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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Recherche

Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 09:41

L'héritière de l'entreprise politique familiale vient prôner haine et division aujourd'hui dans l'Eure. Avec d'autres, les communistes l'accueilleront.

Ecouis ce matin, Pont de l'Arche cet après-midi. L'excursion hors les murs de la capitale de la présidente du parti d'extrême-droite Front National se fait sur le thème de la ruralité.

Le choix des lieux repose d'abord sur la proximité avec Paris plutôt qu'avec les thèmes de campagne que la candidate veut mettre en avant : l'abandon des Français (de souche, on imagine ! !) qui vivent à la campagne.

Bon. Ecouis, on pourrait presque comprendre. On est effectivement en milieu rural bien qu'à quelques encablures de Rouen ou des Andelys.

Par contre, Pont-de-l'Arche est une petite ville (ou un gros village) doté de services publics (Poste, collège, gendarmerie,...), d'entreprises et d'une vie commerçante dynamique. C'est d'ailleurs au marché de Pont de l'Arche que la fille de Jean-Marie Le Pen se rend cet après-midi. Où donc est l'abandon des Archépontains par la République ?...

Comme d'habitude, le FN vient faire sa propagande en jouant la division.

Cette fois-ci, son objectif est de jouer sur l'opposition ville / campagne comme le dénonce la droite euroise.

Pour nous, droite et extrême-droite, par leur haine des services publics et des fonctionnaires contribuent ensemble à affaiblir l'Etat et les solidarités entre territoires.

Avec d'autres forces de gauche, le Parti communiste souhaite rappeler que le Front National n'est pas un parti comme les autres. Héritier direct des nostalgiques de l'Algérie française et de l'OAS (dont papa Jean-Marie), des Croix de feu, mouvements catholiques intégristes et tenants de thèses racialistes (avec la notion fumeuse de "Français de souche"), le Front National reste un parti d'extrême-droite véhiculant des thèses racistes, un discours anti républicain et un programme économique conservateur, libéral et isolationniste.

Dès 15 h, les militants démocrates sont invités à se rassembler sur le marché de Pont-de-l'Arche pour montrer que les libertés, la solidarité et la fraternité ne reculent pas devant le FN.

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 16:48

Peillon ? Valls ? Montebourg ?... Les médias font feu de tout bois autour de primaires qui devraient désigner le favori de la "gauche" pour les Présidentielles de mai prochain.

Sauf que... la "gauche" concernée par ces primaires se résume au seul Parti socialiste, dont sont issus les grands favoris, et à quelques candidatures de témoignage (ou décoratives ?) issus de transfuges des Verts (De Rugy) ou du Parti radical de gauche (Pinel).

Si on pouvait vraiment parler de "primaires de la droite", fin 2016, on peut difficilement parler de "primaires de la gauche" quand une grande partie des partis qui s'en revendiquent ne participent pas à ces primaires : Parti communiste et Front de Gauche, Parti de gauche, Europe-Ecologie-Les Verts,...

A droite, depuis l'annexion du centre-droit (UDF) par le RPR au sein de l'UMP, devenue entre-temps "Les Républicains", la droite parlementaire est unie et ses "primaires" regroupaient l'ensemble des forces politiques s'en revendiquant soit "Les Républicains" et l'UDI.

Pour la gauche, on est donc loin du compte !

Par ailleurs, les écologistes ont déjà désigné leur candidat, Yannick Jadot, et la gauche alternative s'est regroupée autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise, PCF, FdG, PG, Ensemble,...).

Certes, les médias privés ont décidé ces dernières années de classer le PCF et Mélenchon à l'extrême-gauche, une aberration politique volontaire, destinée à effrayer le "petit peuple" en créant un parallèle Mélenchon / Le Pen et PCF / FN.
Historiquement, la séparation entre gauche et extrême-gauche tient au positionnement de chacun face aux institutions parlementaires : y participer pour changer la société (gauche) ou refuser les institutions du système capitaliste pour le combattre (extrême-gauche).
Jean-Luc Mélenchon, ainsi sénateur socialiste, se retrouve ainsi catalogué d'extrême-gauche !

Au final, la gauche aura au moins trois candidats : Jean-Luc Mélenchon (pour la gauche alternative), Yannick Jadot (pour les écologistes) et le candidat issu des primaires organisées par le PS (probablement Manuel Valls).

Aux électeurs de trancher entre ces candidats pour savoir s'ils souhaitent une politique de gauche, une vraie, ou s'ils veulent continuer de soutenir un candidat issu d'un courant politique qui trahit ses engagements et la classe sociale dont il est issu depuis plus de trente ans ?

Pour nous, c'est clair ! Nous n'avons rien à voir avec ces primaires socialistes !

Notre candidat pour la Présidentielle, c'est Jean-Luc Mélenchon !

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 09:09

Sacrée droite !

La mairie et l'agglo d'Evreux, emmenées par Guy Lefrand, ont décidé de couler le festival "Le Rock Dans Tous Ses Etats", le plus grand événement culturel du département de l'Eure.

Derrière des déclarations boiteuses sur un éventuel déficit, c'est avant tout l'autonomie culturelle de ce festival qui gène la mairie !

Du rock alternatif ? Des découvertes ? De nouveaux talents ? Guy Lefrand et son équipe n'en ont rien à faire !

La culture doit servir à glorifier l'équipe municipale et la programmation doit se calquer sur les vedettes reconnues par TF1 ?

Nous sommes au côté de la culture, comme les communistes l'ont toujours été. Nous sommes donc solidaire du combat menés par les équipes de l'Abordage et du festival "Le Rock Dans Tous Ses Etats" !

Solidaire

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Communiqué intégral de l'équipe de l'Abordage et du RDTSE :

 « Le RDTSE c’est comme une longue saga dont les scénaristes auraient changé mais dont les caractéristiques sont restées constantes : audace artistique, militantisme associatif, engagement humain.

Débuté dans l’esprit novateur des années 80, le RDTSE a épousé la vague du rock alternatif français dès ses débuts, tout en manifestant très vite une appétence pour la scène internationale.

Minoritaire, le RDTSE première époque est une petite révolution dans la Normandie d’alors et Evreux fait figure d’avant bienveillance des élus.

C’est dans cette configuration alliant esprit d’initiative de la société civile et ouverture des décideurs qu’a pu grandir le festival au cours de plusieurs décennies. C’est aussi dans ce cadre qu’est née la salle L’Abordage (1989) et plus tard (2001), l’idée d’une Scène de Musiques Actuelles (SMAC).

Cette bienveillance a cessé. Pas subitement, une à une. L’équipe a avalé des couleuvres, une par une. Un travail de sape minutieusement orchestré. Chaud ou froid. Grondée puis félicitée... Encensée puis humiliée.

Histoire d’un divorce annoncé

2005 : Jean-Louis Debré (maire d’Evreux de 2001 à 2007) renonce au projet d’une SMAC en centre-ville. Ce désaveu suscite des départs de l’équipe.

2008 : (déficit 130 000 euros) Le directeur est un employé de la ville mis à disposition de l’association. Son salaire est déduit de la subvention. Ce directeur parti, la subvention reste amputée de cette somme pendant plusieurs années. Jamais ce déficit ne sera apuré par la Ville et/ou ses partenaires.

2014 : Guy Lefrand est élu maire d’Evreux à l’issue d’une campagne très hostile à l’égard du projet de SMAC relancé par son prédécesseur Michel Champredon (maire de 2008 à 2014).

2015 : L’association est insécurisée. Manquant de visibilité sur les subventions, elle produit un festival dont l’audience est en baisse. L’édition relèvera cependant d’une belle maitrise du budget puisqu’elle ne sera pas déficitaire. Le chantier de la SMAC est achevé.

2016 : la Ville crée un EPCC (Etablissement Public de Coopération Culturelle) regroupant la SMAC, le Palais des Congrès et la Scène Nationale. L’association est ainsi écartée de la gestion de la nouvelle SMAC, attendue depuis 20 ans, alors qu’elle était la cheville ouvrière du projet.

Pourtant, la Ville, le Département et la Région encouragent l’association à produire une édition 2016 ambitieuse. En juillet 2016, le personnel de l’Abordage est transféré vers l’EPCC

Un gouffre financier ?

Selon la mairie, le sauvetage de l’Abordage nécessite 300 000€ un jour, 500 000€ le lendemain, puis 600 000€ le troisième jour, et aujourd’hui 1 million d’euros. Qui dit mieux ?

Les sommes évoquées par les élus, sans vérification sérieuse, sont pure fantaisie.

- La ville base ses calculs sur une photographie des comptes au 31 octobre.

- Toutes les factures éditées par l’Abordage n’ont pas été réglées et il subsiste des reliquats de subvention à recevoir.

- L’association n’a pas contracté de dettes bancaires, a soldé tous ses salaires et ses cotisations.

- Un scénario réaliste (accepté par nos trois financeurs lors d’un RV en octobre 2016) avait été envisagé avec les collectivités pour stabiliser financièrement la structure (apport de trésorerie), mais contre toute attente, ce scénario a été balayé d’un revers de main par le maire.

Au final, très loin du gouffre financier, argument imparable, dénoncé par la mairie, le déficit cumulé (de 2008 à 2016) du RDTSE est compris entre 240 000 et 260 000 euros, ce qui correspond à peu près à notre dette fournisseur.

La politique culturelle envisagée par la municipalité ne souhaite pas laisser de place aux projets indépendants. La ligne artistique du RDTSE déplait à Guy Lefrand, qui, de plus, lui préfère une structure aux ordres. Plus « adaptée ».

Insensible à la découverte, à l’innovation et au développement de la scène locale, il préfère voir alignés sur l’affiche des artistes vus à la Télé. Il tourne le dos aux choix artistiques qui ont pourtant fait la réputation d’Evreux et le succès de son festival. Son véritable ADN reconnu et unanimement salué :

Les Inrockuptibles : «Un des meilleurs festivals de France, qui a le plus de coeur, qui réussit chaque année le meilleur équilibre entre le plaisir de masse et la programmation de groupes excellents»

Metro : «Le festival le plus défricheur»

Libération : «Un des sommets du genre, avec une programmation exigeante»

Télérama : «A Evreux, depuis trois décennies, on ne flambe pas, on ne racole pas, on se contente du rock, sous toutes ses formes, sans franchir la ligne jaune du très consensuel n’importe quoi»

Rolling Stone : «La volonté de maintenir coûte que coûte une programmation ambitieuse mérite d’être soutenue et récompensée»

Un festival chasse l’autre ?

Le rock dans tous ses états est mort mais... « Le festival » vivra ! « Le festival vivra », c’est ce qu’affirment Guy Lefrand, Maire d’Evreux, auto-proclamé défenseur des musiques actuelles, et les élus. Malgré les retards qui vont forcément augmenter les coûts de production, un festival et une nouvelle association sont déjà annoncés. Nos élus sabordent l’Abordage mais assurent dans la foulée qu’il y aura un

festival. Qu’ils financeront. L’argent, qui manque pour aider un événement prestigieux et ancré localement depuis 33 ans, abonde maintenant pour monter de toute pièce un événement « maison ». Ce serait bêta que le coût pour les collectivités de « le festival » soit équivalent, voire supérieur, à la subvention promise et qui aurait permis au RDTSE de continuer à exercer son savoir faire.

Ca poserait des questions. La question se pose déjà. Un festival contre un autre, ou on se fait des idées ?

Fiers !

Nous sommes fiers d’avoir défendu l’excellence en refusant de céder à la tentation du musicalement correct.

Fiers d’avoir privilégié la dimension humaine du festival, de n’avoir jamais oublié la qualité d’accueil du public et des artistes.

Fiers de nos valeurs, transmises de génération en génération.

Fiers d’avoir porté haut les couleurs ébroïciennes.

La fin de l’Abordage signe la mort du RDTSE. C’est l’abandon d’une mobilisation démocratique, d’une initiative de la société civile au profit d’une simple prestation de service en réponse à une commande politique

Beaucoup de mauvaises fées se sont penchées sur l’Abordage et le RDTSE, elles sauront se reconnaître. Et elles ont gagné. Ce bien précieux, cet emblème culturel, cette belle synergie de volontés, c’est terminé.

La parenthèse enchantée s’est refermée, la lumière s’éteint sur la ville d’Evreux. Rien ne remplacera 33 années de mobilisation citoyenne, de rêve et d’enthousiasme anéanties en un début de mandat

L’équipe de l’Abordage, et du RDTSE.

20 décembre 2016.

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 09:46

Quel que soit l'avis que l'on peut avoir sur les démarches indépendantistes en Europe, qu'il s'agisse de l'Ecosse ou de la Catalogne, c'est et ce sera toujours aux peuples de décider souverainement de leur avenir.

Ces dernières années, le rejet d'une classe politique espagnole inféodée aux forces du capital et de la finance, comme chez nous, a permis aux indépendantistes de gauche en Catalogne de renforcer leurs positions au point de devenir majoritaires avec l'aide d'autres forces de gauche. C'est le choix du peuple catalan. Il doit être respecté !

La droite fédéraliste du Parti populaire, au pouvoir à Madrid grâce au soutien des socialistes du PSOE, entend bien évidemment défendre l'image d'une Espagne unie (unique ?), dans le schéma de l'Espagne franquiste dont elle est l'héritière.

A l'inverse, la gauche espagnole, héritière de la République espagnole, défend le fédéralisme et le droit des peuples à l'autonomie.

Même si les médias français, une nouvelle fois, font silence sur les événements d'Espagne pour ne pas montrer un puissant voisin où la gauche alternative est désormais aux portes du pouvoir, le coup d'état constitutionnel que tente la droite madrilène contre la Catalogne provoque des réactions un peu partout en Europe.

Nous avons décidé de vous en parler ici, en reprenant l'article de Nicolas Maury.

Solidaire

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Madrid a déclaré la guerre à la Catalogne et entend tout faire pour empêcher l'inévitable : L'indépendance de la Catalogne. Après l'ouverture d'un procès politique contre la Présidente du Parlement de Catalogne, Carme Forcadell (ERC), le Tribunal constitutionnel vient de suspendre le bureau du parlement - article et traduction Nico Maury

 
 
Le bureau du Parlement de Catalogne suspendu par le Tribunal constitutionnel
 
Madrid entend paralyser toutes les actions du Parlement de Catalogne visant à renforcer le processus de souveraineté et le référendum pour l'indépendance. 

La Cour constitutionnelle a notifié aux représentants des coalitions Junts pel Sí (indépendantistes), le CUP (gauche marxiste indépendantiste) et Catalunya Sí que es Pot (groupe politique écolo-communiste et Podemos) au sein du Bureau du Parlement que, à la demande de l' État, une requête visant à suspendre les élus indépendantistes. 


Ainsi Lluís Corominas (Partit Demòcrata Europeu Català / JxSí), Anna Simó (ERC / JxSí), notre camarade Joan Josep Nuet (EUiA / CSQP) et Ramona Barrufet (Partit Demòcrata Europeu Català / JxSí) ont été averti qu'ils seraient traduit devant la justice espagnole et subiront le même sort que Carme Forcadell. 
 
 
 
Carme Forcadell devant la justice pour "désobéissance" et "prévarication" (*) 

Carme Forcadell était convoquée au Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC). Elle est accusée de désobéissance et prévarication pour avoir soumis au vote de la chambre en juillet dernier la résolution de déconnexion unilatérale de la Catalogne. Si elle est reconnue coupable, la présidente du parlement catalan risque la destitution, mais de nombreuses voix indépendantistes s’élèvent déjà pour proposer de la maintenir à sa fonction, dans un nouvel élan de « désobéissance envers l’Etat espagnol ». 

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Published by Solidaire - dans Dans le Monde
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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 15:06

Nous reprenons ici un article du journal "La Tribune" qui met en évidence l'impopularité des mesures (anti-) sociales prônées par François Fillon au nom de la droite.

Même si le rejet est massif, les sondages préélectoraux mettent François Fillon en tête du premier tour de l'élection présidentielle avec plus de 30 % des voix. Un paradoxe sur lequel nous devons travailler pour montrer aux travailleurs qu'ils ne doivent pas choisir celui qui incarne aujourd'hui une politique de classe en faveur des plus riches et de la finance assortie d'une vision conservatrice et religieuse de la société. Quoiqu'en disent des médias qui mettent en avant les meilleurs défenseurs de leurs propriétaires privés.

Entre les divers courants libéraux, incarnés par Fillon, Macron, Valls/Peillon ou Le Pen, les choix économiques qui seront faits seront contraire aux intérêts des classes populaires, des salariés en particulier.

Toute la campagne des Présidentielles comme des Législatives consistera à rappeler aux salariés et aux classes populaires qu'ils sont majoritaires dans le peuple et qu'ils peuvent choisir des représentants qui porteront leurs intérêts.

Solidaire

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Un sondage Elabe pour "Les Echos" et Radio Classique montre qu'une écrasante majorité des Français est opposée aux baisses de dépenses publiques prévues par François Fillon. Ils sont également très sceptiques sur la diminution de 500.000 fonctionnaires

Pour François Fillon, les ennuis commencent. Il a beau avoir emporté la primaire avec 66,5% des suffrages de plus de 4,5 millions d'électeurs, ses mesures les plus radicales en matière de baisse des dépenses publiques - il a évoqué une diminution de 100 milliards d'euros - passent mal. C'est peu dire. Selon un sondage Elabe pour "Les Echos", Radio Classique et l'Institut Montaigne, réalisé auprès de 1003 personnes les 6 et 7 décembre, une immense majorité de Français disent "non" à certains de ses projets. Ils sont ainsi 90% à être opposés à la baisse annoncée des dépenses publiques en matière de santé ; ils sont encore 89% à être contre une baisse des dépenses pour les retraites, l'éducation (86%), la justice (82%). Et, selon l'institut Elabe ce front du refus est unanime, il ne vient pas particulièrement d'un groupe déterminé, il est trans-partisan. 

Baisse des aides sociales : les Français partagés 

En revanche, on retrouve les clivages politiques s'agissant des aides sociales. Ainsi, 67% des sympathisants de la droite et du centre, 63% de ceux du Front National se disent accepter une baisse de la dépense pour les aides sociales, alors qu'ils ne sont que 25% à gauche. Idem pour les indemnités chômage, dont une diminution est acceptée par 64% des sympathisants de la droite et du centre, et par 53% de ceux du FN, contre 29% pour les proches de la gauche 

La baisse de 500.000 fonctionnaires ne passe pas 

Une autre proposition choc de François Fillon, diminuer de 500.000 le nombre des fonctionnaires, n'emporte pas non plus l'adhésion d'une majorité de Français, inquiets des conséquences d'un tel projet. Ils sont 58% à estimer que "cet objectif n'est pas souhaitable". Et chez les 18-24 ans, cette proportion monte même à 71%. Même les classes moyennes et supérieures rejettent à 62% un tel projet. Et, selon la couleur politique, seuls les sympathisants de la droite et du centre y souscrivent majoritairement (65%) alors que 20% des sympathisants de gauche le jugent souhaitable. Ceux du Front national ont un avis mitigé : 47% d'opinions favorables et 52% d'avis négatifs. 

Déjà, les propositions radicales de François Fillon sur l'assurance maladie ont provoqué de vives réactions. L'idée du candidat de définir un "panel solidaire", regroupant les seules pathologies graves qui seraient prises en charge par la "Sécu", et un "panel individuel", à la charge des assurés qui seraient libres de souscrire à une complémentaire santé privée pour se faire assurer, a choqué, y compris dans le camp de François Fillon. 

Fillon prié de s'expliquer sur ses propositions sur la "Sécu" 

En milieu de semaine, une réunion de groupe des députés "Les Républicains" a longuement abordé cette question. Même Bernard Accoyer, médecin de formation, tout nouveau secrétaire général du parti et soutien de François Fillon, s'est ému des intentions du candidat. C'est pour cette raison que les députés demandent instamment François Fillon de "faire de la pédagogie" et de préciser ses idées. L'opération déminage a d'ailleurs déjà commencé, plusieurs proches de François Fillon, tel Bruno Retailleau, président du groupe des sénateurs "Les Républicains", ont précisé qu'il n'était pas question pour le candidat élu de remettre en cause la "Sécu". En attendant, les candidats à la primaire socialiste se sont tous rués dans la brèche, alertant sur les dangers que ferait courir sur la santé et la protection des Français le programme de François Fillon. Celui-ci devrait rapidement réagir. 

La Tribune

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 14:26

 

Les sénateurs communistes déposent une loi pour l’abrogation de la loi Travail
 

Avec les sénatrices et les sénateurs du groupe Communiste, Républicain et Citoyen, Michelle Demessine a déposé une proposition de loi d’abrogation de la loi Travail, qui vient d’être inscrite dans l’espace qui leur est réservé à la séance du 11 janvier prochain. 

Cette loi, imposée à coup de 49-3 au printemps dernier et par une mobilisation policière hors norme contre le mouvement social, demeure rejetée par une majorité de l’opinion publique et sa mise en application progressive par décret démontre, semaine après semaine, les coups d’une exceptionnelle gravité portés contre le monde du travail, les salariés et leurs organisations syndicales. 

Cette loi de casse du droit du travail, cette loi de soumission aux desideratas du Medef, est l’un des points clef du bilan de François Hollande et de son premier ministre Manuel Valls. Elle figure au tableau du déshonneur de ce quinquennat aux côtés de la loi Macron, du CICE, de la ratification du Traité budgétaire ou du projet de déchéance de la nationalité. L’heure est, à la veille d’importantes échéances électorales, au projet, aux choix de société. 

Michelle Demessine, avec les sénatrices et les sénateurs du groupe Communiste, Républicain et Citoyen, estime que l’abrogation de cette loi travail constituerait un marqueur essentiel de rupture avec la démarche libérale qui a prévalu ces dernières années. 

C’est pourquoi ils proposent de débattre le 11 janvier de cette proposition de loi qui permettra à chacun de prendre ses responsabilités pour l’avenir. 

Michelle Demessine

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 11:40

L'ambitieux Manuel Valls s'est enfin déclaré candidat à la primaire socialiste.

Si on en croit les sondages, et par son statut d'ancien premier ministre, Manuel Valls prend le statut de favori dans la course à l'investiture socialiste de janvier. A ce titre, il occupe la place qu'avait Alain Juppé dans la course à droite, avant la terrible déroute qu'il a vécu face à François Fillon.

Peut-on ou doit-on rêver le même sort pour Manuel Valls ?

Certes, Manuel Valls représente aujourd'hui à la gauche ce que Judas représente au christianisme : l'image du traître.

Manuel Valls, c'est le Tony Blair français, celui qui souhaite enterrer les valeurs de la gauche en se vantant d'être moderne et réaliste. Un discours finalement classique et ancien, soutenu de longue date par des médias au service de leurs actionnaires privés, mais qui cache en fait un renoncement pur et simple à changer l'équilibre social, un renoncement à redonner du pouvoir et de la dignité à ceux qui produisent les richesses dans ce pays : les travailleurs.

Doit-on pour autant souhaiter sa défaite aux primaires socialistes de janvier ?

La question peut se poser autrement : quel serait le résultat du premier tour de la Présidentielle selon le candidat désigné par les primaires socialistes ?

On sait aujourd'hui à quel point le risque est grand de voir un second tour opposer la droite dure incarnée par François Fillon et la droite extrême portée par Marine Le Pen.

Quelle configuration peut mener à avoir un vrai candidat de gauche au second tour ?

Hypothèse 1 : Valls est le candidat socialiste.

Valls et Macron jouent finalement sur un programme et des valeurs identiques. L'électorat cible, plutôt petit bourgeois, se divisera entre ces deux candidats.

L'électorat de gauche et communiste sera tenté de voter pour celui qui incarne actuellement le mieux ses valeurs, Jean-Luc Mélenchon. Celui-ci est crédité actuellement de 10 à 13 % des voix. Autant dire que, dans cette hypothèse, Mélenchon peut attirer vers lui un électorat socialiste qui ne se reconnaîtra dans les valeurs de Manuel Valls.

Cela laisse la possibilité de voir Jean-Luc Mélenchon atteindre ou dépasser les 20 %, ce qui serait juste pour atteindre le second tour mais, qui sait ?

Hypothèse 2 : Montebourg est le candidat socialiste

Aujourd'hui challenger de Manuel Valls dans les sondages, Arnaud Montebourg peut espérer évincer le premier ministre libéral si les candidatures de l'aile gauche du Parti socialiste (Hamon, Lienemann ou Filoche) se reportent vers lui.

Au premier tour de la Présidentielle, Arnaud Montebourg pourrait incarner l'image traditionnelle du Parti socialiste. Pourrait-il donner suffisamment d'espoir à l'électorat populaire pour le remobiliser ? Le risque n'est-il pas de voir Montebourg et Mélenchon se partager une partie d'un électorat de gauche traditionnellement socialiste ?

Par ailleurs, Emmanuel Macron resterait seul en lice pour porter les valeurs à la fois économiquement libérales et socialement modernes que ne portent ni François Fillon, ni Marine Le Pen.

Le risque est bien, en ayant Arnaud Montebourg comme candidat du PS aux Présidentielles, d'avoir une atomisation électorale à gauche et de favoriser Emmanuel Macron.

De quoi risquer un second tour qui verraient s'affronter deux candidats de droite : Macron, Fillon ou Le Pen.

Finalement, peut-être faut-il que Manuel Valls soit le candidat du Parti socialiste pour que le peuple français fasse son deuil de la sociale-démocratie, comme l'ont fait les peuples grecs ou espagnols, et que naisse enfin une nouvelle voie, radicale et progressiste ?

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 15:04

Les communistes ont voté : à 53 %, c'est le choix d'un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui a été retenu.

Le débat a été long et passionné. Fallait-il une candidature communiste indépendante aux Présidentielles 2017 ou un soutien à la candidature Mélenchon ? C'est le choix qui restait aux communistes, ce 25 novembre dernier, après une conférence nationale qui avait rejeté toute hypothèse d'une participation à une quelconque forme de primaire de gauche.

Avec 53 % nationalement (mais seulement 47 % dans l'Eure !), c'est la première option qui a été choisie par les 39 000 communistes qui ont pris part au vote.

L'argument de risquer la division au sein de la gauche radicale l'a emporté.

Les communistes appuieront donc la candidature de Jean-Luc Mélenchon mais mèneront une campagne autonome, sur leurs propositions.

Espérons que cette stratégie soit comprise et qu'une dynamique plurielle permette au peuple français de sortir de la prochaine période électorale avec une gauche renforcée et un nombre plus important de députés communistes !

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 09:47

Le troisième débat des primaires à droite, hier soir, à rappeler à quel point la droite hait les services publics et ceux qui les font fonctionner.

Trente ans après le virage de l'austérité sous Mittérand, les partis politiques ont réussi à brouiller les pistes des valeurs et des alternatives.

Plus de différence entre politiques de gauche et politiques de droite, stigmatisation de tout discours critique de la pensée unique libérale, banalisation du discours réactionnaire et fasciste de l'extrême-droite : les références de classe sont tombées, pour le plus grand bonheur de ceux qui détiennent réellement le pouvoir, les gros actionnaires et les grands patrons.

Pourtant, il est facile de retrouver les référents idéologiques et le positionnement de classe des partis de droite au travers de leur haine des services publics et des fonctionnaires.

Car, l'origine du service public, c'est la mise en commun, pour le bénéfice de tous, de services considérés comme vitaux pour les citoyens ou pour le pays. C'est pourquoi, pour ne citer que quelques grands secteurs, l'énergie (EDF et GDF dans le temps), les transports ferroviaires (SNCF) et aériens (aéroports), l'industrie de la défense (DCN), la santé (via les hôpitaux publics et la Sécurité sociale) et toutes les fonctions qui définissent un Etat (les fonctions dites régaliennes : police, armée, justice, impôts, contrôle des frontières, collectivités locales...) sont des services publics.

Pour ces entreprises de services publiques, le gouvernement issu de la Résistance a inventé à la Libération le statut du Fonctionnaire. C'est Maurice Thorez, président du parti communiste et ministre, qui portât la loi qui mit en place ce statut.

L'objectif : sortir du statut marchand et de l'influence de l'économie, les salariés qui portent les valeurs du service public. En effet, un service public n'a pas vocation à être rentable : il est d'abord là pour remplir son rôle de service auprès des citoyens, quel que soit leur âge, leur lieu de vie (ville ou campagne).

Pourquoi la droite hait les services publics et les fonctionnaires ?

Si la droite déteste autant les services publics et les fonctionnaires, c'est autant pour le symbole qu'ils représentent que pour le marché potentiel qu'ils occupent.

Côté symbole, un service public, c'est un coin de communisme en société capitaliste !

Les services publics démontrent qu'il est possible de gérer un secteur "économique" ou "social" en dehors des règles du marché capitaliste, qu'il existe autre chose que la loi de l'offre et de la demande.

Le statut du fonctionnaire est aussi un symbole, celui d'un salariat qui ne dépend pas d'un employeur privé, dont les objectifs ne sont pas la rentabilité mais la satisfaction des besoins de la population.

Côté marché, un service public occupe un créneau économique que lorgnent des entreprises privées, non pas pour aider la population, non pas pour faire "mieux" que le service public, mais pour remplir le rôle de toute entreprise privée : faire du bénéfice !

Salir, détruire et privatiser

Comme on l'a dit, l'affaiblissement du mouvement ouvrier et la perte des repères idéologiques des travailleurs a été méthodologiquement organisé au travers de la déconstruction du repère droite/gauche depuis Mittérand. Les classes dominantes, en s'appuyant sur leurs partis politiques (du PS au FN via le centre et la droite) et leurs médias, ont profité de cet affaiblissement pour développer une stratégie de dénigrement des services publics et des fonctionnaires. Ils réussissent ainsi à opposer deux parties complémentaires de la classe ouvrière : salariés du privé et du public ! Reste ensuite à organiser la destruction des services publics.

C'est ainsi que le fonctionnaire aujourd'hui, moins payé à diplôme égal qu'un salarié du privé, passe pour un privilégié, un fainéant, un inutile non rentable.

Des fonctions hautement importantes pour toute la société et parfaitement bien remplies par une majorité de fonctionnaires, ont perdu toute valeur auprès des citoyens : rien d'étonnant à ce que nombre de parents et d'enfants ne respectent plus les enseignants, que les policiers soient si mal perçus, voire agressés, que le facteur ne soit plus un métier respecté, que les violences se multiplient dans les hôpitaux, les services sociaux,... ! !

Le dénigrement s'ajoute au démantèlement et à la désorganisation planifiée pour pouvoir ensuite affirmer : "vous voyez ! ça ne marche pas !".

C'est à quoi on assiste depuis trente ans, dans les hôpitaux (manque de personnel et de moyens, tarification à l'acte,...), la Poste, EDF, l'enseignement, et ainsi de suite.

En dénigrant les fonctionnaires et en "organisant la désorganisation", les partisans du marché arrivent à démontrer que "le privé ferait mieux que l'Etat ou le service public".

Le tour est joué ! Le terrain est ouvert à une privatisation !

Pourtant, depuis la privatisation des marchés de l'eau ou des ordures ménagères, le service est-il de meilleur qualité ? Non. La privatisation a t-elle fait baisser le prix de l'eau ou celui de la collecte des ordures ménagères ? Non, bien au contraire !

Depuis la privatisation des autoroutes, les tarifs sont-ils devenus moins chers et les autoroutes sont-elles mieux entretenues ? Non ! Chacun le sait !

L'avenir des services publics et des fonctionnaires ne passe pas par la droite

L'avenir est sombre pour nos services publics, pour les centaines de milliers d'emplois qu'ils représentent et pour l'ensemble des Français qui dépendent, chaque jour, de l'un ou l'autre de nos services publics : école des enfants, collèges, lycées ou universités, hôpitaux, routes, services sociaux, électricité, Poste, ...

Le débat d'hier soir entre candidats à la primaire à droite a éclairé le sujet : la palme est revenue à François Fillon qui veut supprimer 500 000 emplois de fonctionnaires et passer le temps de travail des fonctionnaires de 35 à 39 heures !

500 000 emplois de moins en France alors que plus de 4 000 000 de Français sont au chômage ?

500 000 emplois de fonctionnaires de moins, c'est autant de postes en moins pour nos jeunes après leurs études : le privé leur proposera t-il autant de CDI en échange ou, comme c'est le cas désormais, une majorité d'emplois précaires ?

Si les fonctionnaires passent à 39 heures, combien de temps faudra t-il pour qu'on exige des salariés du privé qu'ils s'alignent aussi sur ce nouveau temps de travail ? Et alors que le passage de 39 à 35 heures s'est accompagné de blocages de salaires sur 2 ou 3 ans, ne croyez pas que le retour aux 39 heures s'accompagnera d'une compensation inverse !

Quant au Front National, il surfe aujourd'hui sur la perte de repères idéologiques des travailleurs pour récupérer tous les symboles ouvriers possibles et se positionner comme seul recours à la ligne libérale dominante : la récupération du symbole socialiste de la rose par Marine Le Pen, de figures communistes comme Jaurès, ou de slogans ouvriers des années 70 et 80, est une démarche purement démagogique et de propagande !

Le fonds idéologique du FN reste celui de l'extrême-droite : une vision fermée, nationaliste, de l'économie de marché, complétée d'une vision conservatrice et tout aussi fermée de la société française, arque-boutée sur une vision idéalisée d'une France blanche et catholique.

L'élection de Donald Trump aux Etats-Unis, que salue Marine Le Pen, donne à voir ce que serait la France au cas utopique d'une victoire de l'extrême-droite en mai prochain : un pays où toutes les haines se sentiraient libres de s'exprimer, contre les Français d'origine immigrée, les musulmans, les Rroms, les progressistes, les syndicats, etc. Déjà actuellement, même si les médias taisent ces informations, se multiplient les agressions racistes, anti-syndicales et anticommunistes.

La France de demain ne doit pas ressembler à l'Allemagne de 1933 !

Pour les ouvriers, comme pour les fonctionnaires, l'avenir ne réside pas dans le chant des sirènes d'un Front national qui n'est pas et ne sera jamais un parti ouvrier, mais qui demeure un parti d'extrême-droite porteur de valeurs anti-populaires, anti-démocratiques, racistes et intolérantes.

Mais, pour les ouvriers comme pour les fonctionnaires, l'avenir ne se situe pas à droite non plus, auprès de candidats qui, tous, représentent les valeurs du capitalisme mondialisé, de l'économie de marché libérale où la seule règle, c'est celle de la rentabilité et de la satisfaction des actionnaires. Salariés et services publics n'ont aucune valeur dans ce monde là !

Désormais, avec un PS passé définitivement à droite sous la Houlette de François Hollande et Manuel  Valls, et un Emmanuel Macron qui a montré qu'il roulait pour la finance lorsqu'il était ministre "socialiste", il ne faut pas non plus regarder de ce côté-ci de la politique.

L'avenir repose sur les forces de transformation sociale, celles qui continuent d'affirmer que l'intérêt collectif, celui de la société, prime sur l'intérêt individuel, celui de l'actionnaire.

Malgré ses erreurs, le Parti communiste n'a jamais renoncé à ses valeurs ouvrières, à son combat pour le progrès, l'égalité et la fraternité, contre la haine et l'individualisme, pour la solidarité entre les Hommes et pour la paix entre les peuples.

Le communisme reste l'avenir de l'Homme, comme disait Aragon.

L'avenir des ouvriers et des fonctionnaires reste lié à celui du mouvement politique qui les a portés depuis la fin du 19ème siècle, le mouvement communiste.

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:21

Réaction de Bernie Sanders, Sénateur socialiste du Vermont et ancien candidat dans les primaires démocrates - traduction Nico Maury

 
 
Réaction de Bernie Sanders après l'élection de Donald Trump
 
"Donald Trump a utilisé la colère d'une classe moyenne en déclin, qui est malade, fatiguée de l'establishment économique, politique et médiatique" déclare Bernie Sanders. "Le peuple est fatigué de travailler plus longtemps pour des salaires plus bas, des délocalisations vers la Chine et vers d'autres pays à bas salaires, des milliardaires qui ne paient pas d'impôts fédéraux sur le revenu. Les gens sont fatigués de ne pas avoir les moyens de faire des études universitaires pour leurs enfants, alors que les riches deviennent beaucoup plus riches". 

"Si M. Trump entend vraiment mener des politiques visant à améliorer les vies des familles de travailleurs dans ce pays, moi ainsi que d'autre progressistes sommes prêts à travailler avec lui", souligne le sénateur socialiste. "S'il entend mener des politiques racistes, sexistes, xénophobes et contre l'environnement, nous nous opposerons vigoureusement à lui", prévient Bernie Sanders. 

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