valls sur le sujet, tant Les Républicains que les Socialistes se sont divisés : 32 députés de droite Pour le texte, 30 Contre et 6 absentions ; 119 socialistes Pour, 92 Contre et 10 abstentions !

Malheureusement, le seul député socialiste eurois, François Loncle, a voté pour cette loi honteuse.

Au final, ce sont seulement 162 députés qui ont voté pour la déchéance de nationalité contre 148. Sachant qu’il faudrait que Sénat et Assemblée Nationale se réunissent ensembles, en Congrès, pour voter exactement le MÊME texte à la majorité des 2/3 pour que cette réforme passe, il y a de quoi s’inquiéter pour le gouvernement !...

Les députés communistes, comme la grande majorité des députés écologistes, ont voté contre ce texte. Seul l’ex-écologiste François de Rugy a voté Pour mais certains estiment qu’il espère le ministère de l’écologie ?

Autant sur l’état d’urgence, qui suspend les libertés fondamentales sans garanties de contrôle par la justice ou les citoyens, que sur la déchéance de nationalité, les élus communistes rejettent les propositions gouvernementales.

Sur ce dernier point, en dehors de toute considération républicaine (peut-on retirer la nationalité à des citoyens français ?), on se demande en quoi cette mesure aura un impact sur la radicalisation de certains et sur leur passage à l’acte ? Quand on est prêt à mourir pour une cause, on se fiche complètement de perdre sa nationalité !?...

Cette mesure est purement de l’habillage et de la mystification. Elle répond plus à des considérations politiciennes pour répondre à des attentes émotionnelles des Français qu’à une véritable réflexion sur les causes de la radicalisation de certains.

C’est une mesure digne du Front National. Elle faisait d’ailleurs partie de son programme. Par pur esprit politicien, les deux députés FN ont pourtant votés contre !? Ne surtout pas voter comme le PS et la droite !

Le débat autour de cette mesure à gauche à montrer le clivage entre ceux, notamment chez les « frondeurs », qui refusent des choix politiques en totale contradiction avec les valeurs républicaines et les valeurs de la gauche, et ceux qui ont accepté le virage libéral de l’appareil socialiste, sous la houlette de Manuel Valls.

L’avenir parait compliqué pour le PS. Manuel Valls, minoritaire au dernier congrès, et largement, a pourtant réussi à imposer une ligne sociale-libérale digne des Travaillistes britanniques ou des sociaux-démocrates allemands. Un coup de force qu’acceptent certains… mais pas tous.

Jusqu’à quand les militants et responsables socialistes qui croient encore en une alternative au libéralisme vont-ils tolérer cette ligne politique ? Ont-ils encore la possibilité de reprendre le contrôle du Parti socialiste ? Les électeurs de gauche, eux, ont tranché en quittant massivement les urnes lors des dernières élections.

Le PS semble avoir enfin fini sa mutation. Il ne fait désormais plus partie des forces de gauche, quoi qu’en disent ses responsables.

Il est temps que renaisse une force alternative au libéralisme, qu’il se revendique de gauche ou de droite.

Rappelons une nouvelle fois que le Parti communiste et le Front de gauche continuent de se battre, malgré le silence médiatique, pour constituer ce pôle populaire et progressiste dont le peuple de France a besoin pour rebâtir un avenir collectif à notre société, pour remobiliser les forces de la jeunesse et rompre avec un apartheid social qui amène une frange de la population vers des extrêmes dangereux pour le peuple lui-même.

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 11:24

Omniprésente en 2015, d'élections en vague d'attentats, la fille de Jean-Marie Le Pen et compagne du numéro 2 du FN s'absente un mois des médias et... dégringole dans les sondages. La popularité du FN est bien le fruit d'une campagne médiatique bien orchestrée !

24 % de bonnes opinions, c'est encore beaucoup. Mais c'est déjà 3 points de moins qu'en décembre dernier.

Il semble bien que la côte de popularité de Marine Le Pen soit corrélée à ses passages médiatiques. Un lien qui donne raison à ceux qui dénonce l'omniprésence du FN dans les médias ces derniers mois.

Car, le FN a beau continuer de jouer la victime d'un ostracisme médiatique, la réalité montre l'inverse : le FN est bien traité par les médias, voir particulièrement choyé. C'est ainsi que certains ont fini par se poser la question des attentions toutes particulières de BFM à l'égard du FN, alors que la chaîne d'information permanente invitait les caciques du parti d'extrême droite tous les quatre matins.

Et il suffit que n'éclatent plus les bombes et que les médias ne tendent plus micros et caméras à l'égérie frontiste pour que sa cote de popularité perde 3 points.

Le FN cherche en interne une stratégie pour convaincre une majorité de Français de lui céder les clefs du pouvoir. Une recherche qui risque d'être complexe alors qu'un sondage publié aujourd'hui indique que 56 % des Français considèrent toujours le FN comme un danger pour la démocratie.

Peut-être qu'une bonne guerre et une défaite française l'aiderait un peu ? C'est comme ça que la France a connu son seul passage sous tutelle d'extrême-droite. C'était en 1940 avec la capitulation signée par le Maréchal Pétain et la mise en place d'un gouvernement de Collaboration avec le nazisme.

Autre solution : demander un nouveau coup de pouce aux médias ?

Une hypothèse toujours valable car, depuis 2008, le capitalisme connait une crise de fonds qu'il se révèle incapable de dépasser, pris dans ses contradictions entre nécessité de subvenir a minima aux biens primordiaux des populations et sa raison d'être : l'enrichissement d'une classe réduite de possédants (les "capitalistes" : banquiers, actionnaires) et sa garde rapprochée (hauts cadres, classe politique pro-capitaliste, médias,...).

L'extrême-droite a servi de tout temps de soupape de sécurité pour éviter l'effondrement du système, localement ou mondialement. On se souvient du fascisme et du nazisme soutenus par les grands patrons des années trente en réaction à la montée du communisme (après la victoire de la Révolution russe), des dictatures militaires de l'après-guerre en Grèce (les "Colonels"), en Espagne (Franco soutenue par Hitler et Mussolini puis par... les Etats-Unis et l'Europe), au Portugal (Salazar), au Chili (Pinochet), au Brésil, au Paraguay (Stroessner), en Indonésie (1 million de communistes assassinés !), etc.

Ailleurs, le capitalisme et ses régimes "démocratiques" n'hésitent pas à soutenir l'insoutenable et à mener des guerres (sous couvert de démocratie, bien sûr) pour renverser des gouvernements qui n'obéissent pas aux règles du commerce international : Cuba (1961 : échec de "la baie des Cochons"), la Grenade (1982), l'Iraq (1991), la Libye (2011),..

Enfin, quand les états capitalistes n'y vont pas directement, ils soutiennent les pires réactionnaires pour mener à bien le travail de sape d'un régime indésiré : l'Afghanistan des années 80 (régime communiste) et la Syrie actuelle (régime laïque) ont ainsi été les premières victimes de forces obscurantistes se revendiquant d'un islam radical (Al Qaïda, Etat Islamique) qui, aujourd'hui, se retournent contre leur créateur.

Plus proche, l'Ukraine a connu une fausse révolution populaire, menée avec le soutien officiel de l'Occident et de ses médias. Un gouvernement pro-russe, corrompu mais légalement élu, a été renversé au profit d'un gouvernement pro-occidental, lui aussi corrompu... et complètement contrôlé par des forces nationalistes et publiquement néo-nazies. La boucle est bouclée.

La France, comme le reste de l'Europe, souffre non pas d'un manque de libéralisme ou de compétitivité. Elle souffre d'un capitalisme mondialisé qui soumet notre société aux règles mortelles de la concurrence entre travailleurs du monde entier. Quel objectif de compétitivité en France permettra de rivaliser avec des pays pauvres où règne le travail des enfants et une absence de règles de salubrité et de sécurité au travail ?

C'est bien le capitalisme mondialisé qui est en cause dans cette crise aggravée depuis 2008 !

C'est au modèle économique qu'il faut s'attaquer !

En dénonçant les "étrangers", les immigrés ou les migrants, comme responsables de tous les maux de la France, l'extrême-droite permet au système de trouver une voie de défoulement pour des millions de Français qui ne trouvent plus de solutions ou d'explications à l'effondrement du modèle social français. Faillite d'une certaine gauche, la nôtre, et trahison des héritiers de Mittérand.

L'extrême-droite n'est pas une menace pour le système lui-même. C'est la dernière carte de ce système pour assurer sa survie, un système prêt à sacrifier sa classe politique et les libertés fondamentales des citoyens si nécessaires.

Marine Le Pen et ses acolytes n'est donc une menace que pour nos libertés individuelles.

C'est toute la contradiction des médias dominants, coincés entre la nécessité de promouvoir cette solution de secours du capitalisme et crainte de perdre ce qui permet leur existence, la liberté d'expression.

Comme Al Qaïda en son temps, ou comme Hitler avant, il se pourrait bien que la créature et les forces qu'elle représente échappe à ses créateurs. Pour le plus grand malheur de ceux qui y voyait une alternative à un système décrédibilisé.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 16:26

Depuis des années, nous faisons partie de ceux qui dénoncent le mythe d'une révolution ukrainienne qui aurait renversé un gouvernement corrompu et autoritaire pour imposer un gouvernement forcément démocrate puisque pro-occidental.

Alors que le ministre (lituanien) de l'économie annonce sa démission face à l'impossibilité de "réformer" un pays soumis au pouvoir des oligarques, ce reportage de Canal+ ouvre enfin une fenêtre médiatique sur la réalité de cette révolution.

Une première qui permettra peut-être de voir autrement la situation dans l'est-ukrainien, dans ce que les médias continuent encore d'appeler les zones séparatistes ou "pro-russes" de Donetsk.

Solidaire

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"Il y a deux ans, en février 2014, la révolte bat son plein en Ukraine. Sur la place Maïdan, ceux que l'on appelle les combattants de la liberté font tomber le président "prorusse" Ianoukovytch. Fer de lance du mouvement : des bandes armées d'extrême-droite, soutenues en sous-main par Washington. C'est ce que nous n'avions pas vu. Comme nous n'avions pas vu un massacre de masse à Odessa, commis par les nationalistes ukrainiens. Pour la première fois en France, nous menons l'enquête.

Dans un pays de 45 millions d'habitants, fragilisé par la crise économique et la politique libérale du nouveau gouvernement, les nationalistes ukrainiens demandent des comptes, au nom de la révolution qu'ils ont menée. Une révolution qu'ils ont kidnappée.

Pour SPECIAL INVESTIGATION, Paul Moreira fait tomber les masques de l'Ukraine d'aujourd'hui et enquête aux avant-postes de la nouvelle Guerre Froide, entre l'Est et l'Ouest."

 

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 15:12

Le Parti communiste organisait ce samedi un rassemblement pour défendre les valeurs républicaines mises à mal par un gouvernement Valls - Hollande qui a complètement versé dans les thèses conservatrices et sécuritaires de la droite et de l'extrême-droite.

Un gouvernement déchéant

En reprenant l'idée de déchéance de nationalité, le gouvernement copie lamentablement la droite et le Front national à des fins politiciennes. Cette mesure est grave car elle ne répond en rien à la demande de sécurité des Françaises et des Français durement touchés par les attentats de 2015. Qui peut croire que la déchéance de nationalité arrêtera un terroriste ? Personne, même pas Manuel Valls qui préfère parler de symbole. Ce qui est d'autant plus grave, car parler de « symbole » pour diviser la communauté nationale en blâmant et stigmatisant une partie des français est irresponsable et inadmissible.

État d'urgence

Cet État d’exception a été mis en place au lendemain des attentats de novembre dernier. Sa première prolongation de trois mois a déjà eu pour conséquence de nombreuses atteintes aux libertés. On se souvient des assignations à résidence des « dangereux » militants écologistes pendant la COP 21 ! Cet état d'urgence encourage également un flou dans les interpellations qui ouvre la porte à toutes les dérives. Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible donc des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat.

Censées accélérer et faciliter la lutte contre le terrorisme, les assignations à résidence et les perquisitions qui ne s'y rapportent pas se multiplient.

Ces abus doivent cesser et l’État d'urgence ne doit pas être prolongé, des lois existent pour lutter contre le terrorisme, encore faudrait il renforcer les moyens de la police et de la Justice.

Le manque de moyens de la Justice est devenu structurant et l'autorité judiciaire est marginalisée au profit du parquet et des préfets, c'est à dire du pouvoir exécutif. La justice doit être indépendante pour qu'elle puisse correctement faire son travail.

La peur pour nous faire taire ?

Avec cette réforme constitutionnelle, ce sont les fondamentaux de la démocratie qui sont attaqués au motif de la défendre. Un climat de peur est encouragé, les médias et les dirigeants politiques parlent tels de véritables chefs de guerre afin que la réduction des libertés fondamentales apparaisse comme une conséquence logique à la période que nous vivons. La polarisation sur les peurs, la panique, la répression syndicale avec les Goodyear cache également de fortes régressions sociales telle que la réforme du code du travail en préparation.

Cet état d'urgence cache, on le voit, de réelles atteintes à la démocratie (lors de la COP21 par exemple) et fait peser de lourdes menaces pour l'avenir comme le montrent les propos de la droite qui dénonce les manifestations de taxis "alors qu'il y a l'Etat d'urgence".

La démocratie est également enterrée avec la réforme constitutionnelle qui a entériné la fusion des Régions et qui amène certaines communes à passer au dessus des citoyens et à fusionner pour éviter des baisses de dotations de l'Etat.

La mobilisation pour la liberté et pour se libérer de l'austérité, c'est cela l'urgence.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 12:00

Avec le débat ouvert sur la déchéance de nationalité, c'est un pas que fait le gouvernement Valls et le Parti "socialiste" vers l'application de l'idéologie raciale du droit du sang, cher à la droite dure et à l'extrême-droite.

De tout temps, la France a agrégé des hommes et des femmes venus de pays proches ou lointains.

Belges, Italiens, Arméniens, Polonais ou Espagnols avant-guerre, Espagnols, Portugais, Marocains, Algériens ou Tunisiens dans l'immédiate après-guerre, constituent les premières vagues d'immigration économique ou politique qu'a connu la France moderne, souvent à la demande du capitalisme français, de son industrie.

Plus récemment, d'autres pays ont vu des jeunes rejoindre notre pays, souvent pour raisons économiques, depuis l'Afrique noire ou l'Asie essentiellement.

Aujourd'hui, ce sont plusieurs dizaines de millions de Français qui comptent au moins un grand parent étranger. Parmi eux, beaucoup possèdent la double nationalité.

Le débat sur l'identité nationale, propulsé dans les médias sous Sarkozy, met en avant des thèses qui sont très éloignées de l'Histoire de la France et de notre héritage républicain, basés tous les deux sur une règle simple : le droit du sol. Tout enfant né en France de parents y demeurant est Français.

Cette règle simple confère à chaque enfant, puis à chaque adulte les mêmes droits et mêmes devoirs.

Insérer une différence selon l'origine des parents, selon les désirs de l'extrême-droite, c'est créer un statut de citoyen de seconde zone, des habitants de notre pays qui ne bénéficieraient plus des mêmes lois, des mêmes règles sociales, que les autres.

Le passé a montré ce que donnait cette différenciation. Sans aller jusqu'à l'Allemagne nazie ou la France de Pétain et leurs statuts des Juifs et des Tsiganes, les Etats-Unis des années 50 et, plus récemment, l'Afrique du Sud de l'Apartheid ont voulu séparer leurs citoyens selon des critères ethniques et raciaux.

En ouvrant la porte à une différenciation entre citoyens Français sur des critères de nationalité des parents, le Parti socialiste glisse le débat sur la lutte contre le terrorisme sur un terrain ethnique et religieux, là où ce sont des dérives sectaires qui sont en cause.

Pire, le gouvernement sous-tend que les Français double-nationaux constituent un vivier à terroristes alors que les observateurs de la radicalisation islamiste attirent l'attention des pouvoirs publics sur ces jeunes Français de culture chrétienne qui se convertissent à l'islam et dont une frange bascule rapidement vers l'islam le plus radical.

Lutter contre la dérive sectaire islamiste ne peut pas rimer avec une ségrégation renforcée des jeunes d'origines immigrée ! Bien au contraire, c'est par l'isolement social de certains jeunes et le rejet raciste qu'ils vivent que s'effectue leur conversion à un message radical de l'islam !

En apportant de l'eau aux thèses néfastes de l'extrême-droite, le gouvernement et le PS ne font qu'attiser le discours de haine porté par les militants et cadres d'extrême-droite.

C'est ainsi qu'une élue FN de Villers-Cotterêts (département de l'Haine), Annie Pirckher, affirme sur les réseaux sociaux : "Pourquoi accorder tant d'indulgence à des êtres qui n'en valent pas le coup", ... "Juste les expédier du haut d'un avion dans leur pays d'origine que cela leurs plaisent ou non, bien sure accompagnés par une centaine de têtes de porcs et déversser du sang de porc par dessus tout. Pour moi c'est le seul chatiment a leurs accordés."

La Haine rajoutée à la Haine.

Acculé économiquement, enfermé idéologiquement dans le plus sectaire des libéralismes, le gouvernement socialiste tente de gagner des points dans l'opinion publique sur le terrain sécuritaire et de la lutte contre le terrorisme. Quitte à sombrer dans le populisme le plus dangereux et à porter un discours qui connait, malheureusement, une certaine audience, celui de l'extrême-droite.

Posons-nous les questions essentielles : qu'est-ce qui amène certains jeunes à basculer dans l'idéologie sectaire et violente du terrorisme takfiriste ?

Répondre à ces questions n'empêche pas de lutter contre les prédicateurs radicaux, ni de condamner ceux qui sombrent dans la violence, mais cela permettrait de réduire considérablement le nombre de candidats au djihad.

Seulement, s'attaquer aux racines du mal nécessite de remettre en cause les fondements même des politiques publiques menées ces trente dernières années et qui ont mené à fracturer l'unité des classes populaires en opposant les Français selon leurs origines, leurs quartiers, leur niveau d'exclusion, des politiques qui ont décrédibilisé le message des enseignants et brisé un système éducatif égalitaire et gratuit.

Au final, ce débat sur la double nationalité apparaît comme une nouvelle fuite en avant d'une classe politique qui veut donner l'illusion du mouvement mais qui refuse de remettre en cause ses choix politiques et économiques.

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 17:29

Pendant que Manuel Valls et son gouvernement de droite appliquent un point du programme du Front National, la déchéance de nationalité pour actes de terrorisme, c'est le silence complet de la France sur les actes de guerre menés par la Turquie à l'encontre des combattants kurdes anti-DAESH en Syrie et en Iraq, et contre les civils kurdes en Turquie et leurs élus.

Un silence coupable vis-à-vis d'un gouvernement turc en pleine dérive autoritaire, dont le Président vante les mérites du régime nazi, et qui est de facto un soutien à DAESH en laissant passer ses recrues vers la Syrie et en achetant le pétrole des territoires sous contrôles des islamistes takfiristes.

Le Parti communiste réagit aux actes criminels du gouvernement turcs contre les Kurdes.

Solidaire

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Le président turc, R.T. Erdogan, a franchi un nouveau pas dans l’abjection. Il vient de citer l’Allemagne nazie en exemple pour défendre l’établissement d’un régime présidentiel fort qu’il veut instaurer contre la volonté de son peuple. Cette infamie s’inscrit dans l’accentuation de sa politique de terreur. Le déchaînement de violence contre les Kurdes constitue un crime contre l’humanité qui a déjà fait, en quelques semaines, plus de 3000 victimes et 200 000 déplacés dans les villes placées sous blocus par l’armée et la police. Les attentats, les assassinats politiques, les arrestations d’élus et de journalistes s’amplifient. Les bombardements contre les forces kurdes, notamment le PKK, qui combattent les criminels de Daesh, s’intensifient en Syrie (Rojava) et en Irak. Les migrants qui fuient les conflits sont livrés, sur le territoire turc, aux trafics mafieux dans l’impunité la plus totale.

Pendant ce temps, la France, l’UE et l’OTAN se rendent complices d’Erdogan par leur silence, leur soutien et leur soumission à ses injonctions.

Le PCF exprime sa solidarité avec les démocrates turcs, le peuple kurde et avec le co-président du HDP, S. Demirtas, aujourd’hui gravement menacé. La duplicité et le cynisme avec R.T. Erdogan doivent cesser. La France et l’UE doivent peser de tout leur poids pour faire respecter la démocratie et les droits humains en Turquie.

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 11:26

Facilité par la promotion et la banalisation des propos racistes en politique, la haine s'exprime désormais ouvertement en France.

Le discours lepéniste, martelé depuis trente ans avec le soutien des médias, trouve aujourd'hui une oreille attentive auprès de nombreux citoyens, épuisés par une crise économique apparemment sans fin, par une gauche aujourd'hui alignée sur les dogmes libéraux et décérébrés par des médias vecteurs de jeux débiles et de course à l'argent facile.

L'omniprésence médiatique du FN et les événements terroristes de ces derniers mois ont libéré la parole raciste ces derniers mois. Les actes racistes se multiplient également ces derniers mois dans une dérive logique et mortelle pour la démocratie et la justice française.

Ainsi, les actes islamophobes connaissent une croissance de plus de 200 % depuis début 2015.

Dernier événement en date, la manifestation clairement nationaliste et raciste qui s'est déroulée en Corse ces derniers jours.

Si l'agression dont ont été victimes les pompiers dans le quartier populaire des Jardins de l'Empereur à Ajaccio est totalement inadmissible, la manifestation nationaliste et les violences qui ont suivi le sont encore moins : appliquer une violence aveugle à tout un quartier, saccager des voitures, des scooters, des commerces et un lieu de culte comme punition collective contre des actes de quelques uns porte un nom, celui de pogrom. Ce genre de pratique rappelle les pires années de l'histoire européenne, en Russie tsariste, en Pologne ou en Allemagne durant les années 30.

Pour certains, le raccourci entre la délinquance de quelques uns et la communauté dont ils sont originaires est facile. Un peu comme si des violences anticatholiques avaient touché la France après les révélations de la justice sur le silence du Vatican sur les actes de pédophilies en Irlande et ailleurs ! Un peu comme si les Marseillais avaient saccagé les biens des Corses installés dans leur ville lorsque le grand banditisme y était contrôlé exclusivement par des bandes venus de cette île !... Absurde.

L'époque actuelle fait volontairement l'impasse sur l'analyse sociologique et historique des causes de la délinquance, de la création de ghettos sociaux et de l'exclusion sociale et culturelle qui frappe durement et en premier les familles immigrées pauvres en période de crise. Faire cette analyse, c'est faire aussi le procès d'une économie capitaliste incapable de satisfaire les besoins de la population, et de politiques qui ont concentré la misère et les difficultés, sociales et culturelles, dans des quartiers populaires périphériques. Cela, le système ne le permet pas.

Comme explication à la délinquance et à la radicalisation, ne reste que le discours raciste que véhicule le FN et que relaient de bonne grâce les médias dominants, quoiqu'en disent les frontistes.

Pour les démocrates, pour les militants d'un changement social réel, progressiste, l'heure est au réveil. Ne laissons plus le discours raciste s'exprimer publiquement ! Combattons ce discours avec une analyse qui parte du réel, des choix politiques et économiques qui sont pris et qui mènent nos sociétés au chaos économique et à la guerre civile !

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 11:25

Avec 4 751 voix d'avance, et 0,35 point, la droite ravit la Région Normandie à la gauche.

Les sondages ne s'étaient pas trompés en annonçant un résultat serré entre droite et gauche au soir du second tour de l'élection régionale.

Malheureusement, c'est la droite qui l'emporte d'une très très courte avance : 4 751 voix sur un total de 1 360 720 suffrages exprimés ! 0,35 % des votants ! !...

Pendant les 6 années à venir, c'est donc une droite inexpérimentée à la Région qui devra gérer une collectivité aux pouvoirs élargis et qui aura, comme première mission, d'assurer la fusion des deux anciennes Régions.

Il est à craindre, à entendre le discours libéral et austéritaire de la droite, que les usagers, les associations et les fonctionnaires territoriaux soient les premières victimes de ce changement de couleur politique.

Sur le fonds, c'est plus le gouvernement socialiste et sa politique qui ont été sanctionnés que la gestion régionale, absente des débats. Le climat d'inquiétude causé par les attentats terroristes de janvier et de novembre a fini de créer un climat favorable à ceux qui tiennent un discours guerrier. L'agressivité et la colère pour répondre à la violence et à la bêtise ? Un cercle sans fin qui a causé tant de guerres et de crimes au travers de l'Histoire mais que nombre d'électeurs a néanmoins choisi.

A gauche, le résultat du Front de Gauche, mené par le maire communiste de Dieppe, Sébastien Jumel, est encourageant mais insuffisant. Avec 80 590 voix au premier tour et 7,04 % des votants, nos candidats mobilisent autour d'eux une frange progressiste de l'électorat, consciente des enjeux de ces élections sur l'emploi industriel, la santé, les transports ou les services publics.

Élément notable de cette élection, la gauche obtient ses meilleurs scores en ville : Caen, Evreux, Rouen, Le Havre, Dieppe, Val-de-Reuil, par exemple, ont placé la gauche en tête, parfois à plus de 50 % tandis que les zones rurales ont préféré la droite voire l'extrême-droite.

Il y a encore un vote de classe avec des milieux populaires et les classes moyennes urbaines plutôt de gauche.

A l'issue de ce vote, on a pu voir de nombreux responsables socialistes annoncer qu'ils allaient tirer des conclusions de ce scrutin. Si, pour une fois, ils pouvaient tenir parole ! !....

En tout cas, les communistes, le Front de Gauche et tous les progressistes de France doivent trouver les propositions et le ton juste pour sortir nos concitoyens de ce phénomène de rejet de la politique et de repli individualiste et raciste qui ne profite qu'au système en place et à ses élites économiques.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 10:53

La gauche est en tête au soir du premier tour en Normandie. Elle vient de s'unir pour le second tour.

Loin de l'intense propagande en faveur du Front National dont font preuve les médias depuis des semaines, c'est bien la gauche qui est en tête de Normandie au soir du premier tour.

Certes, la liste PS-Divers Gauche est en troisième position derrière l'union des droites et le FN mais, en quatrième et cinquième positions, on trouve le Front de Gauche et Europe Ecologie - Les Verts.

A elles trois, ces listes pèsent 36,5 % des voix, bien loin des 28 % de la droite et du FN !

Avec le renfort des électeurs de Lutte Ouvrière et de Nouvelle Donne, ce sont même plus de 39 % des électeurs qui peuvent voter pour une liste de rassemblement de la gauche au second tour.

Car, le rassemblement s'est fait, non pas par combinaison politicienne, mais par accord sur le fond du programme, comme l'indique Sébastien Jumel, tête de liste régional pour le Front de Gauche.

Il n'y a là, finalement, aucune surprise puisque ces trois forces géraient déjà ensemble les deux régions normandes. La droite qui dénonce des fusions politiciennes joue la carte du bluff pour démobiliser les électeurs de gauche : il y a toujours eu négociation entre deux tours pour des scrutins de liste, à gauche comme à droite ! D'ailleurs, en 2010, c'est divisée que la droite s'était présentée avant de fusionner ses listes après le second tour.

La droite a fait le choix, cette année, de faire cette négociation avant le scrutin. Elle ne bénéficie de ce fait que de peu de réserves de voix hormis auprès des électeurs de Debout La France ou de l'UPR qui risquent aussi de se reporter sur la liste brune.

Pour cette dernière, les réserves électorales sont encore plus réduites.

Pour les électeurs normands, il est important de se mobiliser et de montrer que la Normandie reste une terre républicaine et démocratique, loin des idéaux de haine et de désespoir que véhicule l'extrême-droite.

Pour nos emplois, pour nos ports, nos transports collectifs, nos lycées et collèges, nos routes, notre agriculture, pour la formation professionnelle et les grands projets, la gauche défend des positions au service de tous les Normands.

Dimanche 13 décembre, aucune voix ne doit manquer à la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes !

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