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Présentation

  • : Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • Andrée OGER, conseillère départementale communiste de Saint André de l'Eure
  • : Andrée OGER est maire honoraire de Croth, conseillère départementale de Saint André de l'Eure et chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Contact

Rendez-vous

Fête de l'Huma 2016

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 septembre
Parc du Bourget
3 jours : 35 €
    

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Salaires et pensions à la traîne, prix et loyers en hausse, profits et actionnaires qui explosent...

 

Front Uni 

contre la vie chère !

   

Campagne de pétition lancée par le PCF

pour exiger de meilleurs salaires, une hausse des minimas sociaux,

 pour exiger des baisses de TVA, un blocage des prix et des loyers

pour taxer les profits et le grandes fortunes
  

Demandez la pétition !

Signez la en ligne sur le site de la Fédération euroise du PCF : www.27.pcf.fr !

Participez au rassemblement devant Bercy (ministère des finances), vendredi 3 juin à 15 h !

Campagne contre la vie chère - affiche PCF 2011
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Contre la privatisation de La Poste !

Les communistes adhèrent au Comité Départemental de Défense de La Poste
(cliquez sur l'image !)  


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CRISE : que proposent les communistes ?







 

"Sarkozy a été élu par des pauvres qui se lèvent tôt pour aller faire la fête avec des riches qui se couchent tard".
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 Des idées, des vidéos, des sondages sur le site www.sortirdelacrise.tv 
 
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Texte libre

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d’investir où il veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

P.Barnevick, ancien président de la multinationale ABB. 

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

 

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« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste.
La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique »

 

Karl MARX 

 

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Nouvelles permanences d'Andrée OGER :

 

 

 

Vous pouvez prendre rendez-vous avec Andrée OGER en contactant son secrétariat au 02.32.31.96.25

 

- Mairie de Saint André : les lundis de 17 h à 19 h

- Salle des Fêtes d'Ezy-sur-Eure: les vendredis de 17 h à 19 h

 

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Dernier tract des communistes
du sud de l'Eure

 (cliquer sur l'image)

 

  Tract St André Septembre 2013 - Recto

 Tract St André Septembre 2013 - Verso

 

 

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Ebuzzing - Top des blogs - Société

11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 09:56

2,5 millions de français qui abandonnent l'idée de partir en vacances : le coup est rude pour le secteur du tourisme !

Avec l'affaiblissement du secteur productif, ce sont les services qui ont pris du poids dans l'économie nationale ces dernières décennies.

Le tourisme est devenu, dans beaucoup de régions, le fer de lance de l'économie locale. Beaucoup d'élus locaux, d'ailleurs, n'ont plus beaucoup d'idées en dehors du développement de ce secteur, renonçant par avance à un futur industriel pour leur territoire. On l'a vu dans le département avec le peu d'énergie des élus de droite et socialistes sur le dossier de la papeterie d'Alizay (M-real).

Seulement, le tourisme en France, ce n'est pas que les étrangers, allemands, britanniques, hollandais, russes ou chinois !

Les touristes français pèsent pour beaucoup dans l'économie du tourisme en France. Sauf que la crise frappe lourdement notre pays et que, logiquement, beaucoup de français modestes réduisent leurs vacances ou... ne partent plus du tout !

C'est ce que révèle une étude du cabinet Protourisme.

En 2013, ce sont ainsi 29,5 millions de Français (adultes et enfants) qui ont séjourné au moins une nuit pour leur loisir dans un hébergement payant l'an dernier, soit 2,5 millions de moins qu'en 2012 !

Depuis 2010, c'est même 3,5 millions de Français qui ont renoncé à partir, même pour une seule nuit, en hébergement payant, selon Protourisme !

Il y a donc désormais moins d'un français sur deux qui part au moins une nuit payante en vacances !

Sans surprise, la baisse de fréquentation est plus forte pour les catégories les plus modestes.

Seulement 23% des foyers gagnant moins de 1.500 euros ont pu s'offrir un hébergement payant pour une escapade d'au moins une nuit en 2013, soit un recul de 2 points par rapport à 2012.

C'est aussi le cas pour 38% des foyers gagnant entre 1.500 et 2.500 euros net (- 4 points !), 56 % des foyers disposant d'un revenu entre 2.500 et 3.500 euros (- 1 point) et 75 % des foyers gagnant plus de 3.500 euros (- 2 points).

L'étude ne précise pas le nombre de nuitées prises par les millionnaires en 2013 mais on imagine qu'il n'y a pas eu de baisse pour cette catégorie de population !

Que peut-on conclure de cette étude ?

D'une part, que la crise continue de s'aggraver et que les familles des classes populaires et moyennes doivent serrer leur budget, quitte à se priver, eux et leurs enfants, de vacances et, malheureusement souvent, de soins médicaux, comme le révèlent d'autres études.

D'autre part, que le "Tout tourisme" est une erreur économique et qu'il s'agit souvent d'un moyen d'éviter le débat essentiel sur la relance d'une activité de production en France par des politiciens qui ont abandonné tout projet de développement économique, de planification, laissant les "marchés" donc les stratèges des multinationales choisir où il est le plus rentable pour leurs actionnaires de s'installer.

Cette baisse de départ en vacances des français amène aussi la question du pouvoir d'achat des français.

Augmenter les salaires, arrêter les plans de licenciements, lutter contre la précarité de l'emploi et relocaliser les productions inbdustrielles, sont des actions incontournables si on veut maintenir des activités de service, comme le tourisme.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 09:48

Le premier tour des élections municipales approche. L'extrême-droite devrait y décrocher un bon résultat.

Dans deux semaines, nous voterons pour désigner les équipes qui dirigeront nos communes mais aussi les représentants de nos communes aux communautés de communes ou communautés d'agglomération.

Nombre d'électeurs qui avaient choisi Hollande affichent aujourd'hui une nette déception et beaucoup s'apprêtent à boycotter les élections. A droite, l'ambiance de scandales et de petites querelles ne laisse pas forcément augurer une mobilisation majeure.

Côté communiste et Front de gauche, malgré une campagne intense et mobilisatrice, les médias évitent soigneusement de montrer des responsables politiques de notre courant d'idée dans les médias nationaux, espérant ainsi juguler toute poussée potentielle.

Reste le FN. Pas un jour sans que les médias ne parlent de ce parti d'extrême-droite et de son guide, la fille de Jean-Marie Le Pen !

Un véritable boulevard médiatique est ouvert à une extrême-droite à qui le système offre la place de parti contestataire et de roue de secours du capitalisme en cas de défaut majeur de la démocratie parlementaire.

Du coup, dans ce climat de crise politique, le FN devrait renforcer ses positions dans nombre de communes même si ses 550 listes sont loin des 700 annoncées en décembre et même si il aura fallu tromper des citoyens pour leur faire intégrer, contre leur gré, les listes FN.

L'idéologie raciste du FN, son rejet des homosexuels, des musulmans, des courants idéologiques progressistes, cette haine de l'étranger qui se transforme en volonté de repli nationaliste, cette pensée qui sent les années trente et quarante gagne des professions jusque là épargnées.

Il est affreux de voir une enseignante ou une infirmière de puériculture sur une liste FN, comme à Vernon : qu'enseigne cette professeure à ses élèves ? Certainement pas les valeurs de la République comme l'égalité et la fraternité, incompatibles avec le message frontiste ! Comment une infirmière qui milite dans un parti xénophobe peut-elle exercer son métier de manière neutre vis-à-vis d'enfants de toutes origines ?...

L'expérience des mairies frontistes des années 90, Vitrolles, Marignane, Orange et Toulon, est celle d'un fiasco financier, judiciaire et moral. Si Marignane est toujours d'extrême-droite, c'est sous les couleurs d'un groupuscule régionaliste ! (relire : http://andree-oger-pour-deputee.over-blog.com/article-ces-villes-gerees-par-l-extreme-droite-105719820.html )

Ailleurs, les habitants ont payé l'ardoise et préféré renvoyer le FN dans l'opposition !

Espérons que les électeurs sauront faire la différence dimanche 23 mars entre une légitime colère contre une société qui les piétine et un vote dangereux pour leur avenir et celui de la société toute entière !

Depuis près de 90 ans, les communistes gèrent des centaines de communes. Avec succès et avec la confiance renouvelée de centaines de milliers d'électeurs à chaque nouveau mandat.

Et si la solution à l'austérité et au libéralisme se trouvait chez les adversaires du capitalisme et non chez ceux qui le pousserait dans ses extrêmes ? 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 09:29

Bill GATES : + 9 milliards de dollars en 1 an ; Mark ZUCKERBERG : + 15,2 milliards de dollars ! !

 

Bill Gates est redevenu l'homme le plus riche du monde... Le co-fondateur de Microsoft, évincé pendant quatre ans par le Mexicain Carlos Slim, a repris sa place de numéro un dans le classement du magazine 'Forbes' publié lundi. L'Américain affiche une fortune estimée à 76 milliards de dollars (environ 55,4 milliards d'euros), soit 9 milliards de plus qu'en 2013.

Avec 72 milliards de dollars au compteur, le brésilien Carlos Slim, qui a réalisé l'essentiel de sa fortune dans les télécommunications, avant de se diversifier dans la finance notamment, passe donc en deuxième position.

L'homme d'affaires espagnol Amancio Ortega, créateur de la marque de prêt-à-porter Zara, complète le podium, avec 64 milliards de dollars. Son pays, lui, est sur le podium de la misère en Europe !

Deux Français au palmarès

Mark Zuckerberg se démarque une nouvelle fois, avec une fortune qui a grimpé en une année de 15,2 milliards, pour atteindre 28,5 milliards, grâce à la hausse de ses actions Facebook, le réseau social dont il est le fondateur. A 29 ans, il prend la 21ème place du classement.

Côté Français, pas de changement de casting : Liliane Bettencourt, l'héritière du groupe L'Oréal, se classe 11ème, à la tête d'une fortune estimée à 34,5 milliards de dollars.

Bernard Arnault, le patron de LVMH, est 15ème, avec 33,5 milliards de dollars, selon 'Forbes'.

Au total, le classement a dénombré 1 645 milliardaires dans le monde en 2013, ce qui constitue un record !

Et certains veulent que les gouvernements fassent des économies sur les programmes sociaux, les investissements utiles à tous ?

Et certains (les mêmes !) veulent que les travailleurs se serrent la ceinture ?

Sortez la tête des épaules ! Levez le poing ! Révoltez-vous ! Rejoignez-nous !

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 09:57

On ne sait plus où donner de la tête ! Entre l'affaire Copé, l'affaire Buisson et les menaces judiciaires sur Nicolas Sarkozy, la droite occupe le devant de la scène des scandales.

Par où commencer ? Commençons par le chef !

Nicolas 1er Sarkozy a vraiment des problèmes avec ses conseillers.

Si, aujourd'hui, c'est Patrick Buisson qui occupe le devant de la scène médiatique, il faut se souvenir de l'arrestation fin août de Boris Boillon, lui aussi ancien conseiller de Sarkozy à l'Elysée et ancien ambassadeur de France en Tunisie, en gare du Nord, à Paris, avec 350 000 euros et 40 000 dollars en espèces alors qu'il s'apprêtait à partir à Bruxelles. Pour un type qui a eu des responsabilités au sommet de l'Etat, l'évasion de capitaux à l'étranger est un délit pour le fisc qu'il ne peut méconnaître.

L'argent et la droite, c'est toujours une histoire d'amour. Mais aussi un vice.

Mais d'autres enquêtes se multiplient autour de Sarkozy.

Il y a l'affaire Karachi, dont on attend encore les conclusions. Il y a aussi l'affaire du meeting de Toulon, en novembre 2011, meeting devant 1 000 personnes et qui n'apparait pas dans les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

Mardi 4 mars, juste avant la sortie de l'affaire Copé, la justice a ouvert une enquête pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction, qui a mené  à des perquisitions aux domiciles et dans les locaux professionnels de Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, et du haut magistrat Gilbert Azibert.

Cela a t-il à voir avec l'affaire Bettencourt, toujours en cours ? En tout cas, cela s'ajoute à l'enquête sur l'arbitrage Crédit Lyonnais / Bernard Tapie.

C'est toujours l'argent qui risque aujourd'hui de faire plonger Jean-François Copé, accusé d'avoir favorisé deux de ses proches qui auraient surfacturés leurs prestations pendant la campagne présidentielle de Sarkozy en 2012. Ou comment se servir dans la poche de son propre parti !...

Et donc, depuis quelques jours, c'est une véritable farce qui s'est ouverte autour des enregistrements faits par l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson.

Au delà des méchancetés et autres vacheries des uns envers les autres, c'est la personnalité de Patrick Buisson qui fait, enfin, l'actualité : ancien rédacteur en chef du torchon d'extrême-droite "Minute", Patrick Buisson se revendique toujours "royaliste" et "monarchiste". Aujourd'hui, ces "idéaux" sont souvent l'apanage de courants d'extrême-droite comme l'Action Française.

Qu'un Président de la droite "républicaine" ait fait appel à un homme d'extrême-droite pour le conseiller aurait dû choquer bien au delà des forces de gauche et des mouvements anti-fascistes. En tout cas, la place de Patrick Buisson au sein de l'équipe Sarkozy éclaire mieux l'évolution réactionnaire de l'UMP sous Sarkozy et l'acquisition de valeurs ultra conservatrices par de nombreux responsables de la droite française.

Ainsi, entre les affaires, les enquêtes et les psychodrames, la droite française montre toute sa médiocrité.

Alors que le gouvernement socialiste - écologiste actuel ne fait pas mieux que Sarkozy, l'UMP espérait récupérer des positions avec les élections municipales qui approchent, puis, l'an prochain, avec les élections départementales et régionales.

Dans ce capharnaüm politique, il y a peu de place pour les français et leurs inquiétudes, en premiers lieux le chômage et la précarité.

Dans une société en crise, quand la classe politique se décompose, c'est régulièrement l'extrême-droite qui grandit, soutenue par des médias et une classe économique qui doit, à tout pris, trouver une solution politique de remplacement pour maintenir son hégémonie sur la société.

L'heure est grave car notre pays est à un tournant.

La responsabilité des militants et des sympathisants d'une gauche combative, de la seule gauche, celle qui veut changer la société, cette responsabilité est forte. Elle nécessite la mobilisation de tous pour rompre avec le schéma que souhaitent les puissances d'argent et l'avenir brun et sang qu'il implique.

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 10:59

Il faudra s'en rappeler le 25 mai prochain : l'Europe joue contre les travailleurs !

Comme l'Espagne et l'Irlande, la France va donc être sous surveillance étroite de la Commission européenne.

Selon Olli Rehn, le commissaire (politique) en charge des Affaires économiques à la Commission de Bruxelles, malgré les mesures prises pour favoriser la compétitivité, le compte n'y est toujours pas selon lui : "Le coût du travail reste élevé et pèse sur les marges des entreprises".

"Pour répondre au défi de la compétitivité, la France doit améliorer l'environnement des entreprises et renforcer la concurrence dans les services", a préconisé le commissaire Rehn, qui fera des recommandations plus spécifiques pour chaque Etat membre début juin.

Voilà donc la France grondée par Bruxelles !

Le fameux pacte de stabilité que nous dénoncions à l'arrivée à l'Elysée de François Hollande commet ses premières conséquences : la France est désormais sommée de rendre des comptes à Bruxelles parce qu'elle ne va pas assez loin dans le libéralisme.

Pour ceux qui croient encore en cette institution, le message est clair : l'Europe défend les intérêts des entreprises et ces intérêts passent par toujours plus de libéralisme.

En clair, il faut libéraliser le marché du travail et libéraliser l'économie : moins de règles, moins de protections pour les travailleurs mais plus de facilité pour les entreprises à licencier, à payer les salariés comme bon leur semble, à fermer des sites, à faire des bénéfices.

Depuis trente ans, ces recettes libérales se sont avérées des purges. Mais des purges uniquement pour l'emploi et la société !

Si le chômage et la précarité croissent, ce n'est que pour les salariés ! Si le pouvoir d'achat baisse et si il devient de plus en plus difficile de payer ses soins médicaux, ses factures, d'avoir des loisirs, ce n'est que pour les salariés !

A l'inverse, pendant que Bruxelles ordonne au gouvernement français d'en faire encore plus pour les entreprises, on apprend que les 40 entreprises majeures en France, celles qui constituent l'indice boursier du CAC40, ont réalisé pour 48 milliards d'euros de bénéfices en 2013, bien mieux que les 40 milliards annoncés !

Et il faudrait être encore plus compétitifs, plus libéraliser ? Mais pour quoi faire ? Pour permettre à quelques géants économiques, à quelques banques, de réaliser encore plus de bénéfices ?

Aujourd'hui, l'économie européenne est le boulet de l'économie mondiale. Elle se traine en termes de croissance.

Est-ce la faute à une faible "compétitivité" des travailleurs ?

Depuis trente ans que l'Europe nous impose sa politque libérale, jamais la situation économique et sociale des européens ne s'est améliorée, bien au contraire !

Arrêtons donc de vouloir toujours plus de libéralisme et de vouloir pressurer les peuples, les travailleurs, en cherchant à abaisser les revenus des travailleurs, ce fameux "coût" dont on nous rabat sans cesse les oreilles !

Trente ans de libéralisme en Europe ont échoué : c'est donc de ligne politique qu'il faut changer !

Cette Europe est depuis toujours un outils au service du capital, des entreprises multinationales et des spéculateurs boursiers : dérégulation économique, Euro, libre - échange, privatisations,...

Rompons avec cette Europe et ses commissaires européens !

La France doit refuser de céder aux injonctions de Bruxelles ! Elle en a les moyens, en tant que deuxième économie de l'Union européenne.

Faisons des élections européennes du 25 mai un gigantesque référendum pour dénoncer cette Europe des patrons et défendre l'idée d'une autre Europe, sociale et solidaire, l'Europe d'une coopération entre les peuples contre l'actuelle Europe de concurrence entre les travailleurs !

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 11:07

Le Comité Représentatif (selon lui) des Institutions Juives de France (CRIF) continue de partiquer un amalgame politique entre antisémitisme et antisionisme.

Peut-on être contre la politique de l'état d'Israël en Palestine sans être antisémite ? Bien évidemment, oui !

On peut être contre la politique du gouvernement russe sans être anti-slave, contre la politique de Sarkozy et Hollande sans être anti-français, etc.

Mais, pour les plus ardents défenseurs de l'état d'Israël, l'amalgame est devenue la dernière des lignes de défense. Impossible de critiquer désormais les actes de l'état israélien sans être taxé d'antisémitisme et d'être rabaissé au même rang que les nazillons et autres nostalgiques d'Auschwitz !

Pourtant, oui, nous assumons notre solidarité avec le peuple palestinien et nous continuons de dénoncer la politique d'Apartheid pratiquée par l'état israélien en Palestine, sa politique de colonisation qui s'accélère, la construction d'un mur de la honte qui va diviser la Cisjordanie, le blocus de Gaza comme les crimes répêtés de ce pays contre les Droits de l'Homme, notamment les Droits des enfants !

Cela ne correspond absolument pas à un blanc-seing accordé aux mouvements palestiniens les plus radicaux.

Mais, les communistes sont toujours au côté des plus faibles, des opprimés, qui sont, dans ce cas, les palestiniens.

Alors que la crise touche également Israël et que la misère y grandit, il serait temps, pour le bien des israéliens eux-mêmes, que les forces politiques de ce pays arrêtent de jouer la politique de la tension et de se servir d'un sionisme exacerbé pour capitaliser électoralement les voix d'israéliens à qui on inculque quotidiennement une peur de l'arabe, du musulman.

En France, à jouer la carte de l'amalgame entre antisémitisme et antisionisme, ce Comité autoproclamé représentatif commet une erreur majeure et dépasse les limites de ses fonctions.

L'erreur du CRIF, c'est qu'il nourrit lui-même l'antisémitisme en jouant la confusion entre la politique de l'état israélien et l'ensemble des juifs de France. Beaucoup d'entre eux, d'ailleurs, refusent cet amalgame ! A force de dresser un parallèle entre Israël et tous les juifs du monde, certains esprits finissent par sombrer dans l'antisémitisme à force d'indignation contre les crimes impunis d'Israël. 

Le CRIF dépasse ses fonctions en jouant le rôle de porte-parole zélé et aveugle des intérêts d'un pays étranger, sur des règles qui plus est, confessionnelles. Que dirait l'opinion si des structures représentatives des musulmans de France se permettaient constamment de prendre la défense de l'Arabie Saoudite, du Qatar ou de tout autre pays musulman, faisant flèche de tout bois à la moindre critique par un responsable politique français ?

Pour l'intérêt des israéliens comme des palestiniens, pour l'intérêt des juifs de France comme de la concorde religieuse, le CRIF et son président seraient bien avisés de se contenter de défendre les intérêts moraux des juifs de France, et de jouer le rôle de modérateurs en ces temps troubles de montée de l'intolérance et de retour de la peste brune.

Pour notre part, l'antifascisme et l'internationalisme communistes sont des valeurs que nous ne renieront jamais. L'égalité entre tous les hommes, par delà les origines ethniques ou religieuses, nous amène à critiquer ceux et celles qui ne respectent pas les valeurs humaines essentielles qui sont les nôtres.

Si l'état d'Israël ne veut pas subir nos critiques, qu'il change de politique !

Solidaire


Un communiqué de Jean-Claude Lefort, Président de l'Association France-Palestine Solidarité, ancien député communiste du Val-de-Marne :

"Roger Cukierman a évoqué la progression spectaculaire du Front national avec "sa cohorte d'antisémites, de vichystes et de négationnistes réfugiés derrière sa dirigeante, attentive à ne pas commettre d'impair". Mais il a également dénoncé, à l'extrême gauche, " l'antisionisme, nouvel habit de l'antisémitisme. Car s'il n'est pas convenable d'être antisémite, il est élégant de fustiger l'État d'Israël".

Non, M. Cukierman on ne peut mélanger et mettre sur un pied d'égalité une idéologie et ce qui n'est pas une opinion mais un délit. Il veut tout "simplement" par ce tour de passe-passe bâillonner la liberté d'expression. Insupportable.

Le président du CRIF s'est également étonné que les appels au boycottage en France ciblent un seul des 200 pays de l'ONU. Roger Cukierman a également "suggéré que la France se démarque du reste du monde et reconnaisse Jérusalem comme la capitale d'Israël". Rien de moins !

Outre un soutien ostensible à la violation du droit international, est-ce la rôle du CRIF de prendre pareille position extrémiste ? Insupportable. "
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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 10:51

Comme sous l'ère Sarkozy, les collectivités locales sont en ligne de mire du gouvernement socialiste-écologiste actuel.

Hier, une enquête menée par le Secours Catholique indiquait que 80 % des maires ressentaient une hausse de la pauvreté dans leurs communes.

Communes et Départements sont, sur le terrain, les deux institutions républicaines qui sont les plus proches des préoccupations des gens, de leurs difficultés.

Dans les permanences, les élus locaux reçoivent de plus en plus d'appels au secours, pour des logements, du travail, pour payer des factures d'électricité ou d'eau, pour simplement se nourrir parfois. C'est ce que rencontre Andrée OGER à chacune de ses permanences. Malheureusement.

Notre société va mal parce que le système économique qui la porte, le capitalisme, va mal.

Logiquement, la part de solidarité consacrée par les communes et départements à leurs administrés augmente.

Avec la crise et la montée du chômage et de la précarité, les dépenses sociales augmentent : + 9 % bénéficiares du RSA dans l'Eure entre juin 2012 et juin 2013 !

Les dépenses liées au vieillissement de la population, comme l'Aide Personnalisée à l'Autonomie ou les aides pour l'hébergement en établissement spécialisé augmentent elles aussi.

Là se trouve une partie importante des hausses des dépenses des collectivités locales !

En même temps, l'Etat se désengage depuis des années de tellement de ses responsabilités que les communes, intercommunalités et départements doivent désormais assumer.

Pour le Département, ce sont par exemple les routes nationales déclassées routes départementales et la DDE qui sont tombées dans son giron sous Sarkozy. De la même façon, le Département gère aussi les personnels non enseignants des collèges.

Tout cela représente de l'argent que l'Etat n'a que maigrement compensé.

Dans nos communes, les dépenses en hausse, en dehors de la solidarité, viennent souvent de l'entretien des routes, des aménagements utiles (sécurité routière, embellissement, électricité,...), le remplacement du bureau de Poste par un bureau payé par la commune ou le manque d'effectifs de police et de gendarmerie compensé par des ASVP ou des policiers municipaux.

Enfin, il y a tout bonnement l'inflation !

Si elle est calculée nationalement à 1 %, chacun sait que, dans la réalité, elle est beaucoup plus forte ! Notamment pour les tarifs d'énergie, importants dans les communes quand il faut chauffer la mairie, la salle polyvalente, les écoles, etc. C'est aussi le cas du Département, avec le chauffage des annexes locales, des collèges, etc.

Alors quand on entend la ministre de la décentralisation, Marylise LEBRANCHU, s'étonner des 3 milliards de hausse annuelles des dépenses des collectivités territoriales, on sait qu'il y a un mauvais coup qui se prépare ! 3 milliards d'euros, c'est apparemment beaucoup, mais cela représente moins de 1,5 % des 212 milliards d'euros de dépenses annuelles des collectivités territoriales !

Ce gouvernement poursuit sa politique d'austérité. Il veut réduire de 10 milliards d'euros chaque année les aides de l'Etat aux collectivités territoriales.

Quels services ne seront plus assurés ? Ou bien, les citoyens devront-ils payer plus d'impôts locaux pour compenser cette baisse ?

En premier lieu, ce seront les associations et clubs sportifs qui trinqueront, puis les activités culturelles. Mais cela ne suffira pas !

Ensuite, il faudra réduire les investissements, l'entretien des routes "secondaires", les soutiens aux entreprises, freiner les projets d'investissement locaux, qui améliorent nos villes et villages et font vivre nos entreprises locales et nos artisans.

Comme avec les réductions de dépenses de l'Etat, ce sera au niveau local les habitants, les citoyens, qui paieront cet "effort" demandé aux collectivités locales.

Dans les communes riches et pour les familles à haut revenu, la différence ne sera pas sensible.

Par contre, dans nos villages, dans nos communes populaires et pour tous ceux qui n'ont que des revenus modestes, ce sera plus dur lorsqu'il faudra faire face à l'affaiblissement des services proposés gratuitement ou à tarif modéré par nos communes, intercommunalités ou départements !

Comme dans les entreprises, l'effort repose toujours sur le plus modeste, jamais sur le plus riche.

Avec les élections municipales qui approchent, avec les élections cantonales l'an prochain, soyons vigilants à élire des équipes qui auront à coeur de défendre la solidarité et la justice sociale ou, mieux, des équipes qui exigeront de l'Etat plus d'efforts en direction des citoyens  et moins d'efforts en direction des marchés financiers !

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 13:31

La meilleure défense, c'est l'attaque ! N'est-ce pas Jean-François ?

Accusé d'avoir favorisé des proches pour un gigantesque contrat de communication à l'occasion de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé fait feu de tout bois pour passer l'épreuve.

Première stratégie : nier tout en bloc.

Un grand classique qui va aussi bien au véritable innocent qu'au véritable coupable.

Pour l'heure, il est vrai que les premiers éléments sont plutôt en défaveur de celui qui, aujourd'hui à la tête de l'UMP, a des ambitions bien supérieures. Une accusation et, à plus forte raison, une condamnation, cela fait tâche sur un CV et lui ôterait de grandes chances de réaliser son plan de carrière.

La deuxième stratégie, c'est la contre-attaque.

Le voilà qui annonce qu'il va déposer une loi rendant obligatoire la publication des comptes des partis politiques et des médias depuis 2007.

On serait tenter de lui dire que c'est une obligation légale ! Chaque parti (ou candidat) qui touche des subventions publiques, soit du fait de ses résultats électoraux nationaux, soit du fait des remboursements de frais de campagne, est tenu de présenter ses comptes auprès des autorités publiques pour justifier de ses dépenses.

Celui qui a, un jour récent, mené campagne, sait quelle quantité de paperasse et de justificatifs divers il faut fournir pour expliquer la moindre dépense !

Andrée Oger aime bien raconter une anecdote autour du justificatif de l'achat de colle à paier peint. Il lui a fallu argumenter auprès de la Préfecture sur la nécessité de coller des affiches en temps de campagne !

Et puis, dans un parti républicain et démocratique, les dirigeants sont sensés, comme dans toute association, publier les comptes de leur organisation pour la fin de leur mandat ou chaque année. En tout as, au Parti communiste, c'est déjà le cas !

En présentant comme une nouveauté cette loi sur le financement des partis politiques, Copé fait de l'esbrouffe !

S'agit-il pour lui de lâcher un écran de fumée en faisant peser la suspicion sur tous les partis politiques ?

En tout cas, l'agitation dont il fait preuve une nouvelle fois servira pour le moins à semer le doute sur la véracité des accusations dont il est l'objet auprès des plus convaincus des militants UMP.

Cette stratégie est devenue une véritable gangrène qui désacralise la justice, en la mettant à chaque fois sous l'accusation de partialité, et rend sujet à caution tous les propos des politiques.

Que Copé soit coupable ou innocent dans ce dossier, espérons que la Justice nous le dise !

Mais que les leaders de la droite arrêtent, à chaque fois,  de vouloir sombrer en entraînant la République avec eux !

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 10:04

Chiffres du chômage, bilan de François Hollande: Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français était l'invité, jeudi matin, de BFMTV et RMC .

 
Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF) était l'invité, jeudi matin, de BFMTV et RMC. Au menu: chiffres du chômage, bilan de François Hollande, boycott UMP à l'Assemblée... Voici ce qu'il ne fallait pas rater de son interview.
Le tacle: Hollande poursuit la politique de Sarkozy       
Après la publication des chiffres du chômage mercredi, Pierre Laurent a critiqué les "choix politiques effectués depuis vingt ans" en France. "Ce sont toujours les mêmes et c'est un échec. Nous sommes dans une politique permanente de la rentabilité qui privilégie les dividendes à l'augmentation des salaires. Il faut faire autrement, il fait stopper l'austérité", a demandé l'allié de Jean-Luc Mélenchon au Front de gauche.       
"François Hollande poursuit la politique de Nicolas Sarkozy, il va dans la même direction et pire, il en rajoute une couche", a estimé Pierre Laurent.
L'ambition: un sursaut de gauche       
"Je constate l'échec de François Hollande contre le chômage. C'est aussi l'échec du Medef avec qui le président de la République s'est allié dans un pacte de responsabilité", a dit le secrétaire national du PCF.       
"François Hollande a été élu par les salariés sur des valeurs de partage des richesses mais depuis 18 mois on n'entend que la voix du patronat. Soit l'inverse de son électorat", a assuré Pierre Laurent.

"Je vois le mécontentement au PS et chez les militants. Nous voulons préparer une riposte de gauche". Le 4 mars prochain une "réunion unitaire" rassemblant toutes les familles de la gauche est organisée par le Front de gauche malgré les divergences observées pour les municipales.
"Pour autant, a-t-il précisé, l'alternative à François Hollande n'est pas un retour de la droite". 
Le point UMP: "c'est du cinoche"
Pierre Laurent a-t-il trouvé justifié le boycott des questions au gouvernement par les députés UMP mercredi? "Tout ça c'est du cinoche", a lâché le secrétaire nationale du PCF estimant que ça contribue au discrédit de la vie politique dans son ensemble.
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 09:37

Pendant que nos médias et gouvernements occidentaux soutiennent l'opposition au Vénézuéla et les putchistes en Ukraine, ils oublient de dénoncer les assassinats politiques qui se multiplient en Colombie et menacent d'envoyer des troupes pour mater la révolte populaire en Bosnie.

Cette situation assez caricaturale de deux poids - deux mesures, indique finalement assez clairement que les engagements "démocrates" de l'Europe et de nos médias sont liés en premier chef aux intérêts géostratégiques du capitalisme européen. L'Union européenne soutient ceux qui servent mes multinationales. Les médias servent d'outils de communication pour formater les esprits.

Ce n'est pas la première fois que nous parlons du traitement caricatural de nos médias au sujet du Vénézuéla. Du temps de Hugo Chavez, combien de fois avons-nous entendu présenté ce pays et son gouvernement comme dictatoriaux ?

La réalité actuelle du Vénézuéla , c'est une tentative majoritaire de changer le cours du destin d'un peuple, de reprendre pour les intérêts populaires des richesses qui, autrefois, ne servaient qu'à enrichir une caste bourgeoise descendant des colons espagnols et des multinationales étrangères. La voie démocratique et pacifique choisie par Chavez et le peuple vénézuélien montre ses limites face à une bourgoisie qui contrôle encore l'essentiel de l'appareil productif, le système de distribution et les médias privés.

Dans le pays voisin, la Colombie, la normalisation politique semble toujours aussi complexe. Fidèle allié régional des Etats-Unis, la Colombie continue d'être divisée entre un Etat au service d'une minorité nantie et une opposition armée marxiste, qu'il s'agisse des FARC ou de l'ELN. Narcotrafiquants, milices d'extrême-droite et propriétaires terriens font la loi dans ce pays.

Rien que depuis 2012, ce sont 30 militants de la "Marcha Patriotica" qui ont été assassiné dans ce pays. Ce mouvement est une tentative de remettre les rebelles armés dans le champs politique. Autant dire que ces assassinats sont un signal pour indiquer aux guerrilleros qu'ils risquent leur vie s'ils déposent les armes. La même chose s'était déjà passée il y a vingt ans avec l'Union Patriotique.

Mais, alors que les émeutes d'une minorité d'étudiants et de militants occupent le devant de la scène médiatique française, et que le gouvernement vénézuélien est taxé de violences contre son peuple, la Colombie bénéficie quant à elle d'un silence médiatique complet. Un silence qui en dit long sur les choix idéologiques qui gouvernent l'indignation sélective de nos médias.

Même chose en Europe !

Pendant des mois, les événements en Ukraine ont fait l'objet de traitements médiatiques orientés, clairement en faveur de l'opposition. Cela malgré la nature de cette opposition, son noyautage par l'extrême-droite néo-nazie et son caractère électorale minoritaire ! Aujourd'hui, les nombreuses exactions de ces militants et les premières décisions de leur gouvernement ont de quoi inquiéter. Pourtant, c'est toujours ce même discours complaisant et cet appui complet qui prime dans nos gouvernements occidentaux et dans nos médias !

A l'inverse, les multiples manifestations de colère en Bosnie sont escamotées ou présentées brièvement, de manière caricaturale.

Dans ce pays, issu de l'éclatement de la Yougoslavie, le pouvoir a été réparti de manière ethnique, institutionnalisant une séparation ethnique entre bosniaques musulmans, serbes et croates, pour le plus grand bénéfice des partis politiques nationalistes de chaque camp.

Mais, la Bosnie, comme le reste des Balkans, c'est avant tout le chômage et la misère après l'effondrement de la Yougoslavie et les guerres qui ont suivi. Il va sans dire que là-bas aussi, la clique dirigeante a, elle, bénéficié des fruits de ces conflits pour s'enrichir.

Et c'est la particularité du mouvement bosniaque actuel : il se rebelle contre les tentatives en cours de briser les dernières entreprises industrielles, par delà les séparations ethniques et géographiques. De grèves en manifestations, de saccages de sièges de partis nationalistes en occupation de sièges administratifs, le mouvement perdure. Des manifestations de soutien ont lieu en Croatie et en Serbie, un symbole même si le nombre de participants reste modeste.

Et là, curieusement, quelle position prend l'Union européenne ?

Elle annonce qu'elle utilisera ses troupes présentes sur place (la KFOR) pour intervenir si jamais le mouvement s'étendait !

En clair, en Bosnie, le peuple doit fermer sa gueule et subir les politiques nationalistes sans réagir !

Il y a donc là aussi un apparent paradoxe en un soutien total à des manifestations de rue en Ukraine et un rejet de ces même manifestations de rue en Bosnie. Un apparent paradoxe qui s'explique, là encore, par la soumission du pouvoir bosniaque aux intérêts des entreprises européennes : le milieu bancaire bosniaque est tombé dans l'escarcelle autrichien, par exemple.

Le traitement médiatique des événements dans le monde, comme en France, ne peut pas être neutre.

Le choix des sujets traités et, donc, le choix des sujets mis de côté, est déjà un choix politique.

Le traitement de ces sujets en est un autre.

L'Europe, la France, vivent dans l'apparence de la démocratie et de médias libres.

La propagande massive et organisée des médias, le modèle de consommation insinué dès l'enfance dans l'esprit des européens, le système politique qui favorise les deux pôles de consensus avec les milieux économiques, tout concourre au maintien d'un système politique et économique qui profite allègrement des richesses du continent.

Le rejet des partis par les peuples, en France comme ailleurs, n'est que l'expression de cette désillusion d'une population qui sent  qu'elle n'a aucune prise sur les événements par la voie parlementaire.

Le mouvement communiste est justement là pour ça, pour redonner la parole et le pouvoir au peuple, en reprenant à la fois le contrôle de l'appareil politique et celui de l'appareil économique. Ce que font finalement les vénézuéliens.

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