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  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
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Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 08:51

Simplifier les démarches administratives des entreprises ? Pourquoi pas ? Tout dépend du contenu et de la finalité !

Avec son annonce, le Conseil de simplication fait fort. On se demande seulement comment ces 50 mesures ont-elles pu être conçues en quelques jours seulement alors que Hollande est aux affaires depuis mai 2012 et que cette simplification faisait partie de son programme ?

Parmi les mesures annoncées, la première consiste à ne pas augmenter les charges des entreprises pour toute nouvelle mesure administrative nouvelle. L'énoncé n'est pas clair mais l'idée serait de supprimer des charges pour équilibrer les nouvelles en cas de réforme. La question, c'est bien de savoir ce qui va être supprimé à chaque fois ?

L'autre sujet "médiatique", c'est la simplification des fiches de paie.

En s'appuyant sur les fiches de paie allemandes ou hollandais (et pourquoi pas italiennes ou danoises ?), notre conseil de simplification jouait hier la démagogie en tentant de convaincre l'auditoire qu'il était impossible sur une fiche de paie française de savoir combien on cotise pour sa retraite !

D'une part, les lignes sont nombreuses mais leurs intitulés clairs : cotisations maladie, accidents du travail, retraite, etc.

D'autre part, avec trois lignes sur les documents allemands, pas sûr que le salarié de ce pays sache non plus ce qu'il cotise pour sa retraite !

Enfin, si la simplification administrative pour les démarches d'accès aux marchés publics est une bonne idée, il faut se rappeler que toutes ces démarches sont là pour éviter magouilles et corruption et vérifier que les entreprises qui remportent les marchés sont solides, solvables et qu'elles respectent la législation (qu'elles paient leurs impôts, leurs salariés,...) !

Simplifier oui ! Mais évitons de revenir dans les travers que le contrôle administratif avait pour mission d'éviter !

Même s'il ne s'agit encore que d'un rapport d'une commission mise en place par François Hollande, il y a de grandes chances que ses conclusions soient en grande partie reprises.

Encore une fois, ce gouvernement chouchoute les entreprises.

Finalement, pour tout marxiste, c'est le rôle du pouvoir en système capitaliste : servir le capital, donc les entreprises.

Néanmoins, on aimerait que, de temps en temps, un gouvernement pense à ceux qui créent les richesses : les travailleurs, salariés ou non !

Alors qu'on annonce une dégradation du niveau de vie des retraités et qu'on annonce une hausse rétroactive des tarifs sociaux d'EDF, chacun sait que son pouvoir d'achat souffre d'années en années.

Sans parler des millions de Français privés d'emplois, des millions de salariés qui survivent avec des contrats précaires, des temps partiels, des salaires de misère !

Sans parler du mal logement, des loyers qui flambent et qui représentent parfois jusqu'à 50 % du budget des foyers !

Depuis près de deux ans, pas une mesure sociale n'a été prise par ce gouvernement ! Aucune n'avait été prise par le gouvernement précédent non plus.

Puisque nos gouvernements refusent de redistribuer un peu de richesses aux salariés, aux artisans, et concentrent tous leurs efforts en direction des grandes entreprises, qui raflent l'essentiel des cadeaux fiscaux, c'est donc aux salariés d'aller exiger du pouvoir un juste retour sur les efforts consentis par les français ces trente dernières années.

Pour cela, l'action revendicative, via les syndicats, et un relai politique vraiment à gauche, sont incontournables.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 08:48

Sur Paris, 100 000 manifestants ont répondu à l'appel d'un collectif contre l'austérité, pour l'égalité et une juste répartition des richesses. Un autre cortège a rassemblé plusieurs milliers de personnes dans les rues de Marseille.

"Hollande, ça suffit", "la gauche au pouvoir !": Pour la première fois depuis la déroute du PS aux municipales et le changement de gouvernement, le Front de gauche réuni a fait entendre sa colère samedi après-midi dans les rues de Paris. 100 000 manifestant ont défilé à l'appel notamment des partis membres du Front de gauche (PCF, PG) pour réclamer un changement de politique à François Hollande

100.000 manifestants du Front de gauche à Paris contre l'austérité
"Hollande ça suffit" proclamait une banderole recouvrant la statue de la place de la République, point de départ de cette nouvelle marche "contre l'austérité, pour l'égalité et le partage des richesses". Au milieu de la foule, sous le ciel bleu, un manifestant masqué brandissait une pancarte "Envoyons Vallser l'austérité".

Une marée de drapeaux rouges du PCF recouvrait la place avec des banderoles déclinant "quand on est de gauche, on taxe la finance", "quand on est de gauche, on est du côté des salariés", ou encore "quand on est de gauche, en Europe c'est l'humain d'abord". "Hollande se fout complètement de nous, il ne fait que des réformes de droite. On veut lui montrer que la vraie gauche existe encore", témoignent Eric et Marie-Christine, couple d'employés de Saint-Quentin (Aisne) venus avec leur fille Natacha, professeur.

"Le mot social n'est nulle part dans ce gouvernement", déplore Zohra, une conseillère sociale venue de Clermont-Ferrand, plus que dubitative "sur l'impact sur l'emploi des milliards d'euros donnés au patronat par le pacte de responsabilité". Comme de nombreux manifestants, elle craint l'impact des 50 milliards d'économies annoncées, notamment "sur l'hôpital".

100.000 manifestants du Front de gauche à Paris contre l'austérité
En tête de cortège, le leader du Front de gauche, Pierre Laurent (PCF), entourait l'invité d'honneur, le Grec Alexis Tsipras leader du Syriza, principal parti d'opposition grec. Candidat de la gauche radicale à la présidence de la Commission européenne, Alexis Tsipras avait participé la veille au lancement de la campagne des européennes du Front de gauche, où il avait appelé à la "rupture des politiques d'austérité" et s'était étonné que "M. Hollande, qui a été puni pour une politique de droite puisse faire une politique encore plus à droite".

Outre le FG, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), de nombreuses associations et plusieurs fédérations syndicales ont participé au cortège entre République et Nation. "On a vu la claque que la gauche a prise aux élections municipales. Donc est-ce que la seule alternative c'est entre l'abstention et le vote à droite ? Ou est-ce qu'on se dit: 'on va recréer de l'espoir et une alternative à gauche, c'est ça le sujet!'", a renchéri la députée communiste Marie-George Buffet.
Ni EELV ni l'aile gauche du Parti socialiste ne se sont associés à cette marche, mais un membre du Bureau national du PS, l'économiste Liêm Hoang Ngoc, était visible dans les premiers rangs. "Hollande s'est trompé de Premier ministre et nous impose un virage qui n'a pas été discuté. Il y a un grand trouble dans l'aile gauche du PS, il nous faut un congrès extraordinaire du parti. Beaucoup de parlementaires ont voté la confiance à Manuel Valls uniquement pour éviter la crise de régime", a assuré cet eurodéputé sortant.

Quelques dizaines de drapeaux écologistes étaient également visibles. "Le parti n'a peut-être pas appelé à manifester, mais les parlementaires qui ont voté la confiance au gouvernement n'ont pas suivi non plus le parti qui leur avait demandé de s'abstenir", a répondu Véronique Dubarry, adjointe au maire à l'Ile-Saint-Denis.

D'autres rassemblement ont également eu lieu en province. A Marseille, quelque 1 600 personnes ont défilé selon la préfecture de police.

100.000 manifestants du Front de gauche à Paris contre l'austérité

100.000 manifestants du Front de gauche à Paris contre l'austérité

100.000 manifestants du Front de gauche à Paris contre l'austérité
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Published by Andrée Oger
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 09:15

Une Union européenne et un Euro de plus impopulaires en France, notamment chez les jeunes et les ouvriers.

Le peuple a ses raisons que les appels à la raison de nos dirigeants ne contrôlent pas.

Malheureusement, les hésitations de nombreux communistes a dénoncé une Europe qu'ils ont pourtant toujours combattu favorisent l'évolution de ce rejet de l'Europe, construction capitaliste et libérale, en rejet de l'ouverture au monde. Du pain bénit pour une extrême-droite qui ne souhaitent pas, elle, combattre le capitalisme et le libéralisme.

On se retrouve ainsi avec cet étrange paradoxe d'un rejet grandissant d'une construction européenne libérale qui ne profite pas aux plus farouches adversaires de la construction libérale et du capitalisme, les communistes, mais à un extrême-droite dont la fonction a toujours été de détourner et de mater toute remise en cause populaire du pouvoir de l'argent.

Deux enquêtes d’opinions réalisées en ce début d’année 2014 viennent confirmer le discrédit total de la construction européenne auprès des classes populaires. Sortir de l’UE sortir de l’Euro, voila une revendication plus forte que jamais dans l’opinion.

Commençons par la première enquête (Ipsos pour le Monde France Inter Cevipof Fondation Jean Jaurès de janvier 2014) :
70% de nos concitoyens pensent qu’il faut renforcer les pouvoirs de décisions de notre pays même si cela doit limiter les pouvoirs de l’UE, c’est 5% de plus que lors de la précédente enquête. Et chez les ouvriers cette proportion monte à 78% !
33% de nos concitoyens pensent qu’il faut sortir de l’euro, là encore c’est 5% de plus que lors de la précédente enquête. Chez les ouvriers cette proportion s’élève à 55%.

Seconde enquête (BVA pour Le parisien Aujourd’hui en France l’IRIS, mars 2014) :
40% des personnes interrogées éprouvent de la crainte à l’égard de l’UE alors que 31% seulement pensent que c’est une source d’espoir.
Si l’on regarde dans le détail seulement 23% des moins de 34 ans placent leur espoir dans l’UE. Seulement 9% des ouvriers ont encore espoirs en l’UE. Alors que 46% des cadres supérieurs ont espoirs en l’UE. De manière générale, en onze ans, la moitié de ceux qui pensaient que L’UE représentait un espoir de progrès ont changé d’avis. Les arguments de ceux qui comme le PRCF démontrent depuis 10 ans que l’UE n’est pas réformables se trouvent il est vrai totalement confirmé par la réalité.

Selon un sondage OpinionWay pour le Figaro réalisé en février 2014, 56% des personnes interrogées éprouvent déception, crainte ou rejet à l’égard de l’UE. Si l’on ajoute les indifférents le pourcentage monte à 68%. 56% c’est à 1% près le score du non au référendum du 29 mai 2005.

Trois sondages, trois, résultats identiques, la défiance et le rejet envers l’UE ne cessent de monter en France, qui plus est, le fort clivage des résultats entre des eurolâtres se trouvant massivement parmi les CSP+, c’est-à-dire les dirigeants, et les euro-sceptiques se trouvant massivement parmi les CSP-  c’est à dire les couches populaires, doit interroger sur le bien fondé de l’UE comme construction « soi-disant » démocratique. L’UE est une construction de classe. Un levier du néolibéralisme, une arme d’exploitation massive des travailleurs construite par et pour l’oligarchie capitaliste. Dans ces conditions, il est parfaitement logique que sur la base de leur expérience -désindustrialisation, chômage de masse, précarisation, mise en concurrence des travailleurs, liquidation de leurs protection sociale et de leur service public…. – ce soit les classes populaires qui les plus durement frappées par le fouet de l’Euro, les plus durement blessées par les fers de Bruxelles rejettent le plus l’Union Européenne.

Comment être surpris par ces sondages ? Il ne font que montrer que le Peuple de France, se dégageant de la propagande massivement eurolâtre est pleinement conscient du caractère fondamentalement réactionnaire qu’est l’UE. (Rappelons nous du 29 mai 2005 !). C’est d’ailleurs en ces termes qu’a été condamnée l’UE par des dizaines d’organisation de jeunesse, dont et c’est une nouveauté réjouissante, les jeunes communistes de France.

De fait, le citoyen français n’est ni aveugle ni sourd, il ne peut qu’entendre les discours émanant tant de la commission européenne que des divers gouvernements nationaux (qui constatons-le ne sont que les deux bras d’une même politique de casse sociale mise au service d’une même idéologie réactionnaire, les deux bras de l’oligarchie capitaliste). Ces discours enjoignent de détruire le contrat social français fondé sur le compromis progressiste du CNR imposé à la Libération par les forces populaires de progrès (dont la principale et très majoritaire était un parti communiste puissant) à un patronat qui avait massivement collaboré. Le citoyen français ne peut que constater les conséquences sur le terrain lorsque ces politiques neolibérales de casse sociale sont mises en œuvre : baisse des salaires, casse de la protection sociale, hausse frénétique du chômage et des emplois précaires, augmentation des impôts et taxes pesant sur le travail quand le capital et la rente sont  de plus en plus protégés, concurrence et dumping social tant à l’interne en UE que plus généralement dans le contexte d’un capitalisme re-mondialisé.

Adversaire de la construction libérale capitaliste, combattant chaque nouveau traité avec la plus farouche énergie, partisan depuis toujours de la souveraineté populaire, le Parti communiste doit arrêter de tourner autour du pot et assumer complètement son rôle de défenseur du peuple français en reprenant l'idée de sortie de l'Europe et de l'Euro.

Il ne s'agit pas là de repli nationaliste mais de la volonté de se débarasser d'un outil vicieux au service du capital pour construire, à la place, une autre construction européenne, basée sur l'équilibre mutuel, de justes coopérations et le respect des droits des autres peuples.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 09:00

Novossibirsk (1.523.801 habitants), capitale administrative de l’oblast du même nom, principale métropole russe à l'Est de l'Oural et capitale de la Sibérie est depuis dimanche soir dirigée par un communiste. Anatoly Evgenbevia Lokot (KPRF) a remporté l'élection municipale avec 43,75% des voix - article et traduction Nico Maury.

Novossibirsk, capitale de la Sibérie, conquise par les communistes
Le Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF), soutenu par l'ensemble de l'opposition, a ravi la mairie de Novossibirsk, troisième ville de Russie, au parti au pouvoir de Vladimir Poutine, Russie Unie, selon des résultats publiés lundi par la Commission électorale de Novossibirsk.
Le député communiste Anatoly Lokot a rassemblé 43,75% des voix contre 39,57% au maire par intérim Vladimir Znatkov, candidat de Russie unie, la formation du président russe, a annoncé la commission électorale de la ville de Sibérie. C'est la "première grande défaite du parti au pouvoir" déclare le nouveau maire communiste de Novossibirsk. "c'est en raison de la crise politique à Novossibirsk, qui a conduit à l’exposition des problèmes sociaux et économiques" pour le communiste Anatoly Lokot.

La 3ème ville du pays et capitale de la Sibérie dirigée par un communiste       
"Nous avons créé une situation unique en Russie, avec une union de l'opposition qui a permis de remporter la victoire sur Russie Unie", s'est félicité M. Lokot, 55 ans, cité par le site du Parti communiste. "La chose la plus importante dans la ville se sont ses habitants. Tout d'abord, nous allons nous concentrer sur leurs intérêts et leurs besoins. Nous allons travailler avec tous les partis politiques et les organisations publiques pour le développement de la ville. Nous sommes ouverts à toutes les suggestions de tous les partis politiques et de tous les militants sociaux. Le plus important c'est la prospérité et le bien-être de notre ville. Notre objectif commun pour Novossibirsk, c'est la stabilité politique et la liberté dans tous les sens du terme."
"La première chose que je ferai ce sera un audit du personnel, l'analyse de l'utilisation des fonds budgétaires, ainsi que d'annuler l'admission par le bureau du maire".
Lokot bénéficiait du soutien de l'opposition et du député d'opposition Ilia Ponomarev, l'un des leaders du mouvement de protestation qui avait précédé le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012.       
L'élection municipale anticipée avait été convoquée après la démission de Vladimir Gorodetski, membre du parti au pouvoir à la tête de la ville de 1,5 million d'habitants depuis 14 ans ans et nommé vice-gouverneur au début de l'année.      
Novossibirsk, capitale de la Sibérie, conquise par les communistes
Anatoly Lokot (KPRF) gagne avec 43,75% des voix suivit de "Russie unie" avec 39,56%, Vladimir Anisimov (les «villes russes") gagne 3,25%, les "socialiste" conduit par Anatoly Kubanov 2,19%, Evgeny Loginov 3,35%, Sergei Ovchinnikov (le «gouvernement du Parti populaire russe") 0,42%, Dmitry Savelyev (LDPR) 2,42%, Roman Starikov ("communistes de Russie") 0,84%, Alexander Tarkov ("Russie travailliste ") 0,59%, Sergey" Spider"Troitsky (" Contre tous") 1,07%, le Parti de la transformation spirituelle de la Russie" 0,54%.       
 
Lors des législatives de 2011, le KPRF était arrivé en tête à Novossibirsk        
En 2011 le Parti communiste était arrivé en tête des législatives avec 34,17% des voix devant le parti de Vladimir poutine, Russie unie, qui a recueilli 27,69% des suffrages. Iabloko, le parti libéral pro-UE, recevait 6,32% des voix, un seuil faible ne permettant pas la qualification de ce dernier (7% pour avoir un élu).        
Anatoly Evgenbevia Lokot (55 ans), est le Premier secrétaire du Comité régional de Novossibirsk du Parti communiste (2006), membre du Comité central depuis 2008. Il adhère au Parti communiste d'Union soviétique (PCUS) en 1984, et est élu député (Douma) pour la région de Novossibirsk depuis 2003. Il est le seul député a ne pas avoir voté le rattachement de la République autonome de Crimée à la Fédération de Russie.
Avec Volgograd (ex-Stalingrad), Novossibirsk est une nouvelle commune russe de plus d'un million d'habitants à choisir un maire communiste. Les communistes sont bien les seuls opposants crédibles et reconnus au parti affairiste de Vladimir Poutine.
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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 08:40

Le 25 mai prochain, auront lieu dans les 27 pays de l'Union européenne les élections des députés au Parlement européen.

La crise que connait le capitalisme en France touche également le reste de l'Union europénne. On pense évidemment à la Grèce ou à l'Espagne mais ce sont la plupart des économies européennes qui pâtissent du ralentissement de la croissance et d'une flambée du chômage et de la précarité.

L'Irlande, par exemple, première victime de la crise européenne avant la Grèce, ne fait plus parler d'elle bien que la situation générale ne se soit qu'un peu arrangée et cela "grâce" à l'émigration de dizaines de milliers de jeunes irlandais. Comme au tant de la famine qui touchât ce pays au XIXème siècle.

Même l'Allemagne n'est pas épargnée, quoiqu'en disent des journalistes prêts à nous vendre un produit frelaté pour nous faire avaler toujours plus d'abandons d'acquis sociaux. Le chômage et le ralentissement économique touchent également un géant allemand qui souffre de la crise chez ses voisins européens donc du ralentissement des exportations, sa spécialité.

Cette crise généralisée à tout le grand marché libéralisé européen ne concerne quasiment que notre continent car, ailleurs, la croissance et le développement économique continuent !

L'Europe est un peu l'homme malade de l'économie mondiale ! La faute à des politiques libérales qui font la part belle au développement boursier et à la rentabilité financière au détriment du bien public, de l'emploi et des travailleurs.

De ce fait, un peu partout en Europe, c'est la gauche radicale, communiste ou non, qui met la pression sur les gouvernements.

Elle est la première force politique en Grèce (Syriza + PC)  ou à Chypre (PC) et devient le pivot politique à gauche dans différents pays comme en République tchèque (PC) ou en Lettonie (Alliance avec le PC).

Si l'on regarde les différents sondages concernant ces pays, on trouve actuellement des pronostics suivants pour les élections européennes du 25 mai (entre parenthèse, l'évolution par rapport à l'élection de 2009):

  • Grèce : Syriza (Gauche radicale) = 27 % (+ 22 %) ; KKE (Parti communiste) = 8 % (- 0,35 %) ;
  • Espagne : Izquierda Unida (Gauche Unie) = 14 % (+ 10,3 %) ;
  • Portugal : CDU (Alliance PC + Verts) = 10 % (=) ; BE (Bloc de Gauche) = 6,4 % (- 4 %) ;
  • République tchèque : KSCM (Parti communiste) = 16 % (+ 3,8 %) ;
  • Belgique : PTB + (Alliance autour du Parti du Travail de Belgique) = 7,2 % en Wallonie et 6,5 % sur Bruxelles (+ 4 %) ;
  • Pays-Bas : Parti socialiste = 13,2 % (+ 6,1 %) ;
  • Allemagne : Die Linke = 8 % (+ 0,5 %) ;
  • Danemark : Mouvement populaire anti-UE = 9 % (+ 1,8 %) et Parti socialiste populaire = 6,7 % (- 9,2 %) ;
  • Finlande : VAS (Alliance de Gauche) = 7 % (+ 1 %).

Sans compter Chypre (où le PC réalise autour de 33 % des voix), la Lettonie (L'alliance Harmonie a réalisé 25 % des voix aux municipales de 2013) ou l'Irlande (Où le Sinn Fein améliore ses scores d'années en années).

De nombreux pays européens devraient envoyer un nombre beaucoup plus élevé de députés communistes ou radicaux au Parlement européen. Pas de quoi faire la révolution ou inverser les politiques libérales mais de quoi faire entendre la voix des peuples et peser sur certains votes majeurs.

Et en France ?

Si l'on en croit les sondages (rares) publiés dans la presse, la droite devrait réaliser un bon score (UMP et UDI) et le Parti socialiste sombrer sous les 20 %.

Reste, comme dans certains pays européens, une poussée de l'extrême-droite avec un FN à 20 %.

Pour les communistes et la gauche radicale, c'est le Front de Gauche qui tire son épingle du jeu avec 9 % des voix dans les sondages soit 3 points de plus qu'aux Européennes de 2009.

9 %, c'est la garantie d'envoyer 4 ou 5 députés européens à Bruxelles. C'est mieux que 3 actuellement mais ce n'est pas suffisant.

Alors que droite et Parti socialiste mènent des politiques identiques, favorables aux milieux financiers, et que l'extrême-droite menace la cohésion nationale en jouant sur les tensions religieuses et les origines ethniques, la France et les travailleurs de ce pays ont besoin d'une gauche radicale puissante, d'un Parti communiste capable de peser politiquement.

Il nous reste un peu plus d'un mois pour créer la surprise de ces élections et réaliser un score supérieur à celui de Jean-Luc Mélenchon aux Présidentielles.

Chacun peut apporter sa pierre à la construction d'une véritable alternative politique à gauche en France. Aidez-nous !

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 09:59

Seule force à défendre l'intégrité territoriale de l'Ukraine, le Parti communiste (KPU) subit les agressions des forces d'extrême-droite qui soutiennent le nouveau pouvoir à Kiev.

Avec 5 millions de voix aux dernières élections et près de 14 % des voix, le Parti communiste d'Ukraine est une force qui compte.

Dès le début des tensions sur la question de la signature d'un accord de coopération avec l'Union européenne, le KPU a proposé un référendum. Cette solution aurait eu le mérite de mettre chacun au pied du mur et de rendre incontestable par toutes les forces en présence la signature de cet accord ou son rejet.

Malgré 4,5 millions de signatures, le président sortant, Viktor Ianoukovitch a préféré prendre sa décision sans consulter le peuple. Cela aura suffi à l'opposition pro-européenne et aux forces néo-nazies pour déclencher une insurrection armée qui a abouti au départ forcé du président et à la prise de pouvoir de l'opposition.

Depuis, le pays vit sous tension entre des régions de l'ouest, partisane de l'opposition et où les groupes néo-nazis (Pravy Sektor, Svoboda) contrôlent la rue et font la chasse aux "opposants" et aux russophones, et des régions de l'est, culturellement proches de la Russie et inquiètes par les exactions des partisans du nouveau pouvoir à Kiev.

Entre les deux, le Parti communiste ukrainien prône une solution politique qui passe par l'éviction des groupes néo-nazis de Kiev et des rues ukrainiennes et par la rpise en compte des revendications régionales, notamment sur le fédéralisme.

Dans un contexte dangereux, les députés communistes continuent de siéger au parlement de Kiev (la Rada) pour faire entendre la voix des ukrainiens de la rue et la voix des démocrates contre celle des extrémistes de Svoboda.

Mardi 8 avril, c'est d'ailleurs en plein parlement que des députés d'extrême-droite ont agressé le premier secrétaire du Parti communiste, Petr Simonenko, alors qu'il faisait son allocution et qu'il dénonçait les agissements violents des milices d'extrême-droite. L'empêchant de parler et distribuant des coups de poing aux autres parlementaires, les députés de Svoboda ont réussi leur coup en empêchant le leader communiste de finir son allocution.

Mercredi 9 avril, ce sont les locaux du siège national du KPU qui ont été incendiés au coeur de Kiev. Les 220 m2 de locaux étaient occupés depuis des semaines par des miliciens d'extrême-droite armés. Ceux-ci avaient déjà brûlé des livres (comme sous Hitler !), saccagé des meubles, les archives, les statues et tous les drapeaux communistes ou soviétiques conservés dans ces locaux.

Ces agressions de plus en plus fortes contre le Parti communiste font suite à d'autres agressions contre des militants et responsables locaux du KPU un peu partout dans le pays. En mars, c'est le responsable du KPU sur Lviv (ouest) qui avait été lynché par une foule menée par l'extrême-droite et contraint de fuir en Russie.

Depuis, d'autres militants et des points de distribution de tracts du KPU ont subi les assauts des "démocrates" ukrainiens que soutient notre pays avec l'Union européenne.

Difficile dans ce climat de critiquer l'attitude d'une population russophone, largement majoritaire dans le sud et l'est du pays, qui se tourne vers la Russie par crainte du retour des néo-nazis et des exactions des milices qu'ont subi ces populations durant la Seconde guerre mondiale.

Il apparait de plus en plus clair que ce sont aujourd'hui les milices d'extrême-droite, armées durant l'insurrection, qui font la loi en Ukraine et que la seule force aujourd'hui qui tente de maintenir l'unité du pays et de combattre le fascisme, c'est le Parti communiste d'Ukraine.

Nous renouvelons ici notre soutien à nos camarades ukrainiens et notre appel au gouvernement français pour qu'il arrête de soutenir une opposition arrivée au pouvoir de manière violente et noyautée par une extrême-droite qui revendique publiquement son passé nazi.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 14:56

Supprimer les départements, fusionner les Régions : le grand fantasme de la simplification administrative à la sauce Sarkozy.

On aurait cru revivre les déclarations du gouvernement Fillon sous la présidence Sarkozy !

Lors de son discours devant l'Assemblée nationale, Manuel Valls a tout bonnement repris les vieilles lunes de la droite pour s'attaquer aux collectivités territoriales et à la démocratie locale.

Alors que ce gouvernement annonce une politique de réduction des dotations aux collectivités locales, signe d'un étranglement financier des communes notamment, Manuel Valls annonce de son côté la mise à mort des départements.

C'est le schéma prôné par Bruxelles d'une France calquée sur le modèle dominant métropoles - Régions - Europe qui se met en place pour détrôner le schéma républicain basé sur la démocratie locale, les communes, les départements et la Nation.

Avec la fusion de Régions, c'est même un pas supplémentaire vers l'éloignement des centres de décision et des élus par rapport au peuple qui va se mettre en place !

Par ailleurs, avec la fin de la Clause générale de compétence, c'est même une remise à plat des attributions des rôles de chaque strate administrative qui sera décidée : fini la possibilité pour une commune d'intervenir sur l'emploi et l'économie locale ? Que vont devenir d'ailleurs les attributions des départements, RSA, aides aux personnes âgées et handicapées, gestion des collèges et des routes départementales,... ?

Ce que nous craignions se réalise : ce gouvernement est "sourd de l'oreille gauche" et entame une fuite en avant libérale, eurocompatible et favorable aux grandes entreprises.

Il est temps que les travailleurs reprennent la main et s'appuient sur les forces qui refusent de plier devant Bruxelles et la Bourse de Paris ! Il est encore temps mais le temps presse.


Communiqué du PCF :

Discours de politique générale : « Un premier ministre qui boxe contre son camp »

 

Après la débâcle électorale des élections municipales et l'expression, par le vote ou l'abstention, d'un rejet de la politique gouvernementale menée depuis le début du quinquennat, pour toute réponse, Manuel Valls propose de ne rien changer à ce qui vient d'etre sanctionné. Il le fait avec brutalité, en enfilant des gants de boxe pour trahir la gauche et les promesses de changement.

Les femmes et les hommes qui se reconnaissent dans les valeurs de gauche auront en effet face à eux un premier ministre de combat qui entend, dans la continuité des politiques menées par la droite puis par le gouvernement Ayrault, poursuivre la destruction de notre modèle social et républicain.

La déclaration de politique générale de Manuel Valls est le programme rêvé par la droite et le Medef. Le patronat réalise un carton plein avec le pacte de responsabilité et l'évolution sur la fiscalité des entreprises sans la moindre contre-partie. Toutes ses revendications sont reprises avec une gigantesque trappe à bas salaires avec l’exonération totale des charges pour un SMIC. Au nom de la « solidarité », la baisse des cotisations sociales salariales, qui avait été proposée en son temps par Laurence Parisot, vient compléter la feuille de route d'un premier ministre dont le monde du travail, la jeunesse et les territoires ont tout à craindre.

Dans cette déferlante d'upercuts, Valls a retenu ses coups en un seul moment, en ne donnant pas le détail des 50 milliards d'euros prélevés dans les caisses de l'Etat, de la sécurité sociale et des collectivités territoriales. Les députés socialistes auraient-ils, ce jour, pu en supporter davantage. Cette véritable bombe a retardement est programmée dans les prochains jours. Hollande et Valls sont minoritaires à gauche et dans le pays sur leurs intentions réelles. La crise politique et démocratique va donc se durcir et la situation sociale s'aggraver. Jusqu'où tout cela peut aller ?

La question de la restructuration de la refondation de la gauche, en terme de projet et de rassemblement, est plus que jamais d'actualité. Elle se donne rendez-vous le 12 avril à Paris avec la manifestation contre l'austérité.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:23

Menace ou simple posture médiatique ? Des députés socialistes mèneraient-ils une fronde ?

Il y a quelques jours, nous constations navrés que le Parti socialiste n'avait rien compris au vote des français des élections municipales. Ou, du moins, qu'il faisait semblant d'avoir compris.

Malgré des signes nombreux dans l'opinion publique, entre des sondages très négatifs et des élections partielles catastrophiques pour le PS, le gouvernement socialiste-écologiste n'a jamais changé de stratégie politique, reprenant à son compte les théories libérales sur le "coût du travail" et la dérégulation de l'économie.

Avec la claque enregistrée aux Municipales, Hollande et le Parti socialiste ne peuvent plus faire mine d'ignorer le message : les français sont déçus ou, pire, en colère !

Or, le changement de gouvernement opéré est juste un changement de casting. Les premières déclarations de Manuel Valls confirment que la ligne politique, elle, n'évoluera pas !

C'est pourtant, évidemment, le fonds du problème. Hollande et le PS le savent bien mais ils sont entièrement soumis aux exigences du patronat et du secteur financier donc incapables de mener une politique de gauche, une politique en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat.

Si, sur l'échiquier politique, seules les communistes, leurs partenaires du Front de gauche et l'extrême-gauche dénoncent cet état de fait, des voix se font enfin entendre au sein du Parti socialiste pour s'en inquiéter.

Il s'agit de parlementaires, certains sincèrement de gauche comme Marie-Noëlle Lienemann, et d'autres, inquiets pour leur réélection future.

Du coup, la lettre de 88 députés qui exigent un changement de cap au gouvernement risque de n'être qu'une déclaration d'intension, sans efficacité concrète. Une partie de ces députés annonce déjà qu'elle votera de toute façon la confiance au nouveau gouvernement ! C'est le cas du leader des députés proche de Martine Aubry, Jean-Marc Germain.

Parmi ces députés, on trouve Jean Louis Destans, député de l'Eure. Si sa signature au bas de ce texte est déjà une bonne nouvelle, on espère qu'elle l'amènera à être plus ferme vis-à-vis de choix antipopulaires du gouvernement qu'il ne l'a été sur l'ANI ou sur la réforme des retraites.

Au final, ce texte de 88 députés socialistes exigeant un nouveau "pacte de solidarité" et une politique plus sociale, apparait plus comme une déclaration d'intension que comme une véritable exigence de députés prêts à aller à l'affrontement.

C'est néanmoins le signe que certains députés PS sont sensibles aux mouvements d'humeur des électeurs de gauche.

Autant en profiter pour enfoncer le clou le 12 avril, avec la marche contre l'austérité à Paris, et le 25 mai, avec les élections européennes.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 10:45

Des centaines de personnalités appellent à marcher samedi 12 avril à Paris contre l'austérité et pour le partage des richesses. Le Parti communiste s'est associé à cet appel.

Ce n'est pas sur ce blog que vous verrez défendre les politiques d'austérité menées depuis des décennies pars gouvernements alternativement de gauche et de droite.

Ce n'est pas non plus sur ce blog que vous lirez des propos racistes cherchant à trouver des coupables noirs ou basanés à une crise dont les causes sont le système capitaliste lui-même, son incapacité à partager les richesses et à satisfaire les besoins vitaux des humains.

Vous ne serez donc pas surpris que les communistes de Saint André et du sud de l'Eure s'associent à cet appel national !

Samedi 12 avril

à partir de 14 heures

De la Place de la République à la Place de la Nation

Marchez avec nous !

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:16

L’Espagne serait redevenue un pays attractif pour les investisseurs, au prix d’une politique d’austérité et d’un code du travail carnassiers. Résultat : la misère gagne du terrain, la colère gronde et l’arsenal juridique pour s’en prémunir fait froid dans le dos.

« Ils nous occupent avec l’actualité pour nous faire oublier le présent », avertit une vignette du dessinateur El Roto dans les pages du quotidien El País. Et « l’actualité » à la une de ce journal en ce début d’année, à part les résultats sportifs et la polémique autour du référendum indépendantiste en Catalogne, ce sont les scandales politico-financiers où les grands partis, les banques et la famille royale sont pris la main dans le sac, mais très rarement condamnés – l’Espagne détient le record européen des non-lieux et des grâces dans ce genre d’affaires.

Le présent, c’est cette famille empoisonnée par les aliments périmés dont elle se nourrissait habituellement, à Alcala de Guadaira, dans la province de Séville. Le père, la mère et leur fille de 14 ans sont morts. La plus jeune sœur a survécu. Plusieurs centaines de personnes se sont spontanément rassemblées devant la mairie après avoir appris la nouvelle, quelques jours avant Noël. L’indignation était volatile : contre les services sociaux, contre les politiciens, contre les supermarchés que la rumeur accuse d’asperger de détergents les aliments périmés avant de les jeter à la benne.

Le présent, c’est aussi la condamnation à des peines de prison de militants du Sindicato andaluz de trabajadores (SAT) pour avoir occupé pendant dix-sept jours – en mai 2012 – la Turquilla, une propriété de 1 200 hectares appartenant à l’État. Propriété laissée en jachère, à part les 80 hectares utilisés par l’armée pour y élever un haras de chevaux d’apparat. « Il y a huit ans, 300 hectares ont été cédés à la mairie d’Osuna, le bourg le plus proche, raconte Mari García, militante du SAT. Et elle y a développé une activité agricole biologique, avec un système de travail rotatif qui permet aux chômeurs du coin de faire les heures suffisantes pour obtenir des droits. » Mais l’occupation des hectares restants par les sans-terre du SAT a été vécue comme un attentat contre les forces armées. « Cinquante-quatre des nôtres ont été arrêtés, quatre condamnés à sept mois de prison et un à 1 200 euros d’amende. »

Le SAT, syndicat d’ouvriers agricoles, est dans le collimateur de la justice depuis des années ; surtout les juges ont la dent dure après ses actions de « reprise » dans les grandes surfaces : les activistes sortent des supermarchés avec des chariots remplis de victuailles ou, comme le 29 août dernier, de fournitures scolaires, avant de les redistribuer aux familles sans logis qui, à Séville, occupent des édifices confisqués par des banques après le crash immobilier de 2008.

Début décembre, une femme dont les enfants n’avaient pas mangé depuis trois jours a imité ces actions collectives dans un supermarché d’Ecija, province de Cordoue. Un anonyme a par la suite payé le contenu du chariot pour éviter que la direction n’engage des poursuites. Il y a 36 % de chômage en Andalousie – 44 % dans la province de Cadix – et 67 % chez les jeunes, qui survivent grâce à l’aide de leurs parents ou grands-parents. Au niveau national, plus de 60 % des chômeurs n’ont droit à aucune allocation.

Au Centro obrero Diamantino García, cœur du village rouge d’El Coronil, les vieux jouent au domino dans la salle du bar. Un groupe de femmes et d’hommes, après avoir nettoyé la salle des fêtes où a eu lieu la veille un « réveillon ouvrier », se restaure au réfectoire, à côté de la bibliothèque. On parle peoná, ces journées travaillées qu’il faut additionner jusqu’à quarante pour avoir droit au subside agricole. Au nord de la péninsule, les gens croient que ce régime spécial est un privilège de Sudistes nonchalants, mais ici, tout le monde sait qu’il est de plus en plus dur de trouver du boulot dans une agriculture mécanisée et branchée sur les subventions européennes. Depuis l’explosion de la bulle immobilière, ceux qui étaient allés se faire embaucher comme maçons sur la côte sont revenus au village et concurrencent les femmes sur le marché du travail.

Partout en Espagne, des associations d’endettés s’opposent physiquement aux expulsions locatives et aux coupures d’eau ou d’électricité pour cause de factures ou de crédits impayés. Fin décembre, une expulsion a ainsi échoué dans le quartier de Triana, à Séville, durant laquelle la police a interpellé sept personnes. Le SAT, avec d’autres syndicats indépendants, des associations issues du mouvement du 15-M (initié le 15 mai 2011, et dit des « Indignés ») ou de celui du 25-S (25 septembre 2012, siège pacifique du Congrès par des dizaines de milliers de manifestants, durement réprimé), organise à travers le pays une « marche de la dignité » qui devrait converger sur Madrid le 22 mars 2014. Depuis les « reprises » dans les supermarchés, la popularité du SAT a explosé, attirant des centaines de non-affiliés dans ses manifestations, et également la presse étrangère, ce qui ridiculise les déclarations gouvernementales cherchant à assimiler ces actions avec du terrorisme…

Une réforme du code pénal ultra-répressive est en passe d’être votée au Parlement. Elle vise clairement ces mouvements de résistance populaire. « Pour une simple participation à un piquet de grève, nous encourons aujourd’hui des peines de deux, quatre ou même six ans de prison, s’inquiète Mari García. Bientôt, n’importe quel individu sera passible d’un demi-million d’euros d’amende et de la saisie de ses biens s’il participe à une manif non autorisée – avant, les amendes étaient adressées au syndicat. Les gens vont réfléchir à deux fois avant de descendre dans la rue. » Mari et Ted habitent avec leur fille dans une petite maison individuelle dans une rue du village d’El Coronil où toutes les maisons ont été construites collectivement, sur le mode des castors, avant d’être attribuées par tirage au sort. Le sol a été acheté par leur coopérative et personne n’est officiellement propriétaire. « Ce vide juridique nous met à l’abri des saisies dont nous menace le nouveau code pénal. A part notre bagnole, nous serions déclarés insolvables s’il fallait payer un jour une lourde amende. »

Contrairement à la Grèce et à la plupart des autres pays européens, en Espagne, l’extrême droite est peu bruyante, pour une raison simple : elle est déjà au pouvoir. Le Partido popular, dirigé par des fils et nièces de hiérarques franquistes, passe à l’offensive sur tous les fronts, avec un code du travail et une loi sur l’avortement rétrogrades, jusqu’au sabotage systématique des efforts pour récupérer la mémoire des vaincus de la guerre civile… Et sa politique répressive trahit avant tout sa nervosité face aux organisations de base mobilisées contre « cette crise qui n’est pas une crise, mais une arnaque »…

http://cqfd-journal.org/L-Andalousie-est-dans-le-rouge

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